Offre d’emploi – Post-doctorant.e en études médiévales – Projet ANR CiSaMe (Université de Strasbourg, 24 mois)

Résumé : La personne recrutée rejoindra le projet ANR CiSaMe (Circulation des Savoirs Médiévaux au XIIe siècle) pour une durée initiale de 12 mois renouvelable une fois et contribuera à la création et à l’exploitation d’une base de données constituée à partir d’un corpus essentiellement manuscrit d’œuvres des traditions juridiques, philosophiques et théologiques du XIIe siècle. Elle doit disposer d’une expertise scientifique portant sur les traditions textuelles et intellectuelles médiévales. Une expertise technique en humanités numériques est fortement souhaitée. Elle travaillera au sein de l’UMR DRES de l’université de Strasbourg.
Mission : La personne recrutée rejoindra le projet ANR CiSaMe (Circulation des Savoirs Médiévaux au XIIe siècle) pour une durée initiale de 12 mois renouvelable une fois. Le projet vise à réévaluer la circulation des savoirs au XIIe siècle (droit, théologie, philosophie) par la mise en œuvre d’une méthode reposant sur les humanités numériques et l’exploitation d’une base de données constituée à partir de la transcription d’un vaste corpus manuscrit et d’œuvres éditées OCRisées. La personne recrutée assistera le coordinateur du projet, Raphaël Eckert, dans la première phase du projet, qui consiste à créer la base de données à partir de manuscrits savants du XIIe siècle (en particulier juridiques et théologiques). Elle contribuera spécialement à la sélection et la collecte des manuscrits ; à la collecte d’informations sur les manuscrits et leur histoire ; à la transcription des manuscrits (notamment à l’aide d’un logiciel de transcription automatisée) ; à la création d’une base de données XML/TEI et des outils nécessaires à son exploitation (avec l’assistance d’un informaticien dédié). Elle participera à la dissémination des résultats (publications, colloques) et sera associée aux réunions de coordination du projet. La personne recrutée travaillera au sein de l’UMR DRES de l’université de Strasbourg, dans les locaux de la Maison interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA). Elle doit disposer d’une maîtrise du latin médiéval et de la paléographie, d’une expertise scientifique portant sur les traditions textuelles et intellectuelles médiévales et de préférence d’une expertise technique en humanités numériques. Titulaire d’un doctorat en histoire, en histoire du droit, de la théologie ou de la philosophie (voire en philologie ou « classics »), elle doit avoir travaillé sur l’histoire intellectuelle ou l’histoire des traditions textuelles au Moyen Âge. Elle doit disposer de bonnes connaissances en paléographie latine et, si possible, en codicologie. Elle doit, de préférence, avoir une expérience en humanités numériques, si possible à la fois en matière de transcription automatisée (HTR) et d’encodage (XML/TEI). La langue de travail et de communication peut être le français ou l’anglais.
Champs de recherche principaux : Histoire médiévale – Histoire du droit médiéval – histoire de la théologie médiévale – histoire de la philosophie médiévale – humanités numériques – paléographie – codicologie
Conditions de travail : La personne recrutée travaillera dans les locaux du DRES, à Strasbourg. La fonction ne pourra pas être exercée en télétravail à titre principal.
Des déplacements, financés par le projet CiSaMe, sont à prévoir (consultation de manuscrits ; bibliothèques ; réunions ; colloques). La rémunération est comprise entre 2271 € et 2952 € bruts, en fonction de l’expérience de la personne recrutée.
Critères d’éligibilité : La personne candidate doit être titulaire d’un doctorat en histoire, en histoire du droit, de la philosophie, de la théologie voire en philologie ou en « classics » depuis moins de deux ans, dans le champ de l’histoire intellectuelle ou de l’histoire des traditions textuelles médiévales.
De bonnes connaissances en paléographie sont requises et, si possible, en codicologie. Des compétences en humanités numériques (encodage XML/TEI, HTR) sont fortement souhaitées.
Une bonne maîtrise du latin médiéval, ainsi qu’une maîtrise du français et/ou de l’anglais sont requises. Les personnes intéressées doivent adresser au coordinateur du projet par courriel (raphael.eckert[at]unistra.fr) : – Un CV en français ou en anglais
– Une lettre de motivation Des auditions se tiendront fin 2022 ou début 2023 en visioconférence.

DÉTAILS

CANDIDATURE

Type de contrat : 12 mois renouvelables une fois
Statut : Post-doctorant.e
Université / Laboratoire : Université de Strasbourg – UMR 7354 DRES
Pays : France
Ville : Strasbourg Cedex
Code postal : 67083
Rue : 5 allée du général Rouvillois – CS 50008
Entrée en fonction prévue : 01/02/2023
Date limite de candidature : 15/12/2022
Courriel de contact : raphael.eckert[at]unistra.fr
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Appel à contribution – Les bonnes gens des bonnes villes : urbanité et consensus religieux

Un appel à communications est lancé pour la journée d’étude du groupe de travail sur Paris et les villes au Moyen Âge intitulée Les bonnes gens des bonnes villes : urbanité et consensus religieux (XIIIe-XVIe siècles, espaces septentrional et méridional «français») et organisée par Adrien Ferré (U. Rouen Normandie/GHRis) et Thomas Schneider (U. Limoges/CRIHAM) vendredi 16 juin 2023 au Campus Condorcet (Aubervilliers).

Il y a quarante ans, Bernard Chevalier livrait la somme de ses recherches sur les « bonnes villes » dans un ouvrage (Les bonnes villes de France du XIVe au XVIe siècle, 1982) où il exposait, à partir de l’exemple de Tours, les différents aspects structurels de ce système urbain au temps de la première modernité, de 1330 au début de la monarchie absolue, dans lequel il voyait un « modèle original d’urbanisation ». Même si, pour lui, ce nom de « bonne ville » était alors un nom familier et reconnu, c’est néanmoins une construction discursive ambiguë et Cléo Rager a récemment mis en évidence les hésitations de l’historiographie actuelle à reprendre cette modélisation, et même à s’emparer d’un terme dont la plasticité « dès l’époque médiévale, désignait plusieurs réalités selon les locuteurs », relevait d’un statut variable, entre « ville royale et modèle urbain ». Ce « modèle urbain original […] qui se construit avec l’État royal », compris comme un « nouveau rapport à l’espace », rappelons-en les critères de définition posés par Hélène Noizet :

  • son enceinte qui lui permet d’affirmer son identité dans son unité ;
  • la représentativité qui y est exercée par un « corps de ville » aux mains d’une élite bourgeoise affirmant agir au nom du bien commun de la population ;
  • sa dynamique d’attraction des pays environnants « auxquels elle impose un ordre et un modèle » ;
  • sa culture urbaine, marquée par des « pratiques festives et religieuses particulières ».

Sur ce dernier critère, un cycle s’est tenu en 2016-2018 sur les pratiques religieuses des Parisiens entre le XIIe et le XVe siècle, organisé à l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT) dans le cadre du séminaire sur l’histoire de Paris au Moyen Âge. Ce cycle, dont les communications ont fait l’objet d’une publication en avril 2021 dans la revue Histoire urbaine, a permis de revenir sur les formes de la piété à Paris, qu’elle soit encadrée ou spontanée, en interrogeant les cultes affectionnés par les Parisiens, en particulier les élites laïques et cléricales, et la manière dont elles investissent l’espace pour les usages religieux.

C’est dans la continuité de ces travaux, à une échelle plus large, que nous proposons cette journée d’études, qui se veut un moment singulier voué à réexaminer les pratiques religieuses mises en œuvre par les « bonnes gens » des bonnes villes. Nous empruntons à Bernard Chevalier le concept d’urbanité, associé à l’urbanisation, c’est-à-dire ce nouveau modèle culturel dans lequel la religion occupe une place essentielle. C’est ce que mettent aussi en évidence les travaux menés en terre d’Empire sur les relations entre religion et identité urbaine, notamment ceux d’Olivier Richard pour Ratisbonne. Là, au XVe siècle, alors que « memoria personnelle, religion civique et volonté du patriciat d’affirmer son pouvoir allaient de pair […] le Conseil avait réussi à imposer une identité religieuse commune à la ville ». Le fait religieux était également un des facteurs retenus pour questionner la construction de l’identité des villes du Midi français par Patrick Gilli et Enrica Salvatori en 2011, question à laquelle Jean-Paul Boyer répondait notamment, pour Marseille, en mettant en évidence la « sainteté civique » élaborée en particulier par la municipalisation du culte de saint Louis, validée par la monarchie en 1339-1340. Alors, peut-on aussi, dans l’espace « français », comprendre la bonne ville sans étudier les liens entre « bonnes gens » et pratiques religieuses, dans l’élaboration d’un consensus qui leur permettrait de faire corps et d’affirmer leur identité ? Tel est l’objet de cette journée d’études, qui, à plusieurs égards, se propose d’élargir les champs d’investigation.

Par « bonnes gens », avant d’en préciser davantage les contours, on comprendra ici non seulement les laïcs, mais aussi la part que leurs familles consacrent aux clercs, notamment aux chanoines des chapitres cathédraux ou collégiaux, fils et frères des premiers, tant il est vrai que les deux sphères interagissent dans une porosité fructueuse au service d’une même affirmation sociale.

De même, sans nous limiter aux champs temporel et spatial dans lesquels le modèle de la bonne ville se révèle probant, nous proposons d’ouvrir l’enquête plus largement. En effet, si la « bonne ville » existe réellement à partir du XIVe siècle, les « bonnes gens » apparaissent plus tôt. L’expression « bona gens » est, par exemple, utilisée dès le milieu du XIIIe siècle à Limoges, et reflète manifestement le regard que cette élite porte sur elle-même, alors que la ville n’est pas encore dans l’espace capétien. Nous proposons donc de laisser remonter notre regard d’historien jusqu’au prélude des bonnes villes, au siècle où les acteurs de l’urbanité sont déjà en place, pour ainsi dire dans une « bonne ville en devenir », sous le regard d’un prince qui peut ne pas être le roi de France.

Par ailleurs, ne souhaitant pas limiter le champ d’investigation à l’espace septentrional où le modèle de la bonne ville a fleuri, nous associerons à notre démarche l’espace méridional, dans un « dialogue nord-sud » destiné à vérifier, par quelques jalons, si et comment les bonnes gens font corps dans leur ville par leurs pratiques religieuses, si et comment l’urbanité qu’elles y construisent entre en résonance dans tout l’espace correspondant à la France de la fin du Moyen Âge.

L’historiographie tend à distinguer quelques thématiques majeures concernant les pratiques religieuses des bonnes gens de la « ville en prière ». Dans quelle mesure ces pratiques servent-elles à l’élaboration d’un consensus qui permettrait à la communauté des bonnes gens de faire corps sous le regard du prince ? Dans cette perspective, plusieurs axes sont proposés :

  • Axe n° 1 : Entre dévotion et affirmation « sociale » des bonnes gens : confréries et conseils de fabrique, ferments de consensus ou de dissension du corps urbain ?

À la fois corps constitués et fraternités, sociétés de secours mutuel et d’amitié fraternelle, placées sous le patronage d’un saint ou de la Vierge, les confréries, de par leurs multiples dimensions et leur omniprésence dans les bonnes villes, sont au cœur du consensus religieux et contribuent à structurer une société qui se conçoit comme un corps. Il en est de même, à l’échelle de la paroisse, des conseils de fabrique, première étape dans le cursus de représentativité et d’affirmation des bonnes gens. Les « Grandes confréries », que Bernard Chevalier qualifie même de « clubs mondains », sont particulièrement recherchées par les élites urbaines des bonnes villes et entretiennent des relations privilégiées avec le prince. Comment les « bonnes gens » se sont-elles emparées de ces formes de sociabilité et de spiritualité, participant ainsi à l’émergence de l’urbanité, cet « art de vivre en ville qui se révèle comme bien commun des citadins », selon la formule de Bernard Chevalier ? Comment confréries ou conseils de fabriques participent-ils de la recherche du consensus, tant religieux que social, dans les bonnes villes du royaume ? Jusqu’à quel point les confréries sont-elles un instrument d’inclusion sociale ? Quelle y est la part des femmes, quel y est leur rôle ? Comment les confréries auxquelles appartiennent les bonnes gens s’investissent-elles vis-à-vis des plus pauvres ? Sont-elles un alibi de l’entre-soi ou ont-elles un réel rôle pour rendre la société plus inclusive ?

Quant aux « Grandes confréries », quelle place occupent-elles dans le contrat social qui unit les bons bourgeois et le prince ? Catherine Vincent et Bernard Chevalier ont déjà débattu de leur vocation communautaire à l’échelle de la ville. Avons-nous matière aujourd’hui à approfondir cette question et à (ré)interroger leur rôle dans l’affirmation identitaire de la bonne ville ?

Et si confréries ou conseils de fabriques participent au consensus et à l’urbanité, ne peuvent-ils pas être également des facteurs de dissensions ? Quid du bon bourgeois qui en serait exclu ? Son éviction s’accompagne-t-elle de sa mise au ban de la bonne ville, de sa mort sociale vis-à-vis de ses pairs, de sa disgrâce vis à vis du prince ? De même, dans quelle mesure ces associations seraient-elles ainsi des ferments de structuration des oppositions, et de quel ordre ? face aux étrangers à la ville ? entre différentes composantes du corps urbain ? Peuvent-elles aussi être des creusets de révoltes contre le prince ?

  • Axe n° 2 : Les bonnes gens et le renouvellement des spiritualités urbaines : quelles implications ?

Le clergé et les pratiques spirituelles et dévotionnelles connaissent, entre le XIIIe et le XVIe siècles, de profondes transformations, et notamment dans les villes, foyers de ce renouvellement. La grande diversité du clergé en ville est marquée par l’apparition et le succès des frères mendiants, essentiels car ils assurent le prêche dans une perspective éducative, et sont, selon Bernard Chevalier, « les seuls médiateurs entre l’« Église des doctes et la piété commune », en particulier auprès d’une élite en demande et en recherche d’une autre spiritualité, et dont il faut réussir à encadrer ou recadrer la tentation de l’hétérodoxie. Ainsi, apparus pendant l’essor des villes, et installés dans des couvents urbains, Franciscains, Dominicains, puis Carmes et Augustins, sont en contact direct avec les bonnes gens. Le succès de leurs prédications, qui rassemblent une grande partie de la communauté urbaine, tout comme leur réputation de bons intercesseurs, se lit par exemple dans le prêche de saint Antoine à Limoges en 1224, où la foule est tellement nombreuse qu’il doit la rassembler dans les vestiges de l’amphithéâtre antique, un des plus grands de la Gaule romaine, ou dans celui du célèbre Frère Richard à Paris en 1429 où, durant dix jours, près de 5 à 6000 Parisiens se pressent quotidiennement au cimetière des Innocents pour l’entendre. Mais qui a invité saint Antoine et frère Richard à prêcher ? L’évêque ? le corps municipal ? une confrérie ? Se pose ici la question de l’implication des bonnes gens dans l’organisation de ces nouvelles formes de spiritualité.

Toutefois, si les ordres mendiants semblent essentiels pour comprendre les transformations de la spiritualité urbaine, le rôle du clergé séculier, évêques, prêtres ou chanoines, dans ces bouleversements et leurs réactions, ne doit pas être négligé, de même que la place des religieuses (clarisses et dominicaines par exemple) au cœur des bonnes villes. Ce fourmillement fervent invite donc à se demander dans quelle mesure les bonnes gens, laïcs et clercs, sont acteurs, et non seulement témoins ou simples bénéficiaires, de ce renouvellement des spiritualités ? Comment accompagnent-ils l’installation des nouveaux ordres, à leur arrivée ou lors d’un éventuel déplacement de leur couvent ? Font-ils, par exemple, œuvre de mécènes ? Cette dynamique participe-t-elle à l’élaboration d’une spiritualité spécifiquement urbaine, dont les testaments des élites, par exemple, constitueraient un témoignage ? Leurs dispositions testamentaires pourraient-elles d’ailleurs jouer un rôle pédagogique auprès des autres composantes du corps social ? Quelles sont plus généralement les modalités de l’implication des bonnes gens au service d’une telle efflorescence spirituelle ?

  • Axe n° 3 : Les bonnes gens, relais d’un culte promu par le prince, composante de l’urbanité ?

Promouvoir le culte d’un saint est pour un prince, qu’il soit laïc ou ecclésiastique, une des stratégies pour affirmer sa puissance. Entre dévotion personnelle et fine politique, les raisons sont multiples, pour le roi, la reine, la haute aristocratie (princes et princesses laïcs, grands ecclésiastiques), les grandes familles féodales, de fonder, en particulier ici dans l’espace des bonnes villes, chapelles, collégiales, monastères, pour y faire desservir ce culte en même temps que leur memoria, celle de leur lignage, et y inscrire leur pouvoir dans la durée. Dans les bonnes villes en devenir ou déclarées telles, un tel culte est-il une composante de l’urbanité que construisent les bonnes gens et à quel degré ? S’impliquent-elles dans la promotion de ce culte, à quel point et de quelle manière ? Y contribuent-elles, là encore, sous forme de mécénat ? Quelle part de leur sang y consacrent-elles, en donnant des fils ou des filles à la communauté chargée d’assurer ce culte, dans le monde monastique ou canonial ? Sans minimiser le rôle des communautés régulières, il semble ici particulièrement intéressant d’étudier la question par le prisme des chapitres canoniaux. En effet, les chanoines, clercs séculiers, sont excellemment placés à l’interface entre les bonnes gens et le prince, acteurs avec lesquels ils entretiennent des relations privilégiées : socialement issus, au moins en partie, des familles des bonnes gens, les chanoines sont aussi le conseil de l’évêque et le vivier où le pouvoir princier puise souvent les agents au service de sa politique. Y aurait-il ici un vecteur remarquable de liens, à la fois spirituels et politiques, tissés entre les bonnes gens et le prince ?

Modalités de soumission

L’appel s’adresse aux historien(ne)s, mais aussi aux historien(ne)s de l’art. Les communications, d’une durée maximale de vingt minutes, seront suivies d’un temps de discussion. Les propositions de communication, comportant entre 3 000 et 4 000 caractères (espaces compris), accompagnées d’une courte biographie précisant les affiliations, seront à envoyer avant le 10 décembre 2022, aux organisateurs : Adrien Ferré (Université Rouen Normandie/GHRis, adrien.ferre@univ-rouen.fr) et Thomas Schneider (Université Limoges/CRIHAM, thomas.schneider@unilim.fr).

Comité scientifique

  • Caroline Bourlet (CNRS-IRHT)
  • Boris Bove (Université Rouen Normandie/GHRis)
  • Adrien Ferré (Université Rouen Normandie/GHRis)
  • Marlène Helias-Baron (CNRS-IRHT)
  • Anne Massoni (Université Limoges/CRIHAM)
  • Hélène Noizet (Université Paris I Panthéon Sorbonne/LAMOP)
  • Cléo Rager (Université Lille/ALITHILA)
  • Thomas Schneider (Université Limoges/CRIHAM)

Source : IRHT

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Conférence – Clément Tisserant, « Emphytéose et fief au Moyen Âge »

Institution romaine redécouverte au XIIe siècle, l’emphytéose est définie comme un jus tertium ne relevant ni de la vente, ni de la location, et revêt à ce titre une importance particulière pour la doctrine médiévale. Rédigé au XIVe siècle, le traité du juriste toulousain Pierre Hélie s’attache à établir la nature du bail emphytéotique, en le comparant au fief. L’œuvre, à la tradition complexe, contribue à la distinction entre les deux institutions qui tendent alors à se confondre dans certains actes de la pratique.

Clément Tisserant a soutenu sa thèse pour le diplôme d’archiviste paléographe, intitulée L’œuvre juridique du doctor tholosanus Pierre Hélie (milieu du XIVe siècle), édition critique et commentaire du traité sur l’emphytéose, en 2013.

Diplômé de l’Enssib en 2014, il a été conservateur des bibliothèques au ministère de l’enseignement supérieur, puis à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations. Il est actuellement responsable de la bibliothèque de droit et sciences humaines et sociales Pierre Sineux, au sein du service commun de la documentation de l’université de Caen Normandie.

Publié avec le soutien de la Société de l’École des chartes, son ouvrage Emphytéose et fief au Moyen Age, a été récompensé par le prix Madeleine-Lenoir 2019.

Informations pratiques :

Mercredi 23 novembre 2022 à 18 h 00

École nationale des chartes
65, rue de Richelieu, Paris 2e (salle Léopold-Delisle)

Source : École nationale des chartes

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Séminaires-conférences « Pratiques médiévales de l’écrit 2022–2023 » (Université de Namur)

Université de Namur
Centre PraME – Institut PaTHs

De 16h15 à 18h15 – Local L43 (Séminaire Classiques), 4e étage
Faculté de Philosophie et Lettres
61, rue de Bruxelles
B – 5000 Namur
Entrée libre

Contact : etienne.renard@unamur.be

Programme :

Mercredi 16 novembre 2022
Gaelle Bosseman (UNamur)
Contextes de copie et réception des prophéties sur la fin des temps aux VIIIe-XIIe siècles : premiers résultats

Mercredi 14 décembre 2022
Giorgia Vocino (UNamur)
La culture en réseau. La communauté des Irlandais et la circulation des textes dans l’Europe carolingienne

Mercredi 8 février 2023
Laura Minervini (Università di Napoli Federico II)
Le pacte entre Frédéric II et le sultan al-Kamil (1229) : retour sur un texte bien connu mais peu étudié

Mercredi 8 mars 2023
Élise Franssen (Université de Liège)
Pratiques de secrétaires de chancellerie de l’époque mamelouke : le cas de Ḫalīl b. Aybak al-Ṣafadī († 1363) 

Mercredi 29 mars 2023
Erik Niblaeus (Cambridge University)
Peace legislation and writing practices in eleventh- and twelfth-century Germany

Mercredi 19 avril 2023
Élodie Attia (Université d’Aix-Marseille)
Les bibles hébraïques médiévales produites avant 1300 : quantification et méthode

Mercredi 3 mai 2023
Godfried Croenen (Vlaamse Erfgoedbibliotheken)
Repérer, cataloguer et valoriser les manuscrits médiévaux en Flandre : le projet MMFC

Affiche au format PDF : ici

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Exposition – Susanna – A Woman’s Image from the Middle Ages to MeToo

The first ever exhibition devoted to artistic representations of the biblical figure Susanna explores a narrative and pictorial tradition which resonates particularly with the #MeToo  movement. Public debates about the abuse of power, sexual coercion and violence have focused largely on the film industry. It passed unnoticed that this subject has been explored in older artistic media (primarily painting and the graphic arts) under the title ‘Susanna and the Elders’ for centuries: The pictorial motif from the Old Testament depicts sexual harassment and coercion in an exemplary way. The Book of Daniel recounts the story of Susanna and the cruel methods used to coerce her: enchanted by her beauty and driven by lust, two judges try to  blackmail a young married woman into having sex. Susanna refuses and is slandered by them. The Prophet Daniel  questions the men separately and thereby reveals their lies. Susanna is  saved; the Elders are sentenced to death, the penalty they had planned for their victim. The proximity between the perpetrators and their victim, as well as the evident imbalance of power  is still a common pattern today. The legal proceedings and criminal investigation also echo recent events.

Susanna explores the subject at the highest artistic level through paintings, book illuminations, drawings,  etchings and crafts. Representations of Susanna from the Middle Ages to the present are brought into dialogue, raising questions about their narrative techniques and interpretation of the  subject. They are analyzed in the light of historical and current gender roles, as well as religious, political and social ideas or even stereotypes. The complex subject is approached in terms  of voyeurism (Susanna bathing), coercion and physical violence (Susanna and the elders), as well as slander (Susanna on trial), with the focus shifting according to the period and artistic  landscape. By bringing them together, the exhibition traces how the Susanna motif has informed and been shaped by different stylistic preferences, the changing demands of the art market,  as well as competition and artistic discourse.

Loans will include works by Jan Massys (Phoebus Collection, Antwerp), Joachim Wtewael, Hendrik Goltzius, Cornelis van Haarlem (Alte Pinakothek, Munich), Hendrick de Clerck, Anthony van Dyck (Alte Pinakothek, Munich), Jacob Jordaens (Statens Museum for Kunst, Copenhagen)  Massimo Stanzione, Francesco Trevisani, Sebastiano Ricci, Johann Zoffany, Eugène Delacroix, Édouard Manet, Jean- Jacques Henner, Lovis Corinth and Franz von Stuck. Another outstanding work comes from the Wallraf Museum’s own collection. It is a hitherto nearly unknown painting by Dutch Baroque painter Nicolaas Roosendael, depicting Susanna on trial.

The exhibition is curated by Dr. Anja K. Sevcik, Head of the Baroque Departement, and Dr. Roland Krischel, Head of Department of  Medieval Painting, who recently organized the Wallraf’s monographic exhibitions on Rembrandt (2019) and Tintoretto (2017). Renowned specialists in the field, including Christina  Leisering, Elizabeth Cohen and Mithu Sanyal are contributing to the catalogue.

Informations pratiques :

28 October 2022 – 26 February 2023

Wallraf-Richartz-Museum & Fondation Corboud

Obenmarspforten
(am Kölner Rathaus)
D-50667 Cologne (Köln)
Germany

Source : Codart

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Publication – « Devises, lettres, chiffres et couleurs : un code emblématique 1350-1550 », éd. Laurent Hablot, Miguel Metelo de Seixas et Matteo Ferrari

Parmi les signes à travers lesquels l’individu exprime son identité à la fin du Moyen Âge, les devises intriguent et interrogent. Le caractère souvent insolite de leurs figures que l’on peine parfois à identifier et, dans de nombreux cas, les mots ou les chiffres qui leur sont associés, tant en latin qu’en vernaculaire, posent de fréquents problèmes de lecture et d’interprétation.

Code emblématique créé entre Angleterre et France dans la première moitié du XIVe siècle, puis diffusé rapidement à l’échelle de l’Europe, la devise prolonge les expériences emblématiques du début du XIVe siècle, comme les cimiers et les supports. Si elle entretient des rapports étroits avec l’héraldique, elle génère progressivement un système spécifique qui s’en détache du point de vue formel et fonctionnel : les devises restent plutôt complémentaires que concurrentes des armoiries, dont elles comblent même un certain nombre de lacunes ou de carences. Ces signes d’identité, librement choisis tout d’abord par le prince et ses courtisans, puis par une large partie de la « haute société » européenne, sont en effet autant un emblème qui renvoie à sa personne qu’un symbole qui exprime ses idéaux. Ils lui permettent de marquer ses biens comme d’entrer en représentation. Les devises, attachées à un individu, sont aussi un signe de pouvoir que le prince peut partager avec ses fidèles sous diverses formes (vêtements et bijoux notamment), les plus structurés de ces groupes de courtisans étant organisés en ordres de chevalerie. Mais ces emblèmes sont surtout des signes politiques et militaires : soutenant un message précis, ils permettent la diffusion de subtils discours de « propagande » et marquent les partisans lors des conflits politiques et civils. Déployés sur les étendards, affichés sur les vêtements ou livrées, ils structurent le champ de bataille et font apparaître les premiers uniformes. D’une mode de cour aux fonctions pratiques, la devise devient à la fin du Moyen Âge, un jeu d’esthètes et d’intellectuels qui épuise le système et résiste assez mal, dans ses formes médiévales, à la pensée humaniste.

C’est à cet univers d’emblèmes qu’est consacré ce livre issu de deux rencontres scientifiques organisées en 2014-2015 dans des cadres particulièrement propices, en raison de l’exubérance de leur décor, à alimenter une discussion sur le thème de la devise à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance : l’une a eu lieu au Portugal, dans le monastère de Santa Maria da Vitória à Batalha, sous la direction de Laurent Hablot et de Miguel Metelo de Seixas (Empresas-Devises-Badges : un code emblématique européen/um código emblamático europeu 1350-1550), l’autre en France, dans le monastère royal de Brou (Bourg-en-Bresse) sous la direction de Pierre-Gilles Girault et de Laurent Hablot (Des chiffres et des lettres. Monogrammes, lettres emblématiques et chiffres énigmatiques dans l’emblématique). Les deux colloques, qui ont vu la participation de chercheurs provenant de différents horizons disciplinaires et géographiques, ont été l’occasion pour explorer en profondeur un domaine de recherche qui connaît depuis une vingtaine d’année, un important renouveau dont témoignent les études monographiques de plus en plus nombreuses sur un emblème donné ou sur l’emblématique d’un personnage ou d’une famille ; la prise en compte de la question dans les ouvrages relatifs à la période médiévale et à la Renaissance, à ses grands personnages et à ses productions artistiques variées ou encore des bases de données comme Devise. Emblématique et héraldique à la fin du Moyen Âge qui depuis 2013 collecte et analyse les devises utilisées à travers toute l’Europe du milieu du XIVe siècle jusqu’au milieu du XVIe.

Sans vouloir prétendre à une synthèse exhaustive sur une question aussi complexe, que les introductions de Laurent Hablot et de Werner Paravicini explorent dans ses multiples aspects, les articles réunis dans ce volume offrent un large aperçu des devises portées par les princes et l’aristocratie espagnole, française, italienne et portugaise entre la fin de l’époque médiévale et la Renaissance. Nous y retrouvons à la fois des analyses consacrées à certains emblèmes parmi les plus célèbres – tels la chantepleure de Valentine Visconti et de Marie de Clèves, la Salamandre de François Ier, l’aubépine de Valeran de Saluces, la « couronne double » de la maison d’Aragon – et des études centrées sur les systèmes d’emblèmes adoptés par certains personnages (Charles VIII et Anne de Bretagne, Marguerite d’Autriche), par des familles (les Visconti, la maison d’Avis, les Bourbons) ou par des milieux sociaux (la noblesse florentine au XVe siècle, les familles de l’Italie du nord) et institutionnels (les villes portugaises). Le cadre est complété par une réflexion sur la fortune que les devises ont rencontré dans le milieu intellectuel à l’époque moderne, comme en l’atteste le cas de l’ouvrage De l’art des devises publié par le Père Le Moyne en 1606.

Edité par Laurent Hablot (Paris, EPHE), Miguel Metelo de Seixas (Lisbonne, Universidade Nova FCSH) et Matteo Ferrari (Paris, EPHE), grâce au soutien de IEM – Instituto de Estudos Medievais, ce volume sera accessible et téléchargeable gratuitement sur le site Nova Research Portal (https://novaresearch.unl.pt/en/publications/) à partir du 12 octobre 2022.

Informations pratiques :

Devises, lettres, chiffres et couleurs : un code emblématique 1350-1550, éd. Laurent Hablot, Miguel Metelo de Seixas et Matteo Ferrari, IEM, Lisbonne, 2022.

Source : Heraldica

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Journée d’étude – L’histoire de la cartographie et son écriture à l’épreuve du renouvellement

Le vendredi 25 novembre 2022 au Centre des colloques du campus Condorcet (Aubervilliers) – Salle 100.

Entrée libre.

Programme : ici

Depuis les années 1980, l’histoire de la cartographie a vu ses concepts, ses objets, ses méthodes d’investigation et ses manières d’écrire se transformer profondément. La journée d’étude organisée par la Commission « histoire » du Comité français de cartographie propose de revenir sur les formes et les objets de l’écriture de l’histoire de la cartographie considérée dans un temps long. On insistera surtout sur la période contemporaine, en relation au renouvellement actuel des outils, notamment numériques.

Argumentaire

Depuis les années 1980, l’histoire de la cartographie a vu ses concepts, ses objets, ses méthodes d’investigation et ses manières d’écrire se transformer profondément. Sous l’influence des analyses de John Brian Harley et de quelques autres (D. Wood, C. Jacob, M. Monmonier, J. Schulz, J. Black, M. Edney, entre autres), l’intérêt s’est porté vers la dimension symbolique des cartes, leurs modes de présence dans les cultures visuelles modernes, leur valeur politique et sociale (en particulier dans le cadre de l’affirmation des États-nations), leurs implications multiples dans les entreprises impériales et coloniales, etc., dans un effort général pour s’éloigner d’une approche strictement positiviste et « naturaliste » de la cartographie et de son histoire. Une nouvelle manière d’écrire l’histoire de la cartographie s’est progressivement installée, attentive aux contextes sociaux et culturels de la fabrication et de l’usage des cartes, aux jeux d’échelles (du général au particulier), et soucieuse d’envisager désormais la cartographie tout autant du côté des processus et des opérations (techniques, scientifiques, politiques, etc.) dont elle est le théâtre permanent, que du côté des objets, des productions et des acteurs plus ou moins prestigieux sur lesquels la recherche se focalisait naguère encore.

Source : LAMOP

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Publication – Société d’histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons : « Boire et Manger »

Les Journées d’Histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons se tiendront à Lille les 19 et 20 mai 2023, à l’invitation de la section française de la Société. Le thème retenu cette année est « Boire et Manger ».

« Boire et manger » constitue un enjeu permanent de la vie humaine. Se nourrir est en effet un besoin vital, biologique mais aussi une pratique sociale, culturelle, parfois même identitaire. Cette activité fait alors l’objet de normes sociales mais aussi juridiques : coutumes, règlements et lois. La nourriture donne aussi lieu à des contentieux tant sur le plan communautaire, local, étatique ou international. Toutefois si sa réglementation peut apparaitre comme un invariant historique, elle prend des dimensions différentes selon les sociétés envisagées, tant dans le temps que dans l’espace.

Le colloque envisage alors d’évoquer l’ensemble des dimensions juridiques et historiques du sujet : les propositions de communications pourront ainsi porter sur les approvisionnements, les règlements des métiers de bouche, le statut des nourrices, les règlements sanitaires et environnementaux, les taxes sur les denrées, les droits de passage, les empoisonnements, les vols d’aliments, le dernier repas des condamnés, les ordalies alimentaires, les interdits alimentaires, les rituels sacrés (jeûnes et sacrifices), les repas officiels, etc.

Comme il est de coutume dans nos journées, il n’est pas fixé de limite temporelle, mais les communications s’intéresseront à l’histoire de nos provinces. Les propositions de communication devront être adressées à Tanguy Le Marc’hadour, président de la Société, à l’adresse suivante : tanguy.lemarchadour@univ-artois.fr. Elles seront accompagnées d’une brève présentation du sujet envisagé. Les langues de travail recommandées sont le français, de préférence, mais aussi le néerlandais et l’anglais. Quelle que soit la langue utilisée, les communicants voudront bien faire un résumé ou une brève présentation sur Power point en anglais ou en français, si la communication se fait en anglais ou en néerlandais, et en anglais ou en néerlandais, si la communication est faite en français.

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Publication – Michele Tomasi, « Écrire l’art en France au temps de Charles V et Charles VI (1360-1420). Le témoignage des chroniqueurs »

Sous les règnes des rois Charles V (1364-1380) et Charles VI (1380-1422), les arts ont connu en France une floraison exceptionnelle, notamment dans les milieux de cour. Les sculptures, les objets précieux, les manuscrits de cette époque nous fascinent toujours. Mais comment les aristocrates du temps regardaient-ils ces créations flamboyantes ? La lecture attentive des plus importants ouvrages historiques de l’époque – les célèbres chroniques de Jean Froissart, le récit officiel du règne de Charles VI rédigé par le moine Michel Pintoin, les Grandes Chroniques de France – offre des réponses à cette question. Ces témoins privilégiés nous apprennent que les princes et les nobles accordaient plus d’importance et d’attention à l’orfèvrerie, aux textiles et aux tapisseries qu’à la peinture ou à a sculpture, nous révèlent le goût pour les spectacles multi-sensoriels, mettent en scène la complicité de puissants qui adorent ce qui est rare et exotique, nous montrent combien les arts étaient au coeur des rapports sociaux mais aussi l’objet d’un vrai plaisir esthétique. L’analyse fine du texte des chroniqueurs et de leurs mots donne accès aux représentations et dévoile les pratiques, les attentes et les hiérarchies des élites françaises aux xive et xve siècles. Ce livre apporte ainsi une contribution à l’histoire de la réception des arts à une période clé de leur histoire, mais esquisse également une protohistoire du discours sur les arts au nord des Alpes et éclaire les valeurs et les usages de la noblesse à la fin du Moyen Âge.

Après des études à l’Université et à la Scuola Normale Superiore de Pise, Michele Tomasi a été boursier à l’Institut National d’Histoire de l’Art (Paris) et Getty Fellow. Il est professeur ordinaire d’histoire de l’art médiéval à l’Université de Lausanne. Spécialiste de la sculpture et des arts précieux à l’époque gothique, il s’intéresse surtout aux matériaux, aux modes de production, aux artistes, à la commande et à la réception des œuvres.

Table des matières :

Remerciements
Introduction

I. Le choix des chroniqueurs1. Le corpus de textes
2. La proximité avec les élites
3. La question de la fiabilité 
4. Les chroniqueurs et l’histoire des mentalités
 
II. La fonction sociale des œuvres1. Une attitude traditionnelle : la sculpture
La place de la sculpture funéraire
Les images religieuses
2. Une présence discrète : la peinture
3. La conscience de pratiques nouvelles : l’architecture
Le faste des résidences princières
Le décorum urbain
Magnificence ou dilapidation ?
Architecture et vie sociale

III. Au sommet de la hiérarchie des arts1. « Estat tenir »
2. Le prix des œuvres
« Opus » et « materia »
3. Une sensibilité poussée pour les textiles
4. Les enjeux d’un art ‘publique’ : la tapisserie
Tapisserie, iconographie, diplomatie
Un contexte pour deux témoignages exceptionnels

IV. L’appréciation esthétique des arts1. Beauté, richesse, noblesse
2. Plaisir et émerveillement
Gratus, plaisir, plaisance
Le spectacle des arts
« Merveille » et « oubliance »
3. Le plaisir esthétique des élites
« Cognoisseurs » et « estrangeté »
Des pratiques genrées ?

V. Regards croisés et changements de focalisation1. Partis pris d’un auteur : quelques remarques sur Michel Pintoin 
2. Regards croisés
Leulinghem, ou la question des sources d’information
Nicopolis, ou la diversité des points de vue
Ardres et le mariage de Richard II et Isabelle de France
3. Expériences partagées et choix d’auteur : l’entrée d’Isabelle de Bavière à Paris

VI. Conclusions

Bibliographie
Index des noms
Index des mots
Légendes et crédits des illustrations
Illustrations

Informations pratiques :

Michele Tomasi, Écrire l’art en France au temps de Charles V et Charles VI (1360-1420). Le témoignage des chroniqueurs, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., 199 p. (Les Études du RILMA , 12). ISBN : 978-2-503-59588-7. Pirx : € 55,00.

Source : Brepols

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Publication – « Other Monasticisms. Studies in the History and Architecture of Religious Communities Outside the Canon, 11th – 15th Centuries », dir. Sheila Bonde et Clark Maines

Monasteries contributed to every aspect of life during the middle ages, from the structures monks built, to land management, craft production to the intellectual and spiritual life of the medieval world. There were more than 300 orders or congregations in existence during the middle ages, yet scholarship considers only a small number of them (notably Cistercians and Cluniacs), and privileges selected sites, such as Mont Saint-Michel, San Francesco in Assisi or Christ Church in Canterbury. This volume considers the history and architecture of other congregations that are essential to a more complete understanding of monasticism in the European middle ages: Augustinians, lesser known Benedictines, Carthusians, Celestines, Clarissans, and Tironensians in France, as well as the Camaldolese and Vallombrosans in Italy.

Sheila Bonde is Christopher Chan and Michelle Ma Professor of the History of Art and Professor of Archaeology at Brown University

Clark Maines is Professor of Art History, Professor of Archaeology and Kenan Professor of the Humanities (Emeritus) at Wesleyan University

Table des matières :

1. Introduction: Other Monasticisms and the Question of Representivity
Sheila Bonde (Brown University) and Clark Maines (Wesleyan University)

2. The French Celestine « network » (ca. 1350-1450): cross-order and lay collaboration in late medieval monastic reform.
Robert Shaw (Independent Scholar)

3. Sainte-Croix-sous-Offémont: An archaeological and architectural perspective on the Celestine order.
Arthur Panier (University of Paris I and Free University of Brussels)

4. The abbey of Tiron in the later middle ages: some observations
Kathleen Thompson (University of Sheffield)

5. La Sainte-Trinité de Tiron in the Context of Eremitism in Western France
Sheila Bonde (Brown University) and Clark Maines (Wesleyan University)

6. The Illumination of the Eye, and the Rhetoric of Sanctity and Contemplative Prayer in the Early to Central Middle Ages.
Susan Wade (Keene State University)

7. The Archdiocese of Reims: Tradition, and Benedictine Reform in the Twelfth Century.
Kyle Killian (Florida State University)

8. Overlapping Space and Temporal Access in the Chartreuse de Champmol.
Laura Chilson-Parks (Brown University)

9. Reconstructing an Order: The Architecture of Isabelle of France’s Abbey at Longchamp.
Erika Kinias (Brown University)

10. Vallombrosan and Camaldolese: Architecture and Identity in Two Italian Reform Orders.
Erik Gustafson, (Washington and Lee University)

11. Augustinian Architecture in France: Aesthetic Restraint within a Regional Frame.
Sheila Bonde (Brown University) and Clark Maines (Wesleyan University)

Informations pratiques :

Other Monasticisms. Studies in the History and Architecture of Religious Communities Outside the Canon, 11th – 15th Centuries, éd. Sheila Bonde, Clark Maines, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., IV–370 p. ISBN : 978-2-503-58784-4. Prix : € 160,00.

Source : Brepols

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