Publication – « Florilège des Archives de l’État à Tournai », éd. Romy Gouverneur

L’année 2024 célèbre le 60e ­anniversaire de la création du dépôt « moderne » des Archives de l’État à Tournai. Hasard du calendrier, 2024 coïncide également le départ à la retraite de l’archiviste Bernard Desmaele qui fut pendant vingt-cinq ans à la tête de ce temple de la mémoire collective. Pour célébrer ce double évènement, les Archives de l’État ont marqué le coup avec la publication d’un nouvel ouvrage mettant en lumière une sélection de documents parmi les plus emblématiques et les plus caractéristiques des collections tournaisiennes.

Sélectionnés pour leur esthétique, leur forme atypique ou leur contenu original, ces pièces d’archives exceptionnelles reflètent les spécialités et les sensibilités de 29 auteurs parmi lesquels des archivistes, des historiens et des passionnés d’histoire régionale. Ces derniers ont été invités à choisir et commenter une pièce d’archive ayant une valeur significative à leurs yeux, en fonction de leur domaine de recherche ou simplement d’après leur appréciation personnelle. Ils devaient, en outre, choisir un document conservé dans les fonds et collections des Archives de l’État à Tournai ou, à défaut, un document concernant une localité située dans l’arrondissement judiciaire de Tournai mais conservé dans un autre dépôt.

Connues ou moins connues, ces archives produites entre le XIIe siècle et les années 1990 couvrent des sujets aussi riches que variés. Nous y retrouvons notamment, la charte de Raoul III de Saint-Médard de Soisson au profit de l’abbaye de Saint-Martin (1106-1119), considérée à ce jour comme le plus ancien document original conservé aux Archives de l’État à Tournai, mais aussi :

  • Le cartulaire de l’Abbaye de Ghislenghien (1297-1310)
  • Le Terrier de la Table des Pauvres de Saint-Brice à Tournai (1288)
  • Le censier de l’abbaye Saint-Martin de Tournai (1346)
  • Le liber catenatus de la paroisse de Pecq (1471)
  • L’acte de fondation du couvent des Franciscaines de Blicquy (1527)
  • Le registre des plaids de l’Échevinage de Bruyelle (1531-1532)
  • Le terrier de la seigneurie de Dottignies (1601)
  • La bulle d’indulgences pour la confrérie du Mont-Carmel de Forest (1712)
  • Le Diplôme maçonnique délivré au peintre tournaisien Piat Sauvage (1807)
  • Le plan de la Manufacture impériale et royale de Tapis de Tournai (1828)
  • Les plans du théâtre néo-classique de Tournai (1854)
  • Le tapuscrit original de La vallée infernale par Henri Vernes (1953)
  • Les caricatures de Watkyne (1990)
  • …

Riche de 128 pages, le Florilège des Archives de l’État à Tournai est une invitation à la flânerie et à la découverte des nombreux trésors archivistiques que recèle la Wallonie picarde. Il s’articule autour d’une sélection de cinquante documents historiques présentés chronologiquement et accompagnés d’une courte notice qu’il vous plaira de découvrir et d’apprécier.

Publié chez 180° éditions, l’ouvrage est le deuxième opus d’une collection destinée à s’étoffer dans les années à venir.

Cette publication est vendue au prix de 20 € aux Archives de l’État à Tournai ainsi qu’à l’Office du Tourisme de Tournai.

Florilège des Archives de l’État à Tournai, éd. Romy Gouverneur, Bruxelles, Archives de l’État à Tournai, 2024.

Source : Archives de l’État

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Publication – « La Bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle », t. 2, « Manuscrits conservés », 4e partie, éd. Jean-Pierre Rothschild, Caroline Heid

La bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux fut un centre de première importance de la vie spirituelle et intellectuelle en France et en Europe au Moyen Âge. André Vernet en a édité les anciens catalogues en 1979 dans la collection « DER » (La bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, t. I) et ses collaborateurs de la section de codicologie de l’IRHT, Jean-Paul Bouhot et Jean-François Genest, y ont publié en 1997 les notices descriptives de plus de la moitié des mille et quelques manuscrits subsistants du catalogue de 1472 : t. II, 1re partie, Manuscrits bibliques, patristiques et théologiques. La section latine de l’IRHT a continué ce programme à partir de 2007, ayant à décrire de nombreux recueils de pièces multiples : florilèges, sermonnaires, collections hagiographiques, livres liturgiques. En 2021 est paru sous la direction des présents éditeurs le t. II, 3e partie, Sermons et instruments pour la prédication (prix Duchalais de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 2023), premier publié de quatre volumes qui couvriront en outre, selon l’ordre des cotes du catalogue de 1472, d’autres manuscrits de sermons (t. II/2) ; diverses disciplines (t. II/4, ce volume) ; la liturgie (t. II/5).

147 manuscrits sont ici décrits, de droit (66), médecine (8), grammaire (12), logique (5), rhétorique (9), poésie (15), philosophie (25), usages monastiques (7). Le détail des notices est de nature à éclairer l’histoire de l’enseignement du droit à Paris et à Orléans, les traditions de gloses des textes classiques et philosophiques, la prosopographie de Clairvaux et enfin l’histoire de sa bibliothèque, en partie le produit de son scriptorium, mais aussi ensemble organisé et vivant du XIIe au XVIIIe siècle.

Informations pratiques :

La Bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, t. 2, Manuscrits conservés, 4e partie, éd. Jean-Pierre Rothschild, Caroline Heid, Paris, CNRS Éditions, 2024 ; 1 vol., 424 p. (Documents, études et répertoires). ISBN : 978-2-27115-158-2. Prix : € 120,00.

Source : CNRS Éditions

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Exposition – “Ars Athletica” : activités physiques et sportives de l’Antiquité au Moyen Âge

L’Archéo’site Les Rues-de-Vignes propose durant 6 mois, l’exposition “Ars athletica : activités physiques de l’Antiquité au Moyen Âge”.

Cette exposition vous invite à découvrir l’évolution de la pratique physique à travers le temps. Le circuit de visite constitué de panneaux, de représentations d’athlètes, de fac-similés d’objets et d’accessoires antiques et médiévaux vous permettra de vous mettre dans la peau de ceux qu’on nommerait aujourd’hui les sportifs.

Les lieux du sport n’auront plus de secret pour vous grâce aux maquettes des infrastructures qui étaient édifiées pour accueillir les jeux antiques. Cette exposition fera également une part belle à la gladiature qu’on pourrait concevoir aujourd’hui comme un sport de haut niveau.

La société du Moyen Âge était aussi, physiquement active. La chasse, l’équitation, le tir à l’arc et les jeux d’adresse contribuaient à l’entraînement et à la formation du guerrier tandis que des pratiques plus communes : le patinage, la luge, la nage, la course, la marche, le saut, la grimpe et les jeux de balles divers comme la soule ou la paume, témoignent de la persistance de l’activité corporelle dans toutes les couches de la société médiévale. 

Exposition : “Ars Athletica” : activités physiques et sportives de l’Antiquité au Moyen Âge
Dates : du 20 avril au 29 septembre 2024
Lieu :
Archéo’site Les Rues-des-Vignes
882 Rue Haute
59258 Les Rues-des-Vignes

Source : Nordoc’Archéo

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Appel à contribution – La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (XIIème-XVème siècle) : 30 ans après le colloque de Douai

Colloque international
4-6 Juin 2025 – Beauvais (Oise)

La céramique très décorée, également nommée « highly decorated » dans les pays anglo-saxons ou « hoogversierd aardewerk » en néerlandais, est une production céramique qui se caractérise par un répertoire décoratif riche. Même si cette catégorie singulière est reconnue dès les années 30 par des chercheurs anglais et néerlandais[1], sa terminologie n’apparaîtra véritablement que dans les années 80. Frans Verhaeghe en donnera la toute première définition en 1989 : « Toujours complexe, elle consiste en une combinaison d’au moins deux types de décor morphologiquement et techniquement différents »[2]. Il insiste sur la fonction ostentatoire de la décoration et sur l’importance de la chronologie qui est un critère essentiel de cette classe d’objets. Les données convergent pour une apparition située dans le courant du XIIe siècle. En l’état actuel des recherches, elle semble disparaitre en tant que classe spécifique au milieu du XIVe siècle dans l’ancien comté de Flandre mais y connaît plus tard diverses « survivances » techniques et morphologiques tandis que la réalité des autres zones géographiques diffère et montre un intervalle temporel élargi englobant aussi le XVe siècle. Il s’agit d’une catégorie de céramique décorative observée principalement dans l’Europe du Nord-Ouest : sur le territoire français actuel, on en retrouve du Bassin parisien jusqu’au Nord et de la Normandie au Jura voire le Lyonnais ; à l’échelle internationale, elle est recensée en Irlande, Angleterre, Luxembourg, Belgique, Allemagne, Norvège, Suède, Pays-Bas, Danemark, Roumanie, Pologne et la liste n’est sans doute pas exhaustive.

30 ans après le colloque de Douai intitulé « La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (Xème-XVème siècle) » qui s’est déroulé en avril 1995, les recherches sur « la céramique très décorée » méritent un renouvellement des connaissances. Ce premier colloque n’a pas donné lieu à une véritable synthèse du sujet mais a permis de présenter l’ « actualité de la recherche »[3] à travers des communications à l’échelle d’une ville (Metz, Arras et Douai), au niveau régional (Normandie, Beauvaisis et Champagne) et même national (Pays-Bas et Danemark). Ces deux dernières communications ont d’ailleurs permis de souligner le caractère international du sujet. Plusieurs thématiques communes sont reprises dans chacun de ces articles : la présentation des productions locales, la description précise des décors observés dans chaque zone géographique, la diffusion des produits, les différentes catégories d’objets portant ces décors, les analyses physico-chimiques sur les argiles réalisées de façon quasi-systématique, la datation et l’évolution de cette classe particulière de céramique. Autant de problématiques qui, avec le développement de l’archéologie préventive de ces vingt dernières années, peuvent largement être reprises, abondées et faire l’objet de premières synthèses.     

Ce colloque se donne donc pour ambition de refaire le point sur cette production qui a été un phénomène européen du XIIe au XVe siècle. La chronologie constitue une des questions à approfondir lors de ces journées et doit être abordée de manière transversale à travers les différents thèmes proposés. Il faudra en comprendre la genèse. Quand apparaissent ces récipients à décor élaboré ? Quels sont les précurseurs techniques (peinture, décor à la molette…) ? Il conviendra aussi bien sûr, d’en définir le déclin et d’en analyser les causes multifactorielles (politiques, économiques, sociales…). La question des acquis et des survivances techniques avec, notamment l’apparition de nouveaux objets et de nouveaux décors à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne, peut également être approfondie. En effet, à une échelle diachronique, il serait intéressant de souligner les influences et les héritages de la « très décorée » (techniques, inspirations…).

L’aspect géographique, toujours dans une perspective transverse, est également fondamental dans toutes les réflexions qui vont être menées. La céramique « très décorée » est désormais clairement identifiée dans les régions autour de la mer du Nord et plus largement de l’Europe du Nord-Ouest. Il convient là aussi de questionner les zones en marge (régions de tradition méditerranéenne ou baltique) pour une meilleure appréhension des limites spatiales de sa production et/ou de sa diffusion. À une échelle plus fine, ce type de céramique (formes et décors) montre des spécificités régionales particulièrement marquées qu’il apparaît primordial de définir, tant sur le plan technique et typologique que chronologique. C’est à la lecture de ces différentes synthèses régionales que se dessinera une origine de la « très décorée » mais aussi une diffusion, des rythmes spécifiques avec des écarts de datation sans doute importants entre régions mais aussi la mise en évidence de particularismes qui nous permettront d’embrasser au mieux le sujet.      

Différents thèmes ont été sélectionnés et peuvent faire l’objet d’une analyse plus approfondie.

Axe 1 : Production

Une approche plus spécifique sur les sites d’ateliers et par extension de leur production de céramique dite « très décorée » (techniques, formes, décors et particularismes) pourra être envisagée. L’aspect technique notamment, faisant partie intégrante de leur singularité, devra faire l’objet d’une attention particulière. Afin de permettre une meilleure reconnaissance des ateliers de chaque région, nous insistons sur l’importance de décrire les types de pâtes utilisées, les traitements de surface ainsi que les décors rapportés : engobe, éléments modelés et rapportés, importance de la couleur (avec les jeux d’engobe et de glaçure) et autres, qui contribuent à apporter une valeur ajoutée à cette poterie. Il conviendra d’établir des chronologies détaillées des objets produits mais aussi des décors mis en œuvre. L’analyse de cette catégorie de vaisselles sera également remise en perspective, par le biais de la quantification notamment, par rapport au reste de la production du site : céramique non décorée, céramiques décorées qui n’appartiennent pas à ce mouvement, comme les poteries peintes dans certaines localités, autres catégories d’objets tels que les statuettes ou éléments figuratifs anthropomorphes comme zoomorphes, de même que certains éléments de construction (épi de faîtage…). Au-delà de l’objet, certaines présentations porteront sur les potiers et leurs officines. Elles permettront, encore une fois, à travers le spectre du régionalisme, de comprendre les influences et les contacts entre les ateliers. S’agit-il d’activités uniquement urbaines ou existe-t-il des occurrences rurales ? Qu’est-ce qui a motivé leurs implantations : pouvoirs politiques, matières premières, développement des centres urbains et de l’élites urbaines (marchands, artisans, ordres religieux…), débouchés économiques ? Ce phénomène de mode induit sans doute aussi une compétition inter-artisanale, qui a engendré, comme cela peut être le cas pour des périodes postérieures, une mobilité potentiellement importante des potiers. Comment cela peut-il être démontré ? Existe-t-il quelques imitations ou copies dans certaines localités qui pourraient évoquer ce système de concurrence entre ateliers ? Des problématiques sur les ateliers, leur organisation et interactions sont ainsi attendues.    

Axe 2 : Diffusion : aspect économique et social

En plus de réflexions sur la fabrication de ces objets, leur reconnaissance sur les sites de consommation apporte également une somme d’informations. Au-delà de leur présentation intrinsèque, il conviendra de les aborder selon une approche également extrinsèque : dans quel type de contextes socio-économiques ces céramiques « très décorées » sont-elles mises au jour ? Dans les années 1990, on pensait que cela ne concernait que les contextes urbains ou ruraux élitaires. Il est en effet certain que la mise en œuvre de ces objets (exubérance de la décoration, nécessité parfois d’une double cuisson, unicum) a conduit à les vendre à un prix plus élevé que la production commune. Toutefois, la multiplication des découvertes des sites médiévaux grâce au développement de l’archéologie préventive ces trente dernières années tend, quelque peu, à lisser ce tableau.

Quelles peuvent être les fonctions voire pratiques utilitaires et/ou sociales et/ou symboliques de ces objets ? Il faut ici encore garder un focal chronologique, qui peut permettre de mettre en évidence la diffusion sociale de ces productions, avec une vulgarisation et une démocratisation marquant la fin du phénomène.

Il conviendra également d’appréhender la diffusion des produits à l’échelle locale, régionale et même supra-régionale. Certains objets traversent les mers, notamment les productions rouennaises ou flamandes qu’on retrouve en Angleterre, ou les pichets anglais mis au jour dans le Nord de la France ou en Flandre. Comment expliquer ces échanges ? Il y a souvent eu un parallèle avec le commerce du vin, est-ce que ces hypothèses sont toujours d’actualité ? Comment ces céramiques voyagent-elles ? Ces vaisselles au décor exubérant circulent-elles par intérêt pour leur contenu ou pour l’objet en lui-même ? S’agit-il de simples cadeaux, de souvenirs ou même les deux ? Une ouverture sur les réseaux commerciaux entre le XIIe et le XVe siècle peut également être envisagée.

Axe 3 : Culture visuelle et matérielle

Toujours dans cette idée d’une vision élargie, il faut replacer la céramique « très décorée » dans une culture visuelle et matérielle plus vaste. Comment s’inscrit cette nouvelle poterie par rapport aux objets réalisés dans d’autres matériaux notamment le métal, le verre ou le bois ? Existerait-il un lien voire un phénomène d’imitation ou d’inspiration entre ces produits ? Le questionnement doit être ouvert sur les éléments non culinaires comme les épis de faîtage, qui sont réalisés par des potiers et non des tuiliers/briquetiers, et qui appartiennent complètement à ce mouvement. Le choix des couleurs renvoie-t-il à ce qu’on peut observer sur la peinture murale, la statuaire, l’enluminure, l’architecture, en contexte civil comme religieux ? La couleur est en effet une composante importante dans la culture visuelle médiévale, comme sur ces productions céramiques. Enfin, il conviendra d’appréhender la symbolique de ces décors : comprendre l’iconographie médiévale mise en jeu et la tropologie des éléments figuratifs. 

Organisation de la rencontre

Ce colloque se veut international aussi, les communications se feront en anglais et en français (avec possibilité de traductions simultanées). Elles devront durer 20 min et seront suivies d’un temps d’échange de 5 min. Les synthèses régionales seront clairement privilégiées. Des présentations sous forme de poster sont également possibles.

Une publication fera suite à ce colloque.

Le colloque se déroulera sur 3 jours, du mercredi 4 au vendredi 6 juin 2025. En parallèle de ces journées, sera présentée une exposition intitulée « Flamboyante céramique : fantaisie médiévale ». Le repas du colloque est prévu le jeudi 5 juin au soir dans la maladrerie Saint-Lazare à Beauvais. Des visites de la ville de Beauvais, ainsi que de la crypte archéologique sont également prévues. Cette manifestation scientifique est organisée dans le cadre des 800 ans de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais. De nombreuses manifestations culturelles et artistiques auront lieu à Beauvais pour célébrer la construction de l’édifice gothique le plus haut du monde.

Modalités de contribution

Les propositions de communication et de poster sont à envoyer à l’adresse suivante : highlydecorated2025@gmail.com avant le 31 octobre 2024. Elles devront stipuler le nom et prénom des auteurs, leur(s) organisme(s) de rattachement, leur(s) coordonnée(s), le titre de la communication, l’axe ou les axes dans lesquels s’inscrivent la communication, le choix de la présentation (oral ou sur poster) et un résumé de 1000 à 2000 signes (ou 500 mots maximum).

Le comité scientifique communiquera aux participant.e.s la sélection des communications retenues le 20 décembre 2024.


[1] VERHAEGHE F. – Aspects sociaux et économiques de la céramique très décorée. Quelques réflexions. In PITON D. – La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (Xème-XVème siècles) : actes du colloque de Douai (7-8 avril 1995). Berck-sur-Mer : CRADC, 1996 (Nord-Ouest Archéologie, 7), p. 233

[2] VERHAEGHE F. – La céramique très décorée du Bas Moyen Âge en Flandre. In Travaux du groupe de recherches et d’études sur la céramique dans le Nord-Pas-de-Calais : actes du colloque de Lille (26-27 mars 1988), 1989 (Nord-Ouest Archéologie, Hors-série), p. 20

[3] PITON D. – La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (Xème-XVème siècles) : actes du colloque de Douai (7-8 avril 1995). Berck-sur-Mer : CRADC, 1996 (Nord-Ouest Archéologie ; 7), p. 7

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Appel à contribution – ‘Grosse Türme’ – Haupttürme, Bergfriede, Wohntürme, Donjons, Keeps, grosses tours oder tours maîtresses

Die 31. Jahrestagung der Wartburg-Gesellschaft wird in Zusammenarbeit mit der Universität Bern, dem Archäologischen Dienst des Kantons Bern, dem Schlossmuseum Spiez und dem Schweizerischen Burgenverein in Spiez stattfinden. Sie ist dem Thema « ‘Grosse Türme’ – Haupttürme, Bergfriede, Wohntürme, Donjons, Keeps, grosses tours oder tours maîtresses » gewidmet.

‘Grosse Türme’ – Haupttürme, Bergfriede, Wohntürme, Donjons, Keeps, grosses tours oder tours maîtresses

Die 31. Tagung der Wartburg-Gesellschaft findet in Zusammenarbeit mit der Universität Bern, dem Archäologischen Dienst des Kantons Bern, dem Schlossmuseum Spiez und dem Schweizerischen Burgenverein vom 1. bis 4. Mai 2025 im Tagungszentrum Hotel «Eden» in Spiez am Thunersee (Schweiz, Kanton Bern) statt. Die Tagung ist dem zentralen Symbol für Burgen und Schlösser gewidmet, den Haupttürmen von Adelsburgen. Gemäß aktueller Forschung waren zwar gemauerte Saalbauten die erste Innovation der «Bauaufgabe Adelsburg», und erst um 1000 herum begann man mit der Errichtung hoher Türme. Aber erst damit wurde das bislang zivile Erscheinungsbild der Burgen nachhaltig verändert. Die Türme dominierten trutzig wehrhaft und repräsentativ das Aussehen der Burgen – und wurden gleichsam zu ihrem bildhaften Charakteristikum.

Dienten Türme in der Frühzeit meist als Hauptwohngebäude, so fand im 12. und 13. Jahrhundert eine Differenzierung statt. Auf vielen Burgen wurden hohe, schlanke Haupttürme errichtet, die aufgrund ihrer Grundrissmasse und der fehlenden Infrastruktur keinen adeligen Wohnzwecken dienten, aber, auf der Hauptangriffsseite und/oder am höchsten Punkt der Burg errichtet, den gewünschten wehrhaften Ausdruck der Burg und seiner Besitzer weithin sichtbar repräsentierten. Die Wohnung verlagerte sich in einen eigenständigen Steinbau in der Burg. Zu einem Nebeneinander von Wohnbau und Wohnturm kam es spätestens im 14. Jahrhundert, als letzterer ein Revival erlebte und bis ins 16. Jahrhundert hinein erneut zu einem Statussymbol wurde.

Viele Fragen rund um diese Türme sind nach wie vor ungeklärt. Wann und in welchen Regionen dominieren welche Grundrisse, welche Detailformen in der Gestaltung? Was waren die Funktionen dieser Türme – Wohn-, Wehr-, Symbolbau? Was kann man über Raumfunktionen aussagen? Warum diente auf vielen Burgen der Hauptturm eindeutig repräsentativen Wohnzwecken, und das, obwohl gleichzeitig ebenso repräsentative Steinbauten bestanden? Wie ist es zu verstehen, dass gewisse Burgen zwei oder mehr Bergfriede aufwiesen, während Türme anderswo fehlen? Weitere Besonderheiten, die diskutiert werden könnten, ist der Unterschied zwischen den meist größeren und repräsentativer ausgestatteten Donjons bzw. Keeps in Frankreich und England und den zeitgleichen Türmen im Reich. Ein weiteres Thema wären auch die Kastellburgen, bei denen meist einer der vier Ecktürme als Hauptturm ausgebaut war. Zu diskutieren wären auch Haupttürme, die nur mit einem einzigen Raum, einem Saal, ausgestattet waren, und die deshalb weder als Wohnturm noch als Bergfried bezeichnet werden können. Und wie kam es zum Revival der Wohntürme im Spätmittelalter und wie lange ist dieses Phänomen in welchen Regionen fassbar? Während die Diskussion in der aktuellen deutschsprachigen Burgenforschung vor allem auf Bergfriede fokussiert war, soll diese Tagung alle Haupttürme in den Blick nehmen – und dabei auch nur noch archäologisch nachweisbare und damit schwierig einzuordnende Turmreste nicht aussparen – sowie die Burgen westlich des Reichs einbeziehen.

Zum Hauptthema der Tagung kommen wie immer zwei weitere Sektionen. Erwünscht sind zum einen Beiträge zur aktuellen Burgenforschung, zum anderen Referate zum Stand der Burgenforschung in der Schweiz. Geplant sind Referate mit einer Länge von 20 bis 25 Minuten mit anschließender Diskussion. Bewerbungen mit einem Abstract (max. 1 Seite) sowie einem kurzen CV und Bibliografie bis zum 31.10.2024 an Armand Baeriswyl, armand.baeriswyl@be.ch.

Kontakt

Armand Baeriswyl
armand.baeriswyl@be.ch

Source : H-Soz-Kult

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Publication – « La Chanson d’Otinel. Édition critique du remaniement anglo-normand (fin XIIe siècle) », éd. Delphine Demelas

La Chanson d’Otinel est une chanson de geste qui narre les aventures d’Otinel, guerrier musulman venu défier Roland à la cour de Charlemagne ; sur le point de gagner son duel contre le neveu de Charlemagne, un miracle le conduit à se convertir au christianisme ; il est alors promis en mariage à Belissent, la fille de l’empereur. La suite du texte raconte comment Otinel accompagne l’armée des Francs dans le Nord de l’Italie afin de bouter les troupes de l’empereur Garsie hors du territoire après la prise de Rome par les païens. La version anglo-normande, placée sous l’égide de la Fête des Innocents, met en scène un certain bestournement des codes épiques, le tout teinté d’un humour grinçant.

Vraisemblablement composée sur le continent dans la deuxième moitié du XIIe siècle, le remaniement anglo-normand du texte semble dater de la fin du XIIe siècle. La chanson version anglo-normande du texte est préservée dans deux manuscrits, le codex de Cologny (Cologny, Fondation Martin Bodmer, 168) et le fragment de Mende (Paris, BnF, nouvelles acquisitions françaises, 5094,). La présente édition permet au lecteur d’apprécier la version anglo-normande du texte, en offrant une introduction critique proposant une réflexion sur les aspects littéraires (versification, adaptation) et linguistiques du remaniement.

Ce livre propose d’étudier l’expression locale d’un texte, maillon essentiel pour comprendre l’essor de la légende d’Otinel au Nord de l’Europe, puisque la version anglo-normande servira de modèle pour différentes traductions médiévales du texte en Anglais, Gallois et Norrois à partir du XIVe siècle.

Delphine Demelas est chercheur à l’Université d’Aberystwyth (UK), où elle a rejoint l’équipe de L’Anglo-Norman Dictionary depuis 2020. Ses recherches portent sur l’édition de texte médiévaux et sur la littérature épique du Moyen Âge. Elle a enseigné la littérature médiévale dans différents pays dont la France, le Brésil, le Paraguay, les États-Unis ainsi que le Royaume-Uni.

Table des matières :

INTRODUCTION CRITIQUE
Liste des abréviations
I. Les manuscrits 
II. Éditions
III. Présentation générale
IV. Ponctuation du manuscrit Bodmer 168
V. Rimes, laisses et versification
VI. Langue, datation, localisation 27
VII. Approche littéraire : La Chanson d’Otinel, résonnance et adaptation de la littérature épique dans la zone insulaire
VIII. Bibliographie

• LA CHANSON D’OTINEL (TEXTE)
• NOTES CRITIQUES
• GLOSSAIRE
• INDEX DES NOMS PROPRES

Informations pratiques :

La Chanson d’Otinel. Édition critique du remaniement anglo-normand (fin XIIe siècle), éd. Delphine Demelas, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 192 p. (Textes vernaculaires du moyen âge, 32). ISBN : 978-2-503-60761-0. Prix : € 110,00.

Source : Brepols

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Publication – Thomas, « Tristan et Yseut », éd. Bartina H. Wind, trad. Louis-Patrick Bergot

Chef-d’œuvre mutilé, auréolé de mystère, le Tristan et Yseut composé par Thomas vers 1170 se démarque des autres versions par sa fine analyse des sentiments amoureux, sa tonalité très sombre et son style virtuose qui joue volontiers sur les sons et les sens. Unis par l’amer pouvoir d’un philtre merveilleux, Tristan et Yseut la Blonde, l’épouse du roi Marc, vivent loin l’un de l’autre un amour impossible, jusqu’à ce que Tristan, malade et croyant avoir perdu Yseut à jamais (lors du célèbre épisode de la voile noire), ne meure de chagrin. L’édition de Bartina H. Wind est ici revue et corrigée par Louis-Patrick Bergot. Complété par le fragment de Carlisle, le texte original est assorti d’une traduction qui allie les impératifs de fluidité et de fidélité, ainsi que d’une bibliographie actualisée et d’un riche glossaire. Une introduction inédite situe les fragments dans leur contexte et propose des clés d’interprétation de ce texte essentiel, qui eut une infence décisive dans l’évolution de l’imaginaire courtois.

Table des matières :

Introduction

Bibliographie indicative

Tristan et Yseut

Index des noms propres

Glossaire

Informations pratiques :

Thomas, Tristan et Yseut, éd. Bartina H. Wind, trad. Louis-Patrick Bergot, Genève, Droz, 2024 ; 1 vol., 376 p. (Texte Courant, 19). ISBN : 978-2-600-06495-8. Prix : CHF 22,00.

Source : Droz

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Publication – Laury Sarti, « Orbis Romanus. Byzantium and the Legacy of Rome in the Carolingian World »

How did the medieval Frankish world relate to the orbis Romanus? Although this term is only sporadically attested in the early medieval evidence, Laury Sarti makes use of it to designate the sum of what may have been understood, from a western medieval perspective, as characteristic of or belonging to the Roman world. She argues that, although the Roman empire mainly persisted in the east beyond the fifth century, the orbis Romanus was not limited to Byzantium. The medieval west had emerged from that same Roman imperial tradition, and it retained some notable Roman characteristics and features even after it ceased to belong to the empire.

In this book, Sarti challenges the caesura between a Roman and a post-Roman west by arguing that the Carolingian world, ruled by the Franks, still belonged to the multi-ethnic orbis Romanus. Instead of relying upon intense connectivity, which had ceased by the sixth century, ongoing Frankish participation in Roman identity emanated from the significance attributed to the Roman heritage. The Frankish kingdoms had emerged from the Roman world with a large Roman population and continuity on virtually every level of society, including governance, law, the Church and Christian belief, language, and culture. Although the Franks never designated themselves as Romans, Sarti demonstrates how Frankish Romanness—defined by the imperial past, the Byzantine present, and markedly western Roman characteristics—remained a constitutive feature of Frankish identity. While the Frankish relation to the Byzantine empire is more difficult to grasp, western and eastern notions of Romanness had common origins, and both implied a genuinely Christian understanding of Roman identity. When the Franks revived western emperorship through Charlemagne, the Roman and Christian elements were implemented as essential features of its conception.

The book touches on a wide range of topics, including notions of empire, the connectivity between the Frankish kingdoms and Byzantium, mutual perceptions of Roman identities, the role of the Church and religious controversies, the reception of Antiquity, the use of and significance attributed to Greek and Latin, and Roman culture in the west. Its conclusions—which challenge basic assumptions about the Carolingian period—and its up-to-date discussion of the evidence and research will be of interest to students and scholars alike.

Laury Sarti is Senior Lecturer in Medieval History at the University of Freiburg, with research focusing on military history, Mediterranean connectivity, and physical mobility. She is the author of Westeuropa zwischen Antike und Mittelalter and Perceiving War and the Military in Early Christian Gaul (400-700).

List of Illustrations
Preface
Chapter I – Introduction
Chapter II – Imperium in the Carolingian World
Chapter III – Contacts and Exchanges
Chapter IV – The Present in the Past
Chapter V – Greek and « Roman » Language
Chapter VI – Identity and Distinction
Chapter VII – Orthodoxy and the Oikumene
Chapter VIII – « Roman » Culture
Chapter IX – Conclusion
Bibliography
Index

Laury Sarti, Orbis Romanus. Byzantium and the Legacy of Rome in the Carolingian World, Oxford, Oxford University Press, 2024 ; 1 vol., 424 p. ISBN : 9780197746523. Prix : GBP 78,00.

Source : Oxford University Press

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Exposition – L’art roman dans l’objectif des photographes. Florilège de la photothèque du CESCM

Poitiers, UFR Sciences humaines et arts et hôtel Berthelot

– du 17 mai au 17 juillet 2024 à l’espace d’expositions de l’UFR SHA, 8 rue René Descartes – bâtiment E18, niveau 4
Avec une présentation documentaire à la BU Michel Foucault.

– du 17 mai au 4 novembre 2024 à l’hôtel Berthelot, Pôle documentaire du CESCM et salle Crozet – 24 rue de la Chaîne – bât. E13

Entrée libre, aux horaires d’ouverture de l’établissement


À l’occasion du colloque international sur L’art roman au XXIe siècle, la photothèque du CESCM vous propose une exposition de documents iconographiques issus de sa collection. Elle présente une quarantaine de photographies mettant en lumière l’architecture, la sculpture et la peinture de l’époque romane en France, et réalisées par sept photographes, de la fin du XIXe siècle à nos jours. Elle vise à dévoiler de magnifiques photographies et à interroger l’évolution des regards sur l’art roman, au fil du temps photographique.

Le vaste fonds de la photothèque rassemble plus de 250 000 documents iconographiques relatifs à l’art médiéval en Europe occidentale. Dans les années 1960 à 1980, près de 1 000 clichés de format 30×50 cm et 50×60 cm ont été acquis par le CESCM. Ce sont ces belles épreuves noir et blanc en grand format du fonds « ancien » qui ont constitué le point de départ de la sélection. Parmi les milliers d’auteurs représentés, quatre photographes, dont l’activité s’échelonne entre les années 1890 et 1980, ont été retenus : Eugène Lefèvre-Pontalis, Jean Dieuzaide-Yan, Auguste Allemand et Bernard Biraben. Afin de prolonger le parcours, trois photographes contemporains enrichissent la sélection : Jean-François Amelot, Jean-Pierre Brouard (ancien photographe au CESCM) et Lisa-Oriane Crosland (actuelle photographe au CESCM). Parmi ces sept auteurs, seul Eugène-Lefèvre Pontalis n’est pas un photographe professionnel. Sa présence s’explique par la qualité remarquable de ses clichés, mais aussi par leur ancienneté, au tournant du XIXe et du XXe siècle.

Ce florilège révèle les évolutions de la photographie au fil des décennies, avec les variations de supports, de formats et de technologies, mais témoigne aussi d’une diversité d’approches, oscillant entre tentation esthétique et finalité documentaire. Les images sont le reflet des différents contextes de réalisation, entre travaux d’auteurs, illustrations pour l’édition d’art et recherches scientifiques. Chacun des auteurs présentés a ainsi pu composer ses prises de vue en fonction du contexte de la commande et de la singularité de son approche, mettant parfois l’accent sur l’environnement du monument et les perspectives, ou dessinant le volume de la pierre par un clair-obscur le volume de la pierre, ou encore en portant son attention sur le rendu des matières et des couleurs du sujet.

En complément de l’exposition, nous vous invitons à poursuivre votre visite par la consultation de ROMANE, base de données de la photothèque du CESCM.

Cette exposition a été réalisée par Lisa-Oriane Crosland et Stéphanie Thomas (Photothèque-CESCM), Isabelle Fortuné (UFR SHA) et Amal Azzi (doctorante CESCM), sous la direction de Cécile Voyer (Professeur d’histoire de l’art et Directrice du CESCM), Éric Palazzo (Professeur d’histoire de l’art, CESCM) et Marcello Angheben (Maître de conférences habilité en histoire de l’art, CESCM).

Merci à l’équipe logistique et à la commission Culture de l’UFR SHA, à la Bibliothèque universitaire Michel Foucault, à l’équipe du CESCM, ainsi qu’à Juliette Carrique pour leur participation.

Source : CESCM

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Colloque – Histoire matérielle des manuscrits carolingiens de Fleury : écriture, parchemin et reliure

Les vendredi 23 et samedi 24 août 2024, la Médiathèque d’Orléans accueillera deux journées d’études consacrées à l’histoire matérielle des manuscrits carolingiens de Fleury, intitulées « Histoire matérielle des manuscrits carolingiens de Fleury : écriture, parchemin et reliure ».

Organisé par l’HiCSA (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), le réseau des médiathèques d’Orléans et l’IRHT, et financé par le projet ERC Beast to Craft, cet événement réunira des experts de renommée internationale pour explorer les méthodes de fabrication, de conservation et d’analyse des manuscrits de cette époque. La première journée, ouverte au public sans réservation, sera consacrée à des présentations théoriques, avec des interventions sur des sujets variés tels que le scriptorium et la bibliothèque de Fleury au haut Moyen Âge, les techniques de fabrication du parchemin, l’anatomie animale et ses implications pour les parchemins, ainsi que les méthodes de lecture de palimpsestes par imagerie multispectrale.

La deuxième journée, sur inscription (complet) et pour une audience limitée, sera dédiée à des ateliers pratiques, offrant aux participants l’opportunité d’acquérir des compétences en analyses biocodicologiques, en techniques d’examen des reliures médiévales et en imagerie multispectrale des manuscrits.

Ces journées seront l’occasion pour les chercheurs, conservateurs et passionnés de se plonger dans l’étude détaillée des manuscrits carolingiens de Fleury, d’échanger des connaissances et de découvrir les dernières avancées dans le domaine de l’analyse et de la conservation des manuscrits médiévaux.

  • 13h30 – Mots de bienvenue, Elodie Lévêque (Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA)
  • 13h40 – Ariane Bouchard (Responsable des collections patrimoniales, réseau des médiathèques d’Orléans) et Arthur Ferrier (responsable du fonds local et précieux, réseau des médiathèque d’Orléans), Les manuscrits de Fleury : un héritage précieux dans les collections de la Médiathèque d’Orléans
  • 14h10 – Claire Tignolet (Chercheuse associée au LaMOP, Paris), Le scriptorium et la bibliothèque de Fleury au haut Moyen Âge : une mise en contexte
  • 14h40 – Gilles Kagan (Ingénieur de recherche, IRHT-CNRS), Lecture d’un palimpseste par imagerie multi spectrale. Le cas du Aldhelm de Malmesbury à Fleury
  • 15h10 – Jiří Vnouček (Conservator, the Royal Library of Denmark), Parchemin des manuscrits carolingiens : une brève histoire du développement des méthodes de fabrication du parchemin. (en anglais)

15h40 – Pause café

  • 16h – Annelise Binois (Archéozoologue et vétérinaire, maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ArScAn), Anatomie animale, peaux et parchemins
  • 16h30 – Alberto Campagnolo (Postdoctoral Research Fellow, Université catholique de Louvain and guest professor, KU Leuven, Belgium), Histoires hybrides : Archaïsme dans les reliures carolingiennes-romanesques de Fleury et de Cambrai
  • 17h – Lucie Moruzzis (Conservatrice-restauratrice de livres, Archives nationales de France), Les reliures carolingiennes de Fleury : observer et refaire

17h30 – Clôture

Informations pratiques :

23/08/2024 – 13:30Lieu :

Médiathèque d’Orléans
Auditorium Marcel Reggui
1 place Gambetta 45100 Orléans

Source : IRHT

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