Appel à contribution – La famille au Moyen Âge entre normes et pratiques

Journées d’étude des doctorants du CIHAM

24 et 25 octobre 2019

Ces journées d’étude auront pour ambition d’aborder le thème de la famille dans les sociétés médiévales chrétiennes et musulmanes. Elles porteront sur les décalages qui pouvaient exister à une même époque et dans un espace donné entre les normes et les pratiques associées à la famille. En effet, les modèles normatifs – qu’il s’agisse de règles contraignantes ou de prescriptions morales – établissent une définition dominante du groupe familial qui ne se recoupe pas forcément avec les réalités observées dans les actes de la pratique ou les représentations véhiculées par les sources littéraires.

Incluant tout type de normes, juridiques, morales, religieuses, on se posera la question du rôle de la pratique dans l’élaboration des modèles normatifs familiaux. Dans la sphère juridique, par exemple, l’étude de l’émergence de nouvelles règles à travers l’évolution de la jurisprudence ou la diffusion du droit romain et la confrontation avec d’autres pratiques, pourra montrer comment ces modèles se recomposent. Plus largement on questionnera les mutations des règles morales et religieuses en rapport avec la pratique, comme l’assouplissement de la définition de l’inceste par l’Eglise en réponse à l’endogamie de la haute noblesse.

Le décalage entre normes et pratiques pourra également être étudié à travers les productions culturelles, qu’elles soient littéraires, iconographiques ou emblématiques. On s’intéressera particulièrement à la production littéraire ou artistique, qui peut aussi bien renforcer et fonder un cadre prescriptif que le remettre en cause. Comment les auteurs jouent-ils avec la vision de l’inceste, de la bâtardise, ou au contraire entérinent-t-ils des modèles familiaux plus traditionnels ? Il sera pertinent de rendre compte des diverses modalités de représentation de la famille dans ses rapports avec les normes lorsqu’ils sont, par exemple, moteurs de l’intrigue et ressorts du tragique ou du comique. Plus largement, nous invitons les participants à se pencher sur la représentation de l’affiliation familiale par les systèmes de signes, qu’il s’agisse des enluminures, de la peinture, mais aussi de la généalogie, de l’héraldique ou de l’emblématique. Cela peut permettre de mesurer le conformisme ou l’originalité de la représentation de la famille par elle-même.

L’étude des sources matérielles – architecturales et archéologiques – sera l’occasion d’illustrer un autre aspect des pratiques familiales. Par exemple, les traces de l’organisation spatiale et symbolique de l’habitat ou bien celle des sépultures peuvent renseigner sur l’écart entre les normes et les modes de vie.

Cette discordance permet également d’aborder la famille comme une construction culturelle plurielle, et place au centre de l’analyse les acteurs en questionnant le rapport à la norme conçu comme générateur de stratégies. Ainsi, un des axes principaux de réflexion ouvert par ces journées d’étude sera centré sur la manière dont les individus ou les groupes familiaux appréhendent, interprètent ou contournent les règles morales, religieuses ou juridiques. On pourra examiner comment les stratégies matrimoniales ou successorales entrent en conflit avec les normes les plus répandues telles que les règles d’héritage, la prohibition de l’inceste ou bien la définition d’une parenté légitime (qui suppose a contrario d’interroger la place de la parenté naturelle ou filiation illégitime dans la famille médiévale).

Enfin, seront éminemment appréciées les propositions de communication analysant l’évolution des pratiques familiales dans le contexte d’une pluralité de modèles normatifs, notamment dans les aires de contacts religieux et culturels, par exemple les aires de contact entre l’islam et la chrétienté.

Les propositions de communication, d’une page maximum (résumé et titre de la présentation), accompagnées de renseignements pratiques (statut, situation institutionnelle, domaine de recherche) sont à envoyer au format PDF avant le 3 mai 2019 à l’adresse suivante : cihamjournees@gmail.com.

Organisation : Ronan Capron, Romain Chevalier, Prunelle Deleville, Jérémy Engler, Thomas Girard.

Comité scientifique : Jean-Louis Gaulin, Xavier Hélary, Marylène Possamaï-Perez.

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Publication – Marie-Madeleine de Cevins, « Confraternity, Mendicant Orders, and Salvation in the Middle Ages. The Contribution of the Hungarian Sources (c.1270-c.1530) »

Draws on Hungarian sources of the mendicant spiritual confraternity movement in order to explore the movement’s broader significance in late medieval piety in Central Europe and beyond.

By the late Middle Ages, mendicant spiritual confraternities had developed a poor reputation. Their spiritual status was ill-identified: somewhere between requests for intercession, necrological commemoration, and pious associations. ‘In the hands of the mendicants, they seemed to resemble what indulgences had supposedly become in the hands of the papacy: bait that was handed out to extort funds from the faithful while offering an apparently immediate access to Paradise. Thus, like indulgences, they seem to have been gradually emptied of their substance and denounced (even before Luther) as glaring evidence of the corruption of the Roman Church. Much recent scholarship has followed this negative portrait of spiritual confraternities — unless it has conflated them with other non-spiritual confraternities, or indeed ignored them altogether.

This volume draws on the abundant number of letters of confraternity available from Hungarian sources in order to provide a more nuanced picture of mendicant spiritual confraternities. It sheds new light on the links between the mendicants and their supports among the laity, and emphasises the broader significance of the confraternity movement in late medieval piety in Central Europe and beyond.

Marie-Madeleine de Cevins is professor of medieval history at University of Rennes, and is director of the Tempora research unit. She has published several books about Christianity in Central Europe (especially in Hungary) in the late Middle Ages.

dIS-9782503578712-1

Table des matières :

Acknowledgements

Introduction

Chapter 1. Spiritual Confraternities of the Mendicant Orders – In a Blind Spot of Research

An Elusive Object of Study
The Link Between Confraternitas and the Monks
Do Mendicant Spiritual Confraternities Exist?
Established Historical Givens
Unresolved Questions
Central European Trajectories

Chapter 2. The Hungarian Documentary Corpus

Sources on The Spiritual Confraternities of the Mendicant Orders in the Middle Ages
The Documentation Pertaining to Hungary: Overview
‘Hungarian’ Letters of Confraternity

Chapter 3. The Success of Mendicant Spiritual Confraternities in Hungary until about 1530

The Hungarian Religious Context
The Infatuation with Mendicant Spiritual Confraternities
Sociography of the Affiliates

Chapter 4. The Process of Spiritual Affiliation to the Mendicants

A Nebula of Graces
The Letter in Spiritual Affiliation
From Individual to Confraternitas

Chapter 5. Mendicant Uses of Spiritual Confraternity

The Involvement of the Mendicants in the Development of Spiritual Confraternities
The Interest of Spiritual Association for the Friars
The Franciscans and Spiritual Confraternity
The Other Mendicants

Chapter 6. Confraternity and Salvation: The Affiliates’ View

The Value of Spiritual Confraternity on the Salvation Market
Why Affiliate Oneself with The Mendicants?
Three Itineraries of Spiritual Associates

Conclusion

Bibliography
Tables, Maps, Graphs
Appendix: Sixteen Letters of Confraternity
Figures (Letters Of Confraternity, Seals)
Index of Proper Names

Informations pratiques :

Marie-Madeleine de Cevins, Confraternity, Mendicant Orders, and Salvation in the Middle Ages. The Contribution of the Hungarian Sources (c.1270-c.1530), Turnhout, Brepols, 2018 (Europa Sacra, 23). XVII+365 p., 22 b/w ill. + 2 Maps, 14 Graphs, 2 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57871-2. Prix : 100 euros.

Source : Brepols

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Colloque – Le rayonnement des arts au Moyen Âge Réflexions autour du ms. aquitain Paris, BnF, latin 1139

Le manuscrit Paris, BnF, lat. 1139 est un manuscrit composite, aux origines mal connues, conservé dans les collections de l’abbaye de Saint-Martial de Limoges dès le milieu du xiiie siècle. Issu de l’une des plus prestigieuses bibliothèques médiévales, il est l’un des premiers témoins d’une nouvelle manière de chanter la louange divine. Ces créations ne rompent pas avec les traditions antérieures mais prolongent des pratiques existantes.

La partie la plus importante et la plus ancienne (fin xie-début xiie siècle) comprend de nombreux chants festifs : tropes, chansons versifiées (versus et Benedicamus domino appelés nova cantica), épîtres farcies et jeux liturgiques (f. 32r-117r). S’y ajoutent aussi des offices votifs de la Vierge, notés au xiiie siècle (f. 119r-148r), un prosaire complet de la fin du xiie siècle (f. 149r-228v) et des extraits de deux autres prosaires du xiiie siècle (f. 2r-20v). Tout au long du manuscrit figurent également des indications à la liturgie et la vie de l’abbaye (inventaire des ornements de l’autel, liste des livres de la bibliothèque, etc.).

Ce recueil factice permet donc d’appréhender deux siècles de répertoires chantés et de pratiques liturgiques touchant aux évolutions des célébrations et de leurs marges. Cette anthologie hétéroclite est révélatrice de l’élan créateur et des échanges culturels qui gravitent autour de Saint-Martial dans le contexte plus large de la France méridionale et de contrées plus lointaines.

Ce recueil factice permet donc d’appréhender deux siècles de répertoires chantés et de pratiques liturgiques touchant aux évolutions des célébrations et de leurs marges. Cette anthologie hétéroclite est révélatrice de l’élan créateur et des échanges culturels qui gravitent autour de Saint-Martial dans le contexte plus large de la France méridionale et de contrées plus lointaines.

Ce manuscrit est un livre exceptionnel et a très tôt suscité l’intérêt des chercheurs :

  • il est l’un des plus anciens témoins des polyphonies aquitaines
  • il s’agit de la plus ancienne grande collection de chants festifs de nouvelle facture
  • il comprend plusieurs jeux liturgiques, notamment le Sponsus dont il est l’unique témoin
  • il s’inscrit à la croisée des répertoires latins et vernaculaires
  • le notateur de la partie la plus ancienne a fait usage d’une note en forme de losange afin d’indiquer le demi-ton. Cette particularité notationnelle a été rapidement
  • abandonnée dans le sud de la France mais a été très largement adoptée dans l’ouest de la péninsule Ibérique, tout particulièrement au Portugal

Ce colloque s’adresse aux chercheurs issus de différentes disciplines (histoire, histoire de l’art, histoire de la littérature, musicologie, philologie, paléographie, etc.) afin d’appréhender ce manuscrit complexe dans toutes ses dimensions. Cette rencontre sera l’occasion de combler les pans laissés vierges par l’historiographie, notamment quant aux parties les plus récentes du manuscrit. Il s’agira à la fois de s’attacher au manuscrit lui-même mais surtout, de l’inscrire dans une production plus large, à commencer par celle de l’abbaye Saint-Martial de Limoges, et dans des réseaux de création et de diffusion dépassant le territoire du Limousin. L’originalité de ce colloque réside ainsi dans la mise en évidence des circulations des pratiques artistiques et intellectuelles. Dans cette perspective, le manuscrit latin 1139 servira de point de départ à une étude renouvelée de la création au sein du Midi et de son rayonnement dans l’espace et le temps mais il n’en sera pas l’unique objet.

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Programme :

Mardi 19 mars (BnF — Richelieu)

16h30 Accueil des participants
17h00-18h00 James Grier (University of Western Ontario) The Music Scribe of Paris, Bibliothèque nationale de France, MS latin 1139: Melodic Variants and a Musical Personality
18h00-18h30 Charlotte Denoël (Centre Jean Mabillon, Paris) Présentation des manuscrits aquitains de la BnF
18h30 Exposition des manuscrits en salle de lecture (sur inscription dans la limite des places disponibles)

Mercredi 20 mars (IRHT — Paris)

Session 1 : Éditer Latin 1139
présidée par James Grier (University of Western Ontario)

9h-11h David Catalunya, Kelly Landerkin, Konstantin Voigt, Hanna Zühlke (Universität Würzburg) Codex and Genre-Crosslinks: Towards a Complete Source Edition of the Oldest Corpus of Paris latin 1139

Session 2 : Les jeux liturgiques
présidée par Susan Rankin (University of Cambridge)

11h15-12h00 Michael L. Norton (James Madison University, Harrisonburg) The Problem of Genre and the ‘Dramas’ of Paris BnF latin 1139
12h00-12h45 Nils Holger Petersen (University of Copenhagen) A Possible New Understanding of the so-called Liturgical Dramas in BnF ms. latin 1139

Session 3 : Le répertoire du manuscrit latin 1139 au-delà de l’Aquitaine
présidée par Thomas F. Kelly (Harvard University)

14h00-14h45 Manuel Pedro Ferreira (Universidade Nova, Lisbonne) Transmission and “Mouvance”: Iberian Witnesses
14h45-15h30 Hana Vlhová-Wörner (Department of Music History, Prague) Mass Ordinary Chants from Aquitaine in Prague: a Complicated History

Session 4 : Tropes et versus
présidée par Pascale Bourgain (Centre Jean Mabillon, Paris)

15h45-16h30 Francesco Carapezza (Università degli studi di Palermo) Le trope vernaculaire du Tu autem entre liturgie et « cantus gestualis »
16h30-17h45 Adriana Camprubí Vinyals (Universitat Autònoma de Barcelona) Complex Metric and Melodic Developments in the Versus of Paris BnF latin 1139. A Reflection on Formal Experimentation

Concert : Nova gaudia (sous réserve)
19h Ensemble Peregrina (dir. Agnieszka Budzińska-Bennett)

Jeudi 21 mars (fondation Calouste Gulbenkian — Paris)

Session 5 : La polyphonie dans le manuscrit latin 1139
présidée par Andreas Haug (Universität Würzburg)

9h-9h45 Catherine A. Bradley (University of Oslo) Stirps Iesse florigeram in Context: Benedicamus Domino Polyphony in Aquitaine and The Origins of the Motet
9h45-10h30 Agnieszka Budzińska-Bennett (Bâle) Organa leticie revisited (Paris, latin 1139, fol. 59v)

Session 6 : Calame et pinceau
présidée par David Ganz

10h45-11h15 Laura Albiero (IRHT, Paris) et Maria Gurrado (IRHT, Paris) Écrire à Saint-Martial : le cas des manuscrits liturgiques
11h15-12h00 Maria Alessandra Bilotta (Universidade Nova, Lisbonne) Sur les routes de pèlerinage : l’illustration des manuscrits dans le contexte des réseaux monastiques du Midi de la France (XIIe-XIIIe siècles).

Interpréter le répertoire aquitain

14h30-15h30 Katarina Livljanić, Marc Mauillon et les étudiants du MIMA (Master d’interprétation des musiques anciennes, Université Paris-Sorbonne) Présentation du travail sur le répertoire du manuscrit latin 1139
15h45-17h15 Table ronde organisée et animée par Guy Lobrichon (Université d’Avignon) Avec la participation de Sébastien Fray (Université de Saint-Étienne), Thomas F. Kelly (Harvard University), Alain Rauwel (CeSor/EHESS, Paris), Daniel Russo (Université de Bourgogne) et Éric Sparhubert (Université de Limoges, CRIHAM / CESCM)

Informations pratiques :

Le colloque aura lieu :

  • Mardi 19 mars à la Bibliothèque nationale de France (58, rue de Richelieu, 75002 Paris), salle de conférences, sur inscription.
  • Mercredi 20 mars à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (40, avenue d’Iéna, 75116 Paris), salle Jeanne Vielliard.
  • Jeudi 21 mars à la Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France (39, bd de La Tour-Maubourg, 75007 Paris).

Contact

Informations et inscription : info@colloque1139.fr

Comité d’organisation :

Océane Boudeau (CESEM-FCSH/NOVA, Lisbonne ; EPHE/SAPRAT, Paris)
Anne-Zoé Rillon-Marne (UCO, Angers ; CESCM, Poitiers ; IReMus)
Charlotte Denoël (Centre Jean Mabillon/École nationale des Chartes, Paris)
Cécile Reynaud (EPHE/SAPRAT, Paris)

Source : Colloque 1139

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Sémiaire – Séminaire du Centre d’Histoire et Théorie des Arts

Jeudi de 10 h à 12 h (INHA, salle Walter Benjamin, 2 rue Vivienne 75002 Paris), les 17 janvier, 14 février, 14 mars, 11 avril, 16 mai et 13 juin 2019

Lieu d’échange entre les chercheurs du centre et les collègues invités, le séminaire commun du CEHTA est une occasion de dialogues portant sur les travaux en cours et sur les enjeux actuels de la recherche en histoire et théorie de l’art et des images. Éric Michaud, Jacques Aumont, Jean-Claude Bonne, Giovanni Careri, François Lissarrague, Georges Didi-Huberman, Emanuele Coccia, Anne Lafont, Stéphane Breton, Pierre-Olivier Dittmar et André Gunthert y participent régulièrement ainsi que les doctorants du centre et tous ceux qui le souhaitent.

index

Programme :

Hiram Powers and Segregated Art History
Caroline Jones
Invitée par Anne Lafont
17 janvier 2019

When Hiram Powers’s 1843 Greek Slave was exhibited at the Great Exhibition in 1851, it already possessed a nimbus of praise and poetic discourse. But the obvious association with US slavery only emerged in the popular press, when Punch magazine asked US exhibitors to add “choice specimens” … “in living ebony” to be displayed alongside the white marble. As a scholar trained in supposedly “American art history,” I was ashamed to discover a deeply significant performance by fugitive blacks and abolitionists, enacting “the Virginian Slave” on a busy Saturday (June 21, 1851) in front of Powers’s statue. How could such an incendiary performance have been absent from the literature on Powers? How could supposedly “American” art history have failed to record this significant act of performative reception for one of the hoary chestnuts of our canon? The answer can only be segregation. Agnatology (the study of how ignorance is produced) must be brought to bear.

Caroline A. Jones is Professor in the History, Theory, Criticism section of the Department of Architecture at MIT. She studies modern and contemporary art, with a particular focus on its technological modes of production, distribution, and reception, and on its interface with sciences such as physics and biology. Jones has also worked as a curator, notably at MIT’s List Visual Art Center: Sensorium (2006), Video Trajectories (2007), and Hans Haacke 1967 (2011). Her publications include Machine in the Studio: Constructing the Postwar American Artist (1996/98, winner of the Charles Eldredge prize), Picturing Science, Producing Art (co-edited, 1998), Sensorium: embodied experience, technology, and contemporary art (as editor, 2006), Eyesight Alone: Clement Greenberg’s Modernism and the Bureaucratization of the Senses (2005/08), Experience: Culture, Cognition, and the Common Sense (co-edited, 2016), and The Global Work of Art (2016). Her current research collaboration with historian of science Peter Galison examines patterns of occlusion and political contestation in seeing and unseeing the Anthropocene, with a focus on the uneven distribution of environmental justice. This work, and the current political situation, have prompted new research into structural racism in the organization of knowledge in her home discipline of art history.

Co-habiter avec les images
Gil Bartholeyns
Invité par Pierre-Olivier Dittmar
14 février 2019

Cette séance sera articulée autour de l’ouvrage co-edité par Gil Bartholeyns, Monique Bourin et Pierre Olivier Dittmar Images de soi dans l’univers domestique (PUR, 2018). Quand et comment les images sont-elles entrées dans la maison ? Quel était leur rôle dans la vie de tous les jours ? Certaines protègent les lieux, d’autres servent d’aide-mémoire ou de support à la prière, la plupart des décors sont des signes de prestige. L’ouvrage Images de soi dans l’univers domestiquepropose un premier jalon d’une histoire sociale et intime des images, en s’attachant aux décors et aux signes qui exprimaient la culture et l’identité des habitants mais aussi des familles et des réseaux de connaissance. L’histoire de la personne et l’histoire des images trouvent dans la maison un lieu de rencontre plein de surprises.

Gil Bartholeyns est responsable du master Sciences et cultures du visuel à la Faculté des sciences historiques, artistiques et politiques de l’université de Lille où co-anime le séminaire de l’École doctorale SHS et l’axe de l’IRHiS sur la culture matérielle et visuelle. Il est éditeur à Techniques&Culture, Modes pratiques et Terrain et collabore à L’Histoire, Critique, Le Débat. Il est l’auteur d’Imageet transgression au Moyen Âge (PUF, 2008) et Politiques visuelles (Les Presses du réel, 2015). Il a codirigé les ouvrages La Performance des images (Éditions de l’université de Bruxelles, 2010) etImages de soi dans l’univers domestique (PUR, 2018). https://pro.univ-lille.fr/gil-bartholeyns

Que veut dire « arter » ?
Ludger Schwarte
Invité par Georges Didi-Huberman
14 mars 2019

Le verbe « arter » est un néologisme pour désigner l’activité artistique. Cette séance tente d’analyser en quoi consiste l’activité artistique en la différenciant des pratiques esthétiques (tel le jardinage, le tatouage, jouer le piano).

Ludger Schwarte est Professeur de Philosophie à la Kunstakademie Düsseldorf depuis 2009. Il a effectué des etudes de Philosophie, Litterature et Sciences Politiques à Münster, Berlin et Paris. Il a obtenu sonc Doctorat en Philosophie à la Freie Universität de Berlin 1997, son Habilitation en Philosophie en 2007. Il a été Chargé de Recherche à la Freie Universität Berlin de 2000 à 2006, professeur-assistant à l’université de Bâle de 2006 à 2009, professeur d’esthétique à la Zürcher Hochschule der Künste 2009. Il a été invité en tant que Chargé de cours, chercheur où professeur à l’Université Paris 8, GACVS Washington, Maison des Sciences de l‘Homme (Paris), Université d’Abidjan, Columbia University (New York), EHESS (Paris), IKKM (Weimar). Ses intérêts de recherche sont l’esthétique, la philosophie politique, la philosophie du droit, et l’histoire des sciences. Parmi ses publications, on compte entre autres Gêne – Mären (Berlin: VWF, 1998), Die Regeln der Intuition. Kunstphilosophie nach Adorno, Heidegger und Wittgenstein (München: W. Fink 2000), Philosophie der Architektur (München: W. Fink 2009, traduit: Philosophie de l’Architecture, Paris: La Découverte, 2018), Vom Urteilen(Berlin: Merve, 2012), Pikturale Evidenz. Zur Wahrheitsfähigkeit der Bilder (Paderborn: Wilhelm Fink, 2015), Notate für eine künftige Kunst (Berlin: Merve, 2016, traduit: Notes pour un art futur, Dijon: Les presses du Réel, 2018).

Bruegel. Matière à spéculation et pièges à voir
Michel Weemans
Invité par Giovanni Careri
11 avril 2019

L’une des caractéristiques fondamentales des œuvres de Pieter Bruegel (c.1525-1569) est leur complexité narrative et visuelle. Celle-ci implique un ensemble de procédés visuels – profusion et enchevêtrement des figures, réduction et marginalisation des détails les plus signifiants, paradoxes, ambiguïtés et pièges visuels – qui visent à troubler le regard pour mieux susciter son intérêt et le conduire à spéculer. Dans la pensée chrétienne, spéculer c’est s’exercer à la contemplation du monde visible comme moyen de comprendre les principes divins, passer du visible à l’invisible. Dans nombre d’ouvrages qui comportent dans leur titre le terme de « Miroir » (Speculum), les créatures du monde naturel sont décrites comme les traces du Créateur et de ses intentions salvatrices pour le monde. La représentation de la nature et des activités humaines chez Bruegel est envisagée ici dans le contexte de cette pensée spéculative. À la fois miroir du monde et miroir tendu au spectateur, les images spéculatives de Bruegel sont conçues comme des exercices de discernement : matière à spéculation et pièges à voir.

Michel Weemans est historien de l’art et commissaire d’exposition. Il enseigne à l’ENSA de Bourges. Ses travaux portent sur le paysage, sur l’art néerlandais et sur l’herméneutique de l’image à la Renaissance. Il a été co-commissaire de l’exposition Une image peut en cacher une autre (Paris, Grand Palais, 2009) et Fables du paysage flamand. Bosch, Bles, Brueghel, Bril (Lille, Palais des Beaux-Arts, 2012). Il a publié notamment : Le paysage extravagant (Ars 1 :1, 2012) ; Herri met de Bles. Les ruses du paysage au temps de Bruegel et d’Érasme, Hazan, 2013; Bruegel, Hazan, 2018 (en collaboration avec R. Falkenburg); il a co-édité : Paysage sacré/Sacred Landscape, Olshki, 2011 (sous la dir. de D.Ribouillault, M. Weemans) ; Imago Exegetica. Visual Images as Exegetical Instruments(sous la dir. de W. Melion, J. Clifton, M. Weemans), Brill, 2014, The Anthropomorphic Lens. Anthropomorphism, Analogy and Microcosmism in Early Modern Art and Literature (sous la dir. de M. Weemans, W. Melion, B. Rothstein), Brill, 2014 ; Images doubles. Pièges et révélations du visible(sous la dir. de M. Weemans, J.-H. Martin et D. Gamboni, Hazan, 2016).

De la brûlure en art : à partir d’Alberto Burri
Luca Acquarelli
Invité par Giovanni Careri
16 mai 2019

Je propose une réflexion générale sur la brûlure comme élément esthétique en peinture. Mon étude porte premièrement sur l’un des peintres qui a le plus utilisé la combustion dans l’art des années 1950-60 : l’italien Alberto Burri. J’analyserai en profondeur certaines de ses œuvres en tissant des liens avec d’autres artistes qui ont utilisé le feu dans leurs travaux. Cette étude nous permettra de tirer quelques premières considérations d’ordre esthétique, sémiotique et phénoménologique sur les différents signes de la combustion dans les différents contextes : cratères, déchirures, veines, éclats, noircissements, halos etc. Pratique figurative, abstraite ou informelle ? Véhicule d’une nouvelle dimension entre peinture et sculpture ? Exaltation de la matière sur la forme ? Se poser ces questions représente une manière de mieux saisir cette pratique esthétique afin d’en extraire certains traits formels et phénoménologiques et pouvoir ensuite formuler quelque proposition de type plus généalogique.

Luca Acquarelli est Maître de conférences à l’Université de Lille 3, actuellement en année en délégation CNRS auprès du CRAL (EHESS) avec un projet de recherche intitulé : « Les fascismes et leurs mémoires au prisme des arts contemporains : un travail d’analyse comparative ». Ses recherches portent sur les théories de l’image, l’iconographie du pouvoir politique et la relation entre image, art, histoire et mémoire. Il prépare un livre sur l’iconographie du fascisme italien. Parmi ses derniers travaux, les articles L’histoire au prisme du figural et du contemporain : Pays Barbare de Gianikian et Ricci Lucchi, La Région Centrale : exténuation d’un paysage et spectateur-chair, et la direction d’un volume sur la question du figural : Au prisme du figural. Le sens des images entre forme et force(Presses Universitaires de Rennes, 2015).

Les affordances architecturales comme opérateurs morphogénétiques des écoumènes
Patrice Ceccarini
Invité par Jean-Claude Bonne
13 juin 2019

Dans le Livre I du De architectura, fidèle à la pensée de Lucrèce, Vitruve donne les premières formulations théoriques et épistémologiques connues de la discipline architecturale ; il énonce les fonctions majeures de la ratio canonique –firmitas, utilitas, venustas–, accompagnées d’autres notions. L’examen critique du texte original permet de se rendre compte que les traductions de ce corpus aux XIXe et XXe siècles ont été largement interprétées en termes rationalistes et fonctionnalistes, éludant une très grande part de son contenu théorique originel. Si l’on regarde de plus près, on y décèle des caractéristiques organiques et génétiques dont l’indice est l’adéquation des usages et des structures géométriques aux environnements naturels et phénoménaux ambiants, accordant à la notion de proportio, une fonction prééminente. Or, le principe d’adéquation entre habitants et milieux naturels se retrouve aussi dans le domaine de la psychologie environnementale avec la théorie des affordances de J.J. Gibson, dont la définition est donnée dans le livre The Ecological Approach to Visual Perception (1979). On y devine des liens étroits avec la théorie vitruvienne et c’est précisément à partir d’une conjonction de ces deux textes qu’une théorie des affordances architecturales capable de modéliser l’émergence des lieux habités par l’adéquation entre milieux environnementaux et anthropologiques serait possible. Une telle théorie permettrait alors de dépasser l’aporie dogmatique moderniste aujourd’hui encore dominante. Face aux questionnements écologiques et économiques contemporains, ces nouvelles méthodologies de la conception architecturale et urbaine en Systemic Design, conjointes aux écologies projectives, constituent un enjeu stratégique pour le rééquilibrage et l’action soignante des écoumènes humains.

Architecte DPLG et urbaniste de formation (ENPC/AMUR), diplômé du Centre d’Études Supérieures en Histoire et Conservation des Monuments Anciens (CESHCMA), Patrice Ceccarini est professeur en théories et pratiques de la conception architecturale et urbaine à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val de Seine / Paris 7 Diderot et directeur de l’Axe Systemic Design & Écologies projectives du Laboratoire Environnements numériques, Cultures Architecturales et Urbaines(EVCAU / ENSA-PVS). Après un doctorat à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales en Histoire et civilisations, options « Sciences des langages et Architecture » sous la direction d’Hubert Damisch et Jean-Claude Bonne (CEHTA), il fut membre du séminaire commun « Morphodynamiques: esthétique, sciences de la nature et sciences sociales » (EHESS) de 2001 à 2017, et collabore actuellement avec le Laboratoire Interdisciplinaire des Énergies de Demain (UMR-LIED), Paris 7 Diderot.

Source : EHESS

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Conférence – Présentation et débat à l’occasion de la parution du livre « Le légendier de Moissac et la culture hagiographique méridionale autour de l’an mil », Brepols, 2018 (Hagiologia)

On connaît surtout de l’hagiographie méridionale aux alentours de l’an mil les récits de miracles des saints dont l’actualité est ravivée dans le contexte de la Paix de Dieu, de la constitution de nouveaux pouvoirs et d’une concurrence accrue entre les monastères. Or, à cette époque et avant son affiliation à Cluny, le scriptorium de Moissac, alors en pleine activité, produit un légendier enluminé. Ce légendier, le plus grand de son temps, transmet 150 textes dont certains sont très rares.

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Cette étude collective permet de sonder la culture hagiographique méridionale depuis le monde wisigothique jusqu’au XIVe siècle. En abordant tour à tour la genèse, les usages et la diffusion d’une telle collection de textes, ce livre invite à un voyage savant dans l’histoire longue du christianisme. Il permet de mieux comprendre la mémoire des premiers temps chrétiens dans le Midi, mais également dans d’autres espaces, du monde hispanique à la Perse, de l’Afrique à la Gaule du Nord.

À cette occasion, le manuscrit objet de cette étude collective (BnF latin 5304 et 17002) sera présenté. Une brève table-ronde aura lieu en présence d’une partie des auteurs et d’autres chercheurs pour discuter ce livre. Elle sera suivie d’un cocktail.

BnF, site richelieu, salle Émilie du Châtelet, le 26/02/19, à 18h
Merci d’informer de votre présence
Contact : fernand.peloux@unamur.be ou charlotte.denoel@bnf.fr

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Publication – Patrick Boucheron, « La Trace et l’aura. Vies posthumes d’Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle) »

C’est à l’histoire d’une mémoire disputée que nous convie ce livre, moins pour faire récit des manipulations du souvenir que pour dresser l’inventaire des résistances du passé. Peut-être aussi pour tenter de rendre sensible l’épaisseur des temps par quelques expériences narratives…

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Le souvenir est celui d’Ambroise, élu évêque de Milan en 377, à l’époque où la ville est l’une des capitales de l’Empire romain. Contemporain de cette bascule d’un temps dans l’autre qu’est l’Antiquité tardive, Ambroise instaure une grande séparation entre ceux qui croient au Christ et ceux qui n’y croient pas. Jouant la ville contre le palais, le peuple contre la cour, il fait de la lutte contre l’hérésie la cause d’une Église défendant l’inviolabilité du domaine de Dieu face au pouvoir impérial.

Héros de la romanité continuée, champion de la liberté de l’Église, saint patron de la ville et protecteur céleste de sa conscience civique, Ambroise n’a cessé de hanter l’histoire de Milan, depuis le temps des évêques carolingiens jusqu’à la Contre-Réforme catholique, et bien au-delà encore. Partant sur les traces de ses vies posthumes, ce livre propose une enquête sur la manière dont se façonnent, en longue durée, et de manière heurtée, contradictoire et toujours conflictuelle, les identités collectives. S’y révèle, chemin faisant, une archéologie du gouvernement des modernes, buttant sur l’origine liturgique de tout pouvoir et la violence constitutive à toute fondation.

Patrick Boucheron est historien, professeur au Collège de France. Il est notamment l’auteur de Léonard et Machiavel (2009), Faire profession d’historien (2010), Conjurer la peur. Sienne, 1338. Essai sur la force politique des images (2013).

Informations pratiques :

Patrick Boucheron, La Trace et l’aura. Vies posthumes d’Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle), Paris, Seuil, 2019 (L’Univers historique). 544 pages. ISBN : 9782021310719. 25.00 € TTC.

Source : Seuil

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Appel à contribution / activité du RMBLF – Philologie sur-mesure. Approches de la stratigraphie du texte et du document médiéval

Que l’on songe à la définition de la philologie donnée par Paul Zumthor dans l’Encyclopedia Universalis ou par Jean Rychner dans ses Remarques sur les introductions phonétiques aux éditions de textes en ancien français, au parcours à travers les différents sens que revêt le mot dans les langues modernes proposé par Alberto Varvaro au début de sa Première leçon de Philologie, ou plus récemment encore à la définition de Frédéric Duval dans Les Mots de l’édition de textes, au gré des pratiques ecdotiques observées dans les différentes traditions nationales, la discipline semble marquée par des limites relativement lâches. Chaque œuvre requiert ainsi une approche sur-mesure, et le travail de l’éditeur est finalement guidé par les contours de l’objet d’étude lui-même, qui contrarient parfois certaines intuitions ou conjectures préalables à toute entreprise de recherche. Par ailleurs, la représentation d’une réalité textuelle en mouvement, voire en points de suspension, représente souvent l’un des enjeux de l’édition d’un texte du Moyen Âge.

Cette journée d’étude portera sur des cas où la stratigraphie de l’objet d’étude impose de tordre les méthodes philologiques traditionnelles : soit parce qu’elle implique une remise en question et un dépassement des perspectives ecdotiques généralement adoptées, soit parce que la spécificité d’une tradition textuelle invite à exploiter ou à envisager un format de publication moins canonique, voire les deux à la fois.

On abordera l’œuvre ancienne selon une perspective double : d’une part, en tant que document, témoin individuel, extrait d’un livre et d’un cadre socio-culturel, marqué par un ductus et des particularités dialectales propres, que le travail du chercheur s’attache à rendre accessible et exploitable ; d’autre part, en tant que texte, matérialisé par un ou plusieurs témoins, que l’entreprise philologique tend à interpréter dans la diachronie d’une tradition plus ou moins vaste.

L’interrelation entre ces deux approches sera au centre des échanges. Les intervenants présenteront des cas concrets, des expériences et des expérimentations philologiques invitant à renouveler les pratiques traditionnelles. Parmi les questions qui pourront être abordées, citons notamment :

  • Traditions textuelles foisonnantes, lacunaires, protéiformes (e. a. vers/prose) ou mixtes (manuscrit/imprimé) ;
  • Témoins uniques ou fragmentaires ;
  • Rédactions ou versions plurielles ;
  • Manuscrits autographes, partiellement autographes ;
  • Traditions cycliques ;
  • Manuscrits recueils (composites, cumulatifs ou organiques);
  • Hybridité linguistique, variations diastratiques, diaphasiques et diatopiques;
  • Apport des « nouveaux » médias en philologie (éditions numériques, synoptiques, méthodes quantitatives, stemmatologie, scriptologie).

Informations pratiques :

La rencontre se déroulera les mercredi 13 et jeudi 14 novembre 2019 à l’Université de Liège (Belgique). Cet appel est destiné aux jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) qui souhaitent présenter leurs projets ou leurs travaux (passés ou en cours). L’événement se veut ouvert à la variété des formations et des traditions nationales, et les communications pourront être présentées en français, espagnol, italien ou anglais.

Les échanges s’articuleront suivant un dispositif formateur et bienveillant. Les contributions seront ainsi réparties en différentes sessions thématiques. Chacune d’entre elles se composera de deux à trois interventions de la part de jeunes chercheurs, suivies d’un moment de discussions et d’échanges modérés par un conférencier invité.

Modalités de soumission :

Les propositions de communication présenteront un titre, un descriptif d’environ 300 mots et seront accompagnées d’un bref curriculum vitae. Elles sont à transmettre par courriel à Adélaïde Lambert (adelaide.lambert@uliege.be) et Anh Thy Nguyen (anhthy.nguyen@uclouvain.be) pour le 31 mars 2019.

Comité organisateur :

– Anna Constantinidis (UNamur)

– Adélaïde Lambert (ULiège)

– Anh Thy Nguyen (UCLouvain)

Comité scientifique :

– Mattia Cavagna (UCLouvain)

– Olivier Delsaux (UCLouvain – Saint-Louis Bruxelles)

– Nadine Henrard (ULiège)

– Paola Moreno (ULiège)

– Giovanni Palumbo (UNamur)

– Les membres du comité exécutif du RMBLF

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Séminaire – Le genre au Moyen Âge

Ce séminaire interdisciplinaire se propose de rassembler des jeunes chercheur·e·s et des chercheur·e.·s confirmé·e·s en histoire médiévale qui font du genre leur objet d’étude, ou qui l’utilisent comme un outil dans leurs recherches.

Le but du séminaire est de se focaliser sur la réflexion identitaire et genrée au Moyen Âge. C’est pourquoi les approches d’histoire intellectuelle et culturelle ont été privilégiées. Néanmoins, les autres disciplines et les objets d’études mis en discussions seront également mobilisés.

Chaque session sera ouverte par l’exposé des recherches d’un.e intervenant.e confrontées à un.e discutant.e. la format choisi permettra de favoriser le dialogue ouvert avec les assistant.e.s, ainsi qu’une prédisposition à la réflexion plurielle. Ce séminaire a vocation à être largement ouvert, puisque la présence des membres de l’EHESS sera combinée avec celle de chercheur.e.s appartenant à des institutions françaises et étrangères, ce qui permettra d’élargir davantage le dialogue entre disciplines, cadres chrono-géographiques et méthodologies.

Les objectifs principaux de cet évènement scientifique seront:

  • De créer l’espace pour une réflexion sur l’étude du Moyen Âge à partir de la perspective du genre.
  • De créer un dialogue interdisciplinaire qui permette d’offrir une vision complémentaire de chacun des aspects et sous-thèmes compris dans ce cadre général.
  • De mettre en contact des doctorant.e.s, des postdoctorant.e.s et des chercheur.e.s confirmé.e.s qui mènent actuellement leur recherche sur ces thèmes et qui appartiennent à des institutions françaises et étrangères.
  • De présenter des recherches et des travaux en cours de tous niveaux pour les mettre en discussion avec des chercheur.e.s confirmé.e.s et d’autres membres de la communauté.
  • De confronter des points historiographiques et des outils de recherche (analogiques ou numériques), afin de découvrir des nouvelles voies méthodologiques pour l’étude du genre au Moyen Âge.
  • De construire un espace d’échanges autour d’informations concernant ces questions, pour ainsi favoriser l’émergence d’un réseau dynamique d’associations, de groupes de recherche qui puisse mettre en commune, des analyses lors de colloques ou des journées d’études, et partager une visibilité de la recherche du genre au Moyen Âge, à Travers la mise en commun de publication ou d’appels à contributions

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Programme 2019 – Corps et genre :

Toutes les séances se dérouleront de 13h à 15h au 54 Bd Raspail (salle AS1_08)

10 janvier 2019
Présentation. Corps et genre
Laura Cayrol (CRH, EHESS)
Charles de Miramon (Alhoma, CRH, CNRS / EHESS)
Sergi Sancho Fibla (Alhoma, CRH, EHESS)

La nature comme norme. L’allaitement maternel et mercenaire dans la médecine médiévale
Maaike van der Lugt (Université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines (Paris-Saclay)

14 février 2019
Une histoire des sexualités
Didier Lett (ICT, Université Paris 7– Paris Diderot, UFR GHSS)
Sylvie Steinberg (CRH, EHESS)

14 mars 2019
Masculinité et culture politique dans l’Europe médiévale
Christopher Fletcher (IRHIS, Université de Lille / CNRS)
Charles de Miramon (CRH, CNRS/EHESS)

11 avril 2019
Les études de genre au Moyen Âge : regards des théologiens, médecins et juristes médiévaux sur les hermaphrodites
Christof Rolker (Otto-Friedrich Universität Bamberg)

Questions intersexes et êtres de la marginalité au Moyen âge : l’ »Hermaphrodite » de la cathédrale de Modène dans son lieu
Chloé Maillet (Alhoma, EHESS)

9 mai 2019
Grossesses tardives et maternités miraculeuses au Moyen Âge ibérique
Laura Cayrol (CRH, EHESS)

Mystical Pregnancy and Bodily Hybridity in the Medieval Catholic West
Mads Heilskov (CRH, EHESS)

13 juin 2019
Titre à determiner
Roberto Poma (Université Paris-Est Créteil)

Fleurs féminines, saignements masculins : sang menstruel et différence des sexes dans les traités médicaux au seuil de la modernité
Sofia Zuccoli (Université Paris-Est Créteil – LIS)

Source : Le genre au Moyen Âge

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Publication – Rutger Kramer, « Rethinking Authority in the Carolingian Empire. Ideals and Expectations during the Reign of Louis the Pious (813-828) »

By the early ninth century, the responsibility for a series of social, religious and political reforms had become an integral part of running the Carolingian empire. This became especially clear when, in 813/4, Louis the Pious and his court seized the momentum generated by their predecessors and broadened the scope of this correctio ever further. These reformers knew they constituted a movement greater than the sum of its parts; the interdependence of imperial authority and ecclesiastical reformers was driven by comprehensive, yet surprisingly diverse expectations.

Rutger Kramer

Taking this diversity as a starting point, this book takes a fresh look at these optimistic decades. Extrapolating from a series of detailed case studies rather than presenting a grand narrative, it offers new interpretations of contemporary theories of correctio, and shows the self-awareness of its main instigators as they pondered what it meant to be a good Christian in a good Christian empire.

Rutger Kramer, PhD is currently a post-doctoral researcher within the project Visions of Community (F42) at the Institute for Medieval Research in Vienna.

Informations pratiques :

Rutger Kramer, Rethinking Authority in the Carolingian Empire. Ideals and Expectations during the Reign of Louis the Pious (813-828), Amsterdam University Press, 2019. 278 pages, 23.4 x 15.6 cm. ISBN : 9789462982642. Prix : 105 euros.

Source : Amsterdam University Press

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Exposition – Charlemagne à l’école

Du 26 janvier au 10 mars 2019
Exposition accessible du mardi au dimanche de 10h à 17h à la MPMM

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La Maison du patrimoine médiéval mosan accueille l’exposition déjà présentée à l’Archéoforum de Liège : « Charlemagne à l’école. Les représentations iconographiques de l’empereur d’Occident dans les manuels scolaires belges francophones. » Elle est accompagnée d’un volet local, préparé par la MPMM, dédié notamment à certains lieux de la région dinantaise que la mémoire populaire associe au personnage de Charlemagne.

Informations pratiques :

Maison du patrimoine médiéval mosan
Place du Bailliage, 16
5500 Bouvignes (Dinant)

Tel. 00 32 82 22 36 16

Fax. 00 32 82 22 34 17

info@mpmm.be

Source : Maison du patrimoine médiéval mosan

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