Die ‚Epistole et dictamina Clementis pape quarti‘ mit ihren 556 zum Teil aufwendig stilisierten Briefen bilden in einzigartiger Weise den gesamten Pontifikat Papst Clemens’ IV. ab, indem sie von 1265 bis 1268 fast schon tagebuchartig Einblick in die laufende Tätigkeit mit den großen Staatsaktionen und klein erscheinenden Angelegenheiten gewähren. Der Adressatenkreis der Briefe ist breit und vielfach prominent, inhaltlich sind die Schreiben zum Teil hochbrisant. Speziell die Briefe zum Untergang der staufischen Dynastie in Süditalien stellen eine aufschlussreiche Dokumentation von seiten der Kurie dar. Die ursprüngliche, heute verlorene Überlieferungsform war ein fortlaufend geführtes Spezialregister mit vornehmlich politischen und persönlichen Briefen des Papstes, das Jahrzehnte nach dem Tod Clemens’ IV. einen Funktionswandel von einem Papstregister zu einer Briefsammlung vollzog. Von den 18 Textzeugen aus dem 14. und 15. Jahrhundert wurden neun für die Ausgabe herangezogen, die den wissenschaftlich ungenügenden Druck der beiden Mauriner Edmond Martène und Ursin Durand aus dem Jahr 1717 ersetzt. Register der Namen, Wörter, Initien, Empfänger und Stellen, eine Chronologie der Briefe sowie Konkordanzen erschließen die Texte. Nunmehr liegt erstmals eine der großen kurialen Briefsammlungen des späteren Mittelalters vollständig in kritischer Edition vor.
Epistole et dictamina Clementis pape quarti. Das Spezialregister Papst Clemens’ IV. (1265–1268), éd. Matthias Thumser, Wiesbaden, Harrossowitz Verlag, 2022 (Briefe des späteren Mittelalters 4). X, VI, VI und 1066 S. in 3 Teilen. 4º. ISBN 978-3-447-11748-7 Ln. € 268,—
La Gazette du livre médiéval, en collaboration avec l’Institut de recherche et histoire des textes (IRHT), organise lundi 4 et mardi 5 juillet 2022 des journées d’étude en l’honneur de Denis Muzerelle (†2021), ingénieur de recherche à l’IRHT et fondateur de la revue.
14h – Ouverture : François BOUGARD et Maria GURRADO (IRHT) ; Ezio ORNATO, Denis Muzerelle et la Gazette du livre médiéval
15h – Lucie ARBERET (Centre de Recherche sur la Conservation, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS), Étude matérielle des manuscrits du Mont Saint- Michel – Regard sur les pratiques du scriptorium au XIᵉ siècle. Discutant : Carlo Federici (Scuola Vaticana di Biblioteconomia)
15h30 – Nina SIETIS (Univ. Cassino), I bifogli artificiali e l’antico codice greco. Una prima indagine. Discutante : Paola Degni (Univ. Bologna)
16h – Pause
16h30 – Elisa BIANCHI (Univ. Bologna), Codici datati e databili dei secoli XV-XVI in due collezioni milanesi “minori”: la Fondazione Trivulzio e la Veneranda Fabbrica del Duomo di Milano. Discutante : Nicoletta Giové Marchioli
17h – Jean-Benoît KRUMENACKER (Univ. Lyon 2) : Surface imprimée des incunables lyonnais : normes et évolution (1473-1500). Discutant : Marco Palma (Univ. Cassino)
Mardi 5 juillet 2022
Présidence : Marilena MANIACI (Univ. Cassino)
9h30 – Marie TRANCHANT (chercheuse indépendante), Un manuscrit insulaire témoin de l’hybridation des pratiques paléographiques et codicologiques au milieu du IXe siècle : Valenciennes MS 195 (187). Discutant : David Ganz (Monumenta Germaniӕ Historica)
10h – Andrea PUGLIA (Univ. Pisa), Libri dispersi e costruzione di un modello: il caso di Pisa tra XI e XIII secolo. Discutant : Marco Cursi (Univ. Napoli)
10h30 – Elvira ZAMBARDI (Scuola Sup. Meridionale di Napoli/EPHE), Un manoscritto glossato dell’Esodo (Casinensis 264) e il suo enigmatico copista. Discutante : Carmen Del Camino Martínez (Univ. Sevilla)
11h – Pause
11h30 – Ève DEFAŸSSE (Univ. Lyon 2/CIHAM), Les ex-libris de Saint-Victor de Paris : étude paléographique dans le cadre d’une enquête codicologique. Discutant : Marc Smith (ENC/EPHE-PSL)
12h – Adrian ARES (Univ. Zaragoza), Las góticas pseudocursivas castellanas de los libros a fines de la Edad Media. Discutant : Stefano Zamponi (Univ. Firenze)
12h45 – Déjeuner
Présidence : Nicole BERIOU (IRHT)
14h30 – Nicolas MICHEL (Univ. Namur), Mesurer le succès d’une œuvre au Moyen Âge : quelques réflexions méthodologiques autour des Variae de Cassiodore. Discutant : Alessandro Vitale Brovarone (Univ. Torino)
15h – Nolwenn KERBASTARD (chercheuse indépendante), Du « corps » du livre à l’examen de son « âme ». Les manuscrits comme témoins du phénomène des réécritures hagiographiques en français. Discutant : Marie-Laure Savoye (IRHT)
15h30 – pause
16h – Souvenirs des amis de Denis Muzerelle (Nicole Bériou, Carla Bozzolo, Dominique Coq, Maria Teresa Pardo Rodriguez, Beat von Scarpatetti, Caterina Tristano)
Organisé par le CESCM, l’Université Paris I et l’INHA.
Programme :
10h – Introduction
10h10 – Christian HECK (professeur émérite d’histoire de l’art médiéval, université de Lille) : Pour une anthropologie des positions du corps dans l’art médiéval
10h30 – Jean-Louis WALTER (chercheur indépendant) : Le corps mis en scène dans la Genèse de Moutier-Grandval et ses soeurs carolingiennes ; une vision anthropologique évolutive entre 833 et 875
10h50 – Discussion et pause
11h20 – Gabrielle SCHMID (doctorante, université de Poitiers) : Le Christ androgyne : un corps pénétrable ?
11h40 – Sabine MAFFRE (Conservatrice au département des manuscrits de la BNF, doctorante, université de Poitiers) : Abel et Caïn ou le miroir inversé : du corps exemplaire au corps réprouvé
12h – Discussion
12h15 – Pause déjeuner
14h – Sébastien BIAY (chercheur indépendant) : Combattre, résister, succomber : les corps à l’épreuve du mal dans l’art roman
14h30 – Marjolaine MASSE (doctorante, université de Poitiers) : Le rôle du corps en dévotion dans les images des puissants : l’exemple de l’évangéliaire d’Egmond
14h50 – Discussion
15h10 – Emeric RIGAULT (doctorant, université Toulouse-Jean Jaurès) : Corps, danse et martyre dans l’enluminure ottonienne.
15h30 – Carlyne HENOCQ (doctorante, université Toulouse-Jean Jaurès) : Du corps martyrisé au corps glorieux : pour une lecture eucharistique du décor mural peint de l’autel nord de la chapelle Galilée (cathédrale de Durham)
15h50 – Discussion et pause
16h20 – Cécile MARUEJOULS (doctorante, université de Poitiers) : De la pécheresse à la sainte : mise en images et mise en signes du changement d’état de Marie l’Égyptienne
16h40 – Juliette BOURDIER (Maître de conférences, Université de Charleston) : Le corps de la mère du Christ, Manuscrit de Courtanvaux (c. 1464)
Pour la cinquième année consécutive, l’Institut national d’histoire de l’art et le Kunsthistorisches Institut in Florenz – Max-Planck-Institut vont attribuer une bourse de recherche de niveau postdoctoral nécessitant l’accès aux institutions florentines.
Cette bourse est destinée aux jeunes chercheuses et chercheurs en histoire de l’art, français ou étrangers, âgés de moins de 45 ans, souhaitant se rendre à Florence pour y effectuer une recherche dans les institutions locales. Les candidates et candidats doivent être titulaires d’un doctorat ou être conservateurs ou conservatrices du patrimoine.
Le montant de la bourse s’élève à 3000 €.
Commission de sélection
La commission de sélection est composée d’un représentant ou d’une représentante de l’INHA, d’un représentant ou d’une représentante du Kunsthistorisches Institut in Florenz – Max-Planck-Institut et d’une personnalité extérieure. La commission se réunit une fois par an pour choisir le(s) lauréate(s) ou lauréat(s) de l’année suivante.
Dossier de candidature
Les dossiers de candidature pour la sélection 2023 doivent être déposés en ligne sur la plateforme de l’INHA ICI au plus tard le 1er juin 2022avant minuit. Seules les candidatures déposées en ligne sur la plateforme de l’INHA seront prises en compte.
Le dossier (en français ou en anglais) doit comprendre :
1. Une lettre de candidature adressée au directeur général de l’INHA
2. Un curriculum vitae
3. Un programme de travail détaillé (4 pages maximum) en langue française ou anglaise comprenant :
une présentation générale de la recherche et du résultat envisagé (publication, exposition…) ;
le sujet particulier nécessitant la présence du candidat à Florence ;
les institutions de recherche où se trouvent la documentation et les archives à consulter avec dans la mesure du possible une identification précise des fonds pertinents
Un développement concernant la valorisation de cette recherche par le biais d’une conférence, d’un séminaire, l’établissement d’un partenariat avec des institutions de recherche sur place ou ailleurs, sera, particulièrement apprécié.
4. Une attestation d’une personnalité scientifique appuyant la candidature.
Les candidats et candidates doivent être âgés de moins de 45 ans au 1er juin 2022.
Contacts : Pour plus d’informations, contactez le secrétariat du Département des études et de la recherche de l’INHA au 01 47 03 85 81 ou à l’adresse der-dir @ inha.fr
Le Centre d’Excellence des Arts Décoratifs des Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, en collaboration avec le Centre d’Archéologie de l’Université de Liège, lance un appel à communication pour un séminaire, organisé à partir d’octobre 2022 à Bruxelles, aux KMKG-MRAH.
Ces rencontres ont pour objectif de dresser un panorama de l’actualité de la recherche relative à l’étude des objets métalliques non-ferreux (cuivre, laiton, bronze, plomb, étain, or et argent), quelle que soit l’approche envisagée (anthropologie historique, histoire de l’art, histoire sociale, histoire économique, histoire culturelle, histoire technique, etc.). Le thème retenu pour cette première session s’articule autour de la notion d’atelier, et particulièrement sur la façon dont on peut/doit définir l’identité d’un espace de production.
La définition de l’atelier ne s’envisage pas de la même façon, selon le type de sources documentaires sollicité. L’étude croisée des textes, des images, des vestiges archéologiques, et même des analyses scientifiques ne fournit en effet pas de conception concordante de ce qu’est, ou représente, un atelier pour les sociétés médiévales et modernes. La difficulté tient à ce que le concept se construit généralement, à travers les sources, en négatif, à partir de l’interprétation critique de ce qu’il n’est pas. La recherche s’accorde ainsi à mettre en évidence les images stéréotypées, la reconstitution lacunaire des vestiges, ou les conceptions règlementaires éloignées de la réalité. Il est en revanche moins évident de déterminer sur quelles caractéristiques s’établit l’identité d’un atelier, notamment parce que celle- ci se construit à différentes échelles : celle du lieu en lui-même, à la fois espace de travail et espace de vie, celle des hommes, des sociabilités et des mobilités que cela suppose et celle des marchandises.
À l’échelle des objets, même lorsque la provenance et l’attribution peuvent être établies sans ambiguïté, la façon dont les consommateurs envisagent et perçoivent l’identité d’un espace de production, susceptible d’influencer leurs choix à l’achat, soulève également des interrogations. Elle dépend en effet de facteurs qui ne sont pas clairement explicités dans les sources : caractéristiques typologiques, techniques, matérielles, ou encore esthétiques.
La perception et la compréhension de l’activité métallurgique des métaux non- ferreux est, inévitablement, tributaire de biais disciplinaires et méthodologiques, qui induisent des disparités et des lacunes en fonction des périodes, des espaces et des objets étudiés. Or, ces cloisonnements rendent les analogies, ou les comparaisons, entre les métiers difficiles à percevoir.
Par le biais d’une étude transdisciplinaire du concept d’atelier en Europe occidentale, sur un temps long (XIIIe – XVIIIe siècle), ce séminaire entend poser les bases d’un travail exploratoire et collectif. Celui-ci est susceptible de révéler, non seulement la diversité des rapports qui lient les protagonistes de la production entre eux (ententes, luttes, entraides, conflits, ou concurrences), mais aussi leurs similarités, notamment l’utilisation de techniques et de pratiques communes, la production de marchandises analogues et leur diffusion sur un marché, certes éclectique et protéiforme, mais qu’ils se partagent.
Nous encourageons les communications à développer l’une ou plusieurs des thématiques des trois axes suivants :
1. Transmissions et dynamiques.
– transferts artistiques
– construction de réseaux
– développement des sociabilités
– circuits des mobilités
– créations et innovations
– émulations, collaborations et concurrences 2. Constructions identitaires
– polyvalence
– apprentissage des savoirs et des savoir-faire
– mutualisation des pratiques
– spécialisations
– outils, équipements et emplacements 3. Élaboration des cadres et des normes
– règlementations et pouvoirs publiques
– revendications et résistances
– valorisations et reconnaissance Ce séminaire s’adresse aux spécialistes (universitaires, archéologues, scientifiques, professionnel(les) de la conservation-restauration), chercheurs/chercheuses en début, ou en cours de carrière, souhaitant réfléchir collectivement, d’une part aux problématiques et aux méthodes relatives à l’étude de corpus d’objets et d’autre part, aux perspectives et aux enjeux de la construction d’une histoire interdisciplinaire de la métallurgie des métaux non-ferreux. Le cadre de l’appel se veut suffisamment vaste pour prendre en compte les caractéristiques communes sur lesquelles repose chaque production, à commencer par la nature des objets conservés (objets de musée, vestiges archéologiques, objets de collection, objets liturgiques), la variété des marchandises (ustensiles, outils, accessoires, objets de culte, objets d’apparat, etc.), ainsi que les propriétés et les valeurs – inhérentes ou symboliques – des matériaux. Afin de privilégier les échanges, chaque séance de séminaire sera organisée autour de la présentation d’un projet de recherche, ou d’un cas d’étude, suivie d’une discussion, animée par un(e) ou plusieurs répondant(e)s invité(e)s. Cette discussion participera à la mise en perspective critique des thématiques abordées au cours des séances. Modalités de soumission Les interventions sont acceptées en français ou en anglais, pour des présentations individuelles ou collectives de 15 à 30 minutes. Les propositions de communication (titre et résumé d’environ 300 mots), accompagnées d’une brève présentation biographique (affiliation, domaines de recherche, adresse de contact), sont à envoyer avant le 13 juin, au plus tard, à l’adresse suivante : a.dumargne@kmkg-mrah.be
Modalités pratiques
Les rencontres se tiendront – pour autant que la situation sanitaire le permette – une fois par mois, l’après-midi, aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles (Parc du Cinquantenaire, 10 – 1000 Bruxelles). En fonction des communications présentées, des visites des collections du KMKG- MRAH pourront être envisagées à la fin des séances de séminaire.
Comité d’organisation
Anne-Clothilde Dumargne (KMKG-MRAH), Sophie Balace (KMKG-MRAH), David Strivay (ULiège).
Dans la société byzantine, l’autorité des évêques repose d’abord sur l’institution ecclésiastique, qui leur confie la mission de veiller sur les fidèles de leur diocèse en tant que pasteurs. Depuis les débuts de la christianisation de l’Empire, leur fonction dépasse le cadre strictement religieux, et ils constituent l’un des corps de l’État.
Ce livre met à jour une nouvelle forme de l’autorité épiscopale aux XIe et XIIe siècles, fondée sur un modèle intellectuel en partie charismatique au sens de Max Weber. Elle passe par la reconnaissance de la culture savante des prélats et sa mise en pratique dans le gouvernement épiscopal. La floraison de la rhétorique byzantine à cette époque et la formation intellectuelle poussée d’un grand nombre d’évêques leur offrent un outil de communication, aussi bien dans leur diocèse qu’à Constantinople. L’analyse des discours et des lettres épiscopales met en évidence ce système de gouvernement.
Présents dans leur diocèse et dans la capitale, les évêques sont les relais d’un pouvoir de plus en plus centralisé et sont un relais entre les populations provinciales et les autorités centrales de l’Empire. L’étude de la carrière, des conceptions du groupe épiscopal et de leur autorité et des actions des évêques dans leur diocèse fournit un tableau complet de l’épiscopat byzantin à une époque charnière de l’histoire de l’Empire.
Jack Roskilly, De très savants pasteurs. Conceptions et pratiques de l’autorité des évêques dans la société byzantine dans la société byzantine des XIe-XIIe siècles, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2022 (Byzantina Sorbonensia). 440 p., 16 x 24 cm. ISBN : 979-10-351-0793-2. Prix : 38 euros.
Religiöser Fundamentalismus ist kein Phänomen der Gegenwart. Über die gesamte Menschheitsgeschichte entbrannten immer wieder Kämpfe um den „wahren“ Glauben. Sie bereiteten den Boden für Fantasten und Reformer ebenso wie für gnadenlose Fanatiker und zynische Profiteure – eine gesellschaftliche Zerreißprobe, über deren Aktualität nachzudenken sich lohnt.
So auch im Spätmittelalter, als zwei Päpste den Führungsanspruch der katholischen Kirche erhoben und sich die Rufe nach Reform häuften. Man suchte nach internen Lösungen und entfachte Kriege »im Namen Gottes«, die der Durchsetzung weltlicher Interessen dienten. Zum Kriegsanlass nahm man im 15. Jahrhundert die Abwehr militanter Anhänger des Reformers Jan Hus, der die Kirche nach dem Vorbild der Urkirche Christi gestalten wollte. Seine intellektuellen Plädoyers gegen Papst- und Königtum rüttelten an den Grundfesten der mittelalterlichen Herrschaft und fanden auch in Wien zahlreiche Anhänger. Papsttreue Katholiken versuchten aus Böhmen nach Mähren und weiter nach Österreich zu fliehen. Der österreichische Herzog Albrecht, der Wiener Juden ermorden ließ, um mit deren Geld Kriege zu finanzieren, zog an der Seite des Königs gegen die Hussiten, die sich Zug um Zug Wien und Klosterneuburg näherten.
Die Ausstellung „Gotteskrieger“ fokussiert auf den Wiener Raum und seine Beziehungen zu Böhmen und Mähren in der Hussitenzeit. Jan Hus, aus der österreichisch-katholischen Erinnerung gedrängt, war auf tschechischer Seite zur nationalen Identifikationsfigur geworden. Tschechische und österreichische Expert:nnen haben sich gemeinsam der Aufarbeitung des Themas in der Ausstellung gewidmet. Dabei sind herausragende Objekte wie der große Albrechtsaltar.
Kampf um den rechten Glauben rund um Wien im 15. Jahrhundert29. April bis 15. November 2022 täglich 9-18 Uhr Stift Klosterneuburg, Sala terrena Galerie
Führung: Samstag, Sonntag und Feiertag um 12 und 15 Uhr
Tickets: EUR 9,-/Erwachsene *)
*) Eintrittsticket: Neben dem Eintritt zum gesamten Ausstellungsbereich sind im Ticketpreis inkludiert: Besuch der Schatzkammer (Sommersaison tgl., 9–18 Uhr) und des Stiftsmuseums (Sommersaison Sa., So., Feiertag, 14–17 Uhr), inkl. vier Stunden kostenfreiem Parken
Autour de Marguerite de Valois, reine de Navarre et sœur de François Ier, s’est tissé un réseau constitué d’hommes de lettres et de partisans de l’évangélisme que la reine a su protéger dans un contexte tendu de persécutions religieuses. Ce réseau lui a notamment permis de relayer son action évangélique dans différentes villes du royaume mais également au-delà de ses frontières, dans d’autres pays d’Europe. Correspondances, échanges poétiques, hommages littéraires mais aussi livres de comptes témoignent de ce réseau et permettent de mettre en évidence le rôle de protection et de mécénat joué par la reine dans la période qui suit la dissolution du cercle de Meaux. Ce réseau se définit notamment par le partage de convictions religieuses, par des influences littéraires communes, par des solidarités comme des rivalités, des alliances et des relations diplomatiques avec l’extérieur et enfin par certains liens affectifs et spirituels avec la famille royale. Ce volume qui résulte d’un colloque tenu en 2018 au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours révèle les nombreux liens qui unissent les membres du réseau de Marguerite de Navarre. Humanistes, poètes ou libertins spirituels, l’itinéraire d’un grand nombre d’entre eux est ici retracé, révélant toute la richesse mais aussi la grande complexité de ce réseau.
Table des matières :
Introduction Anne BOUTET et Stéphan GEONGET Marguerite, « poulle, qui soigneusement appelle et assemble ses petits poullets »
Première partie : PERSPECTIVES HISTORIQUES Neil KENNY Littérature royale, réseau familial
Nicole DUFOURNAUD Les réseaux de parenté et de service de Marguerite d’Angoulême : une bonne mestresse à la cour de France
Nathalie SZCZECH Guillaume Farel et les réformateurs de Suisse francophone face au réseau de Marguerite de Navarre : collaborations ou concurrences ?
Loris PETRIS Marguerite de Navarre et les frères Du Bellay
Guillaume ALONGE Le réseau italien de Marguerite : prélats, ambassadeurs, espions
Deuxième partie : UN RÉSEAU ÉVANGÉLIQUE
Isabelle GARNIER Un réseau féministe autour de Marguerite de Navarre. Émergence d’un lectorat féminin et réception du Miroir de l’âme pécheresse (1531)
Claudie MARTIN-ULRICH Au coeur du réseau royal : Marguerite, François et les autres
Marie-Bénédicte LE HIR Autour des quatre Tombeaux de Marguerite de Navarre (1550-1551) : les enjeux politiques et littéraires du réseau
Richard COOPER Le Cercle de Gascogne d’après les Tombeaux de Marguerite
André BAYROU Aucun accroc dans le réseau de Marguerite ? La solidarité évangélique face aux accusations d’hérésie, de la poésie à l’histoire judiciaire
Troisième partie : INFLUENCES LITTÉRAIRES
Marie-Luce DEMONET L’obscur Jean de l’Espine et l’étoile Marguerite
Jean LECOINTE Hélisenne de Crenne et Marguerite de Navarre
Daniel FLIEGE Le réseau de Navarre en Italie : sur la correspondance de Marguerite de Navarre et Vittoria Colonna
Élise RAJCHENBACH L’influence de Marguerite de Navarre (et de ses réseaux ?) sur l’élaboration du Recueil des oeuvres de feu Bonaventure des Périers (1544)
Dariusz KRAWCZYK «Vostre treshumble et tresobeisante subjecte et mignonne, Marguerite » : Marguerite de Navarre dans ses échanges poétiques
Quatrième partie : ITINÉRAIRES INDIVIDUELS
Géraldine CAZALS Un « chrestien escrivant à princesse chrestienne » et des « philosophes vollantz » : Guillaume de La Perrière et le réseau de Marguerite de Navarre
Sylvie LAIGNEAU-FONTAINE Nicolas Bourbon, protégé de Marguerite
Louise DAUBIGNY Antoine Pocque et les Libertins spirituels : quelle place dans le réseau de Marguerite de Navarre ?
Jérémie BICHÜE Marguerite de Navarre, François de Sagon et son protecteur Félix de Brie : itinéraires croisés
Jean BRUNEL Appendice. Quatre poèmes funéraires de Charles Salmon Macrin en l’honneur de Marguerite de Navarre
Le réseau de Marguerite de Navarre, dir. Stéphan Geonget, Anne Boutet, Louise Daubigny, Marie-Bénédicte Le Hir, Genève, Droz, 2022 (Cahiers d’Humanisme et Renaissance, 182). 488 p. ISBN : 978-2-600-06310-4. Prix : 56,40 euros.
Les quinze derniers feuillets d’un luxueux manuscrit arthurien contiennent un texte communément appelé « La Penitance Adam », dont on attribue la rédaction à André le Moine. Cette œuvre est un assemblage de la traduction en ancien français de la Vie d’Adam et Ève, de la Légende de la sainte Croix et d’extraits de la Légende de Judas et de l’Évangile de Nicodème.
Exploité par les médiévistes dès le milieu du XIXe siècle, ce texte n’a longtemps été connu que par ce seul témoin, exécuté dans l’aire picarde à la fin du XIIIe siècle, le BnF, fr. 95. La récente identification d’un manuscrit anglo-normand légèrement postérieur, le MS. Douce 79 de la Bodleian Library, invitait à reprendre l’édition sur nouveaux frais.
Les deux manuscrits ont été copiés pour de prestigieux commanditaires – la haute noblesse de Flandre et l’entourage royal en Angleterre.
Docteure en littérature médiévale (Université de Genève), Sylviane Messerli est l’auteure d’Œdipe enténébré, Légendes d’Œdipe au XIIe siècle (Champion, 2002). Traductrice du Chevalier délibéré d’Olivier de la Marche, elle a également édité les Vies médiévales de Marie-Madeleine et De la Penitance Adam de Colard Mansion (Champion, CFMA 178).
André Le Moine, La penitance Adam. Texte édité, présenté et annoté par Sylviane Messerli d’après les manuscrits Paris, BnF, fr. 95 et Oxford, Bodleian Library, MS. Douce 79, Paris, Honoré Champion, 2022 (Classiques français du Moyen Âge, 198). 178 p., 11 x 17 cm. ISBN : 9782745356581. Prix : 28 euros.
Cet ouvrage est une ample publication de sources sur Anne de Bretagne, dont beaucoup sont inédites : toute la correspondance retrouvée (active et passive, de la duchesse et de la reine) complétée par plusieurs documents fondamentaux. La datation des missives restitue le contexte historique et l’identification des personnages informe sur les réseaux personnels de la reine. En outre, la reconstitution de ses nombreuses pérégrinations démontre la grande mobilité de cette femme, révélatrices de son tempérament et de ses motivations : une extrême énergie, la piété et les pèlerinages et un amour conjugal dont témoignent aussi les ambassadeurs italiens.
Les premières lettres précisent l’extraordinaire agentivité par laquelle la fillette de 11 ans a pris son destin en main, repoussant le grand baron avec lequel ses proches voulaient la marier. La correspondance éclaire le rapport au pouvoir monarchique qui, s’agissant d’une femme, prend une importance exceptionnelle du fait de son double statut : reine et duchesse souveraine. La reine va jusqu’à conduire une « diplomatie épistolaire » ; son amitié constante pour la maison d’Autriche avait pour but d’assurer la paix dans la chrétienté.
Michel Nassiet, professeur émérite d’histoire moderne à l’université d’Angers et membre honoraire de l’Institut universitaire de France, est spécialiste d’histoire sociale et politique aux XVe-XVIIe siècles.
Table des matières :
Introduction
Contexte de production
La correspondance de la reine
Éléments de biographie
Correspondance d’Anne, duchesse de Bretagne
Correspondance active
Correspondance passive
Catalogue des missives d’Anne, reine de France
Missives d’Anne, reine de France
Correspondance passive de la reine
Informations pratiques :
Michel Nassiet, Anne de Bretagne. Correspondance et itinéraire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2022. 396 p. ISBN : 9782753586307. Prix : 30 euros.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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