Publication – Gerhard Fritz, « Wasserkraftnutzung im Mittelalter in Südwestdeutschland und angrenzenden Gebieten. Mühlen, Sägen, Hammerwerke und andere wassergetriebene Anlagen »

Mit Wasserkraft wurden im Mittelalter nicht nur Getreidemühlen, sondern auch zahlreiche Spezialmühlen angetrieben, in denen Holz gesägt, Eisen geschmiedet, Metall geschliffen, Schießpulver gemahlen, Gerberlohe gestampft oder Tuch gewalkt wurde. Für diese und weitere Funktionen wurde Wasser als Antriebskraft genutzt. Dies hatte weitreichende Folgen: Ohne Papiermühlen etwa wäre die Bildungs- und Wissensrevolution des ausgehenden Mittelalters nicht möglich gewesen.

Mit der Wasserkraftnutzung in Südwestdeutschland und den angrenzenden Gebieten vom frühen Mittelalter bis ins 16. Jahrhundert wird ein wichtiger Faktor der mittelalterlichen Wirtschaft auf breiter Quellenbasis untersucht, ohne dessen Kenntnis viele Entwicklungen im Agrar- und Gewerbesektor kaum nachvollziehbar wären. Im Zentrum stehen dabei nicht nur technikgeschichtliche Fragen, sondern vor allem auch sozial-, wirtschafts- und rechtsgeschichtliche Aspekte.

Prof. Dr. Gerhard Fritz stand über 20 Jahre lang im Schuldienst und leitete das Stadtarchiv Backnang, bevor er 2002 eine Professur für Geschichte und ihre Didaktik an der Pädagogischen Hochschule Schwäbisch Gmünd antrat.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Gerhard Fritz, Wasserkraftnutzung im Mittelalter in Südwestdeutschland und angrenzenden Gebieten. Mühlen, Sägen, Hammerwerke und andere wassergetriebene Anlagen, Sigmaringen, Jan Thorbecke Verlag, 2024 ; 1 vol., CX–1014 p. (Veröffentlichungen der Kommission für geschichtliche Landeskunde in Baden-Württemberg. Reihe B: Forschungen, 216). ISBN : 978-3-7995-9581-0. Prix : € 88,00.

Source : Jan Thorbecke Verlag

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Appel à contribution – Les datations « absolues » en archéologie. 8e séminaire scientifique et technique de l’Inrap

bât. 530 – Institut Pascal, rue André Rivière
Orsay, France (91400)

Les datations absolues sont devenues indispensables à la recherche archéologique. Leurs résultats permettent de caler les chronologies sur l’échelle du temps. Elles précisent la durée des phénomènes historiques en œuvre et situent dans le temps les événements du passé.

La découverte de la décroissance régulière au fil du temps de la radioactivité du carbone 14 et de son usage comme « chronomètre » pour estimer l’âge des matériaux soumis à datation a été une petite révolution à l’orée des années 1950. Combinées avec d’autres méthodes dites relatives comme la stratigraphie, la sériation et la typologie, la datation par le radiocarbone a en effet modifié profondément notre connaissance du passé. Depuis, la recherche a permis de considérablement affiner la fiabilité et la précision des résultats. Parallèlement, d’autres méthodes ont été développées en lien avec la diversification des matériaux mis au jour (dendrochronologie, Potassium-Argon, Uranium-Thorium, archéomagnétisme, thermoluminescence et luminescence stimulée optiquement…). Avec le développement de l’archéologie préventive, la masse de données accumulées est aujourd’hui considérable et nécessite de s’interroger sur la manière de gérer et de rendre accessible ces données. Par ailleurs, l’analyse d’un grand nombre de datations relatives à un phénomène culturel ou à la diffusion d’un type d’objet permet de traiter l’information à l’aide de la statistique et de manière géographique, offrant ainsi de nouvelles perspectives de recherche.

La mise en œuvre de ces méthodes, en archéologie, se traduit généralement par le recours à des chercheurs spécialisés dans d’autres disciplines (biologie, chimie, sciences de la Terre, physique nucléaire…) ou à des archéomètres formés dans les laboratoires. La multiplicité des acteurs et des compétences mises à contribution est grande, même au sein de la communauté archéologique, et il était donc important, pour l’Inrap, de proposer un lieu de rencontre interdisciplinaire, d’échanges d’expérience et de réflexion sur l’avenir de ces méthodes et des collaborations qu’elles impliquent.

Il s’agit de réfléchir, collégialement, sur l’évolution des protocoles de terrain (échantillonnage), les actions de sensibilisation ou de formation à entreprendre et la nécessité de centraliser et de partager les résultats. Enfin, ces rencontres seront l’occasion d’aborder les différentes approches méthodologiques et d’évaluer leurs atouts ou faiblesses.

Les présentations proposées pourront concerner les domaines et aspects suivants :

  • Les datations absolues : méthodes, évolutions, laboratoires
  • Que dater et dans quel objectif ?
  • Modalités d’échantillonnage et de traitement des échantillons
  • Gestion des données : archivage, bases de données
  • Traitement statistique des données
  • Échange, diffusion et réutilisation des résultats

Modalités de soumission

Les propositions de communications orales ou de posters doivent être envoyées, par courriel, à l’adresse : carine.carpentier@inrap.fr.

avant le 23 septembre 2024

Pour ce faire, merci de fournir les éléments suivants : titre de la présentation, nom et coordonnées du ou des auteurs, résumé et mots clés (au format texte).

Le comité scientifique vous fera part de son avis dans les plus brefs délais. Si votre présentation est acceptée, elle sera suivie d’une publication, sous forme d’article, dans le carnet de recherche Inrap dédié à la restitution de ses séminaires : https://sstinrap.hypotheses.org/. À noter que les communications feront l’objet d’une captation vidéo, ainsi que les discussions qui suivront.

Comité d’organisation

  • Beck Lucile (LMC14, UMR 8212 LSCE)
  • Bouiron Marc (Direction scientifique et technique, Inrap, UMR 7264 CEPAM)
  • Carpentier Carine (Direction scientifique et technique, Inrap)
  • Cottiaux Richard (Direction scientifique et technique, Inrap, UMR 8215 Trajectoires)
  • Delqué-Količ Emmanuelle (LMC14, UMR 8212 LSCE)
  • Féret Sophie (Direction scientifique et technique, Inrap, UMR 7041 ArScAn)

Comité scientifique

  • Beck Lucile (LMC14, UMR 8212 LSCE)
  • Bertran Pascal (Inrap, UMR 5199 PACEA)
  • Bouiron Marc (Direction scientifique et technique, Inrap – UMR 7264 CEPAM)
  • Delqué-Količ Emmanuelle (LMC14, UMR 8212 LSCE)
  • Féret Sophie (Direction scientifique et technique, Inrap, UMR 7041 ArScAn)
  • Girardclos Olivier (Université de Franche-Comté, UMR 6249 Chrono-environnement)
  • Griffiths Seren (Manchester Metropolitan University)
  • Hervé Gwenaël (CEA, UMR 8212 LSCE)
  • Lanos Philippe (UMR 6034 Archéosciences Bordeaux)
  • Lefèvre Jean-Claude (Université de Paris Saclay)
  • Oberlin Christine (Centre de datation par le radiocarbone – Université de Lyon I)
  • Pinçon Geneviève (MC / Sous-direction de l’archéologie – CNP – UMR Temps 8068)
  • Warmé Nicolas (Inrap)

Source : Calenda

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Publication – « Organising a Literary Corpus in the Middle Ages. The Corpus Nazianzenum and the Corpus Dionysiacum », éd. Caroline Macé

Through the word corpus, the metaphor of the body is applied to a collection of works by the same author that are transmitted together. These works not only share the same skin, the manuscript, but also function organically thanks to a complex system of paracontents. It is possible to see this system at work in the case of only a very few medieval authors throughout history, cultures and languages; the Corpus Nazianzenum and the Corpus Dionysiacum are such instances.

Both Gregory of Nazianzus and Dionysius the Areopagite are super-authors, who forged their own literary identity as much as they shaped the body of their writings. This sets both corpora apart from other collections of patristic works. They are also exceptional because of the large scale and enduring character of their cultural impact in the different cultures in which the corpora were translated, commented and annotated. By confronting these two exceptional cases, it is possible to gain some new light on the intellectual and book-historical aspects of literary creation and reception in Late Antiquity and the Middle Ages.

Caroline Macé is a researcher at the Göttingen Academy of Sciences and the Humanities in Lower Saxony.

Introduction

1. Caroline Macé: Living Bodies of Texts
2.  Ekkehard Mühlenberg: Das Akademievorhaben „Dionysius Areopagita“ in Göttingen
3. Bernard Coulie: Le Centre d’études sur Grégoire de Nazianze à Louvain-la-Neuve

I. Origins and Evolutions of the Corpora

1. Margherita Matera: Le palimpseste Parisinus graecus 1330, le plus ancien témoin manuscrit du Corpus Dionysiacum
2. Caroline Macé: Éléments d’une histoire ancienne de la tradition des discours de Grégoire de Nazianze: les variantes arméno-latines du discours 38
3. Alessandro Capone: Alle origini delle antiche versioni latine delle Orazioni di Gregorio di Nazianzo
4. Véronique Somers: Sur les traces d’une édition byzantine des Discours de Grégoire de Nazianze ?
5. Pierre-Marie Picard: Les divisions mauristes des œuvres poétiques de Grégoire de Nazianze, des sous-corpus évolutifs à interroger
6. Jost Gippert: Ephrem the Minor’s Preface Revisited
7. Maia Matchavariani: Books for Bibliophiles: Two Ancient Collections of the Georgian Translations of Gregory of Nazianzus’ Works – NCM  S-1696 and NCM A-87

II. Scholia and Commentaries

1. Chiara Faraggiana: Gehören παρατιθέναι, παραγράφεσθαι, παρακεῖσθαι zum literarischen oder zum kodikologischen Vokabular? Überlegungen über die spätantike Exegese als Paratext
2. Joseph Church: The Ancient Lexica to the Corpus Dionysiacum
3. Thomas Schmidt: Les Commentaires de Basile le Minime aux Discours de Grégoire de Nazianze: le cas particulier du Discours 38
4. Gaëlle Rioual: Basile le Minime, commentateur de quel texte de Grégoire de Nazianze? 
5. Jonathan Loopstra: Reading the Corpus Nazianzenum in Syriac by Way of the Margins
6. Emiliano Fiori: School and Scholia in the Syriac Miaphysite Tradition: The Syriacisation of Dionysius the Areopagite as a Collective Exegetical Effort
7. Sergio La Porta: Reading the Areopagite: The Armenian Scholia on the Corpus Dionysiacum and Their Use in the Medieval School Curriculum
8. Thamar Otkhmezuri: The Corpus Nazianzenum and the Corpus Dionysiacum in the Georgian Literary Tradition

Informations pratiques :

Organising a Literary Corpus in the Middle Ages. The Corpus Nazianzenum and the Corpus Dionysiacum, éd. Caroline Macé, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 700 p. (Instrumenta Patristica et Mediaevalia, 96). ISBN : 978-2-503-61096-2. Prix : € 115,00.

Source : Brepols

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Publication – Sophie Fendel, « Physiologus- und Bestiarienrezeption in Nordeuropa. Wege eines Kulturtransfers »

The widespread transmission of bestiaries and the Physiologus, with their allegorical animal narratives, demonstrates the interconnectedness of medieval Europe like few other corpuses. Text and image documents from this tradition spread to Northern Europe, bringing their potential for innovation to literary production there. This monograph focuses on the routes taken by the material heading north and its local cultural impact.

Sophie Fendel, LMU Munich, Germany.

Table des matières : ici

Sophie Fendel, Physiologus- und Bestiarienrezeption in Nordeuropa. Wege eines Kulturtransfers, Boston–Berlin, De Gruyter, 2024 ; 1 vol., VIII–434 p. (Ergänzungsbände zum Reallexikon der Germanischen Altertumskunde, 143). ISBN : 978-3-11134-205-4. Prix : € 119,95.

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Stage – Stage gratifié au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France

Stage gratifié au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France
(3 mois, octobre-décembre 2024)

Le département des Manuscrits de la BnF conserve une des collections de manuscrits à peintures les plus importantes au monde. En son cœur se trouve les collections royales de la Renaissance, elles-mêmes formées de plusieurs ensembles (biens familiaux des rois de Louis XI à François Ier ; acquisitions diverses ; saisies à Pavie et à Naples, lors des guerres d’Italie).

Le département conserve également une des collections de reliures précieuses (orfèvrerie, gemmes, émail, ivoire), la plus importantes au monde, du vie au xviiie siècle. Parmi elles figurent des pièces aux provenances prestigieuses (Sainte-Chapelle de Paris, abbaye de Saint-Denis, trésor de la cathédrale de Metz). Le département mène depuis plusieurs années une importante campagne de restauration et d’étude de cette collection en vue de sa valorisation. Cette collection fera l’objet d’une exposition à la BnF au printemps 2026.

Sous l’autorité du conservateur chargé de ces collections, le stagiaire sera amené à apporter son concours à leur mise en valeur :

Missions (à voir suivant profil et appétences)

Reliures précieuses :

  • Recherches documentaires (bibliothèques et / ou archives) sur des œuvres du département, constitution de dossiers
  • Recherches sur des reliures conservées dans d’autres établissements, en France et / ou à l’étranger
  • Recherches iconographiques (reliures précieuses représentées en peinture ou en enluminure)
  • Préparation des cartels de l’exposition, médiation

Manuscrits royaux :

  • Pointage des volumes non encore numérisés à partir des listes de l’inventaire royal de 1544 (ducs de Milan ; rois aragonais de Naples ; Bourbons)
  • Etablissement de listes de priorité de numérisation

Autres activités possibles

  • Découverte des collections du département et de ses missions
  • Participation ponctuelle à des recherches pour des lecteurs
  • Participation ponctuelle à certaines activités (prêts aux expositions, numérisation, chantiers de conservation, médiation scientifique)

Profil

  • Master 2 recherche ou doctorant (époque médiévale ou moderne)
  • Intérêt pour le monde patrimonial et la recherche
  • Intérêt pour la médiation scientifique
  • Maîtrise d’une langue étrangère
  • Autonomie, rigueur, respect de la confidentialité

Conditions d’exercice du stage

  • Département des Manuscrits, 58 rue de Richelieu, 75002 Paris
  • Durée : 3 mois (à temps complet), avec gratification selon la législation en vigueur
  • Accès au restaurant du personnel

Contact et informations : merci d’adresser un CV accompagné d’un e-mail à

maxence.hermant@bnf.fr 

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Journée d’étude – Les bases de données en archéologie, solutions et pérennité au-delà des projets

École doctorale HISTAR – Histoire, Art et Archéologie – EDT 56
Réunion annuelle du module archéologie et archéométrie
Les bases de données en archéologie, solutions et pérennité au-delà des projets.
Namur, mercredi 18 septembre 2024

Université de Namur, Faculté de Philosophie et Lettres – salle à préciser
Inscription gratuite et obligatoire pour le 13 septembre via :
https://forms.office.com/e/fRzkrNRKie?origin=lprLink

10h00 : Accueil
10h15 : Ian Johnson (University of Sydney), «Heurist, a solution to the data management needs of projects and researchers in the Humanities»
10h55 : Pause

11h25 : Lola Tydgadt & Ronè Oberholzer (Uliège), « Stone Tools and Databases: A New Method to Put Function on The Map »
11h55 : Matthieu Delmeulle (UCLouvain), « Pondera :An Online Database of Ancient and Byzantine Weights »
12h25 : Lunch

13h25 : Elise Delaunois (AWaP), « La base de données des fouilles de Grognon (Namur, Belgique)
»
14h05 : Tobias Heal (Uliege), « The Acies Ferri project and the Chips database»
14h35 : Mostafa Alskaf (ULB), « Digital Archiving of Archaic Greek Plastic Vases: Opportunities and Obstacles »
15h05 : Pause
15h35 : Fanny Martin (UNamur), « Celtes, Germains et SIG : méthodes et questions pour aborder les populations de l’âge du Fer en Gaule septentrionale
»
16h15 : Discussion finale.
17h00 : Clôture

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Publication – Yannis Hadjinicolaou, « The Art of Medieval Falconry »

The art of falconry was one of the most fascinating aspects of medieval society. For medieval people falconry was not just about hunting, it encapsulated sovereignty, power and diplomacy. This book describes and assesses the visual culture of falconry, tracking how images, traditions and the birds of prey themselves spread throughout the medieval world, along with equipment such as hoods and lures. It shows how falconry was global from its very beginning: Holy Roman Emperor Frederick II hired falconers from far and wide to carry out his ‘art of hunting with birds’. This beautifully illustrated account shows how different cultures impacted the visual sphere of medieval falconry, both in the East and West.

Informations pratiques :

Yannis Hadjinicolaou, The Art of Medieval Falconry, Londres, Reaktion Books, 2024 ; 1 vol., 232 p. ISBN : 9781789149104. Prix : GBP 16,95.

Source : Reaktion Books

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Web – GUARD : conserver le souvenir des écrits médiévaux circulant sur le marché privé 

Accès : ici

Créer un compte de rédacteur : ici

Créer une notice : ici (en suivant les consignes du guide de rédaction).

Le projet GUARD – acronyme de Guarantee Unpreserved Archives Remain Documented – est porté par Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur et Archives de l’État à Namur) et Sébastien de Valeriola (Université libre de Bruxelles). Partant du constat que beaucoup de chartes, de rouleaux et de registres d’archives ou de manuscrits médiévaux circulent sur le marché privé, le projet vise à récupérer les informations éphémères accessibles en ligne et dans les catalogues de ventes aux enchères à propos de ces documents écrits, de les compiler, de les structurer, et de les archiver de façon pérenne dans une base de données ouverte et collaborative.

Dans un premier temps, le périmètre des travaux d’encodage a été volontairement limité, quitte à l’élargir plus tard si les besoins s’en font sentir. Il a été décidé de n’y intégrer que les documents écrits médiévaux sur support « souple » – c’est-à-dire essentiellement les chartes, les rouleaux et les manuscrits, en ce compris ceux conservés sous forme de fragments – produits sur les territoires de l’actuelle Belgique et de la France durant un Moyen Âge défini comme une période courant de 500 à 1500. Sont donc actuellement exclus du champ de l’enquête les sources épigraphiques ainsi que des objets archéologiques portant des traces (limitées) d’écriture, comme les monnaies et les matrices sigillaires. Cibler des sources de natures très hétérogènes impliquerait en effet de multiplier les champs au sein de la plateforme d’encodage, et donc de donner à cette dernière une structure extrêmement complexe qui semblait contreproductive lors de la phase de développement. Choix a également été fait d’exclure les documents modernes, dont la masse prendrait rapidement un caractère écrasant.

Le projet a d’emblée été conçu comme collaboratif, dans la mesure où le repérage de cette documentation extrêmement volatile réclame un temps considérable et une solide réactivité, ce que les concepteurs de l’outil ne pouvaient évidemment garantir par leur seul travail, d’autant que, même au sein du seul espace francophone, les maisons et sites de ventes aux enchères sont particulièrement nombreux. La base de données a, dès lors, été pensée sous la forme d’un « wiki », c’est-à-dire une application web qui, à l’instar de Wikipédia, permet à un groupe d’individus de collaborer à la création et à la modification de pages au sein d’un même site. Par sa souplesse et sa simplicité d’utilisation, ce système permet à tout un chacun de créer une ou plusieurs notices sans avoir besoin de suivre une formation longue. Tout chercheur peut, en effet, encoder des informations sur Guard moyennant la création d’un compte gratuit – ce qui permet, soit dit en passant, de créditer chaque auteur de la paternité de ses notices. Une forme de « contrôle qualité » est néanmoins exercée à travers une validation des données encodées préalablement à leur versement en ligne.

Les informations délivrées par les maisons et sites de ventes aux enchères s’avérant souvent lacunaires ou incomplètes, il est impossible de garantir une forte homogénéité d’une notice à l’autre. Quel que soit le type de document écrit envisagé, il paraît néanmoins nécessaire d’encoder un certain nombre d’informations minimales, afin de rendre les notice identifiables et utilisables par d’autres chercheurs dans un avenir plus ou moins lointain. Celles-ci doivent nécessairement comprendre un identifiant attribué automatiquement, un intitulé décrivant brièvement le document et son contenu, des précisions relatives à la nature de l’objet envisagé (charte, manuscrit, rouleau, etc.), une datation éventuellement approximative, et des renseignements à propos du lieu et de la date de vente. Idéalement, d’autres informations accessoires peuvent s’y ajouter, dans le but de rendre la description plus exhaustive (caractéristiques matérielles, mode de validation dans le cas d’un acte juridique, retranscription du document, signalements éventuels dans la bibliographie, etc.). Le versement de clichés photographiques est également possible, ce qui permet de conserver le souvenir de l’aspect d’un manuscrit ou du texte d’un acte sans nécessairement avoir à le retranscrire. Dans la mesure où l’objectif premier de GUARD est de renseigner sur la circulation des documents médiévaux au sein du marché privé, et non de documenter les pratiques et évolutions de ce dernier, choix a été fait de ne pas intégrer de champs relatifs aux noms des vendeurs et des acheteurs ainsi qu’au prix des lots.

Les lettres du logo proviennent d’un chirographe douaisien de 1241.

Source : GUARD

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Appel à contribution – Queer(ing) Medieval Art: New Horizons

How does medieval art define queerness and transness, and how do gendered performances of bodies and images shape one another? How do medieval sexualities and genders, fluid and porous, explicate and trouble modern ones? 

We invite papers that explore queer methodologies and medieval art, including visual cultures of animals, the humoral body, and the non-human. After the success of 2024’s Queer(ing) Medieval Art panels, this new panel seeks to expand our scope: we especially encourage papers examining secular, Jewish, or Islamic perspectives, architecture, non-elite archives, and/or queer intersections with race, religion, and ethnicity as visual/material expressions.

This in-person panel will be part of the 60th International Congress on Medieval Studies in Kalamazoo, MI, taking place May 8 – May 10, 2025. For information about the conference, see https://wmich.edu/medievalcongress. Questions about the panel can be directed to Maeve Doyle (doylemae@easternct.edu) or Christopher Richards (crichard@colby.edu).

Please submit proposals, including an abstract of no more than 100 words, via the ICMS-Kalamazoo Confex website by September 15, 2024: https://icms.confex.com/icms/2025/paper/papers/index.cgi?sessionid=6395.

Source : Medieval Art Research

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Publication – Ludolf Kuchenbuch, « Welches Jahrtausend brauchen wir? Zum Für und Wider des »Mittelalters« als Epoche »

Das »Mittelalter« – Gegenbegriff zur Moderne – hat im Zuge zunächst der Entnationalisierung, dann der Europäisierung und schließlich der Globalisierung der Erinnerungskultur seine traditionelle Legitimität verloren. Wie auf diese allmählichen Sinnverschiebungen im theoriebewussten Teil der zuständigen Fachwissenschaft, der Mediävistik, und über sie hinaus reagiert wurde, zeigt Ludolf Kuchenbuch in seinen dichten Kurzporträts von rund 40 einschlägigen Arbeiten, erschienen zwischen den 1960er und den 2020er Jahren. Er grenzt sich so von allein gegenwartsorientierten Debattenbeiträgen ab und profiliert die relevanten Initiativen und Positionen als Eigenleistungen, im Beziehungsnetz und im diskursiven Trend bis hin zur breitgefächerten aktuellen Meinungsfront. Prägnante Stichworte der Positionierungen: Langes Mittelalter, mittleres Jahrtausend, Sonderweg, Weltsystem, Christentümer, Alteuropa, Lateineuropa, Feudalisierung, Okzident, Eurozentrismus, Mediterraneum, Globalisierung, Eu(f)rasien, Kontinentalisierung, Peripherie, Konnektivität, Kovivialität, Denomination, Pfadabhängigkeit. Am Ende wagt Kuchenbuch eine komplexe eigene Positionierung.

Ludolf Kuchenbuch, geb. 1939, ist seit 2004 emeritierter Historiker der FernUniversität in Hagen (Arbeitsbereich »Ältere Geschichte« ab 1985). Er lebt in Berlin. Veröffentlichungen u.a.: Marx, feudal. Beiträge zur Gegenwart des Feudalismus in der Geschichtswissenschaft, 1975–2021 (2022); Versilberte Verhältnisse. Der Denar in seiner ersten Epoche (700–1000) (2016); Reflexive Mediävistik. Textus – Opus – Feudalismus (2012).

Informations pratiques :

Ludolf Kuchenbuch, Welches Jahrtausend brauchen wir? Zum Für und Wider des »Mittelalters« als Epoche, Göttingen, Wallstein Verlag, 2024 ; 1 vol., 80 p. (Das mittelalterliche Jahrtausend, 11). ISBN : 978-3-8353-5683-2. Prix : € 16,00.

Source : Wallstein Verlag

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