Appel à contribution – Boethius 2024: The 1500 Year Memorial Conference

In 524, Boethius authored the Consolation of Philosophy on the eve of his unjust execution. Fifteen centuries later, Boethius remains a figure of inspiration and fascination in his own right, and as a profoundly influential figure through the Middle Ages, the Renaissance, and beyond. In 2024, this memorial conference will consider that wide ranging legacy, hosted at the Symposium of Medieval and Renaissance Studies held annually at St. Louis University in June. The International Boethius Society has had a presence at the SMRS since the symposium started and is pleased to organize this memorial to the life, works, and influence of a writer who shaped medieval and Renaissance thinkers so profoundly.

Abstracts of 250-300 words for proposed papers are due December 31, 2023 in the SMRS online submission portal. Papers should be 15 to 20 minutes in length. All relevant disciplines are welcome. Topics include but are not limited to:

  • Fresh examinations of any of Boethius’s works, including his theological writings, work in the liberal arts, and The Consolation of Philosophy
  • Consideration of the influence of those texts in medieval authors and genres, such as:
    • The early Middle Ages, such as Notker Labeo, Alcuin, and the Old English Boethius
    • The 12th century revival in writers such as Bernardus Silvestris, Adelard of Bath, and Alan de Lille
    • Chaucer and the Chaucerians or other Middle English literature
    • Arthuriana and medieval romance
    • Personification allegory, dream visions, and dialogues
  • Boethius in Renaissance figures such as Thomas More, Edmund Spenser, or William Shakespeare
  • Translation studies of any of the many translations of The Consolation of Philosophy
  • Studies of Boethius as represented in art and music
  • Boethius in later periods (Romantic, Victorian, Modern, etc.), especially as connected to medievalism

The International Boethius Society and the Symposium of Medieval and Renaissance Studies (http://smrs-slu.org) welcome you to join us for this special memorial celebration of the last of the Romans and first of the scholastics! Questions should be sent to the International Boethius Society’s liaison to the SMRS, Anthony G. Cirilla acirilla@cofo.edu.

For more information about the Society, go to our blog: http://boethius.blogspot.com/.

Source : The Medieval Academy Blog

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Appel à communication – Servir le château

 XXXIe RENCONTRES D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE EN PÉRIGORD
Servir le château
27, 28 et 29 septembre 2024
Périgueux

Lieu de pouvoir, le château intègre un complexe jeu de relations sociales ; sphère de vie familiale et de production économique, il est le centre d’activités multiples où se côtoient des serviteurs assumant des tâches très diverses.

            Depuis son apparition jusqu’à l’abolition de la féodalité, le château est un élément matériel majeur des relations entre puissants qui attache le détenteur, puis le châtelain, à servir le maître de la chaîne des rapports personnels en servant le château. Dans la sphère seigneuriale des élites médiévales et modernes, servir le château, servir tel château plutôt que tel autre, en dit beaucoup sur la position de son détenteur et des relations qu’il entretient avec son ou ses supérieurs. Pôle de pouvoir du fief dominant (ou suzerain) ou du fief servant (mais dominant pour l’échelon inférieur), le château intègre un réseau de relations interpersonnelles et, malgré son caractère rendable (en pratique comme en théorie), son intégration au patrimoine d’une lignée montre combien il sert à la fois l’expression personnelle de la puissance mais aussi celle d’une clientèle plus ou moins élargie. Quant à la domesticité, par sa profusion et sa qualité, elle sert la réputation du château et permet d’asseoir l’influence et la richesse des seigneurs, voire de mesurer la fluctuation de leur fortune et d’observer un désir croissant d’intimité en particulier au cours du XVIIIe siècle[1].

Depuis la Révolution et par-delà l’abolition des privilèges, le château s’est maintenu tant dans le paysage que comme emblème d’une position sociale héritée ou en voie d’ascension. Du côté des dépendants, le château demeure dans la longue durée un pôle à servir ; ses multiples fonctions impliquent des femmes et des hommes de statut et de qualité très divers à servir au château, mais aussi en dehors du château lui-même dans ses dépendances ou dans des lieux où s’exercent les prérogatives de son détenteur.

Il s’agira dans ce colloque d’observer le fonctionnement du service au château non seulement à partir des maîtres, mais aussi des dépendants, individus attachés au château soit à travers leurs statuts, soit par des liens familiaux, soit par des impératifs économiques. Quatre axes semblent déterminants pour saisir la complexité et l’évolution des relations de service qui se nouent par, autour et au sein du château :

1.     Servir au château : fonctions et espaces de la domesticité 

– Diversité de la domesticité intégrée au service castral (serfs, hommes libres), selon une répartition différenciée des rôles. Continuité de service sur plusieurs générations en particulier de la part des tenanciers au rôle économique majeur. Gestion, contrôle et entretiens des espaces extérieurs (garde-forestier, garde-pêche, jardiniers…) ; concierges et personnels liés à l’entretien de la bâtisse et de ses dépendances (maçons, couvreurs…) ; métiers liés aux chevaux (palefreniers, maréchaux ferrants.) et autres animaux attachés au châtelain (chiens de chasse, de meute) ; service technique : fontainiers, fabrication et entretien des armes, des voitures, meuniers etc. À l’intérieur du château lui-même : métiers de bouche (cuisiniers, filles de cuisine, caviste…) ; entretien des meubles, du linge et des objets en tout genre ; service aux personnes au plus près de l’intimité des corps (femme de chambre, valet de pied…). Gens de plume : secrétaires, notaires, archivistes ; services liés à l’éducation des enfants (précepteurs et gouvernantes ; maîtres d’armes ; maîtres ou maîtresses de danse, de musique ou encore de langues étrangères) ; service de santé (chirurgiens, médecins…).

– Hiérarchies au sein de cette domesticité castrale : de l’officier à la servante avec autorité des serviteurs de premier rang. Place des régisseurs et intendants en particulier en l’absence du propriétaire. Hiérarchie entre ces hommes et ces femmes, rapports de pouvoir, mais aussi de séduction, violence, sexualité ; qu’en est-il des couples de serviteurs ? Fidélité, transgression et désobéissance (vols, braconnages…). Punition et violence des maîtres ?

– Espaces de la domesticité : Des traités d’architecture évoquent ces espaces domestiques, en particulier au XVIIIe siècle : « On doit toujours avoir attention que les domestiques ne puissent être troublés par leurs différentes fonctions ni s’embarrasser les uns les autres (…). L’utile doit accompagner l’agréable, et même lui être préféré[2] ». Diversité et localisation au sein même du château des espaces de travail (cuisines, caves et autres pièces de service en sous-sol ou non) ou dans les communs des demeures[3] ; espaces dévolus à la vie privée des personnels (chambres dîtes « de bonnes », logements attenants ou non…) 

2. Cas particuliers et mutations du service domestique

– Service des gens de guerre : convocation du ban et de l’arrière-ban ; garnisons locales y compris en l’absence du seigneur ; maisons militaires des princes (servir une lignée ou un domaine ?) 

– Service religieux : le chapelain assure le service religieux du château, il bénéficie de la protection de son hôte tout en étant d’abord au service de Dieu. Avec la réforme protestante, des pasteurs trouvent refuge auprès de châtelains (par exemple, auprès de Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, à Pau). Le culte de fief, instauré en 1563 par l’édit d’Amboise et accordé aux seigneurs de haute et moyenne justice, installe au sein de la noblesse protestante des pasteurs qui résident et instruisent. Malmené au cours des guerres de religion et supprimé par la Révocation, il instaure un parallèle avec les chapelains catholiques. 

– Cas particulier du « service sexuel » : servantes qui assurent de gré ou de force les besoins sexuels des maîtres, jeunes et plus vieux (harcèlement, viols) ; abstinence avec l’épouse pour réduire la descendance ; naissances illégitimes et légitimées.  Dans les maisons royales ou princières, domestiques de confiance qui « approvisionnent » le prince, le roi ; une voie d’accès à la position enviée de favorite ? 

– Mutations du service au fil des transformations techniques et économiques : passage de la voiture à cheval à l’automobile ; modernisation du château, du bois au charbon… qui créent de nouvelles formes de service (cocher, palefrenier vers le chauffeur et mécanicien…).

3. Le service castral au prisme des transformations sociales et politiques

– Service castral et ascension sociale : le service du château est-il une voie possible de sortie de la pauvreté rurale, ou au contraire un facteur de déclassement social ? Comment évolue le recrutement des serviteurs ? est-il local ou s’effectue-t-il par le réseau et les recommandations de la famille ou de châtelains, voisins ou non, voire par les annonces qui se développent dans la presse à partir de la seconde moitié du XIXe siècle ?

– Certaines catégories de personnels attachés au château tirent profit au XVIIIe siècle du détachement de leurs possesseurs appelés à des fonctions curiales ou militaires. Tocqueville évoque cette désertion des campagnes par les nobles : « Il ne restait guère dans les campagnes que le gentilhomme que la médiocrité de sa fortune empêchait d’en sortir[4]. » Le château est alors laissé à la charge de personnes de confiance (régisseurs, intendants…) dont les descendants, au siècle suivant, deviendront des notables. Quand le châtelain revient dans sa demeure pour des séjours champêtres, le personnel des résidences parisiennes et versaillaises vient souvent augmenter l’effectif local (femmes de chambre, valets…) et conduit à la confrontation de deux mondes.

– Quelles sont les évolutions de la condition ancillaire attachée à un château pendant la Révolution ? D’anciens tenanciers deviennent acquéreurs de biens nationaux. À l’inverse, des pratiques de conservation du château, au service des anciens possesseurs, se mettent rapidement en place, de la part de certains domestiques – souvent intimes de leur maître ou maîtresse (femme de chambre, notamment – concernant les biens nationaux de « seconde origine » appartenant à des émigrés condamnés. Quels témoignages en a-t-on, par exemple dans des dossiers judiciaires ou dans les écrits du for-privé ?

– Au XIXe siècle, s’opère un mouvement de retour de la noblesse dans ses terres, phénomène accentué après 1830 : volonté de renouer le lien entre la possession du château et le gouvernement des hommes (liens de patronage, devoir de protection du château en faveur des serviteurs et dépendants, dans une relation de réciprocité) ; le châtelain tente là de renouer avec la dimension politique du château et assume une mission de protection du bien communal. 

– Situation des nouveaux possesseurs de châteaux à l’époque contemporaine : comment créer des réseaux de fidélité sans une mémoire de service ? 

4. Représentations artistiques autour de l’imaginaire du service castral 

– Servir le château au prisme d’une scène de théâtre ou d’opéra (La Folle Journée ou le Mariage de Figaro de Beaumarchais et de Mozart) ouen littérature (Les Paysans de Balzac). Le domestique devient une figure de roman dans Un cœur simple de Flaubert ou dans Les Vestiges du jour d’Ishiguro. Quelles sont les différentes représentations des domestiques dans la littérature ? Quelles mises en récit les personnels de service donnent-ils de leurs fonctions, de leurs maîtres et maîtresses, de leur cadre de vie dans leurs écrits (mémoires, récits, chroniques ou correspondances) ? 

– Servir le château dans l’iconographie (peintures, gravures, tapisserie etc.) : quelle vision de la domesticité ces images donnent-elles, au fil du temps et dans les familles aristocratiques ou bourgeoises ? Quelles mises en scène sont repérables ? (par exemple celle des pages noirs sous la Régence).

– Le cinéma développe aussi nombre de représentations du service au château dont certaines manifestent, vu le succès rencontré, l’appétence du public contemporain pour ces catégories de la société castrale  : de Retour à Howards end de James Ivory (1992), Les Vestiges du jour de James Ivory (1993), Gosford park de Robert Altman (2001) à Entre les lignes de Eva Husson (2023), sans oublier les séries comme Maîtres et valets de Jean Marsh et Eileen Atkins (1971 à 1975) puis Heidi Thomas (2010-2012) et Downton Abbey de Julian Fellowes (2010 à 2015).

Comme chaque année, une excursion sur un site castral se déroulera le samedi après-midi.

Les propositions de communications (environ 1500 signes), accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur(e) doivent être adressées au plus tard le 15 février 2024, par voie électronique, en format Word à Dominique Picco, secrétaire des Rencontres dopicco@orange.fr et Juliette Glikman, secrétaire adjointe  juliette.glikman@orange.fr. Les intervenants retenus seront informés à la fin du mois de mars.

Attention, afin de répondre au calendrier de plus en plus contraint de l’édition papier, la version définitive du texte des interventions sera à remettre pour le 15 octobre 2024, date impérative.

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Appel à contribution – Creating Holiness: Books, Scrolls and Icons as Carriers of Sacredness

Creating Holiness: Books, Scrolls and Icons as Carriers of Sacredness, Mainz, June 17–20, 2024

Every written culture has its sacred texts. Through the regular reading of these texts, which is usually guided by a fixed rite in the same direction, a group of people reassures themselves of their community and constructs a place of cultural identity beyond the profane. The sacred text not only defines the respective beliefs, but also represents the physical expression of divine revelation, and is often itself revered as a representative of the divine in ritual. Such a text has a special quality as a manuscript, since its value can be increased not only by the high quality of the material and decoration, but also by the extraordinary virtues of the scribe and the circumstances of the act of writing itself. There are notions of what requirements such a scribe should fulfill and what rituals writing itself is subject to. The process of writing becomes a sacred act, a divine service, or an ascetic practice.

This conference will address the questions of what turns a book – or an icon of the Eastern churches – into a sacred object in Jewish, Christian, Muslim, and Buddhist cultures, and how is sacredness connected to the material.

  • Are there material elements – writing surfaces, inks, colors, letterforms – that are preferred in the making of the sacred artifact? What expectations, memories, or theological concepts are associated with the material?
  • Is the manufacturing process subject to ritual rules? What requirements are imposed on the scribe? Is the scribe distinguished by a certain way of living or a special position within society?
  • What does the special handling of the sacred writings and icons, their veneration and performative choreography within the liturgy or prayer tell us about their functions within the religious community?
  • How are the sacred artifacts received? Are there legends about the scribes and the documents they produced? How are narratives about the magical potential of sacred objects to be assessed?

Travel and accommodation costs can be covered by the organizers on behalf of the ToRoll project.

Please send your abstract (150-200 words) to PD Dr Annett Martini by December, 15th 2023: amartini[at]zedat.fu-berlin.de.

Source : Medieval Art Research

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Publication – « Histoire de Dijon », éd. Dominique Le Page

De Divio au destin incertain, à l’actuelle métropole régionale, Dijon a connu bien des métamorphoses au fil des siècles. Cité des clercs au Haut Moyen Âge, grâce au rayonnement des abbayes de Saint-Bénigne et de Saint-Étienne ; ville, du XIe au XVe siècle, des ducs et des duchesses de Bourgogne qui la marquent durablement de leur empreinte, elle devient à partir du XVIe siècle capitale provinciale, concentrant les principales institutions royales et obtenant au XVIIIe siècle une université et un siège d’évêché. Elle est alors dominée par les parlementaires et les gens de justice qui la parent de somptueux hôtels, passent commande aux artistes et animent une vie intellectuelle intense dont l’Académie, au souvenir associé à tout jamais à celui de Jean-Jacques Rousseau, est sans doute la manifestation la plus éclatante au siècle des Lumières. Elle est aussi ville des vignerons et des artisans, composantes majeures et parfois turbulentes d’un peuple qui la fait vivre au quotidien. À partir du XIXe siècle, Dijon s’impose comme un carrefour ferroviaire de première importance, ce qui permet l’implantation d’industries variées qui font sa réputation jusqu’à aujourd’hui, avant qu’elle ne redevienne, en quelque sorte, « une ville de robe et de plume » dominée par l’activité tertiaire, une ville d’art et d’histoire, à l’italienne, qui séduit des milliers de touristes. Cette Histoire de Dijon s’efforce, par le texte et l’image, de restituer les diverses facettes, politique, militaire, économique et sociale, intellectuelle, religieuse et artistique de cette transformation, en prenant en compte aussi les jeux de la mémoire qui sont mobilisés pour construire une identité urbaine, répondre aux défis d’aujourd’hui et préparer l’avenir.

Table des matières :

Préface de François Rebsamen, maire de Dijon

  • Dijon dans l’Antiquité
  • La ville des clercs (Ve-XIIe siècle)
  • La ville des ducs et duchesses de Bourgogne (XIIe-XVe siècle)
  • Une capitale provinciale en position frontalière (XVIe-XVIIIe siècle)
  • La ville embellie (XVIe-XVIIIe siècle)
  • D’un bastion catholique à la capitale d’un diocèse (XVIe-XVIIIe siècle)
  • Vie littéraire et scientifique (XVIe-XVIIIe siècle)
  • La vie artistique à Dijon (XVIe-XVIIIe siècle)
  • Dijon sous la Révolution et l’Empire
  • De la ville parlementaire à la capitale régionale : le devenir d’une ville de province
  • La guerre : une vieille affaire dijonnaise
  • Genèse et essor d’une ville « moderne »
  • Une histoire populaire de Dijon : travail, industrialisation et conflits
  • Vivre la ville : réseaux de sociabilité et logiques culturelles
  • La création d’une identité locale : l’écriture du « grand récit » patrimonial

Informations pratiques :

Histoire de Dijon, éd. Dominique Le Page, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2023 ; 1 vol., 384 p. (Histoire de ville). ISBN : 978-2-75358-380-1. Prix : € 45,00.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Publication – Yaniv Fox, « The Merovingians in Historiographical Tradition. From the Sixth to the Sixteenth Centuries »

The Merovingian centuries were a foundational period in the historical consciousness of western Europe. The memory of the first dynasty of Frankish kings, their origin myths, accomplishments, and failures were used by generations of chroniclers, propagandists, and historians to justify a wide range of social and political agendas. The process of curating and editing the source material gave rise to a recognizable ‘Merovingian narrative’ with three distinct phases: meteoric ascent, stasis, and decline. Already in the seventh-century Chronicle of Fredegar, this tripartite model was invoked by a Merovingian queen to prophesy the fate of her descendants. This expert commentary sets out to understand how the story of the Merovingians was shaped through a process of continuous historiographical adaptation. It examines authors from across a millennium of historical writing and analyzes their influences and objectives, charting the often-unexpected ways in which their narratives were received and developed.

Informations pratiques :

Yaniv Fox, The Merovingians in Historiographical Tradition. From the Sixth to the Sixteenth Centuries, Cambridge, Cambridge University Press, 2023 ; 1 vol., 325 p. ISBN : 978-1-00928-501-8. Prix : GBP 85,00.

Source : Cambridge University Press

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Publication – « Mechanismen des Innovativen im klösterlichen Leben des hohen Mittelalters », éd. Jörg Sonntag et Gert Melville

Wer das nachhaltig Neue erforscht, also nach dem Systemgrenzen überschreitenden Innovativen fragt, kommt für das Mittelalter an den Klöstern des 12. und 13. Jahrhunderts kaum vorbei. Bewusst oder durch Zufall erschloss die klösterliche Kultur Bereiche des Erstmaligen und Unbekannten, in denen Erfahrungen zur Handhabung des innovativ Gewonnenen überhaupt erst gesammelt werden mussten. Dabei entstanden u. a. Leuchttürme des technischen Fortschritts, ein neuer Umgang mit Schrift, ein neuartiges Statutenrecht, geregelte Verfahren oder von kreativen Hybridmodellen getragene Rituallösungen. Der Band legt seinen Fokus bewusst nicht auf die schon mehrfach untersuchten Innovationen selbst. Vielmehr fragt er danach, in welchen Systemzusammenhängen Innovationen im klösterlichen Leben funktionierten, d. h. warum sie entstanden und wie sie gefördert, getragen, gehemmt oder gar vernichtet wurden.

Jörg Sonntag ist Arbeitsstellenleiter im Projekt “Klöster im Hochmittelalter” der Sächsischen Akademie der Wissenschaften in Dresden. Aktuell vertritt er ebenda Professur für Mittelalterliche Geschichte. Seine Forschungen befassen sich mit der vergleichenden Ordensgeschichte, dem Kirchenrecht, dem Nachahmen und dem Spiel im Mittelalter. Gert Melville ist Projektleiter im Projekt “Klöster im Hochmittelalter” der Sächsischen Akademie der Wissenschaften in Dresden. Zugleich ist er emeritierter Professor für Mittelalterliche Geschichte und Direktor der Forschungsstelle für Vergleichende Ordensgeschichte (FOVOG).

Informations pratiques :

Mechanismen des Innovativen im klösterlichen Leben des hohen Mittelalters, éd. Jörg Sonntag et Gert Melville, Göttingen, Schnell und Steiner, 2023 ; 1 vol., 312 p. (Klöster als Innovationslabore, 12). ISBN : 978-3-7954-3880-7. Prix : € 39,95.

Source : Schnell und Steiner

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Publication – « Représenter et nommer la Grèce et les Grecs (XIVe-XVIe siècle) », éd. Catherine Gaullier-Bougassas

Que représente la Grèce et les Grecs, pour les auteurs et les artistes des XIVe au XVIe siècle, en Europe occidentale ? Le présent volume explore cette question du point de vue de la perception et de l’imagination spatiales et géographiques. Il porte ainsi sur les représentations de l’espace grec, ancien et « moderne » du XIVe au XVIe siècle. En privilégiant des œuvres latines, françaises et italiennes, écrites principalement en Italie, en France, dans les Pays-Bas bourguignons et en Grèce, il étudie comment les auteurs et les artistes figurent textuellement et visuellement la géographie de la Grèce / de l’espace ou des espaces grec(s). Les difficultés pour définir, nommer et représenter la Grèce comme entité territoriale sont nombreuses durant ces siècles marqués par de très profonds bouleversements, avec du côté grec l’effondrement de l’empire byzantin et, du côté de l’Europe occidentale, des évolutions nombreuses dans les connaissances géographiques, historiques et aussi linguistiques, ainsi que dans les formes d’expression textuelles et iconographiques. La perception d’une identité spatiale, géographique, de la Grèce est d’autant plus délicate que plusieurs temporalités sont en jeu, celle de la Grèce ancienne, celle de la Grèce contemporaine aux auteurs, celle aussi de la Grèce médiévale antérieure au XIVe siècle. Les études réunies s’interrogent sur les différentes perceptions et représentations de l’espace grec, dans son unité et/ou sa diversité, qui s’expriment et se renouvellent durant ces trois siècles, ainsi que sur la nomination des lieux grecs et de la Grèce qui les accompagnent.

Catherine Gaullier-Bougassas est professeur de langue et de littérature médiévales françaises à l’Université de Lille et membre senior de l’Institut universitaire de France. Elle est l’auteur de nombreuses études sur la réception de l’Antiquité  et de la figure d’Alexandre le Grand au Moyen Age. 

Catherine Gaullier-Bougassas, Explorer la réception de la Grèce ancienne sous l’angle de la représentation de l’éspace

I. Connaissances savantes et expériences personnelles

Catherine Gaullier-Bougassas, Les savoirs hérités sur les espaces grecs : les autorités antiques connues dans l’Europe occidentale médiévale

Catherine Gaullier-Bougassas, Images du monde, encyclopédies et traités en langue française (XIIIe -XIVe siècle) : reprises et renouvellements des représentations de l’éspace grec

Emmanuelle Vagnon, Cristoforo Buondelmonti et ses sources dans sa représentation de la Grèce

Constantin Bobas, Imaginaire occidental et réalités orientales de l’espace grec : en voyageant à Rhodes aux XVeet XVIe siècles

Edith Karagiannis-Mazeaud, Géographie du Péloponnèse, aperçu par Belon, Thevet et Nicolay, voyageurs français du XVIe siècle

II. Géographie et histoire grecques

Marilynn R. Desmond, Topographie troyenne dans la Grèce franque du XIIIe siècle

Valeria Russo, Le continuum historique des espaces grecs : les représentations géographiques dans la Fleur des histoires de Jean Mansel  (version courte)

Valeria Russo, Retrouver la Grèce dans le temps et dans l’espace : la Merdes histoires face à la création d’un passé antique

Gilles Grivaud, La Chorograffia d’Etienne de Lusignan : sources et propositions

III. Écritures fictionnelles

Corinne Jouanno, Quelle place pour la Grèce dans la littérature romanesque byzantine (XIIe-XVe siècle) ?

Daisy Delogu, Paysages palimpsestes : les espaces imaginaires grecs dans l’églogue du XIVe siècle

Pascale Mounier, La Grèce de Thésée d’après la Teseida de Boccace et ses adaptations françaises

Clarisse Évrard, « Ancrer sa galee » en Grèce : stratégies textuelles et dispositifs visuels dans l’Histoire de Jason et le Recueil des histoires de Troie de Raoul Lefèvre

IV. Figurations visuelles

Ilaria Molteni,  Imaginer et représenter l’espace grec en Italie au Moyen Âge : le laboratoire de l’Histoire ancienne jusqu’à César

Ilaria Molteni, L’espace grec à la cour de France (1380-1422) : de l’Histoire ancienne jusqu’à César à l’Épître Othéa

Clarisse Evrard, Représenter la Grèce et les Grecs par le prisme flamand : le cas des manuscrits enluminés de la bibliothèque de Louis de Bruges

Marie Jacob-Yapi, L’usage du costume byzantin dans les manuscrits parisiens de matière antique au début du XVe siècle

Planches

Index

Informations pratiques :

Représenter et nommer la Grèce et les Grecs (XIVe-XVIe siècle), éd. Catherine Gaullier-Bougassas, Turnhout, Brepols, 2023 ; 1 vol., 417 p. (Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité, 7). ISBN: 978-2-503-60200-4. Prix : € 110,00.

Source : Brepols

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Appel à contribution – « Leurs lèvres exsudent le baume et le nard ». De Chartres à Laon: les grandes écoles du Moyen Âge

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Offre d’emploi – Byzantine Studies Postdoctoral Fellowship

Application Deadline: February 1, 2024

Application Deadline: February 1, 2024

Following substantial investment in the area of Byzantine Studies at the University of Notre Dame, including the acquisition of the Milton V. Anastos Library of Byzantine Civilization and generous support from the Stavros Niarchos Foundation, the Mellon Foundation, and the National Endowment for the Humanities, the Medieval Institute at the University of Notre Dame is delighted to invite applicants for a nine-month Postdoctoral Fellowship in Byzantine Studies. This fellowship is designed for junior scholars with a completed doctorate whose research deals with some aspect of the Byzantine world. The fellow is expected to pursue promising research towards scholarly publication and/or the development of new subject areas. This Fellowship is open to qualified applicants in all fields and sub-disciplines of Byzantine Studies, such as history (including its auxiliary disciplines), archaeology, art history, literature, theology, and liturgical studies, as well as the study of Byzantium’s interactions with neighboring cultures. The fellowship holder will pursue research in residence at the University of Notre Dame’s famed Medieval Institute during the academic year.

The intent of this Fellowship is to enable its holder to do innovative research drawing on the rich resources held in the Milton V. Anastos Collection, the Medieval Institute, and the Hesburgh Library more broadly. This may include the completion of book manuscripts and articles, work on text editions, or the development of new trajectories of research in one of the aforementioned fields. The Fellowship carries no teaching responsibilities, but the fellow will have the opportunity to participate in the multidisciplinary activities of Notre Dame faculty related to Byzantium, Eastern Christianity, and the history of the Levant. The Fellow will be provided with a private workspace in the Medieval Institute, enjoy full library and computer privileges, and have access to all the Institute’s research tools.

In addition, towards the conclusion of the fellowship period the fellow’s work will be at the center of a workshop organized within the framework of the Byzantine Studies Seminar. Senior scholars, chosen in cooperation with the Medieval Institute, will be invited for this event treating the fellow’s subject matter. The senior scholars will discuss draft versions of the fellow’s book manuscript or articles or discuss the further development of ongoing research projects.

Eligibility: Byzantine Studies fellows must hold a Ph.D. from an internationally recognized institution. The Ph.D. must be in hand by the beginning of the fellowship term.

Stipend: $37,080, plus benefits

Start Date: Approximately August 16, 2024 | End Date: Approximately May 15, 2025

Application procedure: Applicants should submit a letter of application (cover letter), a project proposal of no more than 2500 words, a current C.V., and three confidential letters of recommendation. Submit applications via Interfolio at http://apply.interfolio.com/135928. Further details regarding materials are available at https://medieval.nd.edu/research/grants-fellowships/#Byzantine-fellowship.

Source : The Medieval Academy Blog

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Appel à contribution – Les marâtres 2. Familles, lieux et patrimoines : Marâtres. Secondes épouses, fils et filles d’avant

Valenciennes, 21-22 novembre 2024

Ce colloque est le second du projet « Marâtres. Secondes épouses, fils et filles d’avant »

LARSH, Université Polytechnique Hauts-de-France

CREHS, Université d’Artois

Le projet « Marâtres » est un projet d’anthropologie sociale transpériodique, de l’Antiquité à nos jours, ouvert aux approches littéraires, sociologiques et juridiques, qui vise à interroger la construction sociale et mentale de la marâtre, figure stigmatisante et stigmatisée de la seconde épouse du père.

La réflexion est née des évolutions récentes de notre société occidentale. La montée des divorces et des séparations, ainsi que les nouveaux types d’union bouleversent les formes de la parentalité et des relations adelphiques en questionnant la primauté des liens du sang. Les recompositions familiales contemporaines qui peuvent en résulter et l’évolution du droit de la famille conduisent ainsi à s’interroger notamment sur la beau-parentalité en général, et sur la figure de la belle-mère en particulier. Si les relations familiales ne sont jamais simples, et encore moins dans le cas des recompositions, il semble que les femmes rencontrent des difficultés particulières dans leurs relations avec les enfants de leur partenaire et qu’il peut en résulter des tensions, parfois intenses et difficiles à résoudre, qui renvoient, ne serait-ce qu’inconsciemment, à la figure honnie et redoutée de la marâtre des contes, ce qui révèle le poids des représentations négatives persistantes. Ces situations, nullement propres à l’époque contemporaine, s’inscrivent dans une histoire longue de la mortalité maternelle, du veuvage et du remariage, des séparations et répudiations, ainsi que des relations parents-enfants. Ces situations familiales sont contraintes par les normes sociales, culturelles, juridiques et religieuses, et contribuent également à les faire évoluer. Elles font l’objet de nombreux travaux en sociologie, en anthropologie de la famille, mais aussi en histoire, qu’il s’agisse d’études de la démographie, des structures de parenté ou du genre, ce qui a conduit à renouveler l’approche de la conjugalité et du célibat, des maternités et paternités.

Pour autant, la seconde – ou subséquente – épouse qui prend place dans un foyer où se trouvent déjà des enfants issus d’une – ou plusieurs – unions précédentes, n’a pour l’instant pas fait l’objet d’une étude approfondie sur un temps long, même si elle a suscité quelques approches ponctuelles. Le projet « Marâtres » vise donc à comprendre l’émergence de cette figure au sein d’un système de parenté et de conditions historiques qui le produisent, et à saisir son rôle social dans le quotidien des familles et ses effets dans les trajectoires des individus. Pour cela, il s’inscrit dans une démarche d’anthropologie historique attentive tant aux représentations qu’aux pratiques sociales, au croisement de l’histoire de la famille et de la parenté, et en mobilisant les outils de l’histoire du genre et du care. Pour saisir la spécificité de la figure de la marâtre, il importe de la mettre en regard avec d’autres formes de parentalité (spirituelle, baptismale), d’autres figures alternatives de maternité (nourrices, éducatrices) davantage associées à des représentations valorisées, et plus généralement à l’entourage féminin du père. Il apparaît aussi nécessaire de comparer le rôle social de ces différentes femmes au sein des familles, qui à bien des égards peut être assimilé à un rôle de care (ensemble de tâches et dispositions émotionnelles et relationnelles assignées aux femmes, perçues comme jouant un rôle central dans l’entretien du lien social), même s’il ne se limite pas forcément à cela, pour explorer les places et les représentations des figures maternelles au sein des familles.

Une première rencontre scientifique, organisée à Arras les 24-25 novembre 2022, a fait dialoguer plus de 20 chercheurs et chercheuses sur l’articulation de l’étude des mots et des représentations associés à la seconde épouse avec celle des formes familiales et du système de parenté dans lesquels elles s’inscrivent. Les cadres spatio-temporels et les approches ont volontairement été d’une grande diversité pour saisir dans quelles configurations, sociales, culturelles et économiques, relationnelles et affectives, la subséquente épouse devient une marâtre et pourquoi.

Le deuxième colloque, concerné par cet appel, entend prolonger la réflexion en se concentrant sur les conditions de vie des « familles à marâtre ». Il privilégiera les trois axes suivants dans lesquels peuvent s’inscrire les propositions de communication :

1) « Familles à marâtre » : quelles recompositions familiales ?

Le premier axe vise à préciser comment s’opère la recomposition familiale à la suite de l’arrivée de la seconde – ou subséquente – épouse du père : celle-ci favorise-t-elle la continuité ou la destruction de l’ancienne famille au profit d’une nouvelle ? Quel est le sort des enfants des précédentes unions ? Quelles relations la nouvelle femme du père, mais aussi ses propres enfants, en particulier ceux nés du même père, entretiennent-ils avec eux ? L’âge de cette femme, son origine sociale, l’âge et le sexe des enfants trouvés chez le mari, voire d’autres critères, ont-ils une influence ? Quels sentiments et émotions naissent ou se trouvent associés à ces situations nouvelles pour les enfants, comme les parents ? Quels enjeux suscitent des conflits ? Sont-ils de même nature avec les filles et les garçons, les aînés et les cadets, les majeurs et les mineurs, selon les milieux sociaux et les carrières envisagées ? Comment se positionnent les autres membres du groupe familial – paternel comme maternel -, voire des réseaux dans lesquels s’insère la famille conjugale ? Quel est le rôle du père dans la création de la marâtre ? L’image négative associée à la marâtre, redoutée par les enfants des unions précédentes du père, ne doit cependant pas occulter les recompositions familiales où chacun parvient à trouver sa place, ce qu’il faut aussi expliquer. Il importe enfin de comparer l’analyse des pratiques avec les normes en vigueur et le discours qui contribue à légitimer ou à discriminer la belle-mère, pour mesurer et expliquer les décalages.

2) « Familles à marâtre » : quels lieux de vie et de mort pour le groupe familial recomposé ?

Le deuxième axe cherche à introduire une dimension spatiale, en s’intéressant aux lieux de vie et de mort. Comment s’organise concrètement la vie quotidienne dans la maison familiale, à la configuration variable selon les époques, les lieux et les milieux sociaux ? La nouvelle épouse occupe-t-elle les mêmes espaces que la précédente ? Son arrivée, ou la naissance de nouveaux enfants qui en résulte, voire d’autres circonstances, conduisent-elles à un changement de maison ou à des réorganisations domestiques, en particulier de la distribution des chambres ? Comment le père se positionne-t-il sur ces questions ? Les pratiques funéraires peuvent aussi être des indicateurs sur le degré d’intégration de cette nouvelle femme dans la famille et les transformations qui peuvent en résulter : où se fait-elle inhumer ? Aux côtés de son mari et des enfants de celui-ci, ce qui l’associe à ceux-ci dans la mémoire que ce lieu perpétue ? Ailleurs, et dans ce cas, pourquoi et avec qui ? Le décès avant ou après celui du mari joue-t-il un rôle ? Et qu’en est-il de la première – ou des précédentes – épouses, ainsi que des enfants nés des différentes unions ? Cette dernière question revient à s’interroger sur la manière dont est entretenue la mémoire de la conjugalité paternelle.

3) « Familles à marâtre » et patrimoine : transferts et conflits

Le troisième axe, enfin, entend se pencher sur le rôle du patrimoine, matériel et immatériel, dans la recomposition familiale, qu’elle soit pacifique ou conflictuelle. Quelles sont les conséquences de l’arrivée d’une nouvelle épouse en termes de gestion du patrimoine, mais aussi de la transmission de l’héritage aux enfants (biens mobiliers et immobiliers, mais aussi symboliques comme le nom) et de la succession (fonctions et pouvoir) ? Si le droit en matière de patrimoine est largement encadré par des règles juridiques, propres à chaque société, il n’en existe pas moins une certaine latitude qui permet d’associer plus ou moins les individus aux décisions et de privilégier certaines personnes d’une manière ou d’une autre. De quelle manière la subséquente épouse intervient-elle dans les choix ?  Quelle position le père adopte-t-il à l’égard des enfants nés de différentes mères ? Comment le couple utilise-t-il le patrimoine conjugal ou propre à chaque époux au profit de la recomposition familiale ? Les conflits liés à l’héritage et à la succession sont-ils plus fréquents dans les familles à marâtre que dans celles où les enfants sont tous nés des mêmes père et mère ? Qu’est-ce qui les distingue lorsqu’ils concernent une famille à marâtre (temporalité, intervention d’autres membres de la famille, du côté maternel ou non) ?

Une publication est prévue pour 2026, qui diffusera les résultats des deux colloques.

Organisation et prise en charge :

Le colloque se tiendra à l’Université Polytechnique Hauts-de-France, à Valenciennes, Campus des Tertiales (centre ville), les 21 et 22 novembre 2024.

Le transport en France et en Europe sera pris en charge, de même que la nuit du 21 au 22 novembre et les repas (2 midis et 1 soir), voire une nuit supplémentaire si les contraintes de transport l’imposent.

Pour les chercheurs et chercheuses extra-européens, leur participation est possible en distanciel, voire en présentiel s’ils autofinancent leur déplacement.

Le colloque est organisé par le LARSH et CREHS (UR 4027).

Modalités de soumission

Les propositions de communication (environ 3500 signes) doivent, outre un titre, préciser l’approche, la méthodologie et les sources mobilisées et/ou le terrain d’enquête. Elles peuvent s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes proposés.

Elles peuvent se présenter sous la forme d’une réflexion argumentée sur un aspect général ou particulier, d’une étude de cas, de la présentation et de la discussion d’un ouvrage ou encore du commentaire d’un document. Si cela leur semble pertinent, les participant.e.s de la première rencontre sont invités à reprendre le cas qu’ils ont abordé, en mettant l’accent sur les aspects propres à l’appel à communication du second colloque, ceci afin de favoriser une réflexion approfondie sur quelques cas bien documentés ou particulièrement riches.

Elles doivent être accompagnées d’une courte biographie académique de l’auteur, et peuvent être rédigées en français ou en anglais.

Le comité valorisera les travaux de jeunes chercheurs et chercheuses et les recherches inédites, ainsi que l’exploration de nouveaux terrains ou de nouvelles archives, afin d’encourager la discussion sur des recherches en cours. Les communications dureront 20 minutes et un temps important sera laissé à la discussion.

Les propositions sont à envoyer conjointement avant le 15 janvier 2024 à

anne.jusseaume@univ-artois.fr

laurence.leleu@univ-artois.fr  

emmanuelle.santinelli@uphf.fr

Elles seront ensuite examinées par le comité scientifique et une réponse sera données aux participant-e-s fin février 2024.

Comité d’organisation :

Anne Jusseaume (Université d’Artois, CREHS)
Laurence Leleu (Université d’Artois, CREHS)
Emmanuelle Santinelli (Université Polytechnique Hauts-de-France, LARSH)

Comité scientifique :

Sabine Armani (Université Sorbonne Paris Nord, Pléiade UR7338),
Marianne Closson (Université d’Artois, Textes et Cultures UR 4028),
Aurélie Damet (Paris I Panthéon-Sorbonne, ANHIMA UMR 8210),
Vincent Gourdon (CNRS, Centre Roland Mousnier UMR 8596),
Régine Le Jan (Paris I Panthéon-Sorbonne, LAMOP UMR 8589),
Didier Lett (Université de Paris, ICT EA 337),
Nicole Pellegrin (CNRS, IHMC UMR 8066)

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