Publication – Hans Hummer, « Visions of Kinship in Medieval Europe »

What meaning did human kinship possess in a world regulated by Biblical time, committed to the primacy of spiritual relationships, and bound by the sinews of divine love? In the process of exploring this question, Hans Hummer offers a searching re-examination of kinship in Europe between late Roman times and the high middle ages, the period bridging Europe’s primitive past and its modern future. Visions of Kinship in Medieval Europe critiques the modernist and Western bio-genealogical and functionalist assumptions that have shaped kinship studies since their inception in the nineteenth century, when Biblical time collapsed and kinship became a signifier of the essential secularity of history and a method for conceptualizing a deep prehistory guided by autogenous human impulses. Hummer argues that this understanding of kinship is fundamentally antagonistic to medieval sentiments and is responsible for the frustrations researchers have encountered as they have tried to identify the famously elusive kin groups of medieval Europe. He delineates an alternative ethnographic approach inspired by recent anthropological work that privileges indigenous expressions of kinship and the interpretive potential of native ontologies. This study reveals that kinship in the middle ages was not biological, primitive, or a regulator of social mechanisms; nor was it traceable by bio-genealogical connections. In the Middle Ages, kinship signified a sociality that flowed from convictions about the divine source of all things and which wove together families, institutions, and divinities into an expansive eschatological vision animated by ‘the most righteous principle of love’.

Capture d_écran 2018-05-16 à 22.48.08

Hans Hummer, Associate Professor of History, Wayne State University

Hans Hummer was born in Oklahoma and raised in Kansas. He completed his doctorate at UCLA in 1997, and in 1999 he joined the history faculty at Wayne State University, where he teaches medieval European and world history. He has published articles on the political and social history of early medieval Europe in Deutsches Archiv, Early Medieval Europe, and Francia. In 2007 the Society for French Historical Studies recognized his book Politics and Power in Early Medieval Europe: Alsace and the Frankish Realm 600-1000 with the David Pinkney Award, granted annually to the most distinguished book in French history published by a North American scholar.

Table des matières :

Introduction
Part I: Unwinding
1: The Modernity of Kinship
2: Germanist Scholarship and the Kinship Enterprise
3: Disambiguation in the Twentieth Century
Part II: Rewinding
4: The Made and the Given, the Carnal and the Spiritual
5: Kinship in the City
Part III: Revealing
6: The Sanctity of Kinship
7: ‘More Noble by Sanctity’
8: The Nature of Things
9: Families in Trust
10: ‘The Genealogical Unity of Mankind’
Conclusion: The Magic of Kinship
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Hans Hummer, Visions of Kinship in Medieval Europe, Oxford, Oxford University Press, 2018. 400 Pages, 234x156mm. ISBN: 9780198797609. Prix : 65,00 £

Source : Oxford University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Frans Doperé, « Dater les édifices du Moyen Âge par la pierre taillée »

Pouvoir dater les maçonneries d’une cathédrale, d’une abbatiale, d’une église paroissiale, voire d’un château fort ou d’une maison d’époque médiévale restera toujours une des préoccupations majeures de l’archéologue du bâti. Il existe des méthodes bien connues comme l’analyse des comptes de construction (s’ils subsistent), les études comparatives architecturales et stylistiques (si elles sont suffisamment fiables), la dendrochronologie (si le bois est contemporain des maçonneries), mais rien ne vaut évidemment une chronologie relative ou absolue livrée par les pierres mêmes et par les techniques de taille en particulier.

Cet ouvrage, qui couvre la Belgique, le nord et le centre de la France, ainsi que la Bourgogne, présente l’évolution des techniques de taille de différents types de pierres entre le Xe et le XVIe siècle. Cette analyse est basée sur 370 édifices dont chaque élément chronologiquement distinctif est listé dans neuf bases de données, dont sont tirés des tableaux de synthèse, instruments de travail spécialement conçus pour l’archéologue et indispensables pour lui apprendre à proposer des datations pour ses maçonneries en cours d’étude.

Ouvrage de référence, il est le seul dans son domaine qui combine l’aspect d’un manuel de travail avec celui d’un ouvrage scientifique innovateur.

L’étude de la distribution géographique des techniques de taille a permis non seulement d’esquisser l’évolution des techniques de taille sur tout le territoire étudié, mais aussi de définir des zones d’innovations, de migrations, d’interactions, de transferts technologiques, tout cela solidement étayé par un nombre exceptionnellement élevé d’édifices étudiés, comparé à d’autres recherches publiées.

Public cible : Cet ouvrage s’adresse tout particulièrement aux archéologues du bâti, aux archéologues de terrain, aux responsables pour le patrimoine, aux étudiants en archéologie avec un intérêt pour le bâti. Il sera également précieux pour toute personne intéressée par l’architecture médiévale et ses aspects techniques, en particulier les techniques de taille des pierres, la datation des maçonneries et l’évolution des chantiers de construction.

_lc_prec04

Frans Doperé est Docteur en Sciences. Depuis 1977, il s’est spécialisé dans l’architecture médiévale et plus spécifiquement dans les aspects techniques de celle-ci. En 1991, il constate que les traces laissées par les tailleurs de pierres sur les calcaires gréseux peuvent contribuer à l’établissement de la chronologie d’un chantier médiéval en Brabant. Suivent ensuite, d’une part, la mise au point d’autres chronologies des techniques de taille dans le patrimoine architectural de la Belgique d’abord, ensuite aussi pour la France et, d’autre part, l’étude innovatrice de leur distribution géographique. Frans Doperé enseigne sa méthode de travail dans le groupe de recherches archéologie de la KU Leuven.

Ont également collaboré à cet ouvrage :

Mathieu Lejeune s’est spécialisé très tôt dans l’architecture des flèches en pierre du Moyen Âge. Il achève actuellement une thèse portant sur la flèche de la cathédrale de Senlis (XIIIe siècle), durant laquelle il a été amené à réfléchir sur l’évolution des techniques de taille au sein de la cathédrale. Dans le cadre d’une collaboration étroite avec Frans Doperé, ces premières observations ont pu être approfondies, explicitant ainsi les différentes phases chronologiques de l’édifice.

Francis Tourneur est Docteur en Sciences. Recherches (UCL) en paléontologie des invertébrés (coraux fossiles du Primaire). Depuis un quart de siècle, animation de l’association « Pierres et Marbres de Wallonie » pour la promotion des produits lithiques régionaux. Membre de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles (chambre régionale, section monuments) et de la Commission consultative pour le Patrimoine mobilier (Wallonie-Bruxelles). Chargé d’enseignement en Faculté d’Architecture de l’Université de Liège, professeur invité au Centre Lemaire (KU Leuven) et chargé de formations au Centre des métiers du patrimoine « la Paix-Dieu » à Amay et au « Pôle de la Pierre » à Soignies.

Table des matières :

Préface
Remerciements
Introduction

==Première partie. — Les outils et les techniques de taille
1 Parements éclatés et pierres équarries
2 Les étapes de la taille d’une pierre – la ciselure périmétrique
3 Les outils au taillant droit (marteau taillant, polka, charrue)
4 Les outils au taillant denté (bretture, gradine, ciseau grain d’orge)
5 Les outils au taillant pointu (pic de tailleur de pierre, broche de tailleur de pierre, bédane)
6 Comment observer les traces des techniques de taille ?

==Deuxième partie. — Les techniques de taille sur les calcaires et grès en Île-de-France, dans le nord de la France et en Bourgogne
7 Le contexte géologique des calcaires et grès en Île-de-France, dans le nord de la France et en Bourgogne
8 L’évolution des techniques de taille sur les calcaires et grès en Île-de-France, dans le nord de la France et en Bourgogne

==Troisième partie. — Les techniques de taille sur les pierres de Tournai
9 Le contexte géologique des pierres de Tournai
10 L’évolution des techniques de taille sur les pierres de Tournai

==Quatrième partie. — Les techniques de taille sur les pierres blanches brabançonnes et flamandes
11 Le contexte géologique des pierres blanches brabançonnes et flamandes
12 L’évolution des techniques de taille sur les pierres blanches brabançonnes et flamandes

==Cinquième partie. — Les techniques de taille sur les grès ferrugineux
13 Le contexte géologique des grès ferrugineux
14 L’évolution des techniques de taille sur les grès ferrugineux

==Sixième partie. — Les techniques de taille sur les grès houillers et les grès famenniens
15 Le contexte géologique des grès houillers et des grès famenniens
16 L’évolution des techniques de taille sur les grès houillers et les grès famenniens

==Septième partie. — Les techniques de taille sur les calcaires dévoniens et carbonifères
17 Le contexte géologique des calcaires dévoniens et carbonifères
18 L’évolution des techniques de taille sur les calcaires dévoniens et carbonifères

==Huitième partie. — Les techniques de taille sur les grès quartzitiques tertiaires (Brabant)
19 Le contexte géologique des grès quartzitiques tertiaires
20 L’évolution des techniques de taille sur les grès quartzitiques tertiaires (Brabant)

==Neuvième partie. — Les techniques de taille sur les grès quartzitiques tertiaires (Hainaut)
21 Le contexte géologique des grès quartzitiques tertiaires
22 L’évolution des techniques de taille sur les grès quartzitiques tertiaires (Hainaut)

==Dixième partie. — Les techniques de taille sur les grès rhénans et mosellans, et sur d’autres roches magmatiques
23 Le contexte géologique des grès rhénans et mosellans, et d’autres roches magmatiques
24 L’évolution des techniques de taille sur les grès rhénans et mosellans, et sur d’autres roches magmatiques

==Onzième partie. — Conclusions chronologiques et géographiques
25 La spécificité de cet ouvrage : le grand nombre de points d’observation
26 Le remplacement du taillant droit par le taillant denté en France et en Belgique aux XIIe et XIIIe siècles
27 L’apparition du taillant droit au XIIe siècle et son utilisation en Brabant et au Limbourg jusqu’au milieu du XVe siècle
28 L’utilisation des outils pointus sur les calcaires dans la région mosane à partir du dernier quart du XIIe siècle
29 L’effacement des traces d’outils médiévaux à partir du XVe siècle en France et le remplacement des techniques de taille médiévales par le ciseau entre le troisième quart du XIVe siècle et le milieu du XVe siècle en Belgique
30 Le cas particulier des grès quartzitiques tertiaires
31 Les interactions entre zones technologiques, les transferts de techniques de taille, la circulation des hommes, les échanges entre les hommes
32 L’étude des techniques de taille, un outil puissant pour suivre l’évolution d’un chantier

Résumé / Samenvatting / Zusammenfassung / Summary
Glossaire
Notes
Liste des édifices
Index
Bibliographie
Liste et crédits des illustrations

Informations pratiques :

Frans Doperé, Dater les édifices du Moyen Âge par la pierre taillée, Paris, Éditions Safran, 2018 (Coll. Précisions, 4). 540 pages, en couleurs. ISBN: 978-2-87457-104-6 | EAN: 9782874571046. Prix : 89 euros (69 euros en souscription).

Source : Éditions Safran

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – Teaching Fellow in Medieval History (University of Leeds)

Are you an academic with proven abilities to carry out research-led teaching in medieval history, with a particular focus on the central and later Middle Ages? Do you have the ability to motivate and inspire students? Are you keen to contribute to the world-class Institute for Medieval Studies ?

You will carry out teaching in Medieval History, with a particular focus on the history of the Crusades.

You will have a PhD in Medieval History or a cognate discipline (or be close to submission) and relevant teaching experience.

2000px-University_of_Leeds_Logo.svg

To explore the post further or for any queries you may have, please contact: 

Professor Simon Hall, Head of School of History

Tel: +44 (0)113 343 3596, email: s.d.hall@leeds.ac.uk

Professor Emilia Jamroziak, Director of the Institute for Medieval Studies

Tel: +44 (0)113 343 3592, email: e.m.jamroziak@leeds.ac.uk

Location:  Leeds – Main Campus
Faculty/Service:  Faculty of Arts, Humanities & Cultures
School/Institute:  School of History
Category:  Teaching
Grade:  Grade 7
Salary:  £32,548 to £38,833 p.a.
Working Time:  100%
Post Type:  Full Time
Contract Type:  Fixed Term (to commence 1 August (or as soon as possible thereafter) with the end date of 31 August 2019)
Closing Date:  Friday 15 June 2018
Reference:  AHCHI1013
Downloads:  Candidate Brief
Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Publication – « Le Dit des trois morts et des trois vifs Éditions, traductions et études des versions médiévales (essai de ‘translatio’ collective) », éd. Claudio Galderisi et Jean-Jacques Vincensini

A travers le chapitre introductif, les présentations des différentes sections, les glossaires et les brèves études linguistiques ainsi que l’étude des expressions formulaires, ce voliume offre un tableau à la fois synthétique et analytique de la diffusion du Dit des trois morts et des trois vifs et permettent de mieux comprendre ses variantes et ses typologies.

Le présent ouvrage a pour ambition d’aborder tous les aspects théoriques et pratiques de la traduction intralinguale et interlinguale d’un texte poétique et d’un motif théologique qui a eu une circulation et une productivité, aussi bien textuelle qu’iconographique, extraordinaires au Moyen Âge : Le Dit des trois morts et des trois vifs.

Le choix de ce texte, qui présente, par-delà ses variantes et ses typologies, une structure narrative et une fonction d’exemplarité religieuse constantes et facilement reconnaissables par le lecteur médiéval, a ainsi constitué le point d’équilibre du présent travail. L’ouvrage, original dans sa méthode et ses visées, propose aussi bien une étude littéraire et historique du motif des trois morts et des trois vifs, qu’un accès aux différentes versions médiévales du texte, une réflexion traductologique tout autant qu’une tentative de restitution poétique.

dIS-9782503579726-1

Claudio Galderisi, professeur de langues et littératures de la France médiévale à l’Université de Poitiers (CESCM). Il a dirigé entre autres les trois volumes des Translations médiévales. Cinq siècles de traductions en français au Moyen Âge (XIe-XVe s.) (Brepols, 2011).

Jean-Jacques Vincensini est professeur de langue et littératures médiévales à l’Université de Tours (CESR). Il a édité et traduit notamment les Romans de Mélusine de Jean d’Arras et de Couldrette et prépare l’édition et la traduction de l’Escoufle de Jean Renart.

Table des matières :

1. Vers et envers d’un séminaire sur la traduction intralinguale: l’exemplum des Trois morts et vifs, par Claudio Galderisi
2. Les Trois Morts et les trois vifs : tour d’horizon, par Caroline Lambert
3. Section « française »
a. Présentation, par Jean-Jacques Vincensini
b. Édition et traduction, dir. Claudio Galderisi, Pierre-Marie Joris, Cinzia Pignatelli, Jean-Jacques Vincensini, avec la collab. de Vladimir Agrigoroaei et Estelle Dupuy
c. Présentation du glossaire, par Cinzia Pignatelli
d. Glossaire, par Mickaël Dechaine, sous dir. Cinzia Pignatelli
4. Section anglaise, par Karine Guibert † et Corinne Lamour, sous dir. Stephen Morrison
a. Présentation, par Stephen Morrison
b. Édition du texte et traductions
c. Glossaire
5. Section italienne, par Alessia Chapel, sous dir. Cinzia Pignatelli et Claudio Galderisi
a. Présentation
b. Édition et traductions en italien et en français
6. Section latine, par Chiara Cracco, sous dir. Vladimir Agrigoroaei, Pierre-Marie Joris et Claudio Galderisi
a. Présentation d’édition, par Vladimir Agrigoroaei
b. Présentation de la traduction
c. Édition et traduction
7. Innovation et reprise dans Les Trois morts et les trois vifs : un motif en quête d’une structure, par Caroline Lambert et Vladimir Agrigoroaei
8. Annexe
Edition et traduction de l’allemand, par Sara Gisselbaek avec la collaboration de Pierre-Marie Joris
9. Postface, par Jean-Claude Schmitt

Informations pratiques :

Claudio Galderisi et Jean-Jacques Vincensini (éd.), Le Dit des trois morts et des trois vifs Éditions, traductions et études des versions médiévales (essai de ‘translatio’ collective), Turnhout, Brepols, 2018 (Bibliothèque de Transmédie, 6). 216 p., 5 b/w ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57972-6. Prix : 65 euros.

Source : Brepols

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « The Idea of the Gothic Cathedral Interdisciplinary Perspectives on the Meanings of the Medieval Edifice in the Modern Period », ed. Stephanie A. Glaser

Central to many medieval ritual traditions both sacred and secular, the Gothic cathedral holds a privileged place within the European cultural imagination and experience. Due to the burgeoning historical interest in the medieval past, in connection with the medieval revival in literature, visual arts, and architecture that began in the late seventeenth century and culminated in the nineteenth, the Gothic cathedral took centre stage in numerous ideological discourses. These discourses imposed contemporary political and aesthetic connotations upon the cathedral that were often far removed from its original meaning and ritual use.

This volume presents interdisciplinary perspectives on the resignification of the Gothic cathedral in the post-medieval period. Its contributors, literary scholars and historians of art and architecture, investigate the dynamics of national and cultural movements that turned Gothic cathedrals into symbols of the modern nation-state, highlight the political uses of the edifice in literature and the arts, and underscore the importance of subjectivity in literary and visual representations of Gothic architecture. Contributing to scholarship in historiography, cultural history, intermedial and interdisciplinary studies, as well as traditional disciplines, the volume resonates with wider perspectives, especially relating to the reuse of artefacts to serve particular ideological ends.

dIS-9782503568133-1

Table des matières :

Introduction: The Medieval Edifice in the Modern Period — STEPHANIE A. GLASER

Part I — The Cathedral and the Nation

The Moorish-Gothic Cathedral: Invention, Reality, or Weapon? — MATILDE MATEO
Acting Medieval, Thinking Modern, Feeling German — MICHAEL J. LEWIS
L’Histoire d’une cathédrale: Viollet-le-Duc’s Nationalist Pedagogy — ELIZABETH EMERY
The Gothic Cathedral and Historiographies of Space — KEVIN D. MURPHY

Part II — The Cathedral between Art and Politics

The Anarchist Cathedral — MAYLIS CURIE
L’Imaginaire de la cathédrale à l’épreuve de la Grande Guerre — JOËLLE PRUNGNAUD
Church, Nation, and ‘The Stones of France’ — RONALD R. BERNIER

Part III — The Cathedral in the Arts

Patterns of Behaviour Architectural Representation in the Romantic Period — KLAUS NIEHR
Frozen Music and Symphonies in Stone. Gothic Architecture and the Musical Analogy: Intersecting Trajectories in German and French Thought from the Eighteenth through the Nineteenth Centuries — STEPHANIE A. GLASER
Délires opiomanes et gothicomanes de Thomas De Quincey à Wilfred Sätty — JEAN-MICHEL LENIAUD
The Cathedral as Time Machine: Art, Architecture, and Religion — RICHARD UTZ

Select Bibliography
Index

Informations pratiques :

Stephanie A. Glaser (ed.), The Idea of the Gothic Cathedral Interdisciplinary Perspectives on the Meanings of the Medieval Edifice in the Modern Period, Turnhout, Brepols, 2018 (Ritus et Artes, 9). XVIII+375 p., 68 b/w ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-56813-3. Prix : 100 euros.

Source : Brepols

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « La pierre dans l’Antiquité et au Moyen Âge en Lorraine. De l’extraction à la mise en œuvre », éd. Karine Boulanger et Cédric Moulis

En partant du constat de la richesse sous-exploitée du patrimoine lapidaire et bâti lorrain, cet ouvrage collectif établit un premier bilan sur l’économie de la pierre en Lorraine pour les périodes gallo-romaines et médiévales. Il présente les résultats d’un projet collectif de recherche (PCR) qui a vu le jour en 2008 et livre des données inédites concernant les modes d’extraction, de transport ou de mise en œuvre du calcaire et du grès. Il fédère des chercheurs de l’Université de Lorraine, de l’Inrap, du CNRS et de différentes institutions ou associations autour d’une quarantaine de sites étudiés dans le cadre d’opérations d’archéologie préventive ou programmée, en privilégiant la diversité géographique, géologique et chronologique.

La variété de ces monographies permet d’aborder de façon synthétique les problématiques liées aussi bien aux modes de production des petites carrières circonstanciées locales et des grands centres d’extraction régionaux, qu’aux choix des matériaux pour la réalisation de stèles funéraires du IIe siècle ou de grands donjons seigneuriaux du Moyen Âge central, ou qu’aux réseaux de diffusion et de transport de la pierre. La grande majorité des résultats présentés ici sont inédits, les sites retenus ayant été étudiés sous des angles encore novateurs en Lorraine.

27000100979590L

Table des matières :

Remerciements

Jean-Claude Bessac – Préface

Introduction – La pierre en Lorraine : éclairages

Première partie – Synthèse

Chapitre 1 – Des pierres au service des hommes
Chapitre 2 – Les outils du carrier, du tailleur et du sculpteur
Chapitre 3 – L’extraction de la pierre
Chapitre 4 – Le transport de la pierre en Lorraine
Chapitre 5 – La mise en œuvre de la pierre
Chapitre 6 – L’économie de la pierre en Lorraine

Seconde partie – Notices

1 – Les carrières Gallo-romaines de la Neuve Grange – Lafrimbolle
2 – Les carrières Gallo-romaines de la Croix Guillaume – Saint-Quirin
3 – L’extraction et l’utilisation du grès sur le site gallo-romain de La Bure – Saint-Dié
4 – La carrière gallo-romaine du Quéveney – Monthureux-le-Sec
5 – Les carrières antiques des côtes de Moselle : Norroy-lès-Pont-à-Mousson, Montauville, Maidières et Jézainville
6 – La villa domaniale de Larry – Liéhon
7 – La pierre calcaire lorraine : analyses par le réacteur TRIGA – Université de Mayence
8 – L’ouvrage gallo-romain du Pont des Fées – Les Voivres
9 – Un site de récupération de blocs ouvragés en bordure de voie romaine – Saint-Baslemont
10 – Le mobilier lapidaire antique de l’amphithéâtre – Metz
11 – La Tour antique du Bacha – Deneuvre
12 – Les sarcophages du haut Moyen Âge conservés au Musée de La Cour d’Or – Metz
13 – Les sarcophages du haut Moyen Âge conservés au Musée d’Art et d’Histoire – Toul
14 – Les sarcophages du haut Moyen Âge conservés au Musée de la Princerie – Verdun
15 – La pierre dans les sépultures de la nécropole médiévale (VIe-XVe siècle) du Mont Saint-Germain – Châtel-Saint-Germain
16 – Le pont carolingien de Dieulouard-Scarpone
17 – Le remploi d’éléments lapidaires antiques Dieulouard-Scarpone
18 – Le donjon de Vaudémont (Xe-XIe siècle)
19 – Le donjon de Fontenoy-le-Château (XIe siècle)
20 – Le donjon de Blâm ont (XIIe siècle)
21 – Les Tours Séchelles – Saint-Baslemont
22 – Le château des Fées – Clairefontaine – Plombières-les-Bains
23 – Les carrières du Streitwald et le château d’Ischeid (Vieux Château) – Abreschviller (XIe-XIIIe siècle)
24 – Le donjon de Pierre-Percée (XIIIe siècle)
25 – La tour-porte de Gombervaux (XIVe siècle) – Vaucouleurs
26 – La maison forte de Niederstinzel (XIVe siècle)
27 – Le donjon de Forbach (XVe siècle)
28 – La tour maîtresse de Bainville-aux-Miroirs (XVe siècle)
29 – Le logis seigneurial du château de Beaufremont (XVe siècle)
30 – Citadelle de Rodemack : exploitation et utilisation du grès de l’Hettangien (XIVe-XVIe siècle)

Bibliographie

Informations pratiques :

Karine Boulanger et Cédric Moulis (éd.), La pierre dans l’Antiquité et au Moyen Âge en Lorraine. De l’extraction à la mise en œuvre, Nancy, Presses universitaires de Nancy – Editions Universitaires de Lorraine, 2018. 686 pages, 21 x 29,7 x 3,5 cm. ISBN : 9782814305069. Prix : 25 euros.

Source : Le comptoir des presses d’universités

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Sanctuaires et pèlerinages en France du Nord du Moyen Age à nos jours

Le 20e anniversaire de l’inscription au titre du Patrimoine mondial de l’UNESCO du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » offre l’occasion d’approfondir la connaissance scientifique sur les pèlerinages (dont celui à Saint-Jacques de Compostelle) et de valoriser le patrimoine des sanctuaires dans une région qui a jusqu’ici moins retenu l’attention : les Hauts-de-France et ses abords (Normandie, Ile-de-France, Champagne, Belgique) selon la terminologie moderne.

Il s’agit d’un espace de transit pour les pèlerins qui en partent ou qui le traversent pour se rendre vers des sanctuaires éloignés (Saint-Jacques de Compostelle, Rome, Jérusalem – même dans le cadre d’une croisade –, etc.), mais aussi d’un espace qui contient des sanctuaires nombreux, au rayonnement variable vers lesquels on se rend ou on se rendait (par exemple la cathédrale d’Amiens, Notre-Dame de Boulogne, Notre-Dame de Brebières à Albert, la sainte chandelle d’Arras, Notre-Dame de Liesse, Longpré-les-Corps-Saints, Saint-Quentin, etc., sans parler d’une multitude de pèlerinages locaux).

A partir du IVe siècle dans les régions christianisées de l’Empire romain ont commencé à se multiplier les sanctuaires en lien avec le développement du culte des saints et des reliques (tombeau de saint Quentin honoré dès la fin de l’Antiquité ; 198 reliques acquises par Angilbert pour le monastère de Saint-Riquier sous Charlemagne). Cette forme de piété impliquait des déplacements de la part des fidèles et ces voyages ont acquis, par les difficultés pratiques et économiques qu’ils impliquaient, un caractère pénitentiel qui les intégrait pleinement à la démarche religieuse d’approfondissement spirituel et de conversion.

Les évolutions historiques doivent autant que possible être prises en compte, tant au niveau régional qu’international. Pèlerinages et sanctuaires ont chacun leur histoire, avec des phases de développement et de déclin relatif ou définitif. Cela tient à la conjoncture locale et au dynamisme des acteurs locaux, mais aussi à des phénomènes de plus grande ampleur : insécurité durant les guerres franco-anglaises puis franco-espagnoles des XIVe-XVIIe siècles, remise en cause des pratiques catholiques par les protestants à partir du XVIe siècle, critiques des philosophes des Lumières, chamboulements de la Révolution, destructions des conflits mondiaux du XXe siècle, etc.

Mais le phénomène pèlerin n’a jamais disparu et il a connu à plusieurs époques des formes de renouveau original, avec la volonté de certains clercs ou communautés religieuses de dynamiser leur pèlerinage, en particulier dans le mouvement de la Réforme catholique aux XVIIe-XVIIIe siècles, de la recatholicisation après la période révolutionnaire au XIXe siècle et plus récemment en contrepoint d’une déchristianisation croissante et en association avec des activités touristiques plus développées. Ces évolutions séculaires impliquent sans cesse une redéfinition de la hiérarchie des sanctuaires et des pèlerinages, au moins dans le cœur des fidèles sinon dans les aspects institutionnels.

Les communications pourront aborder particulièrement ou conjointement différents aspects de la question :

  • architecture des sanctuaires et aménagement des lieux pour les cultes (chapelles, cryptes, tombeaux, armoires à reliques et reliquaires, autels, statuaire et iconographie, fontaines miraculeuses, etc.).
  • promotion des cultes et politiques pastorales, compétition pour les reliques, translations, exposition des reliques, procession des reliques, liturgie, indulgences, récits hagiographiques, récits de miracles, récits de pèlerinage.
  • aspects spirituels et rites : pénitence pour le pardon des péchés (et par conséquent éventuellement la guérison du corps), pèlerinage volontaire ou imposé par un tribunal (ecclésiastique ou civil), cérémonie de départ, costumes et insignes, sanctuaire de destination finale et mise en réseau (individuelle ? organisée ?) de sanctuaires sur le trajet, formes de piété (prière, bains, veillées, jeûnes, ex voto), confréries (pour le service des pèlerins, pour rassembler d’anciens pèlerins).
  • dimensions politiques de la promotion et du déroulement des pèlerinages.
  • logistique du voyage : routes, hospices.
  • dimension économique : offrandes, production et vente d’objets souvenirs, activités et infrastructures touristiques associées.

Ce vaste thème peut faire l’objet d’approches disciplinaires diverses et complémentaires faisant appel à l’histoire, l’archéologie, l’histoire de l’art, l’anthropologie, la théologie, la littérature, etc.

Pèlerinages et sanctuaires en France du Nord du Moyen Âge à nos jours, organisé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles Hauts-de-France et le laboratoire TRAME (EA 4284) de l’Université de Picardie Jules Verne, en partenariat avec la Société des antiquaires de Picardie

Amiens, 22-24 novembre 2018

Soumission des propositions de communication

Les communications seront lues, en français ou éventuellement en anglais, par leur auteur (les présentations par Skype ne seront pas possibles), pendant 20 à 30 minutes (en fonction du nombre d’intervenants), permettant ensuite 5 à 10 minutes de questions et de discussion.  La salle de conférence sera sonorisée et offrira la possibilité de projeter des images.

Le financement de la publication des actes du colloque, après examen des textes par le comité scientifique, est d’ores et déjà prévu.

Les frais de transport, d’hébergement et de restauration des communiquants à Amiens seront pris en charge par l’organisation du colloque.

Les propositions de communication doivent être soumises

avant le 30 juin 2018

à mickael.courtiller@culture.gouv.fr et pascal.montaubin@u-picardie.fr, avec un résumé (2500/3000 signes) et un court CV (maximum une page, mentionnant entre autres la position institutionnelle éventuelle et les travaux scientifiques).

Le Comité scientifique sélectionnera les propositions pour la fin juillet 2018 et informera immédiatement les intéressés. Des précisions sur le programme, l’inscription et les facilités d’hébergement seront communiquées à l’automne.

Comité scientifique

  • Xavier Boniface, professeur d’histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne, membre résident de la Société des Antiquaires de Picardie.
  • Édina Bozoky, maître de conférences honoraire en histoire médiévale, Université de Poitiers, membre du Comité scientifique du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France ».
  • Mickaël Courtiller, chargé d’études documentaires, correspondant patrimoine mondial pour le bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » à la DRAC Hauts-de-France.
  • Christophe Leduc, maître de conférences en histoire moderne, Université d’Artois.
  • Bruno Maes, maître de conférences HDR en histoire moderne à l’Université de Lorraine.
  • Pascal Montaubin, maître de conférences en histoire médiévale, EA 4284 TRAME, Université de Picardie Jules Verne, président de la Société des Antiquaires de Picardie.
  • Catherine Vincent, professeurs d’histoire médiévale à l’Université de Paris-Nanterre, directrice de l’inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France.

Comité d’organisation

  • Mickaël Courtiller, DRAC Hauts-de-France.
  • Pascal Montaubin, Université de Picardie Jules Verne.
  • Aurélien André, secrétaire annuel de la Société des Antiquaires de Picardie.

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication en ligne – « Places fortes des Hauts-de-France. 1– Du littoral à l’arrière-pays (Pas-de-Calais et Somme). Actualités et recherches inédites », dir. Thomas Byhet et Christine Aubry

Accès : ici

Ce cinquante-septième volume de la collection IRHiS regroupe les communications des premières journées d’études consacrées aux places fortes de la région Hauts-de-France. Ces journées ont été organisées les 6 et 7 octobre 2016 par le Service régional de l’Archéologie Hauts-de-France (Direction régionale des Affaires culturelles, Pôle Patrimoines et Architecture) et l’Institut de recherches historiques du Septentrion (UMR 8529, Univ. Lille, CNRS). Elles ont accueilli universitaires, historiens, archéologues, doctorants et associatifs qui ont présenté actualités et recherches inédites sur les places fortes du littoral et de l’arrière-pays (Pas-de-Calais et Somme).

Les treize contributions réunies dans cet ouvrage reflètent la diversité des champs d’investigation de la fortification médiévale et moderne et offrent des éléments de réflexion à l’élaboration future d’une synthèse régionale commune. Elles livrent les résultats de plusieurs opérations archéologiques récentes, préventives (motte et château de Saint-Omer, château d’Hardelot et donjon de Bours) et programmées (enceinte urbaine de Boulogne-sur-Mer, châteaux de Boves, d’Eaucourt-sur-Somme, d’Étaples et de Fressin, porte de Montrescu à Amiens). Elles présentent les conclusions de recherches thématiques (les origines du château en Picardie occidentale à travers les exemples de Méaulte, Démuin, Airaines, Clairy et Toutencourt, la fortification des faubourgs amiénois, les embrasures de bouches à feu du château de Montcavrel, des remparts de Montreuil et de la motte de Guînes). Enfin, elles exposent les objectifs des programmes de recherche – en cours ou à venir – des villes fortifiées de la région (Ardres, Béthune et Thérouanne).

813-225x270

Table des matières :

Jean-Luc Collart – Préface
Thomas Byhet et Christine Aubry – Avant-propos

Michel Cabal – Les fortifications d’Ardres du Moyen Âge au XIXe siècle
Angélique Demon – L’enceinte urbaine médiévale et moderne de Boulogne-sur-Mer. Un premier bilan des recherches archéologiques et historiques sur les ouvrages du château comtal
Jean-Michel Willot – L’apport de l’archéologie préventive à la connaissance de sites castraux régionaux. Les exemples de la motte Sithiu et du château comtal de Saint-Omer et du château d’Hardelot. Intérêt et limites de l’approche
Nicolas Tachet – Les fortifications de Béthune : projet de recherche
Thomas Byhet – Le château d’Étaples au XVIe siècle. L’adaptation d’une place forte médiévale aux règles de l’artillerie moderne
Victorien Leman et Lucie Jeanneret – Le château des Créquy à Fressin. De la résidence seigneuriale à la forteresse (XVe-XVIIe siècles)
Jean-Claude Routier – Entre Moyen Âge et Modernité : les embrasures de bouches à feu du château de Montcavrel, aux remparts de Montreuil et dans la motte de Guînes
Sandrine Mouny – Le château d’Eaucourt-sur-Somme. Présentation d’une recherche en cours
Mathieu Béghin – L’évolution de l’architecture militaire amiénoise et son impact sur les faubourgs (1346-1550)
Francesca Rapone – Défendre la ville, défendre le royaume. Les fortifications de la porte Montrescu à Amiens entre la fin du xive siècle et le début du xviie siècle.
Philippe Racinet – Une forteresse princière : Boves (XIVe-XVIe siècles)
Richard Jonvel – Aux origines du château : quelques exemples de fortifications de terre en Picardie occidentale
François Blary et Anne-Marie Flambard Héricher – Thérouanne, une ville médiévale disparue : la question des fortifications

Informations pratiques :

Thomas Byhet et Christine Aubry (dir.), Places fortes des Hauts-de-France. 1– Du littoral à l’arrière-pays (Pas-de-Calais et Somme). Actualités et recherches inédites, Villeneuve d’Ascq, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2018 (Histoire et littérature du Septentrion, 57).

Source : Open Edition

Publié dans Publications, Web | Laisser un commentaire

Colloque – Les apparitions du Christ Ressuscité dans l’exégèse patristique Débats théologiques et enjeux pastoraux

La résurrection du Christ a suscité dès les origines débats et controverses. On s’est souvent intéressé aux développements des auteurs chrétiens sur le chapitre 15 de la Ire épître aux Corinthiens et à leurs réflexions sur le corps ressuscité, au risque de laisser croire que les récits d’apparition dans les évangiles étaient de moindre importance pour une théologie de la Résurrection. L’exégèse contemporaine, cependant, a prêté une attention renouvelée aux récits d’apparition dans les évangiles. Il est important de se demander comment les Pères ont lu et commenté ces récits sur les apparitions du Christ ressuscité : une telle étude réserve des surprises. On constate, par exemple, que l’apparition d’Emmaüs a suscité assez peu de commentaires, alors que les apparitions aux disciples ont largement retenu l’attention des Pères.

Le colloque est le fruit d’un séminaire organisé conjointement par le Laboratoire d’études sur les monothéismes (UMR 8584 EPHE/CNRS) et par le Département d’études patristiques du Centre Sèvres. Ce séminaire, qui s’est tenu au Centre Sèvres de 2013 à 2018, a porté sur les exégèses de Lc 24 et de Jn 20-21 chez les Pères grecs et latins. Le colloque présentera les résultats de la recherche ainsi menée.

Capture d_écran 2018-05-27 à 22.44.47

Programme :

9 h Ouverture du colloque

9h15 Michel Fédou (Centre Sèvres) – Les récits d’apparition dans l’apologie d’Origène contre Celse.
9h45 Pierre Molinié (Centre Sèvres) – Ils n’avaient pas encore compris l’Écriture. L’interprétation de Jn 20, 9 et de quelques passages parallèles chez Jean Chrysostome
10h15 Discussion – Pause

10h45 Alain Le Boulluec (LEM / EPHE) – Variations théologiques de Pères grecs du IVe siècle (Eusèbe de Césarée, Épiphane, Grégoire de Nazianze) sur Jn 20, 17b et Jn 20, 22
11h15 Matthieu Cassin (IRHT) – Pain, miel et poisson : exégèse patristique des aliments consommés après la résurrection.
11h45 Discussion
Pause déjeuner

14h Catherine Schmezer (Université de Lyon 3) – L’exégèse de Jn 21 chez Jean Chrysostome .
14h30 Martine Dulaey (LEM / EPHE) – L’apparition aux disciples en Jn 21 dans la prédication des Pères latins du ive au vie siècle (sauf Augustin).
15h Discussion – Pause

15h30 Isabelle Bochet (Centre Sèvres ; LEM / CNRS) – Ostendit caput, ostendit corpus (In Ps. 147, 18) : l’exégèse augustinienne de l’apparition aux apôtres en Lc 24, 36-49.
16h Marie-Odile Boulnois (LEM / EPHE) – Toucher les plaies du Ressuscité : enjeux polémiques et préfiguration sacramentelle des apparitions du Christ aux Onze selon Cyrille d’Alexandrie.
16h30 Discussion

17h Sylvie de Vulpillières (Centre Sèvres) – Exégèse contemporaine et exégèse patristique concernant les récits d’apparition : un rapport fécond. Un exemple en Lc 24.
17h30 Conclusion du colloque

Informations pratiques :

Colloque organisé par le Laboratoire d’études sur les monothéismes (UMR 8584) et le Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris

Vendredi 22 juin
9h à 18h

Centre Sèvres
35 bis rue de Sèvres
75006 Paris

Source : Centre Sèvres

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Journée d’étude – Justice des hommes, justice de l’au-delà. 2eme journée d’étude « L’esprit des lois de l’Antiquité au premier Moyen Âge »

L’objectif, dans le cadre de cette deuxième journée d’étude consacrée aux lois entre Antiquité tardive et haut Moyen Âge, sera d’apporter des éléments de réponse quant à la place et à la nature qu’accordent les juristes aux leges dans leur approche et leur définition de la justice. De ce point de vue, la justice constitue une thématique de choix car elle révèle la véritable force normatrice de ces lois altimédiévales dont la nature et l’effectivité demeure problématique, tout particulièrement lorsqu’on les confronte à la pratique et aux coutumes locales ou provinciales dans une société subissant de profonds bouleversements. L’apparente continuité des traditions romaines, préservée notamment par les Wisigoths dans leur Lex romana tant dans ses institutions que dans sa procédure ne doit pas cacher une réalité plus complexe où semble prévaloir dans la pratique le pragmatisme aux dépens d’une cohérence législative. Les rapports de compétition ou de collaboration des pouvoirs locaux avec l’évêque – aux pouvoirs grandissants – et l’émergence d’une procédure hybride entre l’inquisitoire et l’accusatoire déjà acté sous l’Empire n’accorde pas à la justice séculière un socle stable. Et c’est dans ce cadre que la justice militaire intègre des aménagements à la loi que les parties comprennent mieux que le droit romain et préfigurent la justice du haut moyen âge, notamment ordalique. Catalyseur d’une conception de la justice qui s’éloigne de plus en plus du cadre romain, la pratique et les coutumes des soldats barbares se retrouvent dans les lois militaires qui annoncent les lois altimédiévales telles que la loi salique (v. J-P. Poly). La justice de l’au-delà, pour notre propos et le cadre que nous nous fixons, ne se limite pas à exposer les modalités, très diverses, de la « justice de l’invisible » (B. Lemesle). Cette part essentielle que constituent notamment les ordalies dans l’évolution de la procédure peut être envisagée comme l’expression de l’effritement des cadres traditionnels, la perte de confiance dans la pratique du serment et l’incapacité de l’Empire ou des rois à exercer leur pouvoir coercitif. En Burgondie, la consécration en 502 par le livre des constitutions du duel judiciaire est ouvertement destinée à faire cesser la multiplication des parjures, preuve d’un système qui est remis en cause. La justice de l’au-delà sera donc également plus largement envisagée comme incarnant l’expression et la défense de la foi divine (catholique ou non), nourrie d’une doctrine renouvelée mais également d’une législation propre, notamment conciliaire. Dans quelle mesure l’élaboration des lois est-elle influencée par la conception de la justice envisagée par les ecclésiastiques ? A l’inverse, la justice des hommes n’influe-t-elle pas sur cette justice de l’au-delà par le remploi d’un vocabulaire ou de concepts issus de la lex romana ou des coutumes écrites ou de la pratique ? Est-il finalement possible de mesurer de telles interpénétrations dans les lois tardo-antiques et altimédiévales ?

afficheespritslois2

Programme :

9h30 Accueil

10h00 Propos d’ouverture – Patrick Charlot, Université de Bourgogne, CREDESPO

10h05 Introduction – « La hiérarchisation des normes d’après les manuscrits carolingiens » – Alain Dubreucq, Alexandre Jeannin

1ère séance

Présidence : Patrick Arabeyre, École des Chartes

10h15 L’affaire Boèce. De l’usage du crimen majestatis impérial dans le royaume ostrogoth – Liêm Tuttle, Université de Bourgogne, CREDESPO

10h45 « Le référé-réintégration » : Une procédure d’exception au sein de la justice ecclésiastique arménienne du Ve siècle – Aram Mardirossian, Université Paris I Panthéon-Sorbonne

11h15 Discussion

11h30 Ce que doit être le juge. Une définition avant tout canonique (VIII-Xe) – Jacques Péricard, Université de Limoges

12h00 Edictum ex pietate christiana pendens – Pierre Ganivet, Université Clermont Auvergne

12h30 Discussion

12h45 Pause déjeuner

2e séance

Présidence : Jean-Jacques Clère, Université de Bourgogne, CREDESPO

14h00 Entre divination et preuve : l’ordalie du pain et du fromage – Alain Dubreucq, Université Jean Moulin Lyon III

14h30 Les évêques et les jugements de Dieu (XIIe – XIIIe siècle) – Bruno Lemesle, Université de Bourgogne, ArTeHiS

15h00 Discussion

15h15 Pause café

15h30 La justice divine et la procédure de prise de possession de la terre dans l’hagiographie irlandaise – Dominique Barbet-Massin, ArTeHiS

16h00 La loi d’Adomnán ou la première paix de Dieu – Christophe Archan, Université Paris Nanterre

16h30 La loi, la justice, les princes et Dieu : autour d’Isidore de Séville et du Décret de Gratien – Dominique Gaurier, Université de Nantes

17h00-17h30 Discussion générale – L’esprit des lois à l’aune de la justice

Informations pratiques :

8 juin 2018

Université de Bourgogne
Maison de l’Université – Esplanade Erasme

Contacts : Alexandre Jeannin, Professeur d’Histoire du droit : Alexandre.Jeannin[at]u-bourgogne.fr
Secrétariat du Centre de Recherche et d’Etude en Droit et Science Politique (CREDESPO)
03.80.39.53.63, martina.mayer-perreau[at]u-bourgogne.fr

Source : Compitum

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire