Après le volume PO 258 (59.3), voici le second et dernier fascicule de la Lettre de Macaire sur la gloire des saints (CPG II/1 2415.6), avec la recension « macariote », conservée en arabe et en éthiopien, ainsi que trois annexes destinées à la comparaison du texte des diverses versions. De celles-ci (grec, géorgien et arabe pour la recension sinaïtique, publiée dans PO 258, ainsi qu’arabe et éthiopien pour la recension macariote, imprimée ici), les deux premières annexes donnent la comparaison chiffrée, d’après le numéro des versets, et mettent en évidence les regroupements. La troisième annexe, elle, fournit en quatre colonnes et en traduction française, une synopse entre toutes ces versions, verset par verset et en faisant ressortir le parallèle à la fois par la disposition typographique et par des couleurs. On espère avoir ainsi fourni au lecteur intéressé un instrument de travail commode pour l’étude de la spiritualité monastique, en particulier celle de la littérature spirituelle « macarienne ».
Table des matières :
Introduction I. La recension macariote (M) 1. Les manuscrits 2. Édition du texte de M : observations philologiques
II. La recension éthiopienne (E) 1. Le manuscrit 2. Édition du texte : observations philologiques
Bibliographie
Éditions et traductions Texte arabe macariote (M) et recension éthiopienne (E), édition en parallèle, apparat critique, traduction
Annexes
Informations pratiques :
Ps. Macarius / Symeon, Lettre de Macaire sur la gloire des saints, éd. Ugo Zanetti, Martina Ambu, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 169 p. (Patrologia Orientalis, 260). ISBN : 978-2-503-62346-7. Prix : € 80,00.
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La deuxième rencontre du projet SocioMA se propose de rouvrir le chantier initié en 1973 par J. Batany, Ph. Contamine, B. Guenée et J. Le Goff sous le titre « Plan pour l’étude historique du vocabulaire social de l’Occident médiéval ». Plus d’un demi-siècle après cet appel, il convient de reconnaître que l’état de l’historiographie en la matière est dans le meilleur des cas dispersé, dans le pire disparate. En posant la question des archétypes sociaux, il ne sera pas toutefois question de se limiter aux seules perspectives lexicographiques, mais bien d’interroger la production des nomenclatures sociales comme un fait social et historique total, indissociable de ses contextes chronologiques, géographiques et documentaires, et ceci à toutes les échelles du jeu social.
Les premières journées d’étude du projet SOCIOMA, qui se sont tenues à Oxford les 11 et 12 décembre 2025, ont permis d’interroger les ressorts de la pensée catégorielle telle qu’appliquée à la société médiévale : quels sont les mécanismes ou procédés intellectuels mobilisés par les acteurs sociaux pour définir, circonscrire et nommer les catégories sociales ? Cette première réflexion collective a permis de mettre en évidence certaines des formes d’un outillage mental mobilisé par les acteurs pour produire des distinctions, des taxinomies ou des hiérarchies : répertoires analogiques, division des arts et des sciences, organisations et répartitions spatiales, catégories morales et théologiques, division des tâches productives, etc. Ces différents outils de la pensée catégorielle sont mobilisés tour à tour ou conjointement pour opérer des distinctions sociales, identifier et nommer des groupes, et finalement esquisser une première sociologie médiévale.
Dans le prolongement des jalons ainsi posés, la deuxième journée d’étude sera consacrée aux archétypes sociaux qui émergent et structurent le paysage sociologique médiéval. Suivant les logiques de « la fabrication pratique » des classifications sociales, les archétypes sociaux peuvent être entendus comme des idéal-types (M. Weber) ou des « points saillants » [Boltanski et Thévenot, 2015], permettant l’appréhension d’un espace social diversifié et polarisé. Dans une perspective de sociologie des interactions, ces « points saillants » sont en effet des positions ou des professions qui sont aisément identifiables car elles ont fait ou font l’objet d’un « travail social de représentation » : leur existence est communément admise du fait d’un discours social qui s’est appliqué à les promouvoir. Dès lors, le processus de catégorisation et de désignation de ces catégories (nomenclatures, taxinomies) fonctionne non pas par distribution mais par « assimilation aux points saillants », à partir de critères variables (âge, sexe, lieu de vie, études et diplômes, rémunération, pratiques culturelles, etc.) et de positions plus ou moins éloignées à ceux-ci dans l’espace social, dessinant les frontières mal définies entre chaque catégorie. En cela, la formation des archétypes sociaux relève d’un double processus d’objectivation sociale, par la promotion d’idéal-types et leur désignation par un vocabulaire dédié qui se diffuse. Ce double processus sera au cœur des préoccupations de ces journées d’étude.
Les sociologues spécialistes des nomenclatures socio-professionnelles ont souligné de longue date l’influence de l’organisation sociale d’Ancien Régime en métiers dans les nomenclatures modernes : « L’organisation en “métiers” est importante car elle façonne une vision du monde social qui constituera toujours un arrière-plan par rapport auquel les découpages suivants se situeront, explicitement ou non », pouvaient ainsi écrire Alain Desrosières et Laurent Thévenot [Desrosières et Thévenot, 2002, p. 9]. Ainsi, avant même la grande compilation élaborée vers 1268 à la demande du prévôt de Paris, Étienne Boileau (Livres des métiers), recensant quelques 100 métiers différents et leur législation [Bourlet, 2015], la nomenclature des métiers de Paris avait pu inspirer, dès 1220-1230, le grammairien Jean de Garlande dans un exercice lexicographique (Dictionnarius) distinguant et nommant 53 métiers distincts [Lachaud, 2006]. Si les législations urbaines eurent un rôle fondamental dans la promotion d’une nomenclature socio-professionnelles dès la période médiévale, elles ne sont pas les seules à avoir été gagnées par cette entreprise de catégorisation qui anima la société chrétienne latine au tournant des XIIe et XIIIe siècles.
Dans leur entreprise pastorale, les clercs furent également des contributeurs décisifs à la « fabrication pratique » des classifications sociales, recourant à une diversité de critères ayant valeur performative : âge, sexe, condition cléricale, profession, etc. Le développement des sermons ad status, par exemple, traduisait l’avènement de cette pensée catégorielle chez les théologiens, adaptée aux logiques peccamineuses et à leurs desseins moraux. Tandis qu’Honorius Augustodunensis distinguait huit « états » d’auditeurs, au milieu du XIIe siècle, le prédicateur Jacques de Vitry, à la fin des années 1220, distinguait dans ses sermones vulgares 31 catégories d’auditeurs, explicitement établies en fonction de leurs « offices » (officia) et de leurs mœurs. Quant au dominicain Humbert de Roman, il entendait s’adresser à « tous les genres d’hommes » en distinguant, dans son De eruditione praedicatorum (v. 1270-1274), une centaine de catégories forgées à partir de « toute la diversité des besognes » (in omni diversitate negotiorum) observables. Ces nombreuses catégories relevaient de l’usage de critères variés, comme le sexe, l’âge, la noblesse, l’état marital, l’état de richesse ou de pauvreté, l’état sanitaire (infirmes, malades), l’état moral (bon, mal) et les états d’âmes (joie, tristesse), les études suivies (disciplines), le niveau de compétences intellectuelles, l’état d’élévation dans la hiérarchie sociale (potentes, magnates, maiores), le cadre de vie (ville, bourg, campagne), les fonctions ou grade dans l’Église, l’appartenance à un ordre religieux ou monastique, ou enfin – mais dans une moindre mesure – la catégorie professionnelle [Bériou, 1998 ; Muessig, 2002 ; Destemberg, 2025].
La pastorale semble avoir eu une importance décisive dans la diffusion de cette pensée catégorielle. Dans les manuels et sommes de confesseurs, elle rejoint les enjeux d’une casuistique juridique et tend à définir des groupes et catégories en fonction d’un profil peccamineux spécifique [Michaud-Quantin, 1962 ; Le Goff, 1964 ; Tentler, 1974]. Son influence, gagne également une littérature morale qui se diffuse au-delà du cercle clérical. Ainsi, dans son jeu d’échecs moralisés (Liber de moribus hominum vel officiis nobilium, v. 1259-1273), le dominicain génois Jacques de Cessoles usait de la métaphore de l’échiquier pour proposer un cadre figuratif à l’ordonnancement catégoriel de la société, consistant à attribuer à un groupe social défini par son « office » une case dans le jeu social [Mehl, 1999 ; Destemberg, 2025]. Traduit en français au milieu du XIVe siècle par Jean de Vignay et Jean Ferron, les pièces populaires de cet échiquier social adoptent la figure des officiers de ville, des métiers de la marchandise ou de la construction, ou encore des maîtres de l’université, se déclinant en 42 archétypes sociaux ordonnés en 8 catégories.
Aux XIVe et XVe siècles, se diffuse une littérature des « états » dont Les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer sont l’un des plus célèbres représentants, et dans lesquels l’auteur distingue quelques 29 pèlerins aux profils variés [Mann, 1973]. Se déclinant également sous la forme des danses macabres et leur traduction iconographique, elle tend à fixer dans l’espace public une approche catégorielle sous la forme d’une fresque sociale [Batany, 1984], recensant pas moins de 41 profils sociaux dans celle du cimetière parisien des Innocents, ou 36 catégories distinctes dans son adaptation féminine. Ces dernières traduisent l’existence d’une forme de sémiotique sociale, qui trouve assurément l’une de ses expressions les plus abouties dans les premières ordonnances somptuaires qui, à la fin du Moyen Âge, apparaissent comme une tentative saisissante d’objectivation vestimentaire de l’ordre social et de mise en conformité de la représentation sociale avec les « états » [Bulst, 1997].
C’est de cette dynamique et ses différentes manifestations que la deuxième rencontre du projet SocioMA souhaite rendre compte, en se proposant de rouvrir le chantier initié en 1973 par J. Batany, Ph. Contamine, B. Guenée et J. Le Goff sous le titre « Plan pour l’étude historique du vocabulaire social de l’Occident médiéval » [Batany et alii, 1973]. Plus d’un demi-siècle après cet appel, il convient de reconnaître que l’état de l’historiographie en la matière est dans le meilleur des cas dispersé, dans le pire disparate [Ceruti, 1995 ; Judde de Larivière, 2010]. En posant la question des archétypes sociaux, il ne sera pas toutefois question de se limiter aux seules perspectives lexicographiques, mais bien d’interroger la production des nomenclatures sociales comme un fait social et historique total, indissociable de ses contextes chronologiques, géographiques et documentaires, et ceci à toutes les échelles du jeu social. On pourra, par exemple, s’appliquer à reconstituer quelques archétypes sociaux tels que les médiévaux les concevaient, y compris par une approche monographique de certains types – tels « le mendiant », « le marchand », « le maître », etc. – en renouvelant ainsi l’approche qui avait été celle de Jacques Le Goff dans la volume collectif de 1989. Dans cette perspective, les participants seront invités à se saisir d’un ou plusieurs des trois groupes de questions suivantes :
Quels contextes et supports documentaires voient la promotion de ces types sociaux ? Quels vocabulaires sont mobilisés pour les identifier, tant en latin qu’en langues vernaculaires ? Quelle est la place des taxinomies féminines ?
Quels sont les critères adoptés pour les définir et quelle fluidité entre ces catégories idéal-typiques ? Existe-t-il une iconographie, voire une sémiotique sociale, qui objectivent ces critères et promeuvent visuellement ces catégories en leur conférant des attributs spécifiques ?
En quoi ces archétypes participent d’une lecture hiérarchique de l’ordre social ou, au contraire, témoignent d’un idéal d’harmonie ? Participent-ils d’une distribution du monde social alternant inclusion ou exclusion, et définissent-ils de fait un périmètre de la légitimité ou de l’illégitimité sociales ?
L’espace géographique couvert par les interventions sera l’Occident latin, entendu principalement comme les espaces correspondant à la France, l’Italie, la péninsule Ibérique, l’espace germanique et les îles britanniques.
Modalités de soumission
Les communications d’une durée de 30 minutes pourront être présentées en français ou en anglais. Les propositions devront être adressées à aude-marie.certin@uha.fr et antoine.destemberg@univ-artois.fr,
avant le 10 juillet 2026.
Informations utiles
Ces journées d’études se dérouleront les 10 et 11 décembre 2026, sur la Campus Fonderie de l’Université de Haute-Alsace (Mulhouse).
Les frais de déplacement, de logement et de restauration seront pris en charge par l’organisation.
Comité d’organisation
Aude-Marie Certin (Université de Haute-Alsace / Cresat)
Joël Chandelier (Université de Lausanne)
Antoine Destemberg (Université d’Artois / CREHS – Maison française d’Oxford)
Arnaud Fossier (Université de Bourgogne / LIR3s)
Carole Mabboux (Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis / MéMo)
Sandrine Victor (Institut Universitaire Champollion / Framespa)
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Most medieval manuscripts are now held in specialist libraries, but a century ago there was a flourishing international trade in such books, with London at its centre. The first half of the twentieth century saw new record auction prices and many manuscripts leaving Europe for the USA, but also periods of economic depression and social and political upheaval in which both the economic and cultural values assigned to manuscripts were reassessed. The trade in this period determined the physical destination of many manuscripts, and helped set the direction of scholarship. This book examines the trade in hand-written books produced before ca. 1500 and its impact, from the death of the designer, socialist, and manuscript collector William Morris in 1896 to the Second World War.
Laura Cleaver is Professor of Manuscript Studies at the Institute of English Studies, School of Advanced Study, University of London.
Table des matières :
List of Illustrations
Acknowledgements
Abbreviations
Introduction
Chapter 1. Death Duties, 1896–1902
Chapter 2. Behind the Scenes at Museums, 1900–1904
Chapter 3. Mythologies, 1904–1908
Chapter 4. American Dreams, 1908–1914
Chapter 5. The Great War for Civilization, 1914–1918
Chapter 6. A Roaring Trade? 1919–1929
Chapter 7. Fall and Decline, 1929–1936
Chapter 8. Manuscripts and Monuments, 1936–1945
Conclusion
Bibliography
Index of Medieval Manuscripts
General Index
Informations pratiques :
Laura Cleaver, Britain and the International Medieval Manuscript Trade, 1896–1945, Leeds, ARC Humanities Press, 2026 ; 1 vol., 356 p. (Book Cultures, Medieval to Modern). ISBN : 978-1-80270-324-5. Prix : GBP 158,00.
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Modalités
Créé en 2022, le Prix Alma des Jeunes Chercheur.euses a pour objectif de récompenser les travaux innovants d’étudiants et d’étudiantes en histoire, littérature, philosophie ou philologie médiévales. Pour concourir, il faut être titulaire d’au moins un M1 ou d’un master, avoir moins de trente ans et ne pas être titulaire d’un doctorat.
Il faut également être membre d’Alma-Recherche (inscription sur notre site : http://www.alma-recherche.com). Le lauréat ou la lauréate du prix Alma des Jeunes Chercheur.euses recevra une aide à la publication de son ouvre et recevra une récompense de : Cinq-cents euros
Participer au Prix permet également aux mastérants et mastérantes d’intégrer une communauté de jeunes chercheurs et de faire connaître leur travail à un jury de spécialistes. Ils pourront également être amenés à participer à des évènements scientifiques organisés par l’association ou certains membres du jury.
Pour participer au Prix Alma des Jeunes Chercheur.euses, il suffit d’être membre et d’envoyer son dossier comprenant :
➢ Un résumé du mémoire (en cours de rédaction ou rédigé l’année précédente, 1 pages maximum, police 12, interligne 1.5, Times New Roman),
➢ Une lettre de recommandation du directeur ou de la directrice de recherche,
➢ Un certificat d’adhésion à l’association Alma-Recherche,
➢ Un formulaire de candidature (téléchargeable sur notre site : via ce lien ou dans l’onglet « prix » en cliquant sur le bouton « télécharger le dossier de candidature.)
➢ Un chapitre du mémoire.
Le dossier doit être envoyé en un seul document pdf fusionné à l’adresse suivante, avant le 20 JUILLET2026.
contact@alma-recherche.fr
Si votre dossier est retenu, il vous sera demandé d’envoyer votre mémoire anonymisé et vierge de touteréférence à votre université de rattachement. Tout écart à cette règle est éliminatoire. Les mémoires retenus sont envoyés aux membres du jury dont la liste figure ci-dessous, à la fin du mois d’Août. Les résultats du prix sont publiés dans le courant de la première semaine de janvier.
Composition du jury du Prix Alma 2026
M. Richard Matthew Pollard, Président, Professeur d’Histoire médiévale (UQÀM, Montréal, Québec)
Mme Michèle Gally, Professeure de Littérature médiévale et « médiévalisme, (Aix-Marseille Université, Aix-en-Provence)
M. Christian Trottmann, Directeur de Recherche émérite en Philosophie médiévale, (CNRS, CESR, Université de Tours)
M. Sébastien Rossignol, Associate Professor en Histoire médiévale, (Memorial University, St Johns, Newfoundland-Labrador)
M. Patrick Moran, Associate Professor en Littérature médiévale, (Univesity of British Columbia, Vancouver, British Columbia)
M. Jean Claude Mühlethaler, Professeur Honoraire en littérature médiévale, (Université de Lausanne, Lausanne)
Mme Marie Groult, Maîtresse de Conférence en histoire médiévale, (Université de Rouen-Normandie, Rouen)
Mme Julie Brumberg-Chaumont, Directrice de Recherche en Philosophie médiévale (CNRS, Paris)
Mme Sophie Serra, Post-doctorante en Philosophie médiévale (Université de Lund, CNRS)
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À la fin du XIIIe siècle, dans l’Italie des cités, l’Église ne se contente pas d’encadrer les consciences : elle juge, enquête et tranche. Un document exceptionnel, qui rassemble des dizaines de procès présidés par l’évêque de Pistoia, témoigne de cette intense activité judiciaire. Cette archive ouvre les portes d’un tribunal ecclésiastique et révèle, au plus près des affaires ordinaires, la place du droit dans le gouvernement de l’Église. Le mariage, le crédit ou la propriété se trouvent ainsi éclairés d’un nouveau jour.
À travers ces procès – prêtres accusés de concubinage, usuriers dénoncés par d’anciens clients, épouses cherchant à se séparer d’un mari impuissant ou violent – se dessine une micro-société en mutation. Ces affaires témoignent en effet de l’acculturation croissante de la population au droit, mais aussi de l’affaiblissement progressif du dominium ecclésial. Si l’Église conserve sa juridiction sur le mariage et le clergé, le jeu politique et les transactions économiques lui échappent largement. Pour maintenir son autorité, elle s’appuie donc sur la fama, la « commune renommée », érigeant la réputation en instrument de connaissance et de contrôle. Ainsi se révèle une Église contestée mais profondément ancrée dans le tissu social, au coeur des conflits de la fin du Moyen Âge.
Arnaud Fossier est normalien, agrégé d’histoire, ancien membre de l’École française de Rome et historien médiéviste, il enseigne à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur l’Église et la religion au Moyen Âge. Il est l’auteur de Le Bureau des âmes (École française de Rome, 2018) et Les cathares, ennemis de l’intérieur (La Fabrique, 2025).
Informations pratiques :
Arnaud Fossier, La réputation au village, Paris, PUF, 2026 ; 1 vol., 400 p. ISBN : 978-2-13088-522-1. Prix : € 25,00.
This volume brings together contributions by colleagues, friends, and (former) students of Rob Faesen SJ on the occasion of his 65th birthday. Rob Faesen was the founder and director for more than twenty years of the Institute for the Study of Spirituality at the Faculty of Theology and Religious Studies, KU Leuven, as well as lecturer at the Ruusbroec Institute, Faculty of Arts, University of Antwerp, and holder of the Francis Xavier Chair at the Tilburg School of Catholic Theology, Tilburg University. In view of the dedicatee’s research interests, this volume of essays focuses on the history of Christian mysticism with three central foci. The first part of the volume is devoted to the medieval mystical tradition, which lies at the heart of Rob Faesen’s research. The second part focuses on the development of mysticism and spirituality in the Franciscan Order, the Devotio Moderna, and the Society of Jesus. The final section of the volume turns to the relations between mystical theology and the liturgy, art, and contemporary thought. The volume thus addresses themes and questions that have been of great interest to Rob Faesen both professionally and personally.
Table des matières :
A Tribute to Rob Faesen SJ John Arblaster
Part I – The medieval mystical tradition
Heaven for Us. The Geography of Prayer in Evagrius of Pontus, Antony of Egypt, and William of Saint-Thierry Douglas E. Christie
“Behold the Battle, Hear the cordis clamor!”. The Conceptual Metaphor LOVE IS WAR in the Song of Songs and Hadewijch’s Songs John Arblaster and Danilo Verde
Reflections on the References to Hadewijch’s Works in the Apparatus of Sources of John of Ruusbroec’s Opera omnia Guido de Baere (Trans. by John Arblaster)
The Journey of the Soul to God in John of Ruusbroec’s Seven Rungs and in Candid Tales of a Pilgrim Lieve Uyttenhove
Baking Bread and Burning Bodies. Mysticism and Preaching in the Middle Dutch Limburg Sermons Lydia Shahan and Thom Mertens
“Lord, Bring Us Where You Are Not”. The Gaesdonck Treatises and a Translation of the First Treatise Michiel Vandenbroucke
Does Mechthild of Hackeborn’s Booke of Gostlye Grace Promote Deification? Louise Nelstrop
Part II – Franciscan and Clarissan mysticism, the Devotio moderna, and the Jesuit tradition
Care as Contemplation / Contemplation as Care in the Clarissan Tradition Krijn Pansters
Hagiographic Memorisation and Performance. Angela of Foligno’s Sources for the Life and Spirituality of Francis of Assisi Michael Hahn
John Duns Scotus. A Mystical Theologian? Dominic Abbott
The Practice of Vision as Theory. Reframing Mystical Theology in the Work of Nicholas of Cusa Inigo Bocken
The Theme of Peace in the Middle Dutch Jhesus collacien Thom Mertens
Gerard Zerbolt van Zutphen and Networks of Bible Readers in the Late Medieval Low Countries Wim Francois
At nunc belle faciunt, cum sese pascunt. The Credibility of Pope Adrian VI and Erasmus as Church Reformers Paul van Geest
The Spirituality and Devotional Practices of Jesuit Missionaries in the XVIIth-century Dutch Republic Joep van Gennip
Christ’s Fool. Jean-Joseph Surin (1600-1665) Dirk Boone (Trans. by John Arblaster)
Early Modern Jesuit Spirituality and the Body. From Games and Sport to Diet Dries Vanysacker and Eleonora Rai (†2025)
Towards Spiritual Perfection and Union with God. Deification in Libertus Fromondus’s Brevis commentarius in Canticum canticorum Anton De Preter
Part III – Mystical theology in relation to art, the liturgy, and modern thought
Pentecost as Image. Enthousiasmos, Ruach, and the Senses. Also a Case-Study of the Benedictional of Archbishop Robert (Winchester Abbey, late Xth century) Barbara Baert
The Image as Word and the Word as Image. Henry of Coesfeld, Rogier van der Weyden, and Mystical Culture in the Later Medieval Low Countries Tom Gaens
Art, Spirituality, and Mysticism. The Resurgence of Mysticism in Contemporary Art Sander Vloebergs
Saint John the Baptist. A Mystico-Liturgical Profile Joris Geldhof
A Prayer for Church Dedication in the Liturgical-Mystical South Dakota Manuscript from Saint Agnes in Arnhem. With an Edition and Translation of the Prayer for Church Dedication Ineke Cornet
Some Observations on The Evangelical Pearl, Gerhard Tersteegen, and Søren Kierkegaard Rik Van Nieuwenhove
The Intuition of Being. The Rehabilitation of Antonio Rosmini, the Question of Ontologism, and Its Relevance to Mystical Theology Patrick Ryan Cooper
Psychological or Mystical “Night”? A Conversation between Edith Stein and Saint John of the Cross Peter Tyler
Julian of Norwich and Jean-Francois Lyotard. Between Word and Image Bradford Manderfield
The Encounter with God. The Life and Work of Fr. Raphaël-Louis OEchslin OP (1907-1991) Anton-Marie Milh OP (Trans. by John Arblaster)
Awakening to the Real within the Love of God. The Metaphysics of Contemplation Jacob Benjamins and Stephan van Erp
Informations pratiques :
Hoghe minne es deen vor dander. Essays on the Christian Mystical Tradition in Honour of Rob Faesen SJ, éd. John Arblaster, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 535 p. (Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique, 122). ISBN : 978-2-503-60175-5. Prix : € 124,00.
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Durant l’été 2026, l’Archéosite® et Musée d’Aubechies-Belœil asbl vous invite à découvrir une exposition temporaire consacrée aux jeux et jouets anciens. De l’Égypte antique aux Temps modernes, elle met en lumière les pratiques ludiques de différentes civilisations. Le public pourra non seulement découvrir ces objets du passé, mais aussi s’y essayer grâce à plusieurs jeux reconstitués mis à disposition. Il sera ainsi possible de s’initier au jeu du Senet égyptien, au jeu des latroncules, pratiqué à l’époque romaine, ou encore au jeu du serpent !
Une immersion interactive et accessible à tous pour redécouvrir le plaisir de jouer à travers l’histoire.
Informations pratiques :
Du dimanche 14 juin au dimanche 13 septembre
Le site est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h (jusqu’à 18h en juillet et août) et les dimanches de 14h à 18h (jusqu’à 19h en juillet et août)
Exposition comprise dans le prix d’entrée: Prix adulte 13€ – Etudiants 11€ – Enfants (de 4 à 12 ans inclus) 6,5€ – Gratuit pour les enfants de – de 4 ans Pas de réservation nécessaire
Ce recueil offre une palette variée d’actes illustrant le gouvernement des empereurs d’Occident entre le début du ixe siècle et le début du XIe siècle. Du monumental précepte solennel au simple mandement, tous manifestent de diverses manières la volonté du souverain et sa capacité à réagir aux aléas de la vie publique.
Cette anthologie est non seulement un florilège d’actes documentant l’exercice du pouvoir au haut Moyen Âge, elle fait aussi office d’introduction à la diplomatique de cette époque en montrant les constances et les évolutions dans la rédaction des actes. Certains sont rédigés selon un formulaire bien établi, de manière stéréotypée, et d’autres sont des textes très sophistiqués traitant de manière singulière d’un cas particulier.
Les documents présentés et traduits ici sont conservés en original ; ils concernent les diverses régions de l’Empire, de la Francie occidentale à l’Italie en passant la Saxe, pour n’en citer que quelquesunes. Certains actes ont une portée locale, d’autres sont d’un intérêt majeur à l’échelle de tout l’Empire.
Ce livre est le deuxième volume de la Bibliothèque médiévale dirigée par Philippe Depreux, une collection qui propose des traductions commentées de sources relatives à l’histoire de l’Europe médiévale (du monde méditerranéen aux contrées les plus septentrionales), depuis l’Antiquité tardive jusqu’à l’aube des Temps modernes.
Philippe Depreux, professeur d’Histoire médiévale à l’université de Hambourg, est un historien spécialiste du haut Moyen Âge occidental. Il est membre honoraire de l’Institut universitaire de France et membre ordinaire de l’Académie des Sciences à Hambourg.
Table des matières :
Introduction Le legs de la diplomatique carolingienne L’exercice du pouvoir au miroir des diplômes Le gouvernement au jour le jour Les diplômes, instruments de propagande L’intérêt historique des préambules Présentation du corpus Principes éditoriaux Sources et bibliographie Sources Bibliographie Anthologie des actes des empereurs d’Occident, du début du ixe au début du XIe siècle I) Affaires judiciaires : jugements, confirmations de jugement et enquêtes, pratiques judiciaires et redistribution de biens confisqués II) L’exercice du gouvernement au quotidien : mandements et notifications III) La subsistance des femmes royales : dot et rente monastique IV) Service liturgique pour le souverain : le rôle des chapelles palatines V) La réforme laborieuse d’un monastère prestigieux, une affaire d’État VI) La défense des églises : protection et immunité VII ) Le soutien de saint Pierre VIII ) Privilèges économiques IX ) Le patrimoine des églises : donations et confirmations d’échanges X ) Rémunérer la fidélité des laïcs Annexes I) Illustrations II) Liste des invocations verbales III) Liste des suscriptions IV) Trois préambules extraordinaires pour des bénéficiaires d’exception V) Liste des clauses de corroboration VI) Liste des chanceliers et notaires impliqués dans l’instrumentation des actes Liste des actes en fonction de leur répartition thématique Liste des actes traduits dans ce volume en fonction de leur destinataire. Liste chronologique des actes avec leurs références bibliographiques Index des noms de lieux Index des noms de personnes
Informations pratiques :
Actes des empereurs carolingiens et ottoniens. Une anthologie, éd. Philippe Depreux, Paris, les Belles Lettres, 2026 ; 1 vol., 332 p. (Bibliothèque médiévale, 2). ISBN : 978-2-25145-878-6. Prix : € 25,90.
Polemics appear constantly in all epochs, from Antiquity to our modern times. During all historical periods, criticism and competition, disputes and disagreements, reproval and reprisals indicate conflictual interactions up to violent encounters. However, polemics are far more than mere attacks : They reveal social complexities and have social functions. They are important contributions to discourses, they have always determined the intellectual, religious and political developments of an epoch.
These are the initial points of the international conference Refutations, Rivalries and Revenge. Polemics in the Premodern Islamic World (ca. 800–1500). The conference aims at an in-depth understanding of polemics in their specific premodern configurations, along with the forms, functions, reasons and developments of polemics in the premodern Islamic World. Approaching polemics and the inherent complexities from an interdisciplinary point of view, both polemics in texts and polemical practices will be studied. Drawing on a range of academic disciplines, especially Islamic Studies and History, Mediterranean Studies and Literary Studies, the conference calls for papers that deal with affronts, badmouthing, criticism, disputes and disagreement, invectives, reproval and, evidently, with revenge, rivalries and refutations from regions of the Islamic West and the Islamic East. Case studies from other contexts and conflictual interreligious encounters (e. g. in Central Europe or on the Iberian Peninsula during the Middle Ages) are highly welcome as the conference will reflect on polemics also from a comparative perspective.
While addressing different levels and dimensions of polemics, the key topics and objectives of the conference are :
Authors of polemics, texts and contexts
Polemics appear in a broad spectrum of texts. Therefore, they are not to be understood as a specific genre. Case studies that engage with and contextualise polemics in historiography, literary works (adab, including poetry), legal treatises, philosophical works and, of course, refutations (radd literature) are of interest. Who were the authors of the polemics ? When, why and in which social and intellectual contexts were the polemics and refutations written ?
Addressees and target groups of polemics, reasons and purposes
Who were the addressees of the polemics ? That also means : What do we know about the directionalities, about the purported and the actual audience ? Against whom or which groups were the polemics directed and why ? Of interest are case studies from within Sunni and Shiʿi contexts, from conflictual Sunni-Shiʿi encounters, but also interreligious polemics, for example Muslim scholars writing against Christians and Jews, or vice versa.
Levels of polemics at the interplay between politics, religion and scholarly careers Which function did polemics fulfil within scholarly, political or religious rivalries ? Why and how did scholars polemicize against rulers or dynasties ? In how far did scholars ridicule other scholars, engage in badmouthing ? What was the purpose of polemics within scholarly establishments ?
Practices, positions, performances and temporalities of polemics
Polemics do not only appear in texts, but also as practices. What are the practices of polemics ? What are the temporalities of polemics ? How are polemics and acts of revenge placed during conflictual encounters ?
Methodological framework and polemics as a concept
The conference aims also at establishing a methodological framework and to conceptualize polemics as a category from a historical point of view. How do the case studies contribute to a conceptualisation of polemics ?
Submission guidelines
Please note that English will be the language of the conference. The conference is intended for a maximum of 25 participants, and the presentations are scheduled to last 20 minutes for the talk and 10 minutes for the discussion. The organizing project will pay for travel and accommodation costs, according to German research fund regulations, for those researchers whose papers will have been selected.
Please submit the title and abstract of your paper (250–max. 500 words) with a short academic
CV (including up to five relevant publications) to Dr. Nadine El-Hussein (nadine.el-hussein@hu-berlin.de) by 30 June 2026. The acceptance of papers will be announced by the end of July 2026.
The conference proceedings will be published in a collective volume. Please submit the first draft of your contribution by 31 May 2027 to Dr. Nadine El-Hussein (nadine.el-hussein@hu-berlin.de). Details on the formal guidelines and standards will be provided in due course.
Organisation
The conference is organized by Dr. Nadine El-Hussein and Prof. Dr. Mohammad Gharaibeh (Chair of Islamic Intellectual History, Berlin Institute for Islamic Theology) and will take place at the Humboldt-Universität zu Berlin, Germany, from 28–30 January 2027.
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Manuscript books have many lives. Once assembled, they scarsely remain unchanged. They can be read and re-read, annotated, supplemented, dismembered, restored and physically moved, even more than once. The volume ‘Uses and Reuses of Medieval Manuscript Books. Southern Italy. Latin Manuscripts’ investigates these multiple lives through an interdisciplinary approach that embraces codicology, paleography, philology, and art history. With a focus on book circulation in Latin Southern Italy, the volume brings together 14 contributions written in three languages. Through rich and diverse case studies, the authors offer a new perspective on the history of the book. Divided into three thematic sections (‘Uses and Reuses of Classical Texts, ‘Manuscripts en route’, ‘Material and Immaterial Reuses’), the book explores the ‘marginal’ traces left by readers, the philological reception of texts, material transformations, and the journeys of codices. The volume reconstructs through these lenses the influence of manuscripts on medieval intellectual activity and offers insights that extend from the specific context of southern Italy to broader geographical and diachronic scales.
Angela Cossu, docteure de l’École Pratique des Hautes Études-PSL et de l’Università di Pisa, ancien membre de l’École française de Rome, est postdoctorante à l’Università di Cassino e del Lazio Meridionale.
Elvira Zambardi est doctorante de la Scuola Superiore Meridionale de Naples, en cotutelle avec l’École Pratique des Hautes Études-PSL.
Table des matières :
Introduction, Angela Cossu – Elvira Zambardi
I. Uses and Reuses of Classical Texts / Usi e riusi dei testi classici
Adriano Russo, Riuso dei libri e trasmissione dei classici: la tradizione della prima Deca in Italia centro-meridionale Filomena Bernardo, L’Ovidius Neapolitanus: la storia di un manoscritto attraverso il suo (ri)uso come antigrafo Caterina Pentericci, El Escorial Codex T. II. 8 and the beginning of Plautine Itala recension
II. Manuscripts en route / Manoscritti in viaggio
Andrea Puglia, Migrazioni di codici dall’Italia meridionale alla Toscana nordoccidentale tra XI e XII secolo. Prime ricerche Valeria De Fraja – Francesco Siri, Dn 11, les craintes après les Vêpres siciliennes, et la bibliothèque de la cathédrale de Messine Claudia D’Alberto, The ʻCronico del Re Giovanninoʼ in the Latin Barberini Fund of the Vatican Apostolic Library: Connections, Provenance and Reuses Franco Benucci – Matteo Calzone, Da Padova a Parigi: usi e riusi d’un Giuseppe Flavio nel Medioevo meridionale
III. Material and Immaterial Reuses / Riusi materiali e immateriali
Jérémy Delmulle, Vittore, vescovo di Capua (541-554), lettore, annotatore e revisore di codici Michele Campopiano, Storia e memoria nell’Italia meridionale. Rappresentazioni del passato e pratiche compilative: alcuni esempi e la loro influenza (secoli IX-XI) Anna Gili, Lire la « Pantegni » entre le xiiie et le xive siècles : le témoignage du codex Napoli, Biblioteca Nazionale Vittorio Emanuele III, VIII.D.39 dans son contexte Chiara De Angelis – Elvira Zambardi, Reuses of Reuses: The Case of Glossed Biblical Fragments at Montecassino Chiara Paniccia, Nuovi materiali per la storia della miniatura (secc. XII-XV). Le pergamene reimpiegate dell’Archivio di Stato di Viterbo e della Biblioteca degli Ardenti
Closing words, Marilena Maniaci – Università di Cassino e del Lazio Meridionale
Informations pratiques :
Uses and Reuses of Medieval Manuscript Books / Usi e riusi del libro manoscritto nel Medioevo. Southern Italy. Latin Manuscripts / Italia meridionale. Manoscritti latini, éd. Angela Cossu, Elvira Zambardi, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 280 p. (Bibliologia, 71). ISBN : 978-2-503-61682-7. Prix : € 110,00.
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Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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