Journée d’étude – Mélanges de diplomatique normande. Journée d’étude en hommage à Marie Fauroux

(resp. P. Bauduin et V. Gazeau, CRAHAM)
Caen, 7 février 2025
Université de Caen Normandie, Campus 1, Amphi de la MRSH

Marie Fauroux a réalisé l’un des recueils d’actes les plus cités pat les historiens de la Normandie. Issu d’une thèse de l’École des chartes soutenue en 1950, le Recueil des actes des ducs de Normandie de 911 à 1066 (souvent abrégé RADN) a été publié en 1961. Il reste aujourd‘hui incontournable pour l’exploration de l’histoire de la Normandie à la fin du Xe siècle et au XIe siècle.

Marie Fauroux est décédée en avril 2021 et sa disparition au moment de l’épidémie de Covid n’a pas permis sur le moment de rendre hommage à l’autrice du « RADN ». La Journée « Mélanges de diplomatique normande » lui est dédiée et réunira des communications sur la diplomatique des Xe-XIIIe siècles, ainsi que des études ou des témoignages d’historiens ou de proches portant sur l’autrice.

Journée organisée avec le soutien du Centre Michel de Boüard -CRAHAM (UMR 6273), de l’OUEN (MRSH Caen) et de la Société l’École des chartes

9 h : Accueil

Matinée 9 h 30 -13h

Pierre Bauduin et Véronique Gazeau (Unicaen, CRAHAM) : Ouverture de la Journée

Jean-Charles Bédague (Archives de France ), « Les années de formation : Marie Le Roy Ladurie à l’École des chartes (1947-1951) ».

Camille Fauroux (Université Toulouse – Jean Jaurès, FRAMESPA) : « Marie Fauroux et la place des femmes dans la discipline historique au XXe siècle”»

Discussion – Pause

Intervention de Dominique Normand 

David Bates (University of East Anglia), « Une contribution personnelle et historiographique »

Jacques Le Maho, (CNRS, CRAHAM) : « Quelques observations sur les actes de Rollon et de Guillaume Longue Épée »

Discussion – Pause déjeuner

Après-midi 14 h -17h30

Pierre Bauduin (Unicaen, CRAHAM) : « Au bas des chartes : souscripteurs et témoins dans les actes ducaux du début du XIe siècle »

Jean-Michel Bouvris (Société des antiquaires de Normandie), « Pour en finir avec l’édition de la pancarte de Cerisy-la-Forêt ».

Véronique Gazeau (Unicaen, CRAHAM) : « Le Bec dans le Recueil des actes des ducs de Normandie de 911 à 1066 de Marie Fauroux ».

Discussion – Pause

Laurent Morelle (EPHE) : « Marie Fauroux et la diplomatique non normande : à propos des actes royaux français édités dans le Recueil des actes des ducs de Normandie ».

Grégory Combalbert (Unicaen, CRAHAM) : « Chartes et conquête. Quelques exemples des conséquences ‘diplomatiques’ de la conquête capétienne de la Normandie ».

Discussion et mot de la fin

Image du bandeau : Charte en faveur de l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen (1037-1045, extrait),  Rouen, Archives départementales de Seine-Maritime, 14 H 829 (1)

Source : Craham

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Séminaire – Usages et exploitations des mémoires de l’Antiquité 

Lieu : Université de Caen Normandie (Campus 1)

Organisation : Catherine Gaullier-Bougassas

ERC Advanced Grant AGRELITA • The Reception of Ancient Greece in Premodern French Literature and Illustrations of Manuscripts and Printed Books (1320-1550): how invented memories shaped the identity of European communities[1].

  • Émilie Poiré (EPHE-PSL, Histara), « D’Antioche à Fontainebleau. Les divinités chasseresses des Cynégétiques d’Oppien »
  • Gautier Amiel (Université de Rouen Normandie, CÉRÉdI), « Des usages d’un nouvel Antéros renaissant. Le cas de la pharmacopée amoureuse de Jean Aubery »
  • André Descorps-Declère (Université de Caen Normandie, Craham), « Sélectionner, couper et mélanger ou la réécriture médiévale de quelques portraits d’empereurs romains païens dans le premier Moyen Âge (VIe-Xe siècles) »
  • Massimo Lucarelli (Université de Caen Normandie, LASLAR), « “La continuelle lecture des choses antiques”. Sur quelques usages politiques des mémoires historiques de l’Antiquité grecque et romaine chez Machiavel »
  • Marie-Agnès Lucas-Avenel (Université de Caen Normandie, Craham), « Mémoire et usages des passés antiques dans l’historiographie italo-normande de la fin du XIe siècle »
  • Gabriel de Bruyn (Université de Caen Normandie, HisTeMé), « La place des statues grecques dans l’espace urbain de Rome, du Haut-Empire à l’Antiquité tardive »
  • Aleksander Musin (Université de Caen Normandie, Craham), « “…Car les Grecs sont des menteurs jusqu’à nos jours”. Le destin médiéval de la Grèce antique en Europe orientale : usages et abus »
  • Hélène Averseng (Université d’Angers, CIRPaLL), « Le Mystère de la Destruction de Troie de Jacques Milet. Du mythe antique au théâtre médiéval »
  • Yann Calvet (Université de Caen Normandie, LASLAR), « La chute de l’empire américain. Le cinéma américain face à la question du déclin »

Ce cycle de séminaires sera suivi de deux journées d’étude consacrées au même thème, les 12 et 13 juin 2025 à l’université de Caen Normandie (programme à venir).


[1] This project has received funding from the European Commission’s Horizon 2020 Research and Innovation programme under grant agreement No 101018777.

Source : ERC Agrelita

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Publication – Carla Meyer-Schlenkrich, « Wann beginnt die Papierzeit? Zur Wissensgeschichte eines hoch- und spätmittelalterlichen Beschreibstoffs »

Parchment or paper? The choice between these two writing materials was available to people in Italy from 1100, to those north of the Alps from the thirteenth century. If we take them by their word, they preferred the traditional animal skin. But in the hands of writers, paper took over on a broad front. This study analyzes the quiet revolution quantitatively and qualitatively, and investigates why it was so silent.

Carla Meyer-Schlenkrich, Department of History, University of Münster, Germany.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Carla Meyer-Schlenkrich, Wann beginnt die Papierzeit? Zur Wissensgeschichte eines hoch- und spätmittelalterlichen Beschreibstoffs, Berlin–Boston, De Gruyter, 2025 ; 1 vol., IX–704 p. (Materiale Textkulturen, 74). ISBN : 978-3-11129-474-2. Prix : € 129,25.

Source : De Gruyter

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Appel à contribution – Journées européennes d’archéologie 2025

Nous avons le plaisir de vous annoncer que les Journées européennes d’archéologie (JEA) se tiendront cette année du 13 au 15 juin 2025. Cet événement, situé à la croisée de plusieurs domaines scientifiques, est une occasion unique de mettre en lumière les traces matérielles des civilisations européennes, de la Préhistoire à l’Époque contemporaine.

Concept. L’archéologie, en enrichissant les connaissances sur les sociétés qui nous ont précédées, contribue à une meilleure compréhension du monde actuel. La protection du patrimoine archéologique, sa conservation et sa transmission représentent un enjeu crucial pour l’Europe. En effet, à l’heure des crises sanitaires, culturelles et économiques, l’approche archéologique, avec sa mise en perspective sur le temps long, peut constituer une source d’ouverture, de tolérance et d’espérance : un bien commun à partager. Une manifestation à l’échelle européenne dédiée à l’archéologie peut donc contribuer au développement de la notion de patrimoine archéologique tout en valorisant les diversités culturelles et historiques de chacun.

Genèse. Dès 2019, pour leur dixième anniversaire, les Journées Nationales d’Archéologie organisées en France se sont étendues au-delà des frontières et, en 2020, les JEA sont nées. En raison de la crise sanitaire et des restrictions y afférentes, l’événement s’est adapté en 2021 : le projet #Archeorama a ouvert la possibilité de créer des événements numériques et de valoriser les ressources en ligne. Mais, avec le retour à des conditions plus normales, dès 2021, les JEA ont rencontré l’énorme succès qu’on leur connaît aujourd’hui.

Et la Wallonie ? En 2024, la Wallonie a choisi de se joindre à la trentaine de pays participants chaque année aux JEA. Ce fut l’occasion de proposer de nombreuses activités aux visiteurs désireux de mieux comprendre le fonctionnement de l’archéologie wallonne et les coulisses d’un métier largement méconnu. Dans la foulée, la Région a choisi d’intégrer le comité organisateur de cet événement continental.

Soyez acteurs ! En 2025, la Wallonie vous invite à venir partager vos connaissances avec le public en tant qu’organisateur d’événement. En participant, vous contribuerez directement à la valorisation et à la préservation de notre patrimoine commun. Plusieurs types d’activités peuvent être développées : événements numériques, accueil de groupes scolaires, ateliers, circuits découverte, conférences, dégustations, démonstrations, portes ouvertes, projections, spectacles, visites guidées, …

L’Agence wallonne du Patrimoine vous accompagne. L’Agence prendra en charge votre inscription en ligne sur le site officiel des JEA et participera avec vous à la promotion de vos initiatives. Vous pourrez, en outre, bénéficier d’un subside de maximum 500,00 € pour organiser votre activité et de maximum 100,00 € par jour de prestation pour assurer l’encadrement.

Séance d’information. Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire et vous remercions par avance pour votre précieuse collaboration. Une séance d’information gratuite et facultative est organisée le 11 février 2025 à Namur (Auditorium de Beez). Si vous souhaitez vous y inscrire, complétez le formulaire (date limite d’inscription : 7 février 2025).

Lancez-vous ! Les Journées européennes de l’Archéologie 2025 en Wallonie promettent d’être un événement riche en découvertes et en échanges. Rejoignez-nous et faites partie de cette aventure passionnante. Votre engagement et votre passion sont essentiels pour faire de ces journées un succès retentissant.

Inscription ? Elles seront ouvertes à partir du 11 février 2025 et jusqu’au 26 mars 2025. Toutes les informations (formulaires, promotion, etc.) vous seront communiquées à la séance du 11 février ou, en cas d’absence, par email. Tout sera également repris sur notre site internet.

Source : AWaP

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Appel à contribution – François et Claire d’Assise dans la littérature française du Moyen Âge 

Journées d’étude internationales 
« François et Claire d’Assise dans la littérature française du Moyen Âge »

Avril 2026, Université Jean Monnet Saint-Étienne
Organisées dans le cadre du projet ANR
« E2F – Écritures franciscaines en français (1217-1517).
Communication littéraire et “invention” de la modernité »

L’importance de François et Claire d’Assise pour le xiiie siècle ainsi que pour toute la fin du Moyen Âge n’est plus à démontrer. Ces deux saints, à l’origine des ordres des Frères mineurs et des Pauvres Dames promis à un développement fulgurant, ont contribué à l’émergence d’idées nouvelles qui influenceront profondément et durablement la spiritualité occidentale.

L’histoire du corpus hagiographique latin de François d’Assise montre comment chaque version de sa vie « témoigne à la fois d’un moment et d’une sensibilité particulières de l’histoire de l’Ordre des Frères mineurs » (Dalarun, 2009, 150), ce qui renvoie à la fameuse “question franciscaine” : celle de la mémoire changeante des origines, de la quête du François authentique, ainsi que du contraste entre la première fraternité franciscaine et la multitude des frères des périodes ultérieures. L’époque médiévale a été jalonnée en effet de grandes problématiques historiographiques liées à la mémoire du Poverello : le conflit entre Conventuels et Spirituels dès la fin du xiiie siècle (autour de la question de la pauvreté et de la fidélité à la Règle), les polémiques répétées autour de la réalité des stigmates (Vauchez, 1968), les accusations d’idolâtrie portées à l’encontre des Franciscains par les partisans de Luther aux premiers temps de la Réforme (Viallet, 2022) en constituent quelques exemples éloquents.

Alors qu’elle était restée longtemps dans l’ombre de François, il a fallu la redécouverte de sources spécifiquement clariennes dans les dernières décennies du xxe siècle pour que Claire d’Assise soit mise en lumière pour elle-même (Le Huërou, 2014). Claire fut une femme auteure à part entière – fait suffisamment rare au xiiie siècle pour être souligné. Elle fut notamment la première femme à rédiger une règle de vie religieuse féminine (Dalarun et Le Huërou, 2013). Une tension apparut rapidement entre l’héritage spirituel de Claire et le souhait de la papauté de ramener son projet évangélique radical aux modalités monastiques traditionnelles. La Légende de sainte Claire Vierge de Thomas de Celano marque le point de départ de la construction d’une mémoire « officielle » de Claire d’Assise, qui fut « sans cesse actualisée et recomposée en fonction des vicissitudes historiques », et face à laquelle se développa très tôt, en marge, « une autre mémoire, celle des sœurs » (Le Huërou, 2014).

La présence de François et Claire d’Assise dans la littérature vernaculaire, et spécifiquement dans la littérature en langue française, est attestée dès le premier tiers du xiiie siècle (Vorreux, 1988 et 1992) et, pour François au moins, jusqu’aux époques moderne et contemporaine (Bonord, 2019 et 2024). Outre leurs Vies vernaculaires en vers et en prose, traduites et parfois adaptées à partir des différents modèles latins, on retrouve la présence des deux saints dans une grande variété de textes, qu’ils appartiennent à la littérature religieuse (prières et chansons adressées à François ou à Claire, etc.), morale et d’édification (recueils d’exempla tels que le Ci nous dit, Vie des pères, Pèlerinage de vie humaine de Guillaume de Digulleville, etc.), ou profane (Chronique rimée de Philippe Mouskés, Frère Denise de Rutebeuf, remaniement du Roman de la Rose par Gui de Mori, Roman de Fauvel, Dit des Jacobins et des Fremeneurs de Jean de Condé, Farce de Frère Guillebert, etc.). Certains épisodes de la vie du Pauvre d’Assise et certains miracles accomplis par lui semblent avoir particulièrement frappé l’imagination des médiévaux : c’est le cas de sa stigmatisation (Vorreux, 1988, 47), phénomène sans précédent dans l’histoire de la sainteté, mais aussi de l’épisode de la crèche de Greccio (Vorreux, 1988, 36-37), ou encore de celui du loup de Gubbio (Luongo et Montefusco, 2022).

Organisées à l’occasion du huit-centième anniversaire de la mort du Poverello, ces journées d’étude internationales se proposent d’examiner la façon dont les figures de saint François et de sainte Claire furent représentées, promues ou critiquées dans la littérature française médiévale (à l’exception du corpus strictement hagiographique des Vies) écrite à l’intention d’un public « illettré », aussi bien aristocratique que populaire.

Deux axes de réflexions seront privilégiés, qui ne sont naturellement pas exclusifs l’un de l’autre :

Axe 1 : la nature des textes français médiévaux mettant en scène les figures de François et Claire

  • Quelles sources franciscaines circulaient au sein du monde laïc ? À quelles sources, en particulier latines, les auteurs vernaculaires ont-ils puisé ? Ces derniers appartiennent-ils à l’Ordre des Frères mineurs ? Sont-ils des clercs ou des laïcs ? Pour les textes anonymes, y a-t-il au sein des textes ou de leurs supports des indices (textuels, paratextuels) qui renvoient au franciscanisme ou, au contraire, tendent à prouver que l’œuvre a vu le jour en dehors de la mouvance mineure ?
  • À quel type de public les textes mettant en scène François et Claire s’adressaient-ils et dans quels milieux ont-ils circulé ? Peut-on identifier des commanditaires ou destinataires précis ? On sait par exemple que l’abbaye de Longchamp, qui abrita la première communauté féminine d’inspiration franciscaine dans la région parisienne, fut un foyer de création littéraire autour de la figure d’Agnès d’Harcourt (Field, 2003 et 2006).
  • Quelle orientation (édifiante, satirique, poétique, romanesque…) les textes présentent-ils ?

Axe 2 : les mutations des figures de François et Claire dans la littérature française médiévale

  • Quels éléments des saints et de leur spiritualité les textes retiennent-ils ? Sur quels épisodes de leur vie se concentrent-ils, et pourquoi ? Nous savons que François a pu être représenté tour à tour en héraut de la pauvreté et de l’humilitas, modèle de pénitence, chantre de la Création, figure de la caritas, incarnation de la joie (à travers le thème de l’hilaritas vultus), joculator Domini, ou encore initiateur d’un dialogue avec l’islam à la faveur de sa rencontre avec le sultan Malik al-Kâmil (Tolan, 2007). Comment ces différents visages du saint trouvent-ils à s’exprimer en langue française ? Les questions soulevées par l’image de François et de Claire sont-elles les mêmes en français qu’en latin ?
  • Quels thèmes et enjeux la mise en scène des figures de François et Claire permet-elle d’aborder ? Peut-on cerner des récurrences en fonction des époques, des types de textes, des milieux dans lesquels ces textes ont circulé ? Que nous disent les représentations textuelles des deux saints du rapport homme-femme notamment ? Quels modèles masculin ou féminin de la sainteté les textes véhiculent-ils (Dalarun, 1997) ? Comment cela fait-il écho à la nature des publics à qui les textes étaient destinés et auprès de qui ils ont circulé ?
  • Les saints sont-ils connotés positivement ou négativement ? Les détracteurs de l’Ordre, en particulier dans le cadre de la satire des Mendiants liée à la Querelle de l’Université de Paris, ont ainsi pu ériger François en contre-exemple (positif) du comportement des Frères mineurs et souligner le décalage existant entre les pratiques du père fondateur (incarnant l’idéal originel) et celles des frères de leur époque (accusés d’avoir abandonné cet idéal).
  • François et Claire sont-ils associés à d’autres saints ? L’alliance entre François et Dominique se rencontre par exemple dès la Légende dorée de Jacques de Voragine (Vorreux, 1988, 68), ou encore dans le Manuel d’histoire dit de Philippe de Valois, repris dans Renart le Contrefait, qui décrit les deux saints comme les « deux lumières » du monde. La figure de Claire, de son côté, a servi de modèle à Agnès d’Harcourt pour la rédaction de la Vie d’Isabelle de France, sœur de Louis IX et fondatrice de l’abbaye de Longchamp (Pagan, 2018 ; Field, 2018).

Ces axes et ces interrogations ne sont évidemment pas exhaustifs et ne sont destinés qu’à fournir des pistes de réflexion.

Par l’analyse des représentations de François et Claire dans la littérature française du Moyen Âge, il s’agira de :

  • mettre en lumière les transformations subies, à travers leurs manifestations littéraires, par les figures « historiques »de François et Claire d’Assise – telles qu’on peut se les représenter à partir des sources hagiographiques franciscaines ;
  • caractériser les discours (qu’ils soient religieux, moraux, politiques ou littéraires) au service desquels ces représentations des saints ont été mises, ce qui implique une réflexion autour des auteurs ou commanditaires des textes, des intentions de ceux-ci, des destinataires des textes et de la façon dont ces auteurs et leurs publics se sont approprié les saints ;
  • déterminer dans quelle mesure les contours d’un « réservoir imaginaire franciscain » (Bonord, 2019, 7), centré autour des figures de François et Claire, peuvent être tracés pour l’époque médiévale et le domaine français ;
  • examiner la façon dont François et Claire, ayant intégré la mémoire collective, ont pu répondre à des préoccupations diverses et résonner avec l’actualité d’une époque ou d’un milieu, démontrant ainsi la « flexibilité » de l’héritage franciscain.

Les propositions de communication (résumé + notice bio-bibliographique, 1 page maximum) sont à soumettre pour le 15 mai 2025 aux deux adresses suivantes : thibaut.radomme@univ-st-etienne.fr et chloe.mccarthy@univ-st-etienne.fr

Les journées d’étude sont prévues au mois d’avril 2026. Les dates exactes seront définies dans le courant du printemps 2025. Les frais de séjour et de bouche des participant-e-s seront pris en charge. Dans la mesure du possible, il est demandé que les participant-e-s puissent financer leurs frais de transport.

Comité d’organisation
Chloe McCarthy (Université Jean Monnet Saint-Étienne)
Thibaut Radomme (Université Jean Monnet Saint-Étienne)

Comité scientifique
Mattia Cavagna (Université catholique de Louvain)
Florent Coste (Université de Lorraine)
Cédric Giraud (Université de Genève)

Indications bibliographiques

Baldelli, Ignazio, « Francesco d’Assisi e il volgare », dans Società internazionale di studi francescani / Centro interuniversitario di studi francescani, Francescanesimo in volgare (secoli xiii–xv). Atti del XXIV Convegno internazionale, Assisi, 17–19 ottobre 1996, Spolète, Centro italiano di studi sull’alto medioevo, 1997, p. 5-39.

Battais, Lise, « La courtoisie de François d’Assise. Influence de la littérature épique et courtoise sur la première génération franciscaine », Mélanges de l’École française de Rome – Moyen Âge, 109/1 (1997), p. 131-160.

Bonord, Aude et Christian Renoux (dir.), François d’Assise, un poète dans la cité. Variations franciscaines en France (xixe–xxe siècles), Paris, Classiques Garnier [POLEN – Pouvoir, lettres, normes, 14], 2019.

Bonord, Aude, Présences littéraires de François d’Assise (xxe–xxie siècles), Paris, Classiques Garnier [Études de littérature des xxe et xxie siècles, 126], 2024.

Boriosi, Marc, « Traduire le franciscanisme : introduction aux premières “vulgarisations” des légendes de saint François d’Assise (France–Italie, xiiie–xve siècles) », Collectanea Franciscana, 67/3-4 (1997), p. 389-430.

Boriosi, Marc, « Légendes en langue vulgaire », dans Jacques Dalarun (dir.), François d’Assise. Écrits, Vies, témoignages, Paris, Éditions du Cerf – Éditions franciscaines [Sources franciscaines], 2010, t. 2, p. 3363-3372.

Boriosi, Marc, « Saint François en vers. Les premières légendes rimées en français (xiiisiècle) », Études franciscaines, n.s., 3 (2010), p. 55-77 et 241-271.

Dalarun, Jacques, « François et Claire. Masculin/féminin dans l’Assise du xiiie siècle », Médiévales, 32 (1997), p. 83-95.

Dalarun, Jacques, « François d’Assise et la quête du Graal », Romania, 505-506 (2009), p. 147-167.

Dalarun, Jacques (dir.), François d’Assise. Écrits, Vies, témoignages, 2 t., Paris, Éditions du Cerf – Éditions franciscaines [Sources franciscaines], 2010.

Dalarun, Jacques et Armelle Le Huërou (dir.), Claire d’Assise. Écrits, Vies, documents, Paris, Éditions du Cerf – Éditions franciscaines [Sources franciscaines], 2013.

Desbonnets, Théophile et Damien Vorreux, Saint François d’Assise. Documents, écrits et premières biographies, Paris, Éditions franciscaines, 1968, 3e éd. 2002.

Field, Sean L. (éd. et tr.), The Writings of Agnes of Harcourt. The Life of Isabelle of France and the Letter on Louis IX and Longchamp, Notre Dame, University of Notre Dame Press, 2003.

Field, Sean L., Isabelle of France. Capetian Sanctity and Franciscan Identity in the Thirteenth Century, Notre Dame, University of Notre Dame Press [Notre Dame Texts in Medieval Culture], 2006.

Field, Sean L., « De la Vie française de Claire d’Assise à la Vie d’Isabelle de France », Memini. Travaux et documents, 24 (2018) [en ligne]. DOI : https://doi.org/10.4000/memini.1116

Ho, Cynthia O., Beth A. Mulvaney et John K. Downey (dir.), Finding Saint Francis in Literature and Art, New York, Palgrave Macmillan, 2009.

Le Huërou, Armelle, « À la (re)découverte de Claire d’Assise et ses sources : à propos de l’anthologie Claire d’Assise. Écrits, Vies, documents », Études franciscaines, n.s., 7 (2014), p. 57-68.

Luongo, Alberto et Antonio Montefusco (dir.), Il lupo di Gubbio. Origini, tradizione e ricezione di una storia francescana, Spolète, Centro italiano di studi sull’alto medioevo [Uomini e mondi medievali, 72], 2022.

Pagan, Martine, « Les légendes françaises de Claire d’Assise (xiiie–xvie siècle). I. Inventaire et classement des manuscrits », Études franciscaines, n.s., 7 (2014), p. 5-35.

Pagan, Martine, « Les légendes françaises de Claire d’Assise (xiiie–xvie siècle). II. Édition du plus ancien manuscrit de la version longue (BnF, fr. 2096) », Études franciscaines, n.s., 7 (2014), p. 221-272.

Pagan, Martine, « Les légendes françaises de Claire d’Assise (xiiie–xvie siècle). III. Édition et commentaire du manuscrit 663 de la Bibliothèque de l’Institut de France », Études franciscaines, n.s., 8 (2015), p. 5-25.

Pagan, Martine, « De la Légende latine aux Vies françaises de Claire d’Assise », Memini. Travaux et documents, 24 (2018) [en ligne]. DOI : https://doi.org/10.4000/memini.1106

Tolan, John, Le saint chez le sultan : la rencontre de François d’Assise et de l’Islam. Huit siècles d’interprétation, Paris, Seuil, 2007.

Ubald d’Alençon, « Chansons populaires du Moyen Âge en l’honneur de saint François », Études franciscaines, 14 (1905), p. 382-390.

Vauchez, André, « Les stigmates de saint François et leurs détracteurs dans les derniers siècles du Moyen Âge », Mélanges de l’École française de Rome – Mélanges d’archéologie et d’histoire, 80/2 (1968), p. 595-625.

Viallet, Ludovic, « Réformés contre réformés. Remarques sur les premières controverses entre franciscains et “luthériens” en Saxe (1517-1520) », dans Pierre Antoine Fabre et Jérémie Foa (dir.), Les disputes et la conversion religieuse de l’Antiquité au xviie siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2022, p. 121-134.

Vorreux, Damien, François d’Assise dans les lettres françaises, Paris, Desclée de Brouwer, 1988.

Vorreux, Damien, « François d’Assise et la littérature française », dans Geneviève Hasenohr et Michel Zink (dir.), Dictionnaire des lettres françaises. Le Moyen Âge, Paris, Fayard, 1992, p. 463-464.

Vorreux, Damien, Sainte Claire d’Assise. Documents, biographie, écrits, procès et bulle de canonisation, textes de chroniqueurs, textes législatifs et tables, Paris, Éditions franciscaines, 1983, 2e éd. 2002.

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Publication – « Building the Presence of the Prince. The Institutions Responsible for the Construction and Management of the Buildings of European Courts (14th-17th centuries) », éd. José Eloy Hortal Munoz, Merlijn Hurx

By the late Middle Ages, architecture became an increasingly important means of representation of princely rule and institutions. In addition to their symbolic significance, the ruler’s buildings served a host of practical purposes. Obviously, castles and fortresses defended the territory, while urban and rural residences served the itinerant court during its proceedings, but their possessions also comprised a wider network of estates that included infrastructure and agricultural, commercial, industrial, and administrative buildings. Together, these networks of sites became a significant means of consolidating the sovereigns’ power and served as key instruments for promoting their rule. To tighten the control over their possessions and to ensure their upkeep, rulers set up Offices of Works, permanent administrative bodies entrusted with their management.

These building administrations have not yet been systematically studied, and it remains unclear to what extent such centralised institutions developed autonomously, responding to local conditions and requirements, or were part of international developments facilitated by the close networks of the European courts.

This volume, with contributions from architectural historians, administrative historians, and court historians, represents a first attempt to compare these institutions on a pan-European scale from the late Middle Ages up to the end of the seventeenth century. It aims to explore the relationships between the local specificities of these organisations and their shared characteristics. From a multidisciplinary perspective, it addresses questions concerning the nature of such administrations, their purpose, organisational structure, and judicial powers, as well as their role in the formation of the state.

José Eloy Hortal Muñoz is Professor of Early Modern History at the University Rey Juan Carlos in Madrid since 2009. His main research interests are the political history of the Habsburg Netherlands in the sixteenth and seventeenth century, and particularly the Courts of Brussels and Madrid, the royal guards of the Spanish Habsburgs and, currently, the Royal Sites (Reales Sitios) during Habsburg times. His major works include the monographs Las guardas reales de los Austrias hispanos (Madrid, 2013); Los asuntos de Flandes. Las relaciones entre las Cortes de la Monarquía Hispánica y de los Países Bajos durante el siglo XVI (Saarbrücken, 2011); and (with Gijs Versteegen) Las ideas políticas y sociales en la Edad Moderna (Madrid, 2016).

Merlijn Hurx is professor of Architectural History at KU Leuven. He specialises in medieval and early modern architecture in the Low Countries and is PI of the ERC-funded project URBAN-DELTA. Building Metropolises in the Mud, which investigates innovation in delta building technology in Europe and China in the pre-industrial age.

Acknowledgements

1. Introduction
José Eloy Hortal Muñoz and Merlijn Hurx

Part I. Administrative Reforms and Procedures

2. The Management of Buildings in the Duchy and County of Burgundy at the Time of the Valois Dukes
Hervé Mouillebouche 

3. The Brabantine ‘Office of Works’ and the Centralisation of Burgundian Administration
Robert Stein

4. Centralisation and Decentralisation in Burgundian Building Administrations in the Low Countries
Merlijn Hurx

5. The Prague Castle Bauordnung of 1557: Context, Conditions, Outcome
Sarah Lynch

6. Building for the High Nobility in the Low Countries: the Architectural Project Management of Charles of Croÿ (1560-1612)
Sanne Maekelberg

7. Power, Environment and Territory: the Creation and Implementation of Royal Forestry Legislation and Administration in Portugal from a Mediterranean Perspective (14th-17th centuries)
Koldo Trápaga 

8. The Administration and Funding of the Royal Sites of the Spanish monarchy during the Sixteenth and Seventeenth Centuries: The Junta de Obras y Bosques
Félix Labrador Arroyo

Part II. Architects and Administrators

9. Building for a Royal Prince around 1400: the Case of Jean de Berry
Thomas Rapin 

10. Managing Royal Buildings in Mediaeval and Early Modern Portugal
Nuno Senos and Hélia Silva 

11. The Early Development of Princes´ Building Administrations in the Holy Roman Empire (16th-17th Centuries)
Anna-Victoria Bognár

12. Building the Palaces of Frederik Hendrik, Prince of Orange: the Nassau Estates’ Council, Its Architects and Its Building Contractors (1625-47)
Konrad Ottenheym

13. Between Tradition and Evolution: The Superintendence of the King’s Buildings in the Era of Hardouin-Mansart
Benjamin Ringot

Part III. Representing the Prince

 14. The Functions of the Institutions Responsible for the Ruler´s Works: Princely (Royal) Geographies as an Instrument for Princely Rule
José Eloy Hortal Muñoz 

15. Royal Ambition and the Stuart Office of Works 1604-49
Simon Thurley 

16. Fracturing or Strengthening the Royal Presence: Dynasticism and Royal Places in Early Modern Sweden
Fabian Persson

17. Palaces and Royal Places where no Kings Lived: Royalty in the Viceroyalties
Manuel Rivero Rodríguez 

18. Conclusions
José Eloy Hortal Muñoz and Merlijn Hurx

Index of Names

Index of Princely Sites and Geographies

Informations pratiques :

Building the Presence of the Prince. The Institutions Responsible for the Construction and Management of the Buildings of European Courts (14th-17th centuries), éd. José Eloy Hortal Munoz, Merlijn Hurx, Turnhout, Brepols, 2025 ; 1 vol., 344 p. (Architectura moderna, 14). ISBN : 978-2-503-59336-4. Prix : € 109,00.

Source : Brepols

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Colloque – Quand histoire et sciences se rencontrent. Quel regard historique porter sur la circulation des savoirs au Moyen âge ?

Le renouvellement des perspectives de lecture et d’interprétation des savoirs anciens, à travers les textes ou d’autres formes de matériaux et de supports, a permis d’accorder progressivement une pleine légitimité – jadis sous-estimée – à la pratique d’une histoire des sciences. Celle-ci a d’ailleurs été étendue à une histoire des savoirs et des pratiques dans une perspective sociologique et anthropologique plus large. Quant à la notion même de science, elle reste largement sujette à débat et échappe le plus souvent aux exigences de toute définition stricte.

À la suite des travaux de Gérard Simon (pour l’histoire de la physique) ou encore de Jacques Roger (pour l’histoire de la biologie), un renouveau historiographique a invité à resituer la pensée, les savoirs et les pratiques scientifiques dans leur contexte, pour les envisager au sein de leur « cohérence propre » dans un cadre intellectuel et culturel qui dépasse celui de la science occidentale contemporaine. L’étude porte alors sur une temporalité plus large et sur un espace géographique plus étendu, englobant les influences mutuelles et les phénomènes de transmission.

Il s’agit encore de mettre en évidence la valeur scientifique de cette pensée antique et médiévale, pour rompre avec la conception d’une rationalité qui serait l’apanage de la pensée moderne, héritière de la révolution scientifique du XVIIe siècle. En effet, longtemps soumises aux visions positiviste et téléologique de l’histoire des sciences, les sciences anciennes sont considérées dans leur rapport à cette modernité vue comme l’émergence d’un savoir érigé en véritable science par l’acquisition d’une méthode, qui connut son aboutissement avec les progrès majeurs du XIX-XXe siècle. Les sciences anciennes, quant à elles, étaient, au mieux, lues avec admiration par les tenants d’une lecture continuiste et progressiste, en recherche du précurseur de théories récentes, ou avec condescendance par les défenseurs d’une vision discontinuiste, soulignant les erreurs du passé corrigées par la modernité (Roger 1964). Cette attitude participe d’une disqualification des savoirs et des pratiques, qui seraient nécessairement dépassés ou « pré-scientifiques ».

Ce colloque s’inscrit à la suite des recherches qui envisagent une histoire globale des sciences et remettent en cause une lecture eurocentrée, selon laquelle la science aurait pris naissance avec les Grecs et l’activité spéculative, et connu un véritable essor au XVIIe siècle avec l’émergence de la méthode expérimentale (Rashed 1984, 1997). En particulier, la place assignée aux sciences arabes médiévales dans l’histoire est interrogée sous un jour nouveau (F. Sezgin, D.R. Hill, G. Saliba, C. Burnett, etc.). Les travaux majeurs de R. Rashed ont également promu une approche déterritorialisée. Ils accordent une place importante aux échanges et à la circulation (hommes, textes, objets, …) et remettent en cause « l’occidentalité de la science classique » (Rashed 1984), balisant ainsi un champ d’études en y établissant les normes de rigueur : interroger son objet et ses méthodes, porter un regard critique sur les textes, etc. (Crozet 2004)

Nous nous situons dans la continuité des résultats du projet de recherche Speculum Arabicum (UCLouvain, 2012-2017) et donnons suite aux pistes d’investigation qui en ont émergé (de Callataÿ, Cavagna & Van den Abeele 2021). Alors que la publication de synthèse qui en a découlé aborde la question des croisements culturels en ouvrant plusieurs dossiers thématiques (connaissance du ciel et de la terre, étude et usage du monde animal, diffusion de la connaissance), nous souhaitons revenir sur les enjeux méthodologiques propres à l’étude de l’histoire des sciences et de leur transmission. L’approche se veut dynamique et déterritorialisée, convoque l’expression des savoirs sous diverses formes – écrites, orales, iconographiques, archéologiques, artistiques – et souhaite explorer le(s) contexte(s) de leur émergence et de leur construction. La question des supports sera ainsi envisagée, en lien avec la diffusion manuscrite des ouvrages scientifiques et du rôle joué par la transition vers l’imprimé. De plus, l’influence des institutions sera aussi interrogée, en particulier le rôle des universités, des écoles, des bibliothèques, des hôpitaux et plus largement des politiques urbaines comme vecteurs d’intégration et de transmission des savoirs.

Enfin, si la science ne peut s’inscrire que dans une histoire longue, ce colloque sera l’occasion de réinterroger le rapport de l’histoire des sciences à l’historicité : est-ce que le système de « vérités » supposées acquises et atteintes à partir de la modernité qui les a construites détermine à lui seul ce qui par le passé est correct ou non, ou dans le passé appartient à la science ou non (Simon 1991) ? L’histoire des sciences est-elle alors une histoire comme les autres ? A-t-elle une temporalité propre ? Ses exigences, du fait qu’elle traite de la science, sont-elles les mêmes que pour une histoire économique, culturelle, sociale ? Les normes de la science sont-elles les mêmes en tout temps, en tout lieu ? Doit-on lire les événements scientifiques comme éléments d’une histoire, au sein de leur histoire, ou à partir de leur histoire ? (Macherey 2007) Dans ce sens, quel statut accorder aux éléments constitutifs d’un savoir, inscrit dans sa temporalité, comme les savoirs alchimiques ou astrologiques ? Comment appréhender un discours selon des normes qui s’écartent de celles de notre temps, et qui ne sont pas nécessairement partagées entre toutes les disciplines (domaine littéraire ? scientifique ? philosophique ? médical ?), et qui elles-mêmes ont vu leurs contours fluctuer ? Comment dépasser un cloisonnement disciplinaire (notamment entre lettres et sciences), qui a longtemps nourri un jugement rétrospectif négatif sur les savoirs anciens ?

Programme : ici

17-19 févr. 2025 Tunis (Tunisie)

Organisateurs
Meyssa Ben Saâd (Univ. de la Manouba – SPHère UMR 7219)
Kaouthar Lamouchi-Chebbi (Univ. de la Manouba – SPHère – UMR 7219)
Grégory Clesse (UCLouvain)
Florence Ninitte (Univ. degli Studi di Verona)

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Publication – Bernard Ghienne (†) et Bernard Delmaire, « Reliques et reliquaires dans le Pas-de-Calais (diocèse d’Arras), 1802-1851. Édition critique du Registre Parenty »

Entre 1845 et 1860, l’érudit artésien François Parenty copia dans un gros cahier quelque 240 documents sur la restauration du culte des reliques après les bouleversements de la Révolution française. Beaucoup de ces textes sont dus à Mgr de La Tour d’Auvergne – dont le chanoine Parenty était le secrétaire – qui fut de 1802 à 1851 à la tête du diocèse d’Arras, rétabli après le concordat de 1801 dans les limites du département du Pas-de-Calais. Ce registre a été découvert il y a quelques années chez un collectionneur de Saint-Omer. Des recherches aux Archives diocésaines ont permis de retrouver les originaux de presque tous les documents copiés par Parenty et d’y ajouter autant de textes qu’il n’avait pas repris ; ces inédits sont répertoriés et analysés en annexe à l’édition du Registre. L’édition est précédée d’une introduction codicologique et historique et enrichie de cinq annexes et de cinq index. Sont jointes près de cinquante illustrations, notamment une quarantaine de photographies en couleur de châsses et de reliquaires décrits dans le registre et existant encore. L’ouvrage apporte des matériaux abondants, presque tous inédits, à l’histoire de la Révolution française et de la première moitié du XIXe siècle et, pas seulement dans le domaine religieux, à l’histoire de 120 communes du département, à la connaissance du patrimoine mobilier, à l’iconographie et à l’histoire de l’art.

Bulletin de souscription : ici

Informations pratiques :

Bernard Ghienne (†) et Bernard Delmaire, Reliques et reliquaires dans le Pas-de-Calais (diocèse d’Arras), 1802-1851. Édition critique du Registre Parenty, Arras, Commission départementale d’histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais, 2025 ; 1 vol., 300 p. (Mémoires de la Commission départementale d’histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais, 42). Prix : € 35,00.

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Publication – André Vauchez, « Les passionnées de Dieu. Expériences religieuses féminines au Moyen Âge »

Quand on évoque les grandes figures spirituelles du Moyen Âge, on pense spontanément à Bernard de Clairvaux, François d’Assise ou Bonaventure. Mais à côté d’eux, plusieurs femmes ont marqué leur temps et bénéficié parfois d’une réputation de sainteté. Certaines sont connues, au moins de nom – Hildegarde de Bingen, Claire d’Assise ou encore Catherine de Sienne –, mais la plupart d’entre elles, surtout des laïques, sont restées dans l’ombre.
Exhumant des archives inédites, compulsant les textes hagiographiques ou analysant les représentations iconographiques, c’est en expert qu’André Vauchez ressuscite quelques-unes de ces personnalités dans une série d’enquêtes monographiques passionnantes, assorties de superbes illustrations. Et nous fait ainsi découvrir l’efflorescence de la sainteté féminine des derniers siècles du Moyen Âge.
Une référence incontournable.

Professeur émérite d’histoire du Moyen Âge, spécialiste d’histoire religieuse médiévale, ancien directeur de l’École française de Rome et membre de l’Institut, André Vauchez a consacré de nombreux ouvrages au culte des saints et à la religion populaire, dont Les Laïcs au Moyen Âge et Sanctuaires chrétiens d’Occident aux Éditions du Cerf.

Informations pratiques :

André Vauchez, Les passionnées de Dieu. Expériences religieuses féminines au Moyen Âge, Paris, Éditions du Cerf, 2025 ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-2-20413-665-5. Prix : € 25,00.

Source : Éditions du Cerf

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Bourse – MGH Fellowship (2025-2026)

The Monumenta Germaniae Historica (MGH) are a non-university research institution dedicated to the study of medieval history with a special focus on the edition of medieval Latin sources. In 2025, the charitable MGH friends association „Pro arte edendi – Freunde der MGH e.V.“ finances one two-month MGH fellowship for a doctoral or post-doctoral researcher working in the field of source edition and source studies. Good German language skills are a prerequisite.

The successful applicant will be financially supported with the regular travel costs to and from his or her place of residence to Munich and return and with 4000 € to cover living expenses in Munich. The MGH will help the new fellow find quarters in Munich. For the period of two months, he or she receives research assistance at the Munich institute from members of the MGH staff and a reserved working place in the reading room of the MGH library. At the institute, the fellow will be introduced to the MGH digital edition methods. In cooperation with professors at the Ludwig-Maximilians-Universität in Munich, MGH fellows have the opportunity of presenting and discussing their projects in the context of advanced seminars, colloquia, or during the annual summer school, depending on the time of their sojourn. As an MGH fellow, he or she becomes part of an international network of scholars dedicated to the research of medieval sources.

Application requirements:

  • a research project or PhD thesis focusing on an edition or source studies that is near completion
  • good German-language skills

Selection and notification procedure:

The closing date for applications for the MGH fellowship is March 31, 2025. The applications will be evaluated by the board of members of „Pro arte edendi – Freunde der MGH e.V.“ and all applicants will be informed of the decision by the end of May 2025. In coordination with the MGH, the successful applicant may choose any month between July 2024 and March 2025 for the research visit.

Please include with your application:

  • a brief outline of your research project (1-2 pages) and proof that it is in an advanced stage of completion
  • a short record of your scholarly activities or studies (1 page)
  • your curriculum vitae
  • a letter of recommendation from a university professor (at least one recommendation)

Please submit your application papers as a PDF file to the chair of the board of „Pro arte edendi – Freunde der MGH e.V.“, Prof. Dr Marc-Aeilko Aris: foerderverein@mgh.de

Source : Monumenta Germaniae Historica

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