Appel à contribution – Villes/Cities. 12ème Symposium annuel de la Société Internationale des Médiévistes (IMS-Paris)

Dates: 25 -27 juin 2015, Paris, France
Date limite d’envoi des propositions: 30 janvier 2015

Invités d’honneur: Emma Dillon (King’s College, Londres), Carol Symes (Université d’Illinois), et Boris Bove (université Paris VIII).

La Société Internationale des Médiévistes de Paris (IMS-Paris) sollicite l’envoi de communications et de thèmes de sessions complètes pour son colloque 2015 portant sur le thème de la ville dans la France médiévale. Après le déclin de la cité antique au cours des Ve-VIe siècles, un renouveau des villes s’amorce au cours du XIe siècle. Ce phénomène, qui a transformé en profondeur les dynamiques de l’Occident jusqu’à nos jours, constitue un objet de recherche qui n’a cessé d’être approfondi à mesure que se sont multipliées les découvertes archéologiques et que de nouvelles technologies ont offert de nouvelles perspectives d’approches. Le colloque interrogera donc les nouveaux champs d’investigation qui ont permis de renouveler la connaissance des villes au Moyen Âge (XIe-XVe siècle), dans leur dimension cartographique, monumentale, mais aussi politique et culturelle.

Ainsi, la question de la construction de l’espace urbain pourra ainsi être interrogée de différentes manières :

  • à travers sa dimension matérielle, qu’il s’agisse des différentes formes de morphologies urbaines, de son urbanisme, de son architecture.
  • ainsi qu’au travers des pratiques de l’espace et de leur fonction performative. On pourra ainsi mettre en avant le rôle des rituels et des processions urbaines, de la musique et du théâtre dans la ville qui contribuent à forger l’espace urbain, dans ses pratiques et ses représentations.

Il s’agira également d’interroger la culture urbaine, qu’il s’agisse de la culture matérielle, intellectuelle ou spirituelle.

On prendra ainsi en compte le rôle de l’écrit à travers l’essor d’une culture lettrée et marchande, et de nouveaux modes de gouvernement

  • mais aussi tout ce qui nous permet de retracer le quotidien des urbains : leurs modes de vie, leur consommation, leurs goûts culinaires, etc.
  • ainsi que le développement de pratiques liées à l’apparition d’institutions intellectuelles (écoles, universités, mécénat, mendiants, etc.).

Enfin, nous poserons également la question des représentations visuelles de la ville et dans la ville :

  • Comment se représentait-on la ville au Moyen Âge et comment peut-on aujourd’hui se la représenter ?
  • Quels étaient les modèles de cités et le rôle des cités imaginaires dans la construction urbaine ?

Les contributions devront porter sur la France entre le XIe et le XVe siècle, sans être exclusivement limitées à cette période et à cette aire géographique. Nous encourageons les propositions de communications provenant de disciplines variées comme l’anthropologie, l’archéologie, l’histoire, l’histoire économique et sociale, l’histoire de l’art, les « gender studies », les études littéraires, la musicologie, la philosophie…

Les résumés de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes devront être adressés par courriel à communications.ims.paris@gmail.com au plus tard le 30 janvier 2015. Veuillez inclure également vos coordonnées complètes, un CV, et une liste indicative de tout équipement audiovisuel nécessaire pour votre présentation.

Le processus de sélection des propositions est très compétitif et s’effectue en préservant l’anonymat des propositions. L’IMS-Paris fera connaître sa réponse par courriel en février. Les titres des communications retenues seront disponibles sur le site internet de l’IMS. Les auteurs dont les communications auront été retenues prendront en charge leurs dépenses personnelles de voyage et leurs frais d’inscription au colloque (35 € par personne, tarif réduit pour les étudiants, gratuit pour les membres de l’IMS).

L’IMS-Paris est une association interdisciplinaire et bilingue (français-anglais) créée pour favoriser les échanges entre les médiévistes qui effectuent des recherches, travaillent ou étudient en France. Pour plus d’informations sur l’IMS et le calendrier des colloques des années passées, merci de consulter notre site internet: http://www.ims- paris.org.

IMS-Paris Prix pour doctorants

La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e).

Le dossier de candidature comprendra :
1) la proposition de communication,
2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),
3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 euros pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 euros depuis l’étranger) lui sera versée lors du Symposium.

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Colloque – Le rôle économique de l’Église en Italie de l’invasion lombarde aux assauts musulmans

L’une des évolutions socio-économiques majeures du haut Moyen âge est sans conteste l’affirmation croissante de l’Église comme acteur économique de premier plan, qu’il s’agisse des évêchés ou des grands monastères urbains et ruraux. Au-delà de l’aspect quantitatif de l’accumulation séculaire de biens inaliénables, la période voit le rôle économique de l’Église évoluer de plus en plus d’une position de bénéficiaire des largesses de l’aristocratie à une fonction de soutien économique d’élites à la capacité économique désormais sans commune mesure avec celles de l’ancienne noblesse sénatoriale, et ce avec les conséquences que l’on sait en terme d’influence politique.

csm_csm_colloque_Ressources_eglise_9-10_decembre_2014_V2_61317d4d65Le cadre politique, fiscal et légal au sein duquel les Églises affirment leur emprise croissante sur l’économie (Églises impériales, lombardes, carolingiennes ou politiquement autonomes, comme Naples ou Rome dans la seconde moitié du VIIIe siècle) détermine évidemment en grande partie les formes d’accumulation, de gestion et de redistribution des richesses qu’elles mettent en œuvre incitant à une analyse comparative. Les sources, qu’elles soient archéologiques, textuelles et documentaires sont en outre d’une abondance inhabituelle pour les siècles obscurs : sans même parler des multiples notations économiques du Registrum de Grégoire le Grand, du Liber pontificalis ou du Liber diurnus, les multiples fouilles de sites monastiques de premier plan ou les archives italiennes conservent une documentation d’une richesse inégalée pour l’époque. Il était donc naturel de dédier spécifiquement l’une des rencontres scientifiques du projet Économie et société en Italie de l’invasion lombarde aux assauts musulmans à ce moteur essentiel de l’activité économique et des transformations
sociales.

Programme : ici

Informations pratiques :
Rome, 9-10 décembre 2014

École française de Rome
Piazza Navona, 62
00186 – Roma

Coordination scientifique :
Yuri Marano (Centre d’histoire et de civilisation de Byzance) ; Ghislaine Noyé (École nationale des Chartes) ; Vivien Prigent (CNRS – UMR 8167)

Contacts :
École française de Rome
Stéphane Gioanni
Directeur des études médiévales
Grazia Perrino
Secrétariat des études médiévales
secrma@efrome.it
Tel : 0039 06 68 60 12 48

Source de l’information : École française de Rome

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Appel à contribution – Rulership Reinforcement: Achievements and Limits in Medieval and Early Modern Societies

To commemorate the 5th centenary of Ferdinand II of Aragon’s death (1452-1516) the Royal Studies Network is organizing two sessions for the next ESSHC conference, which will take place in Valencia (30 March – 2 April 2016) on the theme of « Rulership Reinforcement: Achievements and Limits in Medieval and Early Modern Societies ». The reign of Ferdinand II and his wife Isabel I, known jointly as “the Catholic Kings”, is considered to be a key moment in the consolidations of royal structures- with regard to the Spanish case particularly they are often seen as the origin of the modern state.

Nevertheless their political ideas rose from the Middle Ages and were continually reformulated in the Early Modern centuries. These sessions aim to compare different national situations and methodological approaches. We are especially interested in papers about both female and male rulership in both a European and Mediterranean context. Topics to be discussed may include though are not limited to:

  • “Betweenness”: The significance of rulers as midpoints between political and economical agents or regions; as collaborators and links between central institutions and local powers.
  • Presenting a ruler’s authority: Representations of the sovereign and/or sovereignty: strategies, benefits, and risks.
  • Motivations to serve the ruler: Benefits, reciprocal relationships and the influence of Royal Grace in the political system.
  • Obedience or loyalty? Political discourses and their limits concerning the royal authority.
  • Religion and royal religiosity in the political arena: How mainstream were beliefs and religious practices and to what extend did this pose a problem for public powers in past societies?
  • Conflicts. Violent establishments of new dynasties and revolts against royalty. How did these events effect the construction of the royal image?

Abstracts of approximately 300 words for an individual paper can be sent to the organizers at monarchyconference@gmail.com by 15 April 2015. If you are interested in proposing joint papers or a complete panel of four, please email us to discuss ideas.

Source de l’information : H-Net

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Appel à contribution – Créer. Créateurs, créations, créatures au Moyen Âge

Appel à contribution : Journées d’études organisées le vendredi 5 et samedi 6 juin 2015 en Sorbonne par Questes (http://questes.hypotheses.org).
Date limite de dépôt des candidatures : le 10 mars 2015.

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était sans forme et vide, il n’y avait que ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu soufflait au-dessus des eaux.
Dieu dit « que la lumière soit ! » ; et la lumière fut.
Genèse, 1, 1-3

Ces phrases, qui comptent probablement parmi les plus célèbres du monde, renvoient à la cosmogonie chrétienne, originale puisqu’elle pose en son coeur le Verbe divin, originelle puisqu’elle est à la base de l’histoire de l’homme. Ouvrant la Bible, la Création divine fascine en profondeur l’homme médiéval, pour qui créer revient toujours à rejouer, imiter ou questionner le geste divin. Il s’agit toujours de faire la lumière dans un univers livré au chaos et à la faute : créer, c’est au moins autant façonner du neuf qu’ordonner l’existant – à l’image du Verbe de Dieu, formulé à l’impératif. Créer, c’est tirer du néant, tout comme « procréer » signifie donner naissance ; c’est donner du sens, et une pièce de théâtre « se crée » et « s’interprète » à la fois. D’ailleurs, le théâtre médiéval met souvent en scène des mystères divins : la création touche de près à la croyance. Et c’est peut-être en espagnol que ce lien se manifeste le mieux, où créer se dit crear, et où creer signifie croire.

L’unicité se décline toutefois au pluriel, l’action supposant des créateurs, des créations et parfois des créatures. Ce thème, volontairement très ouvert, permettra ainsi d’interroger conjointement le rapport du Moyen Âge au faire, à la fabrication, et au neuf, à l’innovation. Pierre Bourdieu se demandait qui avait créé les créateurs : cette journée d’études sera l’occasion, espérons-le, de souligner que c’est le Moyen Âge qui, en réfléchissant sur la Création, a inventé notre créativité.

Quatre axes de réflexions se dégagent dès lors.

– La pensée et la représentation de la création. Qu’est-ce que créer veut dire pour la mentalité et la pensée médiévale ? Quel sens est donné à l’acte créateur ? D’Abélard à Nicolas de Cues, philosophes et théologiens posent une question fondamentale : l’homme, créature, peut-il légitimement créer sans usurper le rôle du Créateur ? L’articulation de la perfection de la Création divine, sans cesse représentée dans les arts figurés, à la possibilité de la création humaine, n’a de cesse d’interpeller penseurs et artistes. Seront donc bienvenues ici des communications portant tout d’abord sur la pensée, philosophie ou théologie de la création, ou sur les différentes cosmogonies ayant cours dans les espaces et les temps du Moyen Âge. L’on pourra également s’intéresser avec profit aux représentations du geste créateur ou des créatures, telles qu’elles sont mises en scène dans les œuvres (iconographiques, littéraires, musicales etc.), ou, à l’inverse, sur l’impossible représentation de celles-ci : de Byzance, marqué par la querelle de l’iconoclasme, au monde musulman où la représentation d’êtres animés est en théorie interdite.

– La création à l’œuvre. Comment crée-t-on ? Si la mentalité médiévale affectionne comme modèle la création ex nihilo, il n’empêche que les œuvres renvoient le spécialiste à des conditions matérielles précises. Il s’agira ainsi d’appréhender le versant le plus concret de la question, en ayant à cœur d’éclaircir les interactions entre ces pratiques créatrices et la pensée de la création. On pourra avec profit se pencher sur les instruments dont use le créateur, mémoire, artes en littérature, modèles artistiques ; mais aussi sur les techniques, obéissant à de multiples dynamiques telles que la mode, les phénomènes d’échanges géographiques et d’influences culturelles. Les techniques de traduction, ou de réécriture, le phénomène du réemploi, la pratique de la glose et du commentaire empêchent-ils la création ? Afin de s’interroger sur les dynamiques à l’œuvre dans la créativité médiévale, on se montrera particulièrement attentif aux processus d’innovation, ou aux manifestations de désuétude : que ce soit dans le domaine artistique ou dans les fondations d’ordres religieux aux spiritualités novatrices.

– Acteurs, auteurs, créateurs. Qui sont les acteurs de la création médiévale et quel visage nous présentent-ils ? Fait-on une différence entre l’artisan et le créateur, la production et la création ? Dans cette perspective, on s’intéressera particulièrement aux manifestations témoignant de l’émergence de l’artiste et de l’auteur tout au long de la période. Comment se manifeste ou se met en scène le créateur dans des textes qui se caractérisent par une labilité fondamentale, par leur « variance », selon le terme de Bernard Cerquiglini ? Quels lieux investit-il et de quelles figures, mythologiques ou autres, se fait-il un masque ? Au delà, on cherchera à explorer la dimension fondamentalement collective de la création à travers la place et le rôle du copiste, tantôt interpolateur ou continuateur de l’œuvre, ou en réfléchissant sur le travail d’atelier. Jouant un rôle différent, le commanditaire n’en participe pas moins au processus de création, qu’il soit un noble mécène ou un ordre religieux. On s’efforcera ainsi de mettre en lumière l’ampleur et les modalités de son implication, entre simple commande et co-création.

– Merveilleuses créatures. Parmi les créatures de Dieu, certaines détonnent et étonnent, qu’elles soient figures de perfection – les anges – ou reflets des peurs de l’homme – les monstres. Renvoyant tantôt à un autrefois, tantôt à un ailleurs, tantôt à un autre, les créatures merveilleuses hantent l’imaginaire de l’homme médiéval, habitent les marges des cartes et renvoient à tout à un imaginaire de la Création qu’il s’agira ici d’interroger. On pourra dans cette perspective s’intéresser aux nombreux êtres extraordinaires qui peuplent la littérature merveilleuse. En effet, le goût du médiéval pour le monstrueux ne manque pas d’interpeller ; les créatures permettent-elles de tenir un discours autre sur la réalité ? Quel est le statut épistémologique de ces créatures et de ces représentations : le Moyen Âge croyait-il à ses monstres ? Les importants débats théologiques qui se sont penchés sur les monstres ou les anges sont peu parlants pour nos regards de modernes, mais ces controverses permettaient de penser la société, l’homme, l’Église, et le monde.

Les communications de doctorants ou de jeunes chercheurs venus de toutes les disciplines sont les bienvenues, en particulier en histoire, littérature, histoire de l’art, philosophie, théologie, archéologie, musicologie et linguistique. Les communications ne devront pas excéder 25 minutes ; après soumission à un comité de lecture, elles pourront être intégrées aux actes de la journée d’études, publiés aux Presses Universitaires de Paris-Sorbonne.

Les propositions de communication, d’un maximum de 2 500 mots (merci de joindre un CV), sont à envoyer avant le 10 mars 2015 à Elise Banjenec, Florian Besson, Viviane Griveau-Grenest et Julie Pilorget, à l’adresse suivante : j.etudes.questes2015@gmail.com.

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Appel à contribution – Towards New Thinking in Urban Historiography. Old Texts, New Approaches. A Reconsideration of Urban Historical Consciousness in Northwest Europe

Bruges,
20-21 may 2015

Historians and literary historians in the past have repeatedly raised the question why the genre of the urban chronicle, widely popular in cities in the German Empire as well as in the densely urbanised region of northern Italy, failed to take root in the Low Countries. In spite of their high urbanisation in the late Middle Ages, boasting cities with high self-esteem and an often troubled relation with regional or central authority, the Low Countries apparently were no fertile ground for urban historiography. Or were they?

A Reconsideration of Urban Historical ConsciousnessVery recently, historians have called to broaden our understanding of urban historiography, and to think less in the all too strict categories based on well- studied Italian or German examples of the genre. Indeed, urban identity and historical consciousness could very well be shown in other ways and through other channels than a typical urban chronicle. When looking closely at regional chronicles for example, it seems that these were sometimes written from a distinctively urban point of view. Also, manuscripts dealing with regional affairs sometimes contain lists of aldermen and other details that point towards an urban context. In other cases, a widely known regional chronicle sprouted urban chronicle offshoots which were not always recognised as such by scholars, or which were pushed aside for being impure versions of the regional chronicle. When from the sixteenth century onwards, the genre of the urban chronicle apparently did develop in full form, many of the texts did not make it to the printing press, and therefore received less attention, both by contemporaries and by later scholars, than the great regional chronicles that did appear in print.

It is mainly because of their hybrid guises, that many examples of urban historiography from the Low Countries succeeded in going unnoticed for a considerable amount of time. We believe it is time to look more closely at these texts from a broader, comparative perspective, unrestrained by typologies and genre definitions. In spite of gloomy reports by earlier scholars, this approach will no doubt unearth numerous examples of urban historiography from the Low Countries that still await scholarly attention.

The present workshop aims at taking the first steps towards a revaluation of urban historiography in the Low Countries, including rather than excluding texts that do not fit common definitions as proposed for other urbanised areas. It is the explicit aim to confront examples from the Low Countries to well-studied cases abroad, in order to develop new approaches to urban historiography in general. We welcome paper proposals (500 words) presenting cases of urban historiography from the Low Countries and abroad, and are interested in all forms of urban historiography, ranging from serial lists of aldermen to entire chronicles. We also encourage papers on urban aspects or urban viewpoints in regional chronicles, or more in general on the relation of urban and regional subject matter in larger chronicle bodies.

Authors are invited to provide a ‘fact file’ of the chronicles under scrutiny, so as to ease discussion from a comparative perspective. Aside from the discussion of the papers presented, we aim to introduce round table discussions on more general themes such as authorship, typology, historical context, manuscript and print, etc.

Organising committee :
Bram Caers (UAntwerpen) – bram.caers@uantwerpen.be
Lisa Demets (UGent) – lisa.demets@ugent.be
Tineke Van Gassen (UGent) – tineke.vangassen@ugent.be
Valerie Vrancken (K.U. Leuven) – valerie.vrancken@arts.kuleuven.be

Scientific committee :
Prof. dr. Marc Boone (UGent)
Prof. dr. Jan Dumolyn (UGent)
Prof. dr. Jelle Haemers (K.U. Leuven)
Prof. dr. Johan Oosterman (R.U. Nijmegen) Prof. dr. Graeme Small (Durham University)
Prof. dr. Anne-Laure Van Bruaene (UGent)

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Séminaire – La décoration du livre médiéval I

Présentation :
Séminaire centré sur la décoration du manuscrit médiéval occidental. Responsable pédagogique : Charlotte Denoël, conservateur au département des manuscrits de la BnF

Objectifs :
Comprendre le processus de réalisation des manuscrits médiévaux et leur décor Acquérir des notions sur l’histoire de l’enluminure et ses techniques Élaborer une méthodologie pour la description des enluminures.

Contenus :
Après une introduction générale sur les différents outils existants sur l’enluminure médiévale (bibliographie, bases de données, bibliothèques virtuelles…), la première partie de ce séminaire sera consacrée à la présentation des principaux types de manuscrits enluminés et des différentes catégories de décor. Ensuite seront abordées les questions liées aux méthodes de travail des enlumineurs et aux procédés techniques auxquels ils avaient recours pour réaliser leurs compositions ; enfin seront étudiés les livres de recettes médiévales pour la préparation des pigments et les différents pigments employés dans les enluminures. Certaines séances se dérouleront à la Bibliothèque nationale, afin de permettre la présentation de manuscrits originaux.

Calendrier prévisionnel :
Lundi 19 janvier 2015
Lundi 2 février 2015
Lundi 2 mars 2015
Lundi 16 mars 2015
Lundi 30 mars 2015
Lundi 13 avril 2015
Lundi 4 mai 2015
Lundi 18 mai 2015
Lundi 1er juin 2015
Lundi 15 juin 2015

Prérequis :
Ce séminaire s’adresse à un large public de professionnels, d’étudiants désireux de consolider leurs connaissances dans le domaine ou d’amateurs curieux de découvrir l’univers des manuscrits médiévaux.

Durée :
10 séances d’1h30 de 17h à 18h30

Lieu :
École nationale des chartes – 19, rue de la Sorbonne – 75005 PARIS / 65, rue de Richelieu – 75002 PARIS (sous réserve de confirmation)
Tarifs : 200 €

Pour vous inscrire, il vous suffit de retourner le formulaire d’inscription disponible à cette adresse : http://www.enc.sorbonne.fr/sites/default/files/ecole_nationale_des_chartes_demande_inscription_02.pdf

Source de l’information : École des chartes

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Conférence – Sabine Fialon, « Hagiographie latine et analyse statistique : l’exemple du corpus des Actes et Passions d’Afrique romaine (IIe-VIe s.) »

Le jeudi 4 décembre 2014 à 16h00, Sabine Fialon (Université de Liège) présentera une communication intitulée Hagiographie latine et analyse statistique : l’exemple du corpus des Actes et Passions d’Afrique romaine (IIe-VIe s.) dans le cadre du cycle annuel de séminaires-conférences organisé par le centre de recherche « Pratiques médiévales de l’écrit » (Université de Namur).

affichePRAME2015terraInformations pratiques :
Date : 4 décembre 2014, 16:00 – 18:00
Lieu : Université de Namur, Faculté de Philosophie et Lettres, L34 (Séminaire d’Histoire)
Entrée libre

Organisateur(s) : Département d’Histoire, département de Langues et littératures françaises et romanes, Centre de recherche PraME

Contact : jean-françois.nieus@unamur.be

Source de l’information : Université de Namur

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Journée d’étude – Censures canoniques et gouvernement, IVe-XXIe siècle. Droit, subjectivité, religion et politique dans le temps long de la tradition occidentale

« Peu de sujets se prolongent et se ramifient comme celui-ci. »
Eugène Vernay, Le Liber de excommuni­ca­tione du cardinal Bérenger Frédol,
Paris, 1912, p. i.

Argumentaire

Les censures ou sanctions canoniques – excommunication, interdit et suspense – sont des institutions religieuses et juridiques de très longue durée, dont la place importante dans les anciennes sociétés d’Occident se trouve largement oubliée et sous-étudiée. L’interdit comme mesure appliquée contre un territoire et sa population n’existe certes plus aujourd’hui. Mais l’excommunication, elle, constitue toujours dans l’Église catholique la principale peine « médicinale » (par opposition aux « peines expiatoires »), complétée, pour les seuls clercs, par la suspense – ce aux termes des canons 1312 et 1331-1333 du Code de droit canonique de 1983.

Du mythe de l’excommunication de l’empereur Théodose par saint Ambroise après le massacre de Thessalonique (390) aux sanctions prononcées en 2013 par le pape Francois contre le Père australien Greg Reynolds, coupable d’avoir dispensé publiquement un enseignement contraire à celui de l’Église concernant l’ordination des femmes, les sanctions canoniques sont demeurées, dans des contextes et des modalités très divers, un instrument du gouvernement pastoral particulièrement souple – mais d’usage délicat, en raison d’effets contre-productifs toujours possibles. Elles relèvent d’un régime de normativité bien particulier, qui fait toute leur spécificité : elles ne consistent pas directement à frapper, à punir, mais à estimer, peser, juger, afin de classer, recenser ou enregistrer (censeo) et d’assigner un statut spécial, réversible, destiné à inciter à l’amendement, à la correction. Pour reprendre la métaphore médicale adoptée par le droit canonique, il s’agit de mesures destinées à la guérison, c’est-à-dire à la pénitence et à la réinclusion – fût-ce par l’exclusion préalable[1].

La constance des principes – que l’on peut déjà identifier avant le christianisme avec la nota infamiae des censeurs romains – et des rituels – ainsi la cérémonie pontificale d’excommunication des « ennemis de l’Église » renouvelée à dates fixes trois fois par an du XIIe au XVIIIe siècle – recouvre évidemment une multitude de situations et de nombreuses évolutions à travers les âges et les lieux. Cette « Journée d’études Yan-Thomas. Droit et sciences sociales » constitue seulement le tout premier moment d’un cycle de recherches comparatives sur la forme et les usages des censures canoniques de l’Antiquité tardive à nos jours. On considérera toujours aussi bien les continuités longues que les spécificités en privilégiant deux angles d’approche : celui des rapports entre intériorité du sujet et gouvernement, d’une part, et, de l’autre, celui des rapports entre pouvoirs séculiers et institution ecclésiastique.

À partir du Moyen Âge central (au plus tard), l’excommunié est à lui-même son propre juge et parfois le seul. L’excommunication intervient en effet dans bien des cas ipso facto, c’est-à-dire qu’elle entre en vigueur du seul fait de l’infraction commise, automatiquement et sans intervention spécifique d’un juge, en vertu d’une sentence générale ou d’un canon préalablement promulgués. Un tel système tend, en quelque sorte, à implanter du droit dans les faits, et cette force d’immanence engage au premier chef la réflexivité du sujet, qui peut être le seul à se savoir excommunié. Ce dernier peut d’ailleurs aussi demeurer dans l’incertitude quant à son état d’excommunication, tout comme le juge lui-même – d’où l’institution, au XIIIe siècle, de l’absolution « à cautèle ». Aujourd’hui comme hier, l’efficacité de l’excom­munication implique certes l’existence (qu’elle contribue à susciter) d’une sphère de publicité où se déploie le contrôle social et où la sanction prend bonne part de ses effets – aspect sur lequel on ne manquera pas de s’attarder. Mais cette efficacité tient aussi, peut-être en premier lieu, à l’auto-inculpation du chrétien en sa conscience – ce dont atteste encore le canon 1331 du Code de 1983, où les effets de l’excommunication « non infligée ou déclarée », qui consistent en une privation de l’accès aux sacrements et en une interdiction de l’exercice de fonctions ecclésiastiques, sont supposés mis en application par l’excommunié lui-même et par lui seul. L’auto-inculpation dans le secret de la conscience, du reste, suppose la connaissance par le sujet, donc la publicité universelle, des sentences générales d’excommunication (dont les conciles et les statuts synodaux ne manquaient pas de prévoir la publication annuelle ou bi-annuelle).

Les actualisations historiques, dans la complexité de leurs contextes, et les caractères formels spécifiques du mécanisme juridique consistant à faire s’assigner au sujet avant même de lui assigner par sentence un statut de nature pénitentiel (sinon punitif) demeurent à examiner de près. Si la gouvernementalité, telle que Michel Foucault l’a définie, est un régime de relations qui lie le gouvernement de soi, autrement dit la subjectivité, et le gouvernement des autres, autrement dit la politique, alors le système de l’excommunication en est une figure typique dans la tradition occidentale. Le système de l’interdit, qui sanctionne les populations d’un territoire dont le gouvernant s’est rendu coupable, peut sans doute aussi être abordé, entre autres, sous cet angle.

L’histoire des censures ou sanctions canoniques est aussi, bien sûr, celle de la confrontation, des conjonctions et des tensions entre autorité spirituelle et puissances temporelles. Elle offre un point de vue de longue durée sur le dualisme qui caractérise le pouvoir en Occident au moins jusqu’aux Lumières et sur les jeux dialectiques afférents – qu’il s’agisse de poussées des tendances théocratiques ou de « sécularisation » par la sacralisation des pouvoirs princier.

Comment la tradition de l’excommunication prend t-elle forme dans le christianisme tardo-antique, entre influence de la culture rabbinique et normativité romaine ? Comment s’articulent ensuite anathèmes et ordre socio-politique au cours d’un haut Moyen Âge caractérisé par le peu d’autonomie de l’institution ecclésiale eu égard aux puissances laïques ? À l’âge d’or du « gouvernement par les sanctions canoniques » aux XIIe et XIIIe siècle, conditionné entre autres par la juridicisation des censures, succède un très lent recul, qui va de pair avec celui de l’universalité de la juridiction ecclésiastique. Comment les usages et les effets socio-politiques de l’excommunication et de l’interdit persistent-ils et se reconfigurent-ils au fil du temps, selon les contextes politico-religieux ? Qu’en reste-t-il dans un monde où le religieux a largement perdu sa place comme principe organisateur des sociétés ? On s’efforcera de mettre en parallèle des situations plus ou moins éloignées dans le temps et des exemples contemporains, tirés de contextes où l’Église conserve une forte emprise sociale, par exemple en Italie ou en Amérique latine. Sans s’interdire d’éventuels rapprochements avec des formes non religieuses ou non juridiques d’exclusion.

Les études n’ont pas manqué, depuis un siècle et demi, sur l’histoire et le fonctionnement des censures canoniques. Un regain d’intérêt se manifeste actuellement de la part des historiens médiévistes et modernistes. Depuis Henry Charles Lea et ses Studies in Church History (1883)[2], cependant, nul n’a tenté de rendre compte de la pratique dans la longue durée de la tradition occidentale. C’est cette longue et très riche histoire que nous entreprenons d’écrire à nouveaux frais, sous la seule forme qu’elle puisse prendre : celle d’une recherche collective et pluriannuelle.

[1] L’étude de ces sanctions, il faut le noter, ne peut omettre de se référer autant que nécessaire à l’histoire de la censure des imprimés à partir du début de l’époque moderne – laquelle engage des problématiques similaires dans une large mesure, même s’il s’agit d’un champ de recherche nettement distinct.

[2] H. C. Lea, « Excommunication », dans Studies in Church History, 2nde éd. augmentée Philadelphie : Henry C. Lea’s Son & Co, 1883, réimp. avec une postface de Peter Dinzelbacher, Badenweiler : Wissenschaftlicher Verlag Bachmann, 2009, p. 235-521.

Programme :

Vendredi 5 décembre, 09h45-17h45
EHESS, salle Lombard, 96 bd Raspail, 75006 Paris

09h45 : Paolo Napoli (EHESS, Directeur du CENJ Yan Thomas) – Accueil
09h55-10h30 : Arnaud Fossier et Julien Théry – Introduction

10h30-11h15 : Clément Bur (Docteur de l’Univ. de Paris I – Panthéon Sorbonne) – « Les indignes dans la République : regimen morum et ignominia censoriale à Rome »
Discussion

11h30-12h15 : Sylvie Joye (Univ. de Reims Champagne Ardennes) – « Des individus pénitents à la correction de la société : l’excommunication au haut Moyen Âge »
Discussion

14h30-15h15 : Benoît Schmitz (ENS LSH) – « L’excommunication des souverains au XVIe s. : usages, procédures, effets »
Discussion

15h30-16h15 : Fabien Archambault (Univ. de Limoges) – « Autour de l’excommunication des communistes italiens en 1949. Première approche »
Discussion

16h30 : Discussion conclusive, avec Juliette Cadiot (EHESS), Alexis Charansonnet (Université Lumière – Lyon 2), Emanuele Coccia (EHESS), Guillaume Cuchet (Univ. de Paris Est Créteil), Jérémie Foa (Aix-Marseille Univ.), Emilie Rosenblieh (Univ. de Franche-Comté)

Organisation :
Arnaud Fossier (Univ. de Bourgogne, ArTeHis)
Julien Théry (Univ. Paul-Valéry de Montpellier, CEMM)

Salle Lombard – 96 boulevard Raspail
Paris, France (75006)

Source de l’information : Calenda

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Formation – Les bases de données sur les manuscrits enluminés : regards croisés sur les pratiques actuelles et perspectives

L’Ecole nationale des chartes vous propose de participer à une formation intitulée « Les bases de données sur les manuscrits enluminés : regards croisés sur les pratiques actuelles et perspectives », qui se déroulera les 18 et 19 mai 2015.

enluminuresProgramme :

1ère journée : lundi 18 mai

9h30-10h45 : Laure Rioust – Panorama des instruments de recherche en ligne sur les manuscrits enluminés
11h00-12h30 : Alexandra Adamova – Construire une base de données sur les manuscrits enluminés : les aspects techniques
14h00-15h30 : Jean-Pierre Aniel – Mandragore
15h45-17h30 : Joanna Fronska et Véronique Trémault – Constituer une documentation dynamique à partir des bases de données de l’IRHT, en particulier Initiale, Medium et la BVMM

2e journée : mardi 19 mai

9h30-10h30 : Aline Debert – Présentation des ressources du GAHOM
11h00-12h30 : Isabelle Marchesin et Victoria Eyharabide – Des facettes aux ontologies : la constitution et le développement de la base iconographique Musiconis
13h45-16h15 : Stefanie Gehrke et Eduard Frunzeanu – CIDOC-CRM et FRBRoo appliqués aux données iconographiques: retour d’expérience de l’Equipex Biblissima
16h30-17h00 : Laure Rioust – Les perspectives d’évolution technique de Mandragore

Informations pratiques :
Dates : 18 et 19 mai 2015
Horaires : 9 h 30 – 12 h 30 / 13 h 30 – 17 h 30

Lieu : BnF, salle des commissions, 5, rue Vivienne 75002 Paris
Tarifs : 420 € public, 840 € privé

S’inscrire : ici

Contact :
Service de la formation continue
Direction des études
École nationale des chartes
19, rue de la Sorbonne
75005 PARIS

tél. : 01 55 42 21 53
formation.continue@enc.sorbonne.fr

Source de l’information : École nationale des chartes

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Appel à contribution – Journeys through the Middle Ages and Renaissance Worlds

March 6th to 8th 2015

Travels of all types provide ways of understanding the Middle Ages and Renaissance in terms of exchange, transformation, and knowledge.

By the word “travels,” we envision journeys of the mind, the body, and the spirit. The theme of the conference includes mapping, historiography, migrations, nomadic cultures and people, movements of objects, inner journeys such as dream-visions, introspection or conversion, as well as explorations of gender and social identity, exile, adoption, foreign language acquisition etc.

On behalf of Mardinalia Research Collective, the Medieval Studies Course Union, and the Program of Medieval Studies at the University of Victoria, we are inviting students and scholars to submit proposals for papers (20 min), creative performances, or art works pertaining to all types of journeys, from the 4th century CE up to the 17th century.

Submissions may address but are not limited to the following topics:

  • Utopian Worlds and Imaginary Places
  • Transoceanic journeys, Colonial expeditions, Commercial Encounters
  • Migrations, Displacements, and Settlements
  • Dream-visions and revelations
  • Pilgrimages and spiritual journeys
  • Travellers of all kinds and stations
  • Voyages and Transfers of Ideas, Books, Technologies, Science etc.
  • Networks of Knowledge

Undergraduate students, graduate students, and independent community researchers, creative scholars, artists, and performers are encouraged to submit a proposal by December 14th, 2014. Late submissions will not be considered.

Please send to journeys@uvic.ca the following:

  • Title of the paper
  • Paper Proposal (250 words maximum)
  • Biography (100 words maximum)
  • Additional Information: Email address, University, Area of Studies, and Status (Undergraduate/Graduate/Independent Researcher)

NB: Light lunches will be provided. Casual accommodation can be arranged. Travel expenses will not be covered.

Source de l’information : The Medieval Academy blog

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