Appel à contribution – La liste : enjeux d’édition critique et questions de transmission

Cette journée d’étude propose de s’interroger sur les spécificités induites par la forme de la liste en matière d’édition critique et de transmission. Les cas d’études concerneront le monde latin, de l’Antiquité au Moyen Âge.

La liste antique, grecque ou romaine, a été l’objet d’un intérêt scientifique récent (voir, par exemple, M. Ledentu, R. Loriol [éds.], Penser en listes dans les mondes grec et romain, Bordeaux, 2020). Les réflexions ont porté, tantôt sur leur cohérence, tantôt sur leur fonction ou visée, tantôt sur la dynamique de création et de réception. En revanche, les enjeux philologiques n’ont pas retenu l’attention des chercheurs. Pourtant, la liste, entendue comme une succession d’items reliés sans structure syntaxique, pose des problèmes d’édition spécifiques. En effet, une liste est une forme textuelle labile, sujette à l’instabilité et aux transformations. Elle peut avoir été conçue initialement comme un ensemble fermé, clos sur lui-même, ou au contraire ouvert, appelant des intégrations ultérieures. Elle peut avoir été augmentée ou réduite au fur et à mesure de sa transmission en fonction de besoins et de contextes qu’il faut identifier et situer autant que possible dans l’espace et dans le temps. Elle peut aussi être distraite du texte ou du document auquel elle se trouvait originellement associée, le cas échéant, et acquérir une autonomie. Établir de façon critique le texte d’une liste dans une édition ou dresser l’histoire de sa transmission suscitent donc des questions d’ecdotique, de critique textuelle et d’approche historique des sources. Ces questions ouvrent elles-mêmes sur des réflexions méthodologiques plus larges : peut-on parler d’un original pour une liste ? dans quel(s) cas la liste a-t-elle une dimension auctoriale ? dans quelle mesure la mise en page de la liste importe-t-elle ? Les cas d’études proposés s’inscriront dans le monde occidental, dans une chronologie ample, allant de l’Antiquité au Moyen Âge.

Types de listes (non exhaustif) :

  • Paratextes (capitula et tituli, tables, indices etc.)
  • Textes-listes (glossaires, exempla elocutionum etc.)
  • Listes onomastiques (nécrologes, confraternités etc.) ou toponymiques (itineraria etc.)
  • Inventaires et catalogues

Axes de réflexion possibles :

  • Listes à recensions multiples
  • Interpolations et/ou abréviations
  • Extraction d’une liste hors de son contexte natif et implications philologiques de cette autonomisation
  • Importance de la disposition et de la présentation matérielle de la liste

Les propositions de communication, titre provisoire et résumé (300 mots max), sont à envoyer par mail (camille.gerzaguet@univ-montp3.fr),

avant le 4 juillet 2025

Format : 30 min de présentation + 10 min de discussion. Les communications pourront être faites en français, anglais, italien, allemand.

Les autrices et auteurs des propositions retenues seront informé·e·s dans le courant du mois de juillet.

La journée d’étude aura lieu le 15 avril 2026.

Modalités : l’hébergement et les repas sont pris en charge. Le transport reste à la charge des participants. Si celui-ci ne peut pas être pris en charge par l’institution d’origine (doctorants sans financement etc.), une solution pourra être trouvée.

Source : Calenda

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Web – Le trésor retrouvé : l’Antiphonaire du Mont-Renaud dévoile ses couleurs

Après des décennies d’attente, l’un des manuscrits liturgiques les plus précieux de France révèle enfin tous ses secrets. Le projet Repertorium met aujourd’hui en ligne la première numérisation complète en couleurs de l’Antiphonaire du Mont-Renaud, un double livre liturgique du Xe siècle d’une importance capitale pour la musicologie médiévale.

Voir le manuscrit en-ligne : https://musmed.eu/source/9475

Un manuscrit aux multiples mystères

Conservé aujourd’hui dans une collection privée anonyme, ce graduel-antiphonaire (Xe siècle, 133 feuillets, 230 × 145 mm) porte en lui l’histoire complexe des traditions liturgiques carolingiennes. Contrairement à la plupart des manuscrits liturgiques, le Mont-Renaud n’avait pas été conçu initialement pour recevoir une notation musicale. Le texte fut copié vers le milieu du Xe siècle, probablement à l’abbaye de Corbie, mais destiné au monastère Saint-Éloi de Noyon.

Environ cinquante ans plus tard, dans un élan de « musicalisation » caractéristique de l’époque, sept mains différentes ajoutèrent une notation neumatique française, transformant ce livre de textes en véritable manuscrit musical. Cette notation en neumes corbéiens, serrée entre les lignes du texte original, témoigne d’une adaptation progressive des pratiques liturgiques.

Un double livre exceptionnel

Le Mont-Renaud présente la particularité rare d’être un double livre liturgique combinant :

Un graduel (ff. 1-48v) contenant les chants de la messe, malheureusement lacunaire pour la période des Rameaux à l’Ascension. Les messes y sont soigneusement capitulées, et le ton des antiennes d’introït et de communion est précisé en marge, révélant un souci pratique remarquable.

Un antiphonaire (ff. 49-107v) rassemblant les chants de l’office, originellement conçu pour un usage monastique puis adapté à l’usage séculier par des annotations marginales et interlinéaires. Cette évolution illustre parfaitement l’adaptation des livres liturgiques aux besoins changeants des communautés.

Des liens prestigieux avec Saint-Denis

L’analyse liturgique révèle des connexions fascinantes avec l’abbaye de Saint-Denis. Le manuscrit contient notamment l’Office de la Sainte-Trinité composé par Étienne de Liège après 920, situant ainsi sa rédaction dans le mouvement de rénovation liturgique du Xe siècle. La présence de saint Éloi et saint Étienne dans les litanies et le sanctoral confirme son origine noyonnaise, tout en révélant l’influence du réseau dionysien.

Un patrimoine sauvé de l’oubli

L’histoire moderne de ce manuscrit relève du roman d’aventure. Découvert au château du Mont-Renaud en 1874, il était connu du chanoine Morel avant 1914. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que le château était attaqué et sa bibliothèque détruite, le manuscrit fut miraculeusement sauvé. Son importance exceptionnelle ne fut véritablement reconnue qu’en 1952 par le chanoine Jeanneteau.

L’œuvre de Dom Daniel Saulnier

C’est à Dom Daniel Saulnier (+2023), éminent musicologue de l’abbaye de Solesmes, que nous devons la préservation visuelle de ce trésor. Grâce à l’autorisation du propriétaire anonyme, il put photographier le manuscrit en couleurs argentiques, permettant ainsi aux chercheurs d’accéder à des détails impossibles à discerner dans les reproductions en noir et blanc de la Paléographie musicale (tome XVI, 1955).

Dom Saulnier consacra plusieurs études approfondies aux spécificités neumatiques du Mont-Renaud, analysant notamment ses climacus et torculus, révélant les subtilités de cette notation française de l’Île-de-France unique en son genre.

Une numérisation de haute qualité pour la recherche

Depuis la disparition de Dom Daniel Saulnier, le contact avec le propriétaire du manuscrit semble perdu. Heureusement, les photographies couleurs réalisées par le regretté moine musicologue ont pu être numérisées dans le cadre du projet Repertorium, offrant désormais à la communauté scientifique internationale un accès privilégié à ce témoin irremplaçable.

Cette numérisation révèle :

  • La beauté des deux grandes lettrines, dont l’une n’a pas été finie, et la qualité du parchemin
  • Les subtilités de la notation neumatique française
  • Les interventions successives des différentes mains
  • Les annotations marginales témoignant de l’évolution des usages
  • Les traces d’usure révélatrices de l’utilisation liturgique intensive

Un outil indispensable pour la recherche

Pour les musicologues et liturgistes, cette mise en ligne représente un événement majeur. Le Mont-Renaud demeure l’un des témoins les plus anciens et les plus complets du répertoire grégorien en France, comparable en importance aux célèbres manuscrits de Saint-Gall ou de Laon.

Sa notation neumatique française, avec ses particularités régionales, éclaire d’un jour nouveau l’évolution du chant liturgique au tournant du premier millénaire. Les sept mains identifiées dans la notation musicale offrent un laboratoire unique pour comprendre les pratiques d’écriture et de transmission du répertoire grégorien.

Vers une meilleure compréhension du patrimoine musical

Cette numérisation s’inscrit dans l’effort plus large du projet Repertorium pour rendre accessible le patrimoine musical médiéval. Aux côtés des manuscrits d’Ivrée, Bénévent et bien d’autres récemment mis en ligne, le Mont-Renaud enrichit notre compréhension des échanges culturels et liturgiques de l’Europe carolingienne.

Dans un monde où le patrimoine manuscrit demeure fragile et parfois difficile d’accès, malgré les projets de mise en ligne, ces numérisations constituent un pont précieux entre le passé et l’avenir de la recherche.

 L’Antiphonaire du Mont-Renaud est désormais consultable en haute définition sur le site MMMO, perpétuant ainsi l’œuvre de préservation initiée par Dom Daniel Saulnier et offrant aux chercheurs du monde entier un accès unique à l’un des joyaux de la musicologie médiévale française.

Cet article rend hommage à la mémoire de Dom Daniel Saulnier (1944-2016), sans qui cette numérisation n’aurait jamais été possible, et au propriétaire anonyme qui, par sa générosité, a permis la préservation et la diffusion de ce patrimoine exceptionnel.

Source : Musicologie médiévale

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Colloque – Innover pour gouverner ? L’innovation diplomatique dans les chartes impériales, royales et princières du Moyen Âge

Ces deuxièmes journées d’étude du réseau Diplo 21 sont organisées par le CIHAM, sous le patronage de la Commission internationale de diplomatique (CID).

L’innovation dans la diplomatique des empereurs, des rois et des princes du Moyen Âge concerne à la fois l’évolution des caractères externes, du formulaire et du mode de validation des chartes, celle des titulatures des souverains et des princes, le déclin ou l’abandon, temporaires ou plus durables, de formes traditionnelles et l’apparition de nouvelles formes d’actes. Les confirmations des chartes de leurs prédécesseurs, sous la forme parfois de vidimus/inspeximus, les copies de ces chartes au sein de cartulaires de chancellerie firent aussi l’objet d’innovations. Ces dernières firent rarement table rase du passé, si bien qu’il s’agira aussi de considérer la dialectique entre innovation et tradition au sein des chancelleries.

Les changements dans la manière d’enregistrer les chartes au sein des chancelleries ou encore leurs archivages dans les trésors des chartes ne sera pas pris en considération dans le cadre de cette rencontre lyonnaise.

L’enjeu de ces journées d’étude est d’interroger les conséquences de ces innovations diplomatiques sur la politique des souverains et des princes, à savoir sur leur gouvernement, leur administration et leur capacité d’affirmation ou de puissance, et d’évaluer non seulement leur efficacité, mais aussi leur durabilité. De même, il s’agit d’envisager la manière dont ces innovations reflètent l’imaginaire et les ambitions du pouvoir, la Herrschaftsauffassung des historiens allemands.

L’impact des évolutions politiques sur la diplomatique des empereurs, des rois et des princes doit aussi être interrogé. L’avènement d’un nouveau souverain ou la nomination d’un nouveau chancelier peuvent avoir directement entraîné des innovations diplomatiques. De même, l’annexion ou l’acquisition d’un nouveau territoire ou bien les crises de pouvoir peuvent faire évoluer la diplomatique, au sens large du terme, des souverains et des princes. Celles-ci peuvent aussi avoir évolué avec les changements de pratiques gouvernementales et administratives (accroissement et circulation du personnel au sein des cours, hôtels et chancelleries ; développement des bailliages, prévôtés ou équivalents ; « genèse de l’État moderne » …).

Enfin, il faudra se poser la question de la diffusion de certaines innovations diplomatiques d’un détenteur du pouvoir à un autre, sans négliger les innovations au sein de la diplomatique des souverains et des princes qui furent influencées par un acteur ecclésiastique (l’influence de la diplomatique pontificale sur celle des souverains et des princes, par exemple). La diffusion de ces innovations peut alors se faire de manière descendante (d’un suzerain à son vassal) ou inversement, mais aussi entre détenteurs d’un niveau de pouvoir similaire (d’un comte à un autre comte). Cela revient à poser la question de la capacité d’influence diplomatique et des voies ou modalités de celle-ci (imprégnation, transferts, circulations…). Au contraire, des empereurs, des rois et des princes purent résister face à certaines innovations diplomatiques et les refuser, temporairement ou de manière pérenne. Là encore, ces refus d’intégrer des innovations diplomatiques peuvent avoir une portée politique.

25 septembre 2025

13h Accueil

Mot d’accueil du CIHAM, par Guido Castelnuovo (Avignon Université)

Présentation de Diplo 21, par Robin Moens (KU Leuven)

13h15-13h45 : Introduction, par Thomas Lacomme (Université Jean-Moulin Lyon 3) et Hannes Engl (Regesta Imperii, Tübingen)

Session n° 1 : « Innover, gouverner, administrer », présidée par Guido Castelnuovo (Avignon Université)

13h45-14h30 Jean-François Moufflet (Archives nationales), « Évolutions de la forme des actes de chancellerie et de leur discours sous le règne de Louis IX : quelques observations »

14h30-15h15 Timothy Salemme (Université du Luxembourg), « Gouverner par l’écrit : innovations diplomatiques dans le comté de Luxembourg (fin XIIIe-XIVe siècles) ».

15h15-15h30 Pause

Session n° 2 : « Imiter, se démarquer », présidée par Marie-Céline Isaïa (Université Lyon 3)

15h30-16h15 Claire de Cazanove Hannecart (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Les actes des fils de Louis le Germanique »

16h15-17h Christelle Balouzat-Loubet (Université de Lille), « Forme des actes et affirmation du pouvoir en Artois (1250-1329) ».

17h45-18h Pause

18h-19h30 Table ronde « Quelles méthodes et approches pour la diplomatique royale et princière en 2025 ? » avec Jean-François Moufflet (Archives nationales), Nicolas Perreaux (CNRS) et Laurent Ripart (Université Savoie Mont-Blanc), animée par Sebastian Gensicke (RWTH Aachen University) et Émilie Mineo (Université du Luxembourg)

26 septembre 2025

Session n° 3 : « Les marqueurs de l’innovation », présidée par Nicolas Carrier (Université Lyon 3)

9h-9h45 : Bruno Marques dos Santos (Universidade de Lisboa – École pratique des hautes études), « La place des enfants royaux dans les actes des rois de León et Castille (IXe-XIIe siècle) »

9h45-10h30 : Nicolas Ruffini-Ronzani (Archives de l’État – Université de Namur), « L’utilisation de la forme du chirographe dans la diplomatique princière en Hainaut (XIIe-début XIIIe siècle) »

10h30-10h45 Pause

10h45-11h30 David Bardey (Université d’Orléans), « Quand le duc est devenu prince. De l’introduction des termes princeps et prince dans les chartes bourguignonnes (XIIIe siècle) »

11h30-12h15 Emmanuel Johans (Le Mans Université), « Approche comparée de la titulature des comtes d’Armagnac dans les actes princiers et royaux de 1360 à 1418, reflet d’un partage équilibré du pouvoir ? »

12h15-14h Déjeuner

Session n° 4 : « Des moments politiques propices à l’innovation », présidée par Didier Méhu (Université Lyon 2)

15h30-16h15 Maïté Billoré (Université Jean-Moulin Lyon 3), « Gouverner in absentia : l’utilisation des sceaux de substitution et de régence dans le royaume de France (XIIIe-XVe siècle) »

16h15-16h30 Pause

16h30-17h Conclusions, Laurent Morelle (École pratique des hautes études)

Informations pratiques :

Université Jean-Moulin Lyon 3, CIHAM
25 et 26 septembre 2025
Amphithéâtre Huvelin, Palais de l’Université, rez-de-chaussée ; 15 Quai Claude Bernard, 69007 Lyon

Visioconférence avant le 23 septembre : contact.diplo21@gmail.com.

Ces deuxièmes journées d’étude du réseau Diplo 21 sont organisées par le CIHAM, sous le patronage de la Commission internationale de diplomatique (CID).

Diplo21 : https://diplo21.hypotheses.org.

Contact : contact.diplo21@gmail.com.

Source : Diplo 21

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Appel à contribution – Iconographie et numérique en histoire de l’art médiéval. Journée d’études 2 : « Transformations épistémologiques et méthodologiques »

Mercredi 19 novembre 2025
Université de Lille-IRHiS
Date limite de proposition : 15 septembre 2025

Adresse d’envoi : mathieu.beaud@univ-lille.fr ; bertrand.cosnet@univ-lille.fr

Cet appel à communications concerne le second volet du cycle de rencontres « Études iconographiques et technologies numériques » organisé par l’IRHiS à l’Université de Lille. Alors que le premier volet, tenu le 12 décembre 2024 (« Les nouveaux outils de la recherche et de l’analyse en Histoire de l’art médiéval »), s’était présenté comme un bilan des projets passés et de l’actualité des bases encore existantes aujourd’hui, cette seconde journée souhaite explorer plus particulièrement les « Transformations épistémologiques et méthodologiques » générées par les outils numériques. 

Ce second volet est prévu pour la fin de l’année 2025 et le présent appel à communications cible des propositions portant sur les changements d’optique, de méthode, voire de paradigme à la fois dans les chantiers de construction, de refonte et de mise en relation des bases de données iconographiques mais, également, dans leur usage pour la recherche. Ces deux paramètres doivent porter à identifier, non seulement, un changement de l’approche par le médiéviste investi dans l’étude des sources visuelles du Moyen Âge, mais aussi, possiblement, un déplacement du document visuel lui-même pour la compréhension de la période dans un champ de recherche qui communique de plus en plus avec les sciences du patrimoine.

Cette journée sera ainsi attentive aux propositions portant une réflexion sur :

  • la place de la description iconographique dans le phénomène très engagé d’interopérabilité des bases de données et de son intérêt dans les bases agrégeant une plus grande variété de données issues des sciences du patrimoine.
  • par là-même, l’interrogation de la notion de corpus de recherche à partir des possibilités nouvelles de récolte de la documentation ou encore l’interrogation de ce même corpus sur critères iconographiques.
  • les modes de restitution du document visuel au regard de l’utilisateur, qu’il s’agisse de sa restitution numérique ou celles des documents visuels qui lui sont liés, ou encore des possibilités d’interaction offertes (superposition, annotation, accès restreint ou non aux métadonnées), autant de réflexion sur la visualisation qui interroge la pratique et les besoins du chercheur.
  • l’intérêt des descripteurs iconographiques qui, réunis en thesaurus, sont souvent l’œuvre de décennies de patient travail humain, et peuvent servir le machine learning.

Comité d’organisation :

Mathieu Beaud, Université de Lille-IRHiS
Bertrand Cosnet, Université de Lille-IRHiS

Comité scientifique :

Mathieu Beaud, Université de Lille-IRHiS
Bertrand Cosnet, Université de Lille-IRHiS
Sabine Maffre, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits
Anne-Orange Poilpré, Université Paris I Panthéon-Sorbonne-HiCSA
Laure Rioust, Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits

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Appel à contribution – Bridging History, Archaeology, and Natural Sciences. New Perspectives on Identity, Mobility, and Social Organization in Late Antiquity and the Early Middle Ages

Doctoral and postdoctoral workshop Bridging History, Archaeology, and Natural Sciences: New Perspectives on Identity, Mobility, and Social Organization in Late Antiquity and the Early Middle Ages, taking place on 13–14 November 2025 at the Faculty of Arts, University of Ljubljana (Slovenia), aims to critically examine the methodological and epistemological challenges and possibilities of interdisciplinary research in Late Antiquity and early medieval studies — particularly the integration of written, material, genetic, and isotopic data.

  • prof. dr. Walter Pohl, Institute for Medieval Research, Austrian Academy of Sciences, Principal Investigator of the ERC Synergy Grant project HistoGenes
  • dr. Susanne Hakenbeck, University of Cambridge

Over the past decades, early medieval studies have undergone a remarkable transformation. Historians working on the period between c. 300 and 900 increasingly collaborate not only with archaeologists and linguists, but also with researchers from paleogenomics, bioarchaeology, and the natural sciences more broadly. This growing interdisciplinarity reflects the exciting new possibilities offered by aDNA, stable isotope analyses, and bioarchaeological methods. Deeply intertwined with archaeological expertise, these approaches are shedding new light on genetic ancestry, biological kinship within and across burial communities, mobility, diet, and social differentiation in subsistence practices — precisely in a period where written sources are often scarce or biased. At the same time, advances in pathogen aDNA along with collaborations with environmental historians studying land-use changes and climate proxies, are opening new dimensions for understanding historical crises and societal resilience.

Yet while these natural-scientific approaches offer powerful tools for studying early medieval history, they also raise deep methodological and epistemological challenges. They produce new data: but no data, whether written, material, genetic, or isotopic, speaks for itself. All must be critically interpreted and contextualized to acquire historical meaning. Disciplines rooted in the humanistic tradition, particularly history and archaeology, therefore play a crucial role in shaping interpretation.This workshop thus seeks to bring together doctoral students, postdocs, and recent PhDs from history, archaeology, bioarchaeology, paleogenomics, and related disciplines to critically explore both the potential and the limits of interdisciplinary research. Rather than simply juxtaposing different types of evidence, we aim to engage with the theoretical, methodological, and semantic differences that shape our interpretations of the past. At the same time, the growing role of bioscientific data invites us to revisit long-standing tensions between history and archaeology — especially concerning ethnicity, migration, and cultural change — from a fresh, up-to-date perspective, as new methods are making these debates more complex, not simpler. This raises important questions: How can written, material, genetic, and isotopic data be combined without falling into circular reasoning or disciplinary hierarchies? And how can we rethink key concepts — such as migration, ethnicity, and population — across disciplinary boundaries while assessing the interpretive limits of each source?

We invite contributions that may include, but are not limited to, the following topics:

  • The promises and pitfalls of interdisciplinary research.
  • Navigating epistemological differences between humanities and natural sciences.
  • Avoiding circular reasoning when combining textual, archaeological, and genetic evidence.
  • Disciplinary hierarchies in interdisciplinary research.
  • Semantic traps: « migration », « identity », « ethnicity », « ancestry », « population » across disciplines.
  • Beyond « raw data » and superficial contextualization: the interpretive role of history and archaeology in genetic research.
  • Rethinking early medieval ethnicity and the dynamics of identity formation.
  • Intellectual, cultural, and political frameworks behind ethnonyms and early medieval perceptions of gentes.
  • Kinship in early medieval societies: between social kinship, biological relatedness, legal norms, and social structures.
  • Gendered power dynamics and their relation to identity and social organization.
  • Archaeology of identity: new approaches to material culture, technocomplexes, and social groups, and gender.
  • Migration between narrative and phenomenon: written sources, archaeological evidence, and the methodological challenges of proving mobility.
  • Potential and limits of aDNA ancestry and genetic diversity research and its methods (e. g.IBD, qpAdm, PCA) for historical interpretations.
  • Cultural change: between contact, migration, and acculturation models.
  • Aligning mobility signals from stable isotopes (Sr/O) and aDNA with historical and archaeological narratives: potentials and limitations.
  • C/N stable isotopes and social stratification: reconstructing diet and inequality.
  • Pathogen aDNA and the social and cultural impact of disease and crisis.

Practical Information

The workshop will be held in person at the Faculty of Arts, University of Ljubljana, and will consist of 20-minute presentations followed by discussion, along with two keynote lectures and two roundtable sessions designed to foster interdisciplinary exchange. Lunch and dinner will be provided for participants. Attendees without institutional funding may apply for partial travel support. The language of the workshop will be English.

Abstract Submissions

Please send an abstract of max. 300 words to aljaz.sekne@ff.uni-lj.si

by 6 July 2025.

Accepted participants will be notified within two weeks after the deadline.

this workshop is organised by, and intended for, PhD students and early career researchers.

Selection Committee

  • Aljaž Sekne, Department of History, Faculty of Arts, University of Ljubljana
  • Dr. Brina Zagorc, Institute of Anthropological and Spatial Studies, Research Centre of the Slovenian Academy of Sciences and Arts
  • Kaja Pavletič, Department of Archaeology, Faculty of Arts, University of Ljubljana

Source : Calenda

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Publication – Le cartulaire des Trencavel (Languedoc, XIe-XIIIe siècle), éd. Hélène Débax

Le cartulaire des Trencavel est sans doute le plus ancien cartulaire laïc du royaume de France, et peut-être même de l’Occident médiéval.

Il a été compilé en deux temps, vers 1186-1188 puis vers 1203-1206, par des notaires agissant pour le compte de cette dynastie qui était à la tête de six vicomtés, Albi, Carcassonne, Razès, Béziers, Agde et Nîmes. Composé de 260 folios, il comprend 586 actes différents, dont 134 n’étaient connus que par des copies modernes manuscrites et 161 sont entièrement inédits. Les textes sont rédigés en latin ou en occitan, et certains d’entre eux présentent une intéressante alternance entre les deux langues. Cette première édition intégrale offre donc une masse d’informations sur les modalités de fonctionnement de la société féodale languedocienne, sur le fief, la vassalité et l’hommage, sur les innombrables châteaux et les lignées aristocratiques qui les détenaient.

Hélène Débax est professeure d’histoire médiévale à l’université Toulouse – Jean-Jaurès. Elle mène des recherches sur l’aristocratie du Moyen Âge central, sur les structures féodales et sur la seigneurie. Elle a publié La féodalité languedocienne (XIe-XIIe siècles) : serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel (PUM, 2003), Vicomtes et vicomtés dans l’Occident médiéval (dir., PUM, 2008) et La seigneurie collective. Pairs, pariers, paratge : les coseigneurs du XIe au XIIIe siècle (PUR, 2013).

Table des matières
PRINCIPALES ABRÉVIATIONS UTILISÉES
Introduction
BIBLIOGRAPHIE
Éditions
Études
Annexes
Annexe I – Chronologie des actes
Annexe II – Scribes des actes
Annexe III – Originaux et copies anciennes (copies utiles)
Annexe IV – Généalogie des Trencavel
Annexe V – Castra contrôlés par les Trencavel (xiie siècle)
ACTES
INDEX
Index nominum
Index locorum
Index rerum

Le cartulaire des Trencavel (Languedoc, XIe-XIIIe siècle), éd. Hélène Débax, Paris, Éditions du Comité des Travaux historiques et scientifiques, 2025 ; 1 vol., 768 p. (Documents inédits sur l’histoire de France – série in 8°, 84). ISBN : 978-2-7355-0988-1. Prix : € 70,00.

Source : CTHS

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Appel à contribution – Animaux aquatiques en captivité (4-5 juin 2026)

Le colloque, organisé par le programme ICHTYA, intitulé Animaux aquatiques en captivité (de l’Antiquité au XVIe siècle), se teindra à l’université de Caen (MRSH, campus 1) les jeudi 4 et vendredi 5 juin 2026.

Date limite d’envoi des propositions : 15 septembre 2025.

Les propositions, d’une longueur de 300 à 500 mots maximum, devront être rédigées en français ou en anglais, et être accompagnées d’un mini CV de 150 mots maximum, comprenant vos coordonnées et si possible un lien web vers une page personnelle ou institutionnelle présentant vos travaux et votre bibliographie. Envoi à brigitte.gauvin@unicaen.fr et thierry.buquet@unicaen.fr

Généralités

L’objet du colloque concerne l’étude des moyens, méthodes et lieux de captivité des animaux aquatiques, et les interactions entre les espèces captives et les humains. Même s’il sera question bien évidemment de la gestion des viviers, le colloque n’a pas pour problématique principale l’alimentation humaine. Il s’agit ici d’envisager la captivité des animaux aquatiques de façon plus globale, en s’intéressant notamment à leurs conditions de vie.

L’historiographie s’est intéressée à l’aquaculture et aux viviers principalement à travers l’alimentation et la pêche, notamment pour le Moyen Âge. L’histoire des ménageries – encore assez peu étudiée et encore mal connue pour la période médiévale – a surtout privilégié l’étude de la captivité des grands quadrupèdes exotiques. Elle s’est beaucoup moins intéressée à la faune aviaire, mis à part les rapaces utilisés en fauconnerie. Un important ouvrage collectif récemment paru s’est consacré à l’histoire anthropologique des volières (Encager le ciel, 2025). La captivité des animaux aquatiques n’a, quant à elle, pratiquement pas été étudiée dans le cadre des jardins et parcs animaliers d’apparat pour la période pré-moderne ; de même les conditions de l’élevage des poissons a peu intéressé les historiens des viviers – comme si l’on considérait que les animaux aquatiques, et surtout les poissons, ne faisaient pas réellement partie de la « ménagerie » ou plus largement de l’ensemble des animaux gardés dans l’entourage d’un prince, ou dans l’enceinte du château – pas plus que leur éventuel rôle dans ce cadre, au-delà de leur statut de réserve alimentaire.

Périodes et aires culturelles

Antiquité gréco-latine ; Moyen Âge latin (y compris Europe du Nord) ; Byzance ; Islam médiéval et ottoman ; Renaissance ; XVIe siècle.

Disciplines

Histoire, philologie et littérature, anthropologie historique, anthropozoologie, archéologie, histoire des sciences (histoire naturelle), histoire de l’art et iconographie, animal studies.

Thèmes

Les contributions devront s’insérer dans au moins un des thèmes suivants :

Lexique des espaces de captivité : on pourra s’interroger sur l’évolution des dénominations de l’Antiquité à la Renaissance : piscinae, vivaria (viviers), stagna (étangs), bassins, etc., dans la documentation textuelle (inventaires, comptabilités, traités pratiques, textes littéraires, encyclopédies, histoire naturelle).

Critères de choix des espèces : sont-elles d’origine locale ou exotiques ; garde-t-on des espèces marines ? Quels sont les autres critères de choix : l’aspect (taille, couleur), la valeur symbolique (espèces valorisées comme les anguilles, carpes ou esturgeons) ? Le colloque n’envisage pas seulement les poissons, mais tous les animaux anciennement considérés comme tels (y compris les mammifères marins et les céphalopodes), ou qui sont susceptibles de vivre dans un espace aquatique aménagé, par exemple : hippopotame, phoque, otarie, marsouin, morse, ours polaire, tortue, crocodile et divers reptiles. À ce propos, Barthélemy l’Anglais (De proprietatibus rerum 14.54) signale que dans certaines foveae (fosses, douves ou étangs) sont nourris des poissons et des reptiles de diverses espèces.

Conditions de captivité : Que sait-on de l’architecture et l’aménagement des viviers, mares et étangs artificiels, bassins, « piscines » et « aquariums » ? Avons-nous des informations sur les soins, le nourrissage, les techniques d’entretien, les coûts induits, et le personnel dédié ? Quelle adaptation à la captivité ? Quels sont les méthodes et coûts du transport depuis leur milieu naturel ou d’un lieu de captivité à un autre ? À ce propos, on ne se limitera pas aux poissons, mais également aux conditions de captivité des espèces vivant à la fois sur terre et dans l’eau. On s’intéressera également au contrôle et à l’organisation de la reproduction.

Fonctions multiples : Peut-on distinguer les usages alimentaires (réserves vivantes, alimentation de prestige) des usages d’agrément (ornement, symbolique, curiosité, jeux et spectacles) dans les sources textuelles et iconographiques ou dans les restes archéologiques ?

Quelle place pour les lieux de captivité : Quels rapports avec l’espace du jardin, des volières, de la ménagerie, de l’espace privé, abbatial ou castral ? Comment s’articulent les bassins et les volières et plus généralement la co-existence entre oiseaux et poissons (en pensant notamment à l’aménagement d’étangs pour les cygnes, canards, etc.) ? On essaiera de bien différencier les viviers d’élevage autonomes (principalement destinés à l’alimentation) de ceux appartenant à l’espace castral ou monastique (y compris les fossés et les douves).

Relation homme-animal : Quelles sont les relations entre les employés des viviers ou les propriétaires et les animaux aquatiques : pouvait-il exister des liens « affectifs » avec certaines espèces ? On se questionnera également sur les échanges possibles et les interactions, notamment avec les éleveurs ou gardiens au moment du nourrissage. Certains auteurs, par exemple Pline l’Ancien, Augustin, Vincent de Beauvais, ou encore Rondelet, ont mentionné la sensibilité des poissons à la présence humaine et leur réaction aux appels sonores des gardiens. Les sources ont-elles conservé des informations sur le plaisir procuré par l’observation d’espèces aquatiques captives ? Avons-nous des témoignages sur des possibles apprivoisements et dressages de certaines espèces, comme celui des murènes apprivoisées chez Pline ?

Savoirs zoologiques : Quel a été le rôle éventuel de l’observation des espèces aquatiques captives dans l’élaboration de savoirs zoologiques sur la faune aquatique ?

Dimension sociale et politique : Quel est le rôle des viviers et bassins dans l’affirmation du statut social et la mise en scène du pouvoir – comme, par exemple, dans le cas extrême de Pollion, qui jetait à ses murènes les esclaves qu’il voulait punir ?

Bibliographie indicative

Aston Michael (éd.), Medieval Fish, Fisheries and Fishponds in England, Oxford, British Archaeological Reports, 1988 (BAR British Series 182).

Bardati Flaminia, Bondaz Julien et Roustan Mélanie (éd.), Encager le ciel : histoire, anthropologie et esthétique des volières, Paris, Publications scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle, coll. « Natures en sociétés », n˚ 9, 2024.

Bonow Madeleine, Olsén Håkan et Svanberg Ingvar (éd.), Historical aquaculture in Northern Europe, Huddinge, The Library, Södertörn University, 2016.

Hauck Karl, « Tiergarten im Pfalzbereich », in Deutsche Königspfalzen, Beiträge zu ihrer historischen und archäologischen Erforschung, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 1963, vol. 2/1, p. 30‑74.

Higginbotham James, Piscinae. Artificial Fishponds in Roman Italy. Chapel Hill – Londres, University of North Carolina Press, 1997.

Loisel Gustave, Histoire des ménageries de l’Antiquité à nos jours, Paris, O. Doin et fils, 1912, vol. 1.

Nash Colin E., The History of Aquaculture, Ames (Iowa), Wiley-Blackwell, 2011.

Pieragnoli Joan, La cour de France et ses animaux (xviexviie siècles), Paris, PUF, 2016.

Organisation

Colloque organisé par le programme ICHTYA du Centre Michel de Boüard (CRAHAM, UMR 6273). ICHTYA est dédié à l’histoire de la transmission des savoirs ichtyologiques, de l’Antiquité à la Renaissance.

Présentation d’ICHTYA : https://craham.unicaen.fr/programmes/ichtya-corpus-de-traites-latins-dichtyologie-et-histoire-des-savoirs-sur-la-faune-aquatique/

Bibliothèque ICHTYA : https://ichtya.unicaen.fr/lab/bibliotheque/accueil.html

Organisateurs :

  • Brigitte Gauvin (Université de Caen, Craham)
  • Thierry Buquet (CNRS, Craham)

Source : Craham

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Publication – Jacopo Bisagni, Isabelle Draelants, Paula Harrison, « A Compendium of Early Medieval Science: Studying Isidore of Seville, Computus, and Astronomy in the Age of Charlemagne. Ville de Laon, Bibliothèque Municipale – Bibliothèque patrimoniale, MS 422 »

Isidorus Hispalensis, also known as the Laon Computistical Miscellany, stands as an exquisite manuscript, offering profound insights into the intricate realms of time reckoning and celestial patterns. Its foundation, originating in the second quarter of the ninth century, centers around Saint Isidore’s “On the Nature of Things.”

It is accompanied by additional excerpts from Isidore’s Sentences, delving into righteous human conduct and other texts, some transcribed as late as the century’s end. Crafted in northern France, likely at Laon, this compendium captivates with over sixty vibrant colored diagrams and drawings.

This remarkable manuscript, a testament to the intellectual curiosity of Carolingian-era Christian scholars, sheds light on their fervent exploration of the natural world’s divine order. Of particular note is the meticulous study of time measurement, pivotal in shaping the Christian calendar, particularly the significant date of Easter.

Saint Isidore’s “On the Nature of Things”, a seventh-century opus on natural history, earned the medieval moniker ‘book of wheels’ for its circular diagrams, two of which grace the Laon manuscript. These wheels feature androgynous human figures representing winds and seasons, cleverly colored to denote equinoxes and seasons. Another striking depiction portrays the first day of Creation as half blue and half orange, marking the spring equinox’s initiation on March 25.

The manuscript’s celestial section, a tapestry of forty-one constellations vividly portrayed across nine pages, captures the night sky’s essence. The figures, both animal and human, come alive in rusty orange and blue hues. Notably captivating is the centaur, his outstretched arm holding the constellation bestia while a dangling rabbit adorns his spear, depicted on folio 30v.

A testament to the hands that crafted it, the Isidorus Hispalensis showcases the mastery of four scribes who meticulously transcribed its contents in the legible Caroline Minuscule script. Display scripts and Uncial, favored for Christian texts in late antiquity, grace the manuscript’s headings and inscriptions within diagrams.

This priceless treasure found its home in the esteemed library of the Notre-Dame Cathedral at Laon by the mid-eighteenth century. Following the upheaval of the French Revolution, it found sanctuary in the Bibliothèque communale of Laon, now the Médiathèque Suzanne-Martinet. Its restored quarter binding of brown leather over wooden boards serves as a testament to its enduring legacy, a tangible link to centuries of intellectual pursuit and creative brilliance.

The facsimile edition of the Isidorus Hispalensis is complemented by a case for its conservation and a complementary study book made by subject matter experts.

This facsimile is a unique edition of 400 books numbered and authenticated by notarial deed.

Jacopo Bisagni, Isabelle Draelants, Paula Harrison, A Compendium of Early Medieval Science: Studying Isidore of Seville, Computus, and Astronomy in the Age of Charlemagne. Ville de Laon, Bibliothèque Municipale – Bibliothèque patrimoniale, MS 422, Madrid, Incipit Manuscript Ediciones, 2025 ; 1 vol., 188 p.

Source : Incipit Manuscrits

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Journée d’étude – Sociologie des médiévistes : outils d’objectivation d’un espace savant

Après une première séance consacrée en 2024 à une étude de cas (la « polémique » de la Nouvelle Histoire du Moyen Âge), le travail de présentation des aspects d’une sociologie des médiévistes se poursuit par une étude des formes d’objectivation d’un espace social. Pour cela, il ne faut pas prédéfinir une population mais chercher au contraire à en faire émerger les caractéristiques et intégrer celles-ci dans des trajectoires historiquement situées.

Programme :

Introduction (Alexis Fontbonne, UNamur, Marie-Curie)

Pour une historiographie quantitative (Nicolas Ruffini-Ronzani,  UNamur/Archives de l’État, Sébastien de Valériola Université libre de Bruxelles, Nicolas Perreaux, CNRS/LAMOP)

Morphologie des médiévistes (Gaspard Fontbonne, CESSP)

La civilisation médiévale, la culture des élites comme évidence commune (Blaise Dufal, Sidney University)-

Professionnalisation et polarisation des médiévistes autour de l’étude de la commune de Marseille (Pierre Vey, ENC-Lamop)

Présentation et appel séance 2026 : Les usages d’une relique, la panthéonisation de Marc Bloch et ses effets dans l’espace des médiévistes.

Source : SocMed

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Publication – « Jubés et clôtures de chœur du Moyen Âge et de la Renaissance », éd. Ariane Dor, Hélène Lebédel-Carbonnel

Cet ouvrage fait suite au colloque organisé par l’association des conservateurs des Monuments historiques à Toulouse et Albi du 1er au 3 décembre 2022, portant sur l’actualité des travaux de restauration et de recherche sur les jubés et clôtures de chœur entre Moyen Âge et Renaissance (1200-1600).

Les communications et articles de ce colloque ont souligné l’intérêt d’étudier du point de vue formel aussi bien que matériel de grands ensembles sculptés encore conservés en place, comme les clôtures de chœur des cathédrales d’Amiens, de Chartres, de Saint-Bertrand-de-Comminges ou d’Albi. De nombreuses contributions portent au contraire sur des ensembles lapidaires dispersés, issus de jubés ou de clôtures de chœur déposés sous l’Ancien Régime ou lors de la période révolutionnaire, de l’étude historique (Langres, Le Bourget, Aubrac), à l’étude matérielle des fragments comme pour le jubé de la cathédrale de Chartres ou encore les fragments récemment mis au jour lors des travaux de restauration de Notre-Dame de Paris.

Ces actes croisent les apports des différents domaines scientifiques appliqués au patrimoine : histoire, histoire de l’art et de l’architecture, archéologie, conservation-restauration, etc. Ils reflètent la spécificité des travaux de recherche coordonnés par les conservateurs du patrimoine de la spécialité monuments historiques au bénéfice de la conservation et de la valorisation des œuvres dont ils ont la charge scientifique et technique. Ils représentent ainsi une contribution originale à l’histoire de la sculpture et de l’architecture entre les XIIIe et XVIe siècles.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Jubés et clôtures de chœur du Moyen Âge et de la Renaissance, éd. Ariane Dor, Hélène Lebédel-Carbonnel, Paris, Société française d’Archéologie, 2025 ; 1 vol., 216 p. (Bibliothèque de la Société française d’archéologie, nouv. série., 4). ISBN : 978-2-36919-210-7. Prix : € 30,00.

Source : Société française d’Archéologie

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