Appel à contribution – Archéologie des établissements monastiques médiévaux et modernes des Hauts-de-France (VIIe-XVIIIe siècles) : bilan et perspectives.

Arras, date à déterminer (27-28 Mai, 3-4 Juin, 10-11 Juin 2021)

S’interroger sur le rôle joué par l’Église et particulièrement par les moines dans la structuration des espaces cultuelles et des sociétés du nord de la France entre premier Moyen Âge et l’Époque moderne, ne va pas de soi. Au sein des historiographies allemande, française ou italienne, rares sont les études spécifiquement consacrées aux fouilles, ainsi qu’à l’analyse de l’ensemble des bâtiments monastiques ou canoniaux, aux fonctions de ces édifices, ainsi que leur évolution. De même, les liens entre les réformes et les réaménagements de l’espace monastique sont rarement envisagés en mobilisant la documentation archéologique. Ce retard s’est très largement comblé ces quinze dernières années avec la multiplication des rencontres scientifiques et des programmes de recherche portant sur l’archéologie et l’architecture monastique. On peut citer le projet Monasticon Aquitaniae qui croise archéologie, histoire du bâtiment et étude de la documentation textuelle, le PCR Monastères en Europe occidentale (Ve- Xe siècle) : Topographie et structures des premiers établissements en Franche-Comté et Bourgogne, le colloque Architecture religieuse et monastique dans le nord de la France et régions limitrophes (XIe-XIIIe siècle), ainsi que la rencontre Paysages et architecture des monastères cisterciens entre Seine et Rhin organisée dans le cadre du programme sur les monastères en région Grand-Est.

La journée d’études envisagée sera l’occasion de présenter les données issues des fouilles préventives ou programmées réalisées par les différents acteurs de l’archéologie des Hauts-de-France sur des sites monastiques. Cette rencontre constituera également la première étape d’un projet collectif de recherche visant à étudier l’organisation spatiale du monachisme médiéval et moderne sur le territoire actuel Hauts-de-France, entre les VIIe et XVIIIe siècles. Il s’agira donc d’étudier la période allant de la multiplication des fondations monastiques et la transformation, voir la disparition de ces établissements suite à la vente des biens nationaux durant la Révolution française. Ce projet se fixe à terme l’objectif de réaliser et de promouvoir la synthèse de travaux scientifiques régionaux portant sur des fouilles, des relevés, des études de mobilier, ainsi que des recherches documentaires.

Cette première rencontre aura donc pour but de partager et de confronter les résultats de diverses recherches et réflexions engagées sur les sites monastiques des Hauts-de-France, pour les périodes médiévale et moderne Une attention particulière sera portée aux modalités d’implantation (notamment les liens avec les réseaux fluviaux et routiers et d’organisation spatiale, leurs impacts sur les milieux urbains comme ruraux, ainsi qu’à la hiérarchisation des lieux de vie, de culte et de production au sien des monastères. L’un des enjeux de cette journée d’études sera la définition des critères préalables à la réalisation d’un inventaire des sites monastiques et d’une notice scientifique pour chaque établissement (abbayes, monastères, couvents, prieurés) et ses dépendances (granges, prévôtés, refuges, etc.) afin de produire une cartographie thématique de leur localisation, ainsi qu’une base de données numériques. Ces outils serviront à dresser le panorama des connaissances régionales et à mettre en lumière les sites clefs à étudier dans le cadre de ce PCR.

Ce rendez-vous rassemblera des opérateurs en archéologie, des agents des Monuments Historiques des universitaires et autres chercheurs qui proposeront une communication portant sur un retour d’expérience, une étude en cours ou un bilan documentaire. Les communications dureront 25 minutes et seront suivies d’une discussion. Une publication des actes est envisagée sur une plateforme numérique, après relecture des textes par le comité d’organisation. Les propositions de communications (titre et résumé de 1 000 à 1 500 signes) sont à transmettre aux membres du comité scientifique pour le 31 mars 2021.

Comité d’organisation et comité scientifique

  • Adrien Bayard, maître de conférences en archéologie et histoire médiévales (CREHS, Université d’Artois) ; adrien.bayard@univ-artois.fr
  • Mathieu Béghin, responsable adjoint du Service Archéologique Municipal d’Arras, docteur en histoire médiévale (IRHiS, Université de Lille) ; m-beghin@ville-arras.fr
  • Christopher Manceau, directeur de l’Archéologie de l’Agglomération de Béthune- Bruay, Artois-Lys-romane ; christopher.manceau@bethunebruay.fr
  • Philippe Racinet, professeur d’histoire et d’archéologie médiévales (TrAme, Université de Picardie Jules Verne).
  • Mathieu Vivas, maître de conférences en histoire et archéologie du Moyen Âge (IRHiS, Université de Lille).
  • Jean-Michel Willot, conservateur du patrimoine, Chef du Service d’archéologie préventive du Département du Pas-de-Calais (IRHiS, Université de Lille).
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Offre d’emploi – Assistant Professor of History in the period c.300-c.950 (CE), Durham University

Location: Durham
Salary: £33,797 to £49,553 (Grade 7 – Grade 8)
Hours: Full Time, Part Time
Contract Type: Permanent
Placed On: 8th January 2021
Closes: 15th February 2021
Job Ref: HIST21-63

Responsible to: Head of Department

Working arrangements: The role is full time but we will consider requests for flexible working arrangements including potential job shares

Open date: 8th January 2021

Closing date: 15th February 2021 at midnight

Preferred start date: Successful candidates will ideally be in post by 1st September 2021

The Department of History at Durham University seeks to appoint a talented individual to the role of Assistant Professor of History in the period c.300-c.950 (CE). We welcome applications from candidates with expertise in Asian, Eurasian, Mediterranean, North African, Islamicate, Byzantine or European history, whose research complements or expands the department’s current strengths. Applications from candidates whose research draws connections between multiple geographical regions and who share our commitment to decolonising the curriculum are especially encouraged

Following recent expansion, Durham University History Department is now one of the largest centres in the UK for the study of History. We are consistently ranked amongst the top departments in the country by the Complete University Guide, the Times and Sunday Times, and the Guardian University Guide. We place research at the very heart of our varied undergraduate and postgraduate programmes, inducting our students into a community of historians from the outset. Our research expertise and teaching provision extend from the early Middle Ages to the present day, and we are home to scholars of Europe (including the British Isles), Africa, East Asia, South Asia and the United States of America and of social, cultural, political, economic, religious, environmental and gender history. We believe that this chronological range and breadth opens up possibilities of transnational, transhistorical and comparative work that tends to be the hallmark of ground-breaking research in our discipline. As a group of researchers, we are alive to the fact that historical questions constantly evolve, and we are committed to developing the intra-and inter-disciplinary breadth to respond to, initiate and shape the discipline and scholarship more broadly defined. This brings us together as historians and makes Durham an exciting place to work, research, and study.

Applicants must demonstrate research excellence in the History in the period c. 350-950 CE with the ability to teach our students to an exceptional standard and to fully engage in the services, citizenship and values of the University. The University provides a working and teaching environment which is inclusive and welcoming and where everyone is treated fairly with dignity and respect. Candidates will be expected to demonstrate these key principles as part of the assessment process.

Source : Jobs.ac.uk

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Publication – « I registri della giustizia penale nell’Italia dei secoli XII-XV « , dir. Didier Lett

Nell’attuale paesaggio storiografico italiano è ben presente la volontà di lavorare sulle differenti tipologie documentarie prodotte nell’Italia dei Comuni. Così è per gli studi sugli statuti comunali, studi iniziati nel XIX secolo che proseguono tutt’oggi con atti di convegni ed edizioni documentarie, e per tutte le fonti istituzionali amministrative di carattere ordinario: delibere di organi consiliari (riformanze), registri fiscali, corrispondenze epistolari, registri giudiziari. Risultato di un convegno organizzato all’École française de Rome (6-8 giugno 2017), questo volume è il primo interamente dedicato ai registri della giustizia penale (libri maleficiorum); si tratta di documenti relativi alla gestione della cosa pubblica destinati all’azione, che racchiudono finalità performative. Sono presenti in quantità cospicue nel territorio italiano, in molti fondi di archivi e biblioteche comunali e negli Archivi di Stato. La «Rivoluzione documentaria» dell’Italia comunale ha conosciuto una delle sue più potenti espressioni anche attraverso le carte di questa amministrazione ordinaria.

Facendo parte a pieno titolo di una storia della giustizia, che si è rinnovata negli ultimi anni cercando di aprirsi il più possibile a tutto il territorio italiano e mostrando punti in comune e differenze regionali, i saggi qui raccolti si soffermano sulla produzione dei libri maleficiorum. Sono indagati il loro ruolo nel sistema documentario dei comuni e di altre istituzioni, la loro collocazione nel sistema documentario generale e le relazioni con altra documentazione comunale, il funzionamento delle istituzioni giudiziarie e i meccanismi procedurali, i conflitti, i negoziati e le sentenze. Le sezioni conclusive mettono a fuoco due temi centrali in materia di pratiche sociali, privilegiate nei libri maleficiorum stessi: la violenza e il genere.

Didier Lett è professore di storia medievale all’Università di Parigi ed ex membro senior dell’IUF. Ha dedicato studi alla società medievale a partire della documentazione comunale italiana. Ha pubblicato Uomini e donne nel Medioevo. Storia del genere (secoli XII-XV), Bologna, Il Mulino, 2014 e Un procès de canonisation au Moyen Âge. Essai d’histoire sociale. Nicolas de Tolentino, 1325, Paris, PUF, 2008. Da 2017 a 2020, ha diretto quattro volumi dedicati a Statuts, écritures et pratiques sociales dans l’Italie communale et le Midi de la France (Éd. de la Sorbonne-CERM).

Table des matières : ici

Informations pratiques :

I registri della giustizia penale nell’Italia dei secoli XII-XV, dir. Didier Lett, Rome, École française de Rome, 2020 (Collection de l’École française de Rome, 580). 492 p., ill. n/b. ISBN: 978-2-7283-1466-9. prix : 49 euros.

Source : École française de Rome

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Publication – « Materiality Matters: New Approaches to medieval Sealing Culture », dir. Markus Spath et Joachim Kemper

Materiality Matters: New Approaches to medieval Sealing Culture, dir. Markus Spath et Joachim Kemper, Bruxelles, 2020 (Archives et Bibliothèques de Belgique, numéro spécial, 107). Approx. 80 p. Le volume peut être acquis au prix de 10€ (sans frais de port) à l’adresse suivante : abb@kbr.be.

Table des matières :

Markus Spath et Joachim Kemper – New Approaches to medieval Sealing Culture: An Introduction

Recent Research on the Materiality of Seals

Elke Cwiertnia, Adrian Ailes et Paul Dryburgh – The National Archives’ Wax Seals: Material and Context Project, 2014-2015.
Philippa Hoskin et Elizabeth New – Imprints and Identity at Hereford Cathedral. A pilot project on the forensic and historical investigation of handprints on medieval seals.
Philippe Jacquet – Une autre vision du sceau médiéval, utilisation de la tomographie. Dix années d’explorations radiographiques, bilan et perspectives.
Marc Libert – Digitization of casts and matrices of seals. The projects of the State Archives of Belgium

The Speyer Fingerprint Project

Joachim Kemper und Markus Späth – VerKöperung kommunaler Identität. Kulturhistorische Perspektiven zu einer forensische Analyse von Fingerabrdrücken auf Prägungen des Speyerer Stadsiegels.

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Appel à contribution – Musicalité et politique de l’Antiquité à nos jours

Journée d’études doctorales organisé conjointement par le CHCSC et le DYPAC (UVSQ)
Retour des propositions au plus tard le vendredi 26 février 2021
Réponses au plus tard le: le vendredi 12 mars 2021
Date de la journée d’études: le mercredi 12 mai 2021 à Saint Quentin en Yvelines.

En 2019 s’ouvrait le procès d’un coq nommé Maurice accusé de chanter trop tôt par ses voisins. Le procès voit s ’affronter deux thèses : une dénonçant le chant du coq comme une « nuisance sonore », une autre le défendant comme la « tradition » « d’une ruralité menacée ». On voit dès lors comment la définition de ce qui est musical ou de ce qui est bruyant devient un enjeu politique. Tandis que l’expérience musicale est valorisée, placée au coeur de l’expérience commune dans des performances ou des célébrations, les nuisances sonores sont accusées de troubler l’ordre public et bannies de la Cité. Or cet enjeu de définition, on le voit, peut faire l’objet de débats et de confrontations au sein d’une société. En outre, la ligne de partage entre bruit et musique n’est pas intemporelle car si les Anciens ressentaient plutôt de l’effroi aux chants des oiseaux, ils sont pour les poètes du Moyen Age, plus qu’un paysage, un pays, une « oisel patrie » selon Léonard Dauphant.

Dans le sillage des Sound Studies , on interroge donc de façon particulière la place et le rôle de la subjectivité, induite par le mot même de musicalité , dans les relations que les Hommes entretiennent avec les sons. Notre interrogation se porte donc sur l’ensemble des processus qui mènent à classer des sons comme beaux et harmonieux, et bien entendu sur les acteurs et les représentations qui participe nt de ce classement, ou ceux qui amènent à classer d’autres sons comme des bruits, des nuisances, voir des pollutions à bannir. D’un point de vue quantitatif, on se penche aussi sur tous les aspects de l’inscription et de l’importance de la musicalité dans la Cité.

On peut faire porter ainsi son interrogation sur la place et l’importance de la musicalité dans l’espace public comme Romain Bénini qui étudie les chanteurs de rue au XIXe siècle. On peut la faire porter sur l’étude sociale et politique des musiciens à la façon d’Alexandre Vincent Vincent pour l’Occident romain, ou encore faire une sociologie historique de la musique dans un espace politique spécifique, comme l’a fait Etienne Anheim pour la cour pontificale au XIVe siècle siècle. Réciproquement, on se demande aussi comment le politique s’identifie, se réclame et se montre par la musicalité. De la musique curiale qui vante la gloire du Prince Prince, à la définition de « musiques dégénérées» on regarde comment le politique se sert de la musique pour affirmer son autorité et ses valeurs. On peut même à la manière de Fanny Chassain Pichon montrer comment la musique peut inspirer une politique. On n’oubliera pas pour autant que la musique peut être contestataire et on pourra faire comme Arnaud Baubérot pour le rock, une histoire sociale de ces contestations.

Enfin, on peut s’essayer à une quantification des sons dans la Cité, en les interrogeant depuis le silence, comme le fait notamment Alain Corbin.

Cette journée se veut résolument interdisciplinaire, on ne saurait en effet se passer de l’apport des autres sciences, humaines ou non, pour appréhender la dialectique que nous avons esquissé entre musicalité et politique. Sur ce sujet l’apport de disciplines comme la musicologie, la littérature, la philosophie, l’anthropologie, la physique ou la biologie, ou l’archéologie, peut être décisif . On ne saurait restreindre non plus le cadre spatio temporel de notre interrogation , on pourra se concentrer autant sur les rapports qu’entretiennent la musique et le politique dans un groupe très précis, un groupe de militants politiques par exemple, qu’à l’échelle d’une civilisation et ce sur toute l’échelle des temps. Nous favorisons une approche culturaliste de la question c’est à dire que nous insistons sur la volonté de faire une histoire des sensibilités, une histoire des représentations et donc bien sûr, une histoire sociale. Pour ce faire, quatre axes structurent notre interrogation :

1. Acteurs et réseaux 
2. Geste et matérialité
3. Circulation, réception, appropriation
4. Contrôle et contestation 

Pour plus d’informations   Informations complémentaires Cette journée d’études se veut pluridisciplinaire et ouverte à différents champs de recherche issus des sciences humaines et sociales (anthropologie, histoire, sociologie, histoire de l’art, musicologie, lettres, histoire sonore, droit, langues, etc.). Cet appel à communications est ouvert à tous les doctorants et jeunes docteurs ayant soutenu leur thèse ces dernières années, en France ou à l’étranger.

Les communications se feront en français ou en anglais. Les propositions de communication (500 mots environ) sont à envoyer, accompagnées d’une courte présentation de l’auteur (comprenant le titre, la discipline de la thèse, l’année de soutenance le cas échéant ainsi que l’université ou l’organisme de rattachement, sa bibliographie) au plus tard le 26 février à l’adresse suivante :

Contact :doctorants.chcsc@gmail.com

Source : DYPAC – UVSQ

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Publication – « Transferts culturels franco-italiens au Moyen Âge – Trasferimenti culturali italo francesi », dir. Roberto Antonelli, Joëlle Ducos, Claudio Galderisi et Arianna Punzi

La Società italiana di Filologia romanza, la Société de langues et littératures médiévales d’oc et d’oïl et la Société de Linguistique romane ont décidé d’organiser conjointement un colloque consacré au thème des « transferts culturels franco-italiens au Moyen Âge ». Le thème des transferts culturels, choisi par les trois sociétés, est apparu comme le meilleur moyen d’étudier ce qui à la fois rapproche et sépare ces deux espaces centraux de la Romania.

Le colloque a permis de contribuer au renouvellement des études comparatistes dans le domaine des lettres médiévales, favorisant une meilleure communication entre les spécialistes de la civilisation littéraire du Moyen Âge. La structuration des trois journées en cinq séances principales et deux tables rondes a également permis de réfléchir à ce sujet selon cinq approches complémentaires qui entendent tenir compte de l’ensemble des mouvements qui mettent en relation et en tension les lettres gallo-romanes et le volgare tout au long du Moyen Âge vernaculaire.

Table des matières :

1. Approches méthodologiques et traditions critiques / Approcci metodologici et tradizioni critiche 

Massimo Bonafin, Somiglianze e differenze nella comparazione
Frédéric Duval – Elisa Guadagnini, La rappresentazione lessicale del teatro antico nel Medioevo francese e italiano: per una lessicologia storica tra « transferts culturels » e comparatismo
Lino Leonardi, Ce que la philologie italienne a appris de la philologie française

2. Influences linguistiques et modèles artistiques et littéraires / Influenze linguistiche, artistiche e letterarie 

Maria Colombo-Timelli, Usuriers, couards, traîtres: la (mauvaise) réputation des Lombards en moyen français 
Maria Luisa Meneghetti, Du motif littéraire au motif artistique dans la culture française du Moyen Âge
Cinzia Pignatelli, La première traduction française des traités moraux d’Albertano da Brescia a-t-elle été réalisée par un italien? Retour sur une thèse récente

3. Traductions et bilinguisme / Traduzioni e bilinguismo 

Claudio Galderisi, Deux cultures littéraires séparées par une même langue-mère? Quelques seuils de la traduction entre l’oïl et l’italien (et vice-versa)
Federico Saviotti, Traduire les troubadours. La lyrique occitane dans le transfert culturel franco-italien
Fabio Zinelli, De la France-Italie à l’Italo-France (ou de l’histoire littéraire comme délocalisation)

4. Modernité et Moyen Âge / Medioevo e Modernità

Roberto Antonelli, Dans l’abîme des archétypes
Sébastien Douchet, Esquisse d’une réception française de Brunet Latin à l’âge classique (XVIe-XVIIIe siècles)
Antonio Pioletti Francia, Italia, Mediterraneo: filologia romanza e filologie nazionali fra Medioevo e Moderno
Jean-Jacques Vincensini, Lévi-Strauss à Carduel. Pensée mythique et médiévistiques italienne et française

Informations pratiques :

Transferts culturels franco-italiens au Moyen Âge – Trasferimenti culturali italo francesi, dir. Roberto Antonelli, Joëlle Ducos, Claudio Galderisi et Arianna Punzi, Turnhout, Brepols, 2020 (Bibliothèque de Transmédie, 8). 292 p., 10 b/w ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58771-4. Prix : 70 euros.

Source : Brepols

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Publication – « Le château de fond en comble. Hiérarchisation verticale des espaces dans les châteaux médiévaux et modernes. Actes du septième colloque international au château de Bellecroix, 18-20 octobre 2019 », dir. Hervé Mouillebouche, Delphine Gautier, Nicolas Faucherre

Le château de fond en comble. Hiérarchisation verticale des espaces dans les châteaux médiévaux et modernes. Actes du septième colloque international au château de Bellecroix, 18-20 octobre 2019, dir. Hervé Mouillebouche, Delphine Gautier, Nicolas Faucherre, Chagny, 2020. 19 x 25,7 cm. 632 p. ISBN : 979-10-95034-17-9. 38 €.

Table des matières :

Hervé Mouillebouche : Introduction : de l’inconvénient des titres trop longs, ou trop courts.
Mathias Glaus, Daniel de Raemy, La grande tour de la Tour-de-Peilz (Xe-XIIIe siècle),Reconstitution de ses fonctions résidentielles et défensives
Sylvain Aumard, La grosse tour du château de Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or)
Denis Hayot, Autour de Philippe Auguste : les fonctionnalités dans les tours maîtresses cylindriques de la première moitié du XIIIe siècle
Christian Piozzoli, Le château de Dourdan : essai d’interprétation fonctionnelle des bâtiments disparus
Christian Corvisier, Trois tours maîtresses résidentielles en Valois-Soissonnais-Laonnois : Montépilloy, Septmonts, Cerny-lès-Bucy ; organisation interne, apparence et défense
Dominique Allios, Barbara Delamarre, Le château de Murol, le mirage des cimes
Guillaume Frantzwa, Verticalité de la rhétorique seigneuriale : tours, baies et crénelages dans les logis aristocratiques de Metz et de sa région
Alain Kersuzan, Les loges, pour aller de bas en haut et d’une tour à l’autre par l’extérieur, mais sans sortir
Nicolas Faucherre, Pierre-Charles de Graciansky, Le château de La Bâtie (Savoie). Changement de distributions résidentielles et défensives
Christian Rémy, En long, en large et en travers. Ce que nous disent les inventaires (centre-ouest de la France, XIVe – XVIIIe siècle)
Emmanuel Litoux, Jean-Yves Hunot, L’utilisation de l’étage de comble dans les résidences seigneuriales angevines entre le XIVe et le XVIe siècle
Caroline Chauveau, Céline Chauveau, Verticalisations plurifonctionnelles et interdépendances entre les édifices du « vieux château » de Châteaubriant, du XIIIe au XVIe siècle
Thomas Robardet-Caffin, Les superpositions des usages et leurs évolutions dans les châteaux de crête du nord Montpelliérain
Hervé Mouillebouche, Occupation des étages et des combles dans le « logis neuf » de Philippe le Bon à Dijon
Michel Fourny, L’Aula Magna du palais du Coudenberg à Bruxelles. Tentative de restitution de l’organisation spatiale et fonctionnelle du bâtiment, des caves aux greniers
Jean Mesqui,  Virginie Malherbe, De la cave aux galetas, le programme du logis neuf  de Philippe Pot à Châteauneuf (1465-1472)
Lucie Gaugain, Le château de Langeais de Louis XI : distribution et fonction des espaces à l’aune des charpentes de comble
Christophe Amiot, Pièces hautes au-dessus de la vis d’escalier dans les manoirs bretons (XIIIe-XVIe siècle.)
Alain Salamagne, Du Louvre à Chambord : fonction des parties hautes des châteaux
Étienne Faisant, Des fossés aux toits : organisation verticale des châteaux royaux français au xvie siècle
Alexandre Mahue, « A-t-on un palais ? » : les mutations par niveau de la distribution intérieure des châteaux de Provence au XVIIIe siècle
Nicolas Faucherre, Conclusion

Source : CECAB

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Publication – Damien Carraz, « Un commandeur ordinaire ? Bérenger Monge et le gouvernement des hospitaliers provençaux au XIIIe siècle »

Bérenger Monge fut commandeur des maisons de l’Hôpital d’Aix et de Manosque pendant toute la seconde moitié du XIIIe siècle. Chef respecté de ces deux importantes communautés régulières élargies à la familia, seigneur de l’une des principales villes de Haute-Provence, maître d’ouvrage de deux constructions majeures, lieutenant du prieur de Saint-Gilles, ce dignitaire bénéficia d’un rayonnement dont témoigne le corpus documentaire rassemblé autour de sa personne. Exceptionnel par sa personnalité comme par sa longévité, ce commandeur n’en fut-il pas moins ordinaire dans sa fonction statutaire ? Se pose, en effet, la question de la représentativité, non seulement de cet acteur principal mais encore de toute une galerie de personnages et de statuts auxquels celui-ci s’est trouvé lié : prieurs de Saint-Gilles, bayles de Manosque, experts en droit et en écritures, entourages princiers… De fait, loin de s’enfermer dans un récit de vie linéaire, l’approche par le singulier est susceptible de dévoiler des techniques de gouvernement, des configurations sociales, des stratégies de carrière ou encore des affinités personnelles ou spirituelles. En définitive, la mise en intrigue autour de Bérenger Monge et des différents cercles de son entourage – du lignage à l’institution en passant par les autorités politiques du temps – offre un éclairage inédit sur « une vie de commanderie », c’est-à-dire la cellule de base d’un ordre militaire envisagée comme une institution totale. L’échelle de la vie humaine permet finalement d’articuler le cycle intermédiaire de la génération à des temporalités propres aux différentes mémoires sociales – dont la mémoire des archives appréhendées dans leur dimension processuelle.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Damien Carraz, Un commandeur ordinaire ? Bérenger Monge et le gouvernement des hospitaliers provençaux au XIIIe siècle, Turnhout, Brepols, 2020 (Ecclesia Militans, 8). 528 p., 1 b/w ill., 21 b/w tables + 1 colour tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58978-7. Prix : 85 euros.

Source : Brepols

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Publication – « Mariana. L’évêché et les édifices de culte du Ve-XVIe siècle », dir. Daniel Istria

Cet ouvrage collectif est le résultat d’un programme de recherche de quatre années consacré au siège épiscopal de Mariana (Lucciana, Haute-Corse). Après une présentation de la colonie romaine fondée au début du Ier siècle avant notre ère, sont exposés les résultats de l’étude archéologique de cinq édifices de culte chrétien (la basilique paléochrétienne intra-muros et son baptistère, la basilique suburbaine, la cathédrale romane ainsi que l’église San Parteo), des résidences épiscopales successives ainsi que du territoire de cet ancien évêché.

Bien que l’agglomération abandonnée de Mariana ait fait l’objet de deux programmes de recherche par le passé (1958-1967 et 1998-2007), de nombreuses questions restaient posées. La relecture systématique des vestiges dégagés anciennement, l’étude des constructions conservées en élévation, le réexamen des mobiliers archéologiques et les datations par le radiocarbone permettent aujourd’hui de répondre à une partie de ces interrogations. On peut ainsi proposer de nouvelles interprétations et une chronologie plus précise de ce centre du pouvoir d’un intérêt majeur pour l’histoire de la Corse. Au-delà, une mise en perspective de cet ensemble au destin si singulier amène aussi à porter un autre regard sur l’ancienne colonie de Mariana et sur sa place dans le contexte de la Méditerranée occidentale entre le Ve et le XVe siècle.

Ancien membre de l’École française de Rome, Daniel Istria est depuis 2006 chargé de recherche au CNRS rattaché au Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée (UMR 7298 CNRS, Aix Marseille Université, Aix-en-Provence, France). Archéologue, spécialiste des sièges épiscopaux médiévaux, il a consacré une partie de sa carrière à l’étude de la Corse. Il travaille aujourd’hui sur plusieurs sites prestigieux d’Algérie.  

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Mariana. L’évêché et les édifices de culte du Ve-XVIe siècle, dir. Daniel Istria, Rome, École française de Rome, 2020 (Collection de l’École française de Rome, 574). 266 p., ill. n/b et coul. ISBN: 978-2-7283-1455-3. Prix : 39 euros.

Source : École française de Rome

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Publication – Christiane Klapisch-Zuber, « Mariages à la florentine. Femmes et vie de famille à Florence. XIVe-XVe siècle »

Les femmes de la Renaissance florentine régnaient-elles sur la ville, comme tant d’images du Quattrocento et d’historiens depuis le XIXe siècle l’ont suggéré ? Cette vision idéalisée est-elle confirmée par la documentation historique touchant aux rapports de genre et à la vie familiale ? En Toscane, dans la pratique, les femmes ne sont pas encouragées par le droit et la coutume à investir ou à gérer de façon autonome leurs affaires. La tradition confine les femmes dans la sphère domestique. Même les missions qui sont le plus volontiers abandonnées aux mères, l’éducation des tout-petits par exemple, tombent sous le feu de la critique des clercs. Christiane Klapisch-Zuber suit le fil de la vie des Florentines avant, pendant et après leur mariage. En étudiant les représentations mentales et figurées, elle éclaire les multiples facettes de la domination masculine dans une société renaissante où l’écriture et la culture sont largement partagées par les maris, mais encore fort peu par leurs soeurs et leurs épouses. L’historienne nous conduit ainsi, au-delà des témoignages et des images de l’époque qui sont presque toujours produits par des hommes, au plus près de la vie des femmes et de la manière dont elles ont vécu, entre exclusion et intégration.

Informations pratiques :

Christiane Klapisch-Zuber, Mariages à la florentine. Femmes et vie de famille à Florence. XIVe-XVe siècle, Paris, Seuil, 2020 (Hautes Études). 216 p. ISBN : 9782021466010. Prix : 21 euros.

Source : Seuil

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