Colloque – Mutations des sociétés politiques et système de communication (XIIIe-XVIIe siècle)

L’objectif du programme Signs and States, financé par le European Research Council avec la collaboration de l’École française de Rome, est d’explorer la sémiologie de l’État (XIIIe-XVIIe siècle). La dernière conférence se déroule en deux parties : en 2013 a été soumis à la critique le versant médiéval de l’hypothèse historique fondatrice du programme. En 2014, il s’agira de la reprendre avec une approche plus comparative. L’angle d’attaque sera le système de communication dans ses rapports avec la société politique : il restera plus tard, avec l’aide de spécialistes des sciences sociales, à chercher si l’on peut en déduire un modèle dynamique et opératoire de rapport dialectique entre culturel et politique.

L’hypothèse de travail était qu’au Xe siècle, dans le contexte d’une éclipse étatique et d’une vive reprise économique qui s’avérera durable, un mouvement parti du monachisme s’était développé au sein de l’église chrétienne latine pour finir par dominer l’Église toute entière. Ce qui importe ici, ce sont ses conséquences culturelles. L’essence du pouvoir de l’Église désormais dominée par une « monarchie pontificale » réside dans un système de représentation assignant à chacun l’objectif personnel du salut : pour l’imposer, elle a agi sur l’imaginaire individuel et collectif autant que sur les médias qui permettent de l’atteindre. D’où une transformation profonde du système de communication qui permet à de nouveaux acteurs (dont l’État) de concurrencer son pouvoir symbolique. Peut-on déduire de cette analyse structurelle un modèle où l’action déterminée d’un pouvoir symbolique entraînerait dans un second temps une transformation radicale du système politique, mais pas forcément au profit du pouvoir qui a déclenché le mouvement et croyait
pouvoir le contrôler ? Après avoir discuté certains aspects de l’impact du système culturel sur le gouvernement de la société politique, on reviendra dans une approche comparatiste sur les problèmes du langage et de l’image par rapport à la société politique, pour clore la rencontre dans une perspective historiographique. On pourra s’appuyer sur les volumes déjà publiés de la série Le pouvoir symbolique en Occident ainsi que sur une partie des textes émanant de la conférence de 2013.

Durée des communications : 25 minutes

Programme : ici

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Informations pratiques :

Rome, 15-17 décembre 2014
École française de Rome
Piazza Navona, 62
00186 – Roma

Coordination scientifique :
Jean-Philippe Genet
(CNRS, LAMOP – UMR 8589
Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne)

Contacts :
École française de Rome
Stéphane Gioanni
Directeur des études médiévales
Grazia Perrino
Secrétariat des études médiévales
secrma@efrome.it
Tel : 0039 06 68 60 12 48

Source de l’information : École française de Rome

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Appel à contribution – Third Annual Symposium on Medieval and Renaissance Studies

June 15–17, 2015
Saint Louis University
Saint Louis, Missouri

The Third Annual Symposium on Medieval and Renaissance Studies (June 15-17, 2015) is a convenient summer venue in North America for scholars to present papers, organize sessions, participate in roundtables, and engage in interdisciplinary discussion. The goal of the Symposium is to promote serious scholarly investigation into all topics and in all disciplines of medieval and early modern studies.

The Symposium is held annually on the beautiful midtown campus of Saint Louis University. On campus housing options include affordable, air-conditioned apartments as well as a luxurious boutique hotel. Inexpensive meal plans are also available, although there is a wealth of restaurants, bars, and cultural venues within easy walking distance of campus.

The plenary speakers for this year will be Kenneth Pennington, of Catholic University of America, and Ingrid Rowland, of the University of Notre Dame.

While attending the Symposium participants are free to use the Vatican Film Library, the Rare Book and Manuscripts Collection, and the general collection at Saint Louis University’s Pius XII Memorial Library.

The Third Annual Symposium on Medieval and Renaissance Studies invites proposals for papers, complete sessions, and roundtables. Any topics regarding the scholarly investigation of the medieval and early modern world are welcome. Papers are normally twenty minutes each and sessions are scheduled for ninety minutes. Scholarly organizations are especially encouraged to sponsor proposals for complete sessions.

The deadline for all submissions is December 31. Decisions will be made in January and the final program will be published in February.

For more information or to submit your proposal online go to: http://smrs.slu.edu


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Web – Quill. Books before print

If you love old books, you’ve come to the right place. Quill gives you a tour through the making of the medieval manuscript: the book produced in the era before print (500-c. 1450). Navigate through each production stage of the medieval book from the image bar above. A menu located on the right side provides a selection of highlights from each production stage.

Quill. Book before print« There is more to life than manuscripts, but it’s a good place to start. »
Erik Kwakkel, Book Historian (Text)
Giulio Menna, Photographer (Images)

Accès : ici

This website was produced by
Erik Kwakkel (text) and
Giulio Menna (photography)
with participation of Leiden University Library, Special Collections.

It was created as part of the NWO-funded research project Turning Over a New Leaf (Leiden University) through a grant supplied by De Jonge Akademie (Amsterdam).

Webdesign & Site Construction
Mulder van Meurs & Josef Willems Webdesign
Web hosting: Leiden University, Faculty of Humanities.

Source de l’information : Quill

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Publication – Fanny Madeline, « Les Plantagenêts et leur empire. Construire un territoire politique »

À partir de 1066 et plus encore 1154, la formation d’un empire qui s’étend de l’Écosse aux Pyrénées a été un phénomène à l’origine de transformations majeures dans l’organisation des pouvoirs en Europe de l’Ouest. Pour affirmer leur domination sur l’étendue de ces territoires, les trois premiers Plantagenêts, Henri II, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, entre 1154 et 1216, n’ont pas eu d’autre choix que de se mettre à parcourir ce vaste espace et d’y marquer visiblement, par des constructions, l’empreinte de leur pouvoir. Cette course pour le contrôle de l’espace et pour inscrire la puissance royale – potestas regis – dans un espace de plus en plus fortement délimité et politisé fut à l’origine de grandes innovations gouvernementales.

Une telle itinérance royale impliquait en effet une logistique sophistiquée dans l’organisation des lieux de séjours qui n’aurait été possible sans une administration performante capable de mettre en réseau les ressources et de faire circuler ingénieurs et matériaux. La mise en œuvre de dispositifs normatifs, comme le ius munitionis ou l’insertion des vassaux dans des réseaux de fidélités à une échelle plus large ont également accompagné des dispositifs plus répressifs et punitifs, comme la saisie voire la destruction de nombreux châteaux féodaux.

Afin de gouverner un empire « polycratique », les Plantagenêts se sont également appuyés sur des stratégies de légitimation de leur autorité : sacralisation du corps du roi, mise en scène de la Majesté et revendication d’une action « publique » notamment autour des constructions d’intérêt commun. De ces transformations, émergent progressivement la dimension souveraine du pouvoir royal et la matrice territoriale à partir de laquelle se développera l’État anglais de la fin du Moyen Âge.

1415897086Agrégée d’histoire, Fanny Madeline a effectué sa thèse à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Enseignante dans le secondaire, puis pensionnaire de la Fondation Thiers, elle est aussi membre du bureau de l’International Medieval Society et du CVUH, membre du comité éditorial de la revue Médiévales. Son travail porte sur la construction territoriale du pouvoir à travers les politiques de construction et les différentes formes de circulation du pouvoir et de ses représentants.

Table des matières :

L’administration royale des chantiers : institutions et corpus, acteurs et fonctionnement
Les institutions du pouvoir Plantagenêt et la production d’un savoir administratif : état de la documentation
La gestion fiscale des ressources
Les acteurs du chantier : clercs, ingénieurs, notables

Contrôler les lieux et marquer l’espace : topographie de l’affirmation de la puissance publique
Le pouvoir du roi face à l’aristocratie : entre revendication du droit et usage de la force militaire
L’Église comme espace d’affirmation de la potestas regis
L’essor des villes et les travaux royaux « d’utilité publique » : entre patronage et construction du territoire
De la féodalisation des travaux d’intérêt commun à la définition des prérogatives de la Couronne

Constructions territoriales et délimitation des frontières de l’empire
La conquête des marches intérieures et l’émergence de nouveaux territoires
La militarisation et la construction des délimitations frontalières
Conquêtes et intégrations : la construction frontalière de l’imperium Plantagenêt
Intégration et désintégration des confins aquitains

Itinéraires et résidences : les pratiques de l’espace et la représentation du pouvoir
Itinéraires, constructions territoriales et stratégies identitaires des Plantagenêts
Les choix résidentiels et la représentation monumentale du pouvoir

Informations pratiques :
Fanny Madeline, Les Plantagenêts et leur empire. Construire un territoire politique, Rennes, 2014, Presses Universitaires de Rennes (Histoire). 16,5 x 24 cm, 368 p. ISBN : 978-2-7535-3494-0. Prix : 21,00 €.

Source de l’information : Presses Universitaires de Rennes

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Journée d’étude – Animalia. Représentations et rôles des animaux au Moyen Âge

Ce séminaire multidisciplinaire organisé par le groupe «La imagen medieval: espacio, forma y contenido» et le projet MAD (Medieval Animal Data-Network) est conçu pour mettre en discussion les rôles et représentations – tant textuelles qu’iconographiques – des animaux au Moyen Âge à travers la présentation de quatre études de cas.

Capture d’écran 2014-12-05 à 22.10.46Programme :

15:30-15:40 : Introduction

15:40-16:05 : Laura Llorente Rodríguez (Universidad Autónoma de Madrid) – Rôles de animaux au Moyen-Âge: l’apport de l’Archéozoologie
16:05-16:25 : Azucena Hernández Pérez (Universidad Complutense de Madrid) – Oiseaux, dragons et araignées: zoomorphie dans les astrolabes hispaniques médiévaux
16:25-16:50 : David Nogales Rincón (Universidad Complutense de Madrid) – Allégorie et métaphore animale: entre la représentation royale et la lutte politique dans la Couronne de Castille

16:50-17:10 : Mónica Ann Walker Vadillo (University of Louisville) – Un bestiaire dans les marges du Livre d’Heures de Charlotte de Savoie (PML, Ms. M. 1004)
17:10-17:30 : Dolores Carmen Morales Muñiz (UNED) – Chiens, chats et d’autres animaux de compagnie: les mascottes à l’époque médiévale

Informations pratiques :
15 décembre 2014

Universidad Complutense de Madrid, Facultad de Geografía e Historia, Aula 19A – Avda. Profesor Aranguren s/n
Madrid, Espagne (28040)

Organisation : Groupe de recherche « La imagen medieval: espacio, forma y contenido », Département d’Histoire de l’Art I (Art Médiéval) de l’Université Complutense de Madrid – Projet MAD (Medieval Animal Data-Network)

Source de l’information : Calenda

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Publication – « Le Miroir de Renart. Pour une redécouverte de Renart le Contrefait »

Au début de sa vaste compilation renardienne, l’auteur de Renart le Contrefait déclare que sur Regnart poeult on gloser, / penser, estudïer, muser / plus que sur toute rien qui soit. Parvenu à la fin de l’ouvrage, le lecteur ne peut que souscrire à cet avis, puisque les aventures du goupil fournissent effectivement au clerc de Troyes l’occasion – ou le prétexte – de faire les commentaires et d’aborder les sujets les plus divers, de la création du monde au supplice de Pierre Rémy en passant par les habitudes alimentaires de Charlemagne, la circonférence de la terre, le procès des Templiers et les mésaventures amoureuses de Virgile, entre autres. Autour des épisodes connus du vieux Roman de Renart se succèdent et se combinent réflexions morales et satiriques, récits allégoriques, comiques et historiques, exposés théologiques et scientifiques. Cette grande diversité de sujets n’a d’égal que le nombre de sources que l’auteur exploite et la variété des textes antérieurs qu’il intègre à son ouvrage : le Roman d’Athis et Prophilias, deux lais de Marie de France, la Vie de saint Marie l’Égyptienne de Rutebeuf, des vers épars et des personnages empruntés au Roman de la Rose, des maximes morales puisées chez Brunetto Latini et Alart de Cambrai, un roman d’Alexandre, des informations historiques empruntées aux Faits des Romains, une description des péchés tirée de la Somme le roi de Frère Laurent, ainsi que de nombreux exempla et fables… Et on pourrait encore allonger la liste. Au fil des pages, l’auteur transforme le Contrefait de Regnart en un Miroër de Regnart, construisant une véritable somme de la littérature et du savoir de son époque. Le résultat est un texte complexe et exubérant qui constitue à la fois une compilation érudite, une oeuvre très personnelle et une tentative, à travers la culture littéraire et intellectuelle de la première moitié du XIVe siècle, d’assimiler l’héritage philosophique de Jean de Meun, d’interroger les valeurs de la société et d’éclairer la vie morale de l’individu.

Décrit, à juste titre, comme l’oeuvre « de loin la plus volumineuse, la plus riche et la plus curieuse de toutes celles qui ont été créées au Moyen Âge autour du personnage de Renart » ( J. Flinn), Renart le Contrefait a pourtant été peu étudié jusqu’à présent et si le regain d’intérêt pour ce texte que l’on constate depuis quelques années a permis de faire de notables progrès, les ressources offertes par l’oeuvre sont encore bien loin d’être épuisées.

Le Miroir de Renart. Pour une redécouverte de Renart le Contrefait, éd. C. BAKER, M. CAVAGNA, A. ENGLEBERT et S. MENEGALDO, Louvain-la-Neuve, 2014, XXI+ 238 p. (Institut d’études médiévales. Textes, Études, Congrès, 27).

Table des matières

Remerciements

Introduction

Bibliographie

I. ALLÉGORIE, SATIRE ET HISTOIRE, OU COMMENT CONTREFAIRE RENART

Allégorie et satire par Armand STRUBEL

Genèse et genèses selon Renart : le matériau biblique dans Renart le Contrefait, par Jean-Marie FRITZ

La parte in prosa di Renart le Contrefait : Composizione e ipotesi di scrittura, par Margherita LECCO

Histoire universelle, histoire individuelle : À propos des relations entre Renart le Contrefait et le Livre du Trésor de Brunetto Latini, par Silvère MENEGALDO

II. QUELQUES ARTICLES DE L’ENCYCLOPÉDIE RENARDIENNE

Hubert le Milan et Gossuin de Metz : les emprunts à l’Image du monde dans Renart le Contrefait (br. VII), par Craig BAKER

Les sciences orientales selon Renart dans Renart le Contrefait : Astronomie, astrologie et magie, entre l’affirmation de la foi chrétienne et le détournement maléfique du savoir, par Catherine GAULLIER-BOUGASSAS

Virgile dans la corbeille et dans la tradition du savant amoureux humilié, par Mattia CAVAGNA

La chasse au vol contrefaite, par Baudouin VAN DEN ABEELE

III. L’AUTEUR, LE MANUSCRIT ET L’ÉDITION

Le lexique du roman de Renart le contrefait, par Yan REUB

Mise en page, matière, et miniature dans le ms. Paris, BNF, fr. 1630 de Renart le Contrefait, par Keith BUSBY

De la difficulté d’éditer un texte en vers français du XIVe siècle : le cas de Renart le Contrefait, par Annick ENGLEBERT

Résumés

Index nominum

Index verborum

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Offre d’emploi – PhD funding opportunities in Renaissance Studies (University of Warwick)

Are you thinking of pursuing a PhD in Renaissance Studies / the Classical Tradition (including Neo-Latin literature and Renaissance art)? The Centre for the Study of the Renaissance at the University of Warwick invites applications for the university’s annual funding competition for doctoral students, which is now open (to start in October 2015).

 Outstanding candidates may be eligible to compete for Chancellor’s scholarships (overseas applicants), CADRE scholarships (home/EU PhD applicants in the Arts), or Wolfson scholarships (students embarking on PhD studies in History, Literature and Languages). The application deadline for this year’s competition is 11:59pm (GMT) on Monday 12th January 2015. For more details on these and other funding schemes (including some funding for Master’s degrees), see http://www2.warwick.ac.uk/services/academicoffice/gsp/scholarship/typesoffunding/

We offer our graduate students a buoyant research culture with researchers of national and international renown. The University of Warwick itself has been declared University of the Year 2015 by the Times and Sunday Times newspapers, and has risen two places to eighth in the UK in the two newspapers’ overall University league table. For more information on staff research specialisms, see http://www2.warwick.ac.uk/fac/arts/ren/about_us/centrestaff/academicstaff

 Applicants who are interested in postgraduate study in the Centre are advised to contact our Director of Graduate Studies (DGS), Christiania Whitehead (c.a.whitehead@warwick.ac.uk) as early as possible.

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Colloque – Épigraphie médiévale : raisons d’écriture

Premières journées d’étude du programme EPIMED consacré à l’épigraphie médiévale, cette manifestation, intitulée « Raisons d’écrire » souhaite explorer les voies de la création littéraire, graphique et matérielles des inscriptions médiévales, en réfléchissant notamment aux motivations qui conduisent à la mise en écriture d’un acte juridique, d’une pensée religieuse, d’une revendication identitaire ou de tout autre élément de communication.

image-casaProgramme :

Jeudi 11 décembre

9h30-13h30 :

Michel Bertrand, Directeur de la Casa de Velázquez – Ouverture
Carles Mancho, Universitat de Barcelona – Introduction. El Proyecto EPIMED

Raisons d’écrire dans le monde médiéval
Présidence : Carles Mancho, Universitat de Barcelona

Cécile Treffort, Université de Poitiers – Fixer, transmettre, afficher : l’écriture, le temps et l’espace
Meritxell Blasco, Universitat de Barcelona – Escribir en el mundo judío medieval

15h30-19h30 : Écrire son identité
Présidence : Javier del Hoyo, Universidad Autónoma de Madrid

Morgane Uberti, Chercheur indépendant – Écrire son nom sur le tombeau : les inscriptions funéraires entre Loire et Pyrénées (IVe-VIIIe siècle)
Antoni Cobos, Chercheur indépendant – La epigrafía en el condado de Gerona
Émilie Mineo, Université de Poitiers – L’artiste, l’écrit et le monument : enjeux de la signature épigraphique
Milagros Guardia, Universitat de Barcelona – Escribir y pintar sobre el muro

Vendredi 12 décembre

9h30-13h30 : Du manuscrit à l’inscription
Présidence : Estelle Ingrand-Varenne, UMR 7302 (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Poitiers)

Rebecca Swanson, Universitat de Barcelona – Escribir en Roda de Isábena
Tomasz Plociennik, Uniwersytet Warszawski (Pologne) – Errare humanum est : les « fautes » épigraphiques, traces des minutes manuscrites
Marie Vallée, Chercheur indépendant – Les graffitis sur table d’autel dans le Midi de la France et en Catalogne : une pratique juridique sacralisée ?

Conclusions – Daniel Rico Camps, Universitat Autònoma de Barcelona

16h-19h : Réunion de programmation et de financement EPIMED 2014-2016

Présentation du projet Sacra tempora par Isabel Velazquez SorianoO (Universidad Complutense de Madrid)

Informations pratiques :

Organisateurs : Carles Mancho (Universitat de Barcelona) et Cécile Treffort (Université de Poitiers)

11-12 décembre 2014

Lieu : Casa de Velázquez
C/ de Paul Guinard, 3
28040 Madrid
Salle Pierre Paris

Contact :
Secretaría: Flora Lorente
E-mail: secehehi@casadevelazquez.org
Tel.: 0034 914 551 580

Organisation :
École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid),
UMR 7302 (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Poitiers),
Institut de Recerca en Cultures Medievals (Universitat de Barcelona)

Source de l’information : Carnets du CESCM

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Publication – G. Bührer-Thierry (éd.), « Aux marges du monde germanique : l’évêque, le prince, les païens (VIIIe-XIe siècles) »

Ce livre propose une réflexion sur la construction des figures d’autorité dans le monde franc et germanique et explore différentes sociétés de la frontière sans réduire le processus de christianisation à un affrontement radical entre païens et chrétiens.

La conquête carolingienne de l’ensemble des espaces germaniques à la fin du VIIIe siècle a permis une nouvelle expansion du christianisme et de la latinité à l’Est de l’Europe : les évêques y sont les premiers responsables de la mise en place des structures d’encadrement et de pouvoir en liaison étroite avec la royauté. Dans le cadre de la mission et de l’implantation de nouvelles structures ecclésiastiques, ils transforment l’organisation de l’espace en créant des cités épiscopales là où aucune ville romaine n’avait jamais existé et développent des pôles de sacralité qui sont autant d’accroches de leur pouvoir. Ce nouveau monde est à conquérir en profondeur et la mission demeure un impératif tant politique que religieux : la rencontre des païens, à la fois recherchée et redoutée, est l’occasion de mieux définir les contours de la société chrétienne. Dans l’empire ottonien des Xe-XIe siècles les marches du monde germanique pénètrent profondément en territoire slave et les processus d’acculturation des élites, notamment polonaises et tchèques, mais aussi hongroises, permettent le développement de nouvelles structures politiques et l’essor d’une nouvelle chrétienté : on observe ici la formation de sociétés de la frontière où les processus d’acculturation et les interactions sociales ne sont jamais à sens unique.

dIS-9782503552675-1Ancienne élève de l’ENS Saint-Cloud et agrégée d’Histoire, Geneviève Bührer-Thierry est professeur d’Histoire du Moyen Âge à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, directrice du laboratoire « Analyse Comparée des Pouvoirs » et co-directrice de la publication de la revue Médiévales.

Elle a notamment publié :
Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie (876-973), Paris, Picard, 1997,
L’Europe carolingienne (714-888), Paris, A. Colin, 2010,
et avec Charles Mériaux, La France avant la France (481-888), Paris, Belin, 2010.

Informations pratiques :
G. Bührer-Thierry (éd.), Aux marges du monde germanique : l’évêque, le prince, les païens (VIIIe-XIe siècles), Turnhout, Brepols, 2014 (Haut Moyen Âge, 20). 391 p., 3 b/w ill., 1 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-55267-5. Prix : 75,00 euros.

Source de l’information : Brepols

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Workshop – L’écrit d’assemblée

Université catholique de Louvain
16 janvier 2015

Le workshop « l’écrit d’assemblée » se propose d’étudier les pratiques de l’écrit de la collégialité. La période s’étend de la révolution de l’écrit (XIIe siècle) à la première modernité (XVIe siècle) jusqu’à présent délaissée par les historiens de la literacy : temps d’institutionnalisation des assemblées jusque là plus « volatiles ». L’approche se veut transversale, englobant les assemblées ecclésiastiques comme « laïques » ou « civiles », dans une perspective avant tout comparatiste. Certaines de ces assemblées sont ponctuelles, mouvantes et nomades : conciles, synodes, assemblées d’états ; quels sont les écrits qu’elles mettent en œuvre? Dans quelles circonstances sont-ils établis ou reçus, comment sont-ils utilisés et considérés ? Chapitres, conseils de ville, cours féodales ou de justice, assemblées communautaires, universitaires ou professionnelles en font-ils le même usage, eux qui œuvrent dans la continuité, renforcés par un ancrage géographique plus stable et des missions mieux définies ?

Ces assemblées produisent et reçoivent des documents : convocations écrites aux réunions, documents préparatoires aux débats, documents de travail établis au cours des sessions et écrits conclusifs établis après la clôture des discussions… Cette typologie documentaire sommaire doit être précisée, en fonction de la physionomie de ces assemblées, mais aussi de l’évolution de leurs missions. Que peut-on dire des documents échangés avec des intervenants extérieurs à l’assemblée, qu’il s’agisse des rapports avec les autorités supérieures (roi, prince, seigneur, pape, évêque, doyen…) ou avec le « bas de l’échelle » hiérarchique (bas clergé, officiers locaux ou subalternes), ou qu’il s’agisse au contraire des contacts avec la « masse » (les fidèles, les étudiants, le pays) ? Il conviendra de comparer la portée symbolique de ces écrits, la manière dont ils sont lus, retranscrits et leur contenu réutilisé, « recyclé », ou encore les égards dont ils bénéficient lorsqu’est venu le moment de les conserver, de les archiver.

La mise en œuvre de l’écrit par les membres d’une assemblée constitue un des moteurs de l’institutionnalisation de celle-ci. La somme des individualités qui composent le groupe, son action, ses décisions, semblent se matérialiser dans les écrits qu’il produit, tout comme il s’incarne dans des lieux de réunion et des rituels. Quelle(s) sont les autorité(s) qui instituent ces assemblées au travers de leurs écrits ? Comment s’y expriment-elles ? Ces assemblées plus ou moins sporadiques se donnent des signes de validation : quels sont-ils, à qui sont-ils empruntés ? L’authentification des documents se construit-elle par le nombre ou par la volonté d’une maior pars ? Quels documents, en amont des réunions, témoignent de l’initiative de la convocation ? Et quels sont ceux, mandats ou instructions, qui fondent l’autorité de l’action des participants ?

Quant aux hommes qui, dans ces assemblées souvent sans personnel fixe, sans procureur ou syndic, se chargent de la mise par écrit, de la publicité et, enfin, de la conservation des documents : qui sont-ils ? Quelle est la chaîne de production de l’écrit d’assemblée : qui sont les scribes, d’où viennent-ils, sont-ils recrutés sur place, à qui sont-ils attachés, comment se structure le bureau d’écriture, qui le dirige ? Les archives sur lesquelles on se penche aujourd’hui sont-elles effectivement celles de l’assemblée, ou bien plutôt celles de ses membres ? Et s’il s’agit d’archives de l’assemblée, qui les garde, qui les classe et comment ? Quelles en sont enfin les modalités d’accès ?

Ce questionnaire effleure à peine un sujet complètement en friche, mais d’une brûlante actualité : la construction d’un discours collectif, transcendant ici les « frontières », là les « castes », qui prend forme dans un écrit réinventé.

Écrits d'assembléeProgramme :

9h00 : Accueil
9h30 : Introduction – Paul Bertrand et Marie Van Eeckenrode (UCL)

10h00 : Introduction et développement d’assemblées de paix dans l’archidiocèse de Reims aux XIe et XIIe siècles – Sam Janssens (UGent) / Répondant : Charles Mériaux (Université de Lille 3)
11h30 : Les assemblées des derniers Capétiens à travers le filtre des archives royales – Olivier Canteaut (CNRS-LAMOP) / Répondant : Olivier Guyotjeannin (École nationale des chartes)

14h00 : Le Concile de Bâle au travers des papiers de Pierre Brunet – Émilie Rosenblieh (Université de Franche-Comté) / Répondant : Olivier Matteoni (Université de Paris 1 Sorbonne)
15h00 : La culture écrite des assemblées représentatives dans les anciens Pays-Bas (XIVe-XVIe s.) – Marie Van Eeckenrode (UCL) / Répondant : Jan Dumolyn (UGent)

16h00 : Conclusions – Steven Vanderputten (UGent)

Informations pratiques :
UCL – Faculté de Philosophie, Arts et Lettres – Salle du Conseil
Place Blaise Pascal, 1 à Louvain-la-Neuve (Belgique)
Renseignements et inscriptions (souhaitées) : marie.vaneeckenrode(at)uclouvain.be

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