Appel à contribution – Quelle archéologie territoriale pour demain ?

La redéfinition en cours des territoires, la révision du cadre juridique de la protection des patrimoines, l’évolution des pratiques et la diversification des acteurs ont contribué à renouveler la manière de faire l’archéologie et invitent aujourd’hui à repenser la place de l’archéologie dans les politiques publiques territoriales. Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux comptent également parmi les facteurs majeurs de mutation de la discipline. Ils induisent une nécessaire adaptation pour répondre au mieux aux attentes des usagers de l’archéologie (porteurs de projets, publics, etc.) mais aussi pour anticiper les évolutions futures.

Touchant à la fois aux territoires et à l’émergence de nouveaux acteurs, les changements à l’œuvre impliquent de fait une redistribution des compétences entre les collectivités territoriales. Parallèlement le champ d’application du patrimoine couvre désormais le milieu, l’environnement et les paysages, qu’ils soient urbains, ruraux ou maritimes.

Partout, ces mutations suscitent des initiatives, des projets et des expérimentations destinés à accompagner une refonte de l’action publique territoriale qui constitue une réponse aux attentes européennes. Si l’ensemble de la chaîne opératoire de l’archéologie se nourrit de ces ajustements et de ces mutations, il apparaît aujourd’hui indispensable de réinterroger les modèles économiques, opérationnels et idéologiques qui ont prévalu ces vingt dernières années.

Les journées de l’ANACT, qui se tiendront les 23 et 24 juin 2016 à Clermont-Ferrand, ont pour ambition de donner la parole aux initiatives, expérimentations et réflexions engagées pour construire l’archéologie territoriale de demain en s’appuyant à la fois sur des expériences concrétisées, des projets en cours mais également sur des considérations pratiques ou théoriques. Les échanges seront d’autant plus riches qu’ils sauront s’étendre au-delà du champ de l’archéologie pour investir ceux des territoires, des patrimoines et de l’action culturelle.

Axes thématiques

Le débats s’organiseront autour de trois axes :

L’archéologie territoriale dans la fabrique des patrimoines

  • les rapports entre archéologie et nouveaux champs patrimoniaux
  • l’archéologie territoriale dans la gestion, la protection et la mise en valeur des patrimoines
  • l’inscription de l’archéologie dans les nouvelles formes juridiques de la protection patrimoniale
  • l’archéologie territoriale à l’échelle de l’Europe

L’archéologie territoriale, nouvelles organisations, nouvelles pratiques

  • les mutations de l’archéologie préventive
  • partenariats et mutualisation en archéologie entre collectivités territoriales et avec d’autres acteurs
  • pratiques et enjeux d’ingénierie territoriale
  • l’adaptation aux nouvelles formes de l’aménagement territorial
  • quelles innovations en archéologie territoriale?
  • de l’opération archéologique au projet territorial

L’archéologie territoriale à destination de ses publics.

  • archéologie et musées : quelles perspectives?
  • le patrimoine archéologique hors les murs : opportunités et stratégies de développement
  • le patrimoine archéologique à l’heure du numérique
  • nouvelles formes de médiation, nouveaux habitus
  • mise en valeur et accessibilité des nouveaux patrimoines

Ces rencontres sont ouvertes non seulement aux archéologues, notamment territoriaux, mais aussi aux autres professions des collectivités territoriales et du patrimoine, particulièrement dans les champs musées, médiation culturelle, monuments historiques, urbanisme, aménagement du territoire, tourisme.

Modalités de soumission des propositions de contribution 

Les propositions de communication (titre et résumé de quelques lignes) sont à envoyer par mail à l’adresse : anact.archéologie@yahoo.fr avant

le 30 janvier 2016

informations complémentaires  : 02 31 57 18 34

Source : Calenda

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Publication – S. Solway (ed.), « Medieval Coins and Seals: Constructing Identity, Signifying Power »

Medieval Coins and Seals: Constructing Identity, Signifying Power showcases these objects as intrinsic and highly significant aspects of medieval visual culture, and contributes to an understanding of the many ways in which they functioned as conveyors of meaning in Western European, Islamic, and Byzantine cultures from the fifth to the fifteenth century. The essays presented here, by art historians, numismatists, sigillographers, and historians on a wide variety of coins and seals, afford fresh insight into these tantalizing relics of medieval art and the vibrant cultural roles they played at the time of their creation. Through their images and inscriptions, they conveyed complex cultural attitudes by means of sophisticated visual strategies carefully constructed to further the subjective agendas of rulers and − in the case of seals − of aristocrats, ordinary individuals, towns, corporations, and government officials. The messages conveyed by these tightly controlled objects were, above all, ones of authority, identity, and legitimacy, with goals or subtexts that included the politics of self- presentation; the construction of personal, civic, national and cultural identity; the advertisement of dynastic succession; and much more. As forceful modes of visual discourse designed to carry calculated, at times propagandistic, communications to broadly dispersed audiences, coins and seals actively served during these centuries as sociocultural agents that helped mold public opinion (as they had in antiquity), and thereby shaped the medieval world.

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Table des matières :

Susan Solway – Introduction

Part One: Crossroads in Medieval Studies: Sigillography, Numismatics, and Art History

Brigitte Miriam Bedos-Rezak – Medieval Identity: A Sign and a Concept
Lucia Travaini – Coins, Images, Identity, and Interpretations: Two Research Cases—a Seventh-Century Merovingian Tremissis and a Fifteenth-Century Ducat of Milan

Part Two: Striking Identity and Minting Politics in Medieval Europe and the Middle East

Guido Berndt – Strategies of Representation: Minting the Vandal Regnum
David J. Wasserstein – Coins as Agents of Cultural Definition in Islam
Lisa Mahoney – A Byzantine Pedigree: The Design of Coins and Seals in the Latin East
Wayne Sayles – Classical Revival in Twelfth-Century Jazira: Religion–Humanism on Contemporary Coins
Susan Leibacher Ward – Reflections of Coinage: The Imago Clipeus on the West Façade of Le Mans

Part Three: Medieval Women: Coining Identity and Sealing Power

Liz James – Displaying Identity and Power? The Coins of Byzantine Empresses between 804 and 1204
Anna Gannon – Money, Power, and Women: An Inquiry into Early Anglo-Saxon Coinage
Erin L. Jordan – Swords, Seals, and Coins: Female Rulers and the Instruments of Authority in Thirteenth-Century Flanders and Hainaut
Kay Slocum – Bede’s Ladies: Images of Anglo-Saxon Holy Women on Thirteenth-Century Seals
Sue Johns – Seals, Gender, Identity, and Social Status in the Late Twelfth and Early Thirteenth Centuries in Wales ()

Part Four: Sealing Civic, Urban, Rural and Corporate Identity in Western Medieval Europe

John Cherry – Seals of Cities and Towns: Concepts of Choice?
Elizabeth New – The Common Seal and Communal Identity in Medieval London
John McEwan – The Formation of a Sealing Society: London in the Twelfth Century
Markus Späth – Art for New Corporations: Seal Imagery of French Urban Communities in the Thirteenth Century
Phillipp Schofield – Seals and the Peasant Economy in England and Marcher Wales, ca. 1300

Part Five: Miniature yet Mighty: Coins, Seals, Medieval Art and Material Culture

James Robinson – Medieval Seals: Image and Truth
Jesse D. Hurlbut – The Mystic Lamb of Ghent: Alderman’s Seal, Altarpiece, and Tableau Vivant
Janet E. Snyder – Vestiary Identity in Twelfth-Century Seals
Susan Solway – Ancient Coins and their Afterlife: Numismatic Passages into Medieval Art and Material Culture
John Cunnally – Muslim Coins of the Crusader Period in a Renaissance Collection: Premature Medievalism or Mistaken Identity

Informations pratiques :
S. Solway (ed.), Medieval Coins and Seals: Constructing Identity, Signifying Power, Turnhout, Brepols, 2015. IV+547 p., 269 b/w ill. + 42 colour ill., 216 x 280 mm. ISBN: 978-2-503-54344-4. Prix : 175,00 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Dette, endettement, et redevabilité dans les textes médiévaux

La journée d’étude « Dette, endettement, et redevabilité dans les textes médiévaux », organisée par le CRINI (EA 1162) le vendredi 29 avril 2016, s’inscrit dans la continuité de la Journée d’Etude du 6 mars 2015 « Passages et passeurs : faits, fiction et transitions au Moyen Âge ».
Argumentaire

Les textes médiévaux sont parfois comparés à des excroissances de sources qui les précèdent, envers lesquelles ils ont une dette, puisqu’ils y empruntent des éléments, s’en font les passeurs et adaptateurs. La dette littéraire constitue indéniablement l’un des traits définitoires de la production textuelle au Moyen Âge. Preuve en sont, entre autres, Lay le Freine et Sir Launfal, des lais bretons moyen-anglais. Un autre aspect du contexte médiéval concerne l’essor dans l’Occident chrétien à partir du XIIIe siècle d’un système économique florissant. L’expansion économique, concomitante à la croissance urbaine, exerce une influence décisive sur la conception chrétienne de l’argent et des contrats financiers (voir le Tractatus de Contractibus de Pierre Jean de Olivi à la fin du XIIIe siècle). Paradoxalement, dans ce paysage où le commerce et les affaires prennent une place grandissante, les ordres mendiants appellent au dénuement apostolique, et fustigent l’attrait des richesses et des biens matériels. Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le fait de contracter une dette, aux yeux des médiévaux, augure de la perte au sens moral du terme, et soit considéré comme un obstacle au rachat de l’âme dans l’au-delà.

Dans Dives and Pauper, débat en prose sur le Décalogue composé au début du XVe siècle, Pauper, le prêcheur pauvre dresse un sombre portrait des endettés (Vol. I, Part 2, Ninth Precept, Ch. 7, p. 269, l.16-44). Condamnation de la cupidité et de la convoitise, le Neuvième Commandement, tel qu’il est glosé par Pauper instruisant son riche interlocuteur, un laïc, sur les questions scripturaires et spirituelles, aborde la notion problématique de la dette. À cette étape de sa longue démonstration, il souligne le fait que la cupidité conduit irrémédiablement à l’endettement et à des agissements illicites invariablement punis par le diable : “(…) so that neyther for dred of God ne for schame ne for speche of the world they cesyn nout to borwyn ne to getyn falslyche othir mennys good and so fallyn deppere & deppere in dette til at the laste the fend sleth hem body and soule. And therfor loke that thu paye wel thin dettis whil thu myght (…)” aux lignes 26-30. Sur le ton du conseil et de l’admonition, Pauper met Dives en garde contre l’inéluctable décadence qui guette les âmes vénales. La dette a pour synonyme une égarement moral, un aveuglement sans remède.

Les médiévaux méprisent dettes et débiteurs, ainsi que ceux qui vivent du prêt d’argent, les usuriers, bien que le paiement d’une dette soit une obligation incontournable. Dans son histoire de la dette (Debt: The First 5,000 Years, 2011), l’anthroplogue David Graeber nous rappelle la contrainte morale que fait peser la dette, idée qui en réalité émerge avant l’invention de l’argent. Promesse de paiement considérée comme sacrée au sens biblique du contrat qui lie l’homme (Noé, par exemple) à Dieu, ou simplement deux individus, une dette implique un lien, de nature financière mais aussi morale, qui fait du débiteur l’obligé du créditeur, lequel se trouve en position de supériorité jusqu’à ce que la dette soit honorée ou effacée/remise, comme c’est le cas dans The Franklin’s Tale : le clerc d’Orléans annule la dette d’Aurélius (qui s’élève à 1000 livres) après que ce dernier a renoncé à exiger de Dorigen qu’elle tienne parole.

En vers ou en prose, les textes médiévaux attestent l’importance de la notion de dette, qui revêt plusieurs acceptions. En plus de sa signification d’ordre purement financier, la dette peut être d’honneur, de gratitude, d’amour, ou envers la famille, les pairs, le groupe social. Une dette peut aussi être de nature intellectuelle ou esthétique, lorsqu’un “auctor” rend hommage (“paie son tribut”, au sens littéral) à ses sources, ou pas. Les romances, lais, épopées, vies de saints, parmi d’autres genres, fournissent des exemples de ce que l’on entend par endettement et redevabilité, et leurs différents sens.

C’est à travers le prisme de l’idée de dette, d’endettement, et de redevabilité que les participants de cette journée d’étude sont invités à interroger tout texte médiéval, en vers ou en prose, en langue anglaise ou dans une autre langue.

Conditions de soumission

Les propositions de communications d’environ 250 mots, en anglais ou en français, sont à remettre à agnes.blandeau@univ-nantes.fr
pour le 31 janvier 2016.

La journée d’étude aura lieu le vendredi 29 avril 2016.

Organisatrice

Agnès Blandeau, Maître de conférences, Université de Nantes (CRINI – EA 1162, département d’anglais, études médiévales) / Senior Lecturer in English (Medieval Studies) at Nantes University.

Conseil scientifique

Leo Carruthers, Professeur à Paris IV-Sorbonne.
Martine Yvernault, Professeur à l’Université de Limoges.
Morgan Dickson, Maître de Conférences à l’Université de Picardie.
Jean-Paul Débax, Professeur émérite à l’Université de Toulouse Le Mirail.

Source : Calenda

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Publication – Silvère Menegaldo, « Le dernier ménestrel ? Jean de Le Mote, une poétique en transition (autour de 1340) »

Parmi les poètes méconnus du XIVe siècle, Jean de Le Mote a certainement pâti de la notoriété de son plus illustre successeur, Guillaume de Machaut, qu’il a pourtant pu influencer dans le domaine de la ballade ou du dit à insertions lyriques. Aussi était-il nécessaire d’évaluer sur nouveaux frais sa contribution à la littérature du temps.

Capable, selon son contemporain Gilles Le Muisit, de composer aussi bien les vers que la musique, poète à la large palette et à la plume apparemment facile – l’essentiel de son œuvre conservée tenant en l’espace de deux années –, faut-il considérer Jean de Le Mote comme l’un des derniers ménestrels ?

C’est, entre autres, à cette question que Silvère Menegaldo répond au long de cette première monographie consacrée à Jean de Le Mote, en abordant successivement les Regrets Guillaume, comte de Hainaut (1339), le Parfait du paon (1340), la Voie d’Enfer et de Paradis (1340), enfin les ballades, occasion de proposer en annexe une nouvelle édition des six ballades « mythologiques » échangées avec Philippe de Vitry et Jean Campion.

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Table des matières :

Introduction

Chapitre premier – Jean de Le Mote, ménestrel
Jean de Le Mote en son temps : essai de reconstitution biographique
L’oeuvre de Jean de Le Mote, conservée et non conservée
Le dernier ménestrel ? Portrait de condition et statut de l’auteur
Conclusion

Chapitre II – L’art de la plainte : les Regrets Guillaume, comte de Hainaut
Un monument à la gloire de Guillaume Ier de Hainaut
Un genre hybride : la plainte funèbre allégorique
La recherche de la variété : virtuosité formelle et insertion littéraire
Conclusion

Chapitre III – La fin d’un cycle : le Parfait du paon
Continuer
Démarquer plutôt que se démarquer
Parfaire et défaire (c’est toujours travailler)
Conclusion

Chapitre IV – Un au-delà bien ordonné : la Voie d’Enfer et de Paradis
L’aboutissement d’une tradition : une Voie d’Enfer et de Paradis très structurée
Oeuvre de clerc vs oeuvre de ménestrel ? Aspects doctrinaux et posture narratoriale dans les deux Voies d’Enfer et de Paradis
La strophe d’Hélinand, le Reclus de Molliens et Jean de Le Mote
Conclusion

Chapitre V – La ballade selon Jean de Le Mote
Jean de Le Mote et le développement de la ballade
Le concours de ballades du Parfait du paon
L’échange de ballades entre Jean de Le Mote, Philippe de Vitry et Jean Campion
Conclusion

Conclusion générale

Annexes
Annexe I – Les 28 exempla des Regrets Guillaume, comte de Hainaut : résumés et sources possibles
Annexe II – Tableau métrique des 42 ballades de Jean de Le Mote
Annexe III – Les six ballades « mythologiques » de Jean de Le Mote, Philippe de Vitry et Jean Campion
Bibliographie
Index

Informations pratiques :
Silvère Menegaldo, Le dernier ménestrel ? Jean de Le Mote, une poétique en transition (autour de 1340), Droz, Genève, 2015 (Publications Romanes et Françaises, 2). 152 x 222 cm, 432 pages. ISBN : 978-2-600-01867-8. Prix : 65 euros.

Source : Droz

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Séminaire – Les boudoirs de l’historien(ne), L’Islam médiéval : ressources académiques en ligne

Les boudoirs sont propices aux conversations, et l’historien(ne), en son boudoir, converse avec des auteurs, des textes, des catalogues que des professionnels de l’information ont organisés, classés, archivés. À l’occasion des rencontres organisées par l’école doctorale d’histoire Paris 1 Panthéon-Sorbonne – École nationale des chartes et l’Urfist de Paris, ces conversations généralement intimes vont trouver voix et public…

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L’objet précis des Boudoirs est de faire connaître les ressources électroniques en histoire (instruments de recherche, dictionnaires, bases de données, périodiques électroniques), de valoriser la méthodologie documentaire et leur appropriation ainsi que d’exposer et critiquer l’utilisation qui peut en être faite.

De fait, l’offre documentaire, tant dans les lieux de conservation que via internet, est considérable, mais reste mal connue et sous-utilisée. Il s’agit donc ici d’informer, de renseigner et de mettre en commun les connaissances et les pratiques des outils documentaires numériques de la recherche en histoire, en privilégiant les échanges et retours critiques entre spécialistes.

Informations pratiques :
Lundi 8 février 2016 de 17 h 00 à 19 h 00
Lieu : Urfist de Paris, 17 rue des Bernardins, Paris 5e
Jean-Charles COULON (chargé de recherches à l’IRHT-CNRS)
Dominique VALERIAN (professeur d’histoire médiévale, Université Lumière-Lyon 2 – UMR 5648 CIHAM)

S’inscrire : ici

Source : École nationale des chartes

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Appel à contribution – Horizontal Learning within High Medieval Religious Communities

Brussels
September 1st and 2nd, 2016

This conference will center on the medieval practices of learning within a community, understood as a body of people who practice communal living and share an understanding of what binds them together, even though this understanding is constantly being renegotiated.

Our aim is to focus on the ways in which co-habiting peers learned from one another. This “horizontal learning” has received much less attention than the vertical master/student approach, and yet it emerges as an important part of the learning experience, especially as we are interested in “learning” in a broad sense: not only acquiring factual knowledge or skills, but also developing ideas and beliefs and adapting to behavioral patterns. In short, everything that could make a monk a better and more efficient member of the community.

Whereas other projects thematize the institutional history of learning, the transmission of propositional knowledge in formalized educational contexts, or the importance of networks of learning, this project distinguishes itself through its focus on day-to-day interactions by community members.

Our starting point is the investigation of communal learning in the practices of high medieval religious communities. Progressing beyond the old view that they were closed, homogeneous, and fairly stable social groups, we intend to approach these communities as the product of a continuous process of education and integration of new members.

Contributions will investigate the way in which inter-personal exchanges of knowledge between peers concretely functioned, and what this teaches us about medieval learning within the context of a community.

The organizers invite proposals for both case studies and theoretical reflections on the subject. Proposals should be submitted to horizontal.learning@UGent.be by February 1th, 2016, and should consist of a title, a 400-word abstract and a CV.

Sponsors :
Ghent University (UGent)
Research Unit ‘Religion and Society in the Early and Central Middle Ages’ (UGent)
FWO Research Foundation – Flanders (FWO)
The Henri Pirenne Institute for Medieval Studies
Royal Flemish Academy of Belgium for Science and the Arts
Lectio. Leuven Centre for the Study of the Transmission of Texts and Ideas in Antiquity, the Middle Ages and the Renaissance

Organizing committee :
Steven Vanderputten (UGent, BE)
Tjamke Snijders (UGent, BE)
Micol Long (UGent, BE)
Mia Münster-Swendsen (Roskilde Universitet, DK)
Veerle Fraeters (Universiteit Antwerpen, BE)
Brigitte Meijns (KU Leuven, BE)

Scientific committee :
John van Engen (University of Notre Dame, USA)
Gert Melville (Research Centre for the Comparative History of Religious Orders, Dresden, DE)
Nicole Beriou (Institut de recherche et d’histoire des textes)
Enrico Artifoni (University of Turin, Italy)
Mette Birkedal Bruun (University of Copenhagen, DK).
Elisabeth van Houts (Emmanuel College, Cambridge, UK)
Mary Garrison (University of York, UK)
Elisabeth Tyler (University of York, UK)

Confirmed participants :
Stephen Jaeger (University of Illinois, USA)
Nicolangelo D’Acunto (Università Cattolica del Sacro Cuore, IT)
Jay Diehl (Long Island University, USA)
Mia Munster-Swendsen (Roskilde Universitet, DK)
Marc Saurette (Carleton University, CA)
Cédric Giraud (École des hautes études en sciences sociales, FR)
Neslihan Şenocak (Columbia University, USA)

Source : ReSoMa

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Appel à contribution – Les instruments de pouvoir

Date de la rencontre : Jeudi 7 avril 2016
Lieu de la rencontre : CESCM, Salle Crozet (24, rue de de la Chaîne, 86000 Poitiers)
Durée des communications : 20 à 30 minutes

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Janua, association des étudiants en Masters et doctorants de l’Université de Poitiers, des spécialités antique et médiévale rattachés respectivement aux laboratoires HeRMA et CESCM, organise le 7 avril prochain une journée d’étude consacrée aux jeunes chercheurs (étudiants en Master Recherche, doctorants, docteurs ayant soutenu depuis moins de trois ans). À cette occasion, ces derniers, spécialisés dans l’étude des civilisations antique et médiévale, auront l’opportunité de présenter leurs travaux. Pour ce faire, ils devront s’attacher à respecter la thématique de l’édition 2016, étant d’aspect interdisciplinaire et méthodologique pour laisser place au dialogue. Le thème choisi est celui des instruments de pouvoir.

Le pouvoir. On le définira tantôt par les « capacité, autorité, puissance, moyen d’action que détient une personne sur quelqu’un ou sur quelque chose », par la « situation de ceux qui gouvernent », par la « puissance qui gouverne un groupe d’individus » ou encore par l’ « autorité à laquelle est soumis un groupe social ». Multiples sont donc ses définitions. Le pouvoir est résolument subjectif : il peut être décliné sous différentes formes et être exercé par différents acteurs. Mais il est aussi universel. Entendu au sens large, il est une autorité qui s’applique à toute échelle – laïque, mais également religieuse. Ceci devrait permettre une diversité dans les communications amenant à des échanges et réflexions fructueux.

Pourquoi se focaliser sur les instruments de pouvoirs ? Ils sont les témoins d’un pouvoir passé. C’est à travers eux que nous pouvons, en tant que chercheurs, tenter de comprendre les autorités du passé. De plus, ces outils touchent toutes les disciplines et toutes les périodes de l’histoire. Ils sont fédérateurs. Ils peuvent revêtir de multiples formes : du plus monumental (châteaux forts, cathédrales, murailles), au plus minimaliste (pièces de monnaies, anneaux, sceaux) ; du plus singulier (peintures, sculptures, vitraux) au plus ordinaire (épées, crosses, pierres tombales). Cette multiplicité de formes qu’incarnent les instruments de pouvoir offre un large éventail de possibilités de propositions de communication, touchant tous les domaines d’étude.

Nous proposons de nous interroger sur ces objets en tant qu’acteurs de l’installation, mais également du maintien, et, parfois, du renforcement d’une autorité. Nous nous intéresserons à leur nature, leurs utilisations, leurs enjeux et leurs impacts. À partir de ces instruments, nous nous interrogerons sur la façon dont était représenté, exprimé ou exercé le pouvoir. Pour un intérêt plus méthodologique, nous nous intéresserons également à la manière, dont aujourd’hui, nous pouvons, en tant que chercheurs, percevoir et comprendre ces outils du pouvoir. Comment pouvons nous les étudier et les critiquer ? Pour ensuite s’attacher à ce que ces instruments nous apprennent sur l’exercice du pouvoir dans les sociétés antique et médiévale et, finalement, sur les détenteurs mêmes du pouvoir. La multiplicité des pouvoirs pourra également être étudiée. On s’intéressera aux divergences et similitudes entre les différents modes d’exercice de pouvoir, à leurs échanges mais aussi à leur imperméabilité, leur limite et leur expansion.

En fonction de leur discipline et de leurs thématiques de recherche, les intervenants sont invités à exposer leurs conceptions et usages des instruments de pouvoir. Ils auront, en outre, l’opportunité d’échanger avec des chercheurs issus d’autres spécialités, afin que chacun puisse enrichir ses réflexions méthodologiques et développer ses connaissances.

Tout jeune chercheur spécialisé dans l’étude des civilisations antique et médiévale peut faire une proposition de communication. Les contributions réalisées lors de cette journée ont vocation à être publiées l’année suivante dans les Annales de Janua (http://annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr/). Les propositions de communication peuvent être rédigées en français ou anglais et sont à envoyer à l’adresse association.janua@gmail.com sous la forme d’un résumé/abstract d’environ 250 mots avant le vendredi 5 février 2016 (inclus) ; elles doivent être accompagnées d’un curriculum vitae.

Comité scientifique :
Martin Aurell (Professeur d’Histoire médiévale)
Nadine Dieudonné-Glad (Professeure d’Archéologie antique)
Laurent Hablot (Maître de conférence en Histoire médiévale)
Estelle Ingrand-Varenne (Ingénieure d’études au CNRS, Histoire médiévale)
Yves Lafond (Professeur d’Histoire grecque)
Vincent Michel (Maître de conférences en Histoire de l’art et Archéologie antique)
Nicolas Prouteau (Maître de conférences en Archéologie médiévale)
Ghislaine Stouder (Maître de conférence en Histoire romaine)

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Séminaire – Innovation, politique et autorité

L’axe « Innovations » de l’Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHIS) développe une réflexion historique sur les dimensions économiques et politiques, techniques et culturelles de l’innovation appréhendée dans la longue durée. Son ambition est d’encourager des études et des perspectives de long terme, en respectant scrupuleusement les méthodologies et les questionnements inhérents à chaque époque de recherche. C’est ainsi que la diachronie peut conserver toute sa pertinence par les mises en perspective qu’elle suppose, les comparaisons qu’elle nourrit et l’observation des permanences et des fractures qui scandent les périodes qui occupent les chercheurs de l’IRHiS. Le carnet vise à rendre compte de ce programme en informant ses lecteurs des différentes rencontres scientifiques auxquelles il donnera lieu, en diffusant les comptes rendus de son séminaire mensuel, en fournissant des éléments bibliographiques et, à l’occasion, des billets spécifiques en lien avec l’actualité.

Innovations - IRHiS

Programme :

8 octobre 2015
Séminaire de rentrée

12 novembre 2015
Jérémie Barthas (CNRS, IRHiS)
Les innovations constitutionnelles de Machiavel

10 décembre 2015
Jean-Baptiste Santamaria (U. Lille, IRHiS)
Innover sans l’avouer : les fondations d’institutions de la fin du Moyen Âge

7 janvier 2016
Bert De Munck (Université d’Anvers)
Late Medieval and Early Modern Cities as Agents of Innovation: A Critical Perspective

4 février 2016
Audrey Millet (U. Lille, IDHES)
Inciter, encourager et réceptionner l’innovation. Quels acteurs ? quels pouvoirs ? (1750-1850)

3 mars 2016
Émilien Ruiz (U. Lille, IRHiS)
Savoir-pouvoir ou pouvoir savoir ? Innovations techniques et comptage des agents publics (XIXe – XXe siècle)

21 avril 2016
Les pouvoirs face à l’innovation, séance animée par Wim Blockmans (Université de Leyde) et Alain Chatriot (Sciences Po Paris)

19 mai 2016
Claire Châtelain (CNRS, IRHiS)
Justice et innovation(s) sous Louis XIV

Informations pratiques :

Les séances ont lieu à l’IRHiS de 17h à 19h en salle de réunion

Organisateurs :
Gabriel Galvez-Behar (gabriel.galvez-behar [at] univ-lille3.fr)

Élodie Lecuppre-Desjardin (elodie.lecuppre [at] univ-lille3.fr)

Institut de Recherches Historiques du Septentrion(IRHiS)
Université Lille 3 – Domaine universitaire du Pont de Bois
BP 60149
59653 VILLENEUVE D’ASCQ CEDEX

Source : IRHiS

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Publication en ligne – Pour une histoire de l’espace au Moyen Âge : Textes et cartes

Problématique La recherche sur l’espace médiéval se développe aujourd’hui selon plusieurs axes complémentaires, en histoire comme en archéologie. Les sources textuelles en constituent le socle commun, dans leur diversité : documents d’archive, traités géographiques ou techniques ou encore descriptions médiévales de régions et de sites, récits de voyage. Or, l’historien de l’espace médiéval, dans ses pratiques et ses concepts, ne peut faire l’impasse sur la question des représentations figurées. Dans quelle mesure la description médiévale de l’espace, et en particulier les cartes, peuvent constituer une source, ou devenir un outil de travail, pour les historiens ? La journée d’étude de décembre 2014 avait permis de confronter deux approches complémentaires : l’une de ces approches considère l’espace dans des pratiques quotidiennes reconstituées par des cartes de synthèse réalisées par les historiens aujourd’hui ; l’autre s’intéresse à l’espace pensé et décrit au Moyen Âge par des textes et des représentations qu’il convient de replacer dans leur contexte de réalisation et d’usage. Les articles rassemblés ici explorent surtout la deuxième approche, et montrent, par différents exemples, comment certaines sources textuelles médiévales constituent les témoignages d’une réflexion aboutie sur l’espace et établissent des liens étroits entre la description géographique et sa représentation cartographique.

LAMOP

For a History of Space in the Middle Ages : Using Texts and Maps Current research on space in the Middle Ages has developed along a number of complementary trajectories, in history as in archaeology. Textual sources are their common point of intersection, in all their diversity : archival documents, geographical or technical treatises, medieval descriptions of particular regions or sites, travel narratives, to name but a few. Yet historians of space in the Middle Ages cannot ignore, either in practice or in theory, the question of figurative representations. How far can medieval descriptions of space, and in particular maps, be used as a source, or become a working tool, for historians ? The research workshop held in December 2014 made it possible to confront two complementary approaches. One of these approaches comes to space from the point of view of everyday practices reconstituted by means of maps constructed by modern historians. The other concerns space conceived of and described in the Middle Ages by means of texts and representations which need to be situated in the context of their creation and use. The articles brought together here concentrate on the second approach, and show, through different examples, how certain medieval textual sources can serve as evidence of a developed reflection about space, whilst at the same time establishing close links between geographical description and its cartographical representation.

Sommaire :
– Nathalie Bouloux, « Carte marine et culture visuelle chez Giovanni Villani et Fazio degli Uberti »
– Christine Gadrat-Ouerfelli, « L’espace adverse : descriptions de l’Orient au début du XIIIe siècle »
– Leonie V. Hicks, Recreating medieval spatial understanding and meaning at the abbey of Le Bec-Hellouin, Normandy
– Emmanuelle Vagnon, « Décrire et illustrer les ports de la Méditerranée et de l’Atlantique (début du XVIe siècle) »

Accès : ici

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Séminaire – La décoration du livre médiéval : initiation

Objectifs : Comprendre le processus de réalisation des manuscrits médiévaux et leur décor Acquérir des notions sur l’histoire de l’enluminure et ses techniques Élaborer une méthodologie pour la description des enluminures.

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Durée : 10 séances de 1 h 30, de 17 h 30 à 19 h

Contenu : Après une introduction générale sur les différents outils existants sur l’enluminure médiévale (bibliographie, bases de données, bibliothèques virtuelles…), la première partie de ce séminaire sera consacrée à la présentation des principaux types de manuscrits enluminés et des différentes catégories de décor. Ensuite seront abordées les questions liées aux méthodes de travail des enlumineurs et aux procédés techniques auxquels ils avaient recours pour réaliser leurs compositions ; enfin seront étudiés les livres de recettes médiévales pour la préparation des pigments et les différents pigments employés dans les enluminures.

Certaines séances se dérouleront à la Bibliothèque nationale, afin de permettre la présentation de manuscrits originaux.

Toutes nos formations sont accessibles dans le cadre du plan de formation, du DIF, du CIF, de l’AIP, parmi d’autres aides.

Équipe pédagogique : Charlotte Denoël – Conservateur au département des manuscrits, Bibliothèque nationale de France

Informations pratiques :
Du lundi 15 février 2016 au lundi 6 juin 2016

Lieu : Bibliothèque nationale de France, salle des commissions, 5, rue Vivienne, 75002 Paris

Tarif : 200 €

Contact :
École nationale des chartes
service de la formation continue
65, rue de Richelieu – 75002 Paris
T. +33 (0)1 55 42 21 53
et
19, rue de la Sorbonne – 75005 Paris
T. +33 (0)1 55 42 88 78
formation.continue@enc.sorbonne.fr

S’inscrire : ici

Source : École nationale des chartes

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