Colloque – Disputatio McGillensis. 17e colloque annuel de la Société des études médiévales du Québec

XVIIe colloque annuel de la Société des études médiévales du Québec
La 17e édition du colloque annuel Disputatio de la Société des études médiévales du Québec (SÉMQ) se déroulera à l’Université McGill, le samedi 9 février 2019

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Programme :

10h-11h, OBJETS DE SAVOIRS
Présidence : Kouky Fianu (U. d’Ottawa)

Andilib Khan Sajid (McGill) : Traversing Textiles : A Case Study of Silk Textiles from Al-Andalus
Audray Jolin (UdeM) : Entre respect et renouvellement de la postérité : l’étude des sources d’un lapidaire alphabétique du XVe siècle
11H-11H15 PAUSE-CAFÉ

11h15-12h45 – REPENSER LA SOURCE
Présidence : Didier Méhu (U. Laval)

Benoît Lahaye (U. de Sherbrooke) : La quatrième croisade sous la loupe du tournant spatial
Jimmy La Manna (U. Laval) : La Collection Gaignières : une perspective archéologique. Le cas des dalles funéraires médiévales de l’abbaye de Valmont
Rodrigue Buffet (UdeM) : Le sceau du Grand-Maître de l’Hôpital et ses interprétations
12h45-14h : Lunch

14h15-15h45 : CONSTRUIRE L’HISTOIRE
Présidence : Jean-Michel Roessli (U. Concordia)

Alexandre Noguera (U. de Sherbrooke / Poitiers) : L’expression du sentiment national et l’affirmation du pouvoir royal à travers le récit de l’épopée johannique chez Gilles le Bouvier
Anne-Gaëlle Weber (UQÀM / Paris I) : « Le bruit et l’odeur ». Construire l’identité par la ségrégation des émotions et des sensibilités dans l’hagiographie missionnaire carolingienne (VIIIe-IXe siècles)
Marie Coudegnat (UdeM / Paris III) : Écrire l’histoire au XIIIe siècle selon un copiste de l’Histoire ancienne jusqu’à César (BnF fr. 17177)
15H45-16H Pause-Café

16h00-17h30 : VOILER ET DÉVOILER LE SENS
Présidence : Madeleine Jeay (U. McMaster)

Adélaïde Lambert (U. de Liège) : Le fard de rhétorique. À propos du vocabulaire de l’amour dans Gerard du Frattre
Gabriel Bellerose-Blais (UdeM) : Entre savoir profane et Révélation : la pratique exégétique de Robert Grosseteste
Virginie Turcot (UdeM) : « Se jou n’en preng venjanche, jamais n’arai honor » : la vengeance dans le manuscrit de Paris, BnF, fr. 1553
18H REMISE DU PRIX DISPUTATIO ET VIN D’HONNEUR

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Appel à contribution – L’éventail de nos peurs de l’Antiquité à nos jours

Frousse, trouille, crainte, effroi, chocottes, terreur, frayeur, épouvante, pétoche… Il existe quantité de termes et d’expressions plus ou moins fleuris pour exprimer les multiples facettes de la peur dans la langue française.

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Comprise dans son acception la plus large, la peur se définit comme une réponse émotionnelle face à un stimulus extérieur. C’est un sentiment d’angoisse vécu par un ou plusieurs individus face à un danger réel ou supposé, une menace. Elle s’illustre chez celui ou celle qui en fait l’expérience par des manifestations physico-psychologiques très paradoxales, parfois primaires, telles qu’un comportement déraisonné, une paralysie, des cris, des tremblements voire un malaise ou, au contraire, un regain d’énergie, une vigueur d’esprit et une disposition au courage. Qu’elle soit vécue de façon intime ou collective, la peur fait souvent fi de toute rationalité et demeure un sentiment ambigu et kaléidoscopique, lié à l’imaginaire et aux croyances d’un individu ou d’une société à une période donnée. Comme l’attestent Damien Boquet et Pyroska Nagy mais aussi Frédéric Chauvaud lorsqu’ils s’interrogent respectivement sur ce phénomène, la peur est une construction sociale qui semble varier et évoluer dans le temps, selon les lieux et les différentes strates composant une société. Profondément instable, fluctuante, elle agit dans un effet de miroir déformant et raconte quelque chose sur le groupe dans lequel elle prend racine. Elle peut être à l’origine d’autres sentiments antithétiques tels que la colère ou la joie et peut prendre des formes multiples allant de la crainte de la mort à la phobie alimentaire. Relayée à l’échelle du collectif par le biais d’une culture orale ou écrite, elle peut même devenir épidémique et exercer une pression sur l’ensemble d’un corps social.

Protéiformes, parfois interprétées selon une « conception magique de l’univers », les peurs humaines peuvent être ordonnées selon deux grandes catégories, qui ne sont toutefois pas excluantes l’une de l’autre :

Les peurs instinctives : elles sont immuables car liées à la nature-même de l’Homme. Selon Jean Delumeau, elles regroupent la peur de l’inconnu, celle de la perte et la peur de la mort – ou l’« innommable » selon Philippe Ariès – et se manifestent dès le plus jeune âge. Ces peurs sont un invariable des sociétés humaines et ont de multiples expressions telles que la crainte de l’obscurité, la peur des étrangers et plus généralement de l’autre, l’effroi provoqué par la présence d’un mort , etc.

Les peurs d’époque : elles sont les conséquences d’événements particuliers comme les catastrophes naturelles, les conflits et les épidémies. Participant à accroitre le sentiment d’insécurité des populations sur une période donnée, ces peurs de type conjecturel se transforment et se réinventent en fonction des époques, des famines de l’époque moderne aux armes nucléaires et chimiques de nos sociétés contemporaines. Elles peuvent être renforcées par la présence d’individus considérés comme mal insérés dans le tissu social (sorcières, meurtriers, voleurs, individus marginaux et marginalisés).

Etudiée au prisme de l’histoire culturelle, la peur peut être observée comme un habitus (théorie de la « pédagogie de l’effroi » d’Alain Corbin entre autres), un outil pédagogique, le sujet d’une mise en récit volontaire dans un souci cathartique d’exorcisation (afin de nommer l’innommable et de le rendre intelligible) ou tout simplement un moyen de se divertir. Elle est amenée à investir le domaine des arts, de la littérature, des arts de la scène et du cinéma, des médias (presse, radio, télévision) ou de la musique. Elle peut être détournée de son sens premier afin de devenir le sujet principal de certaines productions et pratiques culturelles qui n’hésitent pas à la réapproprier et à la mettre en scène tel un moyen de faire face, de « conjurer la peur », à l’image de la fresque réalisée par Ambrogio Lorenzetti pour le Palazzo Pubblico de Sienne. Fille de l’histoire des représentations, l’histoire de la peur est à la fois celle de l’invariabilité et de la réinvention permanente d’un individuel ou d’un collectif à travers les époques. La peur est donc le lieu d’une certaine théâtralité puisqu’elle revêt de multiples visages. Vécue, instrumentalisée, sublimée, esthétisée, transformée de façon consciente ou inconsciente, la peur prend part au jeu des masques entre la période antique et des époques plus contemporaines. Elle se cache ainsi derrière la foudre de Jupiter, signe d’un mauvais présage dans la mythologie romaine ; elle terrifie les populations chrétiennes craignant le verdict du Jugement dernier ; elle se tapit dans l’ombre des bas-fonds au XIXe siècle et elle emprunte même les traits monstrueux de certains personnages légendaires comme Dracula ou Hannibal Lecter, au plus grand bonheur des aficionados de littérature et de cinéma d’épouvante.

Dans une perspective historique large et une approche se voulant culturelle et transdisciplinaire, cette journée d’études entend déconstruire et comprendre les mécanismes naturels et sociaux inhérents au phénomène de la peur, qu’elle soit subie ou voulue. Il s’agira de l’appréhender d’abord comme une émotion, une expérience du sensible et d’analyser les comportements des individus lorsqu’ils y sont confrontés (comment se manifeste-t-elle ? comment les sociétés humaines l’appréhendent-elles et l’expriment-elles ? de quoi a-t-on peur ?) sans oublier de cerner les différents canaux de sa diffusion et de sa propagation (institutions officielles et religieuses, culture orale, cultures profane ou populaire, presse, médias…). Les images, les concepts et les discours sur la peur tendant à diffuser, créer, perpétuer ou même lutter contre certains de ses aspects devront être abordés à travers différentes approches alliant des méthodes d’analyse comparatiste, macro et micro historiques. Il conviendra également de revenir sur les moyens mis en place, à travers les âges, afin de lutter contre ses avatars (comment se rassure-t-on ? comment exorcise-t-on ses peurs ? quelles valeurs sont érigées en modèle face à la peur dans les sociétés humaines ?). Enfin, il faudra traiter la peur dans le sens d’un phénomène de société. Les fantasmes qui lui sont associés et les méthodes cherchant à l’esthétiser seront mis au jour. Les plaisirs de la peur, puisant leur source dans la littérature, les arts, le cinéma, les séries télé ou plus généralement les loisirs seront également étudiés, dans la perspective d’une quête de l’émotion forte, afin de faire tomber tous ses masques. Pour ce faire, cinq axes d’études sont proposés :

1. La peur comme émotion. Ressentir et exprimer la peur

La peur de la mort, la crainte de l’autre, quelles sont les raisons qui nous poussent à ressentir de la peur et comment l’exprime-t-on ? Existe-t-il des peurs universelles et invariables aux sociétés humaines à travers le temps ? A l’inverse, est-ce que certaines peurs ne sont pas spécifiques et ne sont pas le reflet d’une société donnée à un moment précis ? La peur peut-elle être ressentie et perçue différemment selon une classe sociale, un genre ? Comment se manifeste-t-elle, quelles sont ses différentes formes d’expression ? Peut-on parler d’une « culture de l’irrationnel » (Jean Delumeau) ? De l’isolement à la colère, qu’est-ce qui nous fait agir ou, au contraire, nous pétrifie ?

2. D’un outil pédagogique à un moyen de contrôle

Que nous apprend la peur sur nous-mêmes ? Quelle est sa fonction sociale, son rôle dans l’éducation et dans la fabrique de soi ? Peut-on parler de la peur comme d’une expérience au sens empirique voire kantien ? Comment est-elle réinvestie dans un but intéressé par certains pouvoirs et institutions (officielles, religieuses ou profanes – telles que les médias) afin d’exercer un contrôle sur la population ? Quels sont les relais de la peur et quels protagonistes interviennent dans sa diffusion à grande échelle ? Comment est-elle réinvestie, instrumentalisée, afin de servir les intérêts d’un pouvoir, d’une institution ou d’une idéologie ?

3. Lutter contre ses démons et « domestiquer » la peur

Résultat d’une menace connue, comment fait-on pour anticiper nos peurs, pour les « conjurer » (Patrick Boucheron) ? Comment peut-on se rassurer et éviter la réalisation de nos craintes ? Quelles sont les stratégies et pratiques mises en œuvre pour s’en protéger ? Quels héros et quels mythes nous permettent de lutter contre elles ? Comment la peur est-elle expliquée par les sociétés qui la vivent ? Est-elle un marqueur de genre ? Quels moyens permettent de la rendre intelligible ? Peut-on parler d’une médicalisation de la peur ?

4. Une esthétique de la peur

Lorsqu’elle est mise en récit, que ce soit à travers une culture écrite ou orale, les arts, la littérature, la presse ou plus généralement les mots et les images, peut-on parler d’une construction de l’esthétique de la peur ? Comment la peur devient-elle un sujet d’inspiration ? En quoi cette mise en récit participe-t-elle à la rendre fascinante ? Quels courants artistiques et littéraires ont participé à son esthétisation ? Quelles productions y sont liées ?

5. Quand frissonner devient un plaisir. Les loisirs de la peur

Dans quelle mesure la peur est-elle une émotion volontairement recherchée ? Des histoires de fantômes au cinéma d’horreur, en passant par la littérature et les cabinets de curiosité, comment la recherche du frisson devient-elle un plaisir ? Se mettre en danger et ressentir la peur, n’est-ce pas vivre un peu plus fort en s’y confrontant ?

Calendrier :

Retour des propositions au plus tard le : dimanche 24 février 2019
Réponses aux candidats au plus tard le : vendredi 15 mars 2019
Date de la journée d’études : mercredi 15 mai 2019 (à Saint-Quentin-en-Yvelines)

Modalités :

Cette journée d’études se veut pluridisciplinaire et ouverte à différents champs de recherche issus des sciences humaines et sociales (sociologie, anthropologie, psychologie, histoire, histoire de l’art, histoire de la médecine, musicologie, lettres, études théâtrales, études cinématographiques, histoire visuelle, droit, langues, sciences de l’information et de la communication).

Cet appel à communications est ouvert à tous les doctorants et jeunes docteurs ayant soutenu en 2017 et 2018, en France ou à l’étranger.

Les communications se feront en français ou en anglais. Les propositions de communication (500 mots environ) sont à envoyer, accompagnées d’une courte présentation de l’auteur (comprenant le titre, la discipline de la thèse, l’année de soutenance le cas échéant ainsi que l’université ou l’organisme de rattachement) au plus tard le 24 février à l’adresse suivante : doctorants.chcsc@gmail.com.

Source : DYPAC – UVSQ

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Publication – « Sciences du quadrivium au Mont-Cassin Regards croisés sur le manuscrit Montecassino, Archivio dell’Abbazia 318 », dir. Laura Albiero et Isabelle Draelants

Le manuscrit Montecassino, Archivio dell’Abbazia 318 est l’un des témoins les plus extraordinaires de la théorie musicale avant 1100. Copié par une main bénéventaine dans le troisième quart du XIe siècle et entièrement glosé, il est organisé en deux sections, chacune se terminant par un tonaire (une liste d’incipits musicaux classés par mode). Le second tonaire rend compte d’un usage local dont il est le seul témoin subsistant. C’est le cas de plusieurs autres textes de ce volume. S’il s’agit d’un témoin bien connu des musicologues, il n’avait jamais été étudié dans sa globalité. Certains de ses contenus, comme les gloses lexicographiques et les contenus cosmologiques, restaient ignorés. Parmi eux, une mappemonde jamais répertoriée et la plus ancienne copie d’un chapitre du Liber Nemrod sur les abysses.

C’est la raison pour laquelle ce volume collectif recueille des études approfondies sur les multiples aspects du manuscrit, croisant les points de vue des spécialistes de la musique qui se sont déjà illustrés dans son étude, mais aussi les regards neufs d’autres experts de la philologie, de l’histoire culturelle, de la liturgie et de la cosmologie, en conjuguant leurs compétences.

Le volume s’articule autour de cinq points principaux : I. Le manuscrit et son contexte, II. L’héritage d’une tradition scientifique ancienne, III. La théorie musicale, IV. Les aspects liturgiques, V. Les aspects techniques. Il comprend en outre l’édition de plusieurs des textes présents dans le manuscrit, dont les deux tonaires.

Laura Albiero est liturgiste, paléographe et musicologue. Chercheuse associée à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Texte (Paris) et Visiting Fellow à la Bibliothèque Bodléienne (Oxford), elle travaille actuellement à la Bibliothèque nationale de France.

Isabelle Draelants, Directrice de recherche à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes à Paris, est historienne du Moyen Âge, spécialiste de l’histoire de la transmission des connaissances sur la nature.

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Table des matières :

Laura Albiero et Isabelle Draelants, Préface

I. Le manuscrit et son contexte

Laura Albiero (IRHT et B.n.F., Paris): Le manuscrit Montecassino 318: aspects codicologiques et paléographiques
Mariano Dell’Omo (Archivio dell’Abbazia di Montecassino): La biblioteca di Montecassino nell’alto medioevo: una collezione in progress da Teodemaro a Desiderio

II. L’héritage de traditions scientifiques anciennes

Isabelle Draelants (CNRS – IRHT, Paris): La mesure du monde dans le ms. Montecassino 318. Étude, édition et traduction des chapitres cosmologiques (dont un chapitre sur les abysses, les eaux et le fond de la terre tirés du Liber Nemroth)
Jean-Baptiste Guillaumin (Université Paris-Sorbonne): Les extraits de traités de musique tardo-antiques intégrés dans le ms. Montecassino 318

III. La théorie musicale

Christian Meyer (CNRS-CESR Tours): Une anthologie au carrefour des savoirs et des cultures
Angelo Rusconi (Civico Istituto Musicale, Lecco): Il ms. Montecassino 318 e la tradizione di Guido d’Arezzo

IV. Les aspects liturgiques

Luisa Nardini (University of Austin): Regional Musical Culture and the Copying of Mass Chants in the Second Tonary of Ms. Montecassino 318
Alejandro Planchart (University of California): The Proses in the Second Tonary of Ms. Montecassino 318
Bibiana Vergine (Princeton University): The Hymns in the Second Tonary of Ms. Montecassino 318
Laura Albiero: « Ita facit romana ecclesia »: un ordinaire de Rome pour le Mont-Cassin

V. Les aspects techniques

Anne Grondeux (CNRS, Université Paris 13): Note sur les gloses du manuscrit Montecassino 318
Matthew Peattie (University of Cincinnati): Neumatic Notation in Ms. Montecassino 318

Annexes

Laura Albiero, Édition des Tonaires

Index des manuscrits
Liste biographique des contributeurs

Informations pratiques :

Sciences du quadrivium au Mont-Cassin Regards croisés sur le manuscrit Montecassino, Archivio dell’Abbazia 318, dir. Laura Albiero et Isabelle Draelants, Turnhout, Brepols, 2019 (Bibliologia, 51). 494 p., 14 b/w ill. + 1 colour ill., 72 b/w tables, 216 x 280 mm. ISBN: 978-2-503-57828-6. Prix : 95 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Polythesis. Filologia, Interpretazione e Teoria della letteratura (numéro 1)

La revue Polythesis. Filologia, Interpretazione e Teoria della letteratura veut étendre à la communauté scientifique internationale le débat interdisciplinaire développé, durant ces dernières années, au sein du “Centro di antropologia del testo” et du programme de doctorat en “Studi linguistici, filologici e letterari” de l’Université de Macerata, les deux dirigés par Massimo Bonafin.

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En continuité avec ces expériences, la revue propose d’entamer une réflexion théorique et méthodologique autour de deux noyaux thématiques : d’une part les rapports entre les sciences littéraires et les sciences humaines, et d’autre part les conditions poétiques et historico-culturelles pour un dialogue entre la littérature médiévale et la littérature moderne et contemporaine.

La revue accueillera des contributions qui s’intéressent à la production littéraire du Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine, sans limitations quant aux méthodologies d’analyse. La priorité sera toutefois accordée aux propositions qui, sans renoncer à la rigueur de la connaissance spécialisée, s’inscriront dans des cadres de grande envergure théorique et comparative, capables de contribuer au dialogue intersectoriel.

Nous signalons ici, dans une liste qui n’a aucun caractère contraignant, quelques domaines de recherche potentiels :

– Notions de forme, style, structure : une réponse au cultural turn ?
– Imitation / mimèsis : nouvelles perspectives en temps de crise des études littéraires
– Philologie et philosophie : une confrontation épistémologique
– Anthropologie de la littérature / anthropologie littéraire : définition d’une discipline
– Réception, réutilisation, réactivation de thèmes et motifs de la culture médiévale dans les productions
artistiques modernes et contemporaines
– Moyen Âge et postmodernité : ressemblances et retours
– Refonctionnalisations de mythes, archétypes, figures, motifs de l’imaginaire
– Problèmes et méthodologies de la traduction dans une perspective interculturelle
– Narration et performance
– Fluidité et actualité des genres littéraires
– Intermédialité : interaction entre les texte et les autres langages sensoriels
– Typologies de l’auctorialité : de l’anonymat au droit d’auteur, de la formule stéréotypée au style individuel
– Internet : la culture populaire au XXIe siècle
– La philologie romane, une approche comparatiste pour l’Europe
– Littérature globale

Polythesis est une revue digitale Open Access publiée annuellement sur le site de l’Université de Macerata (http://riviste.unimc.it/index.php/polythesis/). Les propositions seront soumises à relectures à double insu selon les modalités consultables sur le site. Les textes (longueur maximum : 50.000 caractères, espaces compris), rédigés selon les normes de publication disponibles sur le site, devront être envoyés à l’adresse email suivante : redazione.polythesis@unimc.it.

Les propositions pour le premier numéro devront parvenir à la rédaction au plus tard le 30 avril 2019.

Plus d’informations sur le site de la revue : https://riviste.unimc.it/index.php/polythesis/index.

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Publication – « La pensée sérielle du Moyen Âge aux Lumières », éd. Anne-Marie De Gendt et Alicia C. Montoya

La pensée sérielle : du Moyen Age aux Lumières se propose d’étudier le phénomène discursif de la série, du Moyen Age à la première modernité. Le volume enrichit nos connaissances sur la façon dont la notion de série – actualisée entre autres sous la forme des sept vices et vertus, des cinq sens, de l’hexaëmeron – a été pensée et mise en forme dans les écrits philosophiques et littéraires et, de manière moins exhaustive, dans la peinture et la musique. Une réflexion méthodologique et théorique introduit le volume, offrant de nouvelles pistes scientifiques.

Anne-Marie De Gendt est maître de conférences à l’Université de Groningen. Elle a écrit L’Art d’éduquer les nobles damoiselles (Champion, 2003) ainsi que maints articles sur les representations textuelles et visuelles des cinq sens en Europe prémoderne.

Alicia C. Montoya est professeur de littérature française à l’université Radboud, Nimègue. Elle est l’auteur de Medievalist Enlightenment : From Charles Perrault to Jean-Jacques Rousseau (2013) et de Marie-Anne Barbier et la tragédie post-classique (2007).

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Table des matières :

Notices sur les auteurs

Introduction – Anne-Marie De Gendt et Alicia C. Montoya
Penser la sérialité, de l’Antiquité au XVIIIe siècle – Enrico Nuzzo

Partie 1

Pensée sérielle au Moyen Age, de la tradition chrétienne aux listes profanes

L’Origine du monde à l’épreuve de la série : variations sur l’hexaëmeron (XIIe-XIIIe siècles) – Emilie Deschellette
Les Recueils de distinctions bibliques et leur structure : quelques réflexions Iolanda Ventura

Cithares à géométrie variable dans les exégèses médiévales des Psaumes ou comment la pensée sérielle crée l’instrument de musique – Jean-Marie Fritz
Musica et Natura dans les manuscrits enluminés des XIIIe et XIVe siècles : une pensée sérielle en images ? – Martine Clouzot
Les Neuf Preux: vie d’une liste à la fin du Moyen Age – Anne Salamon

Partie 2

Nouvelles organisations du savoir profane durant la première modernité

Penser l’histoire littéraire au Moyen Age: les listes d’auteurs – Madeleine Jeay
Art et Science : le défilé des animaux dans L’Arche de Noé sur le Mont Ararat, peinture de Simon De Myle (1570) – Paul J. Smith
Faire l’inventaire des rues, quartiers et types. Conceptions sérielles de la ville dans les représentations de Madrid à la fin du XVIe siècle – Konstantin Mierau
Pensée sérielle et pensée encyclopédique : l’esprit de combinaison et l’ordre naturel des idées selon Leibniz et les encyclopédistes – Claire Fauvergue

Partie 3

Continuités : Vices et Vertus et l’ordre du monde, du Moyen Age aux Lumières

« Venez les bénis … venez les maudits » : Permanence des listes de vices et de leurs vertus contraires dans la morale occidentale (Moyen Age – première modernité) – Richard G. Newhauser
Dame Vice ou Dame Sens? Correspondances sérielles au seuil de la Renaissance – Anne-Marie De Gendt
La Pensée sérielle dans le théâtre de Calderón – Didier Souiller
Multiplier les vices à l’époque des philosophes : « nature » ou géométrie (Loquet, Sade) ? – Alicia C. Montoya

Informations pratiques :

La pensée sérielle du Moyen Âge aux Lumières, éd. Anne-Marie De Gendt et Alicia C. Montoya, dans C.R.I.N.: Cahiers de recherche des instituts néerlandais de langue et de littérature française, Volume: 65, Brill / Rodopi. Publication Date: 13 December 2018. ISBN: 978-90-04-38600-6.

Source : Fabula

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Publication – Elisabeth van Houts, « Married Life in the Middle Ages, 900-1300 »

Married Life in the Middle Ages, 900-1300 contains an analysis of the experience of married life by men and women in Christian medieval Europe, c. 900-1300. The study focusses on the social and emotional life of the married couple rather than on the institutional history of marriage, breaking it into three parts: Getting Married – the process of getting married and wedding celebrations; Married Life – the married life of lay couples and clergy, their sexuality, and any remarriage; and Alternative Living – which explores concubinage and polygyny, as well as the single life in contrast to monogamous sexual unions.

In this volume, van Houts deals with four central themes. First, the tension between patriarchal family strategies and the individual family member’s freedom of choice to marry and, if so, to what partner; second, the role played by the married priesthood in their quest to have individual agency and self-determination accepted in their own lives in the face of the growing imposition of clerical celibacy; third, the role played by women in helping society accept some degree of gender equality and self-determination to marry and in shaping the norms for married life incorporating these principles; fourth, the role played by emotion in the establishment of marriage and in married life at a time when sexual and spiritual love feature prominently in medieval literature.

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Elisabeth van Houts, Honorary Professor in European Medieval History, University of Cambridge

Elisabeth van Houts was born in the Netherlands. She received her doctorate from the University of Groningen (Netherlands) in 1982. Since 1984, she has lived and worked in Cambridge where she teaches medieval history,and has been a Fellow of Emmanuel College since 1997. The University of Cambridge awarded her a DLitt (a higher doctorate) in 2001 and the title of Honorary Professor in European Medieval History in 2011. van Houts has published widely on Anglo-Norman history, the history of women and gender, and medieval historiography and memory.

Table des matières :

Introduction

Part I: Getting Married
1: Making of marriage
2: Wedding celebrations

Part II: Married Life
3: Sexuality and Love
4: Authority and Collaboration
5: End of Marriage and Remarriage
6: Clerical marriages

Part III: Alternative Living
7: Living with one or more partners
8: Single life

Conclusion
Bibliography

Informations pratiques :

Elisabeth van Houts, Married Life in the Middle Ages, 900-1300, Oxford, Oxford University Press, 2019 (Oxford Studies in Medieval European History). 320 Pages | 3 black and white images. 234x156mm. ISBN: 9780198798897. Prix : 65 £.

Source : Oxford University Press

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Publication – Pierre Dubois, « De la reconquête de la Terre sainte. Suivi de De l’abrègement des guerres et procès du Royaume des Francs », trad. et comm. Marianne Saghy, Alexis Léonas, Pierre-Anne Forcadet

Paix universelle, création d’une union européenne, établissement d’un tribunal d’arbitrage international, cessation des guerres et fin des litiges, une armée paneuropéenne pour pacifier le Proche-Orient, la papauté réduite au rôle de guide spirituel suite au démantèlement des États du Pape, sécularisation des biens ecclésiastiques, promotion des femmes dans l’éducation, formation de femmes-chirurgiens, enseignement des langues orientales – autant de projets qui seraient d’actualité aujourd’hui encore, mais qui datent de 1307 !Le présent volume vise à faire connaître au lecteur les plus importants écrits politiques du légiste normand Pierre Dubois (c. 1255 – c. 1321), De la reconquête de la Terre Sainte et De l’abrègement des guerres et procès du royaume des Francs.Sa vision de reconquête de la Terre Sainte lui suggère une série de réformes touchant à tous les aspects de la vie de la chrétienté : de l’établissement de la paix universelle et la réforme des rapports entre l’Église et l’État, jusqu’à la fondation d’écoles de type nouveau.

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Table des matières :

AVANT-PROPOS

PIERRE DUBOIS. DE LA RECONQUÊTE DE LA TERRE SAINTE

INTRODUCTION par Marianne Sághy et Alexis Léonas
I. Repères biographiques
II. Dubois et les légistes du roi
III. Les projets de croisade autour de l’an 1300
IV.1. Le texte du De recuperatione
IV.2. De Recuperatione Terre Sancte : présentation analytique
1. L’exposition du problème : les obstacles à la reconquête de la Terre Sainte
2. La solution (1) : la paix universelle et ses instruments
3. La future croisade et l’organisation de la Terre Sainte reconquise
4. La solution (2) : la réforme de l’Église
5. La solution (3) : un nouveau système de l’éducation
6. La solution (4) : un nouveau système du droit
7. Récapitulation et conclusion
8. Le début d’un nouveau mémoire
9. Critique du service militaire sous Philippe le Bel
10. Critique de la politique monétaire de Philippe le Bel
11. La reconquête de la Terre Sainte permettra de résoudre les problèmes actuels
12. Considérations finales : la France est le chef naturel des croisades, mais la sécurité du roi n’en est pas moins importante
V. La pensée politique de Pierre Dubois
1. Une logique scolastique
2. La paix universelle : vis bellum, para pacem
3. La réforme de l’Église
4. De la politique à l’éducation

DE LA RECONQUÊTE DE LA TERRE SAINTE – TEXTE ET TRADUCTION

PIERRE DUBOIS. DE L’ABRÈGEMENT DES GUERRES ET PROCÈS DU ROYAUME DES FRANCS

INTRODUCTION par Pierre-Anne Forcadet
I. Présentation
II. L’originalité du De abreviatione
III. Présentation analytique
IV. Établissement du texte latin et de la traduction

DE L’ABRÈGEMENT DES GUERRES ET PROCÈS DU ROYAUME DES FRANCS – TEXTE ET TRADUCTION

BIBLIOGRAPHIE

Informations pratiques :

Pierre Dubois, De la reconquête de la Terre sainte. Suivi de De l’abrègement des guerres et procès du Royaume des Francs, trad. et comm. Marianne Saghy, Alexis Léonas, Pierre-Anne Forcadet, Paris, Les Belles Lettres, 2019 (Bibliothèque scolastique, 14). LXVIII + 540 pages. Livre broché. 12.6 x 19 cm. ISBN : 9782251448794. Prix : 65 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Offre d’emploi – Tentoonstellingscoördinator Oude Kunst (M – Museum Leuven)

M – Museum Leuven zoekt een Tentoonstellingscoördinator Oude Kunst (m/v/x). Alle informatie over de functie vind je in deze advertentietekst. Een uitgebreide functiebeschrijving en het verloop van de selectieprocedure vind je in deze brochure. Interesse? Vul dan het kandidaatstellingsformulier in (verplicht via deze link) en mail een kopie van je diploma naar sollicitatiesM@leuven.be uiterlijk op zondag 10 februari 2019.

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Source : M – Museum Leuven

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Publication – Laurent Hablot, « Manuel d’héraldique et d’emblématique médiévale. Des signes, une société, comprendre les emblèmes du Moyen Âge (XIIe-XVIe siècles) »

Les décors héraldiques et emblématiques qui ornent encore châteaux, abbayes et maisons du Moyen Âge et de la période moderne, interpellent souvent l’observateur, qu’il soit amateur, étudiant ou même historien chevronné. à la fois séduits et intrigués par ces signes graphiques aussi esthétiques qu’étranges, les passionnés sont souvent décontenancés par l’apparente complexité de ces compositions, les termes techniques qui servent à les décrire ou encore les multiples interprétations qu’elles génèrent. Quel paradoxe pour des signes précisément créés pour communiquer, faire connaître et comprendre ! L’objectif de ce manuel, est de rendre accessibles à tous les innombrables informations que nous livrent les emblèmes du Moyen Âge, de faire partager au plus grand nombre les approches renouvelées de ces signes fascinants.

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Cet ouvrage synthétique, fondé sur des analyses de sources et de cas pratiques appréhendés dans leurs contextes, sans négliger les fondamentaux du blason et une lecture théorique de ces emblèmes, propose une approche dynamique de l’emblématique vécue. Richement illustré, il offre les outils nécessaires pour décrypter non seulement les armoiries, mais aussi les cimiers, cris de guerre et devises.

Informations pratiques :

Laurent Hablot, Manuel d’héraldique et d’emblématique médiévale. Des signes, une société, comprendre les emblèmes du Moyen Âge (XIIe-XVIe siècles), Presses Universitaires François Rabelais, Tours, 2019. 334 pages. ISBN : 9782869066892. Prix : 29 euros.

Source : Presses Universitaires François Rabelais

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Appel à contribution – Athens Medieval Culture and War: Transformation, Renovation, Continuity

27–29 June 2019

It is an undeniable fact of human history that war has been on many occasions and in many different historical contexts a powerful stimulus for innovations and change in culture, politicals, and thought. During periods of transition warfare had a crucial role in medieval societies. Following previous meetings in Leeds (2016), Lisbon (2017) and Brussels (2018) the 2019 Medieval Culture and War Conference will be held in Athens in the Department of History and Archaeology of the National and Kapodistrian University of Athens (NKUA). The conference will focus on ‘Transformation, Renovation, and Continuity’. To further promote the research of medieval war, this conference will investigate the above-mentioned questions through varied and interdisciplinary historical, archaeological, literary, sociological, cultural, and art historical approaches.

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Papers will engage with such topics as:
– Literary imagination, rituals, dramatic activity, sentiments, behaviors, concepts, archeological, and art
– War in theory and practice, secular and religious theoretical aspects, protests and revolts, warfare organisation,
ideology, and legitimate and illegitimate violence from a literary historical perspective
– Urban protests, revolts and urban space as a contested space
– Gender and warfare
– Diplomacy, power relations and relations between East and West

The conference will include keynote presentations and a guided visit to the Christian and Byzantine Museum. The working language of the conference is English. Registration fee will be €25.

Please submit a 300 word abstract for a 20 minute paper or for sessions of three papers or debates, along with a biographical note of 150 words, to athenscultureandwar@gmail.com by 3 March 2019. We particularly encourage the participation of early career researchers and doctoral candidates. A publication of selected papers is planned.

Organised by Dr Marilia Lykaki and Dr Marios Dimitriadis, with the institutional help of the Prof. Katerina Nikolaou and Prof. Nikoletta Giantsi, and in conjunction with the Steering Committee.

athenscultureandwar@gmail.com | https://cultureandwarconference.wordpress.com | @MedvCultureWar

Source : Academia.edu

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