Appel à contribution – Écritures médiévales de la pleurabilité. Éthiques et frontières de la compassion au Moyen Âge

Si l’on en croit les textes médiévaux, la tristesse et la douleur ne sont pas nécessairement des émotions contagieuses. Les pleurs d’un personnage peuvent certes y inspirer la compassion de ceux devant qui ils sont versés. Mais les infortunes d’autrui peuvent aussi susciter des affects variés chez celles et ceux qui les observent, en une polyphonie des points de vue que les fictions confrontent parfois au sein d’un même texte : la paralysie soudaine du héros éponyme de Renaut de Montauban provoque la pitié de certains mais la raillerie des autres[1] ; la mort des fils de Soliman dans la Chanson d’Antioche entraîne l’hilarité des croisés contre le désespoir du père[2] ; dans Sire Hain et dame Anieuse, les blessures d’Anieuse lors du combat qui l’oppose à son mari affligent sa voisine Aupais sans émouvoir le voisin Simon[3].

C’est cette conscience du caractère fondamentalement subjectif et variable de la compassion que ces journées d’études se proposent d’interroger. Si le champ bien établi de l’histoire des émotions a déjà longuement exploré, à travers le concept de communautés émotionnelles, la façon dont les normes sociales d’un groupe déterminent qui pleure et comment[4], ces journées entendent s’intéresser aux conditions, explicites et implicites, délimitant dans les textes médiévaux qui et ce qui peut être pleuré, autrement dit, ce qui est ou non “pleurable”.

En employant cet adjectif, emprunté à la notion de pleurabilité (grievability) forgée par Judith Butler pour penser l’inégale reconnaissance de la vulnérabilité des individus dans les modèles sociaux contemporains, cet appel voudrait proposer une rencontre entre le champ de l’histoire des émotions et celui de la philosophie politique auquel les travaux de Judith Butler se rattachent : alors que les études sur la pitié, l’empathie et la compassion médiévales se sont beaucoup intéressées aux aspects religieux et dévotionnels[5] voire érotiques[6] de la sensibilité aux malheurs d’autrui, notre approche entend se concentrer sur les conditions sociales et politiques de l’émergence et de l’expression de la pitié. Si, comme l’ont montré les travaux de Butler, la capacité d’un sujet à penser les souffrances d’un groupe est étroitement liée à la visibilisation de ce groupe autant qu’à la reconnaissance sociale dont il bénéficie, des recherches récentes témoignent de la conscience que certains auteurs médiévaux peuvent avoir de ces déterminants sociaux[7].

Fortes de ce constat, ces journées d’études se proposent d’analyser la façon dont les écrits et les représentations médiévales formulent et théorisent, mais aussi interrogent voire déplacent les conditions sociales et littéraires, politiques et poétiques, qui favorisent ou au contraire interdisent l’éveil et l’expression de la compassion à l’égard des individus ou de groupes qui pourraient être définis comme “à la marge” de la norme sociétale. Au-delà de cet examen d’une possible redéfinition des frontières du pleurable au Moyen Âge selon les contexte, ces rencontres seront l’occasion de réfléchir aux mécanismes éthiques et esthétiques ainsi qu’aux dispositifs d’écriture qui permettent la reconnaissance de certaines souffrances, ou au contraire favorisent la minimisation ou l’invisibilisation de certaines peines.

En se situant dans une perspective interdisciplinaire cherchant à croiser les domaines de la littérature, de l’histoire et de la philosophie, il s’agira en fin de compte d’explorer les réponses que les textes médiévaux apportent à la question formulée par Judith Butler pour nos temps d’aujourd’hui : “Quels sont les corps qui comptent, et pourquoi[8] ?”.

            Pourront être envisagés, sans s’y limiter, les angles d’approche suivants :

Discours sur le pleurable

On pourra tout d’abord s’intéresser aux discours qui explicitent les conditions de la compassion et délimitent le champ du pleurable.

Dans une perspective théorique, pourront être analysés les textes scientifiques sur les mécanismes de la compassion : les réflexions de Pietro d’Abano sur la “condouleur[9]”, les développements d’Evrart de Conty sur les liens entre compassion et participation[10], ou encore les réceptions médiévales du livre V des Faits et paroles mémorables de Valère Maxime fournissent-ils des cadres conceptuels susceptibles de définir qui ou ce qui mérite d’être pleuré ?

Dans cette même optique, pourront être étudiés les textes fictionnels qui interrogent les critères propres à définir un individu comme digne de pitié. Ainsi du désaccord entre Virgile et Dante lorsque, en traversant le huitième cercle de l’Enfer, ce dernier y reconnaît un cousin de son père : si Virgile considère que Dante ne devrait pas éprouver de compassion pour ce damné agressif, le poète florentin estime au contraire que cette agressivité, indice d’une mort violente qui n’a pas été vengée, n’autorise que davantage sa pitié.

Ce questionnement sur la légitimité ou l’illégitimité de la compassion peut aussi passer par des discours qui établissent une échelle des souffrances : dans les Quinze Joies de mariage, le narrateur minimise la douleur des femmes parturientes pour faire des hommes les seuls membres du foyer à porter véritablement les souffrances de la vie en ménage[11]. Comment la hiérarchisation des douleurs contribue-t-elle à établir une frontière entre des tourments jugés pleurables et d’autres qui ne le sont pas ? Dans le prolongement de cette réflexion, il sera nécessaire de mener l’enquête sur l’éventuelle différenciation genrée et sociologique dans le degré d’empathie : l’analyse des productions discursives portant sur la pleurabilité permettra peut-être de mettre au jour une coïncidence entre l’appartenance à un genre (gender) et/ou une catégorie sociale d’une part, et la réception des afflictions perçues comme plus ou moins pleurables d’autre part.

La construction du pleurable/de l’impleurable : susciter ou empêcher la compassion

En second lieu, il serait intéressant d’interroger les procédés d’écriture mis en place au sein des textes pour orienter l’affectivité compassionnelle du lectorat et définir un individu ou un personnage comme digne ou indigne d’être pleuré : quelles sont les stratégies textuelles employées pour provoquer ou au contraire entraver la compassion ?

1 – On pourra s’intéresser dans cette perspective à l’étude des dynamiques narratives, en se demandant comment certains récits construisent les conditions de possibilité de ce qu’Alain Rabatel a appelé une “mobilité empathique[12]”. Les parcours de saintes femmes étudiés par Damien Boquet[13] ou les itinéraires de femmes maltraitées analysés par Rose Delestre[14] illustrent comment des personnages qui suscitaient au départ colère ou mépris peuvent parvenir à éveiller la compassion de leur entourage, à faire reconnaître leur vulnérabilité et gagner leur droit à être pleurés. Quels sont alors les ressorts narratifs qui favorisent la mise en récit de ce déplacement de l’empathie ? À l’inverse, d’autres configurations font peut-être fonctionner cette “mobilité empathique” dans le sens d’un abandon ou d’un recul de la compassion : c’est en ce sens que peut s’analyser l’intervention du bouvier qui, dans Aucassin et Nicolette, reproche à Aucassin de pleurer amèrement la perte de son lévrier alors que lui-même ne se permet pas de s’apitoyer sur sa vie misérable[15]. À l’exemple d’Aucassin, qui semble bien renoncer à l’auto-apitoiement (« tu es de bon confort, biax frere »), par quelles stratégies et dans quels buts certains récits peuvent-ils organiser la sortie de leurs personnages du champ du pleurable ?

2 – La question se prête par ailleurs à une approche rhétorique et stylistique, qu’il pourrait être particulièrement fertile de mettre au service d’une étude des techniques utilisées pour prévenir l’empathie du lectorat, ou au contraire la favoriser. L’analyse des modalités de “blocage” de la compassion à l’égard de certaines minorités, par exemple religieuses, serait certainement fructueuse, à l’instar de ces victimes de l’inquisition dominicaine présentées dans les exempla rédigés au sein de l’ordre mendiant comme les responsables des violences qui ont entraîné leur mort[16]. D’une tout autre manière, les Miracles de Gautier de Coinci poursuivent probablement un même objectif lorsqu’ils mobilisent une rhétorique de la jubilation pour raconter comment des groupes non chrétiens “ocis furent et macecré[17]” : comment ce type de textes développe-t-il des stratégies poétiques visant à masquer les violences subies par certains peuples, à ôter à ces peuples leur statut de victimes vulnérables, pour encourager du même coup ce que Richard Kieckhefer a appelé “l’empathie pour l’oppresseur[18]” ? À l’inverse, l’examen des formes spécifiques de la “rhétorique de l’exceptionnel” permettrait sans doute de mettre en relief les stratégies scripturales visant à présenter comme unanimement reconnue, et donc incontestable, la pleurabilité d’un individu dont la foi est pourtant équivoque : ainsi d’Alexandre le Grand dans le roman d’Alexandre de Paris, dont la mort suscite un deuil tel que “[n]is cil le regreterent d’estranges regions / Qu’il ot fait maintes fois grans persecucions[19]”. Comment l’apparente universalité de la communauté des pleurants ainsi construite par le texte littéraire participe-t-elle de la vision d’une figure païenne hautement pleurable dans un Moyen Âge pourtant fortement christianisé ?

3 – Au cœur du dispositif mobilisant ces deux versants (susciter et empêcher la compassion) et des glissements possibles de l’un à l’autre, une pratique semble émerger à la lecture d’un certain nombre de témoins textuels : celle de l’humiliation. L’étude de ses modalités et des scripts émotionnels qu’elle investit aurait le mérite d’éclairer les conditions de possibilité du pleurable, selon que l’opprobre vise à l’annuler ou à le faire advenir. En guise d’exemple, rappelons combien les avanies infligées par l’armée franque aux sarrasins d’Aliscans ont pour but de les moquer voire de les ridiculiser, et non de faire naître une quelconque empathie à leur égard, là où les affronts subis par un Beuve de Hamptone au cours de son itinéraire héroïque concourent à rebours à l’ériger en figure digne de susciter la pitié.

Empathie et pleurs à l’épreuve des cadres normatifs

Il serait aussi fructueux de s’intéresser aux situations dans lesquelles la pitié ou l’empathie éprouvées à l’égard d’autrui heurtent frontalement et explicitement les normes émotionnelles du groupe face auquel cette compassion s’exprime.

1 – Ce type de heurt peut prendre place au sein même des récits, lorsqu’ils soulignent qu’un personnage fait preuve de pitié envers un autre qui ne devrait pas en susciter (excommunié, hérétique, condamné à mort, ennemi de guerre, ou simplement figure trop repoussante pour émouvoir). Comment cet écart par rapport à la norme sociale est-il perçu et interprété ? S’il peut parfois apparaître comme un indice admirable de sainteté (pensons à saint Louis qui n’hésite pas à soigner de ses mains des lépreux dont le corps pourrissant écœure le narrateur[20]), l’apitoiement sur ceux que la société rejette peut aussi être perçu comme un signe de trahison et de perversion : ainsi de la Guibourc du Willehalm allemand, dont la pitié pour les sarrasins vaincus éveille la suspicion[21]. Selon quelles conditions le fait de pleurer ceux que la société juge impleurables est-il perçu comme admirable ou, au contraire, comme dangereux ?

2 – La collision entre une expression individuelle de compassion et les normes émotionnelles d’un groupe peut aussi se jouer, non pas au sein de la diégèse, mais dans le cadre de la réception d’un texte. C’est le cas de la Guerre de Juifs de Flavius Josèphe, qui raconte les scènes de cannibalisme engendrées par le siège de Jérusalem dans le but d’émouvoir ses lecteurs sur le sort du peuple juif, mais qui, d’après les travaux de Vincent Vandenberg[22], a au contraire suscité l’horreur et l’indignation du public médiéval. Comment la réception des textes nous renseigne-t-elle alors sur le caractère mouvant des frontières de la pitié ?

À ce titre, l’étude appellera probablement une réflexion sur les dissonances parfois rencontrées au sein des textes médiévaux entre points de vue intradiégétique et extradiégétique : selon quelles modalités narratives et rhétoriques se construisent les écarts entre des situations individuelles perçues comme non pleurables par tout ou partie du personnel diégétique, et ces mêmes situations considérées au contraire comme pleurables par l’auditoire-lectorat ? Songeons aux ignominies subies par Girart de Roussillon et son épouse Berte,  lesquels sont objets de railleries émanant de leurs ennemis ou détracteurs, mais tenus pour dignes d’admiration et de pitié de la part du jongleur et du public.

3 – Enfin, la façon dont l’expression de la compassion peut heurter les normes émotionnelles d’un groupe pourra intéresser l’étude des circonstances de production des écrits : une piste de réflexion pourra consister à explorer la situation difficile de certains auteurs sur le plan politique. Qu’il suffise de penser à l’embarras dans lequel se trouve Philippe de Commynes, lui qui a changé d’allégeance et transféré sa loyauté de Charles le Téméraire au roi Louis XI, lorsqu’il relate dans ses Mémoires les guerres de Bourgogne : l’auteur semble marcher sur une ligne de crête, se refusant à trancher quant à la pleurabilité ou la non-pleurabilité du sort funeste scellant le destin de son ancien maître.

Souffrances invisibles, souffrances impleurables ? Faire entendre les voix inaudibles

            Un dernier axe d’étude pourra porter sur les relations entre compassion et visibilisation des souffrances, dans la mesure où les douleurs impleurées sont aussi, comme l’a montré Judith Butler, des douleurs invisibilisées, et qui n’ont pas de voix pour se dire : quelles stratégies ont pu être développées pour faire entendre, par exemple, les malheurs du pauvre, dont le Roman de la Rose a théorisé l’invisibilisation en affirmant que  “povre chose ou qu’ele soit / est touz jorz honteuse et despite[23]” ? Comment rendre dignes d’être entendues, d’occuper la sphère littéraire, les souffrances auxquelles la société n’est pas réputée s’intéresser ?

1 – On pourra interroger en ce sens les enjeux des textes dont la stratégie est de donner voix à l’infortuné, mais en adoptant une posture de distance qui évite de donner prise à l’empathie : sont bien connus les exemples des Congés de Jean Bodel ou de Baude Fastoul, qui font entendre la voix du lépreux tout en choisissant de “se mettre du côté des rieurs[24]”, ou encore de Rutebeuf, qui recourt au burlesque pour faire entendre la plainte du marginal dans un texte comme la Complainte sur son œil. Pourrait-on voir dans ce type d’écriture une façon de ménager un espace d’expression aux souffrances du pauvre en une période caractérisée par son désintérêt à l’égard du problème sociologique de la pauvreté[25]

2 – À l’inverse, on pourra s’intéresser aux textes qui assument pleinement leur empathie à l’égard des minorités souvent invisibilisées : ainsi de la complainte Mont sont il a meschief mis rédigée en ancien français mais en alphabet hébreu, qui fait mémoire d’hommes et de femmes condamnés au bûcher par l’Inquisition à Troyes en 1288, en faisant entendre de façon poignante l’angoisse d’un jeune enfant “ebahi du foe ki si s’eprent[26]”. Les plaintes que ce type de textes fait entendre peuvent-elles correspondre à ce que Judith Butler définit comme des “pleurs militants”, à la portée contestataire et politique ?

Les journées d’études se tiendront à l’université Paris Cité les 15 et 16 octobre 2025. Les propositions de communication, d’environ 500 caractères, pourront être envoyées avant le 20 avril 2025, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, aux deux adresses suivantes : aracil.claire@gmail.com et sancho.lisa@gmail.com.

Suggestions bibliographiques

Butler Judith, Ce qui fait une vie : essai sur la violence, la guerre et le deuil, Paris, Zones, 2010 pour la traduction française.

_____, La Force de la non-violence. Une obligation éthico-politique, Paris, Fayard, 2021 pour la traduction française.

_____, Dans quel monde vivons-nous ? Phénoménologie de la pandémie, Paris, Flammarion, 2023 pour la traduction française.

Geremek Bronislaw, La Potence ou la pitié. L’Europe et les pauvres du Moyen Âge à nos jours, Paris, Gallimard, 1987.

Joye Sylvie, La Construction sociale du sujet exclu, IVe-XIe siècle : discours, lieux et individus, Turnhout, Brepols, 2019.

Lignereux Cécile, Macé Stéphane, Patzold Steffen et Ridder Klaus (éd.), Vulnerabilität / La Vulnérabilité. Discours et représentations du Moyen Âge aux siècles classiques, Bedrohte Ordnungen 13, 2020.

Morrison Karl F. et Bell Rudolph M. (éd.), Studies on Medieval Empathies, Turnhout, Brepols, 2013.

Lee Templeton (ed.), Grief, Gender, and Identity in the Middle Ages. Knowing Sorrow, Brill, 2022.

Todeschini Giacomo, Au pays des sans-nom : Gens de mauvaise vie, personnes suspectes ou ordinaires du Moyen Âge à l’époque moderne, Lagrasse, Verdier, 2015.


[1] Ce passage a été analysé par Claude Roussel, “Le rire et les larmes dans les chansons des geste tardives”, dans L’Épopée romane. Actes du XVe Congrès international Rencesvals, dir. Gabriel Bianciotto et Claudio Galderisi, Poitiers, Centre d’études supérieures de civilisation médiévale,2002, t. 1,p. 335-343.

[2] La Chanson d’Antioche, éd. et trad. Bernard Guidot, Paris, Honoré Champion, coll. “Champion Classiques. Moyen Âge”, 2011, laisses CVIII (v. 2486-2489) et CXIV (v. 2498-2502).

[3] De sire Hain et dame Anieuse, NRCF 2, p. 1-26.

[4] Voir entre autres Piroska Nagy, Le Don des larmes au Moyen Âge, Paris, Albin Michel, 2000 ; Laurent Smagghe, Les Émotions du prince, Paris, Classiques Garnier, 2012 (p. 325-407) ; Lee Templeton (dir.), Grief, Gender and Identity in the Middle Ages. Knowing Sorrow, Leiden/Boston, Brill, 2022.

[5] C’est l’approche privilégiée dans l’ouvrage Studies on Medieval Empathies (éd. Karl F. Morrison et Rudolph M. Bell, Turnhout, Brepols, 2013), ainsi que dans le colloque Pitié, miséricorde, compassion au Moyen Âge et à la Renaissance organisé en novembre 2021 par Fosca Mariani Zini et Marcello Angheben à Tours.

[6] Voir Megan Moore, The Erotics of Grief. Emotions and the Construction of Privilege in the Medieval Mediterranean, Cornell University Press, 2021.

[7] Voir en particulier les travaux des historien·ne·s des classes marginales, notamment François Garnier, “Figures et comportement du pauvre dans l’iconographie des XIIe et XIIIe siècles”, dans Horizons marins, itinéraires spirituels (Ve-XVIIIe siècles), dir. Henri Dubois et alii, vol. 1, 1987, p. 303-318 ; Jean-Louis Roch, “Le jeu de l’aumône au Moyen Âge”, Annales, 1989, 44-3, p. 505-527 ; ibid., Vivre la misère au Moyen Âge, Paris, Les Belles Lettres, 2023. D’autres travaux plus récents insistent davantage sur la capacité des fictions à sensibiliser leur lectorat à la vulnérabilité de figures marginalisées : voir Rose Delestre, “De l’empathie et du soin dans la fiction médiévale française. Étude poéthique de quelques récits de femmes maltraitées au XIIe et au XIIIe siècles”, Notos, n° 6, Formes de l’empathie : arts et langages, 2022 [en ligne] ; David Strong, The Bond of Empathy in Medieval and Early Modern Literature, Boston, De Gruyter, 2022.

[8] Judith Butler, “Ces corps qui comptent encore”, dans Judith Butler : une politique du sensible, dir. Amélie Bescont et Lucile Richard, Raisons politiques, n° 76, 2019/4, p. 15-26, ici p. 24.

[9] Voir Béatrice Delaurenti, La Contagion des émotions. Compassio, une énigme médiévale, Paris, Classiques Garnier, 2016, p. 46.

[10] Ibid., p. 56.

[11] Voir la septième Joie des Quinze Joies de Mariage, dans Nouvelles du Moyen Âge, éd. et trad. Nelly Labère, Paris, Gallimard, coll. “Folio classique”, 2010, p. 190.

[12] Alain Rabatel, “Récit et mobilité empathique”, dans Le Récit en questions, dir. André Petitjean, Pratiques. Linguistique, littérature, didactique, n° 181-182, 2019,  consultable en ligne : https://journals.openedition.org/pratiques/5655?lang=en#tocto1n2.

[13] Damien Boquet, Sainte Vergogne. Les privilèges de la honte dans l’hagiographie féminine du XIIIe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2020.

[14] Rose Delestre, “De l’empathie et du soin dans la fiction médiévale française…”, art. cit.

[15] Aucassin et Nicolette, dans Nouvelles courtoises occitanes et françaises, trad. Suzanne Méjean-Thiolier et Marie-Françoise Notz-Grob, Paris, Librairie Générale Française, 1997, ici p. 676-678 : “se j’ai or perdu, je gaaignerai une autre fois, si sorrai mon buef quant je porrai, ne ja por çou n’en plouerai. Et vos ploraste por un cien de longaigne ? Mal dehait ait qui ja mais vos prisera ! – Certes, tu es de bon confort, biax frere”.

[16] Anne Reltgen-Tallon, “Faut-il avoir pitié des hérétiques ?”, dans Justice et miséricorde. Discours et pratiques dans l’Occident médiéval, dir. Catherine Vincent, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, 2015, p. 221-239, en particulier p. 230 et autour.

[17] Gautier de Coinci, Les Miracles de Nostre Dame, éd. Frédéric Koenig, Genève, Droz, coll. “Textes littéraires français”, 1955-1970, 4 t., ici t. 4, v. 543, p. 63.

[18] Richard Kieckhefer, “Empathy for the Oppressor”, Studies on Medieval Empathies, dir. Karl F. Morrisson et Rudolph M. Bell, Turnhout, Brepols, 2013, p. 317-336.

[19] Alexandre de Paris, Le Roman d’Alexandre, éd. et trad. Laurence Harf-Lancner, Paris, Librairie Générale Française/Le Livre de Poche, coll. “Lettres gothiques”, 1994, v. 1367 et 1369-1370, p. 830.

[20] Guillaume de Saint-Pathus, Vie de saint Louis, éd. Henri-François Delaborde, Paris, Picard, 1899, p. 107 : il “les servoit a genouz et leur terdoit leur bouches du sang qui leur decouroit par les narines, ne pas ne lessoit ce a fere pour la porreture qui decouroit par les narines du malade, la quele porreture honnissoit et soilloit les mains du saint roi”.

[21] Voir Leslie Zarker Morgan, “Le merveilleux destin de Guibourc d’Orange”, Olifant, vol. 25, n° 1-2, 2006,  p. 321-337, ici p. 324-325.

[22] Voir Vincent Vandenberg, De chair et de sang. Images et pratiques du cannibalisme de l’Antiquité au Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014, p. 200-208.

[23] Guillaume de Lorris, Le Roman de la Rose, éd. Armand Strubel, Paris, Librairie Générale Française/Le Livre de Poche, coll. “Lettres gothiques”, 1997, v. 456-457, p. 64.

[24] Michel Zink, “Le ladre, de l’exil au Royaume. Comparaison entre les Congés de Jean Bodel et ceux de Baude Fastoul”, dans Senefiance, n° 5, Exclus et systèmes d’exclusion dans la littérature et la civilisation médiévales, 1978, p. 69-88.

[25] Voir Michel Mollat, Les pauvres au Moyen Âge, Paris, Hachette, 1978.

[26] Mont sont il a meschief mis, strophe VI v. 2, complainte éditée par Arsène Darmesteter, “Deux élégies du Vatican”, Romania, t. 3, n° 12, 1874, p. 443-486, ici p. 463. À propos de ce poème, voir aussi Anne Ibos-Augé, Brigitte Lesne et Colette Sirat, “Du texte à la musique : enjeux d’une reconstruction mélodie. Juifs et trouvères – Chansons juives du XIIIe siècle en ancien français et en hébreu”,dans Philologie et Musicologie. Des sources à l’interprétation poético-musicale (XIIe-XVIe siècles), dir. Christelle Chaillou-Amadieu et alii, Paris, Classiques Garnier, 2019, p. 29-47.

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Publication – G.H. Herris, « The Sisterbook of Master Geert’s House, Deventer. The Lives and Spirituality of the Sisters, c. 1390–c. 1460 »

The Sisterbook of Master Geert’s House contains the lives of sixty-four Sisters of the Common Life who died between 1398 and 1456. Founded as an alms-house for destitute women in 1374, by the end of the fourteenth century Master Geert’s House had become a home for women desiring to live a life of humility and penitence, as well as in community of goods without vows. The Sisterbook was likely written sometime between 1460 and 1470, at a time when the religious fervour that had characterized the earlier Sisters had begun to wane. It was to incite the readers and hearers of the Sisterbook, which would have been read in the refectory during mealtimes, to imitate the earlier Sisters who are portrayed as outstanding examples of godliness and Sisters of the Common Life. The opening sentence of the Sisterbook succinctly sums up the author’s reason for writing it: ‘Here begin some edifying points about our earlier Sisters whose lives it behoves us to have before our eyes at all times, for in their ways they were truly like a candle on a candlestick’, and who, by implication, could still illumine the way for her own generation of Sisters. The first foundation of Sisters of the Common Life, Master Geert’s House became the ‘mother’ house of numerous other houses in the Low Countries and Germany directly as well as indirectly and served as an inspiration for others.

G. H. Gerrits: The author-translator’s leading contributions to the study of the Modern Devotion are studies of the thought of Gerard Zerbolt of Zutphen (1367–1398) and Johan Brinckerinck (1359–1419). A second field of research and publication is the Dutch-Canadian community in the Maritime provinces of Canada. He taught Medieval, Renaissance and Reformation history at Acadia University, Wolfville, Nova Scotia, for nearly thirty years.

Table des matières :

Introduction

  • The Sisterbook of Master Geert’s House, One of a ‘Family’ of Five
  • The Sister Community in Master Geert’s House and Its Daily Routine
  • The History of the House of Master Geert
  • The Sisters. A Prosopographical Overview
  • The Mistress, and Other Offices
  • The Founding of New Sister Houses and the Reformation of Others
  • Profectus virtutum (Progress in the Virtues), the Guiding Principle in the Sisters’ Lives and Spirituality
  • The Sisterbook of Master Geert’s House: Its Composition and Sources
  • The Sisterbook: Genre and Resemblance to Other Sisterbooks
  • The Bible and Christian Authors Cited in the Sisterbook
  • Dirk de Man’s Edition of the Sisterbook and the Present Translation

The Sisterbook of Master Geert’s House, Deventer. The Lives and Spirituality of the Sisters

Appendix 1. List of Mothers/Mistresses and Priest‑Rectors of Master Geert’s House

Appendix 2. Sisters Mentioned in the Sisterbook that Do Not Have their Own Vita

Bibliography

Index of Biblical Texts

Index of Names and Places

Subject Index

Informations pratiques :

G.H. Herris, The Sisterbook of Master Geert’s House, Deventer. The Lives and Spirituality of the Sisters, c. 1390–c. 1460, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 352 p. (Medieval Women: Texts and Contexts, 33). ISBN : 978-2-503-60249-3. Prix : € 105,00.

Source : Brepols

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Colloque – Kloster Fulda: Wissen, Identität, Reform

Der Philosoph und Mediävist Gangolf Schrimpf (1935-2001) begründete 1981 das Forschungsprojekt Bibliotheca Fuldensis. Ziel seines Vorhabens war die Erforschung der mittelalterlichen Bibliothek des Klosters Fulda, die im Dreißigjährigen Krieg zerstreut wurde. Der Förderkreis der Theologischen Fakultät ermöglichte es seitdem, die erhaltenen Handschriften und Fragmente in hochwertiger Reproduktion analog und digital in Fulda zusammenzutragen.

Seit über 10 Jahren ermöglich die Gangolf Schrimpf Visiting Fellowship WissenschaftlerInnen mit einem Forschungsprojekt aus dem Bereich der Geschichte oder Geistesgeschichte des frühen oder hohen europäischen Mittelalters – vorzugsweise mit Zusammenhang zu Fuldaer Handschriften – die Gelegenheit zu einem Forschungsaufenthalt am Institut Bibliotheca Fuldensis.
Anlässlich des Jubiläums laden das Institut Bibliotheca Fuldensis, die Bibliothek der Theologischen Fakultät Fulda, die Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte, der Förderkreis für theologisch-historische Studien in Fulda e.V. in Kooperation mit dem Fuldaer Geschichtsverein e.V. zu einer Tagung ein.

Donnerstag 13.2.2025

19:00 Uhr Grußwort Bischof Dr. Michael Gerber, Großkanzler der Theologischen Fakultät Fulda

Öffentlicher Festvortrag (in Kooperation mit dem Fuldaer Geschichtsverein e.V.)

Prof. Dr. Klaus Gereon Beukers (Kiel) – Fuldaer Gelehrsamkeit. Das Kreuzeslob von Hrabanus Maurus und seine Bildtexte

Verabschiedung bzw. Ernennung der Mitglieder des wissenschaftlichen Beirats

Empfang

Freitag, 14.2.2025

ab 8:30 Ankunft und Begrüßungskaffee

9:00 Einführung – Dr. Gereon Becht-Jördens, Leiter des Institutes Bibliotheca Fuldensis

9:15 Uhr Einführung Themenkreis Wissen – Prof. Dr. Mark-Aeilko Aris (München, Mitglied des Wissenschaftlichen Beirats)

9:30 Uhr Dr. Nicolas De Maeyer (Leuven, Fellow 2023) – Die lateinischen Kirchenväter im Kloster Fulda im 8.-9. Jahrhundert.
Handschriftliche Überlieferung, Rezeption und monastische Netzwerke.

Kaffeepause

11:00 Uhr Einführung Themenkreis Identität – Dr. Berthold Jäger (Fulda, eh. Mitglied des Wissenschaftlichen Beirats)

11:15 Uhr Dr. Johanna Jebe (Tübingen, Fellow 2019) Wer und was ist eigentlich « das Kloster Fulda »?
Denkanstöße auf Grundlage der Alltagsschriftlichkeit im Kloster des 9. Jahrhunderts.

12:15 Uhr Panel aktueller Forschung

Mittagspause

4:00 Uhr Einführung Themenkreis Reform – Prof. Dr. Christine Kleinjung (Potsdam, Mitglied des wissenschaftlichen Beirats)

14:15 Uhr Prof. Dr. Andreas Odenthal (Bonn, Fellow 2022) – Wissen, Identität, Reform – im Medium des Gottesdienstes. Eine Spurensuche in den liturgischen Traditionen des Klosters Fulda

15:00 Uhr Diskussion

Anschließend: Abreise bzw. Möglichkeit zu einer Führung im Institut Bibliotheca Fuldensis

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Base de données – « Légendiers latins », dir. Cécile Lanéry-Ouvrard

Dans les années 1990, à l’Université de Namur, Guy Philippart lança un ambitieux projet de saisie électronique de tous les catalogues de manuscrits hagiographiques latins alors déjà publiés par les Bollandistes depuis la fin du XIXe s. Au sein du Centre de recherche « Hagiographies », qu’il animait au département d’histoire de l’Université de Namur, Michel Trigalet et François De Vriendt, eux-mêmes épaulés par Paul Bertrand et Bénédicte Legrain, créèrent la base de données Légendiers (1993-1997) : ils y combinèrent les données des catalogues et les rubriques correspondantes de la Bibliotheca Hagiographica Latina (BHL), et ils enrichirent celles-ci d’éléments divers, fournissant ainsi les matériaux d’une grande enquête statistique sur l’histoire de la sainteté et des textes afférents. De son côté, la Société des Bollandistes procéda à la saisie électronique des incipit et desinit des textes répertoriés par la BHL : ce travail fut mené à bien par Jean-Marie Delanghe.

L’une des finalités de l’entreprise Légendiers était d’aboutir à un index cumulatif des catalogues de manuscrits latins publiés par les Bollandistes. D’un commun accord, il avait été décidé que la Société des Bollandistes se chargerait de sa révision et de sa publication. La solution qui s’imposa fut celle d’une édition sur support électronique. Élaborée par Robert Godding et Xavier Lequeux, une nouvelle base de données vit le jour : elle combinait des éléments de la base namuroise Légendiers avec ceux que les Bollandistes avaient saisis de leur côté. Le tout fut commodément adapté à une consultation en ligne. Baptisé Bibliotheca hagiographica latina manuscripta (BHLms), ce nouvel outil fut mis gratuitement à la disposition des chercheurs, de 1999 à 2024, sur le site de l’Université de Louvain (1).

Le lancement de la BHLms, rapidement devenue indispensable aux chercheurs, constitua une étape décisive, mais certainement pas définitive. Elle ouvrit la voie à une entreprise similaire du côté grec : une collaboration entre la société des Bollandistes et la section grecque de l’IRHT aboutit ainsi au lancement de la BHGms, accessible depuis 2017 sur la base Pinakes de l’IRHT.

L’affaire, du côté latin, n’était pas close pour autant. Le corpus mis à disposition par la BHLms était en effet limité aux seuls catalogues bollandistes. Mais l’outil utilisé n’autorisait pas de mise à jour substantielle. Pour pouvoir l’enrichir du dépouillement d’autres catalogues de manuscrits latins, il fallait donc réfléchir à une nouvelle base de données, plus évolutive, et susceptible de prendre le relais de la BHLms, menacée d’obsolescence. C’est dans cet esprit que Michel Trigalet confia à l’IRHT la base Légendiers élaborée à Namur durant son doctorat. En 2019, sous l’impulsion de François Bougard, directeur de l’IRHT, et de Robert Godding (s.j.), directeur de la Société des Bollandistes, un partenariat fut donc noué entre l’IRHT, la Société des Bollandistes et l’Université de Namur, avec l’ambition d’aboutir à la publication d’une nouvelle base de données, qui prit le nom de Légendiers latins.

Qui sommes-nous ?

La base Légendiers latins est le fruit du travail d’une équipe de chercheurs placée à l’IRHT sous la direction scientifique de Cécile Lanéry-Ouvrard :

– Cécile Lanéry-Ouvrard (chercheuse CNRS, IRHT) : 2019 –.
– Fernand Peloux (anciennement à l’Université de Namur, aujourd’hui chercheur au CNRS, TRACES, Toulouse) : 2019 –.
– Antonin Charrié-Benoist (chargé de recherche documentaire à l’IRHT) : sept. 2019 – août 2023.
– Renaud Alexandre (ingénieur de recherche au CNRS, IRHT) : 2023 –.
– Bastien Dubuisson (ingénieur d’études contractuel à l’IRHT) : oct. 2023 – mars 2024.
– François De Vriendt (Société des Bollandistes) : 2024 –.

Sur le plan informatique, la base actuelle a fait l’objet, à l’IRHT, des travaux successifs de Guillaume Porte et de Cyril Masset. Aujourd’hui, elle est hébergée sur les serveurs de l’IRHT, qui en assure, grâce à son pôle informatique, la maintenance et les mises à jour informatiques.

Que trouve-t-on dans la base Légendiers latins ?

La base Légendiers latins a pris pour fondement la base Légendiers que Michel Trigalet avait constituée pour sa thèse de doctorat, consacrée à l’étude quantitative du corpus hagiographique latin des origines à 1500 (2).

Comme cette base Légendiers avait également inspiré la BHLms, on retrouvera dans la base Légendiers latins l’essentiel des données de la BHLms, assorties des dépouillements supplémentaires effectués, en son temps, par Michel Trigalet et l’équipe de Namur. Pour simplifier l’utilisation de la base Légendiers latins, nous avons dû, toutefois, masquer un certain nombre de renseignements annexes qui figuraient dans la base de Michel Trigalet.

À ces données, nous continuons d’ajouter de nouveaux apports, à commencer par ceux du fichier inédit des Bollandistes. Ce fichier de manuscrits hagiographiques latins, constitué de fiches cartonnées (un peu plus de 10 000 au total) résulte des dépouillements bibliographiques opérés par les Bollandistes pendant plusieurs décennies. Ces fiches ont été numérisées et leur contenu se trouve progressivement intégré à la base Légendiers latins. On trouvera dans l’onglet « Actualités » une synthèse régulièrement mise à jour des dossiers hagiographiques déjà traités.

Dans le même temps, les données contenues dans la base font l’objet de vérifications, de compléments et de corrections ponctuelles, dossier par dossier, au fil des recherches menées par les membres de l’équipe. Chaque notice porte la date des dernières corrections effectuées.

La base Légendiers latins est interopérable avec les autres bases hébergées par l’IRHT (Arca, Pinakes, etc.). Le cas échéant, les manuscrits évoqués dans la base sont donc assortis de liens vers leur reproduction numérique, ou d’indications relatives à leur provenance/origine.

À ce jour, la base Légendiers latins ne saurait prétendre à l’exhaustivité. C’est une entreprise perfectible et évolutive, qui fera l’objet de mises à jour et d’accroissements constants. À terme, nous espérons qu’une veille permanente pourra nous permettre d’y intégrer les données des catalogues les plus récents.

Comment utiliser la base Légendiers latins ?

La base Légendiers latins permet de mener 6 types de recherches :

1) Par dossier hagiographique, c’est-à-dire par nom (latin) de saint, tel qu’il se trouve orthographié dans les volumes imprimés de la BHL.

NB : En cas d’homonymie, les dossiers ont été numérotés : une recherche sur le dossier Acacius vous conduira donc vers deux dossiers hagiographiques distincts, Acacius et soc. in Monte Ararath (= Acacius01), et Acacius ep. (Melitenae ?) (= Acacius02).

2) Par numéro BHL, c’est-à-dire par le numéro attribué à un texte dans les volumes imprimés de la BHL. Les fiches « Numéro BHL » permettent d’obtenir la liste des exemplaires manuscrits témoins de ce numéro BHL.

• Il est possible de trier cette liste par ordre alphabétique ou par date : cliquer sur l’indicatif « Ville » pour classer les villes par ordre alphabétique ; cliquer sur l’indicatif « tpq » (terminus post quem), ou « taq » (terminus ante quem) pour classer les témoins par ordre chronologique.

• Depuis cette liste, vous pouvez accéder à d’autres informations :

➢ En cliquant sur un nom de fonds, vous accéderez à la notice « Fonds » correspondante (bibliographie du fonds et liste des manuscrits dépouillés de ce fonds).

➢ En cliquant sur la cote d’un exemplaire manuscrit, vous accéderez à la notice « Exemplaire » de ce manuscrit (i.e. son contenu hagiographique détaillé, et des commentaires éventuels, d’ordre codicologique ou historique).

➢ En cliquant sur les indications de folios, vous accéderez à la notice « Témoin » associée à ces feuillets. Elle contient d’éventuels commentaires sur la physionomie du texte, tel qu’il apparaît dans ces feuillets (titre, lacunes éventuelles, incipit variant, bibliographie spécifique, etc.). Ces notices « Témoins », encore très laconiques pour la plupart, sont appelées à s’étoffer au fil du temps.

NB : les textes non répertoriés par la BHL (abrégés divers, extraits de martyrologes, etc.), ou simplement non identifiés faute d’informations disponibles, sont signalés dans la base sous un code fictif « BHL + nom du saint concerné », par exemple « BHL Acacius01 », pour un texte non identifié concernant Acacius et soc. in Monte Ararath.

3) Par auteur (en latin) lorsque celui-ci est connu, ou qu’un texte lui a été attribué.

4) Par fonds, en introduisant le nom de la ville, de la bibliothèque ou du fonds, dans la langue usuelle du pays dans lequel il se trouve.

5) Par manuscrit, c’est-à-dire par cote (actuelle).

NB : à l’heure actuelle, dans l’index des exemplaires manuscrits, la même cote peut apparaître à plusieurs reprises. Dans la base Légendiers de Michel Trigalet, lorsqu’un manuscrit était formé de plusieurs unités codicologiques, ou avait subi des ajouts ultérieurs, chacune de ses parties recevait une notice « exemplaire » distincte ; de ce fait, une même cote pouvait se trouver éclatée entre plusieurs notices « exemplaires » différentes. La présente base a hérité de cette disposition ; mais un travail en cours vise à réunir les différentes notices associées à une même cote, tout en préservant une présentation différenciée de ses unités codicologiques.

6) Par incipit/desinit, tels qu’on les trouve consignés dans la BHL.

Nous contacter

La base Légendiers latins est encore largement expérimentale; la fermeture inopinée de la base BHLms nous a par ailleurs contraints à brusquer notre propre calendrier, pour mettre ce nouvel outil à la disposition des chercheurs, sans attendre d’en avoir révisé toutes les données. Il y subsiste donc beaucoup d’inexactitudes et d’approximations. Mais vous pouvez contribuer à son enrichissement et à son amélioration en nous signalant d’éventuels problèmes, des oublis ou des erreurs dans les listes de manuscrits, dans l’intitulé des cotes, etc.

La petite équipe des administrateurs de la base dispose d’une adresse collective que vous pouvez utiliser pour nous contacter : legendiers-latins@services.cnrs.fr. Vous pouvez également utiliser le formulaire de contact disponible depuis la page d’accueil.

Si vous souhaitez participer plus activement à l’enrichissement régulier et au perfectionnement de la base Légendiers latins, n’hésitez pas non plus à nous le faire savoir : les bonnes volontés seront les bienvenues !


(1) La BHLms fut en effet gracieusement hébergée sur le serveur de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université Catholique de Louvain (UCL), avec le soutien de son Département des Études grecques, latines et orientales (GLOR). À l’été 2024, une faille de sécurité irréversible provoqua sa fermeture inopinée, en attendant le relais de la base Légendiers latins.

(2) L’édition médiévale de l’hagiographie latine. Thèse de doctorat présentée par M. Trigalet, sous la direction de G. Philippart, Université de Namur, 2007.

Source : Légendiers latin

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Colloque – The Low Countries and Central Europe: Historiographical Paradigms in Music and the Arts, 1400–1650

Leuven, Park Abbey, 6-7 February 2025 / Brussels, KBR, 8 February 2025
Conference in memory of Lenka Hlávková (1974–2023)

Programme : here

Hosted by the Alamire Foundation, the KU Leuven Department of Musicology, and the KBR

The music history of the late Middle Ages and the Renaissance is largely dominated by composers born and trained in and around the Low Countries. Their migrations and the dissemination of their works—commonly referred to as « Franco-Flemish » music—represent the main thread around which the development of European art music is narrated. Art history, by contrast, has mainly addressed Italian artists and architects, with a secondary focus on early Netherlandish painting. In both disciplines, history has been written by focusing almost exclusively on Western European regions—most notably the Low Countries, France, and Italy. However, in recent years scholars have devoted increasing attention to the region known as « Central Europe, » including historical territories which had been long marginalized by the 20th-century division of Europe by the Iron Curtain. Thanks to the intense work of scholars, « Central Europe » has now gained a hitherto unprecedented relevance in musicology and art history; in music, scholars have increasingly investigated the Central European reception of the works by « Franco-Flemish » composers, while in art history the emphasis on the “correct” use of Italic forms and styles has been replaced by investigation of the mass-migration of Netherlandish artists and their work in the region. However, in neither discipline has this been accompanied by a critical reflection on the concepts and methodologies that are employed to investigate, frame, and narrate the relationship between the so-called Franco-Flemish musical tradition and Central Europe or the relative role of Netherlandish and local artists in the region. The present conference aims at reassessing such relationships, focusing on issues of broad historiographical relevance. Furthermore, it aims at creating a forum for discussion between musicologists, historians, and art historians who deal with artistic practices across these regions.

You can find the complete conference programme at the bottom of this page.

Registration

For those attending the conference in person, the full conference fee is 40 EUR (not including conference dinner and aperitif). The conference fee will be waived for KU Leuven students/staff. You can also attend the conference virtually, free of charge.

Register for in-person attendance by 26 January 2025, and you will be contacted thereafter about payment.

Register for virtual attendance (free) by 4 February 2025. You will receive a link with the login details for the streaming one day before the conference begins.

Conference Committees

  • Convenor: Antonio Chemotti (Alamire Foundation, University of Leuven, KBR)
  • Scientific Committee: David J. Burn (University of Leuven), Anne-Emmanuelle Ceulemans (UC Louvain), Antonio Chemotti, Sarah W. Lynch (University of Erlangen-Nuremberg), Katelijne Schiltz (University of Regensburg), Nicole Schwindt (University of Music Trossingen)
  • Organizing Committee: Antonio Chemotti, Bart Demuyt (Alamire Foundation), Ann Kelders (KBR)

The conference is organized within the framework of troja: Kolloquium und Jahrbuch für Renaissancemusik.

Sponsors and Partners: Alamire Foundation, University of Leuven, KBR

Contact

For questions, please contact Antonio Chemotti.

Source : Alamire Foundation

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Publication – Matthias Kuhn, « Rolle und Rang. Genealogische Rollen des deutschen und englischen Adels im ausgehenden Mittelalter »

Genealogische Rollen zeigen den Rang einer adeligen Familie an: Manuskriptform, Gestaltungsmittel und inhaltliche Argumente ergeben dabei eine Synergie, die die einzigartige Stellung einer Familie unter Beweis stellen soll. Aus dem 15. Jahrhundert hat sich eine große Zahl dieser Manuskripte sowohl im deutschen wie im englischen Raum erhalten.

Das Buch nimmt einen Vergleich zwischen dem Reich und England vor und fragt, wie Rang durch Form und Gestaltungsmittel genealogisch hergeleitet wurde. Darüber hinaus wird der Einfluss von Wahl- und Erbkönigtum auf den Adel in den Blick genommen. Die Analyse dieser Rollen vermittelt neue Erkenntnisse über das Selbst-Bewusstsein des spätmittelalterlichen Adels und die Funktion von Genealogie als Ordnungsmodell in der europäischen Adelsgesellschaft.

Matthias Kuhn studierte in Bonn, Perugia, Heidelberg und Amherst/Massachusetts Geschichte, Politik und Gesellschaft sowie Kunst- und Kirchengeschichte. Seine Dissertation über die genealogischen Rollen des deutschen und englischen Adels fertigte er im Rahmen des Heidelberger Sonderforschungsbereichs »Materiale Textkulturen« an.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Matthias Kuhn, Rolle und Rang. Genealogische Rollen des deutschen und englischen Adels im ausgehenden Mittelalter, Sigmaringen, Jan Thorbecke Verlag, 2024 ; 1 vol., 464 p. (RANK. Politisch-soziale Ordnungen im mittelalterlichen Europa, Band 7). ISBN : 978-3-7995-9127-0. Prix : € 59,00.

Source : Jan Thorbecke Verlag

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École d’été – 69e édition des Semaines d’études médiévales

Comme chaque année depuis 1954, le CESCM organise dans la deuxième quinzaine de juin une école d’été internationale destinée aux étudiants avancés et aux jeunes chercheurs en études médiévales, toutes disciplines confondues.

Session intensive de formation en prise avec l’actualité de la recherche, caractérisée par sa forte interdisciplinarité, les Semaines d’études médiévales alternent des conférences proposées par des spécialistes du Moyen Âge venus du monde entier, des excursions et visites de sites animées par des chercheurs spécialisés, des présentations de manuscrits ou de documents d’archives, des workshops à dimension plus pratique et des moments de convivialité.

Cette école d’été francophone unique en son genre accueille chaque année une cinquantaine d’étudiants, doctorants et jeunes chercheurs français et étrangers, contribuant depuis plus de soixante-dix ans à construire et à renforcer un solide réseau international dans le domaine de l’étude du Moyen Âge.

Les Semaines d’études médiévales sont ouvertes aux étudiants de master, aux doctorants et aux jeunes chercheurs en études médiévales de toutes disciplines, et disposant d’un niveau de maîtrise de la langue française suffisant pour suivre conférences et visites, et participer pleinement aux échanges.

Les conférences sont également accessibles, sous réserve de place, à des auditeurs libres.

⇒ Voir le programme version papier et l’affiche

Admission sur dossier, date limite de candidature : 21 mars 2025

Consulter les conditions d’admissions et tarifs

Le Formulaire de candidature doit être renvoyé à l’adresse mail : sem.cescm@univ-poitiers.fr

Auditeurs libres : Bulletin d’inscription

Lundi 16 juin

9h30 – Accueil, présentation du programme, visites (CESCM, photothèque, Bibliographie de civilisation médiévale, Cahiers de Civilisation médiévale, bibliothèques) 

14h – Visite : Poitiers médiéval (Cathédrale, Baptistère, Palais des comtes et ducs d’Aquitaine) par Claude Andrault-Schmitt (Prof. émérite à l’Université de Poitiers)

16h – Conférence inaugurale : François-Xavier Fauvelle (Prof. au Collège de France, Directeur du Centre de Recherche Français à Jérusalem) : « Jérusalem en un miroir : le Saint-Sépulcre et ses copies, de l’Éthiopie à l’Italie »

18h – Cocktail d’ouverture

Mardi 17 juin

9h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique animé par Anne-Sophie Traineau-Durozoy (Conservatrice à la bibliothèque universitaire de Poitiers, responsable du fonds ancien et du pôle Moyen Âge)

10h – Conférence à venir

14h – Conférence de Freimut Löser (Prof. à l’Université d’Augsbourg) : « ‘God’s own word for all of us!’ Medieval Vernacular Bibles in German Speaking Countries »

16h30 – Workshop – « Transcribathon : écrire comme au Moyen Âge » animé par Vladimir Agrigoroaei (Chargé de recherche au CNRS/CESCM) et Ileana Sasu (MCF à l’Université de Tours)

Mercredi 18 juin

8h30 – Conférence de Francisco Prado-Vilar (Distinguished Researcher à l’Université de Compostelle) : « Corpus organicum: Technologies of the Self and the Re-creation of the World in the Art and Architecture of the Year 1200 »

11h Conférence de François Bougard (Directeur de recherche CNRS, Directeur de l’IRHT) : « Les manuscrits juridiques du haut Moyen Âge et leurs images, entre tradition et innovation »

14h30 Carte blanche à l’association JANUA

17h – Présentation de manuscrits médiévaux conservés à la Médiathèque François-Mitterrand par Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM)

Jeudi 19 juin

9h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique (Anne-Sophie Traineau-Durozoy)

10h – Conférence de Teresa D’Urso (Prof. à l’Université della Campania Luigi Vanvitelli) : « Matérialité et symbole dans les manuscrits en parchemin de couleur, de l’Antiquité tardive à la Renaissance »

14h – Conférence d’Elisabeth Lorans (Prof. émérite à l’Université de Tours) : « Marmoutier, formation et sanctuarisation d’un enclos monastique ligérien du haut Moyen Âge au XIIIe siècle »

19h – Soirée internationale

Vendredi 20 juin

Journée organisée en partenariat avec et aux Archives départementales de la Vienne

10h Conférence de Richard Trachsler (Prof. à l’Université de Zürich) : «L’Armorial Arthurien. Genèse, diffusion et utilité d’un répertoire d’héraldique imaginaire »

14h30 Visite des Archives Départementales de la Vienne par Pierre Carouge (Directeur adjoint des AD)

16h Conférence de Yann Potin (Conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales – Direction des fonds) : « ‘Faire archives’ au Moyen Âge ? Logiques de transmission et lieux de conservation des écrits légitimes et probatoires sur la longue durée médiévale »

18h – Documentaire sonore « L’antichambre du concert », réalisé et présenté par Christelle Chaillou (Chargée de recherche CNRS/CESCM) et Anne-Zoé Rillon-Marne (MCF à l’Université Catholique de l’Ouest)

19h – Concert de l’ensemble La Quintina

Samedi 21 juin

Excursion. « Angers médiévale : le château, la tapisserie de l’Apocalypse, la cathédrale et la collégiale Saint-Aubin »

Visites animées par Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM), Cécile Voyer (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM), Emmanuel Litoux (Responsable du Pôle Archéologie, Conservation départementale du Patrimoine de Maine-et-Loire), Pascale Brudy (Docteure en histoire de l’art médiéval)

Lundi 23 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h Conférence d’Éric Palazzo (Prof. à l’Université de Poitiers/CESCM) : « La deuxième vie de Suger »

14hConférence de Monica Brinzei (Directrice de recherche CNRS, Directrice adjointe de l’IRHT) : « Les différentes vagues épidémiques de la peste noire et l’impact sur l’organisation de l’université médiévale »

16h30 – Visite de l’église Saint-Hilaire-le-Grand par Éric Sparhubert (MCF à l’Université de Limoges)

Mardi 24 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h – Conférence de Maud Pérez-Simon (MCF à l’Université Sorbonne Nouvelle) : « Les plafonds peints, la source encore méconnue d’images inédites »

14h – Conférence d’Isabelle Fabre (Prof. à l’Université de Paris Ouest-Nanterre) : « Éditer un recueil de poèmes chantés du XVe s. Méthodologie et enjeux critiques. L’exemple du manuscrit de Chypre (Turin, BNU J.II.9) »

16h30 Workshop – « Taille de pierre » animé par Thierry Grégor (Tailleur de pierre et Docteur en histoire et archéologie médiévale) et Estelle Ingrand-Varenne (Chargée de recherche au CNRS/CESCM)

Mercredi 25 juin

Excursion. « Naviguer comme au temps des Mérovingiens (la barque de Tonnay-Charente) et exploiter le sel de Broue, or blanc du Moyen Âge (château de Broue) » (Charente-Maritime)

Visites animées par Éric Normand et Patrick Bouvart (Ingénieurs d’Études du Service Régional de l’Archéologie, DRAC Nouvelle-Aquitaine)

Jeudi 26 juin

9h – Café-poster (présentation de leurs travaux de recherche par les stagiaires)

10h – Conférence de Jean-Pierre Devroey (Prof. émérite à l’Université Libre de Bruxelles) : « Paroles paysannes et discours des élites dans le récit médiéval : l’exemple d’une citation des Gesta Suggerii abbatis, chap. 14 »

14h – Workshop – Ressources numériques de la médiévistique (Anne-Sophie Traineau-Durozoy)

16h Conférence de clôture : Jean-Yves Tilliette (Prof. honoraire à l’Université de Genève, membre de l’AIBL) : « Pèlerinage guerrier et voyage mystique : le sens et la composition du De laude novae militiae de Bernard de Clairvaux »

Cocktail de clôture

Informations complémentaires

Responsables :

Estelle Ingrand-Varenne (CNRS–CESCM)

Émilie Kurdziel (Université de Poitiers–CESCM)

Comité de sélection des candidatures :

Estelle Ingrand-Varenne (CNRS–CESCM)

Émilie Kurdziel (Université de Poitiers–CESCM)

Cécile Voyer (Université de Poitiers–CESCM)


Renseignements

Tél. 00 33 (0)5 49 45 45 57 / sem.cescm@univ-poitiers.fr

http://cescm.labo.univ-poitiers.fr

Source : CESCM

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Offre d’emploi –  PhD position in Medieval History and Digital Humanities (Ghent University)

The Faculty of Arts and Philosophy at Ghent University (link) is seeking a highly motivated PhD candidate to contribute to the research project “Hagiographic Entanglements of the Long Tenth Century”. This unique opportunity involves a funded doctoral position (as a project collaborator) at UGent, under the supervision of professors Steven Vanderputten (profile page) and Julie M. Birkholz (profile page). Successful candidates will join a dynamic interdisciplinary team dedicated to advancing the understanding of community building in the high medieval West, by applying an unprecedented methodology that combines traditional historical approaches and state-of-the-art ones in network analysis.

PROJECT ABSTRACT

This project offers a re-interpretation of hagiography as an instrument for translocal community-building and networking in the Long Tenth Century (c. 880–1030). In the traditional view, the genre’s dominance in this period evidenced a drastic decline in the reach and scope of institutional, social, and cultural networks.

But this perception is hard to reconcile with emerging evidence that (a) hagiographical production was deeply entangled at an intertextual level, (b) the texts contain numerous references to connections between religious communities, and (c) authors went to great lengths to ground these connections in a legitimizing past. These things strongly suggest that hagiographies were designed to foster imagined communities of religious groups and help establish resilient networks for the exchange of human and cultural capital. However, this hypothesis has yet to be systematically verified. Through an innovative methodology that combines state-of-the art approaches to Historical Network Analysis with traditional ones for textual study, the researchers will conduct the first integrated and large-scale investigation of all three indicators of hagiography’s entangled nature. By doing so, this project will debunk former views of this era as one in which the local was the dominant paradigm of social and cultural production.

Furthermore, it will significantly move the methodological goalposts of research into translocal community building, networking, and written culture.

ENVIRONMENT

The selected candidate will join the Department of History at Ghent University (link), which has a strong international reputation for excellence in innovative and multi- and transdisciplinary research. The current project is a joint venture of two supervisors working respectively at the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies (link) and the Ghent Center for Digital Humanities (link). Medieval studies at UGent encompasses diverse approaches and fields, including a vibrant tradition for the study of religious life and thought in the early and high medieval West. GhentCDH is a Core Facility that supports scholars utilizing geospatial analysis, collaborative databases, and digital text analysis.

QUALIFICATIONS

– Master’s degree in Medieval History or in a related field, obtained before 15 September 2025.

– A background in the study of narrative texts and in that of religious life in the Early or High Middle Ages, while not required, is considered an asset.

– Experience in working with primary sources written in Latin.

– Experience in working with and/or willingness to learn to work with secondary literature in English, French, and German.

– Strong interest and willingness to be trained in Digital Humanities-driven network analysis of medieval primary sources.

– Good to excellent English communication skills. Candidates from any language background are welcome to apply.

– Applicants should be able to work in team as well as independently and have a critical and creative mindset.

WHAT WE CAN OFFER YOU

– We offer a full-time position as a doctoral fellow, consisting of an initial period of 12 months, which after a positive evaluation will be extended to a total maximum of 48 months.

– The starting date of the position is flexible between March 1 and December 31, 2025 at the latest. andidates who are not yet holder of a Master’s degree but are due to obtain it before 15 September, 2025 are welcome to apply.

– The monthly grant is free of personal income tax. The exact amount is determined by the Department of Personnel and Organization based on family status and seniority. Click here for more information about our salary scales. Precalculated into the project budget are a range of expenses for research purposes.

– All Ghent University staff members enjoy a number of benefits, such as 36 days of holiday leave (on an annual basis for a full-time job) supplemented by annual fixed closing days, bicycle allowance and ecovouchers. Click here for a complete overview of all the staff benefits. Click here for a complete overview of all the staff benefits.

– Vanderputten and Birkholz are strongly committed to providing high quality supervision to the candidate, as well as professional training and support on DH-driven analysis by members of the Ghent Center for Digital Humanities. A Doctoral Guidance Committee consisting of at least three members will provide additional feedback and support. In addition, UGent’s Doctoral School in Arts and Law offers a wide range of free training and education opportunities.

– The Department of History at Ghent University actively fosters a safe working environment for all its staff and offers substantial support to its junior researchers. Regular seminars, discussion groups, and a friendly atmosphere contribute to the quality of work and the well-being of all staff.

HOW TO APPLY

Applications including a full CV (including a transcript of university study results), motivation letter (detailing why you are a good fit), and the contact information for two references should be sent electronically to Prof. Steven Vanderputten (steven.vanderputten@ugent.be).

The evaluation of the applicants starts on February 1, 2025 and continues until the position is filled.

Preselected candidates will be invited for an (online) interview. The starting date will be determined in agreement with the selected candidate.

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Publication – « Parole, paroles. Le genre des pratiques langagières », éd. Capucine Boidin, Ulrike Krampl, Chloé Tardivel (Clio. Femmes, Genre, Histoire 2024/2 n° 60)

Accès : ici

Comment retrouver les accents propres de l’oralité, qu’elle soit rituelle ou spontanée, au sein de l’écriture, codifiée et codifiante, des sociétés anciennes ? Peut-on y déceler un « je » féminin et plus généralement subalterne dans des écrits souvent masculins ? Pourquoi certaines formes verbales comme le sermon, le discours politique ou la conférence académique imposent-elles un corps proférant masculin ? Les sociétés placent-elles toutes la parole rationnelle et publique du côté masculin et la parole affective et intime du côté féminin ? Depuis quand parle-t-on de langue maternelle et pourquoi ? Des historien.es, des anthropologues, des sociolinguistes et des psychologues se sont réunies dans ce numéro pour comprendre comment les hommes et les femmes, d’hier à aujourd’hui, interrogent et composent avec les normes genrées des pratiques langagières, depuis l’Égypte ancienne jusqu’au Pérou contemporain, en passant par le Moyen Âge occidental, le Paraguay au temps des missions et l’Europe du XXe siècle.

Table des matières :

Éditorial – Capucine Boidin, Ulrike Krampl, Chloé Tardivel

Dossier

Arthur LESAGE – Interpréter le genre du Je dans un corpus de « lettres de femmes » (Égypte, c. 2400-1000 av. n. è.)

Philippe AKAR – « On lui donnait le nom d’Androgyne ». La parole publique des matrones à la fin de la République romaine

Chloé BONNET – Avoir le dernier mot. Écritures testamentaires des femmes juives dans les territoires de la Couronne d’Aragon, 1300-1350

Mathias VALVERDE – Prises de parole et masculinités dans les académies savantes (Dijon, XVIIIe siècle)

Camille JACCARD – Performance de genre d’une spirite glossolale.Relecture d’un chapitre de psychologie (Genève, 1900)

Camille RIVERTI – Dire le mariage forcé. Ethnographie des pratiques langagières dans les Andes péruviennes

Regard Complémentaire

Milène LE GOFF – « J’aime les femmes. Et vous ? ». Se dire lesbienne au Tribunal international des crimes contre les femmes (Bruxelles, 1976)

Actualités de la recherche

Chloé TARDIVEL – Le genre de la langue vulgaire au Bas Moyen Âge. Note de recherche

Ulrike KRAMPL – Caqueter ou converser ? La parole des femmes à l’époque moderne, un bilan historiographique

Document

Mickaël ORANTIN & Marie VESCO – « Ton visage révèle la méchanceté de toncoeur ». Insultes en guarani entre Indiennes (Missions jésuites du Paraguay, XVIIIe siècle)

Témoignage

Marlène ALBERT LLORCA – Le genre de la mémoire de guerre. Dits et récits de mes parents sur la IIe République espagnole et l’exil républicain

Varia

Christophe BETENFELD – Retour sur la loi Marthe Richard ou la personnification d’un combat

Lucie LE TIEC – Les femmes arbitres de football en France (1900-2023), d’éternelles pionnières ?

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Comptes rendus divers
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Source : Cairn

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Exposition – Visibilité et invisibilisation des minoritaires dans l’espace public à la fin du Moyen Âge

19 décembre 2024 – 9 mars 2025
CASA DE VELÁZQUEZ – SALLE PIERRE PARIS


Du lundi au dimanche, de 10h00 à 20h00
Sauf fermeture de fin d’année ou modifications exceptionnelles 
Consultez la page web avant votre visite

Projet soutenu par l’ANR et initié en 2021, VISMIN s’est proposé durant trois ans d’approcher la question de la visibilité ou de l’« invisibilisation » du fait minoritaire dans l’espace public à la fin du Moyen Âge, en examinant l’évolution de la place de la minorité juive dans quelques villes de la Couronne d’Aragon. Après son colloque conclusif en juin dernier, VISMIN vient partager avec le public au travers d’une exposition documentaire, les résultats de ce travail aussi dense que passionnant.

Partant du constat que, durant les trois derniers siècles du Moyen Âge, les pouvoirs en Occident balancent entre deux attitudes contradictoires : gommer les différences dans une logique intégratrice correspondant à l’idéal de la Societas Christiana, et distinguer les minoritaires afin de circonvenir la menace qu’ils représentent à leurs yeux, le projet s’est fixé comme objectif d’analyser les enjeux et les effets de cette tension entre visibilité et « invisibilisation » dans l’espace urbain.

Interdisciplinaire, VISMIN emprunte à la paléographie, à la cartographie, à l’archéologie et à l’anthropologie, et mobilise les ressources de la géomatique.

Plus d’informations : https://vismin.huma-num.fr/
Vidéo de présentation : https://www.canal-u.tv/chaines/ehess/projet-vismin

Soutenu par l’ANR – Agence Nationale pour la Recherche, le projet VISMIN a également bénéficié de l’appui de la Casa de Velázquez, l’Université du Littoral Côte d’Opale, l’Université de Perpignan Via Domitia et l’EHESS-plateforme géomatique.

Source : Casa de Velázquez

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