Colloque – Les prospections géophysiques appliquées à l’archéologie des monuments et des complexes religieux : enjeux, résultats et limites d’une méthode

Programme : ici

La prise en compte systématique des « données cachées » révélées par les prospections géophysiques appartient au renouvellement des approches archéologiques et des stratégies de recherche qu’autorisent les évolutions technologiques de la discipline. Le croisement des méthodes traditionnelles de l’archéologie avec celle de la reconnaissance des sols par la géophysique permet d’appréhender au mieux des sites religieux d’une importante surface, stratigraphiquement complexes, et définir ainsi des stratégies d’interventions en adéquation avec l’en- semble des attentes et des contraintes. Son application dans l’étude monumentale, couplée aux méthodes de l’archéologie du bâti, pourrait encore, à l’avenir, modifier nos approches longtemps conditionnées par la seule vision en plan des édifices disparus. Ici, c’est dans la reconnaissance des maçonneries en élévation que la géophysique est éprouvée.

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Au cours des journées d’études, nous chercherons à confronter ce principe théorique avec les résultats des données de prospections réalisées sur un large panel de site français et étrangers, dans des contextes architecturaux, topographiques, géographiques ou géologiques différents. La spécificité des sites religieux tient, la plupart du temps, à la complexité de la stratigraphie de leur sous-sol, à la présence de multiples « perturbations » localisées – comme des fosses à inhumations – pouvant « brouiller » la lecture des cartes, à la conservation de vestiges tout ou en partie en élévation, qui, à la fois, subdivisent les zones de prospections tout en nécessitant d’être pris en compte dans une lecture globale des cartes. Au terme de plusieurs campagnes de prospections géophysiques, menées dans le cadre de plusieurs programmes de recherches, souvent suivies de fouilles ou de sondages archéologiques, nous sommes désormais en mesure de mieux définir les contours de la méthode en fonction de nos attentes et de ses limites. Nous chercherons également à pousser le raisonnement sur les méthodes de prospections géophysiques pouvant être appliquées aux élévations.

Cette table-ronde propose donc de réunir différentes équipes de géophysiciens et d’archéologues a n d’en confronter les méthodes, les attentes, les résultats et les limites. À terme, il s’agira de tenter de définir un protocole d’intervention et d’interprétation archéologique des données géophysiques.

Informations pratiques :

Jeudi 19 octobre après-midi-vendredi 20 octobre 2017
Auxerre, Centre d’Études médiévales

Sixième Journées d’études monastiques
Sous la direction de Christian Camerlynck, Sébastien Bully, Sylvie Balcon-Berry, Christian Sapin

Source : CEM Auxerre

A propos RMBLF

Réseau des médiévistes belges de langue française
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