Appel à contribution – « La répétition dans les textes littéraires du Moyen Âge à nos jours », dir. L. Abd-elrazak et V. Dusaillant-Fernandes

Si la répétition nous rend malades, c’est elle aussi qui nous guérit ; si elle nous enchaîne et nous détruit, c’est elle encore qui nous libère. […] Toute la cure est un voyage au fond de la répétition.

Gilles Deleuze (30)

Non nova, sed nove, ce proverbe latin, qui signifie « pas du nouveau, mais de nouveau », invite à voir la répétition comme une finalité à part entière. La vie est elle-même une perpétuelle répétition. Paradoxalement, la seule expérience qui n’a aucune chance de se répéter c’est la mort. Est-ce dire que la répétition est partie prenante de la vie et, par ricochet, de l’imaginaire ?

La répétition est avant tout une figure de style qui touche à la fois au mot, au phonème, à la phrase et à la structure d’un texte. Pourtant, la sphère de la répétition ne se limite pas aux figures de rhétorique, elle s’étend aux structures mentales sous-jacentes à la création ce qui ouvre le champ primaire de la répétition, celui des figures du langage et des tropes ayant une visée ornementale, à des approches qui relèvent de la philosophie, de la psychanalyse et de l’épistémologie.

La répétition est par nature emphatique puisqu’elle dit, redit et re-redit en plusieurs exemplaires la même idée, le même événement, la même expérience offrant une multitude de perspectives. Ainsi, Le Nouveau Testament n’est, en réalité, que le témoignage de l’expérience christique par quatre différents témoins. Chaque Évangile met l’accent sur le récit de base créant une redondance pour ainsi dire sémantique : aucun des quatre Évangiles ne saurait véhiculer l’expérience christique sans les trois autres. Il s’agit d’un travail de renforcement de la crédibilité du Nouveau Testament, des disciples et du Christ lui-même.  L’importance du nombre des témoins est une idée fortement exprimée dans la Bible : « Un seul témoin ne suffira pas contre un homme pour constater un crime ou un péché, quel qu’il soit ; un fait ne pourra s’établir que sur la déposition de deux ou de trois témoins.» (Détronome 19 :15). Cette idée est reprise dans Corinthiens 13:1 : « Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins. » La répétition est le rempart contre le faux, le contrefait ; elle garantit l’authenticité, l’intégrité et la véracité d’un fait.

Dans le sillage de la tradition biblique, le Moyen Âge exploite à outrance le procédé de réécriture. Le travail des auteurs du Moyen Âge consistait essentiellement dans la réécriture d’un texte ancien, ou d’une histoire très appréciée, en une ou plusieurs versions. Les textes pouvaient bénéficier de couches successives de remaniements passant d’une langue à une autre, du latin vers l’ancien français, puis vers le moyen français, et d’une forme à une autre, du vers à la prose. Ce procédé, qui se borne à répéter, à reprendre le même texte en créant plusieurs exemplaires, a non seulement permis la conservation des anciens textes, mais a grandement contribué à la transmission et à la modernisation du savoir. Par ailleurs, n’oublions pas les réécritures ou l’adaptation des contes de Charles Perrault ou des frères Grimm. En partant du XVIIe siècle, en passant par le XIXe et le XXe siècle, on retrouve une infinité de versions du Petit Chaperon rouge (ou autres contes) tant pour adultes que pour enfants.  Au-delà du simple fait d’« écrire par-dessus » (Durvye 131), du « palimpseste » (Genette, 1992), la réécriture s’impose comme une forme innovante puisque non seulement elle répète un thème, mais elle détourne aussi, imite, voire transforme.

Pourtant, après les termes de « répétition, reprise, retour, épuisement, correction, réexamen, leitmotiv, variation : aucun terme ne semble convenir aussi bien que celui de « ressassement » pour désigner les modes d’écriture propres à la modernité » (Benoit et al., Quatrième de couverture). Si pour Dominique Rabaté, l’émergence de ce type d’écriture peut remonter au XIXe siècle, voire au XVIIIe (avec Rousseau), le terme « semble consubstantiellement lié à Blanchot » (18), pour lequel la temporalité du ressassement s’inscrit dans un mouvement cyclique. « Avatar de la répétition » (Rapak 95), le ressassement serait donc l’expression d’une charge obsessionnelle, émotive ou expérimentale. D’ailleurs, dans le champ de la psychanalyse, la répétition est ce « processus incoercible et d’origine inconsciente par lequel le sujet se met dans des situations pénibles, répétant ainsi des expériences anciennes sans se souvenir du prototype et avec, au contraire, l’impression très vive qu’il s’agit de quelque chose qui est pleinement motivé dans l’actuel » (Laplanche et Pontalis 86). Signe d’un processus aliénant, la compulsion à la répétition est un phénomène clinique, selon Freud dans Au-delà du principe du plaisir (1920), qui pousse le sujet à ressasser des images et des scènes d’un trauma vécu dans le passé. Ces réminiscences inconscientes de l’événement traumatique sont en fait une tendance de l’organisme à aller vers sa propre destruction, vers une pulsion de mort. La répétition s’avère alors comme une force destructrice pour le sujet lui-même et ceci à son insu. Toutefois, elle n’est pas la reproduction de l’événement traumatique, mais une élaboration permanente du trauma pour pouvoir mieux le traiter, le contrôler. Au niveau textuel, c’est la scénarisation de l’événement qui mène l’écrivain à écrire, à créer par le jeu des reprises, des modifications, des dispositifs narratifs, énonciatifs et discursifs, non seulement une manière consciente de se souvenir, mais aussi un moyen actif de maîtriser le trauma et de le rendre assimilable. Par l’entremise de ces créations littéraires, l’écrivain reconstitue son cheminement psychique, retraverse des affects éprouvés ou non au moment de l’événement et revisite, à son rythme, des lieux intimes que la mémoire textuelle va remettre au jour afin de continuer le travail de reconstruction psychique.

Dans la pensée freudienne, la répétition est une compulsion alors que dans les approches kierkgaardienne et deleuzienne, il faut comprendre celles-ci comme une « une mise en avant », une possibilité de renouveau, car que serait la vie sans la répétition?, s’interroge Søren Kierkegaard. Quel est l’intérêt de redire un discours, de refaire des gestes quotidiens, de revivre un amour, de renouer des liens d’antan, d’observer le mouvement rituel des vagues qui viennent mourir sur la plage ? Selon Kierkegaard, la répétition n’est pas un « pur répéter », mais « un ressouvenir en avant » (1972 : 3). Le sujet va retrouver le chemin de la vérité en se regardant lui-même, en cherchant intérieurement une vérité déjà connue. Cela dit, à cause de la modernité, l’âme et la vérité sont déconnectées. Le sujet est alors exilé dans un monde dans lequel il n’a plus le temps de s’introspecter pour comprendre son origine. Dès lors, il a besoin de la répétition pour retrouver en lui la mémoire de sa destinée, car seule la répétition permet une « reprise en avant » (1990 : 65) pour aller à la rencontre de la vérité.

De même, selon Gilles Deleuze, la répétition reflète en particulier une dimension ontologique de notre rapport au monde. Bien que la vie semble fourmiller de répétitions, de petites différences surgissent dans les interstices de la répétition. Dans cette perspective, l’individu se définit par sa capacité d’affecter et d’être affecté par ces réseaux de relations, de tensions, entre répétitions et différences. Avec Deleuze, la répétition ne prend tout son sens que grâce, ou à cause de l’œil de celui qui la perçoit : « La répétition ne change rien dans l’objet qui se répète, mais elle change quelque chose dans l’esprit qui la contemple » (97). Loin de se fermer dans un cercle vicieux, la répétition ouvre la porte à de nouvelles possibilités, de nouvelles visions, voire à son propre évincement dans la différence et, par là même, à l’innovation. Un potentiel de transformation émane ainsi de la répétition de la même expérience, des mêmes gestes.

Plusieurs études ont été consacrées à la notion de la répétition dans des domaines spécifiques comme la psychanalyse, la philosophie ou la rhétorique, mais, à ce jour, aucune étude n’a examiné cette notion dans les textes littéraires du Moyen Âge à nos jours. Notre ouvrage collectif comblera cette lacune. Afin d’alimenter la réflexion, sans la limiter, voici quelques questions, parmi tant d’autres, sur lesquelles nous vous proposons de réfléchir :

  • Quelles sont les modalités de la répétition dans les textes littéraires ?
  • Y a-t-il une typologie de la répétition ?
  • En tant que procédé de création, de quelles manières la répétition fonctionne-t-elle ?
  • Quelles sont les formes du discours au service de la répétition?
  • Comment s’articulent la répétition et la différence ?
  • Quelle est l’intentionnalité de la répétition dans le texte littéraire?

Pistes et axes de recherche

  • Génétique textuelle
  • Figures de rhétorique de la répétition
  • Réécriture, reprise, ritournelle, leitmotiv
  • Analyse du discours/structuralisme
  • Répétition et esthétique
  • Répétition et intertextualité/dialogisme
  • Répétition et psychanalyse
  • Répétition et création
  • Écriture du ressassement

Bibliographie indicative, mais non exhaustive

Benoît, Éric, Michel Braud, Jean-Pierre Moussaron, Isabelle Poulin et Dominique Rabaté (dir.), Écritures du ressassement, Bordeaux : Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Modernités », 2001.

Deleuze, Gilles, Différence et répétition, Paris : Presses universitaires de France, 1968.

Durvye, Catherine, Les réécritures, Paris : Ellipses, coll. « Réseau », 2001.

Frédéric, Madeleine, La Répétition. Étude linguistique et rhétorique, Tübingen, M. Niemeyer, 1985.

Freud, Sigmund. 1920. « Au-delà du principe de plaisir », traduit de l’allemand par le Dr. S. Yankélévitch en 1920 revue par l’auteur, dans Essais de psychanalyse, Paris : Éditions Payot, 1968: 7- 82.

Genette, Gérard, Palimpsestes, Paris : Seuil, 1992.

Gignoux, Anne-Claire, La récriture. Formes, enjeux, valeurs. Autour du nouveau roman, Paris : Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, 2003.

Laplanche, Jean et Jean-Bertrand Pontalis (1967), Vocabulaire de psychanalyse, Paris : Presses Universitaires de France, 1994.

Kierkegaard, Søren, La Répétition, traduit du danois par Nelly Viallaneix, Paris : Garnier Flammarion, 1990.

Kierkegaard, Søren, La Répétition, traduit du danois par Paul-Henri Tisseau et Else-Marie Tisseau, Œuvres complètes, Paris : Orante, 1972.

Molinié, Georges, « Problématique de la répétition » , Langue française, n°101, 1994: 102-111.

Rabaté, Dominique, « Singulier, pluriel », in Benoît, Éric, Michel Braud, Jean-Pierre Moussaron, Isabelle Poulin et Dominique Rabaté (dir.), Écritures du ressassement, Bordeaux : Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Modernités », 2001: 9-20.

Rapak, Waclaw, « Le ressassement et son enjeu existentiel », in Benoît, Éric, Michel Braud, Jean-Pierre Moussaron, Isabelle Poulin et Dominique Rabaté (dir.), Écritures du ressassement, Bordeaux : Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Modernités », 2001: 95-106.

Consignes et calendrier

Nous soumettrons le projet à la maison d’édition Peter Lang Publishing qui a émis un intérêt pour la publication du volume. Les propositions seront jugées en fonction de leur pertinence dans le cadre de l’ensemble de l’ouvrage

  • Veuillez envoyer votre proposition à Loula Abd-elrazak (loula.abd-elrazak@uwaterloo.ca) et à Valérie Dusaillant-Fernandes (vcdusail@uwaterloo.ca) au plus tard le 30 janvier 2018. Cette proposition d’environ une demi-page (entre 250 et 300 mots) devra être accompagnée d’une courte notice biobliographique.
  • Les notifications des propositions retenues seront envoyées au plus tard le 30 février 2018.
  • La date limite pour soumettre la version finale de l’article est le 30 juin 2018.
  • Les articles ne doivent pas excéder 45 000 signes, espaces et notes comprises.

Source : Fabula

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Appel à contribution – The Micropolitics of Mobility in Late Antiquity and the Early Middle Ages

2nd Research Forum of the Tübingen Center of Advanced Studies

“Migration and Mobility in Late Antiquity and the Early Middle Ages”

Tübingen, 19-20 July 2018

organized by

Mischa Meier, Steffen Patzold and Sebastian Schmidt-Hofner

http://www.uni-tuebingen.de/en/93696

Narratives of the age of migrations tend to privilege the large-scale mobility of ethnically denominated groups. Recent research has questioned this focus from many angles and has led to a growing consensus that new approaches are needed which put the large-scale migrations into perspective, integrate other forms of mobility into the picture, and develop a clearer understanding of the social processes involved, both among the mobile groups and individuals as well as within the societies where they arrive. This conference proposes to explore an approach to the age of migrations that takes account of these redirections in scholarship by focusing on the micropolitics of mobility in late antique and early medieval local societies in a broad timeframe from ca. 250 to 900 CE.

By exploring the micropolitics of mobility on a broad basis of case studies we hope to achieve a clearer understanding of a number of key problems in the social history of migration and mobility in the period. Questions we wish to address include:

  • How did local societies accommodate and integrate immigrants of different kinds?
  • What were fields of ensuing social conflict (e.g. in the areas of religion, economy, political participation) and how were these conflicts settled?
  • How did local societies transform in reaction to immigrant groups?
  • Which differences can we observe between individual and group immigrations?
  • How did geographical mobility translate into social mobility?

We invite papers from younger as well as established scholars working in all relevant fields (history, archaeology, literature) which discuss these or other related aspects of the micropolitics of mobility. Applicants are requested to submit a short abstract for a paper of 25 minutes, a title, and a short CV by 22 January 2018 to luisa.luiz@uni-tuebingen.de. We will cover travel and accommodation costs for the speakers.

For organizational questions, please contact luisa.luiz@uni-tuebingen.de, for all other issues write to mischa.meier[at]uni-tuebingen.de, steffen.patzold[at]uni-tuebingen.de or sebastian.schmidt-hofner[at]uni-tuebingen.de.

Source : Universität Tübingen

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Colloque – Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe siècles)

Rencontres doctorales internationales
Transitions (Université de Liège) / TRAME (Université de Picardie Jules Verne) / CESR (Université François Rabelais de Tours)

Liège, 30 et 31 janvier 2018

Université de Liège 7, Place du XX Août 4000 Liège
Salle Wittert (R/120, A1, aile des Jésuites)

Séminaire doctoral 2018 - bon-1

Programme :

Mardi 30 janvier 2018

9h00 Accueil des participant.e.s
9h30 Mot d’accueil par Laure Fagnart (Université de Liège) et introduction par Julie Piront (Université de Liège)

« TRANSITION », UN OUTIL DE RELECTURE DE L’HISTORIOGRAPHIE ?
Modératrice : Rosa De Marco

10h00 Anne Boiron (Université de Nantes) – La transformation de Saint-Cyr en couvent ou l’histoire d’une révolution qui n’en était pas une
10h30 Ingrid Bonnal (EHESS et Université de Paris 1) – Orazio Gentileschi  »entre-deux » : nécessité, pertinence et limites de la notion de transition dans le champ historico-artistique
11h00 Pause

« TRANSITION(S) » ? EXAMENS DE LA TERMINOLOGIE
Modératrice : Hélène Miesse

11h30 Stéphanie Krinninger (Ruprecht-Karls-University Heidelberg) – How to handle aspects of aesthetic practice “before the era of art”?
12h Camille Demange (Université de Strasbourg) – De la transition à la révolution : quelle terminologie pour le développement de l’architecture ?
12h30 Pause-déjeuner

« TRANSITIONS » ET RUPTURES
Modérateur : Jorge Morales

14h Marie Laffont (Université François Rabelais de Tours) – Reconstruire Bourges après l’incendie de 1487 : une transition précipitée ?
14h30 Marie Quillent (Université de Picardie Jules Verne) – Une transition à l’origine d’une rupture ? Le cas de l’apparition des tableaux votifs en pierre dans l’ancien diocèse d’Amiens au Moyen Âge
15h Pause

« TRANSITIONS » ET INFLUENCES EXTÉRIEURES
Modérateur : Marco Veneziale

15h30 Mathilde Mougin (Aix-Marseille Université) – Du corps mythique au corps physique : étude de la mutation du regard sur l’homme dans des récits de voyages de langue française de la fin du XVIe et du XVIIe siècle
16h00 Frédéric Degroote (Université de Liège) – Le madrigal des anciens Pays-Bas méridionaux : un laboratoire de la transition entre prima pratica et seconda pratica ?
18h00 Conférence de la Prof. Marion Uhlig (Université de Fribourg) – Barlaam et Josaphat (XIIIe-XVIIe siècles) : transmissions et métamorphoses

Mercredi 31 janvier 2018

« TRANSITIONS » D’UN GENRE, D’UN SUPPORT ET D’UN AUTEUR À L’AUTRE
Modérateur : Gianluca Valenti

9h30 Antoine Braconnier (Aix-Marseille Université) – La lecture biblique médiévale à l’épreuve de l’humanisme : le cas du manuscrit 26 de la bibliothèque Inguimbertine
10h00 Karine Dicharry (Université de Lille 3) – L‘editio princeps de Lancelot du Lac (1488), une œuvre hybride ?
10h30 Pause

Modérateur : Gianluca Valenti

11h00 Andrea Tondi (Università degli Studi di Siena et EPHE) – Materia narrativa e successo di pubblico: per uno studio delle transizioni nell’Histoire des Albigeois
11h30 Maria Vittoria Comacchi (Università Ca’ Foscari Venezia) – Shaping a new theology: the issue of the prisca theologia in Leone Ebreo’s Dialoghi d’amore
12h Pause-déjeuner

« TRANSITIONS » ET CONTINUITES
Modérateur : Antonio Geremicca

13h30 Ilaria Taddeo (IMT School for Advanced Studies Lucca) – The Guidiccioni Family between Lucca and Rome: Artistic Patronage and Cultural Production 1530-1550ca.
14h00 Eva Trizzullo (Université de Liège) – Le dernier acte de fidelitas d’un familier des Médicis dans la Rome de Paul III : Baldassarre Turini comme superviseur des tombes de Léon X et Clément VII
14h30 Pause

Modératrice : Julie Piront

15h Aurore Drécourt (Université de Liège) – Les actes notariés liégeois du XVIIe siècle : transition et sauvegarde d’une justice médiévale

15h30 Julie Colaye (Université de Picardie Jules Verne) – La reconstruction économique des prieurés victorins (mi XVe-mi XVIe siècle) en regard de la notion de « transition »

16h Conclusions par Nicola Morato

Source : Transitions

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Publication – « Charlemagne, les Carolingiens et Metz. Représentation, recomposition et instrumentalisation du passé du Moyen Âge au XXe siècle »

L’année 2014 a vu la commémoration du 1 200e anniversaire de la mort de Charlemagne. L’empreinte à Metz de cet empereur est forte depuis le haut Moyen Âge. Son aïeul, l’évêque de Metz saint Arnoul, est l’ancêtre de la dynastie carolingienne qui règne sur l’Europe occidentale entre les VIIIe et Xe siècles. Bien qu’il fixe sa capitale politique à Aix-la-Chapelle, Charlemagne ne néglige pas la cité de Metz qui devient un des foyers de la Renaissance carolingienne au milieu du VIIIe siècle, notamment grâce au rayonnement culturel de son chapitre cathédral fondé par saint Chrodegang, l’invention du chant grégorien et l’œuvre des moines de Saint-Arnoul, abbaye qui devient nécropole de certains membres de la famille impériale. C’est pourquoi la Société d’Histoire et d’Archéologie de la Lorraine a organisé cette journée d’étude autour de ce thème pour commémorer comme il se doit cet événement.

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Table des matières :

Philippe Brunella – Avant-propos
Michèle Gaillard – Introduction

Pierre-Edouard Wagner – Mémoire des Carolingiens à Metz ;
Michèle Gaillard – Les sources diplomatiques témoins d’une mémoire carolingienne en Lorraine au Moyen Âge ?
François Héber-Suffrin – L’architecture religieuse à Metz aux temps carolingiens : un constat décevant ;
Anne Adrian – Le trésor de Saint-Arnoul de Metz : des redécouvertes ;
Anne Wagner – L’image de Charlemagne dans la littérature hagiographique ;
Sophia Mösch – Les Annales Mettenses Priores et Alcuin d’York. Le discours politique sur l’accession de Charlemagne au pouvoir ;
Mireille Chazan – Charlemagne dans L’Image du monde ;
Nathalie Pascarel – Iconographies de Charlemagne à la fin du Moyen Âge (XIVe-XVIe siècles). Des « images » et des idéaux ;
Julien Léonard – L’abbaye Saint-Arnould de Metz et la mémoire carolingienne au service de la francisation (1552-1648) ;
Christiane Pignon-Feller – Les habits neufs de l’Empereur. Images de Charlemagne à Metz du Second Empire au Deuxième Reich ;
Julien Trapp – La fouille de l’abbaye Saint-Arnoul de Metz (1905-1906). La redécouverte d’une nécropole carolingienne pendant l’annexion allemande.

Mireille Chazan – Conclusions

Informations pratiques :

Charlemagne, les Carolingiens et Metz. Représentation, recomposition et instrumentalisation du passé du Moyen Âge au XXe siècle, Nancy, Presses universitaires de Nancy – Editions Universitaires de Lorraine, 2018 (Archéologie, Espaces, Patrimoines). 154 p., 21 x 29,7 x 1 cm. ISBN : 9782814303249. Prix : 18 euros.

Source : LCPU

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Colloque – Écrits et dépendances monastiques II: Transferts d’archives, IXe–XVe siècles

01-02 février 2018
Colloque international

Organisation:
Claire LAMY (univ. Paris-Sorbonne – CRM) Jean-Baptiste RENAULT (univ. Lorraine – CRULH) Rolf GROSSE (IHA)

Deutsches Historisches Institut Paris
Institut historique allemand, 8 rue du Parc-Royal, 75003 Paris, http://www.dhi-paris.fr

DHIP IHA

Programme :

Jeudi 1er février 2018 (IHA)

Accueil
Ouverture du colloque par Rolf GROSSE (Paris)

Claire LAMY (Paris) et Jean-Baptiste RENAULT (Nancy) – Introduction

Présidence de séance: Laurent MORELLE

Adelheid KRAH (Vienne) – Der Transfer von geistlichen Urkundenbeständen in das Monasterium S. Corbiniani auf dem Freisinger Burgberg im 8. und 9. Jahrhundert – Ursachen und Bedeutung
Jean BERGER (Lyon) – Les motifs de transfert de chartes auvergnates dites »privées« au sein du chartrier de Cluny à travers une étude de cas:
le »sous-dossier« de la villa de Volmat
Pause déjeuner

Présidence de séance: Véronique GAZEAU

Arlette PAQUET (Clermont-Ferrand) – Deux réseaux clunisiens dans le diocèse de Clermont: Sauxillanges et Mozac, interactions des dépendances, transformations et conceptions identitaires par les archives

Carlos M. REGLERO DE LA FUENTE (Valladolid) – Le transfert de documents entre Cluny et l’Espagne: dons, privilèges et commandes
Pause

Maria HILLEBRANDT (Münster) – Cluny et ses dépendances: aspects de l’écrit documentaire et du transfert des archives au fil du développement
de son réseau

Vendredi 2 février 2018

Matin: université Paris-Sorbonne, salle des actes, 1 rue Victor-Cousin 75005 Paris

Présidencedeséance: Cécile TREFFORT

David PETERSON (Burgos) – Early monastic archives in Castile as seen through the Becerro Galicano
Leticia AGUNDEZ (Porto) – Dépendance institutionnelle et autonomie archivistique: le cas du monastère de Sainte-Marie de Piasca et de l’abbaye de Sahagún (XIIe siècle)
Pause

Jean-Baptiste RENAULT (Nancy) – Prélèvements, copies et compilations: Saint-Victor de Marseille et les archives de ses dépendances languedociennes et catalanes (XIe–XIIe siècles)
12h30–14h00: Pause

Après-midi: université Paris-Sorbonne, salle Boutruche
Présidence de séance: Noëlle DEFLOU-LECA

Guy JAROUSSEAU (Angers) – Le cartulaire de Saint-Maur-sur-Loire: un témoin d’une circulation archivistique
Claire LAMY (Paris) – Étude de cas: l’absorption de Bonne-Nouvelle par l’abbaye de Marmoutier au XIIe siècle
Pause

Eduardo MANARINI (Naples) – La rete monastica di S. Silvestro di Nonantola dalla fondazione al Trecento: una struttura verticistica con molteplici archivi? Prime considerazioni a partire dalle carte abbazial

Sébastien BARRET (Paris) – Conclusions

Source : DHIP – IHA

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Appel à contribution – Les miroirs des dames au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance

Université du Littoral – Côte d’Opale, Dunkerque, vendredi 14 décembre 2018

Unité de recherche H.L.L.I., EA 4030

Argumentaire

Cette journée d’études, qui se situe dans la continuité de la manifestation scientifique de 2009 portant sur « Le Prince en son miroir » (actes publiés dans la revue Le Moyen Âge, t. 116, 2010), proposera de réfléchir sur les « miroirs des dames ». De fait, cette appellation, habituellement employée pour désigner des œuvres littéraires centrées sur le bon « gouvernement » des femmes, invite à de nombreuses interrogations. Qu’il s’agisse de textes axés sur la personne de la princesse ou destinés plus généralement à un public féminin issu d’autres couches de la société, ces œuvres d’essence didactique se rassemblent toutes autour de la question de la conduite féminine. S’agit-il cependant d’un véritable genre littéraire ? De fait, nombreuses sont les œuvres du Moyen Âge et de la première Renaissance à porter sur ce sujet, mais peut-on pour autant toutes les regrouper sous l’appellation de « miroirs des dames » ? Alors que les textes adressés à la princesse, tout comme les « miroirs des princes », sont étroitement liés à la politique et à la royauté, ceux destinés à un lectorat féminin plus large se présentent davantage comme de simples manuels de conduite. Pareillement, de nombreux textes proposent des séries de biographies féminines exemplaires, tandis que d’autres fournissent des conseils plus généraux sur le comportement. Est-ce la visée de ces œuvres ou bien leur contenu qui justifie la dénomination de « miroirs » ? En outre, les textes connus sous cette terminologie s’apparentent très souvent à d’autres genres littéraires, tels la biographie historique et le récit bref, que ce soit l’exemplum ou la nouvelle. Il convient aussi de relire ces œuvres à la lumière des « gender studies » : de fait, la plupart d’entre elles – si l’on excepte celles de Christine de Pizan et d’Anne de France – ont été écrites par des hommes, ce qui amène à s’interroger sur l’image de la femme qui en est donnée. Pourquoi écrire l’histoire des femmes ? Quel type de lectorat, masculin ou féminin, était susceptible de s’intéresser à ces textes ? Plus généralement, que nous révèlent les « miroirs des dame » sur les rapports hommes/femmes dans la société médiévale et renaissante ? Enfin, le passage du latin au français, du français vers d’autres langues européennes, du manuscrit à l’imprimé, et du Moyen Âge à la Renaissance, tend à faire de ces œuvres des textes en mouvement, susceptibles d’être adaptés à des lectorats et à des cultures divers. Qu’est-ce qu’un « miroir des dames » ? Comment expliquer sa pérennité à travers le Moyen Âge et la Renaissance ? Pour tenter de répondre à ces questions, plusieurs axes de réflexion s’imposent :

Axe 1 – La question du genre littéraire

Il s’agira de cerner les caractéristiques formelles et thématiques des « miroirs des dames », de même que leurs objectifs précis, qu’ils soient didactiques, moraux, pédagogiques ou facétieux. Quels sont les points communs entre tous ces textes? Ces caractéristiques évoluent-elles entre le Moyen Âge et la Renaissance ?

Axe 2 – L’intertextualité

Dans quelle mesure les « miroirs des dames » s’inspirent-ils d’œuvres antérieures du même type ? Quels échanges existe-t-il entre ces textes et d’autres genres littéraires ?

Axe 3 – Le témoignage des « miroirs des dames » sur la société

Les « miroirs des dames » invitent aussi à une réflexion sur les rapports entre les hommes et les femmes. Quelle est l’intention des auteurs masculins ayant écrit ces textes ? Pourquoi certaines femmes ont-elles également voulu faire entendre leur voix ? Comment l’image de la femme est-elle relayée à travers tous ces textes ?

 

Axe 4 – Du manuscrit à l’imprimé, du Moyen Âge à la Renaissance

Les « miroirs des dames » sont-ils affectés par le passage du manuscrit à l’imprimé ? Quels sont les textes ayant bénéficié d’une diffusion imprimée ? Y a-t-il une continuité de ces textes entre le Moyen Âge et la Renaissance ?

Bibliographie sommaire :

Boccace, Des cleres et nobles dames [traductions de Laurent de Premierfait] Jean Bouchet, Le Jugement poetic de l’honneur féminin
Philippe Bouton, Le Mirouer aux dames
Symphorien Champier, La Nef des dames vertueuses

Watriquet de Couvin, Li miroers as dames
Antoine Dufour, Les Vies des femmes célèbres
Jean Du Pré, Le Palais des nobles dames
Anne de France, Enseignements d’Anne de France à sa fille Suzanne Martin le Franc, Le Champion des Dames

Olivier de la Marche, Le Parement et Triomphe des Dames
Jean Marot, La vraye disant advocate des dames
Geoffroy de la Tour Landry, Livre pour l’enseignement de ses filles Christine de Pizan, Le livre des trois vertus

Christine de Pizan, Livre de la Cité des dames
Ysamberd de Saint-Léger, Le Miroir des Dames [traduction pour Marguerite de Navarre]

Comité scientifique :

Professeur Éric Bousmar (Université Saint-Louis, Bruxelles) Professeur Jean Devaux (Université du Littoral – Côte d’Opale) Professeur Jean-Claude Mühlethaler (Université de Lausanne)

Organisateurs :

Professeur Jean Devaux (Université du Littoral – Côte d’Opale) Alexandra Velissariou (Université du Littoral – Côte d’Opale)

Contacts :

Jean.Devaux@univ-littoral.fr alexandra.velissariou@univ-littoral.fr

Proposition de communication (titre + résumé de 5 lignes) à soumettre par mail aux organisateurs avant le 15 février 2018.

Source : Conjointures

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Publication – Jean-Baptiste Santamaria, « Le Secret du prince. Gouverner par le secret France-Bourgogne XIIIe-XVe siècle »

Les figures princières qu’incarnent le roi de France et le duc de Bourgogne ne s’appuient pas que sur la mise en scène publique de leur pouvoir.

Dans un Moyen Âge qui associe savoir, sacré et secret, un prince doit savoir à qui se fier et éviter la trahison : le cercle du secret le protège du scandale, au risque d’accorder trop de poids aux confidents et mignons. Parfaitement admis en matière diplomatique et militaire, le secret se fait plus insidieux lorsque le prince veut contrôler ses propres sujets. La culture de l’opacité est même de règle quant à la gestion des finances, suscitant dès lors la méfiance: s’il exige de tout connaître des secrets du peuple, le prince entend préserver les siens quitte à user du mensonge, ce qui se heurte à une exigence croissante de transparence.

Table des matières : ici

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Jean-Baptiste Santamaria est maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Lille 3.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégé d’histoire, il travaille sur l’exercice du pouvoir princier, notamment dans le cadre de l’État bourguignon et des territoires du nord de la France à la fin du Moyen Âge. Ses travaux portent particulièrement sur l’histoire des finances et des institutions, la vie de cour, la guerre, les agents du pouvoir princier, les savoirs de gouvernement.

Il a publié Le Petit livre des rois de France (First) et La Chambre des comptes de Lille (1386-1419) (Brepols).

Informations pratiques :

Jean-Baptiste Santamaria, Le Secret du prince. Gouverner par le secret France-Bourgogne XIIIe-XVe siècle, Ceyrézieu, Champ Vallon, 2018 (Époques). 15,5 x 24, 536 pages. ISBN : 979-10-267-0660-1. Prix : 25 €.

Source : Champ Vallon

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Offre d’emploi – CERL Internship and Placement Grants

CERL would like to offer up to three 2017/2018 Internship and Placement Grants, to the value of 1,000 Euros each, to allow qualified librarians and scholars to work on CERL projects in CERL libraries, or in CERL offices, and to be trained on CERL databases, generally for a period of one month.

In particular, CERL is looking to support people new to the profession, whether in librarianship or in academia, and to facilitate international mobility.

CERL asked its member libraries to propose projects suitable to the CERL Grant.

Applicants may apply to these, or suggest a different proposal in agreement with another host library, which must itself be a member of CERL. The internship should take place within the period January-September 2018.

This grant can only be assigned once to the same person. Applications not selected but positively vetted will be notified that they can be put in again for the next round.

A written report for the CERL webpage and Newsletter, and/or a presentation in person will be expected at the end of the internship/placement.

*INTERNSHIPS OFFERED BY MEMBER LIBRARIES*

*AMSTERDAM, Rijksmuseum Research Library*

The Rijksmuseum Research Library offers a project to re-catalogue its approximately 350 pre-1601 printed books. Most catalogue entries date from the late 1930’s and urgently need updating. The aim is to connect the records of the books with the early-title catalogues (Universal Short Title Catalogue USTC, Short Title Catalogue Netherlands STCN, English Short Title Catalogue ESTC, Short Title Catalogus Vlaanderen STCV).

*CAMBRIDGE, UNIVERSITY LIBRARY*

Cambridge UL incunabula were catalogued online as part of a Mellon-funded project. 3989 records have been uploaded onto MEI in October 2017 and now need to be brought in line with MEI (creation of multiple provenance blocks, geographical and chronological marking).

The intern would work under the supervision and with the support of the rare books team.

Requirements for the intern:
– palaeographical skills
– knowledge of rare books, preferably incunabula and analytical
bibliography;
– knowledge of Latin and English

*EDINBURGH, NATIONAL LIBRARY OF SCOTLAND*

The National Library of Scotland has a collection of over 600 incunabula. The majority of these were transferred from the Library of the Faculty of Advocates in 1925 but the National Library has added a significant number since its foundation. The Advocates Library acquired its first incunabula in 1695 and had acquired well over 100 by the early 19th century. Acquisition continued through the 19th century and into the 20th, aided at the National Library by a dedicated book purchase fund that allowed for considerable additions.

Now that the collection has been catalogued in the Library’s online catalogue the Library is keen to have the provenance and other copy-specific data added to MEI to widen scholarly access to this collection. Though much of the collection’s provenance has already been recorded in the Library’s catalogue there remain opportunities for a scholar with experience of 15th and 16th-century hands to improve on existing, and discover new, provenance entries. The Library is willing to match the €1000 offered by CERL, to extend the work on the collection.

The intern would work under the supervision and with the support of Robert Betteridge and Anette Hagan.

Requirements for the intern:
– palaeographical skills
– knowledge of rare books, preferably incunabula and analytical
bibliography;
– knowledge of Latin and English

*EDINBURGH, UNIVERSITY LIBRARY*

Cataloguing incunabula in MEI.

Requirements for the intern:

– palaeographical skills
– knowledge of rare books, preferably incunabula and analytical
bibliography;
– knowledge of Latin and English

*YALE, BEINECKE LIBRARY – two internships*

Yale has a collection of more than 3600 incunabula (with about 300 of those at the Medical Historical Library and nearly 100 at the Law School), whose catalogue records vary in detail. Yale Library began to collect incunabula systematically in the 1920s and 1930s, a collecting interest that seems to coincide with the activities of Yale printers like Carl Purington Rollins, 1920 Hon. The acquisition of the Melk copy of the Gutenberg Bible, the gift of Mr. Edward S. Harkness in memory of Mrs. Stephen V. Harkness, in 1926
further inspired collecting in this area. Important additions to the holdings of incunabula and early printing were made by Louis Rabinowitz, Harold Hugo, 1963 Hon., Frank Altschul, 1908, and Edwin J. Beinecke, 1907, with an emphasis on collecting rare and unusual presses and on documenting the spread of printing in the early period. The holdings are strong in Greek and Latin classics, Italian humanist literature, historical texts, biblical literature and exegesis, and Hebrew printing. More recent areas of concentration are secular vernacular texts, illustrated books, and works by fifteenth-century authors. Copies in early bindings, notably a large group in German monastic bindings, or with evidence of early readership or provenance are prominent in the collection and in current collecting. Italian, German, and French imprints constitute the largest portion of the collection, but English and Spanish presses are well represented. The Beinecke’s record of early printing in England is augmented by the extensive holdings of books printed by William Caxton, Wynkyn de Worde, and Richard Pynson held by the Yale Center for British Art.

The intern/s will catalogue incunabula in MEI, preferably during the period
of June and July 2018.

The Library will provide matching funds, to extend the work on the collection, plus cover travel costs to New Haven. Non-US nationals will have to apply for a visa, for which the library will provide assistance.

The intern would work under the supervision and with the support of Ray Clemens and Todd Fell.

Requirements for the intern:

– palaeographical skills
– knowledge of rare books, preferably incunabula and analytical bibliography
– knowledge of Latin and English

*APPLICATION PROCEDURE*

Your application should include a CV (maximum two pages) and a covering letter. This should outline preference of destination, preference of research project, or collections to work on, your suitability for the internship, your reasons for the application, and the name of one referee who can be contacted by CERL.

If the applicant is employed by an institution, the consent of the
institution should be included.

*Deadline: 21 January 2018.*

Please email the application to secretariat@cerl.org*.*

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Appel à contribution – Brussels Medieval Culture and War Conference: Power, Authority, and Normativity

Université Saint-Louis – Bruxelles
24–26 May 2018

An omnipresent phenomenon, war was a dominant social fact that impacted every aspect of society in the Middle Ages. Moving away from so-called ‘histoire-bataille’ that studied war on its own as an isolated succession of battles, studies have moved towards investigation of the reciprocal relationships between military conflicts and the economic, legal, political, religious, and social spheres in the Middle Ages.

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After previous meetings held at the University of Leeds in 2016 and the University of Lisbon in 2017, the 2018 edition of the ‘Medieval Culture and War Conference’ will take place at the Saint-Louis University, Brussels, and will focus on the theme of ‘Power, Authority, and Normativity’. We particularly welcome papers that discuss how medieval warfare, through the organisation, the techniques, and the discourses it mobilised, contributed to the shaping of power and power relationships, and how these power relations, in turn, could influence the adoption of certain forms of military organisation and techniques of warfare; how it related to the concept of authority; and how it was regulated by changing sets of rules over the period. How did power relationships, ideas about authority, and evolving norms have an impact on medieval warfare in theory and in practice? Interdisciplinary approaches from various theoretical backgrounds (e.g. archaeologi- cal, art historical, historical, literary, or sociological perspectives) are encouraged.

Subjects may include, but are not limited to:

  • Theory, doctrine, and ideology of war
  • War, propaganda, and rulership
  • Law and legislation on warfare
  • Literature on war and chivalry
  • Chivalric ethos and military discipline
  • Military justice and violence
  • Military organisation and logistics
  • Warfare and religion
  • Gender and war
  • Fortifications, weaponry, and technology
  • Real and imagined relations between combatants and non-combatants
  • Ideas of ‘Others’ and ‘Otherness’ in warfare
  • Funding of warfare

The conference, organised by the Research Centre for the include keynote presentations by Justine Firnhaber-Baker (University of St Andrews) and Bertrand Schnerb (Université Lille 3). The working language for the conference is English. Please submit an abstract of 250–300 words for a twenty-minute paper, or a proposal for a thematic session of three twenty-minute papers, with a short biography of 150 words, to brusselscultureandwar@gmail.com by 31 January 2018. Contributions from postgraduates and early career researchers are encouraged. A publication of selected proceedings is planned.

For more information visit our website: cultureandwarconference.wordpress.com/.

Brussels Organisation Commi ee: Eric Bousmar (Université Saint-Louis – Bruxelles), Michael Depreter (Université libre de Bruxelles/Université Saint-Louis – Bruxelles), Philippe Desmette (Université Saint-Louis – Bruxelles), Gilles Lecuppre (Université catholique de Louvain), and Quentin Verreycken (Université catholique de Louvain/Université Saint-Louis – Bruxelles).

In conjunction with the Leeds Executive Organisation Committee and the Lisbon Organisation Committee.

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Publication – Jean-Charles Coulon, « La Magie en terre d’Islam au Moyen Âge »

L’islam apparut dans une Arabie peuplée de divinités et de djinns, auxquels les devins, poètes et guérisseurs avaient recours pour infléchir le destin des hommes. À partir du VIIIe siècle, une forme de magie savante, inspirée des héritages grecs, indiens et mésopotamiens, suscita l’engouement des califes et des élites. Cinq siècles plus tard, une autre voie, « la science des lettres et des carrés magiques » trouva un maître en la figure du soufi algérien, al-Būnī, auquel fut attribué un immense corpus promis à une importante postérité.

Jean-Charles Coulon nous invite à découvrir ici un ensemble de sources indispensables à la compréhension de ce savoir fascinant au confluent de plusieurs traditions. Il montre comment les traditions magiques arabes se sont adaptées à l’évolution des sciences promues par les hautes sphères du pouvoir tout au long du Moyen Âge.

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Jean-Charles Coulon est chargé de recherches à la section arabe de l’IRHT-CNRS (Institut de recherche et d’histoire des textes) et directeur adjoint de la revue Arabica. Ses recherches portent sur l’histoire des sciences occultes et de la magie dans le monde musulman médiéval.

Informations pratiques :

Jean-Charles Coulon, La magie en terre d’islam au Moyen Âge, Paris, Éditions du CTHS, (« CTHS Histoire », 61), 2017, 349 p. ISBN : 978-2-7355-0852-5. Prix : 28 euros.

Source : École nationale des Chartes

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