Exposition – Petites Histoires d’un grand Trésor – Le Trésor d’Oignies

29 mars – 6 juillet
Service des Musées en province de Namur
Musée provincial des Arts anciens du Namurois
L’Exposition vous propose de redécouvrir les grandes figures qui ont joué un rôle dans l’histoire du Trésor d’Oignies, de frère Hugo (13e s.) à la Fondation Roi Baudouin, en passant par les figures emblématiques de Jacques de Vitry, Marie d’Oignies ou Julie Billiart. C’Est à la lumière des vies de ces hommes et femmes que le Trésor est présenté au public. Création, conservation, protection, exposition, étude, valorisation, numérisation, imitation, … Petites histoires d’un grand Trésor souligne les actions de ces personnalités sans qui ce trésor remarquable ne serait jamais arrivé jusqu’à nous.
Cette exposition inédite s’accompagne d’un ouvrage d’exception bilingue et dédié au plaisir des yeux, un dialogue poétique entre les détails saisis par le photographe Guy Focant et les textes de Denis Mathen.
Trésor d’Oignies
Cet ensemble unique, dont 32 pièces ont été classées à titre de trésor* par la Communauté française, témoigne entre autre de l’exceptionnelle qualité de l’orfèvrerie mosane du XIIIe siècle alors à son sommet. Il a pour origine géographique une communauté religieuse établie à Oignies, sur les rives de la Sambre, dès la fin du XIIe siècle, à l’instigation d’un notable local, Gilles de Walcourt. Devenue un prieuré de l’Ordre de saint Augustin, cette communauté accueillit, au début du XIIIe siècle, Hugo, qui fit son apprentissage en tant qu’orfèvre dans les ateliers situés le long de la Meuse. Frère Hugo, en pleine possession de son art, ouvre là-bas un atelier. Il y rencontre en 1207 un personnage qui deviendra très influent, Jacques de Vitry, venu de Paris, attiré par la réputation d’une sainte femme, Marie, passée à la postérité sous le nom de Marie d’Oignies.
C’est assurément grâce à l’intervention de ce grand personnage, à sa fascination pour l’art de Frère Hugo, à sa dévotion pour Marie d’Oignies que nous devons l’existence du Trésor que nous connaissons aujourd’hui. En effet, devenu évêque d’Acre après la cinquième croisade (qu’il a par ailleurs prêchée), il envoie à Oignies des reliques récoltées sur les lieux qui connurent les débuts du christianisme. À cette époque, l’importance accordée au culte des reliques impose de les conserver dans des réceptacles somptueux. Jacques de Vitry fait aussi en sorte de pourvoir le si doué orfèvre du petit prieuré d’Oignies en pierres et en métaux précieux dont il fera de merveilleux reliquaires. 
A sa mort en 1240, Jacques de Vitry légua au prieuré le contenu de sa chapelle privée (triptyque, autel, portatif, anneaux épiscopaux, crosse en ivoire…) qui fait partie de l’ensemble du Trésor.
Le Trésor d’Oignies fut conservé sur place jusqu’à la Révolution française, qui supprima les institutions ecclésiastiques et confisqua leurs biens. Le dernier prieur, Dom Grégoire Pierlot, eut cependant l’occasion de le mettre à l’abri en 1794, en l’emmurant dans une ferme de Falisolle, dépendant de son prieuré. En 1818, le calme revenu, il le confia à une jeune communauté féminine récemment établie à Namur, les Sœurs de Notre-Dame, qui depuis lors en ont assuré sa parfaite conservation et sa mise en valeur. 
Les Sœurs de Notre-Dame ont décidé de confier désormais leur précieux Trésor à la Fondation Roi Baudouin, qui à son tour en a confié la conservation et la mise en valeur à la Société archéologique de Namur dans les locaux du Musée provincial des Arts anciens du Namur où le public pourra venir admirer (dès la fin du mois de septembre 2010) ce remarquable ensemble que le monde entier nous envie.
Dimanches 06/04, 04/05, 01/06 et 06/07/2014: entrée gratuite au musée, à 15h00 visite guidée gratuite de l’exposition.
Jacques Toussaint, Conservateur en Chef-Directeur
Tél.: 081/776754 – Fax : 081/776924
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Publication – Marie Barral-Baron, "L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire"

À rebours des interprétations traditionnelles, cet ouvrage propose une lecture inédite du rapport d’Erasme à l’histoire. C’est sur le mode dramatique que Marie Barral-Baron envisage la manière dont Erasme vit l’histoire de son temps. Enthousiaste à l’idée de faire renaître les temps apostoliques, temps bénis du christianisme, il en oublie les réalités de la continuité historique. La brusque irruption de Luther, qui brise soudainement son rêve d’un nouvel âge d’or, lui permet de prendre conscience de sa tragique méprise. Bien involontairement, il a favorisé la rupture d’une unité chrétienne à laquelle il tient plus que tout, anéantissant ainsi lui-même ses propres espérances. Lorsqu’il en prend conscience, il corrige ses textes et révise son appréhension du temps, mais cette course contre la montre est perdue d’avance. Erasme sombre alors dans l’enfer de son propre échec, terrifié à l’idée d’avoir été abandonné par Dieu et confronté à la cruauté de l’histoire. 

Table des matières : 

Préface de Denis Crouzet
Introduction

Première Partie : D’un kairos à l’autre : l’histoire rêvée d’Erasme

Chapitre I : Foi et histoire chez Erasme. Les différents statuts du récit historique
Chapitre II : Passé et histoire. Où Erasme acquiert une conscience historique
Chapitre III : « Folie » et histoire. Où Erasme oublie l’histoire de son temps 
Deuxième Partie : D’une tragédie à l’autre : du crime au châtiment

Chapitre IV : Le rêve assassiné 
Chapitre V : Lingua
Chapitre VI : Les reniements de la plume
Troisième partie : D’une angoisse à l’autre : le temps corrupteur

Chapitre VII : Défier le temps 
Chapitre VIII : Le passé recomposé
Chapitre IX : Erasme en enfer
Conclusion

Informations pratiques :
Marie Barral-Baron, L’Enfer d’Erasme. L’humaniste chrétien face à l’histoire, Genève, Droz, 2014 (Travaux d’humanisme et Renaissance, 523). 752 p., 11 ill. 175 x 245 cm. ISBN : 978-2-600-01645-2.

Source de l’information : Droz
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Appel à contribution – La lettre dans son environnement. Péninsule Ibérique et occident latin, IVe-XIe s.

Après avoir étudié, dans le cadre du programme ANR-DFG EPISTOLA, la lettre dans sa ductilité stylistique (« Écriture et genre épistolaires », Poitiers, 5-8 juin 2013) et dans la variété de ses transmissions (« Tradition et transmission épistolaires », Erlangen, 22-24 mai 2014), il revient à ce colloque international de se pencher sur l’insertion des pratiques épistolaires dans leur environnement social, politique et religieux, et ce dans une quadruple perspective : littéraire, anthropologique, sociologique et iconographique. Dans cet Occident où se développe très tôt un véritable art épistolaire, la lettre constitue en effet un lien essentiel au sein des sociétés latines et chrétiennes. Ce substitut de la personne ne peut plus être vu comme un simple pis-aller à la présence réelle : il est aussi un autre moyen d’entrer en contact, de donner une image de soi-même, d’informer et de convaincre.
Soumise à l’exigence d’une efficacité immédiate, l’epistola se trouve alors au coeur d’un puissant processus d’interaction avec son environnement. Elle est à l’interface de plusieurs personnalités – celles du ou des auteur(s), du copiste et du destinataire -, de cultures parfois différentes et de positions sociales égales ou inégales suivant que la communication est horizontale ou verticale. Cette dimension pratique influe profondément sur l’écriture de la missive, sur le choix de ses mots et de ses procédés littéraires. Témoignant souvent d’un réel souci stylistique, la lettre constitue un objet culturel à mi-chemin entre les grands arts littéraires et l’écrit purement pragmatique. Destinée à des individus et non à une collectivité prise dans sa globalité, n’est-elle pas aussi un mode de production du politique et du religieux situé entre la loi et la coutume, le droit et la norme – entendue au sens anthropologique du terme –, la théorie et la pratique ?
Une fois parvenue à son destinataire, la missive a une efficacité plus ou moins grande, d’autant plus difficile à mesurer qu’elle ne suscite pas toujours de réponse épistolaire. Elle doit permettre d’obtenir une information, une approbation, un soutien, un objet ou simplement une reconnaissance par sa simple lecture. Plus généralement, elle ambitionne d’établir un consensus : la lettre doit créer du lien social. Du même coup, elle peut participer au renforcement des structures de pouvoirs et à l’élaboration d’un réseau institutionnel ou informel. À l’inverse, l’échec épistolaire ne résulte pas seulement d’un rapport de force défavorable dans la mesure où il signe aussi l’impossibilité politique, religieuse, parfois sociale et souvent culturelle d’établir un échange.
Modalités de soumission
Les communications dureront 30 minutes et pourront se faire en français, allemand, espagnol et anglais.
Vos propositions (titre de la communication et résumé d’une dizaine de lignes) sont à retourner avant le 30 avril 2014 à nathanael.nimmegeers@casadevelazquez.org.
Merci de préciser :
  • vos nom et prénom,
  • votre profession et vos structures de rattachement,
  • votre adresse postale,
  • votre adresse électronique,
  • une évaluation des frais de déplacement (voir ci-dessous).
Informations pratiques :
Le colloque aura lieu à la Casa de Velázquez (www.casadevelazquez.org) du 14 au 17 janvier 2015.
Les repas et le logement des communicants seront pris en charge par le programme Epistola.
Les frais de déplacement seront remboursés sur les bases suivantes :
Avion : remboursement des frais réels sous couvert d’une prise de billet anticipée en classe économique pour les communicants venant de l’Union européenne, prise en charge partielle à définir pour les autres communicants.
Train : remboursement d’un voyage en 2e classe.
Véhicule personnel : remboursement sur la base d’un voyage en train en 2e classe.
Direction :
  • Thomas Deswarte, université d’Angers
  • Klaus Herbers, université d’Erlangen-Nürnberg

Comité scientifique :

  • Gordon Blennemann, université d’Erlangen-Nürnberg
  • Florence Close, université de Liège
  • Amancio Isla Frez, université de Tarragone
  • Nathanaël Nimmegeers, École des hautes études hispaniques et ibériques
  • Cornelia Scherer, université d’Erlangen-Nürnberg
  • Hélène Sirantoine, université de Sydney
  • Christiane Veyrard-Cosme, université Paris-3
Source de l’information : Calenda
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Ouverture de la nouvelle salle de lecture des Archives de l’État à Namur le 15 avril 2014 !

Depuis le 28 octobre 2013, la salle de lecture des Archives de l’État à Namur était complètement fermée au public. Cette décision provisoire se justifiait en raison du déménagement vers le nouveau dépôt du Boulevard Cauchy. 
Le 16 janvier 2014, les membres du personnel des Archives de l’État à Namur ont quitté l’ancien bâtiment de la Rue d’Arquet, pour préparer la mise en place des archives et de la salle de lecture dans le nouveau dépôt. Le déménagement des archives est à présent terminé. La salle de lecture sera ouverture au public à partir du 15 avril 2014 !
La première pierre du nouveau dépôt a été officiellement posée le 4 juin 2012, en présence du Ministre de la Politique scientifique Paul Magnette. Sa construction permettra le retour des quelque 4 km d’archives namuroises disséminées hors de la province. Elle permettra également d’accroître les fonds et collections pour les 25 prochaines années au moins. D’une surface totale brute de 9 431m², le bâtiment du boulevard Cauchy pourra contenir 35 km d’archives.
Outre les magasins d’archives, le nouveau dépôt abrite une salle de lecture, ouverte au public, pour la consultation des archives originales, une salle pour la consultation des microfilms et archives numérisées, une bibliothèque en accès direct, une salle pour séminaires, une salle polyvalente, une cafétéria ainsi que des locaux techniques. 
Occupé par les Archives de l’État, le nouveau dépôt sera loué par la Régie des Bâtiments pour une durée de 25 ans, avec option d’achat à terme.
Plus d’informations sur le site des Archives de l’Etat
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Conférence – Jos Schaeken, "Voices on Birchbark. Communication in Medieval Russia"

Vendredi 28 mars, à 17h 
Salle du Conseil FIAL, Place Cardinal Mercier 1, 1348 Louvain-la-Neuve
Université catholique de Louvain 
Centre d’études orientales – Institut orientaliste de Louvain (CIOL)
Troisième séance du cycle de conférences Oriental Lecture Series

Jos Schaeken
Universiteit Leiden
« Voices on Birchbark. Communication in Medieval Russia »
When Vladimir Putin last week claimed Crimea as a part of Russia, he started his speech before the Duma by recalling the early history of Orthodox Christianity in Russia, Ukraine and Belarus, and he particularly highlighted the baptism of Prince Vladimir the Great (prince of Novgorod, grand prince of Kiev and ruler of Kievan Rus from 980 to 1015).
The obvious implications of such a politicized reference to medieval history in a speech followed by millions around the globe should remind the international public of the considerable relevance of that very same history in the countries in question. They should also make us realize the importance of understanding the details of this history and its sources, which can only be done outside the realm of politics and in a dispassionate academic setting, by consulting competent specialists in the field.
Such an interface between a general public of interested citizens and specialists in the languages and cultures of the East is precisely what the Institut orientaliste de Louvain (CIOL) intends to provide, by organizing the Oriental Lecture Series (OLS). By insisting on written or material sources as carriers of information and as meaningful artifacts for their own sake, these lectures aim at explaining the social, cultural and historical contexts in which such material was produced, used and conserved (or discarded). 
In this week’s lecture, Dr Jos Schaeken (Professor of Slavic and Baltic Languages and Cultural History, Leiden University and Dean of Leiden University College in The Hague) will explore the major role of writing on birchbark in Novgorod and other cities of medieval Russia.
Writing on birchbark was integrated into a huge variety of activities, ranging from simple household concerns such as the recipe for malt-pies to military intelligence of international importance. Such writing had a broad social base; it was used extensively not only by the clergy but by the laity, by women as well as men, by peasants as well as masters. It was so commonplace in Novgorodian society that the letters were often tossed away on the streets when the recipients were done with them. In sum, birchbark literacy was crucial to the organization of Novgorodian society in the age of its independence, prior to the annexation by the Muscovite state.
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Publication – Paul Tombeur, éd., "Gesta abbatum Trudonensium VIII-XIII"

Le volume achève la publication de l’œuvre en prose de Raoul.
Les livres VIII à XIII des Gesta abbatum Trudonensium sont dus à un disciple et ami intime de Raoul de Saint-Trond (mort en 1138) dont l’œuvre en prose vient d’être éditée dans la CCCM 257. L’abbé Raoul n’a pas voulu raconter lui-même l’histoire de son propre abbatiat qui commence en 1108. L’auteur est assurément un moine de Saint-Trond. Son nom pourrait vraisemblablement être Gislebert de Saint-Trond. Celui-ci a repris en tant que livre IX un long document écrit par son maître et adressé à l’évêque de Metz de l’époque, Etienne de Bar. Le volume achève ainsi la publication de l’œuvre en prose de Raoul. Le récit du continuateur s’arrête en 1136, soit deux ans avant la mort de Raoul.Le texte nous rapporte des informations très intéressantes sur Raoul et l’histoire de l’éducation littéraire et musicale de l’époque. Il présente en détail les ressources économiques de l’abbaye de Saint-Trond et offre des informations de choix pour la connaissance de la vie quotidienne (nourriture, habillement, provenance des ressources, etc.), sans oublier les récits des violentes oppositions de l’époque. Bien des pages sont incontestablement des pages d’anthologie, comme la relation des voyages à Rome que fit Raoul ou l’épisode burlesque de la nef des fous. L’édition suit scrupuleusement le manuscrit de base et offre les commentaires souhaités, ainsi que différents index qui présentent notamment toutes les identifications de personnes et de lieux.
L’éditeur, Paul Tombeur, est docteur en philosophie et lettres de l’Université de Liège et ancien chercheur au Fonds National de la Recherche Scientifique. Il fut professeur à l’Université Catholique de Louvain (à Louvain, puis à Louvain-la-Neuve) de 1966 à 2001 et y enseigna particulièrement la philologie médiolatine, la paléographie latine et l’initiation à l’informatique pour les sciences humaines. Il est l’auteur de la première analyse philologique systématique d’un auteur médiolatin à l’aide de l’informatique. Il fut le fondateur en 1968 du Cetedoc, laboratoire d’informatique en sciences humaines, qui procéda notamment à la mise en ordinateur dès 1969 de l’ensemble des textes médiolatins belges jusque 1200 et de très nombreux autres corpus. Par la suite il fut l’initiateur des bases de données textuelles et dictionnairique latines (cf. Brepolis latin). Depuis 2001 il assume la direction scientifique du CTLO (Centre Traditio Litterarum Occidentalium), centre établi à Turnhout.
Informations pratiques :
Gislebertus Trudonensis, Gesta abbatum Trudonensium VIII-XIII. Liber IX opus intextum Rodulfi Trudonensis, éd. Paul Tombeur, Turnhout, Brepols, 2014 (Corpus Christianorum, Continuatio Mediaevalis, 257). XXXI+173 p., 155 x 245 mm. ISBN: 978-2-503-55216-3. Prix : 125, 00 euros.
Source de l’information : Brepols
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Colloque – Peintres et artistes héraldistes au Moyen Âge

10-11 avril 2014
Poitiers

La question du rôle des artistes dans la production d’images héraldiques au Moyen Âge semble avoir été longtemps négligée. Il est pourtant aujourd’hui connu que les plus grands pinceaux et les plus grands ciseaux ont été sollicités pour ce type de réalisations chargées plus que d’autres de la représentation publique du prince. 

De grands noms de l’histoire de l’art comme Jean Malouel, les Limbourg, Broederlam, Donatello, Pisanello, Barthelemy d’Eyck, Fouquet, Bourdichon, Dürer, Cranach et tant d’autres encore ont laissé d’importants témoignages iconographiques ou comptables de leurs interventions héraldiques ou emblématiques. Mais à leurs côtés, une foule d’artistes ou d’exécutants moins connus ont été les auteurs, souvent talentueux, de notre patrimoine héraldique médiéval conservé ou de celui mentionné dans nos sources. 

De nombreuses questions demeurent pourtant. Quelle est la formation de ces artistes, leur culture héraldique, leur degré d’intervention dans la conception des figurations héraldiques et des emblèmes, leur rapport au prince ? Quelles sont leurs sources, depuis des blasonnements jusqu’à des prototypes en circulation, quelle liberté entretiennent-ils par rapport aux canons du genre ? Quels sont leurs commanditaires, les supports de leur production, le coût des commandes ? Quel rôle jouent-ils en fait dans l’évolution du système héraldique à la fin du Moyen Âge ? Dans quelle mesure l’appropriation du motif héraldique par les artistes a-t-elle encouragé le développement de ce système de signes comme outil de la communication politique, symbolique, de prestige ? Quel regard l’histoire de l’art a-t-elle porté sur cette production ? Peut-on penser les hérauts capables de figurations de cette qualité, au prix de quelle formation technique ? Quelle est la valeur héraldique de cette production artistique, son niveau de fiabilité par rapport à d’autres types de sources ? Comment l’historien doit-il comprendre la composition de décors héraldiques comme les fresques héraldiques, les armoriaux ou l’illustration de lettres d’armoiries ?
Programme :
Thursday, 10 April

10:00-10:30 :  Arrival of participants

Introduction

10:30-11:00 : Laurent Hablot (Poitiers) / Torsten Hiltmann (Münster)
11:00-11:30 : Michel Pastoureau (Paris) – La stylisation héraldique. Essai de définition à partir des armoiries médiévales
11h:30-12:00 : Coffee break

Actors

12:00-12:30 : Matteo Ferrari (Poitiers) – Au service de la Commune. Identité et culture des « artistes héraldistes » dans les villes italiennes aux XIIIème-XIVème siècles
12:30-1:00 pm : Marc Gil (Lille) – Peinture d’armoiries, une activité parmi d’autres du peintre médiéval ?
1:00-2:30 pm :  Lunch

2:30-3:00 pm : Luisa Gentile (Turin) – Artistes, hérauts et héraldique de part et d’autre des Alpes Occidentales
3:00-3:30 pm : Jean-Christophe Blanchard (Nancy) – Georges Gresset, peintre et héraut d’armes des ducs de Lorraine (1523-1559)
3:30-4:00 pm : Coffee break

Creations

4:00-4:30 pm : Radu Lupescu (Cluj) – Heraldic commissions in architectural context. The architectural workshop of Cluj in the fifteenth century
4:30-5:00 pm : Christian de Mérindol (Paris) – Le peintre du plafond de Beaucaire (1454-1461)
5:00-5:30 pm :  Coffee break

5:30-6:00 pm : Pierre-Gilles Girault (Blois) – Le décor héraldique des funérailles d’Anne de Bretagne
6:00-6:30 pm : Anne-Sophie Bessero (Paris) – Les fournisseurs d’armoiries funéraires au XVIe siècle
6:30-7:00 pm : Discussion

8:30 pm : Conference Dinner

Friday, 11 April

9:00-9:30 :   Arrival of participants

Creations (continuation)

9:30-10:00 : Martin Roland (Vienna) – Illuminated charters, heraldry and artistic excellence
10:00-10:30 : Andreas Zajic (Vienna) – La procédure d’expédition des concessions d’armoiries impériales
10:30-11:00 : Steen Clemmensen (Farum) – Armorials as commercial ventures ?
11:00-11:30 : Coffee break
Case studies: The great artists

11:30-12:00 : Tanja Jones (Tuscaloosa, AL) – Vivified Heraldry : On Pisanello’s Medallic Imagery
12:00-12:30 : Alessandro Savorelli (Pisa) – L’héraldique “naturaliste” des Della Robbia à Florence et en Toscane
12:30-2:00 pm : Lunch

Conclusion and discussion

2:00-2:30 pm : Laurent Hablot (Poitiers) et Torsten Hiltmann (Münster) – Conclusion
2:30-3:00 pm : Discussion
3:00 pm : End

Informations pratiques :
Hôtel Fumé-salle des Actes
8, rue René Descartes
Poitiers


Organisation :
Torsten Hiltmann
Junior professeur for the High and Late Middle Ages and Auxiliary Sciences at the University of Münster and leader of the Research programme « Die Performanz der Wappen. Zur Entwicklung von Funktion und Bedeutung heraldischer Kommunikation in der mittelalterlichen Kultur » Dithley-Fellowship of the VolkswagenFoundation

Laurent Hablot
Maître de conférences of Medieval History at the University of Poitiers, member of the CESCM
Leader of the research programme “ArmMA, Armorial monumental du Moyen Age”

Source de l’information : Heraldica Nova
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Colloque – Sainteté guerrière et ordres militaires. Représentations iconographiques et enjeux idéologiques (XIIe-XVIe siècle)

4 avril 2014
Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense

La Vierge, Jean Baptiste, Georges, Maurice, Jacques ou encore Michel occupent une place de premier ordre dans la dévotion des ordres militaires, que ceux-ci soient templiers, hospitaliers, santiaguistes ou teutoniques. Plus que l’identité des saints vénérés par les frères, ce sont, avec la guerre et les représentations de combats, l’évolution de la dévotion et la place progressivement accordée aux saints guerriers qui retiendront notre attention.

Les images consacrées aux combattants du sanctoral et aux scènes de bataille par les frères des ordres militaires seront au cœur de l’enquête. Il conviendra, dans un premier temps, d’en préciser les lieux, les temps, les singularités éventuelles et l’importance, par rapport à celles des martyrs en particulier. Apprécier, dans un second temps, les relations entre la liturgie et l’iconographie et les décalages éventuels avec la piété de l’aristocratie laïque permettra de préciser la spécificité des ordres militaires et de saisir, dans le contexte d’une Église en pleine réforme, de l’élan des croisades, de l’affirmation des ordres militaires, puis, à partir du milieu du XIIIe siècle, des revers subis en Terre sainte et des crises internes aux ordres, les enjeux spirituels, politiques et idéologiques du culte des saints chez les moines-soldats.

La journée d’études du 4 avril visera à présenter un état des lieux, à poser des éléments de chronologie et à émettre des interrogations et des hypothèses qui trouveront réponses, précisions, nuances et, le cas échéant, confirmations lors d’une seconde rencontre, prévue à Clermont-Ferrand (Clermont-Université – Université Blaise-Pascal) le 8 novembre prochain.

Programme :

Vendredi 4 avril 2014
Salle René-Rémond – B 015 (Bâtiment B)

9h30 : Accueil des participants
10h : Damien Carraz (Clermont-Université – Université Blaise-Pascal – chec) – Introduction des travaux

Sous la présidence de Catherine Vincent (Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense – chisco – iuf) 

10h30 : Gaetano Curzi (Università di Chieti-Pescara) – Crociate, ordini militari e santi guerrieri: culto e iconografia
11h00 : Christian Davy (Service du patrimoine, Région des Pays-de-la-Loire, Nantes) – Intégration des images peintes des saints guerriers dans les programmes iconographiques des chapelles des ordres militaires en France 
11h30 : Joan Fuguet (Universitat de Barcelona) – Santos guerreros del Temple y el Hospital en la Corona de Aragón 
Débat et déjeuner

Sous la présidence de Sylvain Gouguenheim (ens Lyon)

14h30 : Virginie Czerniak (Université de Toulouse ii-Le Mirail – framespa) – Milites et pictura. Les décors à caractère chevaleresque et leurs maîtres d’ouvrage dans le Midi aquitain et languedocien (XIIIe-XVe siècle)
15h00 : Esther Dehoux (chisco – Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense) – Vaincre le dragon. Saint Georges et les templiers 
15h30 : Débat et pause

16h00 : Claude Andrault-Schmitt (Université de Poitiers – cescm) – Conclusions
Informations pratiques :
Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, Bâtiment B (Présidence), salle B 015 (René-Rémond) – 200 avenue de la République 
Nanterre, France (92)

Source de l’information : Calenda
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Web – Deutsch-Französisches Mediävistenforum – Forum des Médiévistes Franco-Allemand

Cette plate forme est d’abord le fruit d’une coopération spontanée qui s’est dessinée entre une université allemande, la Westfälische Wilhelms-Universität de Münster, à travers deux de ses chaires d’études médiévales, l’Institut historique allemand de Paris et l’Institut Français d’Histoire en Allemagne de Francfort-sur-le-Main. Elle est donc située à l’exacte rencontre entre l’enseignement supérieur et la recherche, entre le travail universitaire et les intérêts et programmes portés par des institutions de recherche, mais aussi entre la France et l’Allemagne.

Cette plate forme est ensuite le résultat d’un intérêt manifesté par les médiévistiques française et allemande pour approfondir les coopérations déjà entamées depuis des décennies à travers publications, traductions, congrès, relations suivies entre sociétés respectives des médiévistes ; des liens et des connexions qui s’inscrivent plus largement dans le cadre d’un échange scientifique et culturel développé entre ces deux pays après la Seconde Guerre mondiale et le Traité de l’Elysée de 1963. Chacun sait ici la place de longue durée qu’a pu occuper, pour le meilleur et pour le pire, l’histoire dans la construction de l’image et de l’identité de l’autre au coeur de la relation franco-allemande. Hier comme aujourd’hui, l’histoire du Moyen Age occupe dans ce transfert une place vivante et essentielle.

Cette plate forme est enfin le produit non seulement de l’essor récent et toujours plus prégnant des réseaux horizontaux et sociaux de communication, mais aussi de la constitution à géométrie variable de groupes d’intérêt scientifique partagé et de la demande spontanée et rapide d’informations autant que d’une circulation et d’une production bourgeonnantes du savoir au sein d’un espace européen et ouvert de la recherche dans les humanités.
Pourquoi un blog?

Né en 2012, concrétisé en 2013 sous la forme initiale d’une banque de données des médiévistes français et allemands intéressés à collaborer les uns avec les autres, cet espace adopte en 2014 la forme neuve et conviviale d’un blog scientifique.

La nature d’un tel instrument correspond en effet au désir actuellement partagé par de nombreuses congrégations scientifiques de disposer d’un format d’échange et d’interaction communautaire, pluriel, évolutif et apte à favoriser l’appropriation et l’augmentation de ses rubriques par les membres composant la collectivité ainsi formée, en l’occurrence pour nous celle des médiévistes français et allemands. Cette philosophie d’un dialogue horizontal et commun sur un carnet attractif, ouvert et convivial a conduit les initiateurs du projet à adopter le présent support placé sur Hypothèses.org, un portail francophone gratuit dédié aux sciences sociales et humaines qui offre, entre autres services, un ensemble de carnets et de blogs scientifiques reconnus, lisibles, identifiés par les grands moteurs de recherche, et qui se trouve par ailleurs en voie d’internationalisation puisqu’il se dote d’une surface de carnets de recherche hispanophones et germanophones. Choisir ce bouquet électronique c’est aussi opter pour un support sûr, durable et actualisé par la mobilisation d’un outil opensource largement partagé.

La maquette de ce carnet, à l’inscription duquel préside une démarche volontaire, modifiable et à tout moment révocable par son adhérent, entend refléter la flexibilité, l’évolutivité, la convivialité et la simplicité de cet outil. En inscrivant son profil au sein de la confrérie des médiévistes français et allemands soucieux de coopérer ensemble, chacun peut non seulement avoir accès aux identités, communications, publications, annonces de colloques, de postes, de stages, d’offres, d’appels, d’allocations… publiées par ses voisins outre-Rhin mais aussi par ses propres confrères ; mais il peut en outre enrichir activement les différentes rubriques proposées (actualités scientifiques, formes de coopération souhaitées, appels d’offres, projets de recherche…).

Ainsi pensons-nous, par le biais de ce blog, pouvoir contribuer à resserrer les liens entre nos deux médivistiques, confrontées chacune à leur manière aux réformes profondes et au remembrement puissant du paysage scientifique et universitaire dans lequel elles s’inscrivent. L’échange d’expérience d’enseignement, de conduite de projet, de nouveaux modes de publication et de rassemblement des données, de nouveaux modes de financement et de recrutement dans les universités et centres de recherche où se produit l’histoire du Moyen Age nous semble constituer une réponse, parmi d’autres, au défi lancé par une modernité qui semble imposer à l’ensemble des modes de pensée un présentisme trop soucieux de gommer l’épaisseur et l’historicité d’expériences historiques anciennes dont l’étude, dans une approche comparative, interculturelle et internationale, nous paraît appelée à constituer l’une des définitions sociales et des justifications intellectuelles de notre métier.

Puisse ce blog en être le reflet dynamique et attractif.

Prof. Dr. Pierre Monnet, Directeur de l’Institut Français d’Histoire en Allemagne de Francfort/Main.
Prof. Dr. Torsten Hiltmann, Séminaire d’histoire de l’université de Münster, chaire junior d’histoire médiévale et des sciences auxiliaires.
Prof. Dr. Martin Kintzinger, Séminaire d’histoire de l’université de Münster, chaire d’histoire médiévale.
Prof. Dr. Rolf Grosse, Directeur des études médiévales de l’Institut Historique Allemand de Paris.
Source de l’information : DFMFA
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Colloque – Nouvelles approches de l’archéologie funéraire. Sixième rencontre du Gaaf

4-5 avril 2014
Auditorium de l’INHA-Paris 

Programme : ici
À la suite de ses précédentes Rencontres, le Groupe d’anthropologie et d’archéologie funéraire souhaite poursuivre son tour d’horizon des approches qui caractérisent actuellement la recherche en archéologie funéraire. Ces « nouvelles approches » se définissent tant du point de vue des problématiques que des méthodes mises en œuvre pour y répondre. Les différentes sessions proposées tenteront, à travers les spécificités de chaque thème abordé, de discuter des nouveaux questionnements autour des vestiges funéraires et des méthodologies nouvelles qui les ont motivés ou qu’ils motivent eux-mêmes dans une dialectique permanente.
Depuis maintenant plusieurs années, les acteurs de l’archéologie funéraire recourent de plus en plus régulièrement à de nouveaux spécialistes (botanistes, chimistes, géochimistes, généticiens, entomologues…). Les résultats obtenus éclairent le fait funéraire avec toujours plus de précisions et permettent un renouvellement constant des problématiques. Les archéosciences apportent aussi leurs propres thématiques et nécessitent la mise en place de protocoles de terrain spécifiques.
Si les études des bio-restes macro- et microscopiques deviennent de plus en plus courantes, celles du matériel et des superstructures que l’on pourrait qualifier de « classiques » (squelettes humains, faune, mobilier, structures…) se poursuivent tout en se renouvelant grâce aux nouvelles données de terrain qui complètent, vérifient ou contredisent notre restitution du fait funéraire. Ces études, par de nouveaux angles d’approches, de nouvelles méthodologies ou encore en les confrontant avec les résultats issus des nouvelles disciplines, continuent d’enrichir les problématiques archéologiques funéraires.
La 1ère session de cette 6e Rencontre sera l’occasion de présenter les méthodologies, les apports mais aussi les limites des archéosciences pour appréhender les pratiques mortuaires.
La session 2 abordera l’étude des crémations, dont les problématiques, protocoles et résultats ont été grandement enrichis ces dernières années.
La session 3 se concentrera sur la question du petit mobilier déposé dans les tombes entre les VIIIe et XXe siècles en France dont l’importance a été largement revue et corrigée à l’occasion des fouilles préventives de ces dernières décennies.
La session 4 sera ouverte à des présentations visant à montrer l’actualité d’une recherche à travers un point particulier non abordé dans les sessions précédentes et toujours en relation avec le thème général de cette Rencontre.

Session 1 « Archéosciences et archéologie funéraire : nouvelles approches »
Coordinateur : Rémi Corbineau (corbineau@cerege.fr)
Depuis plusieurs décennies, l’archéothanatologie fait ponctuellement appel à de nombreuses disciplines d’analyse, souvent empruntées aux sciences de la vie et de la Terre, aux sciences de l’Univers et aux sciences médicales et judiciaires : méthodes de datation absolue, archéobotanique (palynologie, anthracologie, carpologie, xylologie, analyse phytolithique), chimie analytique et géochimie isotopique, entomologie, toxicologie etc. Longtemps considérées comme des sciences « annexes », puis « connexes » ou « auxiliaires », ces archéosciences s’affirment aujourd’hui en tant que véritables disciplines archéologiques. Leurs spécialistes prennent part aux programmes de recherche, ils contribuent activement à la construction et à la résolution des problématiques actuelles et proposent de nouveaux questionnements.
Cette session s’interrogera sur les questions suivantes :
1/ Quelles-sont les méthodes analytiques actuelles pour la caractérisation des vestiges funéraires ?
2/ Quelles problématiques émergent de cet apport de données nouvelles ?
Les présentations (communications orales et posters) apporteront des éléments de réponse à ces questions en présentant des travaux de synthèse ou des études de cas de toutes périodes analysant des échantillons issus de la fouille de sépultures, et visant en premier lieu à la reconstitution des pratiques mortuaires. Elles auront en filigrane une visée pédagogique et méthodologique à destination de tous les acteurs de l’archéologie de la mort.
Session 2 « L’étude des crémations : nouvelles approches »
Coordinatrice : Solenn de Larminat (solenn.de_larminat@paris-sorbonne.fr)
Depuis plus d’une dizaine d’années, de nouvelles méthodes d’études des crémations se sont développées, tant sur le terrain, qu’en laboratoire. Les résultats obtenus montrent la diversité des gestes liés à ce type de sépultures et entraînent de nombreuses questions sur la fonction et la définition des structures découvertes. Si la nature secondaire de la sépulture peut paraître évidente pour les os brûlés déposés dans des réceptacles en céramique, en plomb ou en verre, elle l’est moins lorsque les ossements sont dans une fosse : s’agit-il d’un bûcher en fosse ou d’une tombe bûcher ? S’agit-il d’un emplacement où une ou plusieurs crémations ont été réalisées avant le prélèvement des ossements pour un dépôt secondaire ou s’agit-il d’une sépulture définitive ? Comment doit-on définir une zone de bûcher signalée durablement au sol où furent prélevés une importante partie des ossements du défunt ?
Les nouvelles disciplines de l’archéologie ouvrent de nombreux champs de recherche. Par exemple, si l’analyse des charbons permet d’identifier les essences sélectionnées, elle permet également d’aborder des questions relatives à la gestion et à l’approvisionnement du bois en milieu urbain et rural, aux choix spécifiques d’essences en fonction des rites, des individus ou de la structure du bûcher… Les études ethnographiques sur les crémations actuelles ouvrent également de nombreuses pistes de réflexions sur les pratiques crématoires protohistoriques et antiques.
Au-delà d’une présentation des résultats, les communicants :
1/ s’interrogeront sur la fonction et la définition des différentes structures funéraires liées à la pratique de la crémation ;
2/ exposeront les méthodes de fouilles mises en place sur le terrain et leur adaptation en fonction des structures et des problématiques ;
3/ présenteront les méthodes d’analyses post-fouilles des données en critiquant les résultats obtenus ;
4/ témoigneront de l’apport des nouvelles disciplines à l’étude des crémations.
Session 3 « Le petit mobilier funéraire des VIIIe-XXe s. en France : nouvelles chronologies, renouveau du questionnement »
Coordinateurs : Jean Soulat (jean.soulat@gmail.com) et Alexis Corrochano (alexis_corro@yahoo.fr).
Le petit mobilier funéraire rassemble généralement les accessoires vestimentaires (éléments de parure et garnitures de ceinture), l’armement, les monnaies et les objets de la vie quotidienne (outillage, quincaillerie, éléments de serrurerie, peignes, amulettes, silex, etc.) excluant tous les récipients (céramiques, verreries, etc.). À ce titre, il fait partie des grands marqueurs chrono-culturels dont l’enjeu pour les archéologues remonte aux origines de la discipline. Pour les périodes historiques, on considère habituellement que la fin de la période mérovingienne marque la quasi-disparition, voire l’arrêt, des pratiques de port et de dépôt de mobilier dans les tombes. Le retour des objets ne serait marqué qu’à la fin du Moyen Âge et à l’époque Moderne avec les accessoires de piété ou de pèlerinage.
Un nouveau regard sur les mobiliers, appuyé par l’accroissement des découvertes, semble indiquer que le mobilier est présent à toutes les époques et dans des contextes variés. Cette session a pour but de produire de premières synthèses rassemblant plusieurs études de cas sur le petit mobilier dans les contextes funéraires et mortuaires médiévaux, modernes et contemporains afin d’essayer d’analyser et de comprendre le phénomène des dotations funéraires quelque soit la période abordée. Plusieurs problématiques seront au centre des présentations :
1/ la différenciation entre le dépôt d’accompagnement et le mobilier porté,
2/ la fonction de l’objet (usuelle ou d’apparat) comme par exemple l’objet personnel du quotidien, l’objet proprement religieux ou encore l’objet relatif à un métier, etc.
3/ enfin le reflet d’une certaine symbolique par la mise en scène des vivants et voulant parfois évoquer une position sociale particulière, un statut (religieux, militaire, etc.).
Session 4 : « Nouvelles approches de l’archéologie funéraire : actualités »
Coordinateurs : S. de Larminat (solenn.de_larminat@paris-sorbonne.fr) et Yves Gleize (yves.gleize@inrap.fr)
Cette session permettra aux chercheurs travaillant sur toutes périodes confondues de présenter leur actualité en relation avec le thème des nouvelles approches de l’archéologie funéraire : nouvelles méthodes d’analyses des vestiges funéraires, nouvelles problématiques, récentes découvertes qui remettent en question notre image du fait funéraire…
Contact :
gaaf.nouvelles.approches@gmail.com
Pré-actes :
Source de l’information : Calenda
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