Publication – Laura Endress, « Trajectoires textuelles de l’Hercule médiéval. Mythographie, historiographie et au-delà »

Le présent ouvrage aborde l’évolution du mythe d’Hercule au fil de sa transmission textuelle, de l’Antiquité à la fin de l’époque médiévale, en s’intéressant en particulier à la mythographie et aux commentaires des classiques, à l’historiographie et à l’Ovide moralisé.

Publié avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Laura Endress, Trajectoires textuelles de l’Hercule médiéval. Mythographie, historiographie et au-delà, Paris, Classiques Garnier, 2024 ; 1 vol., 509 p. (Recherches littéraires médiévales, 42 ; Ovidiana, 3). ISBN : 978-2-406-15462-4. Prix : € 39,00.

Source : Classiques Garnier

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Publication – « De Bagdad à Constantinople. Le transfert des savoirs médicaux (XIe-XIVe siècles). Actes du colloque international de Reims, 24-25 mai 2018 », éd. Marie Cronier, Alessia Guardasole, Antoine Pietrobelli

Dans le processus de la translatio studiorum, deux étapes sont désormais bien connues: le mouvement de traduction des textes grecs en arabe dans la Bagdad abbasside aux IXe-Xesiècles et celui des traductions arabo-latines dans l’Occident médiéval entre le XIe et le XIVe siècle. Néanmoins les Byzantins ont longtemps semblé éloignés de ce vaste échange de savoirs circulant d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Explorant le phénomène peu étudié de la transmission des savoirs médicaux arabes à Byzance du XIe au XIVe siècle, ce volume collectif entend mettre en évidence la part active prise par les Byzantins à cette érudition pluriculturelle par une ouverture aux théories et aux pratiques médicales de leurs voisins orientaux et occidentaux. Le livre tente ainsi de retracer l’histoire de ce chaînon de transmission grâce à des enquêtes historiques et par l’étude philologique des traductions. Il offre, en outre, l’édition critique et la traduction de deux traductions arabo-byzantines inédites : le traité Sur le manuel de la santé d’après l’équilibre des six causes de Syméon Seth qui traduit partiellement les Tables de la santé (Taqwim al-sihha, en latin Tacuinum sanitatis) d’Ibn Butlan et une traduction anonyme de l’Épître sur l’oubli et son traitement d’Ibn al-Gazzar.

Table des matières : ici

De Bagdad à Constantinople. Le transfert des savoirs médicaux (XIe-XIVe siècles). Actes du colloque international de Reims, 24-25 mai 2018, éd. Marie Cronier, Alessia Guardasole, Antoine Pietrobelli, Louvain, Peeters, 2023 ; 1 vol., 318 p. (Orient & Méditerranée, 42). ISBN : 978-9-04295-244-7. Prix : € 68,00.

Source : Peeters

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Publication – « A United Europe of Things. Portable Material Culture across Medieval Europe », éd. Jakub Sawicki, Michael Lewis, Mária Vargha

This volume studies high and late medieval material culture in a Pan-European context. The idea of ‘unity of culture’ in Medieval Latin Europe is well known in historical texts, especially when it concerns the so-called ‘Europe North of the Alps’. This book investigates the similarities and differences in material culture between areas, regions and political entities and opens the dialogue for a more interregional discussion.

The editors acknowledge that there are numerous challenges in understanding the phenomenon the volume addresses, the fundamental one being defining (or even redefining) a common material culture of Europe. Important in determining this is greater appreciation of how objects reflect interactions between peoples, both local and foreign, which can be driven by a variety of factors, including trade, conflict and diplomacy etc. But just as important is observing the differences between ‘things’ across Europe, reflecting developments and transformations its cultural, social and economic history. These works are traditionally presented in isolation or at the local level, maybe even in very specialized tomes, as often it is thought their observation are not relevant to wider discourses. Conversely, what is clear, however, is that by interconnecting these seemingly introvert studies of specific artefact types or sites etc., readers can better appreciate the similarities and differences in material culture across Europe. This book is of interest to researchers in archaeology and material culture.

Table des matières : ici

Institute of Archaeology of the Czech Academy of Sciences in Prague, Prague, Czech Republic
Jakub Sawicki

Portable Antiquities Scheme, British Museum, London, UK
Michael Lewis

Department of Archaeology, Charles University, Praha, Czech Republic
Mária Vargha

Informations pratiques :

A United Europe of Things. Portable Material Culture across Medieval Europe, éd. Jakub Sawicki, Michael Lewis, Mária Vargha, New York, European Association of Archaeologists – Springer, 2023 ; 1 vol., XIII–135 p. (Themes in Contemporary Archaeology). ISBN : 978-3-031-48335-6. Prix : USD 99,00.

Source : Springer

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Publication – Jean-Pierre Devroey, « De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysan »

Pourquoi la grêle tombe-t-elle ici et pas ailleurs ? Qu’a-t-on fait au ciel pour que gronde le tonnerre ? Démunis face aux aléas de la nature, les paysans d’autrefois n’en ont pas moins toujours cherché à comprendre les causes des événements climatiques extrêmes. Au point de leur attribuer un sens moral ou symbolique que l’Église, et d’une manière générale tous ceux qui se croient détenteurs d’un savoir légitime, ont cru devoir rejeter comme superstition.
C’est le cas de l’archevêque de Lyon Agobard qui, dans les années 810, rédige un petit traité intitulé Sur la grêle et le tonnerre. Il y évoque ces « tempestaires », ou « escamoteurs » qui prétendent éloigner les intempéries en jetant des sorts. Tel est le point de départ d’une passionnante enquête qui porte sur la longue durée des imaginaires paysans, mais aussi sur l’histoire politique et intellectuelle de leurs pratiques sociales, ainsi que sur leurs stratégies pour maîtriser la nature.
Les oubliés de l’histoire, ceux qui n’ont guère droit de cité dans les sources écrites que produisent les élites, y retrouvent non seulement leur dignité, mais aussi leur capacité d’agir. Car elles sont fondées sur des rationalités pratiques dont ce livre entreprend l’archéologie sensible, à la recherche des « arrière-pays » du monde paysan.

Jean-Pierre Devroey est aujourd’hui l’un des médiévistes européens les plus savants et les plus inventifs. Eminent spécialiste des sociétés rurales du haut Moyen Âge et de l’histoire environnementale, il est professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles (ULB), membre de l’Académie royale de Belgique. Il a notamment publié La Nature et le roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820) (Albin Michel, 2019).

Informations pratiques :

Publication – Jean-Pierre Devroey, De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysan, Paris, Seuil, 2024 ; 1 vol., 448 p. (L’univers historique). ISBN : 978-2-02156-226-2. prix : € 26,00.

Source : Seuil

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Appel à contribution – Perception et appréhension du risque naturel dans l’Antiquité et au Moyen Âge

Selon une définition classique, nous entendons par aléa les phénomènes naturels susceptibles de se produire et par risque la confrontation des sociétés à ces aléas, qui se mesure par la gravité des enjeux et la vulnérabilité des populations. 

Sur un site donné, à partir des sources textuelles, cartographiques ou archéologiques, l’analyse ponctuelle des dégradations, destructions, pathologies des espaces naturels et anthropisés pouvant advenir suite à un événement soudain (glissement de terrain, séisme, inondation…) ainsi que l’analyse des mutations progressives du milieu naturel (déforestation, transformations agraires, fluviales, maritimes…),  est susceptible de fournir de solides indicateurs sur la façon dont les sociétés ont compris et géré les risques auxquelles elles étaient confrontées. Le questionnement portera sur la façon dont les hommes perçoivent et se représentent le risque, avant, pendant et après sa survenue ; la façon dont ils perçoivent leur vulnérabilité face à ce risque, et comment il y font face, dans le discours et dans l’action. 

Cet atelier ne vise pas à l’exhaustivité historique mais invite à réfléchir collectivement sur une méthodologie cohérente et pertinente sur ces questions de risque et de vulnérabilité, au-delà des différences liées au contexte géographique et chronologique. Quelles sources employer et comment ? A quelle échelle de temporalité ? A quelle échelle spatiale ? A travers quels concepts ? Quels enseignements tirer des travaux récents sur l’histoire des catastrophes, des risques, de l’environnement, et comment apporter de nouvelles perspectives ? 

Cette mise au point méthodologique s’inscrit dans le courant épistémologique de l’histoire environnementale, domaine de recherche très dynamique pour les périodes ancienne et médiévale depuis une trentaine d’années, qui a offert un important renouvellement thématique, méthodologique et épistémologique (voir Annales, 2022/1), en exploitant de nouveaux types de données archéologiques, géoarchéologiques et paléo-environnementales (Durand 2003, Valette & Carozza dir. 2019, Carcaud & Arnaud-Fassetta dir. 2015, Archaeomedes 1998, Archaedyn 2022), en promouvant interdisciplinarité et études de terrain fructueuses.

Le projet présenté s’inspire aussi des travaux sur l’environnement et la notion de risque en sciences sociales et en histoire contemporaine, qui ont posé la question de la prise en charge du risque par la société (Beck 1986), des objets hybrides (Latour 1991) et de la réflexivité environnementale des sociétés (Fressoz & Locher 2010). Il prend également en compte l’histoire des catastrophes (Thély 2016, Labbé 2020) et des formes du récit environnemental (Cronon 1992 & 2016).

Pour les périodes anciennes, l’analyse des perceptions et des représentations de l’environnement est un biais méthodologique essentiel, qui passe par l’étude critique des sources littéraires, épigraphiques, archéologiques. L’observation des aménagements et l’analyse du bâti peuvent permettre de mesurer non seulement la vulnérabilité des populations mais aussi, par les réponses ponctuelles ou globales qu’elles ont apportées, la conscience qu’elles en avaient. Pour le Moyen Âge, l’étude des chroniques, des sources littéraires, iconographiques, de la pratique (c’est-à-dire de gestion et d’administration) peut révéler la façon dont les sociétés construisent le récit du risque et de la catastrophe, et dont elles le prennent en charge (collectivement ou non, juridiquement, administrativement, économiquement etc.). 

En raison de la nature des sources et des spécificités des périodes anciennes, où il est difficile voire impossible de disposer de sources sérielles, notre souhait est de mener un travail de réflexion collectif à partir d’études de cas particuliers. C’est donc principalement à partir de ces études de terrain que le questionnement méthodologique sera envisagé, afin d’évaluer les potentialités du sujet et ses éventuelles apories, de questionner le choix des sources et leur mode d’exploitation, de réfléchir sur des concepts et des questionnements mis en avant par les recherches récentes.

Pour mener à bien ce travail, un workshop sur deux journées se tiendra les 7 et 8 octobre 2024 à Orléans (France). Il inclura d’une part les communications d’une douzaine de participants (de format 30 minutes), et d’autre part un travail collectif à partir des études de cas présentées dans les différentes communications. Ces travaux donneront lieu à une publication rendant compte de l’ensemble des travaux menés pendant le workshop. Les frais de déplacement et de séjour des participants sont pris en charge par le programme.

Pour le workshop, nous souhaiterions mettre en avant deux questions qui nous paraissent centrales : la conscience du risque d’une part, et la réflexivité environnementale des sociétés d’autre part, c’est-à-dire « leurs manières complexes, historiquement déterminées (…) de penser les conséquences de l’agir humain sur l’environnement » (Fressoz et Locher 2010). Pour creuser ces notions, nous proposons quatre axes de questionnement qui pourront servir de structure au workshop :

  • La perception de l’aléa: peut-on déterminer dans quelle mesure et comment les sociétés anciennes percevaient – ou au contraire ne percevaient pas ou peu – les possibles aléas auxquels elles pouvaient être confrontées (présence ou absence d’observations, d’enquêtes et de relevés sur le terrain…) ? 
  • L’appréhension du risque: une fois le risque perçu, comment était-il analysé et compris ? Quelles causes étaient-elles avancées ? Dans quelle mesure les effets de l’activité humaine étaient-ils pris en compte ? Une fois le diagnostic posé, comment le risque était-il pris en charge ? Donnait-il lieu à des prises de décision, des transformations ?   
  • La mesure de la vulnérabilité: comment la société considérée mesure-t-elle sa vulnérabilité face au risque ? Sur la base de quels critères ? Comment l’exprime-t-elle ? Quels sont les acteurs impliqués ? D’autre part, comment l’historien peut-il mesurer la vulnérabilité de ces sociétés face au risque ?  
  • La mémoire de la catastrophe: peut-on déceler une mémoire de la catastrophe et à travers quelles sources ? Comment cette mémoire est-elle entretenue ? Quel récit est construit autour de la catastrophe ?

Informations pratiques

Ce workshop est organisé dans le cadre du projet PARAMA porté par la MSH Val-de-Loire, les laboratoires POLEN EA 4710 et IRAMAT UMR 7065.

Dates : 7-8 octobre 2024

Lieu : Hôtel Dupanloup, Orléans (France)

Durée de chaque intervention : 30 minutes

Conditions de candidature

Titre et résumé (300 mots) attendus pour le

15 mars 2024 au plus tard

Contact : juliette.dumasy@univ-orleans.fr ; amelie.perrier@univ-orleans.fr

Comité de sélection

  • Juliette Dumasy-Rabineau (MCF histoire médiévale U. Orléans, POLEN)
  • Amélie Perrier (MCF histoire ancienne U. Orléans, IRAMAT)
  • Didier Boisseuil (MCF HDR histoire médiévale, U. Tours, CETHIS)
  • Jean-Baptiste Rigot (MCF en géoarchéologie et archéomatique, U. Tours, CITERES)
  • Alexis Vrignon (MCF histoire contemporaine, U. Orléans, POLEN)

Source : Calenda

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Prix – Prix Arthur Merghelynck

Académie royale de Belgique
Périodicité annuelle
Créé en 1995.

Le Prix annuel est décerné alternativement par la Classe des Lettres et par la Classe des Arts. Les années paires, le Prix couronne un ouvrage portant sur l’histoire de l’art du territoire actuel de la Belgique à toutes les époques, publié l’année du dépôt de la candidature ou l’année civile précédant celle-ci.

Le jury est composé des membres de l’Orientation Histoire de l’Art, Théorie et Critique. Ceux-ci peuvent s’adjoindre des experts extérieurs.

On ne peut obtenir le prix qu’une seule fois. Un candidat qui n’a pas obtenu le prix peut se représenter, mais uniquement avec un autre ouvrage.

Un exemplaire de l’ouvrage primé sera déposé à l’Académie.

Toute candidature est soumise aux conditions générales.

Pour toute information complémentaire, nous vous prions de contacter Catherine Leclercq.

Vingt-neuvième période annuelle

Période : du 01/01/2024 au 31/12/2024

Date limite d’inscription : 15/12/2024

Objet du prix : Les candidats au prix enverront ou déposeront leur curriculum vitae et leur livre en trois exemplaires, au Palais des Académies.

Personne à contacter : Mme Catherine Leclercq :
Tél : 02 421 73 15 ou E-mail : catherine.leclercq@academieroyale.be
Palais des Académies, rue Ducale, 1, 2e étage
1000 Bruxelles

Source : Académie royale de Belgique

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Publication – Muriel Debié, « Alexandre le Grand en syriaque. Maître des lieux, des savoirs et des temps »

La figure historique d’Alexandre et les légendes qui lui sont attachées n’ont cessé de susciter fascination et admiration, bien au-delà des frontières de la Méditerranée et de l’Europe. Les récits sur Alexandre, historiques et légendaires, sont bien connus, mais quels échos ce personnage a-t-il trouvé dans les régions mêmes où il avait été actif (Proche et Moyen- Orient, Asie centrale et Inde) ? Pour le découvrir, cet ouvrage propose pour la première fois une plongée dans la littérature sur Alexandre rédigée en langue syriaque, qui a ensuite circulé en arabe et en persan et de là en malais, turc ou éthiopien.

Cette littérature compte à la fois des traductions de sources grecques (notamment du célèbre Roman d’Alexandre – avec plusieurs épisodes inconnus des versions occidentales – des sentences morales et philosophiques, des textes de numérologie et d’alchimie) et des textes originaux composés en syriaque dans l’Antiquité tardive, sous la forme d’apocalypses chrétiennes. Dans ces textes, dont certains ont un écho jusque jusque dans le Coran, la figure d’Alexandre est étonnamment mêlée à des éléments de cosmographie mésopotamienne antique et à des conceptions politico-religieuses des premiers siècles de la chrétienté.

L’ouvrage traduit ces textes, souvent hauts en couleurs, et les rend accessibles grâce à de brèves introductions. Dans chacune des trois parties, la traduction des textes syriaques est suivie d’un dossier complet, faisant état des recherches les plus récentes sur la datation, la circulation, les sources et l’interprétation de ces textes qui mettent en lumière l’importance d’Alexandre devenu, bien après sa mort, explorateur du monde et de ses mystères, protecteur des chrétiens syriaques contre les Perses sassanides et pivot du temps et de l’histoire.

Muriel Debié est directrice d’études à l’École pratique des hautes études (chaire « Christianismes orientaux ») et membre senior de l’Institut universitaire de France.

Remerciements
Introduction

Partie I
Alexandre aux confins du monde oriental

1. Le Roman d’Alexandre syriaque
Le portrait d’Alexandre
L’épitomé du Roman
Le voyage en Orient (livre III)
2. Le voyage du Roman d’Alexandre : l’histoire du texte
L’histoire des rédactions grecques et des premières traductions
Du syriaque à l’arabe et au persan
Le Roman en dehors du Roman
La version syriaque du Roman d’Alexandre
Alexandre en Inde : la guerre contre Poros et la rencontre avec les brahmanes
Les lettres des merveilles envoyées par Alexandre
Conclusion
Les avatars des « merveilles » rencontrées par Alexandre

Partie II
Alexandre le roi philosophe et maître des savoirs : les sentences philosophiques

1. La sagesse du jeune Alexandre
2. Alexandre et les philosophes indiens
Les questions d’Alexandre aux gymnosophistes dans le Roman
Alexandre et Dandamis
L’opuscule de Pallade d’Hélénopolis
La version syriaque de la rencontre
3. Les sentences philosophiques
Alexandre et Poros, le roi des Indiens : la maîtrise de la colère
La sentence d’Alexandre sur les filles de Darius : la tempérance
Les « histoires drôles » de Barhebraeus sur Alexandre
4. Les derniers jours d’Alexandre
Les sentences funèbres des philosophes
5. Les exempla rhétoriques
Métaphore et aphorisme
Un exemplum sur la métaphore et la moquerie
6. Le traité pseudo-aristotélicien Sur l’univers
7. Alexandre, le maître des savoirs
Nectanébo et les pratiques magiques et astrologiques
L’astronomie : le zij d’Alexandre
La numérologie : prédire les victoires
L’alchimie et la théosophie
La magie : médaillons et manteau magiques d’Alexandre
Alexandre et le prophète Jérémie contre les serpents

Partie III
Alexandre aux confins des temps : les histoires syriaques

1. Alexandre et la chronologie du monde
2. Alexandre dans les chroniques
La Chronique jusqu’en 846
La Chronique sur la fin des Sassanides et les débuts de l’islam
La Chronique de Michel le Syrien
La Chronique anonyme jusqu’en 1234
Le Taʾrikh Mukhtaṣar al-duwal de Barhebraeus
Le Livre de l’abeille de Salomon de Baṣra
3. Alexandre prophète et roi : une histoire christianisée
Le royaume des Grecs dans la succession des empires terrestres
L’histoire d’Alexandre syriaque au VIe siècle
L’Histoire d’Alexandre dans la Chronique de Zuqnin jusqu’en 775
Le Mimro sur Alexandre
L’Exploit d’Alexandre
Les contours de l’Histoire d’Alexandre syriaque
4. Alexandre et les conquêtes arabo-musulmanes du VIIe siècle
L’Apocalypse du Pseudo-Méthode
L’Apocalypse édessénienne
Les Témoignages des prophètes et des anciens justes sur l’Économie du Christ

Conclusion
Bibliographie générale
Sources concernant Alexandre
Bibliographie générale des sources
Bibliographie secondaire
Index des noms de lieux
Table des textes syriaques traduits
Table des figures

Informations pratiques :

Muriel Debié, Alexandre le Grand en syriaque. Maître des lieux, des savoirs et des temps, Paris, Les Belles Lettres, 2024 ; 1 vol., 656 p. (Bibliothèque de l’Orient chrétien, 7). ISBN : 978-2-25145-490-0. Prix : € 45,00.

Source : Les Belles Lettres

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Colloque – Authority and Identity in the Middle Ages

Studies of medieval art have often focused on works of art featuring, or patronised by, those in positions of authority.  More recently scholars have moved towards a wider understanding of the ways in which works of art established a sense of authority and impacted the identity of the communities who viewed and used them.  However, concepts of ‘authority’ and ‘identity’, and their complex interrelationship, are rarely interrogated in a holistic way.

The two concepts are often inextricably linked.  Identities were shaped by those in positions of authority; images endowed with ‘authority’ could influence how those interacting with them self- identified; patrons claimed authority through images, often forging their public identity as charitable, pious figures.  But what does it mean to claim authority in the Middle Ages?  And what exactly did it mean to have an identity?  Even today, these concepts are complex and multi-faceted – most notably one self-identification can differ dramatically from that imposed by others.

In this colloquium, we want to address these topics afresh, exploring how art and material culture reflect and produce concepts of identity and authority.  We will also consider how alternative perspectives could reinforce or subvert ideas of an authoritative voice or image.

The colloquium begins at 10am at The Courtauld Institute of Art in Vernon Square.

Programme :

Session 1 – Power of Popes and the Shaping of Monastic Identity (chaired by Sam Truman, Courtauld PhD student)

  • Emma Iadanza, Courtauld PhD student, ‘A New Reconstruction of Leo X’s Liturgical Manuscripts’.
  • Vittoria Magnoler, PhD student, University of Genoa, ‘Stating the Authority of Aquinas. The Triumph by Bonaiuti as an Identity Manifesto of the Dominicans of Santa Maria Novella’.
  • Blanche Lagrange, PhD Student, University of Poitiers (CESCM), ‘The reform at Saint-Bertin during the 10th century: new institutional authority and identity in Boulogne-sur-Mer, BM, MS. 107’.

12.15 – 13.15: Break

Session 2 – Religion and Shaping of Individual Identity (chaired by Sophia Dumoulin, Courtauld PhD student)

  • Sophia Adams, Courtauld PhD student, ‘“Þat tyme þis schrowyll I dyd wryte”: Canon Percival of Coverham’s Prayer Roll, Morgan Library and Museum, Glazier MS 39’.
  • Natalia Muñoz-Rojas, Courtauld PhD candidate, ‘ “We first settlers”: The altarpieces of San Bartolomé and Virgen de la Antigua in the Parish Church of San José in Granada’.
  • Lucy Splarn, PhD student in the Centre for Medieval and Early Modern Studies at the University of Kent, ‘The identity of pilgrims through the art of souvenirs’.

14.45 – 15.15: Break

Session 3 – Church Architecture and Shaping of Community Identity (chaired by Helen Dejean)

  • Florence Eccleston, Courtauld PhD student, ‘Moral and Political Identity in Late Medieval English Wall Paintings of Sin’.
  • Klaudia Sniezek, PhD student, Jagiellonian University in Cracow, ‘Unveiling Identities in Stone: Burial in the Portico of Czerwinsk Abbey’.
  • Isabelle Chisholm, MPhil student, University of Cambridge, ‘The “Afterlife” of The Rajhrad Dormition of the Virgin (1375-1380): defining Czech Nationaism Across Transcultural Impulses’.

16.45: Drinks Reception

Organised by Courtauld PhD students Jane Stewart, Laura Feigen, Irakli Tezelashvili and Florence Eccleston. 

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – La philosophie de Marguerite Porete

De Marguerite Porete ne nous est parvenu qu’un seul ouvrage, Le miroir des âmes simples et anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d’amour. Dans ce traité d’édification spirituelle sont décrites les différentes étapes que l’âme peut parcourir jusqu’à l’état mystique. L’autrice y soutient que l’âme n’est véritablement libre que lorsqu’elle abandonne son agentivité à Dieu et que l’âme qui connaît l’état mystique n’est plus sous le joug des vertus ni d’« Église-la-petite ». Marguerite manifesta elle-même quelque chose de la liberté dépeinte dans son livre alors qu’elle défia l’interdit de diffusion de son ouvrage, refusa de prendre part aux procédures de son procès et émut par son attitude digne la foule qui assista à son exécution. Le Miroir des simples âmes fut en effet condamné et brûlé sur la place publique de Valenciennes autour de 1300 par l’évêque de Cambrai et connut à nouveau l’autodafé à Paris en 1310, cette fois avec son autrice. Bien que plusieurs études récentes aient contribué à mettre au jour la pensée de Marguerite, différents aspects de celle-ci demeurent encore à établir ou à approfondir. Les acceptions de « vertu », la division et le rapport des objets de l’intellect et de la volonté, la conception de la liberté ou encore le rapport entre la volonté et la liberté en sont quelques exemples.

La question de l’appartenance de la pensée de Marguerite à la philosophie et celle de son inclusion dans le canon philosophique peuvent également être soulevées. D’une part, le Miroir des simples âmes se présente comme un essai de mystique spéculative, un champ théorique aux confins de la philosophie par son recoupement avec la théologie. D’autre part, le miroir possède des traits qui ont incliné à juger d’une qualité philosophique moindre les textes écrits par des femmes au fil des siècles. En effet, il n’est pas composé sous la forme d’un traité structuré et ne présente pas de pensée systématique. Les développements théoriques sont par ailleurs intimement liés à des considérations relatives à l’action ou à un mode de vie à promouvoir.

Mettre au jour les contributions philosophiques de Marguerite Porete et discuter de celles-ci, telle est la visée du dossier « La philosophie de Marguerite Porete ». Celui-ci s’inscrit dans la volonté de développer le canon philosophique en l’étendant aux figures jusqu’à présent en marge de l’histoire de la pensée. Il invite, d’une part, des contributions sur la philosophie de Marguerite Porete et, d’autre part, des réflexions métaphilosophiques sur les apports de l’autrice à l’histoire de la philosophie. En conséquence, sont bienvenues les contributions mettant au jour ou discutant les notions, présupposés, thèses, distinctions et arguments que présente le Miroir des simples âmes (notamment en situant ces éléments par rapport à des positions antérieures, contemporaines ou postérieures à celui-ci) et les propositions discutant des enjeux soulevés par l’inclusion de la pensée de Marguerite dans le canon et la discipline philosophiques.

Soumission d’une proposition

Le dossier paraîtra dans la revue Philosophiques, revue de philosophie et d’histoire de la philosophie en accès libre sur Érudit, au printemps 2025.

Les textes doivent être soumis à la fois à Geneviève Barrette (genevieve.barrette@mcgill.ca) et à Marie Laplante-Anfossi (laplante-anfossi.marie@courrier.uqam.ca)

pour le 31 août 2024

Le texte soumis doit être rédigé en français. Il doit compter environ 11 000 mots et être précédé de deux résumés, le premier en français et le second en anglais (maximum 1000 caractères chacun, incluant les espaces).

Chaque texte sera évalué anonymement par au moins deux évaluatrices ou évaluateurs externes. Il est ainsi demandé que le fichier soumis soit exempt de toute indication susceptible de révéler l’identité de son autrice ou de son auteur (noms, coordonnées, références dans le corps du texte ou en notes, etc.).

Le détail de la politique éditoriale et des directives pour la préparation des manuscrits peut être consulté ici : laspq.org/philosophiques/publier.

Source : Calenda

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Publication – Cécile Lanéry-Ouvrard, « L’hagiographie latine à Rome et en Italie du Sud entre 550 et 750 »

Dans l’Italie des VIe-VIIIe siècles, déchirée entre Lombards et Byzantins, l’hagiographie fut la forme littéraire la plus pratiquée, et sans doute aussi la plus communément appréciée. À Rome et en Italie du Sud, clercs et moines s’affairèrent à composer en latin, ou à traduire du grec en latin, des textes qui témoignaient de leur dévotion pour les martyrs du temps des persécutions. Leurs récits romanesques, de qualité et d’intérêt très divers, accompagnèrent ainsi l’entrée de la péninsule dans le Moyen Âge. Ils alimentèrent la curiosité des pèlerins et des fidèles pour les saints anciens, comme pour ceux, venus d’Orient, dont le culte avait pris plus récemment racine en Italie. Ce gisement documentaire, vestige inestimable d’une époque contrastée et parfois dramatique, est toutefois d’un abord difficile : les pièces concernées constituent un ensemble complexe de dossiers enchevêtrés, de textes anonymes, souvent très approximativement datés ou localisés.

Dans la continuité des chapitres précédemment publiés sur l’hagiographie latine d’Italie dans la collection Hagiographies, le présent ouvrage propose donc un répertoire critique des textes produits à Rome et dans le Mezzogiorno, entre 550 (rétablissement de la Préfecture d’Italie) et 750 (chute de l’exarchat). Une trentaine de dossiers y font l’objet de recherches a novo, et ces analyses détaillées permettent d’esquisser les contours littéraires et historiques d’une production hagiographique qui fut ensuite largement plébiscitée par les éditeurs de légendiers médiévaux.

Cécile Lanéry-Ouvrard est chargée de recherches à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (CNRS). Elle est spécialiste d’hagiographie latine (textes et manuscrits). Ses recherches actuelles sont plus précisément concentrées sur l’Italie des Ve-VIIIe siècles.

Introduction.
A. Le contexte historique.
B. Remarques préliminaires.

I. Rome et ses environs.
A. Les Passions latines.
B. Les traductions du grec.

II. Le Mezzogiorno.
A. L’Italie méridionale.
B. La Sicile.
C. La Sardaigne.

Table récapitulative des dossiers examinés.
Cartes.
Bibliographie

Informations pratiques :

Cécile Lanéry-Ouvrard, L’hagiographie latine à Rome et en Italie du Sud entre 550 et 750, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 962 p. (Hagiographies, 9). ISBN : 978-2-503-60028-4. Prix : € 385,00.

Source : Brepols

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