Podcast – Traverser les champs, avec Jean-Pierre Devroey

Entre-Temps reçoit Jean-Pierre Devroey, spécialiste des sociétés rurales au haut Moyen Âge. Dans son Entre-vue avec Louise Gentil, il dévoile le contenu de sa boite à outils d’historien et revient sur son dernier livre La nature et le roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820) (Albin Michel, 2019). Pour lui, l’histoire environnementale s’envisage comme une histoire totale, qui traverse les champs académiques et les périodisations, afin de répondre à la question : comment habite-t-on le monde ?

Professeur émérite à l’Université libre de Bruxelles, Jean-Pierre Devroey est l’un des meilleurs spécialistes européens des sociétés du Haut Moyen Âge. On lui doit notamment Économie rurale et société dans l’Europe franque (VIe-IXe siècles) (2003) ; Puissants et misérables. Système social et monde paysan dans l’Europe des Francs (VIe-IXe siècles) (2006) ; et La nature et le roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820) (2019).

Source : Entre-Temps

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Publication – « Heraldry in Contact. Perspectives and Challenges of a Connective Image Form », éd. Urte Krass, Miguel Metelo de Seixas

In this volume, we follow the coat of arms into situations and zones of contact. Since inception, communication has been in the very nature of the heraldic phenomenon. Hence its remarkable ability to adapt to the circumstances that, from the 15th century onwards, brought populations from all over the world into contact. Our overarching question serves as an attempt to learn more about the modalities of negotiation in contact zones. To what extent were local actors able to develop their own attitude towards invasive and invading colonizers and missionaries by adopting and transforming the European image form of the coat of arms?

This departure point leads even further: to think of heraldic emblems as a visual instrument capable of establishing communication not only between different cultures, but also between different eras, and even between the human and divine spheres. The book’s interdisciplinarity, the temporal breadth of the collected case studies, and the variety of methodological approaches reflect the dynamism and diversity of the topic itself.

Table des matières : ici

Urte Krass is Professor of Early Modern Art History at the University of Bern, Switzerland. Her research focuses on political iconography, the material culture of Christian sainthood, as well as on early modern transcultural negotiation processes via artifacts and images.

Miguel Metelo de Seixas is a researcher at the Institute for Medieval Studies / NOVA-FCSH and teaches Portuguese Medieval History at the same University. His research focuses on the study of heraldry as an instrument of self-representation and political communication, from a diachronic point of view and privileging transdisciplinary perspectives.

Informations pratiques :

Heraldry in Contact. Perspectives and Challenges of a Connective Image Form, éd. Urte Krass, Miguel Metelo de Seixas, Ostfildern, Thorbecke Verlag, 2023 ; 1 vol., 216 p. (Heraldic Studies, 5). ISBN : 978-3-7995-1594-8. Prix : € 52,00.

Source : Thorbecke

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Publication – Laurent Lamoine, « 471. L’évêque contre le roi, Sidoine Apollinaire défend sa cité »

471 : Sidoine Apollinaire est élu évêque des Arvernes. Que vient faire ce sénateur romain, ancien préfet de Rome, à la tête de la cité arverne ? L’homme vient se mettre au service de la résistance au roi wisigoth Euric, qui cherche à s’emparer de la ville. Malgré son énergie, son entregent et ses talents de propagandiste, Sidoine Apollinaire échoue. Après un très court exil, il rentre à Clermont pour reprendre sa pastorale. Pendant des siècles, les Clermontois ne se souviennent que du saint. Seuls le combat contre les fascismes des années noires et la découverte à Clermont-Ferrand, dans les années 1980/1990, des fragments de l’épitaphe d’un Apollinaire ont réveillé le souvenir de l’évêque combattant.

Laurent Lamoine, maître de conférences en histoire romaine à l’université Clermont-Auvergne et membre du Centre d’histoire « Espaces et Cultures », UPR 1001, est spécialiste de la Gaule et de ses élites aux époques républicaine et impériale. Ses recherches portent aussi sur la cité des Arvernes.

Informations pratiques :

Laurent Lamoine, 471. L’évêque contre le roi, Sidoine Apollinaire défend sa cité, Portet-Sur-Garonne, Éditions Midi-pyrénéennes, 2023 ; 1 vol., 48 . (Cette année-là à Clermont-Ferrand). ISBN : 978-2-494787-09-4. Prix : € 7,50.

Source : Edimip

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Colloque – Hanse and International Law? Governance Dimensions

Europäisches Hansemuseum
01.02.2024 – 03.02.2024

For decades Hanse historians have been struggling to adequately conceptualise the interplay between Hanse towns, Kontors, and merchants, as the execution of political and legal power in the multidimensional configuration of the Hanse can neither be adequately explained by applying the analogy of the “nation-state” nor by reducing it to private networks. The legal and functional nature of the Hanse has therefore been hard to grasp. Scholars of public international law likewise push on overcoming the focus on the “nation-state” that has been prevailing since the wake of the international order that emerged from the Westphalian Peace. Explaining the multilevel governance structures of today’s globalised international legal order requires new perspectives and approaches. The Hanse serves as an interesting historical example of the complex coordination between various more or less independent actors and institutions.

The conference will allow us to address a range of topics such the (legal) character of the Hanse, the role of cities in the internal and external dimension of governance, decision-making procedures and enforcement, as well as conflict-management within poly-centric governance settings.

To attend the conference, please register until January 14th 2024 via:
https://www.jura.uni-hamburg.de/forschung/institute-forschungsstellen-und-zentren/iia/kooperationen-projekte/hanse.html

Thursday, 1st February 2024

15:30−16:45 Keynote, Randall Lesaffer, University of Tilburg: The Hanse, the law of nations and the contractual state in Old Regime Europe

17:15-18:15 Session I: Hanse and Governance Dimensions
Ulla Kypta, University of Hamburg:
Pluralistic Governance and its Limits

Johann Ruben Leiss, University of Oslo:
Polycentric Jurisdictions in the Hanse and in contemporary international law

Friday, 02nd February 2024

9:30-11:00 Session II: The Role of Cities in Governance

Helmut Aust, Freie Universität Berlin:
Hanseatic Implications for the Urban Turn in International Law?

Marju Luts-Sootak, University of Tartu, Merike Ristikivi, University of Tartu:
Plague and Restrictions in the Hanse: Case of the 15-Century Merchant and Ratsherr Family in Reval

Stefan Oeter, University of Hamburg:
The Free and Hanseatic City of Hamburg – Implications of the Dual Status as Free Imperial City and Hanse Member in Hamburg´s Late Medieval Constitutional History

11:30−13:00 Session III: Organizing Joint Governance
Søren Koch, University of Bergen: Ratio sit Anima Legis – pluralistic governance and conflict management at the Hanse Kontor in Bergen

Dave De ruysscher, Tilburg University: The Hansa kontor of Bruges in Antwerp: Armwrestling over Jurisdiction (c. 1530-c. 1580)

Lars Regula, University of Hamburg: Back in business? – Governance structures in the Hanseatic Orient policy of the 19th century

14:30−15:30 Session IV: Governing Conflict Management
Justyna Wubs-Mrozewicz, University of Amsterdam: The ‘correct procedure’ of conflict management in the Hanse: policies and practices

Freya Baetens, Oxford University: Nil novi sub sole: Unilateral economic pressure as conflict management

Saturday, 3rd February 2024

10:00−11:30 Session V: Governing Security
Philipp Höhn, University of Halle-Wittenberg: Of herring and cod. What the “Bernburg herring war” can tell us about gradual membership and premodern conflict regulation in pluralistic governance structures

Gregor Rohmann, University of Rostock: The Language of Violence in a Pluralist Legal Regime. Contested Semantics of Maritime Predation in Late Medieval Northern Europe

Source : H-Soz-Kult

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Publication – Grégoire de Tours, « Les miracles de saint Martin », trad. Luce Pietri

Prenant le relais du poète Paulin de Périgueux qui, au chant VI de sa Vita sancti Martini, avait consigné, durant l’épiscopat de Perpetuus (458/9 – 488/9), une série de miracles posthumes de Martin, Grégoire de Tours s’est assigné pour tâche de collecter et de publier ceux advenus depuis lors et notamment depuis sa consécration à l’épiscopat en 573. À partir de cette date et jusqu’à la veille de sa mort en 594, il déroule, année après année, une chronique des événements miraculeux opérés principalement à Tours, la cité martinienne vers laquelle accourent les pèlerins : ces derniers viennent chercher l’aide d’un thaumaturge, tout particulièrement réputé comme médecin. Cependant, les guérisons obtenues ici-bas par le confesseur sont autant de « signes » préfigurant les réalités éternelles : la délivrance des corps en ce monde entend annoncer la libération des entraves du péché pour les âmes des défunts au jour du Jugement dernier, car c’est aussi une œuvre pastorale que fait ici l’historien, en témoin privilégié.

Luce Pietri, professeur émérite à l’université Paris IV-Sorbonne, a publié sa thèse de doctorat sous le titre La ville de Tours du IVe au VIe siècle. Naissance d’une cité chrétienne, ainsi que de nombreux articles traitant de la Gaule durant l’Antiquité tardive. Dans la collection Sources Chrétiennes, outre l’Histoire ecclésiastique de Théodoret de Cyr (SC 501 et 530), elle a collaboré à la Vie de Constantin par Eusèbe de Césarée (SC 559).

Grégoire de Tours, Les miracles de saint Martin, trad. Luce Pietri, Paris, Sources chrétiennes, 2023 ; 1 vol., 468 p. (Sources chrétiennes, 635). ISBN : 9782204154888. Prix : € 69,00.

Source : Sources chrétiennes

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Offre d’emploi – Assistant Professor in Ottoman History

Closes: 14th January 2024
University of Warwick – Department of History

The Department of History seeks to appoint an Assistant Professor in Ottoman History on a full-time and indefinite basis from 1 September 2024. 

You will be part of a one of the largest History departments in the UK with a thriving community of teachers and researchers covering a range of disciplines and geographical areas.

Full details of the duties and selection criteria for this role can be found in the vacancy advert on the University of Warwick’s jobs pages. You will be routed to this when you click on the Apply button.

Source : Jobs.ac.uk

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Prix – Prix Ourgaud et Guy de Toulza (Société Archéologique du Midi de la France)

La Société Archéologique du Midi de la France attribuera en mars 2024

les Prix OURGAUD et GUY DE TOULZA

dotés de 1000 €, récompensant un travail universitaire inédit (Master 1, Master 2 ou thèse) ou toute étude inédite sur l’histoire, l’archéologie ou l’histoire de l’art du Midi de la France.

Le mémoire, en édition papier et accompagné d’une lettre de candidature, doit être adressé à Madame la Présidente de la Société Archéologique du Midi de la France, Hôtel d’Assézat, place d’Assézat, 31000 Toulouse avant le 31 janvier 2024.

Le prix sera remis lors de la séance publique de la Société Archéologique du Midi de la France qui se tiendra en mars 2024 en l’Hôtel d’Assézat à Toulouse. Les rapports sur les meilleurs travaux présentés au concours sont publiés dans le volume des Mémoires de l’année.

Un candidat ne peut être primé qu’une seule fois.
Les candidats honorés par une médaille d’encouragement ont la possibilité de présenter un nouveau mémoire au concours.

Les exemplaires des mémoires présentés au concours restent la propriété de la S.A.M.F. ; ils sont déposés à la bibliothèque où ils peuvent être consultés. Les candidats s’engagent en outre à recevoir leur prix en personne lors de la séance publique de la S.A.M.F.

Voir le règlement du concours.

Source : Société archéologique du Midi de la France

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Colloque – L’art roman au XXIe siècle. L’avenir d’un passé à réinventer

Colloque international organisé par Cécile Voyer, Éric Palazzo et Marcello Angheben, sous la Présidence d’honneur de Marie-Thérèse Camus, Professeure honoraire d’histoire de l’art médiéval, CESCM, Université de Poitiers

À l’occasion de ce colloque, l’Université de Poitiers décernera le titre de Docteur Honoris Causa à Herbert L. Kessler, Professeur émérite de l’Université Johns Hopkins, le jeudi 30 mai 2024.

Ce colloque vise à développer un bilan de l’historiographie de ces vingt dernières années et une réflexion épistémologique sur l’étude de ce qu’il est convenu d’appeler « art roman ». Il s’agira dans un premier temps de poursuivre les réflexions déjà amorcées par de nombreux chercheurs sur la définition de l’art roman et d’aborder ensuite les différents questionnements qui lui sont généralement appliqués, tout en envisageant de nouvelles pistes ou en reconsidérant des approches anciennes qui mériteraient d’être réhabilitées et renouvelées.

Michel Pastoureau, Directeur d’Études honoraire à l’École Pratique des Hautes Études (IVe Section) donnera une conférence,

L’art roman : une porte grande ouverte sur les divagations ésotériques,

le mercredi 29 mai 2024 à l’Espace Mendès France (Centre de culture scientifique, techniques et industrielle en Nouvelle-Aquitaine)

Dans le cadre du colloque, deux expositions, l’une sur l’art des XIe-XIIe siècles, à partir du fonds de la photothèque du CESCM, et l’autre sur les restaurations de l’église de la Nativité à Bethléem (UNESCO) seront présentées au public.

  1. Qu’est-ce que l’art roman ? Définitions et limites

Xavier Barral i Altet, Professeur émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université Rennes II, Università Ca’Foscari, Venise : Chronologie et idéologie. Les positions des historiens de l’art français du XXe siècle face à l’art roman

Éliane Vergnolle, Professeure honoraire d’histoire de l’art médiéval, Université de Besançon : Les débuts de l’architecture romane en Francie occidentale : regards d’hier et d’aujourd’hui

Quitterie Cazes, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Université de Toulouse Jean-Jaurès : Retour sur la pratique de la monographie d’édifice

Aires culturelles et études de cas

Justin Kroesen, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Bergen University Museum : Nordic Romanesque: some recent developments in research

John McNeill, Secretary, British Archaeological Association : Norman, Anglo-Norman, Anglo-Saxon: Recent debates on the Forms of Architecture in 11th-Century England

Andreas Hartmann-Virnich, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université d’Aix-en-Provence : La vision de l’art roman dans l’historiographie allemande (XIXe-XXe siècle)

Saverio Lomartire, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Università degli Studi dell’Insubria : L’art « roman » dans le Nord de l’Italie : synthèse historiographique et réflexions sur la validité et l’actualité d’une définition

Linda Seidel, Professeure émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, University of Chicago : Seeing the Present through the Past: Arles in the 12th and 20th Centuries

Valentino Pace, Professeur émérite d’histoire de l’art médiéval, Università di Udine : Sant’Angelo in Formis: “romanica o bizantina”? Un caso esemplare di ambiguità storiografica fra cronologia e geografia

  1. Questions d’épistémologie 

Nicolas Reveyron, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Lyon II : De quoi « Art roman » est-il le nom ? Approche épistémologique d’une problématique d’axiologie esthétique

Christian Gensbeitel, Maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université Bordeaux-Montaigne : L’architecture religieuse du XIe siècle à travers le prisme des édifices « mineurs ». Un autre point de vue sur l’élaboration des formes romanes

Claude Andrault-Schmitt, Professeure émérite d’histoire de l’art médiéval, Université de Poitiers : Ranger donc dater les productions architecturales françaises : tendances historiographiques et rigueur méthodologique

Gerardo Boto Varela, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Universitat di Girona : Épistémologie et historiographie des chantiers de cathédrales espagnoles (ca. 1015-1203) : construire, aménager, décorer. Dialogue entre l’histoire de l’art et les autres disciplines

Laurence Terrier, Professeure assistante en histoire de l’art médiéval, Université de Neuchâtel : Art roman vs art gothique : historiographie, épistémologie et perspectives

Philippe Plagnieux, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : Revenir sur les derniers feux de la sculpture romane et ses tentatives de renouvellement. Une étude de cas : les sources antiques et byzantines du foyer bourbonno-nivernais dans le second quart du XIIe siècle

Manuel Castiñeiras, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universitat Autònoma di Barcelona : L’art roman et les enjeux de l’art 1200 : dynamique, dialogues et transformations

Lucien-Jean Bord, Bibliothécaire, Abbaye de Ligugé : Le voyage des images

Peter K. Klein, Professeur émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universität Tübingen : La reconstruction des traditions iconographiques est-elle obsolète ? L’exemple du Beatus de Saint-Sever

  1. Manifestations du sacré

Marc Sureda, Conservateur, Museu Episcopal de Vic : L’architecture romane hispanique à l’épreuve de la liturgie : quelques problèmes et cas d’étude

Kirk Ambrose, Professeur d’histoire de l’art médiéval, University of Colorado, Boulder : Navigation of Doubt in Romanesque Sculpture

Estelle Ingrand-Varenne, Chargée de recherche, CNRS, CESCM-Université de Poitiers : À la recherche d’une épigraphie romane

Gerhard Lutz, Conservateur, Cleveland Museum of Art : BERNVVARDVS PRESVL FECIT HOC – Bishop Bernward of Hildesheim and the Arts around 1000 Revisited.

Cynthia Hahn, Professeure d’histoire de l’art du Moyen Âge, CUNY, Hunter College : Is there such a thing as a « Romanesque » Reliquary?

Catherine Fernandez, Chercheuse en histoire de l’art du Moyen Âge, Index of Medieval Art, Princeton : Ordering the Cosmos: The Saint-Aubin Maiestas Domini and Romanesque Temporalities

Charlotte Denoël, Conservatrice en chef, cheffe du service médiéval du département des Manuscrits, Bibliothèque nationale de France

  1. Expressions du pouvoir et des idées

Herbert L. Kessler, Professeur émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Johns Hopkins University : « Velut sinuosum acanthi volumen »: Romanesque Ornament’s Meaningful Demeanor 

Yves Christe, Professeur honoraire d’histoire de l’art médiéval, Université de Genève : Orient Oder Rom ? Colonnes et colonnettes jumelées dans l’architecture romane et islamique

Jeffrey F. Hamburger, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Harvard University : Avatars of Authorship

Beate Fricke, Professeure d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universität Bern : 4 Elements, 12 Stones

Marcia Kupfer, Chercheuse indépendante : The contributions of Romanesque art to Western Anti-Judaism

Serena Romano, Professeure émérite d’histoire de l’art du Moyen Âge, Université de Lausanne : Rome et ses environs à l’« âge de la Réforme ». Les approches de l’historiographie et les perspectives d’aujourd’hui

Vinni Lucherini, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Università degli Studi di Napoli Federico II, Napoli : Liturgie et architecture, art et pouvoir au Mont-Cassin : bilan historiographique et nouvelles propositions

Nicolas Prouteau, Maître de conférences en archéologie médiévale, Université de Poitiers : Le palais et la tour-palais à l’époque romane : héritages, emprunts et construction du pouvoir royal

  1. Savoirs-faire médiévaux et techniques actuelles

Christian Sapin, Directeur de recherche honoraire, CNRS : L’art roman sous le scanner archéologique. Un nouveau regard ?

Géraldine Mallet, Professeure d’histoire de l’art médiéval, Université Paul-Valéry, Montpellier : De la sculpture romane en Catalogne du Nord : marbres locaux ou marbres antiques de remploi ?

Thierry Gregor, Docteur en histoire, CESCM-Université de Poitiers : L’adaptation des graveurs de l’époque romane à la réalisation des inscriptions sur la pierre

Amaëlle Marzais, Maîtresse de conférences en histoire de l’art médiéval, Université de Lyon II et Carolina Sarrade, Ingénieure d’études, CNRS, CESCM-Université de Poitiers : Les apports des nouvelles approches techniques pour l’étude des peintures murales romanes

Florian Meunier, Conservateur, Musée du Louvre : Les objets d’art romans dans une perspective européenne : l’étude des ivoires, de l’orfèvrerie et des émaux des collections du Louvre

Pierre-Alain Mariaux, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Institut d’histoire de l’art et de muséologie, Université de Neuchâtel : L’orfèvrerie de la période romane : leçons matérielles de chantiers récents

  1. L’art « roman » à l’épreuve des sciences actuelles

Eduardo Carrero Santamaría, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universitat Autònoma di Barcelona : Romanesque architecture from virtual reality: what architecture and what reality?

Francisco Prado Vilar, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, Universidad de Santiago de Compostela : Romanesque Transformations: Experience, Cognition, Technologies of the Image

Pierre-Olivier Dittmar, Maître de conférences en histoire médiévale, EHESS, CRH-AHLoMA : L’art roman au risque de l’animal

Robert A. Maxwell, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Sherman Fairchild Associate Professor of Fine Arts, The Institute of Fine Arts, New York : L’étrangeté de l’art roman

Thomas E. A. Dale, Professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, University of Madison : Genre, race et l’invalidité : perspectives alternatives sur la sculpture de Vézelay

Peter Scott Brown, Professeur d’histoire de l’art médiéval, University of North Florida : A Work by the Doña Sancha Master in Northern Italy: On the Monumental Turn in Eleventh Century Sculpture, the Medieval Viewer, and the Modern Eye

Source : CESCM

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Colloque – Late medieval sea vessels in Northern Europe: Current research perspectives

Archives of the German Maritime Museum, Bremerhaven, Am Eichkamp 13, 27572 Bremerhaven
15.02.2024 – 16.02.2024

In 1962, one of the best-preserved examples of a late-medieval ship was discovered in Bremen. Its conservation and presentation has taken place at the German Maritime Museum (https://www.dsm.museum/en/museum/exhibits/bremen-cog). The so-called Bremen-Cog can be understood as both a repository of knowledge for various disciplines, such as materials science, and as a medium that processes a view of contemporary trade networks, forms of seafaring, ship/boatbuilding, shipyards, and the like.

With this international workshop as a starting event, the German Maritime Museum seeks to bring together scholars from an interdisciplinary range of research fields and topics for an up-date on the current state of research on such finds of our maritime cultural heritage. And it especially invites participants from institutions that would possibly be interested in collaborating in the development of a Digital Knowledge Platform on the above mentioned topics.

Programme :

15 February
Archives of the German Maritime Museum

9:00–9:30 Arrival

9:30–9:45 Welcome and introduction
Ruth Schilling/
Sebastian Vehlken (German Maritime Museum, Bremerhaven)

9:45–10:15 The concept of ship type deployed for pre-industrial times – an issue for archaeology
Marko Richter (German Association for Shipping- and Maritime History, Section Berlin-Brandenburg)

10:15–10:45 Seafaring vs Ocean Going:
an analysis of the performance and capabilities of medieval vessels
Pat Tanner (Swansea University)

10:45–11:15 Coffee break

11:15–11:45 Medieval shipfinds in Estonia
Priit Lätti (Estonian Maritime Museum, Tallinn)

11:45–12:15 The Svælget 2 Wreck, a cog-like vessel off Copenhagen
Otto Uldum (The Viking Ship Museum, Roskilde)

12:15–12:45 The Eyðanstovuskipið Wreck
Philipp Grassel (German Maritime Museum, Bremerhaven)/
Kevin Martin (University of Iceland)

12:45–14:00 Lunch

14:00–14:30 Northern Europe’s late medieval ships
from a dendroarchaeology perspective
Aoife Daly (Dendro.dk, Brønshøj)

14:30–15:00 Dendrochronological sampling of a shipwreck –
methods applied on Lübeck’s Hansa Ship from the mid-17th century
Felix Rösch (Department of Archaeology and Monument Preservation, City of Lübeck)/Daniel Balanzategui (DendroLab Technical University of Applied Sciences Lübeck)

15:00–15:30 The Bremen Ship‘s timbers –
a mirror of northern German forest resource management
Mike Belasus
(Lower Saxony Institute for Historical Coastal Research, Wilhelmshaven)

15:30–16:00 Coffee break

16:00–16:30 Harbors and ships in the Mediterranean and the North Sea during the Hanseatic period: written and pictorial sources
Tobias Daniels (University of Munich)

16:30–17:00 Silk Road trade and porcelain exchange: Ports, ships, and commerce from the East to Northern Europe during the late medieval period and beyond
Andi Esters (Haifa International University)

17:00–17:30 The medieval maritime transport geography of the Viken
region
Staffan von Arbin
(Department of Historical Studies, University of Gothenburg)

19:00–22:00 Conference dinner

16 February
Archives of the German Maritime Museum

9:00–9:30 An update on archaeological work in later medieval
London’s shipwright’s quarter just west of the Tower of London
Damian Goodburn (London)

9:30–10:00 The Teerhof in Bremen –
the place to built the so-called Bremen Cog?
Dieter Bischop (Bremen, Archaeology and Cultural Heritage)

10:00–10:30 Högholmen in Hiittinen –
a medieval harbor in the Finnish archipelago
Kalle Virtanen (The Finnish Heritage Agency, Helsinki)

10:30–11:00 Coffee break

11:00–11:30 What shall we do with the drunken sailor? Conspicuous con-sumption as cultural practice in ports in Southern Norway 1400–1700
Jørgen Johannessen (Norwegian Maritime Museum, Oslo)

11:30–12:30 Round table, sum-up, community building

12:30–14:00 Lunch and transfer to the German Maritime Museum, Hans-Scharoun-Platz 1, 27568 Bremerhaven

Cog-Hall of the German Maritime Museum

14:00–14:30 New analysis of material from the so-called Bremen cog:
oakum, rigging, wood
Volker Otte (Senckenberg-Museum of Natural History Görlitz)/Irina Ruf (Senckenberg-Museum Frankfurt)/Margarita Gleba (University of Padu-a)/Jana Gelbrich (Leibniz-IWT, Bremen)

14:30–15:00 The rigging of the so-called Bremen cog –
rethinking reconstructions
Damien Sanders (Dinan, France)

15:00–15:30 Condition monitoring of the so-called Bremen Cog
Heidi Hastedt (Jade University of Applied Sciences)/Silke Wiedmann (German Maritime Museum, Bremerhaven)

Source : H-Soz-Kult

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Appel à contribution – Voyager et commercer du Moyen Âge à la période moderne (XIIe-XVIIe siècles)

2 avril 2024, Maison de la Recherche, salle de colloque 2, 29 avenue Robert Schuman

Université Aix-Marseille, laboratoire du CIELAM
Université Bordeaux Montaigne, UR 24142 Plurielles

Présentation du projet

Principalement adressée aux littéraires, aux historiens ou encore aux géographes, cette manifestation scientifique proposera une réflexion sur les voyageurs marchands au cours de la période s’étendant du xiie au xviie siècle en se fondant sur un corpus de récits et journaux de voyage, de carnets de bord, de manuels pour marchands, ou encore de notations chiffrées relatives aux transactions commerciales opérées par les voyageurs[1]. Il s’agira d’analyser les récits et retours d’expériences de voyageurs marchands ainsi que la manière dont ceux-ci témoignent de leurs pratiques mais aussi de l’état des voies du commerce, de la création ou de l’évolution de réseaux d’échanges ou encore de la circulation de denrées et d’objets en tous genres.

Argumentaire

S’il existe plusieurs études pluriséculaires sur le commerce international, rares sont celles qui proposent une analyse de l’évolution des pratiques de commerce et de leur représentation sur une large période, du Moyen Âge jusqu’au xviie siècle. En effet, de nombreux travaux portent sur les impacts de l’ère industrielle et de la mondialisation aux xixe et xxe siècles. Certaines études se sont également consacrées à l’analyse de l’évolution du commerce lors de l’époque moderne. Parmi ces dernières, la plupart se sont concentrées sur une période située soit de l’extrême fin du Moyen Âge jusqu’au xviie siècle, soit du xviie ou du xviiie siècle à nos jours. Ainsi en est-il de Civilisation matérielle, économie et capitalisme, xve-xviiie siècle. Les Jeux de l’échange[2] de Fernand Braudel, ou, plus récemment, de Commerce, voyage et expérience religieuse (Europe, xvie-xviiie siècle)[3]. La question spécifique de la circulation d’objets a par ailleurs donné lieu à plusieurs ouvrages collectifs dirigés par Sylvain Venayre et Pierre Singaravélou[4], qui étudient notamment les phénomènes de transferts culturels et la mondialisation impliqués par ces déplacements. Quant à la période médiévale, elle a souvent fait l’objet d’un traitement indépendant. Ainsi, le système économique médiéval a par exemple été étudié par Jacques Le Goff, dans Le Moyen Âge et l’argent, tandis que les ouvrages Levant trade in the later Middle Ages d’Eliyahu Ashtor et De l’or et des épices. Naissance de l’homme d’affaires au Moyen Âge de Jacques Favier ont plus particulièrement analysé les échanges commerciaux entre divers territoires.

En premier lieu, l’originalité de cette journée d’étude réside dans le choix d’une approche pluridisciplinaire pour étudier cette question de l’activité commerciale, qui sera appréhendée non pas uniquement à travers le prisme de l’histoire économique, mais aussi en fonction des représentations qu’en livrent les voyageurs eux-mêmes. Cette perspective implique d’associer par exemple les apports des disciplines de l’histoire et de la littérature, à l’instar de ce qu’ont proposé Ҫınla Akdere et Christine Baron dans Economics and Literature, A Comparative and Interdisciplinary Approach[5], en invitant leurs lecteurs à considérer la complémentarité des approches économiques et littéraires et en montrant comment la littérature a pu traiter d’économie dès le Moyen Âge. Christian Biet, Yves Citton et Martial Poirson ont également interrogé les frontières entre l’économie et les textes littéraires entre le xviie et le xixe siècles[6].

En second lieu, cette journée d’étude a pour ambition d’embrasser une large période chronologique, qui s’étendra du xiie au xviie siècle, réunissant le Moyen Âge et la période moderne, généralement traités séparément. Si la majeure partie des écrits viatiques médiévaux qui nous sont parvenus proviennent de pèlerins et de missionnaires, certains marchands, à l’instar du célèbre Marco Polo, ont également pu laisser à la postérité des récits ou des traces écrites de leurs voyages. En outre, le xie et le xiie siècles sont marqués par un essor démographique et urbain important en Occident et par le développement de pôles et d’acteurs majeurs (Venise, Gênes, la ligue hanséatique…) dans le commerce international. D’un point de vue linguistique et littéraire, le tournant du xiie au xiiie siècle peut être intéressant car il mène, selon Friedrich Wolfzettel, à l’émergence d’« un discours du voyageur autonome[7] », notamment du fait de « l’appropriation intellectuelle de l’Asie[8] ».

L’élargissement du territoire des échanges consécutif de la découverte du Nouveau Monde – où se développent par exemple la traite du bois de brésil, de morue et de queues de castors au début du xvie siècle – et l’inflation constante de la production de la littérature viatique tout au long du xviie siècle[9] justifient la prise en compte de la première modernité dans le champ de notre étude. Nous retiendrons la fin du xviie siècle comme borne chronologique finale, la liquidation de la Compagnie des Indes orientales marquant l’avènement d’une nouvelle ère. En effet, la multiplication de compagnies de commerce privées va de pair avec une accélération et une systématisation des échanges qui marquent le développement de ce que d’aucuns ont qualifié de « protomondialisation[10] » ou de « protocapitalisme[11] ».

Axes de recherche

Axe 1 – Les routes terrestres et maritimes

Cet axe est centré autour de l’émergence ou de l’évolution de voies commerciales compte tenu de divers événements historiques, politiques voire religieux. Par exemple, après la prise de Saint-Jean d’Acre, certains voyageurs occidentaux, contraints de traverser des pays musulmans, ont dû avoir recours à des pratiques de dissimulation, comme le fait de prendre l’habit étranger. Juste Lipse, dans sa lettre à Philippe de Lannoy, érigera d’ailleurs en principe fondamental du voyage le fait de masquer son identité pour se déplacer en dehors de son pays[12]. Le développement de voies maritimes a également pu être considéré comme une solution de contournement des voies terrestres. Il s’agira donc d’envisager ces deux types de voies (terrestres et maritimes) et de voir ce qu’elles impliquent en termes de choix stratégiques et d’enjeux. Il conviendra aussi d’analyser les propos des marchands sur la praticabilité des différentes voies et sur les dimensions concrètes liées aux trajets empruntés : conditions de passage des frontières, droits de douane, passeports et laissez-passer, ou encore nécessité de déguisements, voire de réinvention de soi. Les voies maritimes nous permettront aussi d’inclure dans l’analyse le commerce avec l’Amérique.

Axe 2 – La circulation de denrées et d’objets

Des études pourront être menées sur la circulation des objets entre les différentes aires géographiques. Il s’agira alors de s’intéresser à la nature des produits acheminés et vendus (pierres précieuses, soies, épices, drogues, aliments…) et d’analyser les spécificités du commerce lié à la vente de tel ou tel objet. Le commerce de matières ou de denrées particulières sous-tend en outre le développement de toute une économie locale (la recherche de diamants en Inde orientale, la culture du sucre aux Antilles…), qu’il sera intéressant d’étudier. Des analyses pourront également être consacrées à la manne économique qu’a pu représenter le commerce international pour les marchands voyageurs et pour les personnes avec qui ils ont fait affaire. L’adoption de nouvelles habitudes de consommation ou le développement de nouveaux métiers impliqués par les circulations de denrées et d’objets pourront aussi être abordés.

Axe 3 – Les réseaux et comptoirs commerciaux

En lien avec les axes 1 et 2, cet axe envisage la création et l’évolution de réseaux commerciaux, plus ou moins spécifiques : réseaux pour la vente d’épices, de soieries, d’animaux. Ainsi, dans le Devisement du monde, Marco Polo évoque par exemple l’export de chevaux arabes depuis la Perse vers l’Inde ou l’océan Indien. De même, Jacques Cartier et, plus tard, Marc Lescarbot font référence à un réseau établi pour la traite du castor et de la morue en Amérique dès le début du xvie siècle. La mise en place du réseau de la traite d’esclaves pourra également faire l’objet d’une étude. Enfin, l’intégration de comptoirs commerciaux au sein des réseaux et la pérennité de ces derniers pourront être analysés.

Axe 4 – Les négociations, échanges et monnaies

Les voyageurs marchands ont nécessairement été confrontés à la question de la conversion et de la monétisation. Dans le Devisement du monde, par exemple, Marco Polo indique plusieurs fois la valeur d’un objet dans une monnaie italienne (le besan d’or, le florin d’or, le marc d’argent…) afin d’offrir à son lecteur la possibilité d’évaluer le marché en Orient. Il explique également à ce dernier le fonctionnement de la monnaie de papier dans l’Empire du Grand Khan ou encore un système de monnaie locale à base de coquillages blancs, dans le Yunnan. Jean-Baptiste Tavernier, quant à lui, insère dans son récit de très nombreuses planches représentant les monnaies des pays d’Orient dans lesquels il commerce. Une attention toute particulière peut ainsi être portée par les commerçants aux monnaies locales et aux pratiques d’échanges et de négociations.

Axe 5 – La condition et l’éthos du voyageur marchand

Cet axe propose d’étudier plus spécifiquement la figure du voyageur marchand, ses pratiques et ses valeurs, en s’attachant à la spécificité de l’expérience marchande en voyage, qui nécessite par exemple le recours à des truchements ou l’apprentissage de langues étrangères. Par ailleurs, en tant que personnes intermédiaires entre plusieurs civilisations, les marchands voyageurs bénéficient parfois de régimes d’exception pour franchir des barrières géographiques, mais aussi civilisationnelles et sociales. En outre, il pourra être intéressant de questionner la représentation que le voyageur fait de son expérience marchande, en restituant notamment certaines scènes de négociation, élaborant dans le récit un éthos de marchand. Ce récit d’activité marchande peut également prendre des allures d’art de marchander dans lequel le voyageur dispense aux futurs voyageurs des conseils pratiques à mettre en œuvre. Enfin, pourront être interrogées les valeurs associées à cette activité marchande, comme celle du profit, et leur compatibilité avec les axiologies catholiques et protestantes.

D’autres réflexions pourront venir étayer les axes de recherche de cette problématique.

Modalités de participation

Les propositions de communication d’environ 300 mots accompagnées d’une brève biobibliographie sont à envoyer aux organisatrices avant le 1er février 2024.

Mathilde MOUGIN, mathilde.mougin@univ-amu.fr

Priscilla MOURGUES, priscilla.mourgues@gmail.com

Modalités de prise en charge

Le logement et le repas du midi seront financés par l’organisation, les frais de transport seront laissés à la charge des équipes de recherche des participant.e.s.

Comité scientifique

Christine Gadrat-Ouerfelli (CNRS)

Danièle James-Raoul (Université Bordeaux Montaigne)

Olivier Raveux (CNRS)

Sylvie Requemora (Aix Marseille université)


[1] Voir par exemple le manuscrit du récit du voyage que Tavernier fait à Berlin: « Récit succint du voyage que moy Tavernier ay fait partant de Paris le 19 avril 1684. Pour aller aupres de son Altesse Electorale de Brandebourg A Berlin », Aix-en Provence, Bibliothèque Méjanes, Ms. 1045.

[2] Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, xve-xviiie siècle. Tome 2, Les Jeux de l’échange, Paris, Armand Colin, 1980.

[3] Albrecht Burkardt, Gilles Bertrand et Yves Krumenacker (dir.), Commerce, voyage et expérience religieuse : xvie-xviiie siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007.

[4] Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, L’Épicerie du monde, Paris, Fayard, 2022 ; Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, Le Magasin du monde, Paris, Fayard, 2020. Voir également Christophe Bouneau et Michel Figeac (dir..), Circulation, métissage et culture matérielle (xvie-xxe siècles), Paris, Classiques Garnier, coll. « Rencontres », 2017 ou encore Ariane Fennetaux, Anne Marie Miller Blaise et Nancy Oddo (dir.), Objets nomades, Turnhout, Brepols, 2021.

[5] Ҫınla Akdere et Christine Baron, Economics and Literature, A Comparative and Interdisciplinary Approach, London, Routledge, 2018.

[6] Voir par exemple Christian Biet, Yves Citton et Martial Poirson, Les Frontières littéraires de l’économie (xviie-xixe siècles), Paris, Éditions Desjonquères, 2008.

[7] Friedrich Wolfzettel, Le Discours du voyageur, Paris, PUF, 1996, p. 121.

[8] Ibid, p. 121.

[9] Pierre Martino explique qu’« aux environs de 1660, le nombre des relations de voyage doubla tout à coup, et que la faveur du public pour ce genre de livres ne fit que croître ensuite », Pierre Martino, L’Orient dans la littérature française au 17e siècle et au 18e siècle, Genève, Slatkine, [1906] 1970, p. 53.

[10] François Chaubet, « Histoire des mondialisations avant 1820-1840 : mondialisation archaïque et protomondialisation », François Chaubet (éd.), La mondialisation culturelle, Presses Universitaires de France, 2018, p. 9-31.

[11] Roland Pfefferkorn, « Une remontée dans le temps aux sources du capitalisme. Sur Le Premier Âge du capitalisme (1415-1763) d’Alain Bihr », La Pensée, vol. 400, n. 4, 2019, p. 113-121.

[12] « Fay moy le Cretois parmi les Cretois »,art Juste Lipse, « Lettre de Juste Lipse à Philippe de Lannoy du 3 avril 1578 (De Ratione cum fructu peregrinandi), traduite par Anthoine Brun à Lyon (1619) », dans Normand Doiron (éd.), L’art de voyager : le déplacement à l’époque classique, art. cit., p. 215.


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