Appel à contribution – À l’épreuve des tempêtes. Institutions et crises : approches historiques

Rennes, 16-17 mars 2023

La crise est omniprésente, au moins dans les discours. Sans tomber dans le catastrophisme, il faut bien constater que la pandémie de Covid-19 a mis à l’épreuve nos contemporains et nombre d’institutions (Bergeron et al. 2020) ; sans doute les défis à venir, ou en tout cas annoncés, les éprouveront davantage. Cela ne peut manquer d’interpeller l’historien·ne. Quelles relations entretiennent les institutions et les crises ? La question doit être posée au regard des expériences des sociétés du passé. Surtout, elle ne peut faire l’économie d’un travail de définition de ces concepts pour le moins vagues. Voici un enjeu essentiel de ce colloque adressé aux jeunes chercheur·e·s, qui n’entend pas proposer un prêt-à-penser, mais suggérer des pistes de réflexion, afin de conférer une vertu heuristique à ces concepts. Nous insistons ici sur l’importance des études empiriques pour fonder le comparatisme : c’est la condition pour atteindre un degré de généralité satisfaisant dans une telle perspective.

Par crise, est entendu le moment de la rupture de la continuité dans un ordre apparemment établi. Le terme est compris dans deux dimensions : une temporalité et une intensité. C’est un moment de bascule, un révélateur des tensions sociales en jeu, qui ne peut être saisi que dans le temps plus long. En grec ancien, le sens médical de la crise renvoyait à ce moment fatidique face à l’alternative : vivre ou mourir. L’acception médicale irrigue encore la conception moderne, qui s’impose à la fin du XVIIIe siècle, avec un infléchissement négatif. Si, au XIXe siècle, la philosophie progressiste lui donna un sens positif, celui d’un temps de transformations, reste que la crise demeure dans ses utilisations contemporaines un repoussoir. Mais, qu’elle soit positive ou négative, la crise est bien le temps des possibles entre un passé révolu et un futur non advenu.

Pour ce qui est de l’institution, une fois écarté un sens anthropologique trop large, où les institutions désignent ce qui fonde la vie sociale (mariage, politesse), nous ne souhaitons pas opposer les approches organisationnelles et institutionnelles. Aussi, en s’inspirant de la relecture des travaux de Maurice Hauriou par l’école dite de Dresde, autour du médiéviste Gert Melville (Hauriou 1925 ; Melville 1992), on prendra ici en considération sous le terme d’institution des mises en ordre symboliques et matérielles ayant atteint un certain degré d’organisation formelle et juridique, lesquelles mettent en œuvre une multitude d’« idées directrices » à même d’orienter l’action des individus, et censées garantir la stabilisation de l’institution. Par idée directrice, est compris un but à atteindre et une manière de l’atteindre, en lien avec un système de valeurs.

La relation entre crise et institution politique est établie. Michel Dobry défend l’idée de dépassement de la rupture portée par la crise pour penser la continuité des institutions et des individus qui la composent (Dobry 1989). L’intérêt du colloque réside tout entier dans la conviction que les institutions masquent un caractère processuel, que rappelle l’étymologie du mot et que les crises peuvent faire ressurgir. Dans cette optique, cinq axes de réflexion sont proposés aux participant·e·s. D’abord, on enquêtera sur les institutions en crise, confrontées à un dérèglement interne. Ensuite, lorsqu’une crise se produit en-dehors de l’institution, comment réagit-elle ? La résolution de la crise peut passer par la création d’une ou plusieurs institutions : la réflexion autour de ces enjeux constitue le troisième axe. Les institutions ne sont pas des monolithes ; elles s’incarnent dans des individus, dans des groupes sociaux, qu’ils soient partie prenante de l’institution ou en relation avec elle. Quels usages sociaux font-ils de la crise ? Enfin, on se questionnera sur l’irruption du passé dans le présent : pour les institutions, quelles luttes se jouent autour des formes et modalités des constructions mémorielles de la crise ?

I. Crise(s) dans l’institution

Renversant la perspective, Peter Von Moos proposa de voir dans la crise l’état normal de fonctionnement d’une institution (Von Moos 2001). Qu’en est-il ? Il est en tous les cas raisonnable de considérer que toute institution rencontre des crises au cours de son histoire. Comment se manifestent-elles ? Il faut d’abord appréhender les crises d’origine interne, provoquées, par exemple, par des dysfonctionnements organisationnels, par la perte de sens des idées directrices, par l’inadaptation de son gouvernement ou par l’imprévu. Circonscrites à l’institution, elles peuvent provoquer des blocages à même d’aggraver la crise initiale. Il conviendra d’identifier les origines possibles des crises internes et ce qui se joue dans leur déclenchement. Sont-elles structurelles, autrement dit, résultent-elles d’une remise en cause d’idées directrices assurant jusqu’alors la stabilité de l’institution ? L’environnement culturel, politique, social et économique peut-il être à l’origine de ce moment de bascule ? De fait, puisqu’il ne peut y avoir qu’intrication de facteurs internes et externes, on cherchera à démêler cet écheveau complexe. La réaction des membres par rapport à la crise qui frappe l’institution mérite une attention particulière. On pourrait distinguer, d’une part, les membres engagés dans la crise, qui ont une responsabilité immédiate dans son déclenchement et son développement, et d’autre part, les membres impliqués par la crise qui, en raison de leur situation ou de leur position dans l’institution, en subissent les effets. Ces deux groupes, qui peuvent en partie se recouper, participent-ils à la résolution de la crise ? La « sortie de crise » s’effectue soit au moyen d’une réforme institutionnelle – pouvant être orchestrée de l’extérieur – en conformité ou non aux anciennes idées directrices, soit par le biais d’une modification des règles du jeu internes. Comment résoudre la crise interne ? A-t-elle justifié la mise en place d’un mécanisme propre d’identification et

de dépassement du problème ? Un obstacle majeur à la résolution de la crise réside parfois dans le fait qu’elle a des répercussions sur les rapports que l’institution entretient avec l’extérieur. L’affaire Dreyfus, au départ une crise interne à l’armée française, se mue en crise politique nationale (Bach 2004 ; Denis-Lagrée-Veillard 1995) : elle résume à elle seule tout l’intérêt de cet axe.

II. Institutions face aux contextes de crise

Que fait la crise à l’institution ? Tout l’enjeu de cet axe repose sur la compréhension des dynamiques à l’œuvre au sein des institutions quand elles se trouvent dans des contextes de dérèglement potentiel d’un ordre supposément établi. Une attention particulière est requise pour saisir ce qu’est le moment de crise, sa temporalité et son niveau d’intensité. Mais quel qu’il soit, le contexte de crise implique la mise à l’épreuve des raisons d’être des institutions, de leur fonctionnement et organisation interne, ainsi que de leur positionnement dans un environnement institutionnel et social marqué par l’imprévisibilité, puisque soumis aux mêmes tensions. Au XVIe siècle, au cœur de la crise religieuse, l’ordre des Frères mineurs capucins subit ainsi le départ de membres cadres vers Genève et ne survit qu’au prix d’une réforme centrée sur l’obéissance, l’oraison et la pauvreté (Camaioni 2018). Il importe donc d’étudier la façon dont s’effectuent la réactualisation des lignes directrices de l’institution, la recomposition politique et sociale de son organisation, son repositionnement dans les champs où elle opère. Qu’on pense aux évolutions organisationnelles et sociales de l’armée aussi bien après Azincourt (Contamine 1972 ; Toureille 2015) que pendant la période révolutionnaire (Bertaud 1979), la crise est ici moteur du changement de l’institution ; il convient de saisir les modalités de cette relation. Toutefois, il est des institutions qui paraissent inchangées au sortir du contexte désigné comme crise. Mais s’il faut admettre qu’un écrit de Confucius change parce qu’il ne change pas dans un univers qui change (Levenson1965; Bourdieu 2012), que fait, dès lors, la crise à l’institution quand elle paraît ne pas l’affecter ? Et, si c’est possible, à quelles conditions l’institution et ses lignes directrices font montre de leur légitimité, voire se renforcent ? Voilà qui ouvre une dernière piste : l’institution qui devient partie prenante des développements de la crise, soit qu’elle en aggrave les dynamiques, soit qu’elle contribue à sa résolution, en rétablissant un équilibre dans un ordre en péril.

III. Instituer pour répondre à la crise

Les institutions peuvent-elles être à leur tour des réponses à la crise ? Il s’agit ici, dans ce troisième axe, d’interroger la manière dont instituer, c’est-à-dire établir une nouvelle institution, apparaît comme une solution pour les sociétés confrontées aux crises. Elle peut être ad hoc et répondre à un objectif précis et temporaire, et néanmoins perdurer ; elle peut aussi être pensée comme permanente. Ainsi, un premier temps doit être consacré aux motivations et enjeux qui entourent la création d’une nouvelle institution afin de pallier la crise, voire d’y remédier. Si l’institution est la réalisation d’une idée directrice, elle s’inscrit dans un contexte précis. D’ailleurs, de nombreux travaux se sont déjà fait l’écho de toute une variété de situations, de l’institution des commissaires d’application des édits de pacification en 1563 et 1570, visant à sortir des guerres civiles (Foa 2014), à la mise en place de la polysynodie par le Régent en 1715-1718 face à la crise politique et économique du début du XVIIIe siècle (Dupilet 2011). Dans ce cadre, les crises peuvent être aussi envisagées comme des « désordres créateurs» d’institutions (Lecuppre-Texier du Mesnil 2014), c’est-à-dire des contextes particulièrement favorables à la redéfinition de manières de faire ou de buts à atteindre. On questionnera aussi la place de cette institution dans son environnement institutionnel et social, en

lien avec les participants au processus d’institution. La question de déterminer qui institue apparaît à ce titre fondamentale. Une attention particulière devra donc être portée aux justifications permettant d’assurer la légitimité de ces nouvelles structures voire leur pérennité, que cette légitimité s’inscrive dans un héritage pratique et symbolique revendiqué ou qu’elle contribue à le redéfinir. Enfin, il convient de se demander si instituer est une nécessité pour sortir de la crise et mesurer les effets de ces nouvelles créations.

IV. Groupes et individus : institutions et usages sociaux de la crise

Selon des modalités et formes d’individuation diverses, chaque société a assigné une place aux individus dans les relations sociales. Quels usages de la crise font ces individus et les groupes d’individus ? Au moins trois angles d’approche semblent possibles. Il s’agit, d’un côté, de se pencher sur la trajectoire des membres au sein de leur institution: ils peuvent tirer bénéfice, intentionnellement ou non, d’une crise interne ou générale, améliorant leur situation. Ils peuvent aussi en pâtir. De l’autre, qu’en est-il de la variété des situations interstitielles, en particulier les trajectoires faites d’allers-retours entre l’institution et l’extérieur ? N’oublions pas, en dernier lieu, les individus extérieurs à l’institution, mais en lien avec celle-ci – tel le contribuable face aux atermoiements de l’institution fiscale (Delalande 2011). La crise peut favoriser l’entrée, ou, au contraire, pousser vers la sortie certains membres ou groupes. Ces parcours individuels ou collectifs infléchissent-ils le fonctionnement, voire les lignes directrices de l’institution ? Contribuent-ils à la résolution de la crise ? Parviennent-ils ensuite à conserver les bénéfices acquis, dont il s’agira de mesurer les effets – délétères ou non – sur le devenir de l’institution ? En outre, l’expérience et les savoirs des groupes et individus, forgés en amont de leur entrée ou de leur sortie de l’institution, sont sujets à des transferts de pratiques qu’il faut interroger. Enfin, il conviendra de saisir les stratégies discursives : une pythie de la crise ne produit-elle pas un discours performatif à même de faire advenir la crise, de l’entretenir ? Le prophète de malheur n’a-t-il pas intérêt au malheur ?

V. Mémoire de l’institution et discursivité de la crise

L’élaboration postérieure d’une narration de la crise et l’organisation de sa mémoire apparaissent comme le champ où dépasser un changement qui fait problème pour le mettre au service d’une stabilité institutionnelle. Elles s’effectuent selon diverses modalités, du rejet de la crise à son incorporation, sans oublier son refoulement. La mémoire, entendue comme « une reconstruction du passé à partir de données empruntées au présent » (Hallbwachs 1925), implique pour une institution un travail historiographique, fait de transmissions et d’oublis. Il s’agira soit de la mémoire d’un moment alors vécu comme une crise par l’institution, ou bien la construction a posteriori d’un moment revêtant les atours de la crise. L’organisation de cette mémoire prend place dans l’institution considérée ou hors d’elle, officiellement ou officieusement. On s’est récemment intéressé à la mémoire des origines dans les institutions monastiques (Caby 2003 ; Josserand-Olivier 2012). Les crises ne constitueraient-elles pas un temps de (re)fondation? Quels sont les mécanismes d’élaboration d’une narration et d’une mémoire de la crise ? Comment les crises sont-elles articulées avec d’autres épisodes dont l’institution entend qu’ils souviennent ? Ainsi, la réforme, en ses sens médiéval et contemporain, est souvent justifiée par l’état de crise d’une institution : pensons aux mouvements d’Observance régulière à la fin du Moyen Âge face à leurs rivaux conventuels (Huijbers 2018). Ceci suppose aussi de réfléchir à la maîtrise des voies d’accès au passé, la maîtrise des sources participant de celle des discours et des savoirs sur la crise : les institutions sont en effet de

grandes pourvoyeuses d’écritures grises et de « paperasse » (Kafka 2013). Citer la crise passée, c’est la mettre en mouvement dans le présent. Qu’il s’agisse, dans le discours, d’un instrument de légitimation, d’une tradition, ou, dans l’action, d’une « référence » comme « tentative d’actualisation d’un passé inachevé » (Moatti 2018), la crise convoquée a des effets dans le présent de l’institution. La mémoire d’une crise ressortit en effet d’enjeux de cohérence collective, voire identitaire. Il s’agira donc de saisir comment entrent en relation les mémoires individuelles et collectives de la crise et comment peut être organisée ou utilisée la remémoration. La capacité à faire usage d’une mémoire de la crise, voire à imposer une mémoire, devra faire l’objet d’une attention particulière – des éléments rejetés du passé lors de sa construction comme mémoire persistent en effet dans « les discordances […] du passé fabriqué » (Geary 1996).

Ce colloque est d’abord ouvert à l’ensemble des jeunes chercheur·e·s en histoire (doctorant·e·s et jeunes docteur·e·s), quelle que soit la période de leurs travaux, mais il reste ouvert aux autres sciences sociales. Les communications devront répondre à quelques-unes des questions soulevées. Une attention particulière sera accordée aux propositions qui lieront travail sur les sources et réflexions sur les concepts. Elles pourront être faites en français ou en anglais.

Les propositions de communication devront être pourvues d’un titre et de 5 mots-clefs, devront les accompagner : un court CV, un résumé de 2000 caractères (au maximum) de la communication, ainsi qu’une courte bibliographie de 5 références. Les propositions seront adressées à : colloque.crises.institutions@gmail.com avant le 30 juin 2022.

Comité d’organisation :

Anthony Hamon (Université Rennes 2, Tempora)
Alexandre Lepesteur (Université Rennes 2, Tempora)
Pierre Meignan (Université Rennes 2, Tempora ; Université Charles de Prague)
Jean-François Morvan (Université Rennes 2, Tempora)

Comité scientifique :

Gaïd Andro (Université de Nantes, Tempora)
Marie-Madeleine de Cevins (Université Rennes 2, Tempora)
Marie Delezenne (Université d’Artois, CREHS)
Jérémie Foa (Université d’Aix-Marseille, TELEMMe)
Chloé Gaboriaux (Sciences Po Lyon, Triangle UMR 5206)
Paulin Ismard (Université d’Aix-Marseille, ANHIMA)
Pierre Karila-Cohen (Université Rennes 2, Tempora)

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Journée d’étude – Les participants de l’ombre de l’expédition de Louis de France en Angleterre

22 avril 2022, en ligne

Programme :

9h45 : introduction

10h : Conférence

Daniel Power (Swansea University): Lord Louis’s expedition and the Anglo-French aristocracy (1204-59)

Thibaut Jouis (Sorbonne Université/CRM) : Le rôle de la noblesse angevine dans l’expédition de Louis

Sean McGlyn (University of Plymouth) : Eustace the Monk as Admiral, 1216-1217

14h30 : Seconde session

Sarah Casano-Skaghammar (Université de Poitiers / CESCM) : Des serviteurs ambitieux : les hommes de Louis de France et l’expédition anglaise de 1215- 1217

Laurence Jean-Marie et Fabien Paquet (Université de Caen/CRAHAM) : Le conflit entre Jean sans Terre et Louis d’après les sources administratives anglaises et françaises

Lien pour rejoindre le workshop

Organisation : Élisa Mantienne (Université de Lorraine / CRULH) Contact : louis-project@hotmail.com

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Publication – Mélanie Dubois-Morestin, « Être entrepreneur au Moyen Âge. Jean Teisseire, artisan cordier d’Avignon »

Qui les entrepreneurs du Moyen Âge étaient-ils et comment géraient-ils leurs affaires ? Ce sont les questions qu’éclaire le livre de raison de Jean Teisseire : cette source inédite du XIVe siècle nous plonge dans la ville d’Avignon au temps des papes et offre une perspective nouvelle dans l’histoire de l’univers mental d’un chef de famille et d’entreprise. Ce document, complété de plusieurs centaines d’actes notariés conservés avec minutie par cet homme, nous entraîne dans la maisonnée et l’ouvroir d’un artisan. L’intimité du quotidien d’une boutique se donne à voir et nous permet de dévoiler ce que les sources médiévales n’offrent que rarement : un homme au travail, construisant son activité et sa fama par l’écrit. Mêlant anthropologie historique et histoire des techniques, cet ouvrage invite ainsi à suivre la carrière et la culture gestionnaire d’un entrepreneur, révélateur de réseaux professionnels et amicaux, à l’échelle d’un quartier, d’une ville, d’une région et même de l’Europe méditerranéenne.

Table des matières :

Avant-propos

Introduction

Chapitre 1. La construction d’une carrière d’artisan et d’entrepreneur

Chapitre 2. Jean Teisseire, un chanvrier-cordier

Chapitre 3. L’entreprise de Jean Teisseire

Chapitre 4. Le cordier et son livre de raison

Chapitre 5. Écrire, classer, lister : un entrepreneur minutieux

Chapitre 6. L’ouvrage d’une vie ? Rapport à l’écrit, rapport au temps

Chapitre 7. Les écritures d’un entrepreneur : entre sphère privée et sphère publique

Chapitre 8. La conservation des écrits : une pratique exceptionnelle ?

Chapitre 9. Épilogue. Écrire pour gérer : gérer des hommes, par le verbe et le chiffre

Conclusion. L’atelier de Jean Teisseire, un espace de relations, l’entreprise d’un homme d’affaires

Annexes

Bibliographie

Informations pratiques :

Mélanie Dubois-Morestin, Être entrepreneur au Moyen Âge. Jean Teisseire, artisan cordier d’Avignon, Villeneuve d’Acsq, Presses universitaires du Septentrion, 2022 (Histoire et civilisations). 404 p., 24 x 16 cm. ISBN : 978-2-7574-3644-8. Prix : 30 euros.

Source : Presses universitaires du Septentrion

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Journée d’étude – Art et philosophie : de la mimésis à l’imago

Institut Catholique de Paris
Faculté des Lettres – Faculté de Philosophie

Emanuele Iezzoni – Faculté de Philosophie
Stavros Lazaris – Faculté des Lettres
Elisabeth Ruchaud – Faculté des Lettres

Date : 13 mai 2022

Selon Platon et Aristote la conception du Beau et de l’Art se dessine sous les termes de mimesis et de reproduction. Si l’art est alors compris comme une imitation de la nature, une reprise de la réalité sensible, son caractère de « copie » rend la production artistique trompeuse en ce qu’elle engendre une expérience esthétique qui éloigne de la réalité et de la vérité. L’émotion esthétique est ainsi un leurre et une illusion dont l’homme doit se méfier.

Au Moyen Age, l’image acquiert une valeur théologique nouvelle, dépassant le cadre néoplatonicien du Beau et qui se dessine autour de la notion d’imago. Le passage des Écritures sur la création de l’Homme « secundum imaginem Dei » (Gn I, 27) s’accompagne d’une importante et riche réflexion exégétique et théologique qui nourrit profondément la création iconographique et esthétique et définit la relation existante entre le Créateur et l’Homme et au-delà entre l’image et son contenu. L’image médiévale devient un medium exégétique et théologique fondée sur l’interaction entre la création visible (matérielle) et l’œuvre divine (immatérielle) par l’emploi des règles d’harmonie, de proportion, de symétrie et de clarté.

Confrontant les approches philosophiques et artistiques, cette journée explorera l’importance des études esthétiques et de la pensée philosophique dans la constitution des normes artistiques de la chrétienté occidentale.

Programme :

9h accueil des participants

9h15 introduction, Stavros Lazaris (ICP-FDL)

9h30-10h45

Elisabeth Ruchaud (ICP-FDL)
« Mimesis ou imago : « l’image synthèse » romane »

Thomas le Gouge (Paris I)
« L’imago dans les traités optiques et la pratique picturale au XIIIe siècle »

10h45-11h pause

11h-12h15

Juliette Bourdier (université de Charleston)
« Mimesis de la méditation, mise-en-abyme dans l’iconographie médiévale »

Elise Vernerey (CESCM Poitiers, DRAC de Poitiers)
« De l’imitation à la distanciation. Une place nouvelle faite au regard dans la sculpture monumentale du XIIe siècle »

12h30-14h déjeuner

14h-15h15

Isabelle Raviolo (ICP-FDP)
« L’image inimaginable, une lecture eckhartienne des fresques de Fra Angelico »

Caroline Simonet (Université de Caen Normandie, CRAHAM)
« Le portrait sigillaire : imago et interdits au Moyen Age »

15h15-15h30 pause

15h30-16h45

Emanuele Iezzoni (ICP-FDP)
« La « chanson des visions » de Pétrarque (RVF CCCXXIII) : du symbole de l’imiatio imaginis à la représentation de la mutatio vitae »

Vincent Debiais (EHESS-CNRS)
« L’imago sans la mimesis : abstraction et dissemblance »

16h45 : Conclusions


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Publication – Fernand Peloux, « Les premiers évêques du Languedoc. Une mémoire hagiographique médiévale »

Saturnin de Toulouse, Paul de Narbonne, Amans de Rodez, Aphrodise de Béziers, Privat de Mende, etc. Qui sont ces saints dont le souvenir marque encore aujourd’hui les villes dont on dit qu’ils furent les premiers évangélisateurs ? En retournant systématiquement aux plus anciens manuscrits qui portent leurs légendes, ce livre entend comprendre la fonction sociale de ces saints anciens et les motivations des hagiographes qui mirent par écrit leur vie, leurs souffrances et leurs miracles. L’ouvrage montre comment, pendant mille ans, s’est formée une mémoire des premiers temps chrétiens dans les cités du Languedoc. Appuyée sur des lieux de culte et aux mains des puissants, cette mémoire hagiographique a été sans cesse utilisée pour servir le présent. En déconstruire les modalités dans la longue durée permet de mieux comprendre les spécificités du culte des saints locaux et de la littérature hagiographique, et contribue également à revisiter une partie de l’histoire médiévale de l’Occitanie.

Table des matières :

TABLE DES MATIÈRES

Remerciements

Introduction

PARTIE 1 – AMARRER L’ESPACE LOCAL à L’HISTOIRE CHRÉTIENNE (Ve-IXe SIÈCLE)

Chapitre Premier. Premières traces datées d’une mémoire des saints évêques du Langedoc (Ve-VIe siècle)

  1. Au Ve siècle, Prudence et Sidoine Apollinaire témoins du culte de deux figures fondatrices
  2. Césaire d’Arles et la naissance des légendes apostoliques en Gaule
  3. Grégoire de Tours et la mémoire des saints évêques méridionaux
  4. Un poète mondain et l’hagiographie méridionale : les saints du Midi chez Venance Fortunat
  5. Le martyrologe pseudo-hyéronymien et la mémoire liturgique des saints évêques du Languedoc

Conclusion. Les premiers saints évêques du Languedoc entre mémoire universelle et mémoire locale

Chapitre II. L’écriture d’une mémoire des origines chrétiennes dans le Languedoc de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge

  1. Saturnin et l’établissement d’une mémoire martyriale à Toulouse
  2. Écriture hagiographique et transformations territoriales de l’Antiquité au Moyen Âge
  3. Fonder le christianisme à Rodez : la Vie de saint Amans (BHL 351 et 351a)

Conclusion. Fonder et refonder le christianisme local

Chapitre III. Des Wisigoths aux Francs, fixer une mémoire des temps troublés

  1. Un saint ancien, présent par ses reliques dans une ville en conflit: Amans et ses miracles (BHL 352)
  2. La Vie de saint Dalmas de Rodez : pacifier le passé proche ?
  3. Entre mémoire monastique et franque, la Vie d’Hilaire de Gévaudan

Conclusion. Après la guerre, l’hagiographie ? La fonction pacificatrice des récits du Sud du Massif central

Conclusion

PARTIE II. ANCRER L’HISTOIRE CHRÉTIENNE DANS L’ESPACE LOCAL (IXe-XIe SIÈCLE)

Chapitre IV. Des mémoires recomposées dans des espaces en construction (IXe-XIe siècle)

  1. Construire le doicèse : les Vies des saints évêques d’Uzès
  2. Dans le sillage de Saturnin. La fabrication de saint Exupère et la construction de l’Église toulousaine

Conclusion. Utiliser les fragments du passé pour poursuivre l’écriture hagiographique de la cité (IXe – XIe siècle)

Chapitre V. Enraciner les saints évêques dans l’histoire (IXe – XIIIe siècle)

  1. La (re)naissance de l’apostolicité
  2. « Remembering Kings past » : enjeux et réalités du souvenir de la royauté franque au Moyen Âge

Conclusion. Au Moyen Âge central, un passé hagiographique pour des saints au présent

Chapitre VI. Mémoire disputée, mémoire partagée. Les saints évêques au coeur de l’histoire de la cité (XIIIe- XIVe siècle)

  1. Topographie mémorielle et exploration hagiographique dans les villes doubles du Languedoc
  2. L’approfondissement du passé chrétien de Narbonne
  3. La mémoire hagiographique au tribunal. Les enjeux mémoriels et juridiques de l’installation du christianisme en Gévaudan (XIIIe-XVe siècle)

Conclusion. Le grand siècle de la mémoire hagiographique médiévale dans le Midi

Conclusion

CONCLUSION GÉNÉRALE

Annexes

Bibliographie

Index

Figures

Généalogies

Tableaux

Informations pratiques :

Fernand Peloux, Les premiers évêques du Languedoc. Une mémoire hagiographique médiévale, Genève, Droz, 2022 (Hautes Etudes médiévales et modernes, 115). 616 pages. ISBN : 978-2-600-05752-3.

Source : Droz

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Colloque – Preaching and Gender

23rd Symposium
University of St. Thomas, St. Paul MN, USA
From Jul 15 to Jul 19, 2022

Programme :

Draft Schedule (as of 11 April 2022)
As much of the Symposium as possible will also be accessible via Zoom

Friday 15 July 2022

3:00 University of St. Thomas: Arrivals, registration, rooms available, etc. 5:30 Welcome, walking tour of campus
6:30 Dinner
7:30 Drinks and desserts

Saturday 16 July 2022

7:30 Breakfast
9:00 Keynote 1: Bernard McGinn – Bernard of Clairvaux and Meister Eckhart Preach Mary 10:00 Coffee

10:30 Workshop: Contemporary Gender Theory: Implications for Medieval Sermon Studies Christine Cooper-Rompato and Barbara Zimbalist, co-chairs
• An article or two will be distributed for reading ahead of time

12:00 Lunch

1:30 Session 1: Windows onto Gendering Identities in Late Medieval Preaching?
• Laura Gaffuri – Models for Women in Late Medieval Preaching: The Italian

Historiographical Perspective

3:00 Coffee

3:30 Session 2: Franciscan Methods of Evangelization

  • Darleen Pryds – Preaching Without Notes: Franciscan Evangelization
  • Helmut Flachenecker – From Lectio Divina to Preaching the Word of Christ: The Images of Femininity in the ‘Sunday Sermons’ of St. Bonaventure
  • Edward J. Sutcliffe – Exemplo virtutis: Preaching and Clerical Masculinity in Tommaso da Pavia’s Dialogus de gestis sanctorum fratrum minorum

5:00 Poster Session with coffee and cookies

  • Linda Gale Jones – ‘The Provisions of the Popular Hortatory Preacher (Zad al-wa‘iẓ)’: A New Source for the Study of Non-Liturgical Islamic Preaching in Christian-Ruled Spain
  • Pietro Delcorno – Database of Lenten Sermons
  • Christine Cooper-Rompato – The Book of Tobit in Middle English Sermons: Sarah, Her Eight Husbands, and the Sin of Lust
  • Steven J. McMichael – Roberto da Lecce on Mary Magdalene
  • Lidia Grzybowska – Marriage Counselling in the Sermons of Mikołaj of Błonie (c. 1400–pre 1448)

7:00 Dinner

Sunday, 17 July 2022

7:30 Breakfast

8:30 Mass and opportunities for other worship activities

9:30 Session 3: Vernacular Preaching for Women I

  • Beata Spieralska – Gendered Language and Translation: The Case of Maurice de Sully’s Sermons
  • Hans-Jochen Schiewer – Male Virginity, Female Identity: The Discourse in Early Dominican Sermons for Nuns
  • Beth Allison Barr – Preaching for Women? Applying Eliana Corbari’s Vernacular Theology to Middle English Sermons 11:00 Coffee

11:30 Session 4: Vernacular Preaching for Women II

  • Merith Wüthrich – An Exhortatory Sermon for Observant Dominican Nuns: Geiler von Kaysersberg’s Sendtbrieff to the Penitents of St. Mary Magdalene at Freiburg im Breisgau
  • Constanze Albers – The Premonstratensians and the Virgins
  • Katherine Goodwin – Preaching Reform, Printing Continuity: Women and the Reformation in Early Modern Strasbourg

1:00 Lunch

2:00 Session 5: Preaching Biblical Women

  • Nirit Ben-Aryeh Debby – Queen Esther and Judith in Italian Sermons, Drama and Art
  • Giuseppe Paternicò – ‘Lacrimis lavit maculas criminis’: Mary Magdalen, Gender and Indirect Preaching in the Sermons of Federico Visconti, Archbishop of Pisa (1253– 1277)
  • Olga Kalashnikova – A Chameleon Female Saint: Mary Magdalene’s Rhetorical functionale in Bohemian Good Friday Sermons from the Fourteenth Century

3:30 Coffee

6:00 Departure for Lake Minnetonka 7:00 Dinner Cruise on the Lake

Monday, 18 July 2022

7:00 Breakfast

8:00 Departure for Hill Museum and Manuscript Library

10:00 Presentation by Dr. Matthew Heintzelman on HMML’s work and rare book collection

11:00 Coffee

11: 30 Keynote 2: Carolyn Muessig, Challenging Boundaries: The Private and Public Discourse of Medieval and Early Modern Female Preachers

12:30 Lunch at St. John’s University

1:30 Session 6: Problematic Sexuality

  • W. Fiona Chen – Subversion of Female Martyrs’ Bravery in Augustine’s Sermons on the Passion of Perpetua and Felicitas
  • Alexander Marx – Adultery and Crusade Preaching in the Shadow of 1187: A Case Study of Martin of León
  • Zuzana Čermáková Lukšová – Mates of Priests in the Archdiocese of Prague at the Turn of the Fourteenth and Fifteenth Centuries in Narrative and Administrative Sources

3:00 Coffee
3:30 St. John’s Bible/Liturgical Press
5:00 Depart for University of St. Thomas
Evening and Dinner on your own
Optional Beer Excursion (Surly Brewing Co. in Minneapolis)

Tuesday, 19 July 2022

7:30 Breakfast
9:00 Business Meeting

• Information will be distributed ahead of time 10:30 Coffee

11:00 Session 7: Author, Preacher, and Mystic: The Varied Roles of Women in Late Medieval Preaching

• Patricia Stoop – Women’s Authorial Roles in Sermon Writing in the Late Medieval Low Countries

Deborah Stoudt – The Impact of Preaching and Lack Thereof on the Writings of Medieval German Women Mystics

Pablo Garcia Acosta – The Order of the Visionary Sermon: The Liturgical Preaching of the Abbess Juana de la Cruz (1481-1534)

2:00 Round Table: Preaching and Gender: Method, Approach and Sources Conveners: Christine Cooper-Rompato, Anne Thayer

• Summary discussion of themes raised by the conference

Main organizer: Steven McMichael (University of St. Thomas, Minnesota)

Organizing committee:
Christine Cooper-Rompato (Utah State University)
Laura Gaffuri (Università degli Studi di Torino)
Timothy J. Johnson (Flagler College)
Hans-Jochen Schiewer (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg) Patricia Stoop (Universiteit Antwerpen)
Anne T. Thayer (Lancaster Theological Seminary)

Source : IMSSS

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Publication – « Les historiographies des mondes normands, XVIIe-XXIe siècle : construction, influence, évolution », dir. Pierre Bauduin et Edoardo D’Angelo

L’ouvrage examine les modèles historiographiques élaborés pour l’étude des mondes normands médiévaux, c’est-à-dire les grilles d’interprétation du passé qui orientent durablement notre lecture et notre compréhension des faits historiques dans chacun des pays ou régions concernés par l’expansion des Normands. Il aborde les constructions historiographiques élaborées depuis le XVIIe siècle, en voyant la place des « Normands » dans le « roman national » de différents pays et leur influence sur notre connaissance de l’histoire des mondes normands.

Le livre porte ainsi sur la construction de l’histoire des Normands, ainsi que sur les mythes et représentations qu’elle a suscités en ouvrant des comparaisons entre les pays concernés par l’expansion des Normands. L’historiographie juridique du XVIIIe siècle et l’œuvre, les méthodes de travail, les points de vue ou l’influence de quelques-uns des historiens qui ont marqué l’histoire des mondes normands depuis le XIXe siècle sont ainsi reconsidérés. L’ouvrage traite des différentes manières d’écrire l’histoire des Normands, en Normandie, en Angleterre, en Italie méridionale, en Norvège, de manière globale ou en partant de sources, d’objets, de figures, d’épisodes particuliers (la conquête de l’Angleterre, le recouvrement de la Normandie par Philippe Auguste, les croisades, la rencontre de Sigurðr Jórsalafari avec Roger II de Sicile). La transmission de l’histoire des Normands par le biais du cinéma ou de la bande dessinée est également abordée, ainsi que les interrogations relatives à la construction de l’État, aux discussions concernant les recherches toponymiques ou les études génétiques. L’ouvrage permet de relever les influences diverses des nationalismes ou des régionalismes, leur remise en question, les différents niveaux de lecture possibles, l’affirmation de questions récentes (diaspora, identités, transferts culturels, perspectives européennes).

Informations pratiques :

Pierre Bauduin et Edoardo D’Angelo (éd.), Les historiographies des mondes normands, xviie-xxie siècle : construction, influence, évolution. Actes du colloque d’Ariano Irpino (9-10 mai 2016), Caen et Ariano Irpino, Presses universitaires de Caen et Centro Europeo di Studi Normanni, 2022.

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Colloque – De Liège à Strasbourg. Recherches récentes sur la région frontalière franco-allemande au Moyen Âge central et à la fin du Moyen Âge (XIe-XVIe siècles)

28.04. – 29.04.2022

La région frontalière entre le royaume de France et le Saint Empire représentait au Moyen Âge central et à la fin du Moyen Âge un espace dynamique, aussi bien sur le plan de la politique territoriale, que d’un point de vue économique, religieux, social et culturel. Les recherches en histoire sur cet espace requièrent donc toujours un travail transfrontalier. Le but du colloque est de fournir à de jeunes médiévistes en début de carrière une plateforme où présenter leurs projets de recherche actuels devant un public intéressé avec lequel ils et elles pourront discuter. Il s’agit également de nouer de nouveaux contacts à travers un échange dépassant les frontières et les barrières linguistiques. Le colloque destiné aux jeunes chercheur·ses se tiendra à l’Université de Trèves, située au cœur de la « Grande Région ».

Le colloque s’adresse aussi bien aux historien·nes qu’aux chercheur·ses travaillant de manière interdisciplinaire dans des disciplines apparentées. Les communications et les discussions se feront en allemand, français et anglais. Toute personne désireuse d’assister au colloque est priée de s’inscrire jusqu’au 25 avril 2022 par courriel (christa.birkel@hhu.de). Veuillez respecter les règles sanitaires liées à la COVID-19 en vigueur à l’Université de Trèves.

Programme

Jeudi, 28.04.2022 :

à partir de 09:00 : arrivée et rencontre

09:30–09:45 mots de bienvenue

Keynote

modération : Christa Birkel (Düsseldorf)

09:45–10:30 Michel Pauly (Luxembourg)

Vom Nutzen einer metanationalen Perspektive in der Regionalgeschichte am Beispiel des Saar-Lor-Lux-Wallonien-Raumes

10:30–10:45 pause café

Session 1

modération : Maike Schmidt (Leipzig)

10:45–11.30 Maria Dötsch (Trèves)

Von Koblenz nach Jerusalem. Peter Fasbenders Pilgerfahrt und ihr Nachwirken in Buch und Stadt

11:30–12:15 Antoine Lazzari (Luxembourg)

« En temps de guerre, plusieurs sont souvent inventifs de ballades, farces, rondeaulx, chansons, dictum et virelay » : guerre et poésie à Metz du XIVe au XVIe siècle

12:15–13:00 Hanna Schäfer (Trèves)

Jean Aubrion und der Italienfeldzug Karls VIII. (Nicht nur) Eine Studie zur Verbreitungsgeschwindigkeit früher französischer Flugschriften

13:00–14:00 pause déjeuner

Session 2

modération : Bastien Dubuisson (Luxembourg/Namur)

14:00–14:45 Robin Moens (Aix-la-Chapelle)

Le pape comme « protecteur des opprimés » dans les villes épiscopales de Liège et Metz (fin XIe – début XIIIe siècle)

14:45–15:30 Scott Kutting (Luxembourg)

Die Papstappellation im spätmittelalterlichen Bistum Trier. Der Streit zwischen dem Trierer Erzbischof Heinrich II. von Finstingen und dem Abt Dietrich von St. Eucharius-St. Matthias in Trier (1259-1272)

15:30– 15:45 pause café

Session 3

modération : Hanna Schäfer (Trèves)

15:45–16:30 Karl Solchenbach (Luxembourg)

Die Großregion SaarLorLux auf Landkarten des 15. Jahrhunderts

16:30–17:15 Maike Schmidt (Leipzig)

Wer beherrscht den Fluss? Lothringische Wasserbauexperten an und auf der Saar um 1600

17:15–18:00 Christa Birkel (Düsseldorf)

Herrschafts(t)räume. Pfandherrschaft im spätmittelalterlichen Herzogtum Luxemburg in Theorie und Praxis

18:00–19:30 promenade en ville

19:30 dîner

Vendredi, 29.04.2022:

Session 4

modération : Antoine Lazzari (Luxembourg)

09:00–09:45 Amélie Marineau-Pelletier (Paris)

Mutations ou déclin ? Le système des Paraiges au prisme de leurs pratiques matrimoniales chez les chroniqueurs messins (XVe-XVIe siècles)

09:45–10:30 Hippolyte Souvay (Paris)

Les artisans du pouvoir. Pratiques de l’exercice et de la représentation politique : l’échevinage strasbourgeois à la fin du Moyen Âge

10:30–11:15 Eva Cersovsky (Cologne)

Bruderschaften, Krankenfürsorge und Geschlecht. Straßburger Beispiele aus dem 15. Jahrhundert

11:15–11:30 pause café

Session 5

modération : Christa Birkel (Düsseldorf)

11:30–12:15 Marieke Neuburg (Düsseldorf)

Macht und Strafgewalt der Äbtissin im Frühmittelalter – Projektskizze und Werkstattbericht

12:15–13:00 Bastien Dubuisson (Luxembourg/Namur)

Das lateinische Homiliar-Legendar des Dominikanerinnenklosters Marienthal (Bruxelles KBR, Hs. 831-34)

Conclusions

13:00–13:30 discussions, mots de fin

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Publication – « Woven into the Urban Fabric. Cloth Manufacture and Economic Development in the Flemish West-Quarter (1300-1600) », dir. Jim van der Meulen

Woven into the urban fabric is a regional study about economic development in the late medieval Low Countries that offers novel insights and conclusions pertinent to all economic historians of pre-industrial Europe through its innovative combination of widely diverse source materials and state-of-the-art analytical frameworks.

This regional study focuses on the socio-economic development of the so-called West-Quarter of the county of Flanders during the period 1300-1600. Through the expansion of potent textile industries in the countryside from the fourteenth century onwards, this region gradually attained distinctly ‘urban’ characteristics in terms of production scale, specialisation, product quality, and the aim for external markets. By the middle of the sixteenth century the West-Quarter had even become one of Flanders’s main production regions of woolen cloth. This book assesses how and why this economic expansion took place, why it happened at that particular moment, and why in this region. The broader aims of the research are twofold: first, to offer a contribution to the debate on Europe’s transition from a ‘feudal’ to a ‘capitalist’ or market economy by looking at the influence of specific social structures and institutional frameworks on the economic development of pre-industrial societies. Secondly, this book contributes to the debate about the divide between town and countryside in pre-industrial Europe, combining the outlooks and methods of both urban and rural historians in order to qualify this supposed dichotomy.

Jim van der Meulen obtained his PhD-degree from the University of Antwerp in the fall of 2017. Currently he is affiliated with Ghent University as a post-doctoral researcher in a team-project, financed by the ERC, about late medieval lordship in Europe. His research interests stretch from the socio-economic development of late medieval society to political elites and state formation in the same period, with a regional specialization in the Low Countries.

Informations pratiques :

Woven into the Urban Fabric. Cloth Manufacture and Economic Development in the Flemish West-Quarter (1300-1600), dir. Jim van der Meulen, Turnhout, Brepols, 2022 (Studies in European Urban History, 54). 251 p., 15 b/w ill., 13 b/w tables, 178 x 254 mm. ISBN: 978-2-503-59455-2. Prix : 84 euros.

Source : Brepols

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Offre d’emploi – ATER « Linguistique diachronique et romane » (Université de Strasbourg)

L’Université de Strasbourg lance une première campagne d’appels à candidature pour l’exercice des fonctions d’Attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER) au titre de l’année universitaire 2022-2023, en vue d’une prise de fonctions au 1er septembre 2022 ou au 1er octobre 2022 selon les besoins de l’établissement. Les appels à candidature sont publiés sur l’application ministérielle ALTAIR.

Présentation

Les ATER sont régis par le décret n° 88-654 du 7 mai 1988 modifié relatif au recrutement d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche dans les établissements publics d’enseignement supérieur.

Etre ATER permet de préparer une thèse ou de se présenter aux concours de recrutement de l’enseignement supérieur tout en enseignant en qualité d’agent contractuel.

Les ATER à temps complet assurent un service d’enseignement annuel de 128 heures de cours ou de 192 heures de travaux dirigés ou de 288 heures de travaux pratiques (ou toute autre combinaison équivalente).

Il est possible d’exercer les fonctions d’ATER à temps partiel. Cependant, le service d’enseignement ne peut être inférieur à 64 heures de cours, 96 heures de travaux dirigés ou 144 heures de travaux pratiques par an (ou toute autre combinaison équivalente).

Les ATER assurent également les tâches liées à leur activité d’enseignement (contrôle des connaissances, examens, encadrement des étudiants) sans rémunération complémentaire ou décharge horaire.

Aucune charge d’enseignement complémentaire ne peut leur être confiée.

Rémunération à temps complet : indice brut 513 (INM 441)                                                                                             

Rémunération à temps partiel : indice brut 327 (INM 315)

Conditions pour devenir ATER

Vous pouvez être candidat sur un poste d’ATER si vous êtes :

  • Soit fonctionnaire titulaire ou stagiaire de catégorie A et inscrit en vue de la préparation du doctorat ou d’une habilitation à diriger des recherches ou déjà titulaire de l’un de ces deux diplômes et si vous vous engagez à vous présenter à un concours de recrutement de l’enseignement supérieur. La durée du contrat est d’au maximum trois ans avec une possibilité de renouvellement d’un an maximum.
  • Soit étudiant, y compris doctorant-contractuel, sur le point d’achever votre doctorat et si votre directeur de thèse atteste que vous pouvez soutenir votre thèse dans un délai d’un an. La durée du contrat est d’un an avec une possibilité de renouvellement d’un an maximum.
  • Soit en tant que titulaire d’un doctorat ou d’une habilitation à diriger des recherches si vous vous engagez à vous présenter à un concours de recrutement de l’enseignement supérieur. La durée du contrat est d’un an avec une possibilité de renouvellement d’un an maximum.
  • Soit enseignant ou chercheur de nationalité étrangère ayant exercé des fonctions d’enseignement ou de recherche dans un établissement étranger d’enseignement supérieur ou de recherche pendant au moins deux ans, titulaire d’un doctorat ou d’un titre ou diplôme étranger admis en dispense du doctorat par le conseil académique de l’établissement. La dispense n’est accordée que pour l’année et le recrutement au titre duquel la candidature est présentée. La durée du contrat est de trois ans avec une possibilité de renouvellement d’un an maximum.

Liste des appels à candidatures pour l’Université de Strasbourg

Accéder à la liste des appels à candidatures (campagne 1) pour l’Université de Strasbourg

Pour postuler à cette deuxième campagne

1. Inscription IMPERATIVE avant le vendredi 22 avril 2022 à 16h00 (heure de Paris) sur l’application ALTAIR du portail ministériel Galaxie :

https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/candidats.html

2. Envoi IMPERATIF du dossier de candidature par mail au plus tard le vendredi 22 avril à minuit, à l’adresse suivante : drh-recrut-ens@unistra.fr avec pour objet l’intitulé Candidature_ATER__[numéro d’appel à candidature]_[ [votre nom]_[initiale prénom].

⚠ Dans l’impossibilité matérielle de transmettre votre candidature par voie électronique, prière de contacter immédiatement Audrey Stey à l’adresse audrey.stey@unistra.fr 

Le dossier de candidature doit nécessairement comprendre les pièces suivantes, sous peine d’irrecevabilité :

– le formulaire de candidature imprimé depuis ALTAIR,

– l’annexe 1 « situation professionnelle actuelle »,

– un curriculum vitae,

–  les documents téléchargés sur ALTAIR dans « gestion des documents » selon le profil du candidat (exemple : attestation du directeur de thèse et/ou engagement au concours etc.),

–  les pièces justificatives (exemple : la pièce d’identité, le passeport, la carte de séjour etc.).

Vos interlocuteurs

Direction des ressources humaines

Département de la gestion et du développement des compétences

Bureau du recrutement des personnels enseignants

► Audrey Stey – Responsable

Tél. : 03.68.85.55.40

Courriel : audrey.stey@unistra.fr

► Sona Pashaeva – Gestionnaire de recrutement enseignants

Tél. : 03.68.85.08.54

Courriel : spashaeva@unistra.fr

Pour plus de détails :

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid23097/devenir-attache-temporaire-enseignement-recherche-r.html#Conditions_pour%20devenir%20A.T.E.R

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