Conférence – Clément Tisserant, « Emphytéose et fief au Moyen Âge »

Institution romaine redécouverte au XIIe siècle, l’emphytéose est définie comme un jus tertium ne relevant ni de la vente, ni de la location, et revêt à ce titre une importance particulière pour la doctrine médiévale. Rédigé au XIVe siècle, le traité du juriste toulousain Pierre Hélie s’attache à établir la nature du bail emphytéotique, en le comparant au fief. L’œuvre, à la tradition complexe, contribue à la distinction entre les deux institutions qui tendent alors à se confondre dans certains actes de la pratique.

Clément Tisserant a soutenu sa thèse pour le diplôme d’archiviste paléographe, intitulée L’œuvre juridique du doctor tholosanus Pierre Hélie (milieu du XIVe siècle), édition critique et commentaire du traité sur l’emphytéose, en 2013.

Diplômé de l’Enssib en 2014, il a été conservateur des bibliothèques au ministère de l’enseignement supérieur, puis à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations. Il est actuellement responsable de la bibliothèque de droit et sciences humaines et sociales Pierre Sineux, au sein du service commun de la documentation de l’université de Caen Normandie.

Publié avec le soutien de la Société de l’École des chartes, son ouvrage Emphytéose et fief au Moyen Age, a été récompensé par le prix Madeleine-Lenoir 2019.

Informations pratiques :

Mercredi 23 novembre 2022 à 18 h 00

École nationale des chartes
65, rue de Richelieu, Paris 2e (salle Léopold-Delisle)

Source : École nationale des chartes

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Séminaires-conférences « Pratiques médiévales de l’écrit 2022–2023 » (Université de Namur)

Université de Namur
Centre PraME – Institut PaTHs

De 16h15 à 18h15 – Local L43 (Séminaire Classiques), 4e étage
Faculté de Philosophie et Lettres
61, rue de Bruxelles
B – 5000 Namur
Entrée libre

Contact : etienne.renard@unamur.be

Programme :

Mercredi 16 novembre 2022
Gaelle Bosseman (UNamur)
Contextes de copie et réception des prophéties sur la fin des temps aux VIIIe-XIIe siècles : premiers résultats

Mercredi 14 décembre 2022
Giorgia Vocino (UNamur)
La culture en réseau. La communauté des Irlandais et la circulation des textes dans l’Europe carolingienne

Mercredi 8 février 2023
Laura Minervini (Università di Napoli Federico II)
Le pacte entre Frédéric II et le sultan al-Kamil (1229) : retour sur un texte bien connu mais peu étudié

Mercredi 8 mars 2023
Élise Franssen (Université de Liège)
Pratiques de secrétaires de chancellerie de l’époque mamelouke : le cas de Ḫalīl b. Aybak al-Ṣafadī († 1363) 

Mercredi 29 mars 2023
Erik Niblaeus (Cambridge University)
Peace legislation and writing practices in eleventh- and twelfth-century Germany

Mercredi 19 avril 2023
Élodie Attia (Université d’Aix-Marseille)
Les bibles hébraïques médiévales produites avant 1300 : quantification et méthode

Mercredi 3 mai 2023
Godfried Croenen (Vlaamse Erfgoedbibliotheken)
Repérer, cataloguer et valoriser les manuscrits médiévaux en Flandre : le projet MMFC

Affiche au format PDF : ici

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Exposition – Susanna – A Woman’s Image from the Middle Ages to MeToo

The first ever exhibition devoted to artistic representations of the biblical figure Susanna explores a narrative and pictorial tradition which resonates particularly with the #MeToo  movement. Public debates about the abuse of power, sexual coercion and violence have focused largely on the film industry. It passed unnoticed that this subject has been explored in older artistic media (primarily painting and the graphic arts) under the title ‘Susanna and the Elders’ for centuries: The pictorial motif from the Old Testament depicts sexual harassment and coercion in an exemplary way. The Book of Daniel recounts the story of Susanna and the cruel methods used to coerce her: enchanted by her beauty and driven by lust, two judges try to  blackmail a young married woman into having sex. Susanna refuses and is slandered by them. The Prophet Daniel  questions the men separately and thereby reveals their lies. Susanna is  saved; the Elders are sentenced to death, the penalty they had planned for their victim. The proximity between the perpetrators and their victim, as well as the evident imbalance of power  is still a common pattern today. The legal proceedings and criminal investigation also echo recent events.

Susanna explores the subject at the highest artistic level through paintings, book illuminations, drawings,  etchings and crafts. Representations of Susanna from the Middle Ages to the present are brought into dialogue, raising questions about their narrative techniques and interpretation of the  subject. They are analyzed in the light of historical and current gender roles, as well as religious, political and social ideas or even stereotypes. The complex subject is approached in terms  of voyeurism (Susanna bathing), coercion and physical violence (Susanna and the elders), as well as slander (Susanna on trial), with the focus shifting according to the period and artistic  landscape. By bringing them together, the exhibition traces how the Susanna motif has informed and been shaped by different stylistic preferences, the changing demands of the art market,  as well as competition and artistic discourse.

Loans will include works by Jan Massys (Phoebus Collection, Antwerp), Joachim Wtewael, Hendrik Goltzius, Cornelis van Haarlem (Alte Pinakothek, Munich), Hendrick de Clerck, Anthony van Dyck (Alte Pinakothek, Munich), Jacob Jordaens (Statens Museum for Kunst, Copenhagen)  Massimo Stanzione, Francesco Trevisani, Sebastiano Ricci, Johann Zoffany, Eugène Delacroix, Édouard Manet, Jean- Jacques Henner, Lovis Corinth and Franz von Stuck. Another outstanding work comes from the Wallraf Museum’s own collection. It is a hitherto nearly unknown painting by Dutch Baroque painter Nicolaas Roosendael, depicting Susanna on trial.

The exhibition is curated by Dr. Anja K. Sevcik, Head of the Baroque Departement, and Dr. Roland Krischel, Head of Department of  Medieval Painting, who recently organized the Wallraf’s monographic exhibitions on Rembrandt (2019) and Tintoretto (2017). Renowned specialists in the field, including Christina  Leisering, Elizabeth Cohen and Mithu Sanyal are contributing to the catalogue.

Informations pratiques :

28 October 2022 – 26 February 2023

Wallraf-Richartz-Museum & Fondation Corboud

Obenmarspforten
(am Kölner Rathaus)
D-50667 Cologne (Köln)
Germany

Source : Codart

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Publication – « Devises, lettres, chiffres et couleurs : un code emblématique 1350-1550 », éd. Laurent Hablot, Miguel Metelo de Seixas et Matteo Ferrari

Parmi les signes à travers lesquels l’individu exprime son identité à la fin du Moyen Âge, les devises intriguent et interrogent. Le caractère souvent insolite de leurs figures que l’on peine parfois à identifier et, dans de nombreux cas, les mots ou les chiffres qui leur sont associés, tant en latin qu’en vernaculaire, posent de fréquents problèmes de lecture et d’interprétation.

Code emblématique créé entre Angleterre et France dans la première moitié du XIVe siècle, puis diffusé rapidement à l’échelle de l’Europe, la devise prolonge les expériences emblématiques du début du XIVe siècle, comme les cimiers et les supports. Si elle entretient des rapports étroits avec l’héraldique, elle génère progressivement un système spécifique qui s’en détache du point de vue formel et fonctionnel : les devises restent plutôt complémentaires que concurrentes des armoiries, dont elles comblent même un certain nombre de lacunes ou de carences. Ces signes d’identité, librement choisis tout d’abord par le prince et ses courtisans, puis par une large partie de la « haute société » européenne, sont en effet autant un emblème qui renvoie à sa personne qu’un symbole qui exprime ses idéaux. Ils lui permettent de marquer ses biens comme d’entrer en représentation. Les devises, attachées à un individu, sont aussi un signe de pouvoir que le prince peut partager avec ses fidèles sous diverses formes (vêtements et bijoux notamment), les plus structurés de ces groupes de courtisans étant organisés en ordres de chevalerie. Mais ces emblèmes sont surtout des signes politiques et militaires : soutenant un message précis, ils permettent la diffusion de subtils discours de « propagande » et marquent les partisans lors des conflits politiques et civils. Déployés sur les étendards, affichés sur les vêtements ou livrées, ils structurent le champ de bataille et font apparaître les premiers uniformes. D’une mode de cour aux fonctions pratiques, la devise devient à la fin du Moyen Âge, un jeu d’esthètes et d’intellectuels qui épuise le système et résiste assez mal, dans ses formes médiévales, à la pensée humaniste.

C’est à cet univers d’emblèmes qu’est consacré ce livre issu de deux rencontres scientifiques organisées en 2014-2015 dans des cadres particulièrement propices, en raison de l’exubérance de leur décor, à alimenter une discussion sur le thème de la devise à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance : l’une a eu lieu au Portugal, dans le monastère de Santa Maria da Vitória à Batalha, sous la direction de Laurent Hablot et de Miguel Metelo de Seixas (Empresas-Devises-Badges : un code emblématique européen/um código emblamático europeu 1350-1550), l’autre en France, dans le monastère royal de Brou (Bourg-en-Bresse) sous la direction de Pierre-Gilles Girault et de Laurent Hablot (Des chiffres et des lettres. Monogrammes, lettres emblématiques et chiffres énigmatiques dans l’emblématique). Les deux colloques, qui ont vu la participation de chercheurs provenant de différents horizons disciplinaires et géographiques, ont été l’occasion pour explorer en profondeur un domaine de recherche qui connaît depuis une vingtaine d’année, un important renouveau dont témoignent les études monographiques de plus en plus nombreuses sur un emblème donné ou sur l’emblématique d’un personnage ou d’une famille ; la prise en compte de la question dans les ouvrages relatifs à la période médiévale et à la Renaissance, à ses grands personnages et à ses productions artistiques variées ou encore des bases de données comme Devise. Emblématique et héraldique à la fin du Moyen Âge qui depuis 2013 collecte et analyse les devises utilisées à travers toute l’Europe du milieu du XIVe siècle jusqu’au milieu du XVIe.

Sans vouloir prétendre à une synthèse exhaustive sur une question aussi complexe, que les introductions de Laurent Hablot et de Werner Paravicini explorent dans ses multiples aspects, les articles réunis dans ce volume offrent un large aperçu des devises portées par les princes et l’aristocratie espagnole, française, italienne et portugaise entre la fin de l’époque médiévale et la Renaissance. Nous y retrouvons à la fois des analyses consacrées à certains emblèmes parmi les plus célèbres – tels la chantepleure de Valentine Visconti et de Marie de Clèves, la Salamandre de François Ier, l’aubépine de Valeran de Saluces, la « couronne double » de la maison d’Aragon – et des études centrées sur les systèmes d’emblèmes adoptés par certains personnages (Charles VIII et Anne de Bretagne, Marguerite d’Autriche), par des familles (les Visconti, la maison d’Avis, les Bourbons) ou par des milieux sociaux (la noblesse florentine au XVe siècle, les familles de l’Italie du nord) et institutionnels (les villes portugaises). Le cadre est complété par une réflexion sur la fortune que les devises ont rencontré dans le milieu intellectuel à l’époque moderne, comme en l’atteste le cas de l’ouvrage De l’art des devises publié par le Père Le Moyne en 1606.

Edité par Laurent Hablot (Paris, EPHE), Miguel Metelo de Seixas (Lisbonne, Universidade Nova FCSH) et Matteo Ferrari (Paris, EPHE), grâce au soutien de IEM – Instituto de Estudos Medievais, ce volume sera accessible et téléchargeable gratuitement sur le site Nova Research Portal (https://novaresearch.unl.pt/en/publications/) à partir du 12 octobre 2022.

Informations pratiques :

Devises, lettres, chiffres et couleurs : un code emblématique 1350-1550, éd. Laurent Hablot, Miguel Metelo de Seixas et Matteo Ferrari, IEM, Lisbonne, 2022.

Source : Heraldica

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Journée d’étude – L’histoire de la cartographie et son écriture à l’épreuve du renouvellement

Le vendredi 25 novembre 2022 au Centre des colloques du campus Condorcet (Aubervilliers) – Salle 100.

Entrée libre.

Programme : ici

Depuis les années 1980, l’histoire de la cartographie a vu ses concepts, ses objets, ses méthodes d’investigation et ses manières d’écrire se transformer profondément. La journée d’étude organisée par la Commission « histoire » du Comité français de cartographie propose de revenir sur les formes et les objets de l’écriture de l’histoire de la cartographie considérée dans un temps long. On insistera surtout sur la période contemporaine, en relation au renouvellement actuel des outils, notamment numériques.

Argumentaire

Depuis les années 1980, l’histoire de la cartographie a vu ses concepts, ses objets, ses méthodes d’investigation et ses manières d’écrire se transformer profondément. Sous l’influence des analyses de John Brian Harley et de quelques autres (D. Wood, C. Jacob, M. Monmonier, J. Schulz, J. Black, M. Edney, entre autres), l’intérêt s’est porté vers la dimension symbolique des cartes, leurs modes de présence dans les cultures visuelles modernes, leur valeur politique et sociale (en particulier dans le cadre de l’affirmation des États-nations), leurs implications multiples dans les entreprises impériales et coloniales, etc., dans un effort général pour s’éloigner d’une approche strictement positiviste et « naturaliste » de la cartographie et de son histoire. Une nouvelle manière d’écrire l’histoire de la cartographie s’est progressivement installée, attentive aux contextes sociaux et culturels de la fabrication et de l’usage des cartes, aux jeux d’échelles (du général au particulier), et soucieuse d’envisager désormais la cartographie tout autant du côté des processus et des opérations (techniques, scientifiques, politiques, etc.) dont elle est le théâtre permanent, que du côté des objets, des productions et des acteurs plus ou moins prestigieux sur lesquels la recherche se focalisait naguère encore.

Source : LAMOP

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Publication – Société d’histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons : « Boire et Manger »

Les Journées d’Histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons se tiendront à Lille les 19 et 20 mai 2023, à l’invitation de la section française de la Société. Le thème retenu cette année est « Boire et Manger ».

« Boire et manger » constitue un enjeu permanent de la vie humaine. Se nourrir est en effet un besoin vital, biologique mais aussi une pratique sociale, culturelle, parfois même identitaire. Cette activité fait alors l’objet de normes sociales mais aussi juridiques : coutumes, règlements et lois. La nourriture donne aussi lieu à des contentieux tant sur le plan communautaire, local, étatique ou international. Toutefois si sa réglementation peut apparaitre comme un invariant historique, elle prend des dimensions différentes selon les sociétés envisagées, tant dans le temps que dans l’espace.

Le colloque envisage alors d’évoquer l’ensemble des dimensions juridiques et historiques du sujet : les propositions de communications pourront ainsi porter sur les approvisionnements, les règlements des métiers de bouche, le statut des nourrices, les règlements sanitaires et environnementaux, les taxes sur les denrées, les droits de passage, les empoisonnements, les vols d’aliments, le dernier repas des condamnés, les ordalies alimentaires, les interdits alimentaires, les rituels sacrés (jeûnes et sacrifices), les repas officiels, etc.

Comme il est de coutume dans nos journées, il n’est pas fixé de limite temporelle, mais les communications s’intéresseront à l’histoire de nos provinces. Les propositions de communication devront être adressées à Tanguy Le Marc’hadour, président de la Société, à l’adresse suivante : tanguy.lemarchadour@univ-artois.fr. Elles seront accompagnées d’une brève présentation du sujet envisagé. Les langues de travail recommandées sont le français, de préférence, mais aussi le néerlandais et l’anglais. Quelle que soit la langue utilisée, les communicants voudront bien faire un résumé ou une brève présentation sur Power point en anglais ou en français, si la communication se fait en anglais ou en néerlandais, et en anglais ou en néerlandais, si la communication est faite en français.

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Publication – Michele Tomasi, « Écrire l’art en France au temps de Charles V et Charles VI (1360-1420). Le témoignage des chroniqueurs »

Sous les règnes des rois Charles V (1364-1380) et Charles VI (1380-1422), les arts ont connu en France une floraison exceptionnelle, notamment dans les milieux de cour. Les sculptures, les objets précieux, les manuscrits de cette époque nous fascinent toujours. Mais comment les aristocrates du temps regardaient-ils ces créations flamboyantes ? La lecture attentive des plus importants ouvrages historiques de l’époque – les célèbres chroniques de Jean Froissart, le récit officiel du règne de Charles VI rédigé par le moine Michel Pintoin, les Grandes Chroniques de France – offre des réponses à cette question. Ces témoins privilégiés nous apprennent que les princes et les nobles accordaient plus d’importance et d’attention à l’orfèvrerie, aux textiles et aux tapisseries qu’à la peinture ou à a sculpture, nous révèlent le goût pour les spectacles multi-sensoriels, mettent en scène la complicité de puissants qui adorent ce qui est rare et exotique, nous montrent combien les arts étaient au coeur des rapports sociaux mais aussi l’objet d’un vrai plaisir esthétique. L’analyse fine du texte des chroniqueurs et de leurs mots donne accès aux représentations et dévoile les pratiques, les attentes et les hiérarchies des élites françaises aux xive et xve siècles. Ce livre apporte ainsi une contribution à l’histoire de la réception des arts à une période clé de leur histoire, mais esquisse également une protohistoire du discours sur les arts au nord des Alpes et éclaire les valeurs et les usages de la noblesse à la fin du Moyen Âge.

Après des études à l’Université et à la Scuola Normale Superiore de Pise, Michele Tomasi a été boursier à l’Institut National d’Histoire de l’Art (Paris) et Getty Fellow. Il est professeur ordinaire d’histoire de l’art médiéval à l’Université de Lausanne. Spécialiste de la sculpture et des arts précieux à l’époque gothique, il s’intéresse surtout aux matériaux, aux modes de production, aux artistes, à la commande et à la réception des œuvres.

Table des matières :

Remerciements
Introduction

I. Le choix des chroniqueurs1. Le corpus de textes
2. La proximité avec les élites
3. La question de la fiabilité 
4. Les chroniqueurs et l’histoire des mentalités
 
II. La fonction sociale des œuvres1. Une attitude traditionnelle : la sculpture
La place de la sculpture funéraire
Les images religieuses
2. Une présence discrète : la peinture
3. La conscience de pratiques nouvelles : l’architecture
Le faste des résidences princières
Le décorum urbain
Magnificence ou dilapidation ?
Architecture et vie sociale

III. Au sommet de la hiérarchie des arts1. « Estat tenir »
2. Le prix des œuvres
« Opus » et « materia »
3. Une sensibilité poussée pour les textiles
4. Les enjeux d’un art ‘publique’ : la tapisserie
Tapisserie, iconographie, diplomatie
Un contexte pour deux témoignages exceptionnels

IV. L’appréciation esthétique des arts1. Beauté, richesse, noblesse
2. Plaisir et émerveillement
Gratus, plaisir, plaisance
Le spectacle des arts
« Merveille » et « oubliance »
3. Le plaisir esthétique des élites
« Cognoisseurs » et « estrangeté »
Des pratiques genrées ?

V. Regards croisés et changements de focalisation1. Partis pris d’un auteur : quelques remarques sur Michel Pintoin 
2. Regards croisés
Leulinghem, ou la question des sources d’information
Nicopolis, ou la diversité des points de vue
Ardres et le mariage de Richard II et Isabelle de France
3. Expériences partagées et choix d’auteur : l’entrée d’Isabelle de Bavière à Paris

VI. Conclusions

Bibliographie
Index des noms
Index des mots
Légendes et crédits des illustrations
Illustrations

Informations pratiques :

Michele Tomasi, Écrire l’art en France au temps de Charles V et Charles VI (1360-1420). Le témoignage des chroniqueurs, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., 199 p. (Les Études du RILMA , 12). ISBN : 978-2-503-59588-7. Pirx : € 55,00.

Source : Brepols

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Publication – « Other Monasticisms. Studies in the History and Architecture of Religious Communities Outside the Canon, 11th – 15th Centuries », dir. Sheila Bonde et Clark Maines

Monasteries contributed to every aspect of life during the middle ages, from the structures monks built, to land management, craft production to the intellectual and spiritual life of the medieval world. There were more than 300 orders or congregations in existence during the middle ages, yet scholarship considers only a small number of them (notably Cistercians and Cluniacs), and privileges selected sites, such as Mont Saint-Michel, San Francesco in Assisi or Christ Church in Canterbury. This volume considers the history and architecture of other congregations that are essential to a more complete understanding of monasticism in the European middle ages: Augustinians, lesser known Benedictines, Carthusians, Celestines, Clarissans, and Tironensians in France, as well as the Camaldolese and Vallombrosans in Italy.

Sheila Bonde is Christopher Chan and Michelle Ma Professor of the History of Art and Professor of Archaeology at Brown University

Clark Maines is Professor of Art History, Professor of Archaeology and Kenan Professor of the Humanities (Emeritus) at Wesleyan University

Table des matières :

1. Introduction: Other Monasticisms and the Question of Representivity
Sheila Bonde (Brown University) and Clark Maines (Wesleyan University)

2. The French Celestine « network » (ca. 1350-1450): cross-order and lay collaboration in late medieval monastic reform.
Robert Shaw (Independent Scholar)

3. Sainte-Croix-sous-Offémont: An archaeological and architectural perspective on the Celestine order.
Arthur Panier (University of Paris I and Free University of Brussels)

4. The abbey of Tiron in the later middle ages: some observations
Kathleen Thompson (University of Sheffield)

5. La Sainte-Trinité de Tiron in the Context of Eremitism in Western France
Sheila Bonde (Brown University) and Clark Maines (Wesleyan University)

6. The Illumination of the Eye, and the Rhetoric of Sanctity and Contemplative Prayer in the Early to Central Middle Ages.
Susan Wade (Keene State University)

7. The Archdiocese of Reims: Tradition, and Benedictine Reform in the Twelfth Century.
Kyle Killian (Florida State University)

8. Overlapping Space and Temporal Access in the Chartreuse de Champmol.
Laura Chilson-Parks (Brown University)

9. Reconstructing an Order: The Architecture of Isabelle of France’s Abbey at Longchamp.
Erika Kinias (Brown University)

10. Vallombrosan and Camaldolese: Architecture and Identity in Two Italian Reform Orders.
Erik Gustafson, (Washington and Lee University)

11. Augustinian Architecture in France: Aesthetic Restraint within a Regional Frame.
Sheila Bonde (Brown University) and Clark Maines (Wesleyan University)

Informations pratiques :

Other Monasticisms. Studies in the History and Architecture of Religious Communities Outside the Canon, 11th – 15th Centuries, éd. Sheila Bonde, Clark Maines, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., IV–370 p. ISBN : 978-2-503-58784-4. Prix : € 160,00.

Source : Brepols

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Publication – « Erec et Énide », édition bilingue, établie, traduite et annotées par Bénédicte Milland-Bove et Vanessa Obry

La cour du roi Arthur réunit les meilleurs chevaliers autour de sa Table Ronde et de son couple de souverains. Mais comment garantir l’harmonie et la bonne entente parmi des guerriers qui revendiquent tous d’être le meilleur et l’ami de la plus belle ? Plutôt que de se poser en rival du roi, Erec, fils du roi Lac, place la jeune femme qu’il a conquise par sa bravoure dans l’orbe symbolique d’Arthur et de Guenièvre. Mais l’histoire ne s’arrête pas au mariage des deux jeunes gens, et c’est ensemble qu’Erec et Enide découvriront la Joie de la Cour.

Erec et Enide, que Chrétien de Troyes signe fièrement dans son prologue, est à plusieurs titres une œuvre inaugurale. Écrite sans doute vers 1170, elle marque le déploiement romanesque de l’univers arthurien, met au point les techniques du roman d’aventure et prend soin de se distinguer des productions contemporaines pour souligner la subtilité de son écriture.

Le lecteur d’aujourd’hui y retrouvera les éléments de la légende arthurienne qui lui sont devenus familiers mais il pourra également en apprécier la singularité. Même si l’ironie de Chrétien vient parfois appeler à une discrète distance, tout paraît encore possible, dans l’euphorie de disposer un monde riche d’histoires à venir : un mariage qui trouve le bonheur dans la durée, un jardin où le mot « joie » reprend sens, une cour où rois, chevaliers mais aussi artistes et poètes, peuvent trouver leur place, dans la célébration de fêtes qui soudent la communauté.

Informations pratiques :

Erec et Énide, éd. et trad. Bénédicte Milland-Bove, Vanessa Obry, Paris, Honoré Champion, 2022 ; 1 vol., 584 (Champion Classiques du Moyen Âge, 56). ISBN : 978-2-38096-042-6. Prix : € 17,00.

Source : Honoré Champion

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Publication – Johannes Reuchlin, « Les Besicles (Augenspiegel) », édition bilingue sous la direction de Jean-Christophe Saladin

Johannes Reuchlin, humaniste proche de Pic de la Mirandole et d’Érasme, se fait connaître en Europe comme spécialiste incontesté du grec et de l’hébreu.

En 1510, il s’oppose aux dominicains de Cologne qui confisquent les livres des juifs pour les brûler. Il soutient que les juifs sont les concitoyens des chrétiens et que la Kabbale contient les vérités secrètes de la religion. Il obtient gain de cause auprès de l’empereur, mais se voit accusé publiquement d’hérésie.
Il se défend alors en publiant Les Besicles, solide argumentaire juridico-théologique en allemand et en latin, répondant à la question : « Faut-il brûler les livres des juifs ? »

L’ouvrage est immédiatement condamné par la faculté de théologie et brûlé. L’Inquisition de Mayence puis la Sorbonne le condamnent à leur tour. Le nouveau pape Léon X prend sa défense, mais les polémiques de l’« Affaire Reuchlin » se déchaînent pendant dix ans.

Reuchlin sera finalement condamné à Rome en 1520, une semaine après Luther.
Aucun de ces textes n’avait encore été traduit en français.

Table des matières :

Introduction : L’affaire Reuchlin 
(Jean-Christophe Saladin et Yves Grimonprez)
 

Les Besicles (1511) 
Récit de cette affaire 
(Texte allemand traduit par Hélène Feydy)
Recommandation sur la question de savoir s’il faut confisquer, détruire et brûler tous les livres des juifs 
(Texte allemand traduit par Hélène Feydy)
52 arguments que l’on pourrait opposer aux miens, de manière scolastique, avec de courtes résolutions 
(Texte latin traduit par Delphine Viellard)
34 contrevérités de Pfefferkorn 
(Texte allemand traduit par Hélène Feydy)
 

Vie de Reuchlin, de Philipp Melanchthon (1552) 
(Texte latin traduit par Jean-Christophe Saladin, avec la collaboration de Delphine Viellard)


Annexes
La condamnation par la Sorbonne, 3 août 1514 
(Texte latin traduit par Olivier Sers)
Reuchlin vu par les « hommes obscurs » 
(Texte latin traduit par Jean-Christophe Saladin)
La condamnation par Léon X, 23 juin 1520 
(Texte latin traduit par Olivier Sers)

Références des citations et notes techniques 
Repères chronologiques 
Bibliographie 
Index des noms

Informations pratiques :

Johannes Reuchlin, Les Besicles (Augenspiegel), suivi de Vie de Reuchlin, par Philipp Melanchthon, édition bilingue sous la direction de Jean-Christophe Saladin, Paris, Les Belles Lettres, 2022 ; 1 vol., LVI + 450 p. (Miroir des humanistes, 21). ISBN : 978-2-25145-342-2. Prix : € 55,00.

Source : Les Belles Lettres

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