Exposition et colloque – Entre Moyen Age et Renaissance, le duché de Bar sous René II (1473-1508)

L’exposition évoque le Barrois sous le règne de ce prince éclairé qui unira définitivement les duchés de Bar et de Lorraine.

Du 13 septembre au 13 décembre

Archives départementales de la Meuse – 26, rue d’Aulnois – Bar-le-Duc

Entrée libre, du lundi au jeudi de 9 h à 17 h, ouvertures pour les Journées Européennes du Patrimoine et les dimanches 20 octobre, 17 novembre et 8 décembre de 14 h à 18 h



Renseignements : 0033 3 29 79 01 89 – archives@cg55.fr

Autour de l’exposition

Colloque René II, lieutenant et Duc de Bar
Rés. obligatoire au 03 29 79 01 89
HÔTEL DU DÉPARTEMENT
De 9 h à 17 h – Vendredi 27 et samedi 28 septembre

La vie quotidienne sous René II
Animations proposées par l’association La Masserie de Saint-Mihiel 1473
René s’en va en guerre
De 14 h à 18 h – Dimanche 20 octobre
La vie de château
De 14 h à 18 h – Dimanche 17 novembre
Les artisans de René
De 14 h à 18 h – Dimanche 8 decembre

Visites commentées 

14 h 30 et 16 h 30 – Dimanches 20 octobre, 17 novembre et 8 décembre

Ateliers Petits Ligier
Destinés au jeune public, inspirés de l’exposition : « Deviens ton héraut ! » (6-10 ans / 10 ans et +) lundi 28 ; « Ecrire à la cour de René II » (8 ans et +) mardi 29 octobre.
Insc. oblig. au musée Barrois – Tél. 03 29 76 14 67 – musee@barleduc.fr

Source : Spectacles à Nancy et alentours

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Colloque – Châteaux, cuisines et dépendances. XXIe rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord

Le XXIe colloque annuel des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, sur le thème Châteaux, cuisines et dépendances, se tiendra à Périgueux, du 27 au 29 septembre 2013, à la Bibliothèque municipale, salle Jean Moulin. L’entrée est gratuite dans la limite des places disponibles. Le colloque s’accompagnera d’une excursion au Château des Bories (Antonne-et-Trigonant) à laquelle il est nécessaire de s’inscrire grâce au document joint.

Argumentaire :

Ce thème associe étroitement châteaux, cuisines et dépendances de manière à dégager l’existence et la mise en œuvre des pratiques destinées à nourrir la population, plus ou moins nombreuse, vivant au château, qu’elle soit ou non sédentaire. Cette approche à plusieurs dimensions prend en compte la complémentarité de ces trois éléments, s’inscrivant dans une démarche pluridisciplinaire (archéologie, histoire, histoire de l’art, cinéma) et dans la longue durée qui, du Moyen Âge à nos jours et à propos du château, caractérise lesRencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord depuis plus de vingt ans.

Les données archéologiques concernant les cuisines permettent l’analyse des différences entre les pays et les régions ainsi que leur évolution au cours des temps. Études de cas et synthèses s’intéressent à l’emplacement, à la taille des cuisines, à leurs aménagements, à leur mobilier, sans oublier l’outillage culinaire et la vaisselle.

L’étude des sources d’approvisionnement en nourriture révèle la place des ressources locales liées au système seigneurial : produits de la chasse ou de la réserve seigneuriale avec ses garennes, ses pigeonniers, ses vergers et ses potagers. Quant aux denrées venant de l’extérieur, parfois de très loin, elles révèlent une spécificité châtelaine par rapport à la nourriture d’un autre environnement, rural ou urbain. Les impératifs de conservation du ravitaillement et les lieux de stockage constituent un autre thème essentiel de ce colloque. À côté du rôle prépondérant des caves et des greniers, s’ajoute celui des silos et autres réserves collectives. Tout aussi vital, pour la cuisine comme pour toute la vie châtelaine, est l’accès à l’eau tout comme sa conservation

Les points précédents conduisent à l’étude des modes de cuisson et des pratiques culinaires. Les façons de cuisiner, les recettes, l’apparition des traités culinaires et autres ouvrages annoncent l’avènement d’une gastronomie châtelaine. L’examen des livres de comptes permet de suivre au quotidien les manières de se nourrir avec ses variations saisonnières, interannuelles, générationnelles ou « genrées ».

Les personnels de cuisine ne sont pas oubliés à travers la multiplicité de leurs fonctions et leur hiérarchisation. Quelques portraits de cuisinières ou de cuisiniers réputés illustrent leurs relations avec les seigneurs, les châtelains, voire avec les princes et les rois.

Des cuisines à la table, ce colloque envisagera également les étapes du service : parcours plus ou moins long et ritualisé, selon les types de châteaux et les époques, selon la qualité de leurs détenteurs, leur rôle politique ou militaire ou encore la qualité des invités.

La visite du château des Bories, situé sur la commune d’Antonne-et-Trigonant, sur les bords de l’Isle, permettra de nourrir la réflexion sur le thème du colloque. Sa construction par la famille de Saint Astier remonte à la fin du XVe siècle et aux premières années du siècle suivant. On peut y admirer de magnifiques cuisines, célèbres non seulement en Périgord mais dans la France entière, que la famille Lary de Latour, propriétaire des lieux, entretient avec soin comme l’ensemble du domaine

Entrée gratuite
Programme :

Vendredi 27 septembre

8h45 : Accueil des participants

9h00 : Ouverture du colloque par Anne-Marie Cocula, présidente des Rencontres.

Actualités de l’archéologie en Aquitaine

Hervé Gaillard, Sra DRAC Aquitaine, Yan Laborie, Musée de Bergerac – Archéologie des églises en Périgord autour de l’an mil : l’exemple de Vicq (commune de Pressignac-Vicq, Dordogne).
Philippe Calmette, INRAP – Périgueux et Aire-sur-l’Adour : nouvelles informations sur deux cathédrales.
Hélène Mousset, Sra DRAC Aquitaine – Bilan de l’archéologie médiévale en Aquitaine pour l’année 2012.
10h45 : Discussion et pause

Archéologie des cuisines châtelaines

11h15 : Aurélia Borvon, UMR 7041 Nanterre, et Anne-Marie Flambard-Hericher, Université de Caen – Aménagement de la cuisine et alimentation carnée au château Ganne (La Pommeryae, Calvados XIe-XIIIe siècles).
11h40 : Élisabeth Sirot, Université Lyon 2 – L’eau et le feu dans les cuisines des maisons fortes (XIIe-XVIe siècles).
12h05 : Laurent Beuchet, INRAP Rennes, et Benoît Clavel, CNRS Paris – Les cuisines et l’alimentation dans un château breton au Moyen-âge : l’exemple du Guildo (Côtes-d’Armor).
12h30 : Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants.

De la cuisine à l’alimentation des châteaux

14h30 : François Blary, Université de Picardie – Archéologie des grandes cuisines seigneuriales des XIVe et XVe siècles à partir de l’étude de Château-Thierry (Aisne).
14h55 : Alain Salamagne, Université de Tours – Cuisines du château.
15h20 : Xavier Pagazani, Université Paris-Sorbonne – À la table des nobles campagnards en Haute-Normandie au XVIe siècle. Architecture et vie sociale.
15h45 : Discussion et pause

16h15 : Ricardo Benito Izquierdo, Université de Castille (Espagne) – L’alimentation dans la forteresse d’Al-Andalus : Vascos (Toledo).
16h40 : Joao Vieira Caldas, Université de Lisbonne (Portugal) – Les cuisines des maisons de la noblesse portugaise à la campagne.
17h05 : Discussion
17h30 : Réunion du conseil scientifique et du conseil d’administration de l’association.


Samedi 28 septembre

Tables princières de France et d’ailleurs

9h00 : Elisabeth Latremolière, château de Blois – Cuisine et tables royales : les objets témoignent .
9h25 : Thierry Franz, Université de Lorraine – Entre apparat et commodité : le service de la table des ducs de Lorraine à Lunéville au XVIIIe siècle.
9h50 : Philippe Meyzie, Université de Bordeaux – Xavier de Saxe dans son château de Pont-sur-Seine : la table d’un prince européen du XVIIIe siècle.
10h15 : Discussion et pause

10h45 : Yohann Chanoir, Université de Reims – La cuisine des palais au cinéma : une mise en (s)cène ?
11h10 : Elisabeth Caude, château de La Malmaison – Cuisines, caves et dépendances de Malmaison à l’époque de l’impératrice Joséphine.
11h35 : Milena Lendorova, Université de Pardubice (République Tchèque) – Savoir manger, savoir vivre au tournant des siècles d’après le Recueil des recettes de la comtesse Schlick.
12h00 : Discussion suivie d’un déjeuner pour les intervenants

Excursion au château des Bories (Antonne-et-Trigonant)
Dimanche 29 septembre

La cuisine des châteaux : organisation et personnels

9h00 : Sihem Kchaou, Université de Tunis – Les services de bouche dans les châteaux des Harlay de Beaumont (XVIIe-XVIIIe siècles).
9h25 : Aurélie Chatenet-Calyste, Université de Lorraine – Organisation et fonctionnement des cuisines d’un château près de Paris au XVIIIe siècle : l’exemple du château de Triel.
9h50 : Nelly Faure, Université de Clermont – Dans les cuisines des châteaux d’Auvergne au XIXe siècle.
10h20 : Discussion et pause

10h45 : Madeleine Ferrières, Université d’Aix-Marseille – Le cuisinier au château : un illustre inconnu?
11h10 : Claude‑Isabelle Brelot, Université Lyon 2 – Cuisinier et cuisinière aux fourneaux du château (1820-1930).
11h35 : Discussion

12h05 : Danièle Alexandre‑Bidon, CNRS-Paris – Conclusions des Rencontres
Source de l’information : Calenda
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Publication – Cluny. Les moines et la société au premier âge féodal

La fondation de Cluny, le 11 septembre 910, par le duc Guillaume le Pieux et son épouse Engelberge, puis l’important rayonnement de ses abbés ouvrent un nouveau chapitre de l’histoire de l’Église et de la société en Occident. Les moines bénédictins étaient alors investis d’une véritable fonction sociale et toute étude du monachisme à l’époque féodale conduit à s’interroger de manière large sur l’organisation de la société et des pouvoirs, comme sur les productions matérielles et culturelles.
En 2010, le XIe centenaire de la fondation de l’abbaye fut l’occasion d’explorer ces différentes dimensions, dans le cadre de plusieurs colloques, en redonnant toute sa place à l’institution ecclésiale dans la structuration de la société, au cours d’une ample séquence chronologique, depuis la fin de l’Empire carolingien jusqu’à la grande réforme de l’Église des XIe-XIIe siècles.

L’ouvrage se déploie en trois volets. Une première partie est consacrée au monachisme comme facteur de transformations de l’Église sur son versant institutionnel, comme dans ses productions culturelles. La deuxième partie s’intéresse au rôle des moines dans l’émergence du monde féodal, aux dispositifs idéologiques et sociaux mis en forme par une institution monastique qui était à la fois une église et une seigneurie, à travers un tour d’horizon qui prend en considération les réalités régionales, de la Bourgogne jusqu’au Sud et à l’Ouest de l’ancienne Gaule. La troisième et dernière partie rend compte de la dimension monumentale que prit l’Église alors que se recomposaient les configurations spatiales et territoriales.
Les contributions de ce volume permettent ainsi de rompre avec une histoire clunisienne longtemps aspirée par le seul « grand Cluny » des années 1000-1150 et de dépasser les apories des discussions sur le «tournant de l’an Mil» pour revenir à la chronologie longue du « premier âge féodal» de Marc Bloch.
Table des matières :

Avant-propos

Ouvertures

Michel Lauwers et Florian Mazel – Le « premier âge féodal », l’Église et l’historiographie française 
Steff en Patzold – Le « premier âge féodal » vu d’Allemagne. Essai sur les historiographies française et allemande 

Première partie – Le monachisme et les transformations de l’institution ecclésiale

Moines, évêques et chanoines : recompositions et rivalités
Isabelle Rosé – Les origines de Cluny, le Cluny des origines. Ré flexions sur la construction d’une domination monastique au premier âge féoda
Noëlle Deflou-Leca – Réforme et réseaux de dépendances dans le monachisme post-carolingien (Xe-XIe siècles)
Charles Mériaux et Hélène Noizet – Moines, chanoines et espace urbain en Flandre (Xe-XIe siècles) 
Geneviève Bührer-Thierry et Laurent Jégou – L’épiscopat du premier âge féodal (Xe-milieu XIe siècles)
Le monachisme réformateur entre « culte » et « culture »

Dominique Iogna-Prat – Introduction. « Culte » et « culture » : Cluny, le monachisme réformateur tardo-carolingien et pré-grégorien
Pierre Chastang – Le premier Cluny et l’écrit pratique. Quelques propositions
Nicolas Perreaux – Dynamique sociale et écriture documentaire. Observations statistiques sur le champ sémantique de l’eau (Cluny, Xe-XIIe siècles)
Julian Hendrix – La liturgie monastique avant Cluny : la contribution carolingienne
Susan Boynton – La liturgie de Cluny avant l’abbatiat d’Hugues : problématique de la recherche
Eduardo Henrik Aubert – Identité, échange, transformation : genèse de la notation musicale clunisienne

Monachisme et dispositifs visuels

Daniel Russo – Présence de l’absence. Les conceptions monastiques de l’art (IXe-XIe siècles)
Pierre-Alain Mariaux – Art, artiste, moine à la période romane : quelques réflexions
Fabrizio Crivello – Les débuts de l’activité artistique dans le scriptorium de Cluny : fondements et œuvres
Barbara Franzé – Du texte à l’image ou de l’image au texte. Ré flexions autour de quelques peintures murales des XIe et XIIe siècles


Deuxième partie – Le monachisme et l’émergence de la société féodale

Traditions carolingiennes et horizon royal : espace clunisien et royaume de Bourgogne

Régine Le Jan – La fondation de Cluny, le genre et le premier âge féodal
Laurent Ripart – Le premier âge féodal dans des terres de tradition royale. L’exemple des pays de la Bourgogne rhodanienne et allémanique
François Demotz – De l’alliance politique à l’affinité spirituelle : l’amitié entre les rois de Bourgogne et les abbés de Cluny
Alexandre Pahud – Le plaid d’Orbe du 23 juin 1006. Un témoignage inédit de la défense des intérêts clunisiens par le roi de Bourgogne 
Émergence de la société féodale : dominium ecclésial, monachisme et encadrement des hommes

Michel Lauwers et Florian Mazel – Introduction. Le rôle de l’Ecclesia dans le processus d’encadrement des hommes au « premier âge féodal »
Jean-Pierre Devroey – Du grand domaine carolingien à la « seigneurie monastique ». Saint-Remi de Reims, Gorze, Saint-Vanne de Verdun (880-1050) 
Eliana Magnani – Les moines et la mise en registre des transferts. Formules textuelles, formules visuelles
Michel Lauwers – De l’incastellamento à l’inecclesiamento. Monachisme et logiques spatiales du féodalisme
Laurent Schneider – De l’horizon impérial aux sociétés locales : patrimoine monastique, spatialisation des pouvoirs et mnémotopie autour de Saint-Sauveur d’Aniane (782-1066)
Hélène Débax – Le territoire d’une principauté : les comtes et les comtés de Carcassonne-Razès (vers 940-1060)
Florian Mazel – Seigneurie châtelaine et seigneurie ecclésiale au « premier âge féodal ». Puissants laïcs, chapitres castraux et relève monastique dans le Nord-Ouest de la Francie
Troisième partie – Cluny dans le contexte monumental des Xe-XIe siècles

Construire aux Xe-XIe siècles

Christian Sapin – Introduction. Construire et réformer : nouvelles perspectives de recherche sur le bâti religieux au Xe siècle
Daniel Prigent – Techniques de construction et de mise en œuvre de la pierre du IXe au XIe siècle, nouvelles approches
Anne Baud et Gilles Rollier – Les modes de construction aux Xe et XIe siècles dans le Clunisois. L’exemple de l’opus spicatum
Luc Bourgeois – Castrum et habitat des élites. France et ses abords (vers 880-vers 1000)
Les fouilles de Cluny : état des lieux

Anne Baud et Christian Sapin – Les fouilles de Cluny : état des recherches récentes sur les débuts du monastère et ses églises,Cluny I et Cluny II

L’espace monumental des moines réformateurs

Christian Sapin – Introduction. Archéologie et réformes monastiques
Hans Rudolf Sennhauser – À propos de l’architecture monastique, entre Saint-Gall et Cluny II
Eleonora Destefanis – Le monachisme clunisien en Italie du Nord (Xe siècle-première moitié du XIIe siècle) 
Immaculada Lorés – Monastères du Xe siècle en Espagne : nouvelles approches 

Les illustrations 
Les auteurs 
Informations pratiques :
Dominique Iogna-Prat, Michel Lauwers, Florian Mazel et Isabelle Rosé (dir.), Cluny. Les moines et la société au premier âge féodal, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013 (Art et Société). 22 x 28 cm, 592 p., ill. ISBN : 978-2-7535-2791-1. Prix : 35,00 €.
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Appel à contribution – Les pratiques de l’écrit dans les abbayes cisterciennes (XIIe-milieu du XVIe siècle). Produire, échanger, contrôler, conserver

CERHiC, bâtiment Recherche, UFR des lettres et sciences humaines
57 rue Pierre Taittinger – Reims, France (51)

La vitalité des recherches sur l’histoire cistercienne ne s’est pas démentie dans les dernières décennies. Si les travaux portant sur les institutions, l’art, l’architecture ou l’économie n’ont cessé d’enrichir nos connaissances, de nouvelles perspectives ont été dégagées, par exemple à l’occasion de la célébration du neuvième centenaire de la fondation de Cîteaux, sur la tension entre unanimité et diversité dans l’Ordre et ses composantes. Par ailleurs, les spécialistes du monde cistercien n’ont pas été insensibles au dynamisme du thème de « l’écrit » : en témoignent les nombreuses monographies, achevées ou en cours, de chartriers cisterciens (Cîteaux, Clairvaux, Fontfroide, Morimond, Pontigny, Reigny, Vaucelles, etc. pour se borner à quelques exemples français), ou bien l’attention portée aux pancartes monastiques, documents longtemps réputés spécialité cistercienne, ou encore les recherches fécondes faisant dialoguer actes de la pratique et manuscrits de bibliothèques, à l’image de la rencontre organisée en novembre 2012 par la Médiathèque du Grand Troyes (Les cisterciens et la transmission des textes, XIIe-XVIIIe siècles).
Dans ce contexte, la célébration en 2015 du neuvième centenaire de la fondation de Clairvaux donne l’occasion de soumettre la diversité du monde cistercien au prisme de ses productions d’écriture, en resserrant l’examen sur l’écrit « pragmatique ». Ce colloque se focalisera sur l’écrit diplomatique, administratif et de gestion, sans exclure des incursions dans les domaines comptable, épistolaire ou liturgique. Le périmètre de l’étude englobera les monastères cisterciens d’hommes et de femmes dans l’ensemble de l’Occident entre le XIIe et le milieu du XVIe siècle.
Trois axes de réflexion sont proposés, sous forme de questions susceptibles d’aiguiller les chercheurs intéressés.
Axe n° 1 : Produire (foyers de production)
Les abbayes cisterciennes sont généralement considérées comme des lieux de production de l’écrit. Mais ont-elles toutes un atelier d’écriture ? Délèguent-elles une part de la production hors de l’établissement (à un autre monastère, à une autorité ecclésiastique incontestée) ?
Produisent-elles pour autrui ?
Lorsqu’il existe, à quoi sert l’atelier d’écriture ? à produire uniquement des manuscrits (liturgiques et commémoratifs, théologiques, historiques, etc.) ? ou bien également des chartes, des documents administratifs, comptables et fonciers ? ou seulement les documents d’écriture pragmatique ? Dans l’évaluation de cette activité, il serait intéressant de se pencher sur le partage des tâches entre les moines (rédacteur de chartes, cartulariste, copiste de manuscrit, comptable), sur leur formation, sur l’évolution de leurs compétences et de leurs techniques au fur et à mesure de leur production.
Les abbayes de femmes disposent-elles des mêmes moyens que les abbayes d’hommes en matière de production d’écrits ? Ont-elles les mêmes objectifs ? Quelles relations peut-il exister entre abbayes de femmes et abbayes d’hommes dans ce domaine ? Quels sont les institutions et les référents (membres de chapitres, prêtres, etc.) susceptibles de leur fournir conseils pratiques et spécialistes ?
Axe n° 2 : Encadrer et échanger (normes et usages d’écriture)
On s’interrogera sur l’existence de normes internes à l’Ordre en matière d’écriture. Discerne-t-on des styles ou des usages propres à un foyer d’écriture ou à une filiation ? Des formulaires (de lettres, d’actes, de contrats, etc.) ont-ils été repérés, au sein de l’Ordre ou de tel établissement ? Des actes ou autres documents d’archives servaient-ils de référence et d’exemple ?
L’écrit cistercien exerce et subit des influences dans et hors de l’Ordre. Comment les usages se développent-ils ? Comment s’exercent les influences ? Qu’en est-il des héritages (par exemple en cas de prise en main d’une abbaye par l’ordre de Cîteaux) ? Dans quelle mesure la singularité d’une production diplomatique est-elle liée à son environnement local ou régional ?
Quel est, selon les époques, le poids de l’environnement et des grands producteurs d’actes (papes, évêques, chapitres, notaires) ? Quelles relations les cisterciens ont-ils entretenu avec les rédacteurs d’écrits seigneuriaux ? Quel rôle ont joué les conflits de l’Ordre avec les laïcs, les séculiers ou d’autres abbayes dans l’évolution de la production cistercienne ?
Axe n° 3 : Contrôler et conserver (manipulation et outils de la mémoire)
La mémoire cistercienne est-elle sous influence de légendes fondatrices ? Est-elle sous contrôle ? Existe-t-il un besoin de recréer le passé ? Quels décalages trouve-t-on entre les pratiques des abbayes-mères et celles des abbayes créées plus tardivement ? Comment l’écrit documentaire absorbe-t-il les récits des origines, le souvenir des fondateurs et des donateurs ? Inversement, quelle utilisation les chroniques cisterciennes et les livres de commémoration font-ils des chartes ? Cet usage de la mémoire documentaire a-t-il eu des répercussions sur la conservation du chartrier ?
Usages, pratiques et conservation de l’écrit parviennent-ils à forger l’identité d’un établissement ou même de l’Ordre tout entier ?
Quelle est la place de l’écrit manipulé, du « faux » cistercien ?
Quel est l’intérêt porté aux archives ? Quel est l’impact des réformes sur la production et la conservation des archives ? Existe-t-il des formes de compilation privilégiées : bullaires, pancartes, libri traditionum, cartulaires, inventaires ? Peut-on connaître ou évaluer la part du chartrier éliminée ou transcrite en recueils ?
Les approches faisant intervenir des sources cisterciennes diversifiées ou de provenance variée seront appréciées, ainsi que les comparaisons entre les productions documentaires cisterciennes et celles de leur environnement proche. Les études portant sur des pratiques d’écriture autres que celles visées par le colloque seront écartées, de même que, de manière générale, toute thématique qui ne serait pas mise en relation directe avec la problématique de l’écrit documentaire et de gestion.

Colloque international organisé par le Conseil général de l’Aube à l’occasion des célébrations du 9e centenaire de la fondation de l’abbaye de Clairvaux (1115-2015), en partenariat avec l’Université de Reims Champagne-Ardenne/Centre d’Études et de Recherche en Histoire Culturelle (CERHiC) et l’École pratique des hautes études.
Modalités de soumission :
Les propositions de communications (une demi-page) sont à adresser impérativement
avant le vendredi 29 novembre 2013 à :
Marie-Hélène MORELL, Ingénieur d’études
CERHiC, Bâtiment Recherche
UFR des Lettres et Sciences Humaines
57, Rue Pierre Taittinger
51096 Reims Cedex
Téléphone / Télécopie : 03.26.91.36.75
Durée des interventions : 30 minutes.
Comité d’organisation :
Direction des Archives et du Patrimoine de l’Aube : Arnaud Baudin, Nicolas Dohrmann, Claudie Odille
Université de Reims-Champagne-Ardenne/CERHiC : Marie-Hélène Morell
Comité scientifique :
Laurent Morelle, président du comité scientifique, directeur d’études à l’École pratique des hautes études
Arnaud Baudin, docteur en histoire, directeur adjoint des Archives et du Patrimoine de l’Aube
Ghislain Brunel, conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales (Paris, département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime)
Patrick Demouy, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
Marlène Hélias-Baron, docteur en histoire, professeur d’histoire, chargée de cours à l’Université de Dijon
Jean-François Nieus, chercheur qualifié du Fonds national de la recherche scientifique (F.R.S.-FNRS, Belgique) et professeur à l’Université de Namur (Académie de Louvain)
Michel Parisse, professeur émérite de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Dominique Stutzmann, chargé de recherches à l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS)
Laurent Veyssière, conservateur général du patrimoine, chef de la Délégation des patrimoines culturels à la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (Ministère de la Défense).
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Appel à contributions – Variations sur le mythe : La légende de Troie de l’Antiquité Tardive au Moyen Âge. Variantes, innovations, modifications et réécritures

Cahiers de l’AMo n°3
La légende de Troie demeure sans doute l’un des mythes « fondateurs » de la conscience et de la civilisation du monde occidental, qui traverse toute l’évolution de la littérature grecque et latine, jusqu’au Moyen Âge et même au-delà. Les différentes interprétations de cette légende donnent pourtant une idée claire de l’évolution sociale et culturelle, à savoir le changement des valeurs éthiques, politiques et esthétiques, qui a caractérisé au fil du temps la réception du mythe. 
Dans l’un de ses écrits les plus célèbres, le Discours Troyen, l’orateur et philosophe grec Dion Chrysostome (Ier-IIe s.) s’efforce de montrer, contre la culture classique traditionnelle d’origine homérique, que Troie n’a jamais été prise : Dion y relit, en des termes novateurs et originaux, surtout très clairement anti-homériques, le mythe troyen, en faisant appel à d’autres versions inconnues, dont les origines ne sont pas toujours si faciles à trouver.
Il s’agit d’une version alternative et, pour ainsi dire, « provocatrice » de la légende de Troie, qui eut beaucoup de succès au Moyen Âge, grâce aussi à la traduction latine du discours de Dion que procura François Philelphe, et dont s’inspira à son tour Jean de Beauvau pour sa version française.
Celui de Dion n’est pas pourtant le seul exemple d’une version alternative de la légende de Troie : il avait été précédé par d’autres auteurs, tel que Dictys de Crète et Darès le Phrygien, modèles pour l’auteur du Roman de Troie.
Ainsi que le prouvent les œuvres de Dion, de Dictys et de Darès, cet ensemble de « variantes » du mythe troyen, peu répandu et presque inconnu dans l’Antiquité Classique, se diffuse largement à l’époque impériale et tardive et jusqu’au Moyen Âge, où ces variations sur le mythe classique non seulement sont beaucoup appréciées, mais offrent aussi de la matière pour des œuvres célèbres (que l’on pense au Roman de Troie ou au Philostrate de Boccace), non sans laisser des traces clairement visibles dans d’autres écrits, tel que le Trésor de Brunetto Latini ou la Divine Comédie de Dante, où la narration du mythe troyen occupe une place moins importante.
Cette approche « innovante » du mythe de Troie est à la fois conséquence et preuve d’un changement culturel capital, qui marque bien la transition du monde antique au Moyen Âge. La réinterprétation de cette légende correspond en effet à une vision nouvelle de la civilisation ancienne, filtrée à travers l’époque impériale et tardive puis remodelée par la mentalité et la culture médiévales.
L’objet de ce numéro thématique des « Cahiers de L’AMo », qui pourrait être précédé ou suivi d’un colloque international ou une journée d’études, a pour but d’analyser et d’approfondir les raisons de la « création » et de la diffusion à l’époque impériale et tardive de ces variations sur le mythe classique de Troie et la préférence qui leur a été accordée au Moyen Âge.
Les propositions de contribution, accompagnées d’un court descriptif (15 lignes environ), ainsi qu’une brève notice biographique (comprenant statut, établissement de rattachement, adresses mail et postale) sont à adresser pour le 30 septembre 2013 à :
Pour les contributions de Littérature et langue du Moyen Âge) 
Élisabeth Gaucher-Rémond Professeur des universités Directrice de L’AMo Université de Nantes elisabeth.gaucher@univ-nantes.fr 
Pour les contributions de Littérature et langue classiques 
Eugenio Amato Professeur des universités Membre de l’Institut Universitaire de France Université de Nantes eugenio.amato@univ-nantes.fr 
ou 
Giampiero Scafoglio Professeur contractuel Seconda Università di Napoli scafogli@unina.it Adresse : Université de Nantes, Faculté des Lettres Rue de la Censive du Tertre 44000 Nantes
Les articles seront à envoyer pour le 28 février 2014. 
Source : L’AMo
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Prix – Prix Jacquet-Ladrier 2013

Dans le but d’encourager l’étude de l’histoire de notre histoire locale, l’asbl Société royale Sambre et Meuse et le département d’Histoire de l’Université de Namur organisent avec l’aide de la Ville de Namur un concours destiné à récompenser et publier les meilleures monographies historiques. Il s’agit du « Prix Jacquet-Ladrier », à la mémoire de Philippe Jacquet et Françoise Ladrier, respectivement maître de conférence au département d’Histoire et présidente de notre Société.
En 2013, deux catégories différentes sont ouvertes : l’une pour les étudiants inscrits en Histoire ou Histoire de l’Art dans une université francophone de Belgique, l’autre toutes les autres personnes, historiens de formation ou amateurs.
Les études proposées au concours doivent toucher à l’histoire, au patrimoine ou folklore de l’ancien comté de Namur, du département de Sambre-et-Meuse, de la province et de l’évêché de Namur et doivent s’adresser au grand public. Elles devront être remises pour le 30 septembre 2013.
Les deux meilleurs travaux de chaque catégorie seront récompensés par des prix en argent de respectivement 250 € et 150 €, soit au total 800 €. Les lauréats recevront leur prix publiquement et bénéficieront en outre d’un abonnement gratuit d’un an aux Cahiers de Sambre et Meuse, où leurs travaux seront publiés.
Le règlement complet du concours est disponible ici.

Source de l’information : Société royale Sambre et Meuse
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Colloque – Culture historique : la cour, les pays, les villes dans les anciens Pays-Bas (XIVe-XVIe s.)

Centre européen d’études bourguignonnes. XIVe-XVIe siècles
54èmes Rencontres : Leyde – La Haye (19-22 septembre 2013)


Les prochaines rencontres du Centre se dérouleront aux Pays-Bas, à raison de deux journées à l’Université de Leyde et d’une journée aux Archives nationales à La Haye, à l’invitation de plusieurs membres du Centre en activité dans cette Université.
Le thème proposé portera sur des questions mettant en relation les différentes facettes de la vie culturelle, littéraire et artistique, et l’évocation du passé. Citons particulièrement, à titre exemplaire, l’historiographie dans les différents milieux où elle s’écrit, la production de livres et d’œuvres d’art sous l’égide de mécènes, les festivités mettant en exergue le patrimoine d’une famille ou d’une ville, la promotion des traditions familiales ou collectives dans les relations extérieures des princes, seigneurs et corps communaux, les manifestations du culte autour de saints patrons ou d’autres figures vénérées, les joutes et tournois… D’une certaine manière, ces thématiques se situeront dans le prolongement de celles qui furent illustrées en 2011, lors des rencontres de Luxembourg, mais on souhaite les aborder dans la perspective des faits contemporains de la période indiquée plus que de celle des « mythes et mémoires ».
Les séances de travail du jeudi et du vendredi se dérouleront dans le cadre accueillant et privilégié de la Bibliothèque universitaire de Leyde, une merveille d’architecture fonctionnelle où, de surcroît, l’esthétique et la lumière ont leur place. Des visites sont prévues : collection de manuscrits de la bibliothèque (des perles de l’époque bourguignonne…), papiers de l’historien Johan Huizinga (1872-1945), Pieterskerk (grande église paroissiale des XIVe-XVIe siècles), musée Lakenhal (musée municipal dans les anciennes halles aux draps du XVIIe siècle).
 
Le samedi, le colloque se déplacera à La Haye, aux Archives nationales, pour une troisième journée de travail, assemblée générale comprise. Une visite du musée du livre Meermanno-Westreenianum sera organisée dans cette ville. Le dîner officiel aura lieu le vendredi soir, à Leyde. La journée du dimanche sera consacrée à une excursion qui mènera notamment les participants à Teylingen, le château où est morte la comtesse déchue de Hollande, Zélande et Hainaut, Jacqueline de Bavière (1436).
 
Le renvoi (postal ou électronique) du formulaire ci-joint est indispensable pour obtenir les informations ultérieures (prochainement : liste d’hôtels ; fin août : programme). Pour plus d’informations :
 
Liste des communications (ordre alphabétique des orateurs ; la langue dans laquelle est formulé chaque titre sera celle utilisée dans l’exposé et certains titres pourront encore être précisés)
  • Céline BERRY (Paris), Les Luxembourg et Cambrai : La fête de la Licorne organisée par Louis de Luxembourg en 1454
  • Bram CAERS (Anvers), Charles le Téméraire dans l’historiographie urbaine : Malines
  • Mario DAMEN (Amsterdam), Patricians, knights and/or nobles? Historiography and identity in late medieval Antwerp
  • Sonja DÜNNEBEIL (Vienne), Die Aufnahme Philipps des Schönen in den Orden vom Goldenen Vlies
  • Antheun JANSE (Leyde), La mémoire de Jacqueline de Bavière au XVe siècle
  • Bas JONGENELEN (Tilburg), De convocatie als humoristische traditie : refereynen in het zotte in Rotterdam (1561)
  • Jacqueline KERKHOFF (Heeswijk), Het hof op reis. Maria van Hongarije vanuit de Nederlanden naar Spanje (1556)
  • Aart NOORDZIJ (Leyde), Historiography in Guelders
  • Robert STEIN (Leyde), Regional chronicles in a composite monarchy
  • Anton van der LEM (Leyde), Herfsttij der Middeleeuwen in Huizinga’s archief en bibliotheek (en relation avec une exposition de documents se rapportant à ce grand historien)
  • Arjan van DIXHOORN (Gand/Middelburg), Historiography in Zeeland
  • Jeanne VERBIJ-SCHILLINGS (Maastricht), L’historiographie dynastique dans le contexte urbain
  • Stijn VILLERIUS (Gand), Charles le Téméraire dans l’historiographie urbaine : Bruges
  • Livia VISSER-FUCHS (Baarn), “Une très belle besogne”: how Jean de Wavrin described battles for his courtly readership
  • Hanno WIJSMAN (Paris), Historicité des images. Culture historique et scènes de présentation dans les manuscrits de Philippe le Bon
Source : CEEB
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Publication – Neo-Latin Commentaries and the Management of Knowledge in the Late Middle Ages and the Early Modern Period (1400 -1700)

Between 1400 and 1700 the political, religious, intellectual, and even geographic landscape was profoundly changed by the Reformation, Humanism, the rise of empirical science, the invention of printing technology, and the discovery of the New World. The late medieval and early modern intellectuals felt an urgent need to respond to the changes they were involved in, and to come to a revision and re-authorisation of knowledge. They embarked on a scholarly programme of a quality and extent hitherto unknown in the Western world: the whole body of the literature of antiquity, including the Bible, was to be re-edited critically and furnished with commentaries. The Neo-Latin commentary became the most important genre of humanist scholarship. This book sheds light on the various ways in which classical authors and the Bible were commented on, the types of commentary, the commenting strategies that were used to approach different readerships, the various kinds of knowledge that were collected, created, and transmitted, and the usages and reading practices applied to commentaries.
Table des matières :

Introduction
Neo-Latin Commentaries and the Management of Knowledge

1. The Neo-Latin Commentary (1400-1700): A Forgotten and Misunderstood Genre
2. The increased importance of the commentary and other paratexts in the early modern period
3. The commentary as an open genre. The early modern commentary’s tendency toward emancipation from the source text
4. The kaleidoscopic functions of the early modern commentary
5. The layout of the early modern commentary
6. Indexing
7. Related genres: variae lectiones, dictionarium (dictionary) and encyclopedia
8. The commentary in historical perspective
9. The present volume
I. Historical and geographical collections of knowledge

Karl Enenkel (Westfälische Wilhelms-Universität, Münster) – Kommentare als multivalente Wissenssammlungen: Das ‘Fürstenspiegel’-Kommentarwerk Antonio Beccadellis (De dictis et factis Alphonsi Regis Aragonum, 1455), Enea Silvio Piccolominis (1456) und Jakob Spiegels (1537)
Susanna de Beer (Leiden University) – The World Upside Down: The Geographical Revolution in Humanist Commentaries on Pliny’s Natural History and Mela’s De situ orbis (1450-1700)
II. Classical Poetry
Craig Kallendorf (Texas A&M University, College Station) – Virgil and the Ethical Commentary: Philosophy, Commonplaces, and the Structure of Renaissance Knowledge
Christoph Pieper (Leiden University) – Horatius praeceptor eloquentiae. The Ars Poetica in Cristoforo Landino’s Commentary
Marianne Pade (Aarhus University) – Niccolò Perotti’s Cornu copiae: The Commentary as a Repository of Knowledge
Valéry Berlincourt (Université de Genève) – ‘Going beyond the Author’: Caspar von Barth’s Observations on the Art of Commentary-Writing and his Use of Exegetical Digressions
III. Drama
Jan Bloemendal (Huygens Institute for the History of the Netherlands, The Hague) – In the Shadow of Donatus: Observations on Terence and Some of his Early Modern Commentators
Volkhard Wels (Berlin) – Contempt for Commentators: Transformation of the Commentary Tradition in Daniel Heinsius’ Constitutio tragoediae
IV. Law
Willem J. Zwalve (Leiden University) – Text & Commentary: The Legal Middle Ages and the Roman Law Tradition: Justinian’s Const. Omnem and its Medieval Commentators
Bernard H. Stolte (University of Groningen) – Text and Commentary: Legal Humanism
V. Bible
Bernd Roling (Freie Universität Berlin) – Animalische Sprache und Intelligenz im Schriftkommentar: Bileams Esel in der Bibelkommentierung des Mittelalters und der Neuzeit
Henk Nellen (Huygens Institute for the History of the Netherlands, The Hague) – Bible Commentaries as a Platform for Polemical Debate: Abraham Calovius versus Hugo Grotius
Jetze Touber (Utrecht University) – Philology and Theology: Commenting the Old Testament in the Dutch Republic, 1650-1700
Notes on the Contributors
Index
Informations pratiques :
Karel Enenkel et Henk Nellen, Neo-Latin Commentaries and the Management of Knowledge in the Late Middle Ages and the Early Modern Period (1400 -1700), Louvain, Leuven University Press, 2013 (Supplementa Humanistica Lovaniensia, 33). 160 x 240 mm, 540 pages. ISBN : 9789058679369. Prix: € 79,50.
Source de l’information : Leuven University Press
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Colloque – Musique de la Renaissance, Renaissance de la musique en Lorraine

Samedi 21 septembre 2013
Dans le cadre de l’année Renaissance Nancy 2013, le Centre de Recherche Universitaire Lorrain d’Histoire et M. Yves Ferraton, Professeur de Musicologie, ont le plaisir de vous inviter :
  • au colloque « Musique de la Renaissance, Renaissance de la Musique en Lorraine »
  • au concert donné par Mauricio Buraglia, luth, & Guillemette Laurens, Mezzo-Soprano 
Au programme du colloque :
La musique de la Renaissance en Lorraine 

Jacques Barbier (Tours), Aléas et faux-pas éditoriaux d’un traité de danse : L’Orchésographie de Thoinot Arbeau. 
Samuel Auclair (Chartres), Le Sieur Volcyr. 
Alexandra Ballet (Dijon), Rythme et rythmique dans les bordures des chœurs en marqueterie de bois au Quattrocento. 
Rosa De Marco (Dijon), Résonances iconographiques et concept sonore de deux processions jésuites en Lorraine au XVIIe siècle. 
Isabelle Chartier (Pittsburg), La musique dans la collection Callot du musée de Pittsburg. 
La Renaissance de la musique en Lorraine 
Yves Chartier (Ottawa), Le renouveau grégorien au XIXe siècle : Dom Pothier et ses prédécesseurs. 
Yves Ferraton (Nancy), La renaissance de la maîtrise de la cathédrale de Toul au XXe siècle. 
Joachim Fontaine (Saarbrücken), La renaissance de la musique ancienne et le prince de la Moskova. 
Brigitte François-Sappey (Paris), Charles-Valentin Alkan (1813-1888), un bicentenaire musical enraciné en Lorraine. 
Biancamaria Brumana (Perugia), La Zingara di Rinaldo di Capua : le edizioni di Nancy e di Pesaro e le sue fonti. 
Au programme du concert :
Pièces pour luth et airs de cour, le samedi 21 septembre 2013 à 20h30
avec les concours de :
  • Université de Lorraine (Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire, Unité de formation et de recherche, sciences historiques et géographiques)
  • Conseil régional de Lorraine
  • Conseil général de Meurthe-et-Moselle
  • Communauté urbaine du Grand Nancy
  • Association Le Parnasse français
Date : le samedi 21 septembre 2013 de 14h à 19h
Lieu : Maison de Myon, 7, rue Mably à Nancy
Contact : Yves.Ferraton (at) univ-lorraine.fr
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Appel à contributions – Jews, Indians, Cannibals: Alterities in Medieval and Early Modern Literature

Northeast Modern Language Association (NeMLA), Harrisburg, PA, 4/3-6/2014
In recent decades, the representation of Jews, Indians, and Cannibals has become a familiar topic in medieval and early modern cultural studies. But scholarship has tended either to isolate these figures from one another (often on the basis of their distinct religious, ethnic, and mythic lineages) or lump them together under the catch-all categories of “Other” or “Monster,” whereby the Jew, the Indian, and the Cannibal are interchangeable variations on a similar theme. Moreover, medieval and early modern approaches to alterity have frequently been isolated from one another: so, discussion of the representations of Jews in the Prioress’s Tale and The Jew of Malta, of Indians in Mandeville’s Travels and The Discovery of Guiana, and of cannibals in Confessio Amantis and Titus Andronicus has been segregated by the historical, disciplinary, and institutional divide between the two fields—or, just as frequently, lead to the medieval imaginary acting as merely the source for the early modern imaginary rather than being in dialogue with it. This panel therefore seeks papers that put representations of Jews, Indians, and Cannibals into dialogue across medieval and early modern cultural contexts, however such a distinction might be understood; and it seeks papers that address the challenges and opportunities of doing so for historical, disciplinary, or institutional practice, so as to see what unites medieval and early modern studies as well as what divides them.
Please send 200-500 word abstracts by September 30, 2013, to Gavin Hollis (ghollis@hunter.cuny.edu) or David Lavinsky (lavinsky@yu.edu). Please include with your abstract:
  • Name and Affiliation
  • Email address
  • Postal address
  • Telephone number
  • A/V requirements (if any; $10 handling fee with registration)
Source : H-Net
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