Appel à contribution – Archéologia Medievalis 40

Moulins de Beez
16-17/03/2017

La 40e édition d’Archaeologia Mediaevalis se tiendra à Namur le jeudi 16 et le vendredi 17 mars 2017.

Ce colloque ne s’adresse pas uniquement aux archéologues, aux archéopédologues, aux paléoanthropologues, aux spécialistes en paléoenvironnement, céramologues… toutes les disciplines qui mènent à une meilleure connaissance de la période. Aussi, nous accueillons toute contribution permettant une étude extensive et intégrée du patrimoine archéologique. Le Comité consacrera cette année une session à l’intégration des vestiges archéologiques. Vous trouverez ci-joint l’argumentaire.

Si vous désirez présenter une communication et/ou un poster concernant vos travaux de l’année 2016 ou sur le thème, nous vous prions de nous renvoyer la fiche jointe en annexe complétée pour le 12 janvier 2017.

Vu l’affluence grandissante des communications chaque année, les organisateurs vous confirmeront si votre communication et/ou poster ont été acceptés.

Nous vous prions de nous faire parvenir vos textes relatifs aux recherches et études archéologiques avant le 12 janvier 2017 à l’adresse courriel suivante : archaeomed@gmail.com. Ces textes doivent être de courts résumés relatifs aux sujets traités. Les références bibliographiques concernant 2016 seront envoyées séparément. Vos contributions devront être présentées en Word, intitulées « votre nom.doc » et dans le format suivant :

– Nom : Times New Roman, Majuscules, taille 12
– Titre (suivi de l’abréviation de la province entre parenthèses) : Times New Roman, gras, taille 12.
– Texte : Times New Roman, taille 12, aligné, maximum 8000 signes (espaces compris), pas de notes. La bibliographie sera intégrée dans le texte.
– Illustrations : maximum 3 illustrations, format Tiff ou JPEG. Les images ne seront pas intégrées dans le texte. Elles seront numérotées (« votre nom_figXX.jpeg » ou « votre nom_figXX.tiff ») et envoyées dans un dossier séparé.
– Légendes : les légendes seront envoyées dans un deuxième document Word intitulé « votre nom_legendes.doc ».

Si vous avez des questions, veuillez utiliser l’adresse archaeomed@gmail.com

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Argumentaire : « L’archéologie, plus qu’une plus-value pour le Patrimoine »

Depuis qu’elle s’est développée, il y a moins d’un demi siècle, l’archéologie médiévale a mis au jour des vestiges qu’il a parfois semblé bon de préserver, voire de mettre en valeur. Chaque cas s’avère une expérience en soi.

L’archéologie préalable à une restauration de monument peut occasionner la mise au jour de vestiges attendus mais dont il est souvent difficile d’anticiper l’état de conservation ou l’intérêt. Il peut alors aussi s’agir de dégagements programmés de monuments, de sites, connus en vue de leur présentation au public. Ce sont parfois des découvertes inattendues lors de chantier qui amènent à revoir un projet afin d’intégrer le patrimoine retrouvé.

Les traçages au sol qui reprennent en plan les aménagements disparus constituent une solution commode. Mais ces tracés servent-ils la bonne conscience des aménageurs vis-à-vis des destructions ou présentent-ils une évocation suffisante ? Qu’apportent-ils ?

Lorsqu’il s’agit de murs conservés en élévation, d’éléments architectoniques ou d’enduits peints en place, par exemples, peut alors se poser la question de leur conservation et de leur intégration dans un projet. S’engage dès cet instant une discussion entre le maître de l’ouvrage, l’archéologue et les services en charge du patrimoine. Les éléments mis au jour peuvent être conservés tels quels, complétés ou non, accompagnés d’une mise en valeur spécifique dans une scénographie sur mesure. Cette confrontation entre archéologie et restauration, entre destruction et maintien de vestiges sont autant d’expériences dont les résultats sont de bons indicateurs de la place qu’occupe le patrimoine archéologique dans notre société.

D’un point de vue paysager, les modifications du relief par l’homme peuvent aussi faire l’objet d’une reconstitution, en terre, ou par des plantations à condition d’un entretien régulier. Des toponymes peuvent de la sorte retrouver leur sens, un tumulus, une motte, un canal, un chemin, un bief,…

Les cryptes archéologiques rendent accessibles des vestiges qui, sans elles, seraient voués à disparaître. Elles permettent aux chercheurs de revenir sur ces témoins et ainsi d’alimenter la recherche. Leur dégagement occasionne cependant des problèmes de conservation, aboutissant au résultat contraire à l’objectif initial : la dégradation et la disparition lente d’un patrimoine. Sans parler du fait que les restaurations portent atteinte à l’authenticité.

Les fenêtres au sol sont une autre solution mais celles-ci apportent des problèmes de conservation qu’on connaît bien aujourd’hui, liés à la photosynthèse. Qu’apportent-t-elles si ce n’est de montrer des niveaux plus anciens sous le sol actuel ? Est-ce compréhensible pour le visiteur ?

Nous souhaitons voir confrontées des expériences sur base de quelques questions :

  • Comment sont transmises et intégrées les données fournies par les archéologues ?
  • Comment les restaurateurs peuvent-ils en tenir compte et quel profit tirent-t-ils de ces données ?
  • Ces vestiges peuvent-ils donner du sens au cadre de vie ?
  • Quel jugement peut-on porter avec le recul sur l’intérêt de ces mises en valeur ? Qu’en tire le grand public ? Les trouve-t-il lisibles et pertinentes ? Et aujourd’hui, quelles sont les tendances ? Perçoit-on une évolution en la matière de quarante ans ?
  • Quels problèmes de conservation posent ces aménagements ? Quel entretien nécessitent-ils ?
  • En somme, quel bilan pouvons-nous tirer de toutes ces expériences ?

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
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