Section 1
Les femmes de l’aristocratie lotharingienne entre rôle de genre et rapports de pouvoirs (10e – 15e s.)
Il y a quatorze ans, un grand colloque tenu à Bruxelles et à Lille s’était attelé à saisir le rôle politique des femmes durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance. Depuis lors, l’élargissement aux études de genre, de nombreuses études de cas et les premières tentatives de synthèse permettent de revisiter l’histoire des femmes de l’aristocratie lotharingienne sous un angle nouveau. Pour analyser les latitudes d’action politique (« Handlungsspielraum ») des femmes, ces 24es Journées Lotharingiennes privilégieront l’approche passant par l’étude des rapports de pouvoir. Il s’agira d’abord de montrer comment les duchesses, comtesses ou femmes des simples familles seigneuriales sont représentées dans le rôle qui leur est attribué en tant que femme dans l’historiographie médiévale ou, pour certaines d’entre elles, dans la transgression de celui-ci. On scrutera ensuite toutes les formes et limites d’autoreprésentation symbolique féminine pour terminer par l’analyse des champs d’action possibles et des ressources qui en constituent les fondements.
Section 2
De bonnes relations – les femmes de la dynastie des Luxembourg (14e – 15e s.)
On dit que le mariage entre Henri VII et Marguerite de Brabant reposait sur un véritable amour. Toutefois, comme on le sait depuis longtemps, la politique matrimoniale de la haute noblesse était avant tout un instrument politique central. Ce constat a eu pour conséquence que les femmes se sont vu attribuer un rôle essentiellement passif dans ce panorama. Une telle vision ne rend cependant pas justice à la dynamique des relations qu’elles ont entretenues. Les femmes, qu’il s’agisse des épouses, sœurs ou filles, ont souvent contribué à la création de réseaux, se sont impliquées activement dans la politique en tant que conseillères – comme Marguerite de Brabant – et ont été d’importantes médiatrices à la cour. Le colloque vise à sonder les marges de manœuvre, les limites et les possibilités d’action des femmes à la cour des Luxembourg, tant en ce qui concerne les conditions structurelles de base aux 14e et 15e siècles que les potentiels individuels.
Programme : ici
Informations pratiques :
21 October 2026, 12.15 – 23 October 2026, 16.30
Maison des Sciences Humaines (MSH), Black Box
11 porte des Sciences
L-4366, Esch-sur-Alzette, Luxembourg
Source : Université du Luxembourg







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