Appel à contribution – Finir le Moyen Âge. Séminaires du groupe Questes

Ce thème est inspiré par les réflexions formulées par Jacques le Goff dans son dernier ouvrage : Faut-il vraiment découper l’Histoire en tranches ? C’est ici la fin du Moyen Âge qui retient notre attention. De 1453 à 1517 et même plus largement jusqu’au milieu du XVIIIe siècle domine l’impression d’un Moyen Âge qui n’en finirait pas de s’achever, d’un « long Moyen Âge ». Plus que la question de la chronologie, c’est celle des acteurs que nous aimerions poser ici. Qui finit le Moyen Âge ? Ceux qui l’ont vécu ? Ceux qui l’écrivent ? Ceux qui l’étudient ? L’enjeu est donc de traiter du passage d’une période à l’autre, et plus particulièrement de la fin d’une période. Pour ce faire, il s’agit de s’intéresser à la perception du changement par les contemporains et au choix du moment par le médiéviste, défini comme celui qui traite des sources et des vestiges du Moyen Âge (archéologue, philosophe, littéraire, historien de l’art ou des sciences). C’est justement parce que de profondes continuités existent avec les siècles suivants que l’on souhaite poser ici la question de fins plurielles. En particulier, les enjeux de la « fin du Moyen Âge » sont-ils les mêmes d’une discipline à une autre ? Les travaux sur des acteurs et des échelles variées seraient donc bienvenus.

Trois axes de recherche se dégagent :

  • Un premier axe concerne les mutations de structures sur lesquelles s’appuie généralement le médiéviste pour dégager de grandes tendances, que celles-ci soient politiques, religieuses, sociales ou stylistiques. Sans se restreindre ici au XVe siècle, il s’agirait de revenir sur ces flexions de l’histoire et de proposer d’autres moments de coupure qui pourraient faire sens dans les siècles précédents. S’interroger sur la notion de «fin du Moyen Âge» implique de confronter les situations dans des espaces géographiques et des champs différents : le Moyen Âge finit-il au même moment dans tous les pays ? Dans les villes et les campagnes ? Pour les riches et les pauvres ? Pour les laïcs et les clercs ? Pour les femmes et les hommes ? Notamment, comment sa fin se marque-t-elle pour les classes sociales les moins aisées, ou plus largement pour les populations qui sont restées longtemps en marge du travail des historiens ? Il s’agit de proposer des fins multiples en considérant l’ensemble des contemporains et des domaines d’étude pour interroger la définition même de Moyen Âge.
  • Le deuxième axe s’intéresse plutôt à la perception de ces grandes tendances par leurs contemporains. La fin du XVe siècle a-t-elle été marquée par une impression de mutation ou de transformation ? Quels ont été les échos immédiats et réels des évènements qui servent fréquemment de bornes chronologiques stables ? Dans quelle mesure les études littéraires et artistiques peuvent-elles éclairer ces mouvements larges ou au contraire mettre en valeur des spécificités ? On pourra s’interroger sur le vécu des évènements à court et à moyen terme, en croisant les apports de l’histoire des mentalités avec des problématiques et des études de cas précises venues d’autres disciplines.
  • Enfin, le troisième axe porte sur le rôle et les possibilités du médiéviste. Déterminant un sens particulier qui privilégie certaines tendances ou certains aspects, façonné par des siècles d’historiographie, le médiéviste a non seulement le pouvoir de finir le Moyen Âge selon son objet d’étude mais aussi de le réactiver sans cesse, et de proposer ainsi de nouvelles clés de lectures pour l’analyse du monde contemporain. Puisque « L’Histoire, c’est comprendre » selon Marc Bloch, l’enjeu est, dans un monde en pleine mutation, sous l’effet de la mondialisation, des nouvelles technologies et des changements sociétaux, de réfléchir à ce que représente, aujourd’hui, le Moyen Âge. Face à une vraie demande sociale, comment, en se nourrissant de l’engouement pour les mondes imaginaires qui s’en inspirent ouvertement ou de la recherche d’une identité propre et localisée, le Moyen Âge ne finit jamais ?

La problématique se prête donc à différentes approches, de l’histoire à la philosophie, de l’histoire de l’art à la littérature. Il s’agira d’étudier à la fois les fins plurielles dans les textes littéraires, les œuvres d’art, les réflexions politiques, juridiques ou historiques, les archives, les traités moraux et spirituels, ainsi que la manière dont le Moyen Âge prend fin d’une façon plus concrète.

Les jeunes chercheurs (masters, doctorants, jeunes docteurs) de toutes les disciplines sont donc les bienvenus, et peuvent envoyer leurs propositions d’intervention à Annabelle Marin (annabel.marin@orange.fr) et Pauline Guéna (paulineguena@hotmail.fr). Après acceptation par le comité de lecture, les interventions pourront faire l’objet d’une publication dans le bulletin de Questes, publié en papier et sur Revue.org. Il est également possible de soumettre en français et en anglais des contributions ayant vocation à être directement publiées, tels que des interviews, des états de la recherche ou comptes-rendus d’exposition et de colloque.

Questes est l’association des doctorants médiévistes de Paris IV (http://questes.hypotheses.org/) Les séances ont lieu une fois par mois, le vendredi de 18h à 20h, à la Maison de la Recherche de la Sorbonne (28 rue Serpente, 75005), en salle D040.

Annabelle Marin et Pauline Guéna.

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Publication – Werner Maleczek (éd.), « Urkunden und ihre Erforschung »

Der Band, der auf eine Tagung zum 100. Geburtstag von Heinrich Appelt (19101998), Professor für Mittelalterliche Geschichte und Historische Hilfswissenschaften an der Universität Wien, zurückgeht, enthält zehn Beiträge, die das Urkundenwesen aus unterschiedlichen Perspektiven beleuchten.

Appelt - FrontTable des matières :

Walter Koch – Heinrich Appelt und die Edition der diplome Kaiser Friedrich Barbarossas

Theo Kölzer – Konstanz und Wandel
Irmgard Fees – Zur bedeutung des Siegels an den Papsturkunden des frühen Mittelalters
Andreas Meyer – Regieren mit Urkunden im Spätmittelalter Päpstliche Kanzlei und weltliche Kanzleien im Vergleich
Christian Lackner – Die Vielgestaltigkeit der spätmittelalterlichen Herrscherurkunde
Martin P. Schennach – Mittelalterliche Urkunden in Staatsrecht, politischer Kommunikation und Historiographie in der Neuzeit
Christoph Friedrich Weber – Urkunden auf Bildquellen des Mittelalters
Marie Bláhová – Die Herrscherurkunden in den böhmischen Ländern in der Zeit der přemyslidischen Fürsten (bis zum Ende des 12. jahrhunderts): Formular – Stilistik – Funktion
Benoît-Michel Tock – Actes confirmatifs et vidimus dans le Nord de la France jusqu’à la fin du XIIIe siècle
Juraj Šedivý – Deutschsprachige Beurkundung im Donaugebiet des mittelalterlichen Königreichs Ungarn

Informations pratiques :
Werner Maleczek (éd.), Urkunden und ihre Erforschung. Zum Gedenken an Heinrich Appelt, Vienne, Böhlau, 2014 (Veröffentlichungen des Instituts für Osterreichische Geschichtsforschung, 62).

Source de l’information : Böhlau

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Appel à contribution – Forum Medieval Art

III. Forum Kunst des Mittelalters/Forum Medieval Art
Hildesheim, 16-19 September 2015
Deadline: 20 October 2014

The 3rd Forum for Medieval Art will take place in Hildesheim from September 16 – 19, 2015. Colleagues interested in presenting papers are invited to send proposals for the sessions listed below by October 20, 2014 to mail@mittelalterkongress.de. Each presentation should have a length of c. 20 min. Proposals should be limited to no more than 300 words.

Sessions proposed:

1. New Research on Bishoprics and Monasteries in Eastern Central Europe – 10th – 13th Centuries / Neue Forschungen zu Bischofssitzen und Klöstern in Ostmitteleuropa 10.–13. Jahrhundert (GWZO Leipzig – Jiři Fajt & Markus Hörsch / Leipzig)

2. Bishops in the High Middle Ages – Mediators, Donors, Saints / Bischöfe im Hohen Mittelalter – Mittler, Auftraggeber, Heilige (Bruno Klein / Dresden)

3. European and Mediterranean Middle Ages: Trade, Mobility and Cultural Horizons, 600 – 1200 / Europäisches und mediterranes Mittelalter: Handel, Mobilität und kulturelle Horizonte 600-1200 (Manfred Luchterhandt / Göttingen)

4. 1000 Years Bernward’s Bronze Doors / HAS VALVAS FVSILES – 1000 Jahre Bernwardtür (Dommuseum Hildesheim – Michael Brandt, Claudia Höhl & Gerhard Lutz / Hildesheim)

5. A Territorial Landscape in Change: Merseburg Cathedral and 11th Century Architecture in Saxony / Herrschaftslandschaft im Umbruch. Der Merseburger Dom und die Architektur des 11. Jahrhunderts in Sachsen (Institut Europäisches Romanik Zentrum an der Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg – Wolfgang Schenkluhn & Andreas Waschbüsch / Halle an der Saale)

6. Carolingian Art and the Quest for Authenticity (International Center of Medieval Art – Adam Cohen / Toronto & Genevra Kornbluth / Glenn Dale)

7. Jewellry between Early and Late Middle Ages: Media of Sight and Touch / Schmuck zwischen Früh- und Spätmittelalter: kostbare Dinge – Medien des Blicks und der Berührung (Silke Tammen / Gießen)

8. The Work of Art in the Early Middle Ages: Shifting Borders and New Horizons (Beatrice Kitzinger / Stanford & Joshua O’Driscoll / Cambridge, Mass.)

9. New Research on Bamberg Cathedral and Its Furnishings, 11th – 13th Centuries / Neue Forschungen zum Bamberger Dom und seiner Ausstattung vom 11. bis zum 13. Jahrhundert (Matthias Exner / München & Gerhard Weilandt / Greifswald)

10. New Research on Early and High Medieval Architecture in Italy / Neue Forschungen zur früh- und hochmittelalterlichen Architektur in Italien (Werner Jacobsen / Münster & Hildegard Sahler / München)

11. New Research on Liturgical Vestments until the 12th Century / Neue Forschungen zur liturgischen Gewandung bis zum 12. Jahrhundert (Regula Schorta / Riggisberg)

12. Productivity in the Circle of the Hildesheim Relic Shrines in the 12th and 21st Centuries: Challenges to Interdisciplinary Research / Produktivität im Umkreis der Hildesheimer Reliquienschreine im 12. und 21. Jahrhundert: Herausforderungen an die interdisziplinäre Forschung (Dorothee Kemper / Hildesheim & Hedwig Röckelein / Göttingen)

13. Ornament between Aesthetic and Function: A New Look at Early Medieval Manuscripts / Ornament zwischen Ästhetik und Funktion. Ein neuer Blick auf frühmittelalterliche Handschriften (Herzog August Bibliothek Wolfenbüttel – Christian Heitzmann / Wolfenbüttel & Gia Toussaint / Hamburg)

14. Sacral Topographies / Sakraltopographien (Bernd Nicolai & Jörg Richter / Bern)

15. Always Wised-Up: The Contribution of Epigraphy to the Dating of Medieval Art / Stets im Bild – der Beitrag der Epigrafik zur Datierung mittelalterlicher Kunst (Christine Wulf / Göttingen)

16. Founders and Memoria from the Brunonids to the Guelfs / Stifter und Memoria von den Brunonen zu den Welfen (Jochen Luckhardt & Heike Pöppelmann / Braunschweig)

17. Around 1200: The Role of Hildesheim in a Time of “European Globalization”/ Um 1200. Die Rolle Hildesheims in einer Zeit „europäischer Globalisierung“ (Klaus Niehr / Osnabrück)

18. Origins: Narratives of Origin of Objects, Materials and Techniques in the Early and High Middle Ages / Ursprünge. Herkunftsnarrative zu Objekten, Materialien und Techniken in Früh- und Hochmittelalter (Philippe Cordez / München & Rebecca Müller / Frankfurt)

19. Wall Paintings in the High Middle Ages: Art History and Conservation / Wandmalerei des hohen Mittelalters: Kunstgeschichte und Restaurierung (Ursula Schädler-Saub / Hildesheim & Heidrun Stein-Kecks / Erlangen)

For the full CFP with an abstract for each session, see: http://mittelalterkongress.de/mittelalterkongress/wb/pages/posts/call-for-papers-english-version—3rd-forum-medieval-art—hildesheim—september-2015-28.php

Further information: http://www.mittelalterkongress.de

Source de l’information : Medieval Art Research

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Bourse – « Bourses » scientifiques de la Casa de Velázquez en 2015

Conformément au décret du 10 février 2011 relatif aux Écoles françaises à l’étranger (art. 25) et au règlement intérieur de l’établissement (art. 14), les « bourses » sont des aides spécifiques accordées à des étudiants. Destinées à de jeunes artistes et à de jeunes chercheurs doctorants, français et étrangers, dont les travaux nécessitent un séjour dans la péninsule Ibérique, ces aides sont attribuées par mensualités.

Dans le cadre de l’École des hautes études hispaniques et ibériques, les candidats doivent être inscrits en doctorat et présenter un projet de recherche se rapportant à l’un des domaines de compétence de l’établissement.

Le montant des mensualités est de 1.000 €. Les chercheurs bénéficiaires de ces aides ont une priorité pour un hébergement dans l’établissement (250 €/mois) ; dans ce cas, le montant de la mensualité est ramené à 750 €.
Les chercheurs inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur dont le siège est situé en Afrique ou en Amérique latine percevront une aide complémentaire de mobilité de 350 € (sur justificatif). (Montants approuvés par le Conseil d’administration de l’établissement du 26 juin 2014).

Bourses pour les chercheurs doctorants
Durée : 1 mois

Les dossiers de candidature sont à remplir uniquement en ligne.

Accéder au formulaire de candidature

Les candidatures pour l’année 2015 devront être déposées en ligne avant le lundi 20 octobre 2014 à minuit.

Source de l’information : Casa de Velázquez

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Appel à contribution – Peace and War. 41st Annual Sewanee Medieval Colloquium

41st Annual Sewanee Medieval Colloquium
April 10-11, 2015
Sewanee, TN

Theme: Peace and War

This colloquium will explore peace and war in medieval culture, history, literature, philosophy, theology, and the arts. How did medieval men and women make peace and make war? What were the relationships between individual and social conflicts? How do the processes of peace and war shape, and how are they shaped by, institutions and artistic productions? Papers and panels might include such topics as the culture of the crusades, the politics of peace-making, military history, psychomachia and other forms of allegorical warfare, peace and penitence, the use of spolia, just war theory, ethnic conflict, the culture of knighthood, and the economics of war. We welcome papers considering medieval European, Asian, and African, and cross-cultural perspectives. Our plenary speakers will be Ardis Butterfield (Yale University) and Jonathan Phillips (Royal Holloway, University of London).

We invite 20-minute papers from all disciplines on any aspect of medieval peace and war. We also welcome proposals for 3-paper sessions on particular topics related to the theme. Please submit an abstract (approx. 250 words) and brief c.v., electronically if possible, no later than 21 November 2014. If you wish to propose a session, please submit abstracts and vitae for all participants in the session. Commentary is traditionally provided for each paper presented; completed papers, including notes, will be due no later than 10 March 2015.

We are pleased to announce the Susan J. Ridyard Prize ($500), to be awarded to a paper that is especially exceptional in its response to the year’s theme. Prize papers are nominated by respondents.

The Sewanee Medieval Colloquium Graduate Prize ($250) will be awarded for the best paper by a graduate student or recent PhD recipient (degree awarded since July 2011).

For more information, contact:

Dr. Matthew W. Irvin
Director, Sewanee Medieval Colloquium
medievalcolloquium@sewanee.edu

Source de l’information : The Medieval Academy blog

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Appel à contribution – Natura in fabula. Topiques romanesques de l’environnement

À l’heure du Nature writing et du développement de l’écocritique, il est tentant de relier la production des romans faisant référence aux rapports complexes de l’homme et de la nature aux profondes évolutions environnementales que connaît notre œkoumène depuis l’ère de l’industrialisation : l’accroissement du nombre des écofictions, qui ne sauraient être limitées au domaine anglophone, serait ainsi lié à la crise environnementale que nous traversons.

Pour autant cette situation de crise, favorable à la production d’un certain type de romans -dont les formes sont en fait relativement variées-, ne saurait rendre compte de toutes les productions romanesques qui, dans le cours des siècles, témoignent d’un rapport au monde clairement identifiable. D’ailleurs la crise environnementale que connaît le monde contemporain n’est pas unique dans l’Histoire : d’autres crises (catastrophes naturelles ou pas, événements climatiques, comme le petit âge glaciaire avec ses pics et ses conséquences sur la vie quotidienne) intervenant dans des domaines extralittéraires ont pu recevoir dans le passé des traductions dans le domaine littéraire de la fiction. La notion de « sentiment de la nature », souvent utilisée pour évoquer, particulièrement au XVIIIe siècle, un accroissement de la conscience de la nature à travers les œuvres littéraires qui s’épanouit à l’ère romantique, montre d’ailleurs qu’il n’est pas forcément besoin de crise pour justifier l’entrée dans les fictions littéraires de cette préoccupation environnementale : la fréquence du locus amoenus, récurrent dans la littérature médiévale et largement repris par la suite, induit des situations qui témoignent d’une approche souvent euphorique de la nature ; de façon plus neutre, ce sont parfois les phénomènes naturels dont la connaissance scientifique s’accroît au fil des siècles, qui, d’une manière ou d’une autre, font leur entrée dans la fiction.

C’est sur cette question de la nature que se penchera le XXIXe colloque de la SATOR. S’arrêter sur la question de la nature dans le roman devrait permettre, conformément à l’angle de l’analyse topique qui fait le propre des travaux conduits depuis plusieurs années par la SATOR, d’envisager quelles situations narratives enclenche la prise en compte de la nature dans l’élaboration romanesque. Il conviendra pour cela d’évaluer ce degré de prise en compte : la nature peut n’être parfois qu’un simple cadre, mais même à un degré aussi limité, n’est-elle pas à l’origine d’une scénographie qui lui serait propre ? À un degré plus élevé, quelle conscience de la nature se fait jour à travers les romans ? Dans la recherche des topoï narratifs que l’on peut construire autour du thème de la nature, on pourra orienter les recherches dans des directions variées : au delà de l’identification de ce qui se passe dans la nature, on cherchera à repérer des textes dans lesquels l’homme agit sur la nature ou lui accorde un rôle prépondérant sans oublier les cas où la nature devient elle-même actrice. L’animation de la nature est une des formes vers lesquelles peut déboucher le concept de natura naturans qu’on oppose ordinairement à celui de natura naturata. À travers les différentes périodes envisagées, on cherchera à cerner les récurrences, les variations et l’évolution d’une topique environnementale tant dans la littérature française que, dans une perspective comparatiste.
Axes thématiques

Sans exclusive, les communications pourront privilégier les entrées suivantes :

1. les lieux topiques de la nature, qu’ils s’agissent de lieux de la nature proprement dite ou de lieux aménagés : forêt, montagne, campagne, jardin, parc, mais aussi des espaces plus urbains et organisés dans la mesure où, avec ou sans figement, ils indiquent des usages de la nature et une certaine façon d’habiter le monde.

2. les personnages qui portent une conscience spécifique de la nature : amoureux en quête de secret et de solitude, exilés regrettant une forme de rapport au monde et s’efforçant d’en reconstruire un autre plus ou moins ressemblant, ermites fuyant le tumulte des cours et des villes, voyageurs découvrant des espaces différents de leurs lieux d’origine. On s’arrêtera particulièrement sur les personnages déplacés, au sens d’abord spatial du terme, en s’intéressant au décentrement que peut induire leur regard ou leur comportement à l’égard de la conception du rapport homme/nature.

3. les formes de l’œuvre romanesque. Par exemple, l’usage du récit-cadre semble propice à une intégration, au moins au premier niveau des œuvres, de l’espace naturel : est-ce une simple commodité de cadre ou un véritable discours peut-il se lire à travers les œuvres et les époques utilisant cette forme ? Dans le même esprit, qu’en est-il du recours à l’espace dans l’allégorie ? Quels sont, sur le plan de l’usage et de l’approche de la nature, les apports du voisinage que le roman peut entretenir avec des formes narratives non fictionnelles comme le voyage ?

4. les discours sociaux, philosophiques ou politiques qui sous-tendent certains romans. On pense aux voyages imaginaires dont font partie les allégories ou les romans utopiques : ces derniers prônent souvent un retour à de valeurs plus proches de la nature et proposent, pour y parvenir, un réagencement de l’espace et des pratiques qui amène à combiner nature et raison. Mais il existe aussi, au sein des romans, bien des situations de conversation abordant, dans une optique de comparaison, les mérites de la ville et ceux de la campagne. L’alternative est en effet un moyen, à travers les œuvres, de poser la question environnementale : ville/campagne, sauvage/civilisé, locus amoenus/locus terribilis, retraite/vie dans le monde…
Modalités pratiques d’envoi des propositions

Les propositions de communication (1000 à 1500 signes) sont à envoyer
avant le 15 octobre 2014

conjointement à :

Philippe Postel, Université de Nantes philippe.roger.pierre.postel@gmail.com

Isabelle Trivisani-Moreau, Université d’Angers Isabelle.Trivisani@univ-angers.fr

Le XXIXe Colloque SATOR. Natura in fabula se tiendra les 8-9 avril 2015 aux Universités de Nantes et d’Angers

Comité scientifique :

Pierre Carboni (Professeur, Université de Nantes),
Jean-Pierre Dubost (Professeur émérite, Université de Clermont-Ferrand),
Bertrand Guest (MCF, Université d’Angers),
Madeleine Jeay (Ph. D,Mc MasterUniversity)Canada,
Stéphane Lojkine (Professeur, Aix-Marseille Université),
Christine Lombez (Professeur, Université de Nantes),
Marie Mianowski (MCF, Université de Nantes),
Dominique Peyrache-Leborgne (MCF HDR, Université de Nantes),
Philippe Postel (MCF, Université de Nantes),
Marta Texeira Anacleto (Professeur, Universidade de Coimbra) Portugal,
Isabelle Trivisani-Moreau (MCF, Université d’Angers).

Source de l’information : Calenda

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Publication – V. Fraeters, I. de Gier (eds.), « Mulieres Religiosae. Shaping Female Spiritual Authority in the Medieval and Early Modern Periods »

Mulieres Religiosae considers the nuances of what constitutes female spiritual authority, how it was acquired and manifested by religious women, and how it changed and evolved from the high Middle Ages to the Early Modern period.

dIS-9782503549125-1Traditionally women were denied access to positions of official religious authority within Christianity and were therefore compelled to explore other avenues to acquire and express spiritual leadership. Through twelve case studies covering different regions in Europe, this volume considers the nuances of what constituted female spiritual authority, how it was acquired and manifested by religious women, and how it evolved from the high Middle Ages to the Early Modern period. Whilst current scholarship often emphasizes binaries within the fields of gender and religious authority, this volume examines the manifestation of female religious authority in its multiple facets. It looks both at individuals displaying exceptional forms of agency such as prophesying, as well as more commonplace, communal activities such as letter-writing and music-making. By taking into account the pervasiveness of spirituality in society as a whole in the Pre-Modern era, this collection of essays renegotiates the relationship between the spiritual and the social domain. Through the chronological organization of the contributions insight is gained into the changes in the means and forms female religious authority could take between 1150 and 1750. The narrative is clearly impacted by late medieval enclosure policies and by changing modes of spirituality. Whereas women in the earlier period tended to represent themselves as a door through which God could advance towards mankind, later on they functioned more frequently as a portal through which others could advance towards God.

Table des matières : ici

Informations pratiques :
Veerle Fraeters, Imke de Gier (eds.), Mulieres Religiosae. Shaping Female Spiritual Authority in the Medieval and Early Modern Periods, Turnhout, Brepols, 2014 (Europa Sacra, 12). XX + 311 p., 21 b/w ill. + 8 colour ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-54912-5. Prix : 90 euros.

Source de l’information : Brepols

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Offre d’emploi – Tenure-track Assistant Professor of French Literature with expertise in Renaissance to early 17th-century French literature

The Department of German and Romance Languages and Literatures at Johns Hopkins University (http://grll.jhu.edu) is seeking applications for a tenure-track Assistant Professor of French Literature with expertise in Renaissance to early 17th-century French literature. The successful candidate will have knowledge of one or more subfields relevant to the study of Renaissance Europe, such as intellectual history/history of ideas; rhetoric; poetics; history of the book; esthetics and the arts. The scholar will be expected to teach courses at both the undergraduate and graduate levels.

Qualifications
Native or near-native fluency in French and English, as well as knowledge of Latin, are required.
Applicants must have the Ph.D. in hand by the appointment start date of July 1, 2015.

Application Instructions
All application materials must be submitted online via Interfolio: apply.interfolio.com/25087 by October 24, 2014. The application should include a cover letter, curriculum vitae (including list of publications), statements of research and teaching interests (no more than three pages total), teaching evaluations, a writing sample the length of a typical research article or book chapter, along with three confidential letters of recommendation. Inquiries (only) should be directed to Jacques Neefs (Phone: 410-516-7727; E-mail: jneefs@jhu.edu).

Source de l’information : Fabula

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Appel à contribution – Femmes à la cour de France. Statuts et fonctions. (Moyen Âge – XIXe siècle)

Colloque international organisé par Cour de France.fr avec le soutien de l’Institut Émilie du Châtelet, de l’Université américaine de Paris et de l’Institut d’études avancées de Paris.

Date du colloque : 8-9 octobre 2015
Lieu : Institut d’études avancées, 17, quai d’Anjou, 75004 Paris.

Ce colloque international, pluridisciplinaire et trans-chronologique a pour objet le statut et les fonctions des femmes de la cour de France : les dames des suites d’honneur, les épouses des grands officiers et ministres, les officiers féminins des maisons royales, les marchandes et autres femmes qui ont séjourné de manière régulière ou irrégulière à la cour.

Ce sont ainsi des femmes au service de la famille royale, installées dans les différents degrés de la hiérarchie curiale, que nous proposons d’étudier. Car si les reines et princesses ont bénéficié d’une attention soutenue tout au long des siècles et ont fait l’objet de nombreuses études, la recherche au sujet des femmes qui séjournent avec elles à la cour présente encore de nombreuses lacunes.

Nous proposons d’étudier l’évolution de leur présence à la cour et les fonctions qu’elles y occupaient ainsi que l’impact de leur présence sur les structures et la vie quotidienne de l’entourage royal. Les engagements des femmes, leurs objectifs, leurs stratégies et leur marge de manœuvre, constituent un autre volet de la thématique, comme leur rôle dans la gestion des intérêts familiaux et des carrières curiales ainsi que leur mécénat architectural, artistique et culturel. Nous nous interrogeons aussi sur la représentation et l’imaginaire qui s’attache aux femmes de la cour dans la littérature et l’historiographie. Enfin, des études comparatives concernant d’autres cours européennes permettent d’élargir la perspective et de cerner la particularité de leur situation à la cour de France.

Les propositions de contribution peuvent s’inscrire dans quatre thématiques :

Structures, charges et fonctions
Des enquêtes sur l’évolution de la présence féminine à la cour et la forme que prit cette présence sont au cœur de ce premier volet. L’évolution des maisons féminines de la cour et des charges occupées par des femmes n’est connue que partiellement, comme les responsabilités et les privilèges attachés aux charges féminines. Des études à ces sujets permettront de mieux comprendre la structure curiale et la place des femmes dans celle-ci.

À côté des charges officielles ont existé des « fonctions officieuses » qui n’ont laissé que peu de traces dans les archives de l’administration royale. On trouve à la cour aussi des femmes qui ne sont pas intégrées dans les maisons royales, mais qui y séjournent fréquemment ou de manière quasi permanente (épouses d’officiers et de domestiques, marchandes, prostituées…). Leurs conditions de vie et la règlementation royale à leur sujet font partie des thématiques abordées dans ce premier volet.

Alliances, réseaux et cérémonial
L’intégration des femmes à la cour va souvent de pair avec un engagement en faveur de leur famille, leur clientèle, leur « parti » (qu’il soit religieux ou politique) et leur pays d’origine. On les trouve à toute époque aussi parmi les mécontents, les opposants à la politique royale, qui établissent parfois leur quartier général dans une des maisons féminines de la cour.

Notre intérêt porte prioritairement sur la manière dont les femmes profitèrent des opportunités offertes par la cour et les résistances ou obstacles auxquels elles pouvaient se heurter. Les mariages dont la cour était le théâtre font partie de ce volet ; il s’agit d’un terrain particulièrement fertile pour étudier l’exogamie de l’aristocratie et ses effets, des mariages internationaux qui dominent au plus haut niveau aux « mésalliances », qui ont laissé de nombreuses traces dans les écrits des contemporains.

Étroitement lié à la question des mariages est le sujet du rang des femmes dans la société curiale dont la définition varie d’une époque à l’autre et qui a un impact important sur l’étiquette et le cérémonial. Des études récentes ont renouvelé la recherche dans ce domaine et ont démontré que, loin d’être un détail pittoresque de la vie curiale, les rituels du quotidien servent à organiser et à faire fonctionner l’État monarchique. En suivant cette approche, nous souhaitons donner une place importante aux enquêtes qui concernent la place des femmes dans le cérémonial de cour et son évolution.

Art, religion et culture matérielle
La question du mécénat artistique et architectural des femmes de la cour constitue un autre volet des sujets abordés, comme la question des espaces occupés par elles et le décor qui les caractérise. Le mécénat des femmes a laissé de nombreuses traces dans les châteaux et palais, leur participation à l’organisation de festivités et de passe-temps divers (jeux, musique, chasse, danse, théâtre, académies …) une riche documentation. Des études à ce sujet font partie de ce volet, comme des enquêtes qui concernent l’engagement religieux des femmes, non seulement en ce qui concerne le mécénat, la charité et la fondation d’établissements religieux, mais aussi en ce qui concerne leur engagement au sein de courants spirituels plus ou moins contestataires. Ce volet peut concerner également le rôle de la religion dans l’éducation des jeunes femmes à la cour.

Les femmes de la cour interviennent aussi dans la culture matérielle du quotidien. En témoignent les marchandes et fournisseuses de la cour, dont certaines comme Rose Bertin ont suscité un vif intérêt. La cour en tant que moteur économique et centre de consommation et de production a également fait l’objet de recherches ; moins connue est la place que les femmes de l’entourage royal ont prise dans ce domaine.

Historiographie, représentation et mise en perspective
Dès le XVe siècle, des ambassadeurs et visiteurs étrangers soulignent qu’aucune cour européenne n’accorde autant de libertés aux femmes que celle de France : liberté de parole et de comportement. Mais est-ce que cette observation reflète la réalité ou s’agit-il d’une idée préconçue, inscrite dans le registre des stéréotypes nationaux ? Des études présentant la situation des femmes dans d’autres cours européennes peuvent apporter des éclairages à ce sujet, comme les caractéristiques de ce discours et le contexte social et culturel dans lequel il émerge et évolue.

Les femmes de la cour ont laissé de nombreux témoignages écrits sur la vie curiale. Cette production très hétéroclite comprend des lais, des romans, de la poésie, des mémoires et des correspondances, voire même des ouvrages critiques et des pamphlets. Leurs œuvres rejoignent le vaste corpus des écrits sur la cour émanant d’historiens et de contemporains qui, entre critique et vénération, ont dressé un portrait très contrasté des femmes de l’entourage royal. L’historiographie de la cour et la place des femmes dans celle-ci ainsi que la vision donnée par elles-mêmes présentent encore de nombreuses zones d’ombre qu’il est possible d’éclairer dans le cadre de ce colloque.

Proposer une communication :

Nous vous prions de nous faire parvenir un dossier de 2 à 3 pages qui présente la thématique de votre intervention (avec quelques informations sur les archives/sources utilisées) et une courte présentation de vous-même avant le 31 janvier 2015 à :
zumkolk (at) cour-de-france.fr
kathleen.wilson-chevalier (at) wanadoo.fr

Source de l’information : Cour de France

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Colloque – Purifier, soigner ou guérir ? Maladies et lieux religieux de la Méditerranée antique à la Normandie médiévale

Des biologistes américains ont noté l’existence d’une corrélation entre la présence récurrente d’épidémies infectieuses et l’apparition des religions comme facteurs d’entraide et de regroupement humains. Cette hypothèse invite à réévaluer la place et le rôle des comportements religieux en lien avec les maladies. Il existe toujours une ambiguïté du comportement de la divinité ou du saint qui, à la fois, apporte la maladie et sauve le malade. Ce principe empreint de sacré – maudit et bénit – est rarement abordé dans les travaux historiques. Or, l’attitude des hommes n’est jamais neutre à l’égard des malades. Compassion et dérision semblent recouvrir les deux faces d’une même médaille. Si le corps humain sain est un objet de désir, le corps déformé par la maladie fascine autant qu’il repousse. Aussi, en quête de guérison, le malade s’éloigne dans un sanctuaire pour faire venir le dieu à lui ou solliciter la présence de « morts très spéciaux », les saints.

Quelle est la place du soin des malades, des infirmes en situation de handicap au sein des sociétés anciennes et médiévales, dont la force et le courage du guerrier constituent les valeurs dominantes? Quelles ruptures, continuités ou transformations/transmissions, des pratiques de soin, des rites de guérison/purification ou d’éloignement des malades peut-on déceler?

Doté d’une documentation exceptionnelle et d’études neuves, le monde anglo-normand forme un point d’ancrage majeur pour conduire une réflexion sur le soin des malades dans l’Occident chrétien. Poser un « regard éloigné » et croisé sur les cultures polythéistes et chrétiennes nécessite l’emploi d’un arsenal maximal de sources, puisé des rives de la Méditerranée à celles de la Manche.

Programme : ici

Informations pratiques :
Du mercredi 1er octobre au dimanche 5 octobre 2014
Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle
CCIC, Le Château 50210 CERISY-LA-SALLE, France

Organisé avec le Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales (CRAHAM) de l’Université de Caen Basse-Normandie

Source de l’information : Centre culturel international de Cerisy

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