Appel à contribution – Grégoire ou le bon pécheur en contexte européen. Textes, circulation et réécritures (XIIe –XVIIe siècles)

La légende de la Vie du pape Grégoire relate un double inceste ainsi qu’une longue et pénible pénitence permettant au héros de se laver de son péché et de racheter la faute de ses parents. L’action se situe en Aquitaine et dévoile comment Grégoire, fruit d’un inceste adelphique et abandonné aux flots par sa mère, est recueilli et élevé par un abbé, puis quitte le monastère pour devenir chevalier. Il délivre une comtesse, dont le château est assiégé par un comte, et l’épouse. Après avoir découvert que cette dame n’est autre que sa propre mère, il fait pénitence sur une île où il demeure enchaîné à une pierre pendant dix-sept ans, avant d’être désigné par un ange pour devenir pape à Rome.

Cette légende apparaît sous sa forme littéraire en langue d’oïl au milieu du XIIe siècle et nous est conservée à travers six manuscrits et un fragment. L’auteur anonyme semble avoir composé son texte en octosyllabes dans le domaine des Plantagenêts : B1 proviendrait d’Angleterre tandis que A1 auraitplutôt été composé dans le sud-ouest de la France. Si ce saint apocryphe ne doit pas être confondu avec Grégoire le Grand, il est possible que la notoriété de ce dernier ait joué un rôle dans le succès de lalégende, d’autant qu’il fut le premier moine à devenir pape. L’auditoire auquel la légende s’adresse est sans doute issu de la noblesse aquitaine ou anglo-normande. Il n’est pas interdit de penser que le thème de l’inceste ait pu avoir une résonnance particulière à une époque où des rumeurs reprochent à Aliénor d’Aquitaine d’avoir eu, lors de son séjour à Antioche en 1148, des relations incestueuses avec son oncle, Raymond de Poitiers. Quoi qu’il en soit, ce thème est assez répandu tant dans les textes hagiographiques qu’historiographiques, et permet à l’Église de défendre son éthique matrimoniale face à une société féodale parfois moins regardante sur les liens du sang.

Le récit du bon pécheur connaîtra tout au long du Moyen Âge un succès indéniable comme en témoignent les nombreuses réécritures dans les différentes langues européennes, telles que l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le hongrois, l’irlandais, l’islandais, le latin, le néerlandais, le polonais, le russe et le suédois.

L’une des réécritures les plus marquantes de cette légende est celle qui a été rédigée par Hartmann von Aue à la fin du XIIe siècle. Elle a été conservée dans six manuscrits plus ou moins complets ainsi que dans sept fragments. Elle a également été à l’origine de nombreuses autres versions, notamment celle des Gesta Romanorum qui s’est diffusée à travers toute l’Europe. Si Hartmann conserve la trame narrative du texte français, il l’amplifie considérablement et en accentue la dimension religieuse.

À cette réécriture en langue allemande vient s’ajouter une version en moyen-anglais conservée dans quatre manuscrits dont le plus ancien date de la fin du XIIIe siècle. Cette version suit la trame du récit français en l’abrégeant fortement.

Il est impossible de savoir si la légende française remonte à un archétype aujourd’hui perdu, à une légende byzantine ou, plus probablement, si son origine est à chercher dans des sources à la fois diffuses et nombreuses. On songera bien entendu à l’histoire d’Œdipe telle qu’elle était connue au Moyen Âge (notamment à travers le Roman de Thèbes) ou à la légende apocryphe de la vie de Judas, qui rapporte que celui-ci a été mis à l’eau par ses parents puis sauvé par un pêcheur avant d’être amené à tuer son père et à épouser sa mère. D’autres textes traitant de l’inceste peuvent présenter des motifs communs, ainsi en est-il de la Manekine de Philippe de Beaumanoir où la main de Joïe est retrouvée miraculeusement dans le ventre d’un poisson. Enfin, la légende de Grégoire n’est pas sans rappeler celle de saint Métron qui, après avoir découvert l’inceste qu’il a commis involontairement, s’enchaîne devant la basilique de Vérone, jette la clé des chaînes dans l’Adige, et ne met un terme à sa pénitence qu’au bout de sept ans, après que la clé a été retrouvée dans le ventre d’un poisson.

C’est dans la perspective de la diffusion européenne de la légende que le colloque s’intéressera au

texte en langue d’oïl et à ses réécritures produites du XIIe au XVIIe siècle. Il prendra place, en outre, dans un contexte de recherche renouvelé : les textes sont au centre des projets d’éditions numériques développés d’une part à la Bibliothèque Universitaire de Heidelberg (« Vie de saint Grégoire – digital », « Gregorius – digital »), d’autre part à l’Université de Strasbourg (« Gregorius Digital – Estrades »). Il sera ainsi l’occasion de réfléchir, à partir de mises en récit diverses d’une matière commune, à de nouvelles approches d’ordres philologique, poétique et comparatiste, y compris dans la perspective des humanités numériques.

Proposition de pistes à explorer par les communications :

1. Approches philologiques, codicologiques et éditoriales

Les contributions pourront explorer les textes à travers leur tradition manuscrite (manuscrits et fragments) et s’intéresser aux questions relatives à la transmission, à la codicologie ou la paléographie.

On pourra, par exemple, analyser la langue et le style d’un manuscrit ou d’un fragment donné, étudier le lien entre texte et codex en tenant compte des apports de la « nouvelle codicologie » ou encore, s’il s’agit d’un recueil, interpréter le récit étudié en lien avec ses co-textes. Les contributions pourront également porter sur les pratiques d’édition, qu’il s’agisse des éditions imprimées, du XIXe siècle (Victor Luzarche, Karl Lachmann, Fritz Schultz) à nos jours (Henrik Bastiaan Sol, Burghart Wachinger, Volker Mertens), ou sur des éditions numériques évoquées ci-dessus, dont il s’agit d’interroger le potentiel pour l’analyse des textes.

2. Mises en forme et contextes de la matière

Les contributeurs pourront étudier des textes individuels en articulant leurs analyses autour de questions centrales comme, par exemple, celle du genre littéraire (influence de la chanson de geste ? / légende courtoise et aristocratique ou exemplum ?) ou autour de l’étude de certains motifs tels que la géographie, l’eau ou les lieux. Les contributions pourront également explorer les enjeux théologiques des textes. Une attention particulière pourra être portée au vocabulaire religieux employé, aux notions de Providence et de libre arbitre, de rédemption et de pardon, ou encore à la question de la culpabilité et à l’idée de felix culpa. L’analyse pourra mettre en lumière le traitement du personnage du bon pécheur : dans quelle mesure cette figure est-elle condamnée ou, au contraire, revalorisée, voire idéalisée ? Elle pourra également permettre de porter un regard nouveau sur le contexte socio-historique et culturel : que nous disent les textes sur les notions de chevalerie, noblesse, vassalité et parenté ? Comment les auteurs ou adaptateurs traitent-ils le rôle de l’argent ou la représentation de la pauvreté ? Que nous révèlent les lieux ou la géographie sur le sens des textes ? Des parallèles pourront être établis avec d’autres œuvres médiévales abordant les mêmes thèmes. On pourra notamment songer aux légendes hagiographiques traitant de l’inceste ou mettant en scène des figures de saints pécheurs : légende d’Albanus, légendes de Judas (Vita Judae) ou de saint Métron.

3. Circulation et transferts des textes

Les contributions s’inscrivant dans ce troisième axe pourront s’intéresser à la dimension européenne de l’œuvre du XIIe au XVIIe siècle et à sa diffusion, également à travers les Gesta Romanorum ou d’autres recueils de légendes hagiographiques. Les versions en langues allemande, anglaise, espagnole, hongroise, irlandaise, islandaise, latine, néerlandaise, polonaise, russe ou encore suédoise pourront être analysées dans une perspective comparatiste, intertextuelle et interculturelle susceptible de mettre en évidence leurs caractéristiques et leurs perspectives propres, mais aussi les phénomènes de transferts, de circulation et de réécriture des textes. Les contributions pourront notamment aborder les questions de l’amplificatio ou del’abbreviatio : dans quelle mesure les transferts et transformations modifient-ils le sens des textes par des ajouts, le développement ou l’omission de certains passages ? Dans quelle mesure remodèlent-ils la matière, lui confèrent-ils des significations nouvelles, et en révèlent-ils toutes les potentialités ? Une attention particulière pourra être portée au contexte historique et religieux dans lequel elles ont apparu. Une cartographie des manuscrits pourra également être établie. Les contributions permettront ainsi de s’interroger sur les raisons du succès persistant du récit et sur les contextes – culturels, sociologiques, historiques – favorisant sa diffusion.

Les propositions, d’une page maximum, accompagnées d’une brève bio-bibliographie, sont à envoyer conjointement à Françoise Laurent (francoise.laurent@uca.fr) et à Patrick del Duca (patrick.del_duca@uca.fr) d’ici le 1er septembre 2025. Les communications pourront être faites en français, en allemand ou en anglais. Le colloque se tiendra à Clermont-Ferrand du 10 au 12 juin 2026 (le recours à la visio-conférence ne peut être qu’exceptionnel). Une publication des actes est également prévue

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Bourse – Soutien de la Commission Internationale de Diplomatique pour une participation à l’International Medieval Congress 2025 de Leeds

The Commission Internationale de Diplomatique supports young scholars (before the PhD, or two years after their dissertation), giving a paper on diplomatics at the 2025 International Medieval Congress at Leeds.

The CID will finance two young scholars, giving 500€ to each.

Applications must be sent to the president of the CID, Benoît-Michel Tock (btock@unistra.fr) and to the general secretary, Andrea Stieldorf (andrea.stieldorf@uni-bonn.de) before March 31st.

La Commission Internationale de Diplomatique soutient les jeunes chercheurs (encore en doctorat, ou ayant soutenu leur thèse depuis moins de deux ans), qui présentent à l’International Medieval Congress 2025 de Leeds une communication centrée sur la diplomatique.

La Commission financera deux jeunes chercheurs allouant à chacun d’eux la somme de 500€.

Les candidatures doivent être adressées, avant le 31 mars, au président de la CID,Benoît-Michel Tock (btock@unistra.fr) et à la secrétaire générale, Andrea Stieldorf (andrea.stieldorf@uni-bonn.de ).

Source : Commission internationale de diplomatique

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Enquête – Clio. Femmes, Genre, Histoire

La revue Clio. Femmes, Genre, Histoire fêtera ces 30 ans d’existence en 2025. A cette occasion, nous souhaitons mieux cerner notre lectorat. Le questionnaire suivant prendra entre 5 et 7 minutes de votre temps. Vos réponses nous aideront à s’orienter pour l’avenir, alors que le paysage numérique des revues est en pleine évolution. Les résultats feront l’objet d’un article dans le prochain numéro dédié au 30 ans de Clio.

Toute personne ayant lu au moins un article de la revue est invitée à y répondre ! Il n’est pas nécessaire d’être un lecteur/lectrice assidue de la revue.

Voici le lien vers le questionnaire : ici

Merci d’avance du temps que vous nous accordez et n’hésitez pas à diffuser dans d’autres réseaux !

Nous fermerons le questionnaire le lundi 24 février 2025.

Pour le comité de rédaction de Clio,
Chloé Tardivel

Site de la revue : https://www.cairn.info/revue-clio-femmes-genre-histoire.htm

In English: https://www.cairn-int.info/journal-clio-women-gender-history.htm

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Appel à contribution – La sculpture monumentale médiévale à l’épreuve du musée : enjeux, conceptions, réception

Appel à communications : « La sculpture monumentale médiévale à l’épreuve du musée : enjeux, conceptions, réceptions », journées d’études internationales (Paris, Musée du Louvre, Centre Dominique-Vivant Denon, 30 juin-1er juillet 2025 ; Toulouse, Université de Toulouse, IUT Paul Sabatier, 2-3 octobre 2025)

Le musée du Louvre, le musée des Augustins de Toulouse, l’Université de Toulouse et le Groupement d’intérêt scientifique « Patrimoines en partage » organisent deux rencontres consacrées aux enjeux de la présentation, dans les salles permanentes des musées, de sculptures provenant d’édifices religieux majoritairement disparus, en direction de publics souvent peu avertis, auxquels il semble nécessaire de fournir quelques clés de compréhension pour une plus juste et plus agréable appréciation des œuvres monumentales médiévales.



Ce questionnement est né de l’expérience du musée des Augustins confronté au fil du temps à diverses présentations de ses collections médiévales, issues pour l’essentiel de trois cloîtres romans disparus. Les réflexions du musée des Augustins ont été nourries par les échanges avec le programme de recherche OCMI (Ontologie du Christianisme Médiéval en Image) de l’INHA, dirigé par Isabelle Marchesin et Mathieu Beaud. Le projet de rénovation du musée actuellement en cours offre l’occasion de partager les interrogations toulousaines. Dans un souci de prise en compte des publics et afin de favoriser une pluridisciplinarité au cœur des questionnements actuels, une large place sera faite aux apports de la muséologie et des sciences de l’information et de la communication.

L’exposition de fragments et d’œuvres détachés de la sculpture monumentale médiévale pose plusieurs problèmes spécifiques. Le premier, qui ne lui est pas propre, est la présentation d’une œuvre hors contexte, dans des conditions de visibilité différentes de celles d’origine (distance, lumière, contexte visuel effaçant les logiques d’ordonnancement spatial et iconique premier, disparition des marqueurs de sacralité, de liturgie, de communauté, etc.). La complexité est d’autant plus grande quand les édifices d’origine des œuvres ont eux-mêmes disparu ou ont été fortement remaniés, ou bien lorsque les fragments conservés sont dispersés, ou issus d’un contexte archéologique ancien, ou encore vendus sur le marché de l’art sans référence précise.

La différenciation entre contextes conservés, altérés ou disparus (liés au vandalisme, au collectionnisme, au marché de l’art, mais aussi aux changements de goût ou au hasard) est très importante pour la compréhension des œuvres, dont les états de conservation résultent d’histoires diverses.

Lorsque des fouilles ont pu être organisées, quel dialogue instaurer entre archéologie et histoire de l’art ? Comment rendre visible et compréhensible aux visiteurs un contexte disparu et la transdisciplinarité ? L’illusion d’une restitution topographique/archéologique est-elle la priorité muséologique et à quelle fin ?

L’altération des œuvres elles-mêmes est porteuse d’une difficulté supplémentaire. Une autre singularité est la présence proportionnellement forte de chapiteaux et de piliers historiés ou décorés, mais aussi de parties de linteaux, tailloirs, socles et autres plaques. Le fragment a-t-il vocation à être perçu comme une œuvre à part ? Quel niveau d’intelligibilité lui donner ?

Par ailleurs, le musée détermine un effet de « loupe » et même de consécration. Combien d’œuvres apparaissent comme des chefs-d’œuvre et sont publiées, empruntées, regardées, reproduites et commentées sans cesse, parce qu’elles sont conservées dans des musées (surtout si eux-mêmes sont célèbres et importants…), quand leurs jumelles restées sur place ne bénéficient pas du même intérêt ni de la même popularité (avec des exceptions, qu’il faudrait analyser) ?

Lorsque plusieurs pièces sont issues d’un même ensemble architectural, comment articuler les fragments exposés et l’édifice d’origine ? Par un récit, des plans, dessins, outils numériques ? Et par là-même, comment maintenir le lien de la pièce unique à l’édifice ? Quels outils de médiation mettre en place, des plus traditionnels aux plus innovants, et pour quels publics ?

Les conditions muséographiques donnent aux publics une proximité et une possibilité de scrutation des œuvres qui n’existaient pas de la même manière à l’origine. Comment tirer parti au mieux de ces nouvelles conditions pour transmettre des connaissances techniques, stylistiques et iconographiques ?

Comment hiérarchiser les réponses à toutes ces questions au sein d’un même lieu d’exposition et ce pour des visiteurs dont les attentes sont diverses en fonction des âges, des catégories socioprofessionnelles, du niveau d’étude ou des appétences ?

Il nous a paru essentiel de nous placer du côté des visiteurs, de leurs expériences de visite, de leurs envies, en intégrant à notre propos les apports des Sciences de l’information et de la communication (SIC), afin d’étudier la réception du discours scientifique et des propositions de médiation au sein des collections médiévales. Et sur ce sujet, que penser du succès d’un Moyen Âge fantasmé, renvoyé par tant de jeux, de films et de séries à succès ? Y a-t-il un enseignement à tirer du médiévalisme dans nos pratiques muséales ?

En effet, comment passer du discours scientifique élaboré en histoire de l’art, dans et hors du musée, à un discours d’exposition et/ou de médiation au musée, à partir de la muséographie et de la scénographie des vestiges monumentaux médiévaux ? Cette transposition médiatique correspond au passage du discours scientifique des spécialistes, publié dans la littérature grise des thèses et des publications plus ou moins confidentielles, au discours de vulgarisation des expositions ou au discours de médiation des dispositifs qui accompagnent les œuvres.

Les Sciences de l’information et de la communication ont montré toute la dynamique des recherches possibles sur les différentes muséologies (Jean Davallon : muséologies d’objet, d’idées ou de point de vue), sur le mouvement de la nouvelle muséologie qui s’intéresse aussi aux publics et aux communautés d’habitants pour construire un discours adapté voire co-construire l’exposition dans des muséographies participatives, immersives, ludiques.
Le tournant communicationnel des musées dans les années 1980 a abouti à la multiplication des expositions temporaires considérées désormais comme de véritables médias (Jean Davallon, Daniel Jacobi), mais aussi à la mise en place d’une panoplie de dispositifs de médiation, plus ou moins innovants, censés faciliter la compréhension des publics (Patrick Fraysse) qui ne sont pas sans conséquence sur les attentes des publics concernant les collections permanentes.

Ces interrogations très actuelles génèrent de nombreux débats et communications, comme dernièrement l’appel à publication de Géraldine Mallet et Sylvain Demarthe pour la revue en ligne exPosition sur le thème « Montrer les collections médiévales ». Notre proposition se veut complémentaire, par l’analyse du cas spécifique des collections de sculpture monumentale médiévale conservées dans des musées également impliqués dans l’inclusion de tous les publics, soucieux de la démocratisation des connaissances et à l’écoute des apports des SIC et de leurs précieux outils d’évaluation.

Les propositions de communication, qui peuvent concerner des approches théoriques comme des études de cas, sont attendues pour le 1er mars à l’adresse sculptures@louvre.fr 
Elles prendront la forme d’un résumé de l’intervention de 3000 signes accompagné d’une biographie du ou des communicants et d’une bibliographie (5 titres maximum). Si vous ne pouviez participer qu’à Paris ou à Toulouse, merci de nous l’indiquer.
La sélection des communications sera établie au début avril. Leur répartition entre Paris et Toulouse sera précisée en fonction des propositions et des disponibilités des intervenants.
Une publication des actes de ces journées d’étude est à l’étude.

Musée du Louvre (Sophie Jugie, Pierre-Yves Le Pogam, département des Sculptures)
Musée des Augustins de Toulouse (Charlotte Riou)
Laboratoire d’Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales, Université de Toulouse (Patrick Fraysse)
Groupement d’intérêt scientifique « Patrimoines en partage », réseau de chercheurs en sciences humaines et sociales et de professionnels du patrimoine sous la direction de Sylvie Sagnes, avec le soutien de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS
Avec la collaboration de Mathieu Beaud, maître de conférence à l’Université de Lille

Paris, Musée du Louvre : Du monument au public des musées

La première étape aura lieu au Centre de recherche Dominique-Vivant Denon du musée du Louvre. Ouverte à tous et gratuite, elle sera dédiée à la problématique générale de l’exposition de ces œuvres et à des études de cas, avec intervention d’historiens de l’art, de responsables de collections et de médiateurs des musées.
– Restitution des contextes d’origine : utilité, enjeux, moyens ?
– Place et fonction des indications chronologiques et/ou périodiques ?
– Comment prendre en compte les contraintes techniques et administratives des lieux d’exposition et l’histoire des établissements ?
– Unicité de l’œuvre exposée : une force ou une limite ?
– Matériaux et techniques : pour approcher la culture des artisans médiévaux
– Élaborer des réseaux d’œuvres disparates : la possibilité typologique (structures et styles) et la possibilité iconographique
– L’apparat critique : place et format des textes et images autour des œuvres
– Contextualiser, expliciter, interpréter… jusqu’où ?
– Peut-on faire une archéologie de l’émotion ou en d’autres termes, peut-on viser la restitution d’un ressenti médiéval ?

Une visite sera proposée dans un musée parisien.

Toulouse : Contenus scientifiques – médiation – évaluation : la transposition des discours

La seconde partie, organisée à Toulouse, sera plus spécifiquement consacrée aux niveaux de contenus informatifs et aux publics, dans le cadre de témoignages croisés. Les points de vue exposés à Paris seront passés au crible des Sciences de l’information et de la communication. Un certain nombre d’enquêtes, effectuées sur le terrain dans les salles des musées, permettent en effet de valider certains dispositifs plébiscités par les visiteurs
– Capter et guider le regard : comment donner à voir l’ensemble et le particulier ?
– Comment impliquer le visiteur en le rendant acteur de sa perception ?
– Quelle place octroyer au style et à l’iconographie ?
– Quels dispositifs de médiation pour quelles attentes des publics ?
– Quelle fonction structurante accorder à la chronologie, la périodisation, et comment la construire ?
– Quelle articulation entre discours scientifique et médiation ?
– Quels outils pour une démocratisation du savoir scientifique en histoire de l’art ?
– Évaluation des expériences de visite ? Données qualitatives.
– Comment aborder au musée le fait religieux, les sources chrétiennes et le rôle de ces œuvres dans des édifices à vocation cultuelle ?

Une visite des collections du musée des Augustins sera proposée (en fonction des travaux de réaménagement du musée).

Paris, Musée du Louvre, Centre Dominique-Vivant Denon, 30 juin-1er juillet 2025
Toulouse, Université de Toulouse, IUT Paul Sabatier, 2-3 octobre 2025

Envoi des propositions de communication : jusqu’au 1er mars à l’adresse sculptures@louvre.fr 

Appel à communication La sculpture monumentale médiévale à l’épreuve du musée

Source : Blog de l’ApAhAu

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Colloque – Statutes of Hospitaller Orders and Statutes of Hospitals in European Comparison (12th to 18th Century)

Since August 2022, the project « Normative Order and Symbolic Presence of the Antonites. Edition of their Statutes and Analysis of their Signs » works as part of the Dresden Research Center for Comparative History of Religious Orders (FOVOG). Its primary goal is the first-ever edition of the entire surviving material of the medieval statutes of the Antonites, namely those from the years 1367, 1420 and 1478. As self-imposed proper law, these texts can provide information in a special way about the hitherto almost unknown constitutional structure of the Antonites and thus shed light on the normative foundations of a community that was networked throughout Europe and, despite its local location, always acted supraregionally.

The workshop aims to present the results of the project, whereby the statutes of the Antonites will be compared with those of other Hospitaller communities. The comparison, in particular with the Hospitallers of the Holy Spirit as a community active at the same time, should help to evaluate and classify the research results for the Antonites. The statutes of individual houses and hospitals from different regions will also be included in the discussion in order to provide a differentiated view of the context of hospital practice.

24.03.2025

14:00 Uhr
Mirko Breitenstein (Dresden)
Begrüßung und Einführung

14:30 Uhr
Nathalie J. A. Schmidt (Dresden)
Recht setzen, Recht haben, Recht machen. Die antonitischen Statuten des 14. und 15. Jahrhunderts

15:15 Uhr
Gisela Drossbach (Augsburg)
Der Liber Regulae des Hospitals von Santo Spirito in Sassia. Un Aggiornamento

18:00 Uhr
Gemeinsames Abendessen

25.03.2025

09:00 Uhr
Andreas Rehberg (Rom)
Die Ablasskampagnen der Hospitalorden vor der Reformation unter besonderer Berücksichtigung des Heilig-Geist-Ordens

09:45 Uhr
Alice Ehrmann-Pösch (Bad Mergentheim)
Hospitalität, Heidenkamp, Herrschaftsausbau. Statuten des Deutschen Ordens bzgl. der caritas

10:30 Uhr
Kaffeepause

10:45 Uhr
Anke Sczesny (Augsburg)
Ordnungen herrschaftlicher Spitäler im ländlichen Schwaben der Frühen Neuzeit

11:30 Uhr
Thomas Frank (Pavia)
Hospitalia sine religione? Statuten von Bruderschaftshospitälern an italienischen Beispielen (14.–15. Jahrhundert)

12:15 Uhr
Gemeinsames Mittagessen

14:00 Uhr
Gemeinsamer Besuch der Dresdner Altstadt

26.03.2025

09:00 Uhr
Artur Dirmeier (Regensburg)
Ex pluribus unum (Aug., trin. 6,4). Die Statuten des St. Katharinenspitals in Regensburg (1230/1238)

09:45 Uhr
Alexandra Stanislaw-Kemenah (Dresden)
De ordine communitatis. Zum Spannungsverhältnis von persönlicher Freiheit und gesatzter Ordnung in Dresdner Hospitälern des 16. Jahrhunderts

10:00 Uhr
Kaffeepause

10:45 Uhr
Élisabeth Clementz (Straßburg)
Leprosenordnungen aus dem Elsass mit einem Seitenblick auf Frankreich

11:30 Uhr
Rebecca Hoppe (Dresden)
Projekteinblicke: Vorstellung der Antoniter-Bilddatenbank

11:50 Uhr
Nathalie Schmidt (Dresden)
Einordnung der Workshopergebnisse

12:10 Uhr
Mirko Breitenstein (Dresden)
Zusammenfassung

12:30 Uhr
Abschluss des Workshops

Informations pratiques :

Forschungsstelle für Vergleichende Ordensgeschichte (FOVOG) Dresden
Dresden, Budapester Str. 34b
24.03.2025 – 26.03.2025

Source : TU Dresden

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Exposition – Apocalypse. Hier et demain

La BnF propose la première grande exposition consacrée à l’apocalypse. L’apocalypse ? Un mot obscur, qui fait peur, un mot qui parle de la fin du monde. Il n’en finit pas de résonner depuis deux mille ans dans notre culture et nos sociétés occidentales quand survient une catastrophe majeure, et aujourd’hui encore, en fond de nos angoisses climatiques. Et pourtant… Ce mot signifie révélation, dévoilement. Dans sa source biblique, l’Apocalypse parle d’un voile se levant sur le royaume intemporel qui réunira les croyants dans la Jérusalem céleste. Un mot porteur d’espoir, fait pour déjouer nos peurs profondes ?

Du Moyen Âge à notre époque, l’exposition traverse cet imaginaire en montrant certains des plus prestigieux manuscrits de l’Apocalypse de Jean, des fragments rarement présentés de la célèbre tenture de tapisseries d’Angers, ou la fameuse suite de gravures de Dürer consacrées au texte, mais aussi de nombreux chefs-d’œuvre, tableaux, sculptures, photographies, installations, livres rares, extraits de films, venant des collections de la Bibliothèque comme des plus grandes collections françaises et européennes, publiques et privées (Centre Pompidou, musée d’Orsay, British Museum, Victoria and Albert Museum, etc.).

Parmi ces quelque 300 pièces, des œuvres de William Blake, Odilon Redon, Vassily Kandinsky, Ludwig Meidner, Natalia Gontcharova, Otto Dix, Antonin Artaud, Unica Zürn, jusqu’à Kiki Smith, Tacita Dean, Miriam Cahn et Anne Imhof.

Ouvrant le parcours de l’exposition sur les deux galeries du site François-Mitterrand, la section « Le Livre de la Révélation » plonge le spectateur dans l’Apocalypse de Jean, le texte apocalyptique le plus célèbre de l’Occident. Elle offre des clés d’interprétation des représentations liées aux différents épisodes qui le composent, des sept sceaux au Jugement dernier, en mettant en lumière le sens originel du récit : le sens positif d’une révélation plutôt que d’une fin tragique. En explorant ce texte complexe et infiniment riche, et en exposant ses visions ainsi que les récits multiples qui s’y entremêlent, l’exposition cherche à renouer avec la compréhension de ce message et de cette mise en garde vieille de 2000 ans. Manuscrits enluminés flamboyants et œuvres majeures — peintures, sculptures, dessins, vitraux, et tapisseries — témoignent de l’importance et de la diffusion de ce texte et de son iconographie au Moyen Âge, tout en montrant comment cet imaginaire s’est consolidé et continue d’influencer notre époque.

La seconde partie de l’exposition, intitulée « Le temps des catastrophes », est consacrée à la fortune de l’apocalypse dans les arts, de Dürer à Brassaï, en passant par le sublime apocalyptique anglais et l’expressionnisme allemand. Elle rappelle que le texte a donné naissance à des œuvres qui comptent parmi les chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art, illustrant ainsi la fascination tenace et persistante des artistes — et à travers eux, de l’humanité — pour ce récit qui mêle les fléaux et la fin des temps à l’espoir et à l’attente d’un monde nouveau.

Loin de se limiter à une vision catastrophiste de l’apocalypse, véhiculée par le genre post-apocalyptique dans la littérature, le cinéma et la bande dessinée, et revenant à son sens originel, l’exposition accorde une large place au « Jour d’après ». Cette section présente un ensemble d’œuvres contemporaines, dont certaines de format monumental (Otobong Nkanga, Abdelkader Benchamma, etc.), qui esquissent ce « Jour d’après », marqué par la « colère » divine ou celle des éléments. C’est autour de ce « Jour d’après » que se construisent les fictions et représentations les plus inventives, qui, d’une certaine manière, restent fidèles à l’apocalypse, en concevant la catastrophe comme le prélude à un nouvel ordre du monde.

Informations pratiques :

Bibliothèque François-Mitterrand – Galeries 1 et 2
Quai François Mauriac, 75706 Paris Cedex 13

4 février 2025 – 8 juin 2025

Commissariat général

  • Jeanne Brun, directrice adjointe du Musée national d’Art moderne – Centre Pompidou en charge des collections
  • avec la collaboration de Pauline Créteur, chargée de recherche auprès de la directrice adjointe du Musée national d’Art moderne – Centre Pompidou

Commissariat

  • François Angelier, journaliste et essayiste
  • Charlotte Denoël, cheffe du service des Manuscrits médiévaux, département des Manuscrits, BnF
  • Lucie Mailland, cheffe du service Philosophie, religion, département Philosophie Histoire Sciences de l’homme, BnF

Source : Bibliothèque nationale de France

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Journée d’étude – Justices de chanoines (1200-1500)

Table ronde
Justices de chanoines (1200-1500)
coord. Élisabeth Lusset

Vendredi 21 mars 2025, 14 h – 17 h
Campus Condorcet, Aubervilliers, bâtiment sud, salle 0.019

La table-ronde des Fasti ecclesiæ gallicanæ est consacrée cette année aux justices des chanoines (xiie-xve siècle). L’histoire des justices ecclésiastiques à la fin du Moyen Âge, qu’il s’agisse des officialités épiscopales et métropolitaines, des justices seigneuriales d’Église ou encore des justices monastiques et canoniales, a connu des renouvellements importants ces dernières décennies. La table-ronde entend éclairer les spécificités des justices des chapitres cathédraux, nées des justices épiscopales, en examinant, à travers plusieurs études de cas, leur fonctionnement et leur place au sein de la pluralité des justices urbaines.

Programme :

Élisabeth Lusset (CNRS – LaMOP) – Introduction

Thomas Lacomme (Université Jean Moulin Lyon 3 – CIHAM) – Le chapitre cathédral troyen et l’exemption de la juridiction épiscopale (xiie-xve siècle)

Monique Maillard-Luypaert (chercheuse associée à l’université Saint-Louis, Bruxelles) – Crime et châtiment au chapitre cathédral de Cambrai. L’affaire du chanoine Jean Reginaldi (1443-1449) : un cas exemplaire ?

Véronique Beaulande-Barraud et Lucas Flandre (Université Grenoble-Alpes) – Le procès d’un prêtre voleur en 1479 : l’exercice de la juridiction capitulaire sur l’Hôtel-Dieu de Reims

La table-ronde pourra être suivie en présentiel ou à distance.

Inscription préalable : fasti-journees(a)services.cnrs.fr

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Publication – Alexander Treiger, « The Church Fathers in Arabic Translations »

This volume tells the story of the Arabic translations of the Church Fathers. By tracing the history of major translation centres, such as Palestine, Sinai, and Antioch, it describes how Middle Eastern Christians translated into Arabic, preserved, and engaged with their Patristic heritage. In addition to well-known authors, such as Gregory of Nazianzus, Ephrem the Syrian, and Dionysius the Areopagite, the volume presents a Patristic treatise written in Greek but preserved only in Arabic: the Noetic Paradise. Finally, by reconstructing a lost Arabic Dionysian paraphrase used by the Muslim theologian al-Ghazali, the volume explores Patristic influences on Islamic thought.

Table des matières : ici

Alexander Treiger, Ph.D. (2008, Yale University) is Professor of Religious Studies at Dalhousie University in Halifax, Nova Scotia. He is editor of the series “Arabic Christianity: Texts and Studies” (Brill). He has published extensively on translations from Greek into Arabic, Arabic Christianity, and Islamic philosophy and theology.

Informations pratiques :

Alexander Treiger, The Church Fathers in Arabic Translations, Leyde–Boston, Brill, 2025 ; 1 vol., XVIII–435 p. (Receptio Patristica, 2). ISBN : 978-90-04-71370-3. Prix : € 135,00.

Source : Brill

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Podcast – Michel Pastoureau, « Histoire du rose »

Définir ce qu’est la couleur n’est pas facile ; en retracer l’histoire non plus. Sur les objets, les images, les œuvres d’art, nous voyons les couleurs que les siècles passés nous ont laissées, non pas dans leur état d’origine mais tel que le temps les a transformées. Nous les voyons également dans des conditions de lumière sans rapport avec les éclairages anciens, tous produits par des flammes. À ces difficultés s’ajoute l’impossibilité de projeter dans le passé, sans précaution aucune, nos savoirs actuels, nos définitions, nos classifications, nos sensibilités. Ce n’étaient pas celles des sociétés qui nous ont précédés, et ce ne seront pas celles des sociétés qui vont nous suivre. Le danger d’anachronisme est là qui guette l’historien à chaque coin de document. En prenant l’exemple du rose et en exposant les grandes phases de son histoire, la conférence mettra en valeur quelques-unes de ces difficultés.

Conférence de Michel Pastoureau (cycle «Les grandes voix»), directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études, correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

Source : YouTube

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Publication – « Cuisiner au château. Actes du neuvième colloque international du CeCaB 20-22 octobre 2023 », éd. Jean Mesqui, Hervé Mouillebouche, Christian Rémy

Cuisiner au château. Actes du neuvième colloque international du CeCaB 20-22 octobre 2023, éd. Jean Mesqui, Hervé Mouillebouche, Christian Rémy, Ciry-le-Noble, CeCaB, 2025 ; 1 vol., 600 p. ISBN : 979-10-95034-40-7. Prix : € 38,00.

  • Hervé Mouillebouche, Introduction
  • Sophie Liegard, La cuisine de la villa carolingienne de Souvigny (Allier)
  • Bénédicte Guillot, Stéphanie Dervin, les premières cuisines du château de Caen : une relecture des données anciennes
  • Loïc Benoit, Laurie Flottes, Amélie Lefebvre de Rieux, La première cuisine du château de Clermont (Haute-Savoie) : organisation structurelle et tendances de consommation
  • Jean Mesqui, Cuisines et boulangeries dans les châteaux des ordres militaires au Proche-Orient
  • Jean-Jacques Schwien, Cuisiner au château, quelles traces archéologiques ? Le cas de la Franche-Comté
  • Teddy Béthus, Aurélia Borvon, Les cuisines du château de Talmont-Saint-Hilaire et de l’hôtellerie de l’abbaye de Maillezais (xe-xiie siècle)
  • Karine Vincent, Aurélia Borvon, Les cuisines du château de Suscinio (Sarzeau, Morbilhan, xiiie-xive siècle) : évolution et marqueurs archéologiques
  • Danièle Alexandre-Bidon, Cuisines et cuisiniers au château : un apport (inattendu ?) des images (xiie-xvie siècle)
  • Donatien Guégan, De l’hostel au chastel : contraste de l’équipement entre les cuisines communes et les cuisines castrales en France septentrionale (xiiie-xve siècle)
  • François Blary, Benoît Clavel, Christelle Mailhan, Cuisiner dans le grand complexe culinaire de Château-Thierry à la fin du xve siècle : l’apport de l‘étude des restes alimentaires
  • Aurélie Chantran, Appréhender les usages culinaires des châteaux à partir des sources matérielles
  • Alain Kersuzan, Les deux cuisines des grands châteaux savoyards : les exemples de Saint-Germain et de Pont-d’Ain (Ain)
  • Christophe Amiot, Quelques exemples de cuisines dans les manoirs de basse Bretagne
  • Jean Mesqui, Hervé Mouillebouche, De la « grant cuisine du commun » à la « cuisine de la bouche » chez les ducs de Bourgogne : types constructifs dans et autour de la cuisine
  • Alix Giordano, Le château de Quingey (Doubs) et sa cuisine d’après la comptabilité comtale
  • Étienne Lallau, Les cuisines élitaires à cheminée de plan centré au xve siècle : un modèle inspiré de la sphère monastique ?
  • Christofer Herrmann, La cuisine du Grand maître de l’ordre teutonique au château de Marienburg
  • Yann Morel, Au seuil de la grande salle : « la cuisine du dressoir » dans les résidences des ducs de Bourgogne aux xive et xve siècles
  • Michel Fourny, Les salles basses sous l’aula de Philippe le Bon à Bruxelles : typologie et spécificités fonctionnelles d’une cuisine et des ses annexes
  • Bertrand Haquette, Pays de Cocagne : que concocte-t-on dans les cuisines de l’Artois au Moyen Âge ?
  • Frieder Leipold, À quoi ressemblait une cuisine de château dans les anciens Pays-Bas du xvie siècle ? La cuisine du château de Heverlee
  • Alain Salamagne, Les circuits pour la bouche dans le château français de la fin du xve siècle
  • Hervé Mouillebouche, Les espaces culinaires du logis du roi de Dijon aux xviie et xviiie siècles
  • Nicolas Faucherre, Conclusion

Source : CeCaB

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