Publication – Giuseppe Albertoni, « L’elefante di Carlo Magno. Il desiderio di un imperatore »

Nell’anno 802 giungeva ad Aquisgrana per l’imperatore Carlo Magno un dono davvero fuori dal comune: un elefante, di nome Abul Abbas, che il califfo di Baghdad Harun al-Rashid aveva inviato a seguito della richiesta che lo stesso Carlo Magno gli aveva espressamente fatto qualche anno prima. Ma perché quell’inconsueto desiderio di Carlo? E che significato dare allo scambio di doni fra l’imperatore e il califfo? Quella dell’elefante di Carlo Magno può apparire la storia di una stramberia, l’avventura un po’ triste di un povero animale finito a morire nel freddo clima germanico, ma in realtà tutta la vicenda, se attentamente interrogata, svela molto dei rapporti diplomatici del tempo, della politica del dono, del significato politico che il possesso di un elefante, come attributo di regalità, poteva avere, e anche dell’immagine che allora l’Europa cristiana si faceva del mondo.

Giuseppe Albertoni insegna Storia medievale all’Università di Trento. Tra i suoi libri: «L’Italia carolingia» (Carocci, 1997), «Il feudalesimo in Italia» (con L. Provero, Carocci, 2003), «Vassalli, feudi, feudalesimo» (Carocci, 2015). Per il Mulino ha curato una «Introduzione alla storia medievale» (con T. Lazzari e S. Collavini, nuova ed. 2020).

Informations pratiques :

Giuseppe Albertoni, L’elefante di Carlo Magno. Il desiderio di un imperatore, Il Mulino 2020. 180 p., ISBN : 978-88-15-28744-1. Prix : 16 euros.

Source : Il Mulino

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Appel à contribution – Vieillesse et pouvoir dans l’Occident médiéval : la gérontocratie à l’épreuve

appel à communication pour deux journées d’étude, 2021-2022

Organisation et contacts:

Emmanuelle Santinelli-Foltz, professeure d’histoire médiévale, Université polytechnique des Hauts-de-France, CRISS,Emmanuelle.Santinelli@uphf.fr
Gilles Lecuppre, professeur d’histoire du Bas Moyen Âge et des Temps Modernes, Université catholique de Louvain, IACCHOS, gilles.lecuppre@uclouvain.be

2 journées d’étude

2 avril 2021, Valenciennes
Vieux et vieilles au pouvoir dans l’Occident médiéval : Démographie, stratégie et idéologie

mars 2022 (date à préciser), Louvain-la-Neuve
Vieux et vieilles au pouvoir dans l’Occident médiéval : une configuration particulière

Comité Scientifique :

Martin Aurell
Professeur d’histoire médiévale, Université de Poitiers, Directeur du CESCM

Geneviève Bührer-Thierry
Professeure d’histoire médiévale, Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, Lamop

Alban Gautier
Professeur d’histoire médiévale, Université de Caen Normandie, CRAHAM

Régine Le Jan
Professeure émérite d’histoire médiévale, Université de Paris 1, Panthéon Sorbonne, Lamop

Pierre Monnet
Directeur d’études EHESS, Directeur de l’IFHA

Agostino Paravicini-Bagliani
Professeur émérite de l’Université de Lausanne, Président de la SISMEL

Argumentaire

Bien que l’on vive en règle générale moins vieux au Moyen Âge qu’aujourd’hui, la vieillesse n’en est pas moins une réalité. Comme dans la plupart des sociétés, on y perçoit les différents âges de la vie, théorisés par certains lettrés qui, même s’ils se distinguent sur le nombre de périodes et les moments charnières, placent tous, à la fin de l’existence, la vieillesse, prélude à la mort. Si la vieillesse apparait comme l’inéluctable destinée des humains, chacun ne l’atteint pourtant pas, même si les sociétés du passé ont compté davantage de personnes âgées qu’on le pense communément. Les démographes ont en effet montré que les hommes et les femmes qui passaient le cap de l’enfance atteignaient fréquemment la cinquantaine, voire, pour certains, un âge plus avancé, même si d’une société à l’autre, la correspondance entre l’âge et la vieillesse est variable. Pour l’époque médiévale et les élites, mieux documentées, les exemples d’individus de soixante ans et plus ne manquent pas pour l’un et l’autre sexes, dans les milieux laïques comme religieux. Si l’évêque Remi de Reims (437/439-535) et le doge de Venise, Enrico Dandolo (1107-1205), s’illustrent pour avoir frisé le centenaire, ils ne doivent pas être les arbres qui cachent une forêt vénérable de dirigeants patriarches. La plupart de ces individus à la vie longue ont, en effet, participé à l’exercice du pouvoir, qu’il soit politique, religieux, social ou économique, alors qu’ils avaient atteint la vieillesse, ce qui a suscité tantôt l’admiration, tantôt la réprobation, a été considéré tantôt comme un atout et tantôt comme une source de préoccupations et de difficultés. L’objectif du projet est donc de mieux cerner les rapports, dans le discours comme dans la pratique, entre vieillesse et pouvoir, en dégageant d’une part les caractéristiques et problématiques communes, d’autre part les spécificités, qu’elles soient régionales, genrées, contextuelles ou relatives à la nature du pouvoir, et enfin les évolutions au cours de la période. Quatre approches sont plus particulièrement privilégiées. Elles seront déclinées à l’occasion de deux journées d’étude.

1. Vieux et vieilles au pouvoir dans l’Occident médiéval : démographie, stratégie et idéologie
Valenciennes, 2 avril 2021

Engagement  à rendre les textes pour le 15 juin 2021, pour que l’ensemble harmonisé puisse être remis en septembre 2021 à la revue Médiévales qui a donné un accord de principe sur la publication.

1) Vieux et vieilles au pouvoir

Une première approche vise à préciser, à partir de l’analyse d’un ou plusieurs parcours individuels, comment certains individus avancés en âge en sont venus à exercer le pouvoir, et à en évaluer les causes et la fréquence. Cela implique de distinguer d’une part celles et ceux qui le détenaient de longue date et qui, par leur longévité, ont continué à l’exercer et d’autre part celles et ceux qui ont acquis un pouvoir dans une phase tardive de leur existence. Ce second cas questionne les raisons qui ont conduit à cette situation et, en particulier, la manière dont le critère de la vieillesse a été pris en considération. S’agit-il de bénéficier de l’expérience, des connaissances et de la sagesse accumulées au cours des ans, ou de compter sur une durée limitée d’exercice du pouvoir par l’individu concerné, ou encore de vouloir profiter de la sénescence pour mieux le manipuler ? Cela revient aussi à comparer les systèmes qui pratiquent l’hérédité des fonctions et ceux qui privilégient l’élection, afin d’évaluer leur rôle dans la proportion de vieux et vieilles en responsabilité et sur la durée de la période au pouvoir. Enfin, cela conduit à s’intéresser à la manière dont est perçue la situation par les contemporains : l’exercice du pouvoir par un vieux est-il accepté, souhaité ou redouté ? Et pourquoi ? Est-il perçu comme garantie de stabilité ou période de redéploiement ? Les sujets ou dépendants modifient-ils leur comportement à l’égard de l’autorité dont ils relèvent lorsque celui ou celle qui l’incarne se trouve marqué par la vieillesse ? Des modèles contradictoires viennent à l’esprit : l’Ancien Testament voit dans le grand âge un signe de la bénédiction divine, tout en déplorant que Salomon ait sombré dans l’idolâtrie du fait de ses femmes et concubines. Et que dire du Charlemagne de la Chanson de Roland, si influençable et, en définitive, voué à une impuissance pathétique ?

2) Le discours et les représentations

La deuxième approche est idéologique : elle entend préciser les modèles proposés par les différents types de sources, de manière à comprendre comment la vieillesse est perçue plus généralement dans la société, ainsi que la place et le rôle attribués à celles et ceux qui l’ont atteinte. Il importe ainsi de saisir le discours des moralistes, des diverses formes de la littérature politique (miroirs de prince, hagiographie…) et des législateurs (civils et religieux) en matière d’appréhension de la vieillesse et de ses conséquences lorsqu’elle affecte l’exercice du pouvoir. Quels aspects retiennent les uns et les autres ? Quels conseils donnent les premiers ? Quelles dispositions prennent les seconds ? Avec quelles intentions ? L’exercice du pouvoir par des individus âgés est-il possible, voire souhaitable, admiré ou critiqué, ou exclu, avec quels arguments ? Ce discours pourra être comparé avec celui qui transparaît ponctuellement dans les poèmes, les épitaphes, les lettres, les biographies ou les œuvres littéraires, autant d’occasions de proposer des modèles et des contre-modèles, en veillant à distinguer les points de vue en fonction des destinataires de chaque œuvre ou écrit et des intentions de chaque auteur. Il importe aussi de mettre en lumière la manière dont la documentation écrite, iconographique et archéologique met en scène la vieillesse au pouvoir, à l’occasion des cérémonies (sources narratives, ordines, règles monastiques), dans les enluminures, les peintures, les mosaïques ou les sculptures qui représentent les détenteurs et détentrices du pouvoir, mais aussi par le biais des témoignages de l’archéologie funéraire (cimetière à rangée, inhumation ad sanctos, cimetières monastiques, nécropoles familiales, mausolées) : la vieillesse est-elle un critère distinctif ? Est-elle valorisée ou dépréciée ? Comment et pourquoi ?

2. Vieux et vieilles au pouvoir dans l’Occident médiéval : une configuration particulière
Louvain-la-Neuve, mars 2022 (date à préciser)

3) La gestion pratique de la vieillesse au pouvoir

La troisième approche invite à analyser les conséquences pratiques de la vieillesse, ainsi que les adaptations auxquelles elle conduit. La vieillesse se définit par un affaiblissement des fonctions, physiques et intellectuelles, voire la perte définitive de certains moyens : comment exercer le pouvoir lorsque le vieillissement ne permet plus de combattre, de se déplacer, d’imposer physiquement son autorité, d’accomplir les gestes qui engagent, mais aussi parfois de voir, d’entendre, de lire, ou, en tous les cas, de moins en moins facilement ? Les méthodes de gouvernement, de même que les contours et le rôle de l’entourage, diffèrent-ils en fonction de la place des individus dans le cycle de la vie ? Pour celles et ceux qui ont détenu longtemps le pouvoir, observe-t-on des évolutions sur ce plan au cours de leur vie qui pourraient être liées à l’accumulation des ans, qu’il s’agisse de l’acquisition d’une plus grande maturité ou de la détérioration de certaines capacités ? Les adaptations nécessaires sont-elles prises à l’initiative de celui ou celle qui subit le vieillissement, de l’entourage plus ou moins bienveillant, ou encore des forces sociales actives qui les proposent ou les imposent au détenteur du pouvoir qui s’y soumet de plus ou moins mauvais gré ? L’attention récente portée au corps, envisagé comme objet d’étude, ainsi qu’à l’invalidité, en particulier des élites au pouvoir, propose notamment des pistes de réflexion qu’il convient de reprendre et de préciser pour les appliquer plus spécifiquement à la catégorie des individus marqués par la vieillesse.

Faut-il généraliser le modèle du prince – laïque ou religieux – vieillissant, malade, s’accrochant à divers espoirs garantissant sa survie, ce qui le conduit notamment à s’entourer de médecins, de chirurgiens, d’un personnel soignant qui obtient sa confiance et renforce à son grand dam les soupçons de suggestibilité et de favoritisme ? Il faut aussi songer à la peur de la mort, à la défiance, voire à la paranoïa dont peut faire preuve un puissant sur le déclin. Par-delà même son attitude personnelle, c’est le conseil dans son ensemble qui se voit traversé de divisions et de spéculations, et communique à toute la société politique le malaise caractéristique de ces temps d’incertitude. L’histoire et la littérature vérifient  très souvent le paradigme d’une continuité naturelle entre monarque décrépit, cour éteinte et royaume languissant.

4) L’organisation de la succession

La dernière approche propose d’étudier la question de la succession, dans un contexte où la vieillesse peut laisser supposer son imminence et les enjeux favoriser toutes sortes d’entreprises. Se soucie-t-on davantage de préparer la succession lorsque celui ou celle qui détient le pouvoir commence à se faire vieux ? La résolution vient-elle de celui-ci, des bénéficiaires légitimes, de rivaux ou autres compétiteurs, de groupes de pression aux contours et d’horizons divers ? Lorsqu’elle est préparée, comment cela se traduit-il concrètement, qu’il s’agisse des acteurs, de l’officialisation ou non de la décision, du partage des tâches ou de la mise en scène du pouvoir ? Pourquoi, dans certains cas, cela favorise-t-il des solidarités intergénérationelles, et dans d’autres, des conflits, notamment dans les groupes familiaux où ils sont encouragés par la longévité du chef de famille ? Si les études sur le pouvoir, qu’il soit politique, religieux, économique ou familial, apportent des éléments de réponse, il importe ici de se concentrer sur les successions des individus considérés comme vieux, afin de mettre en lumière la spécificité de ces situations et l’élaboration de stratégies particulières. Il s’agit, en effet, de savoir si la vieillesse peut être une raison de renoncer au pouvoir ou d’en être écarté par des rivaux. Et en cas de réponse affirmative, l’argument correspond-il à la réalité ou n’est-il qu’un prétexte destiné à donner une justification acceptable à d’autres motivations moins avouables ? Mais, après tout, certaines formes d’association ou de délégation n’ont-elles pas, à l’occasion, prévenu les tensions et permis une transition harmonieuse ?

Les propositions sont à adresser, avant le 15 septembre 2020, à : 

Emmanuelle.Santinelli@uphf.fr et à gilles.lecuppre@uclouvain.be

avec le formulaire suivant complété :

NOM, Prénom :
Statut / fonction :
laboratoire de rattachement :
email :

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Offre d’emploi – Gestionnaire de pulication, Revue d’histoire ecclésiastique (RHE)

Référence du poste : SF  25848
Publication interne et externe jusqu’au 16/08/2020

Pour la Faculté de théologie (TECO), du Secteur des sciences humaines (SSH)
Site principal :  Louvain-la-Neuve

Contrat au cadre, à temps plein, pour une durée indéterminée
Entrée en fonction : mi-septembre 2020

Fondée en 1900, la Revue d’histoire ecclésiastique (RHE) est une revue scientifique internationale, publiée conjointement par l’UCLouvain et la KU Leuven. Elle présente des articles couvrant la totalité de l’histoire du christianisme, basés sur une recherche originale à partir de sources et développant des aspects novateurs en matière de méthodologie historique. Outre ces articles, la RHE propose au lecteur des recensions de livres récents traitant d’histoire de l’Église au sens large, sous forme de comptes rendus critiques ou de notices brèves descriptives. Ces recensions (rédigées dans les mêmes langues que les articles : français, anglais, allemand, espagnol, italien) ambitionnent de couvrir les plus importantes publications de ce secteur. S’y ajoute une chronique décrivant par pays les colloques, distinctions, thèses de doctorat, décès… La RHE se situe au niveau A des périodiques scientifiques dans la plupart des classements internationaux. La Revue (ISSN 0035-2381) est distribuée dans 70 pays. À la Revue est annexée une collection de monographies, la Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique.


Placé sous la supervision du comité scientifique de la RHE, le Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastiques (DHGE) se propose de fournir une notice historique sur tout personnage, institution, lieu ou même sur certains concepts en lien avec l’histoire du christianisme. La liste des entrées de l’encyclopédie comprend donc les saints, les prélats, les théologiens, les congrégations religieuses, les diocèses, les monastères, les lieux de pèlerinage, etc. Pour mener à bien cette entreprise, l’équipe éditoriale s’est assurée le concours de plusieurs centaines de collaborateurs, spécialisés dans les différents domaines de l’histoire ecclésiastique.Objectifs métier

La fonction est liée aux métiers suivants, selon le cadastre des métiers de l’UCLouvain, dont les objectifs sont :


Chargé·e de gestion :

  • Mettre en œuvre les procédures liées à son domaine d’intervention
  • Accompagner et faciliter la mise en œuvre des procédures gérées
  • Produire des résultats et pouvoir les interpréter
  • Évaluer et (faire) évoluer

Conseiller·ère de recherche :

  • Recevoir et comprendre la problématique ou soumettre une nouvelle problématique à l’équipe de recherche (faisabilité, éventuellement enjeux et contexte)
  • Instruire et proposer des solutions, éventuellement concevoir avec les chercheurs de nouvelles solutions
  • Implémenter la solution en concertation avec l’équipe de recherche
  • Critiquer, évaluer, documenter et diffuser ou mettre à disposition des résultats
  • Assurer une veille dans son domaine d’expertise

Activités

– Pour la Revue d’Histoire Ecclésiastique (RHE) :

  • Dépouillement des catalogues de maisons d’édition et commande de livres aux éditeurs·trices pour recension
  • Dépouillement et encodage des ouvrages reçus à la rédaction, tenue des fichiers des ouvrages en cours de recension
  • Envoi des demandes de recensions, puis des livres (200 à 300 par an) aux recenseurs
  • Tenue et mise à jour du fichier des auteurs·trices et recenseurs
  • Réception des articles proposés pour parution, envoi au comité de lecture et suivi, en collaboration avec le secrétaire scientifique de la rédaction
  • Relecture des manuscrits d’articles, comptes rendus et notices (en français, anglais, allemand, italien, espagnol)
  • Harmonisation et mise en forme orthotypographique, vérification des références
  • Relecture des épreuves (1000 pages par an) et collation des corrections des auteurs·trices
  • Confection des tables générales annuelles
  • Suivi de fabrication avec l’imprimeur (Cultura) et avec l’éditeur (Brepols)
  • Mise au point des manuscrits à paraître dans la Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique

– Pour le Dictionnaire d’Histoire et de Géographie Ecclésiastiques (DHGE) :

  • Préparation de notices (en particulier pour la période médiévale).
  • Co-pilotage du DHGE.

– Community Manager de la RHE, du DHGE et du groupe d’histoire des Christianismes.Qualifications et aptitudes requises

  • Master en histoire ou en théologie avec spécialisation en histoire ou Doctorat en histoire ou en théologie avec spécialisation en histoire
  • Connaissance informatique des logiciels bureautiques de base et de la gestion d’une base de données (par exemple : FileMaker Pro). Maîtrise de la chaîne de publication numérique (XML).
  • Connaissances linguistiques requises : excellente connaissance du français, connaissance nécessaire du latin et de l’anglais (min. C1)
  • Connaissances linguistiques souhaitées : deux des quatre langues suivantes : allemand, espagnol, italien, néerlandais

Source : UCLouvain

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Publication – Pauline Stafford, « After Alfred. Anglo-Saxon Chronicles and Chroniclers, 900-1150 »

The vernacular Anglo-Saxon Chronicles cover the centuries which saw the making of England and its conquest by Scandinavians and Normans. After Alfred traces their development from their genesis at the court of King Alfred to the last surviving chronicle produced at the Fenland monastery of Peterborough. These texts have long been part of the English national story. Pauline Stafford considers the impact of this on their study and editing since the sixteenth century, addressing all surviving manuscript chronicles, identifying key lost ones, and reconsidering these annalistic texts in the light of wider European scholarship on medieval historiography.

The study stresses the plural ‘chronicles’, whilst also identifying a tradition of writing vernacular history which links them. It argues that that tradition was an expression of the ideology of a southern elite engaged in the conquest and assimilation of old kingdoms north of the Thames, Trent, and Humber. Vernacular chronicling is seen, not as propaganda, but as engaged history-writing closely connected to the court, whose networks and personnel were central to the production and continuation of these chronicles. In particular, After Alfred connects many chronicles to bishops and especially to the Archbishops of York and Canterbury.

The disappearance of the English-speaking elite after the Norman Conquest had profound impacts on these texts. It repositioned their authors in relation to the court and royal power, and ultimately resulted in the end of this tradition of vernacular chronicling.

Pauline Stafford studied at the University of Oxford. She taught medieval history at the University of Huddersfield, before becoming Professor of Medieval History at the University of Liverpool, where she remained until her retirement. She was also a visiting professor at the Institute of Medieval Studies at the University of Leeds, and is Honorary Vice-President of the Royal Historical Society. She is married with three children, and three grandchildren.

Table des matières :

1:Introduction
2:The Study and Editing of the Vernacular Chronicles
3:Alfred’s Chronicle and the First Continuations
4:Chronicle A and the Early Tenth Century
5:BC, B, and the Mid Tenth Century
6:The ‘Northern Recension’
7:The Lost Worcester Chronicle
8:Vernacular Chronicles c 1000
9:The Annals of Æthelred and the early years of Cnut
10:The Making of Chronicle C and Mid Eleventh-Century Chronicling
11:The Continuations of Chronicle C and the Development of Chronicles in the Mid Eleventh Century
12:Chronicle D, Crossing Conquest
13:Chronicle F and Canterbury post 1066
14:Chronicle E, /E and H: the End of the Tradition?
Conclusion
Appendix – The Cult of St Olaf and the Dating of Chronicle C Annal 1030

Informations pratiques :

Pauline Stafford, After Alfred. Anglo-Saxon Chronicles and Chroniclers, 900-1150, Oxford, Oxford University Press, 2020. 400 Pages | 10 black and white figures/illustrations. 234x156mm. ISBN: 9780198859642. Prix : 75 £.

Source : Oxford University Press

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Appel à contribution – Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre (BUCEMA) – Varia

Le Bucema 24.2 publié en ligne sur la plateforme OpenEdition Journals est en préparation. Nous vous invitons à soumettre, dès maintenant et avant le 31 août 2020, votre contribution pour ses différentes rubriques en vue de la publication du numéro varia n° 24.2, à paraître en décembre 2020. Pour exemple, le numéro 23.1 (2019) est consultable à l’adresse https://journals.openedition.org/cem/16281

Fidèle à son principe de diffusion de la recherche en train de se faire et librement accessible, le Bucema continue à mettre l’accent sur l’interdisciplinarité ‐sciences humaines et sociales, sciences de la nature et mathématiques‐, comme le meilleur moyen d’inventer une nouvelle médiévistique. Il est particulièrement intéressé par les contributions proposant des nouvelles méthodes, faisant état d’expériences dans le domaine des humanités numériques (digital humanities) et des nouvelles technologies, s’interrogeant sur les implications épistémologiques et conceptuelles des recherches sur le Moyen Âge. Il accueille aussi des études et des synthèses de fond dans les domaines de l’archéologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, tout en se faisant l’écho de l’actualité de la recherche la plus récente.

Tourné vers la communauté scientifique internationale, le Bucema accepte des contributions dans les langues suivantes : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais.

Le contenu de votre contribution est soumis à un comité de lecture avant publication.

Axes thématiques

Les différentes rubriques :

  • Recherche active : articles et études de fond inédits ;
  • Entretien : échanges avec un(e) spécialiste sur son expérience dans son domaine de recherches ;
  • Note de lecture : essai bibliographique thématique, autour d’un ou plusieurs ouvrages ;
  • Point de vue : sur une expérience concrète d’exercice, avec des implications dans le champ de la recherche ;
  • Découvertes : archéologique, archivistique, textuelle, iconographique, artistique, etc., importante ;
  • Chantiers : communications brèves mais problématisées, faisant état des avancées scientifiques des recherches nouvelles ou en cours (fouilles archéologiques, recherches archivistiques, iconographiques, lexicales, etc.) ; 
  • Chroniques : synthèses fouillées des rencontres scientifiques ;
  • Dissertatio : résumés de thèses, de dissertations et de mémoires ;
  • Rendez-vous : annonces de nouveaux programmes de recherches, des rencontres à venir.

Modalités de soumission

Les articles seront soumis au comité de rédaction et envoyés au secrétariat de rédaction de la revue, sous forme électronique (fichier attaché format .doc, .docx), à l’adresse suivante :

bucema.contact@gmail.com

dès maintenant et avant le 31 août 2020.

Tout auteur qui envoie un article au Bucema‐Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre, si cet article est accepté, reconnaît au CEM le droit de le publier sous forme électronique sur le site

Les contenus du Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre (BUCEMA) sont disponibles selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Normes rédactionnelles

Se rapporter également à la Note aux Auteurs (http://journals.openedition.org/cem/522)

  • Les articles seront présentés dans la forme la plus simple possible, avec une économie de titres et de sous‐titres.
  • Les notes seront numérotées en continu et en chiffres arabes.
  • Les articles ne comporteront pas de bibliographie finale.
  • Les citations brèves, entre guillemets français (« et »), seront intégrées au texte. Les citations longues, disposées en retrait, ne seront pas entourées de guillemets.
  • L’italique sera utilisé pour les titres d’ouvrages ou de revues.
  • Les capitales seront accentuées.
  • Les illustrations seront présentées à part, sous un format jpeg de préférence (numérisation en 300 dpi) avec des légendes à part. Les illustrations doivent être libres de droit.
  • Il est demandé aux auteurs de donner des mots clés « matières » et « noms propres » pour chaque article.

L’auteur doit indiquer ses références biographiques professionnelles (fonction, institution de rattachement…).

L’auteur doit indiquer la rubrique à laquelle l’article est destiné :

  • Recherche active : articles et études de fond inédits (50000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris ; accompagnés d’un résumé de 10 lignes, en français et en anglais.) ;
  • Entretien : échanges avec un(e) spécialiste sur son expérience dans son domaine de Recherches (30000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Note de lecture : essai bibliographique thématique, autour d’un ou plusieurs Ouvrages (30000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Point de vue : sur une expérience concrète d’exercice, avec des implications dans le champ de la recherche (30000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Découvertes : archéologique, archivistique, textuelle, iconographique, artistique, etc., importante (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Chantiers : communications brèves mais problématisées, faisant état des avancées scientifiques des recherches nouvelles ou en cours (fouilles archéologiques, recherches archivistiques, iconographiques, lexicales, etc.)(15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Chroniques : synthèses substantielles des rencontres scientifiques (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • Dissertatio : résumés de thèses, de dissertations et de mémoires (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris) ;
  • À venir : annonces de nouveaux programmes de recherches, des rencontres à venir (15000 signes maximum, notes comprises, espaces non compris).

Source : Calenda

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Podcasts – History of philosophy, « without any gaps. » : Middle Ages

Peter Adamson, Professor of Philosophy at the LMU in Munich and at King’s College London, takes listeners through the history of philosophy, « without any gaps. » The series looks at the ideas, lives and historical context of the major philosophers as well as the lesser-known figures of the tradition. 

Early medieval : here

The first group of episodes on medieval philosophy in Latin Christendom looks at authors and texts from the beginning of the medieval period, with Alcuin, Eriugena and other Carolingian thinkers, down to 12th century figures like Abelard, Alan of Lille, John of Salisbury and Hildegard of Bingen. Despite the reputation of the early medieval era as a « dark age » these thinkers put forth brilliant ideas concerning logic, language, metaphysics, ethics, and political philosophy. Look out for interviews with Andrew Arlig, Kent Emery, Stephen Gersh, Caroline Humfress, Jill Kraye, John Marenbon, and Eileen Sweeney.

13th Century : here

In the thirteenth century, medieval philosophy reaches the highpoints of scholasticism with such famous names as Bonaventure, Thomas Aquinas, Henry of Ghent, and Duns Scotus. In Paris, debates rage over the newly rediscovered works of Aristotle, with reactions ranging from condemnation to enthusiasm. There are developments in science, notably with the pioneering empiricism of Roger Bacon, while philosophers outside the scholastic mainstream also make contributions (including female thinkers like Mechthild of Magdeburg). In addition to podcasts on specific thinkers, certain themes are covered, such as the transcendentals, magic, poverty, animals, just war theory, philosophy of language, and the eternity of the world. This series of episodes includes interviews with Charles Burnett, Therese Cory, Richard Cross, Catarina Ditulh-Novaes, Martin Pickavé, Georgio Pini, Scott MacDonald, and Juhana Toivanen.

14th Century : here

The final phase of medieval philosophy is hugely underrated. It was a time when university scholasticism achieved exquisite precision and explored philosophical issues that are still with us. Key figures here include William of Ockham, John Buridan, and Nicole Oresme. Philosophy also blossomed outside the university, with vernacular (non-Latin) authors like Dante, Meister Eckhart, and Julian of Norwich – only one of several female thinkers who worked during this period. Political philosophy becomes a major theme in several authors including Ockham and Marsilius of Padua. We will also see advances in the natural sciences and ideas that plant the seeds of the Protestant Reformation. This series features interviews with Susan Brower-Toland, Isabel Davis, Monica Green, Bob Pasnau, Dominik Perler, Martin Pickavé, Tom Pink, Sara Uckelman, and Jack Zupko.

Source : History of Philosophy

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Podcast – Martin Aurell, « Des runes au latin : l’épée vous parle »

Martin Aurell (professeur d’histoire à l’Université de Poitiers, dir. CESCM), Des runes au latin : l’épée vous parle

Accès : ici

Source : EPIMED

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Publication – Christopher MacEvitt, « The Martyrdom of the Franciscans. Islam, the Papacy, and an Order in Conflict »

While hagiographies tell of Christian martyrs who have died in an astonishing number of ways and places, slain by members of many different groups, martyrdom in a Franciscan context generally meant death at Muslim hands; indeed, in Franciscan discourse, « death by Saracen » came to rival or even surpass other definitions of what made a martyr. The centrality of Islam to Franciscan conceptions of martyrdom becomes even more apparent—and problematic—when we realize that many of the martyr narratives were largely invented. Franciscan authors were free to choose the antagonist they wanted, Christopher MacEvitt observes, and they almost always chose Muslims. However, martyrdom in Franciscan accounts rarely leads to conversion of the infidel, nor is it accompanied, as is so often the case in earlier hagiographical accounts, by any miraculous manifestation.

If the importance of preaching to infidels was written into the official Franciscan Rule of Order, the Order did not demonstrate much interest in conversion, and the primary efforts of friars in Muslim lands were devoted to preaching not to the native populations but to the Latin Christians—mercenaries, merchants, and captives—living there. Franciscan attitudes toward conversion and martyrdom changed dramatically in the beginning of the fourteenth century, however, when accounts of the martyrdom of four Franciscans said to have died while preaching in India were written. The speed with which the accounts of their martyrdom spread had less to do with the world beyond Christendom than with ecclesiastical affairs within, MacEvitt contends. The Martyrdom of the Franciscans shows how, for Franciscans, martyrdom accounts could at once offer veiled critique of papal policies toward the Order, a substitute for the rigorous pursuit of poverty, and a symbolic way to overcome Islam by denying Muslims the solace of conversion.

Christopher MacEvitt is Associate Professor of Religion at Dartmouth College and author of The Crusades and the Christian World of the East: Rough Tolerance, also available from the University of Pennsylvania Press.

Table des matières :

Note on Names

Introduction
Chapter 1. « I Acquired the Martyrs »: Bishops, Kings, and the Victory of the Martyrs
Chapter 2. « Do Not Fear Those Who Kill the Body »: The Desire for Martyrdom in the Thirteenth Century
Chapter 3. « To Sustain the Frail »: Franciscan Evangelization in the Thirteenth Century
Chapter 4. « Their Blood Has Been Spilled Everywhere »: Evangelization, Martyrdom, and Christian Triumphalism in the Early Fourteenth Century
Chapter 5. « The Infidels Learned Nothing »: Poverty, Rejection of the World, and the Creation of the Franciscan Passio
Chapter 6. « For the Damnation of Infidels »: Martyrdom and History in the Chronicle of the Twenty-Four Ministers-General
Epilogue. The Afterlife of the Martyrs

Notes
Bibliography
Index
Acknowledgments

Informations pratiques :

Christopher MacEvitt, The Martyrdom of the Franciscans. Islam, the Papacy, and an Order in Conflict, University of Pennsylvania Press, 2020. 336 pages. 152.00 x 229.00 mm, 1 illus. ISBN : 9780812251937 Prix : 52 £.

Source : Combined Academic Publishers

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Appel à contribution – Fonctions des cartulaires-rouleaux : approches sociales et contextuelles d’un genre documentaire

La question d’un lien entre le choix d’une forme matérielle et de possibles usages ou fonctions spécifiques de l’écrit se trouve au cœur du projet ROTULUS. D’emblée, en embrassant le corpus en cours de construction lors des opérations liées à la constitution de l’inventaire des cartulaires-rouleaux conservés en France, deux premiers constats chiffrés invite à proposer des hypothèses :

  • un premier groupe de manuscrits concerne des rouleaux réalisés pour regrouper des dossiers relatifs à des conflits.
  • de façon plus large, on constate un usage privilégié du cartulaire-rouleau dans le milieu monastique et, au sein de celui-ci, pour des dossiers relatifs à des dépendances monastiques.

Axe 1 : Rouleaux et conflits

Au regard de leur contenu, certains cartulaires copiés en rouleaux ont été identifiés comme des recueils destinés à soutenir une revendication, prouver son bon droit dans le cadre de la résolution d’un conflit, qu’il concerne la possession d’un bien, la jouissance d’un privilège, l’exercice d’un pouvoir… Cette session se propose d’explorer les multiples raisons pour lesquelles on a choisi la forme en rouleau pour recevoir des dossiers de documents relatifs à une affaire (voire même à une combinaison de plusieurs affaires), un conflit ou une situation nécessitant un effort de défense. Ces rouleaux-dossiers auraient pu répondre à plusieurs objectifs : soit constituer un dossier à usage interne, pratique à consulter, soit rassembler des documents dans la perspective d’une possible ostension (des documents que l’on veut montrer ou que l’on souhaite pouvoir éventuellement produire en justice). Répondant à ces motivations, le rouleau présentait-il assez d’avantages en termes de fabrication et d’ergonomie ? On prendra en compte la matérialité du document : taille de l’objet, support, soin apporté aux assemblages, coût supposé, possibilité de dérouler complètement le rouleau et de montrer le contenu (mise en page, élément favorisant le repérage des actes).

Se pose la question du temps de la compilation, du « moment-rouleau ». Copie-t-on les actes à l’approche d’un procès, en vue d’une nouvelle étape dans les processus de gestion des conflits ou, plutôt, peu après la victoire ou après la résolution (provisoire ou non) d’un conflit. Ensuite, le rouleau a-t-il servi ou resservi (traces de consultations, annotations ou même mises à jour) ?

On s’interrogera sur le rapport du contenu du rouleau avec le matériau en amont : originaux, mais aussi autres copies en cartulaire-codex, notamment. Le contenu du rouleau se retrouve-t-il en totalité dans un cartulaire antérieur (possible source) ou est-il intégré ensuite dans un cartulaire ? Mener cette réflexion sur la tradition des actes comme sur celle plus globale de l’ensemble du contenu du rouleau pourra révéler des scenarii complexe. Les prendre en compte est indispensable pour comprendre la genèse et les usages des compilations-dossiers dont le rouleau pourrait être une des déclinaisons matérielle à côté de la pancarte (au sens de « cartulaire-placard »). A-t-on cherché à composer des dossiers exhaustifs ou résultent-ils plutôt d’une sélection parmi les actes relatifs à un lieu, une affaire, limité à certains actes seulement considérés comme plus utiles ? Ces cartulaires-rouleaux relatifs à des conflits invitent à réfléchir à la notion de « dossier » et à préciser cette notion encore assez vague puis à s’interroger sur l’usage réel de ces « dossiers », comme de leurs différentes déclinaisons matérielles possibles, dans les mécanismes de gestion des conflits.

Comme pour toute copie, on peut s’interroger sur la valeur qu’ont pu avoir selon les époques et les espaces, les transcriptions d’actes sur des rouleaux. Le soin apporté dans le transfert des informations (respect du texte, signalement de la mise en page, des écritures ou des signes graphiques des documents originaux) témoigne-t-il en faveur d’une recherche de valeur probatoire de la transcription elle-même. La compilation dans son ensemble a-t-elle justement été validée pour conférer aux actes transcrits cette valeur probatoire potentiellement recherchée ?

Nous visons principalement les cartulaires-rouleaux, mais on pourra les mettre en perspective en les comparant à d’autres rouleaux d’archives relatifs à des conflits (vidimus contenant plusieurs actes relatifs à une affaire, enquêtes, dépositions de témoins, procédures…). En effet, dans les choix en termes de fabrication, de validation, de mise en page, les compilations en rouleaux auraient pu être influencées, à partir du milieu du XIIIe siècle au moins, par l’usage probablement plus massif des rouleaux de procédures. Par ailleurs, il arrive que des rouleaux de procédures intègrent des copies d’un ou plusieurs actes, soit insérés, soit plutôt rejetés à la fin comme en annexe (voire même que le verso d’un rouleau de procédure ait accueilli une petite compilation en appendice). Pour des époques ou des espaces où les cartulaires-rouleaux sont peu nombreux, on veillera à bien prendre en compte les autres usages « voisins » du rouleau dans l’écrit pragmatique et la gestion des biens.

En définitive, on s’interrogera sur les motivations qui ont poussé à constituer un dossier d’acte prenant la forme matérielle du rouleau, en lien avec son impact visuel, sa portabilité ou l’ergonomie de la lecture/ostension. D’autres attitudes auraient pu prévaloir notamment l’exhibition des originaux ou de copies simples. En essayant de comparer à d’autres conflits pour lesquels, il n’y a pas eu rédaction d’un petit cartulaire-rouleau, on s’interrogera sur les implications visuelles propres au rouleau. Ainsi, en transcrivant sur une unique feuille de parchemin un dossier de plusieurs actes (pancarte ou cartulaire-placard), on offrait une vision d’ensemble immédiate à l’assistance ; en revanche, un rouleau aurait permit selon sa longueur ou sa mise en page, un dévoilement plus progressif des actes transcrits.

Axe 2 : Abbayes et dépendances : des usages privilégiés du cartulaire-rouleau ?

Les établissements monastiques sont parmi les principaux commanditaires de cartulaires-rouleaux médiévaux (deux tiers environ des rouleaux). Il s’agit principalement d’établissements bénédictins masculins, mais aussi quelquefois de maisons féminines. Ce constat est à relier à la chronologie des premiers cartulaires en codex, parmi lesquels la plupart, au XIe et au XIIe siècle en France, sont des recueils réalisés pour les abbayes bénédictines. On prendra en compte le contexte documentaire général des institutions commanditaires de cartulaires-rouleaux : ont-elles également produit des cartulaires en codex ? Si oui, est-il possible de déterminer des vocations différentes des compilations en codex ou en rouleau ? On tentera de préciser la chronologie du recours au rouleau et de la confronter à celle de la valorisation des archives ecclésiastiques, qui émerge dans la seconde moitié du XIe siècle. Les potentiels rapports entre la genèse des cartulaires-rouleaux et la rédaction des premiers cartulaires en codex devront être interrogés (gémellité ou complémentarité ?). L’enquête ne négligera pas les contingences qui ont pu peser sur l’apparition du cartulaire-rouleau (une genèse en plusieurs lieux ? une imitation des autres usages du rouleau ? un déploiement formel nouveau pour les pancartes ?).

Ensuite, il s’agira d’interroger les facteurs ayant pu in fine favoriser le choix du rouleau pour copier un contingent de chartes : une connaissance de cette forme matérielle utilisée pour d’autres types de texte, particulièrement en milieu monastique et pour les institutions concernées (rouleaux des morts, listes diverses, inventaires ou polyptyques), une hypothétique diffusion de certaines pratiques dans un cadre local et régional. On remarque par exemple que dans la région Occitanie, où les commanderies des ordres militaires font souvent rédiger leur cartulaire sur des rouleaux au XIIe et au XIIIe siècle. On trouve un peu plus de cartulaires-rouleaux pour les Cisterciens pour la même période. Il importe d’essayer de déterminer si l’appartenance à un réseau, à un ordre a pu primer (notamment peut-être via la circulation des hommes et les carrières au sein d’un ensemble institutionnel) ou si des pratiques développées régionalement se sont ancrées durablement. Ces interrogations seront donc à lier aux possibles logiques spatiales des pratiques : il s’agira d’interroger la possibilité de transferts à différentes échelles (éventuels rapports avec l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie où la forme apparaît également), mais aussi l’existence éventuelle de communautés d’usages plus locales, qui pourraient expliquer l’ancrage régional du rouleau dans un large Midi de la France, en Val de Loire et en Normandie.

Un second constat, esquissé dès le montage du projet et confirmé à la suite du travail d’inventaire, a permis de mettre en avant la proportion étonnamment importante de cartulaires-rouleaux rédigés pour contenir des documents relatifs à des dépendances monastiques. La moitié des rouleaux bénédictins, entre le milieu du XIe siècle et le milieu du XIIIe siècle, sont en effet relatifs à des prieurés. Est-ce que le type d’établissement ou peut-être un mode de gestion de l’écrit différent seraient décelables en fonction de l’organisation d’un réseau monastique ? On explorera l’hypothèse d’un recours au rouleau dans le cadre d’un besoin d’organisation des usages de l’écrit ou de circulations de l’écrit entre le centre et ses dépendances. On s’interrogera autant que possible sur la paternité des projets rédactionnels tout en veillant à les éclairer des éléments contextuels évoqués ci-dessus (pratiques au sein d’un réseau, dans une région…). À partir de quel chartrier ces rouleaux relatifs à des prieurés ont-ils été établis ? À partir des documents conservés à l’abbaye ou au prieuré ? On pourra par exemple explorer l’hypothèse de la constitution d’un cartulaire-rouleau pour effectuer l’envoi d’un dossier documentaire (tous les actes relatifs au prieuré ou bien une sélection ?).

En plein essor, le monachisme est alors au cœur des dynamiques sociales et les monastères bénédictins masculins répondent au défi de la gestion du temporel par la mise en place de réseaux de prieurés. Est-ce que la structuration progressive des réseaux monastiques tels que Cluny, Marmoutier ou Saint-Victor de Marseille a pu s’appuyer sur ces nouveaux outils de communication, faciles à réaliser, que sont les rouleaux? Ces remarques invitent à proposer des comparaisons des usages au sein de chaque réseau. Certains réseaux ont-ils in fine favorisé le recours à cet outil documentaire, notamment dans le cadre du processus d’intégration des dépendances?

Indications pour l’appel à communication

Plusieurs propositions seront sélectionnées pour une intervention lors du colloque en fonction de leur adéquation avec l’argumentaire scientifique. En outre, l’équipe ROTULUS se réserve la possibilité de présélectionner certaines de ces propositions pour le colloque final du projet qui aura lieu à Nancy au printemps 2022.

Les organisateurs du colloque, notamment en fonction des éventuelles contraintes liées à la crise sanitaire actuelle et à ses suites éventuelles, se réservent la possibilité de proposer aux intervenants de participer par l’intermédiaire d’une visio-conférence si leur venue à Metz était impossible pour des raisons logistiques et/ou sanitaires.

Envoyez vos propositions avant le 11 octobre 2020 à l’adresse suivante : jean-baptiste.renault@univ-lorraine.fr

Les chercheurs répondant à l’appel à communication sont invités à prendre connaissance des travaux antérieurs menés dans le cadre du projet ANR ROTULUS : https://rotulus.hypotheses.org/ Voir notamment le compte-rendu de la journée « Codices et rotuli » : https://rotulus.hypotheses.org/247

Par ailleurs, l’équipe ROTULUS se tient à leur disposition, le cas échéant, pour leur fournir certaines données nécessaires à leurs études.

Source : Rotulus

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Séminaire – Averroès : quelle transmission méditerranéenne ?

Conférence d’Ali Benmakhlouf (Université Paris-Est Créteil)

Les voyages philosophiques d’Averroès, Maïmonide, Montaigne. 3- Averroès : quelle transmission méditerranéenne ?

Cycle Lectures méditerranéennes – Conférence en langue française

Partenaires : Ambassade de France en Italie – Institut français Italia, Fondazione Primoli, Istituto della Enciclopedia Italiana Treccani, Institut français – Centre Saint-Louis

Vite connue en langue latine, la philosophie d’Averroès fut à la fois très stimulante pour les universités européennes (Paris, Padoue, etc.) et l’occasion de controverses et de malentendus majeurs. La conférence d’Ali Benmakhlouf essaiera de prendre la mesure d’une transmission heurtée d’Averroès dans la région méditerranéenne.

Questa conferenza cercherà di misurare il successo del pensiero di Averroè nell’area del Mediterraneo. Diffusasi rapidamente in lingua latina, il suo pensiero filosofico è stato molto stimolante sia per le università europee (Parigi, Padova, ecc.), sia in occasione di controversie e disaccordi maggiori. L’incontro analizzerà le dimensioni di questa diffusione.

Informations pratiques :

Institut français – Centre Saint-Louis Roma, Largo Toniolo, 20/22, 00186, Roma

Le 23/09/2020 de 18 h 30 à 20 h 00 Cycle Lectures méditerranéennes – Conférence en langue française avec traduction simultanée en italien

Cette conférence, prévue initialement le 22 avril 2020, est reprogrammée pour le 23 septembre 2020.

Source : École française de Rome

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