What did it mean to pray and to meditate with and through images in the late Middle Ages? In this lecture dedicated to early Netherlandish paintings, Professor Ingrid Falque will explore several artworks in which devotees (both lay and religious persons) are depicted in prayer:
By studying the visual strategies of these paintings alongside contemporary spiritual texts of the Low Countries, I will bring to light the strong convergences between late medieval pictorial and textual conventions related to spiritual progression. More precisely, in the first part of the lecture, I will try to demonstrate that the structuring of the pictorial space in paintings with devotional portraits leads to a complex interplay of differentiation, gradation or fusion between the sacred and secular zones and figures of the composition, a fact that is usually underestimated by art historians. In addition, I propose to explore some paintings with portraits of Carthusians monks in order to investigate the role of the cell as the solitary locus of Carthusian image-based meditative practices during the late Middle Ages. The Carthusians conceived the cell as a solitary but also a secret place, the only one in which they can achieve their purpose on life, that is contemplation of God. In order to facilitate their meditative practices, they could use devotional images. After focusing on Carthusian texts dealing with the importance of the cell in Carthusian spirituality, I consider the use and function of such images by Carthusian monks in their cells, in order to show that they can be seen as images of the monks’ soul ‘metaphorised’ into a cloister wherein they experience mystical union with God.
About the speaker:
Ingrid Falque is a Research associate (chercheuse qualifiée) of the Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS, Belgium) and Professor of history of medieval art at the Université catholique de Louvain. She is also co-director of the Centre for Early Modern Cultural Analysis (GEMCA, UClouvain) and member of the Royal Academy of Archaeology of Belgium. Her research focuses on the history, theories and practices of images, the relationships between art and spirituality and the attitudes towards devotional imagery and visual experience in Northern Europe during the late Middle Ages. She published several articles and edited volumes on these topics. Most recently, she published an article on the relationship between images and mysticism in the manuscripts of the Utrecht charterhouse (in « Mystic unterwegs », edited by B. Nemes) . Her book Devotional Portraiture and Spiritual Experience in Early Netherlandish Painting was published by Brill in 2019.
« Blasphème » Séminaire de Questes 16 décembre 2022, 27 janvier et 17 février 2023
Dans le Roman de Renart, le goupil transforme une série de pets en un rosaire scatologique : « “Cis premiers, dist il, soit mon père ! /Et li autres soit por me mere /Et li tiers por mes bienfaiteurs /Et por trestous mes anciseeurs, /Et li quars soit por les gelines1” » – et la liste de s’allonger ainsi sur une dizaine de vers, avant que le personnage ne finisse tout simplement, à la fin de l’épisode, par dévorer son confesseur… Cette scène, particulièrement subversive vis-à-vis de la foi et de la religion, confère-t-elle au texte un caractère blasphématoire ? Si en 1997 Évelyne Birge-Vitz s’interrogeait sur ce point2, force est de constater que, du Roman de Renart à Dante en passant par Chaucer3, la question des énoncés ou des représentations irrévérencieuses à l’égard de l’Église et de ses officiants, de la divinité ou des pratiques religieuses continue de mériter d’être posée.
Pour autant, le blasphème ne relève pas seulement des études littéraires. De la classification et codification des « éléments de jurologie4 » à l’analyse pragmatique de l’« effet injure5 » ; de l’exploration méthodologique et théorique des degrés de gravité dans les imputations de blasphèmes dans la vie publique6 à l’analyse du dispositif de jugement spécifique de telles affaires7 ; de la réalisation d’audacieux travaux de synthèse à la production d’études plus circonstanciées dans l’espace et dans le temps8, le blasphème, enfin sorti des dictionnaires de théologie9, se révèle aussi, et peut-être surtout, un objet d’étude particulièrement prisé par les linguistes10, les anthropologues et les historiens du droit11 et des religions12.
La diversité des travaux et la pluralité de leurs perspectives prouvent que le blasphème constitue un objet à « forte vertu mobilisatrice » et à « contenu notionnel équivoque13 ». Malgré un certain consensus établi autour de la notion de transgression de normes gravitant autour du sacré et d’une interrogation autour du licite et de l’interdit, les définitions du blasphème varie en fonction des lieux et des périodes : prononcer le nom de Dieu ou l’invoquer en vain ; affirmer quelque chose de faux sur la divinité, l’insulter ou l’outrager, ainsi que ses représentants ; proférer dans un mouvement de colère un juron etc. La délimitation sémantique du mot blasphème n’est d’ailleurs elle-même pas stable vis-à-vis d’autres vocables que l’on juge souvent comme voisins (hérésie, apostasie, mécréance, idolâtrie, sacrilège etc.). Aux XIIe et XIIIe siècles, une période où les classifications structurées des « péchés de la langue14 » se multiplient, deux grandes conceptions du blasphème circulaient. L’une, ancrée dans la tradition augustinienne, met l’accent sur la dimension mensongère du discours et son caractère de fausseté ; l’autre, qui remonte à Haymon d’Auxerre, insiste sur la modélisation linguistique de l’insulte adressée à Dieu. Pierre de Lombard et Raoul Ardent s’inscrivent dans la première perspective lorsque Guillaume Peyraut privilégie la seconde15. Le blasphème a donc évolué dans ses significations comme dans ses pratiques, sa valeur ou encore sa portée au cours des siècles et selon les domaines depuis lesquels il est envisagé.
Tenir compte de l’« éclatement de la notion16 » s’avère primordial. En effet, selon l’angle abordé dans les études, la notion de blasphème prendra donc une forme différente, pouvant elle-même s’avérer blasphématoire ou non selon la norme imposée. Aussi, dans le but de rendre compte d’une définition aussi développée que possible, est-il judicieux d’analyser le blasphème comme un objet d’étude interdisciplinaire, intéressant l’histoire, le droit, la littérature, la linguistique, l’histoire de l’art etc.
Ce séminaire, qui propose globalement d’interroger les marges et la notion de frontière(s) (entre le licite et l’illicite, entre certains comportements et ce qui autorisé, préconisé ou banni par les croyances « officielles » etc.), s’intéressera aux réactions des acteurs dans leurs productions multiples (langagières, littéraires, épigraphiques, iconographiques etc.) face à l’imposition d’une norme institutionnelle (religieuse, juridique, politique etc.) – confrontation, transgression, contournement, acceptation, rejet… – et à leur réception par l’institution en question.
Les communications devront prendre en compte la diversité des pratiques comme celle des domaines qui peuvent entrer en jeux (ceux-ci ne sont pas simplement religieux, mais aussi juridiques, politiques, artistiques et littéraires) ; la multiplicité des périodes historiques (le blasphème ne connaît ni la même définition ni la même portée entre le Haut Moyen Âge, le Moyen Âge central et le Bas Moyen Âge ou l’époque moderne) ; la pluralité des traditions (savantes et « populaire » notamment, théologique et juridique etc.). Elles pourront respecter l’historicité de l’objet (en adoptant les catégories et les définitions médiévales) ou choisir de conserver une définition large et extensible du blasphème: interroger les textes ou l’iconographie médiévale à l’aune de la définition moderne de blasphème comme parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou tout ce qui est considéré comme sacré ; interroger les mouvements religieux que le centre conçoit comme hérétiques (cathares, albigeois, réformistes etc.) et qui considèrent eux-mêmes la norme dictée par l’institution comme « blasphématoire » ; interroger l’attitude des mystiques, des visionnaires ou des humanistes de la fin de l’époque médiévale… Outre l’étude de la dimension verbale du blasphème, on pourra donc englober celle d’un ensemble hétérogène de comportements jugés répréhensibles ou encore de croyances considérées comme déviantes.
Axes de réflexion possibles
– L’indétermination sémantique et la variété lexicale en fonction des langues : enjeu(x) et conséquence(s) d’une désignation. – La diversité des pratiques : énoncés et discours; représentations littéraires et iconographiques ; comportements connexes (sacrilège, hérésie, idolâtrie etc. : une étude depuis un prisme intérieur comme extérieur des normes centrales est possible).
– L’intentionnalité (de l’œuvre, des auteurs, des lecteurs) : les effets visés/produits (en quoi le blasphème peut-il par exemple être un ressort puissamment comique, parodique, satirique ?) – L’évolution des pratiques : possibilité d’une étude transnationale (toutefois limitée à l’Occident médiéval) ou transhistorique (du Haut Moyen Âge au XVIe siècle).
– Le processus de conversion, où le blasphème, appréhendé différemment dans ce contexte, est accepté dans le comportement des néophytes ou des païens. – Le soutien et l’opposition aux mystiques et/ou aux personnes critiquant les attitudes de la papauté des XIVe au XVIe siècles. En fonction d’où l’on se place, chacun est susceptible de recevoir le titre de « blasphémateur ».
– Les témoignages de sainteté perçus comme des blasphèmes par les autorités.
Conditions de soumission
Cet appel à communication s’adresse aux étudiant.e.s de master, de doctorat et aux jeunes chercheur.se.s en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, limitées à 300 mots et à une courte bibliographie, seront accompagnées d’une mention du sujet de mémoire et/ou de thèse du.de la candidat.e. Elles devront être envoyées aux organisatrices à l’adresse suivante : questes.blaspheme2022@gmail.com avant le 4 novembre 2022, en vue d’une présentation de vingt minutes durant l’une des trois séances du séminaire, qui se tiendront les 16 décembre 2022, 27 janvier et 17 février 2023 à la Maison de la Recherche (28 rue Serpente, 75006 Paris), et d’une publication dans la revue de l’association (questes.revues.org). Les candidat.e.s devront solliciter leur laboratoire ou leur école doctorale pour la prise en charge des frais de déplacement. En cas de difficulté pour le transport ou l’hébergement, les personnes concernées peuvent néanmoins solliciter les organisatrices.
Face aux crises alimentaires qui affectent les Pays-Bas méridionaux au XVe siècle, les gouvernements des villes déploient des politiques d’intervention d’une grande complexité. Une analyse approfondie des cas de Lille et Mons permet de questionner les logiques qui sous-tendent ces politiques. Quels groupes sociaux bénéficient véritablement des mesures publiques ? Quelles sont les contraintes techniques, administratives et diplomatiques qui pèsent sur le choix des décideurs ? Quelles priorités politiques guident les décisions des gouvernements urbains ?
Docteur en Histoire à l’Université libre de Bruxelles, Nicolas Barla est l’auteur d’une thèse sur l’histoire de la gestion des crises alimentaires dans les Pays-Bas méridionaux aux XIe-XVe siècles. Il travaille aujourd’hui sur les enjeux mondiaux de la transition agricole pour le compte de SOS Faim.
Informations pratiques :
Nicolas Barla, Pour la necessitet du povre peuple. La gestion des crises alimentaires à Lille et Mons au XVe siècle, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2022 ; 1 vol., 590 p. (Mémoires). ISBN : 978-2-8031-0854-1. Prix : € 45,00.
The British Library is delighted to announce the 2022 Panizzi Lecture series which will be given by Jeffrey Hamburger on Drawing Conclusions: Diagrams in Medieval Art and Thought.
Diagrams constitute an omnipresent feature of medieval art and thought. From Antiquity onwards, the forms and procedures of geometric reasoning held a privileged place in the pursuit of truth, the understanding of which remained closely linked to ideals of beauty and perfection.
Drawing on the collections of the British Library, whose holdings provide virtually comprehensive coverage of all ramifications of the diagrammatic tradition, this series of lectures examines the practical, theoretical and aesthetic dimensions of medieval diagrams as matrices of meaning and patterns of thought informing diverse areas of medieval culture.
The lectures will be held in person at the British Library and also live streamed, thanks to the generosity of Jonathan A. Hill, Bookseller.
Lecture 1 : 24th October 2022. Maps of the Mind: Diagrams Medieval and Modern.
Lecture 2 : 27th October 2022. The Codex in the Classroom: Practical Dimensions of Medieval Diagrams.
Lecture 3: 1st November 2022. Poetry, Play, Persuasion: The Diagrammatic Imagination in Medieval Art and Thought. Followed by a drinks reception.
Booking is free but required for both in person and online attendance.
Jeffrey F. Hamburger’s research focuses on the art of the High and later Middle Ages. He is the Kuno Francke Professor of German Art & Culture at Harvard University. Beginning with his dissertation on the Rothschild Canticles (Yale, 1987), his scholarship has focused on the art of female monasticism, culminating in an international exhibition Krone und Schleier (Crown and Veil), 2005. Professor Hamburger holds a B.A. and Ph.D. in Art History from Yale University. He previously held teaching positions at Oberlin College, University of Toronto and has been a guest professor in Zurich, Paris, Oxford and Fribourg.
La fabrique de l’art recommence pour une nouvelle saison. Cette deuxième saison s’intéresse aux sources et aux écrits relatifs à la couleur et à la description des matériaux de la couleur. Dès l’Antiquité, on les trouve sous la forme d’ouvrages à caractère théorique ou encyclopédique (telle l’oeuvre de Pline l’Ancien) ou de quelques témoignages anciens. C’est principalement à partir du Moyen-Âge que la littérature dite des recettes artistiques connaît un développement sans précédent. En parallèle de certaines œuvres désormais bien connues, telles que le Traité de Théophile ou le Libro dell’arte de Cennini, des centaines de réceptaires, principalement anonymes, ont été mis au jour. L’étude de ce vaste corpus permet de documenter un large horizon de pratiques artistiques, depuis le bas Moyen-Âge, jusqu’à la fin des Temps Modernes au moins. S’ajoutent les livres de secrets, les traités artistiques – plus largement diffusés par le biais de l’imprimerie, et les carnets d’artistes.
Au cours du séminaire, il sera permis de mieux envisager la diversité de ces sources, dans leurs formes et leurs propos. En présentant l’usage actuel qu’il peut en être fait dans le cadre de l’étude de la couleur et de ses matériaux, nous aborderons également leurs limites, de même que les prérequis nécessaires à l’exploitation pertinente de ces textes et les informations qu’ils sont susceptibles de nous fournir.
Le séminaire a lieu un mardi par mois, de 14h à 16h en salle Walter Benjamin, rez-de-chaussée de la galerie Colbert (2 rue Vivienne, 75001 Paris)
La première séance sera animée par Sylvie Neven, chercheuse indépendante, qui a créé et nous présentera la bas ColourContext mardi 11 octobre à 14h
Depuis l’Antiquité, des artistes, artisans et même de nombreux érudits ont consigné leurs connaissances des matériaux et des pratiques artistiques au sein de livres de recettes artistiques. Ces ouvrages se présentent sous la forme de listes d’instructions technologiques fournissant des informations sur diverses disciplines artistiques. La base de données Colour ConText a été élaborée en vue de faciliter la consultation et l’exploitation d’un large corpus de ces sources écrites : plus de 900 textes (5500 recettes transcrites) ont été mis au jour et analysés. La base de données peut ainsi être utilisée pour identifier l’utilisation de pratiques et de matériaux spécifiques et pour délimiter ceux-ci selon un cadre chronologique et géographique précis. https://agenda.inha.fr/events/livres-de-recettes-projet-colour-context-database
La séance suivante sera animée par Nicole Blanc et Hélène Eristov, du laboratoire AOROC de l’ENS, sur le décor antique, le mardi 15 novembre à 14h Les sources littéraires relatives au décor sont à chercher non seulement dans les ouvrages techniques, mais aussi dans des traités de rhétorique, des textes poétiques, hagiographiques, des correspondances etc. Le projet Dire le décor antique, réunissant philologues et archéologues, interroge la production artistique et artisanale à travers les textes du IIe s. av. jusqu’au VIIe s ap. J.-C. Ils abordent les questions techniques mais aussi la réception des oeuvres et les critères de jugement esthétique. Le discours sur les matériaux, leur coût, leurs usages, leur éclat doit être confronté aux vestiges, ce qui a été permis par les fouilles entreprises ces dernières décennies dans tout l’Empire romain et l’acquisition de nombreuses données sur les décors.
Dans leurs travaux, les médiévistes, qu’elles ou ils soient historien·ne·s, historien·ne·s de l’art ou de la littérature, archéologues, convoquent régulièrement la notion de « programme » pour expliciter les modalités de la création d’une œuvre et en établir la signification. Dans un article paru en 2011, Michel Pastoureau a retracé l’histoire du terme et attirait l’attention sur cette ambiguïté : « le programme (du grec programma, ce qui est écrit à l’avance) doit servir de guide pour la création ou la mise en place de l’œuvre [qu’il identifie comme le point de rencontre « d’une intention et d’une pensée créatrice »] ; le mot désigne en effet le projet et sa réalisation. » Sur la base de ce constat, les médiévistes, et en particulier celles et ceux qui s’intéressent aux images, considèrent le programme comme une clé de lecture. S’il permet de « chiffrer » l’œuvre, il peut aussi en révéler le sens ; par conséquent, le programme agit à la manière d’un code. Il se tient en quelque sorte en dehors de l’œuvre dont il prétend expliquer les raisons ou principes qui sous-tendent sa création. En tant qu’il est un sous-texte, le programme confère ainsi à l’image une dimension essentiellement intellectuelle ou spirituelle, au mépris de sa forme, des matériaux mis en œuvre, du geste technique qui préside à sa matérialisation. Mais est-il possible d’identifier un programme en négligeant les dimensions matérielle et formelle de l’œuvre, ou la position de celle-ci dans son milieu, son réseau ? L’image ne porterait-elle pas en elle-même son propre commentaire ? Par cette journée d’étude, nous souhaitons engager une réflexion méthodologique sur cette notion-clé de la démarche historienne.
Programme :
Accueil des participant·e·s, dès 9 heures
9h30 Jean-Marie Guillouët, Université de Dijon: « La notion de programme en histoire de l’art médiéval – retour sur un débat »
10h30 Laurence Terrier Aliferis, Université de Neuchâtel: « Les chapiteaux de la cathédrale de Genève : agencement programmé ou improvisé ? »
13h30 Marion Uhlig, Université de Fribourg: « Qu’est-ce qu’un ‘programme’ poétique ? Sur quelques prologues, prétéritions et prières dans la littérature française du Moyen Âge »
14h30 Anne-Orange Poilpré, Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne: « Séquence, assemblage, programme : l’image à l’épreuve de son message »
15h30 Pierre Alain Mariaux, Université de Neuchâtel: « A la recherche d’un programme : le cas d’Autry-Issards »
Informations pratiques :
Université de Neuchâtel, FLSH – Espace Tilo Frey 1 21 octobre 2022 – Salle RS 38 Journée d’étude organisée par Pierre Alain Mariaux
The J. Paul Getty Museum is looking forward to the 2023-2024 graduate intern year in the Manuscripts Department at the J. Paul Getty Museum. I am writing to you in the hopes that you will encourage applications from graduate students whom you might know.
The Manuscripts Department intern will be involved with the study and presentation of one of the foremost collections of medieval and Renaissance manuscripts in the country. The intern will become familiar with the permanent collection by undertaking research-oriented projects and will work in a collaborative environment, including departments across the museum. The intern will have the opportunity to work with curators on a future exhibition for the department, which may include concept development, object selection, label writing, and display planning. We welcome an intern who will be eager to develop exhibitions projects that are vital and relevant to modern, diverse audiences, especially ones that engage with our ongoing DEAI work both in and outside of the galleries. The successful candidate will have a proven academic record in medieval art history, with preference for a background in manuscripts, and will also demonstrate how this internship will benefit the individual’s development in the field of museum curation. We have generally selected students who have completed their dissertation research, but the department has had several excellent interns at the M.A. level. We give all qualified applications careful consideration.
Applications are due November 1, 2022. Applicants should visit:
[Please note that anyone who may have applied for the current Assistant Curator position in the department would need to complete a separate application through the above portal to be considered for the internship.]
Le 18 novembre 2022, le CIPAR organise une journée d’étude consacrée aux trésors d’églises, ces ensembles d’objets précieux attachés à nos cathédrales et collégiales. A l’occasion du nouveau décret de la Fédération Wallonie-Bruxelles portant sur la protection du patrimoine culturel, la journée mettra en lumière le patrimoine exceptionnel des églises de Wallonie. Cette journée se déroulera à l’Arsenal de Namur.
Après deux années de pause, le CIPAR relance ses journées d’étude et de rencontre annuelles. La prochaine édition aura lieu à Namur le 18 novembre 2022. À l’occasion du nouveau décret de la Fédération Wallonie-Bruxelles portant sur la protection du patrimoine culturel, la journée mettra en lumière le patrimoine exceptionnel des églises de Wallonie. Elle sera en effet consacrée aux trésors d’église, ces ensembles d’objets précieux attachés à nos cathédrales et collégiales. « Que représente un trésor d’église aujourd’hui ? », « quels sont les enjeux pour l’avenir ? » seront les questions au cœur de cette rencontre organisée dans le cadre des actions du réseau “églises à trésor(s)”. Le nouveau décret y sera présenté en ouverture de la journée.
Des trésors ?
En 2010, la Fédération Wallonie-Bruxelles procédait aux premiers classements d’œuvres d’importance historique et artistique majeure, reconnues comme « trésors ». Actuellement, environ un tiers du patrimoine classé comme « trésor » est conservé dans des églises. Or, pour les églises, le concept de « trésor » résonne de manière particulière, car l’expression « trésor d’église » a une longue histoire et recouvre d’autres réalités. En effet, au sens historique, un trésor de sanctuaire est un ensemble d’objets considérés comme précieux et destinés à l’exercice et à l’ornement du culte, ainsi qu’à la vénération des reliques. La Wallonie compte plusieurs grands trésors prestigieux (Liège, Tournai, Nivelles, Walcourt…), reflet de l’importance historique de nos régions.
Quels enjeux pour l’avenir ?
Les trésors d’église constituent un patrimoine exceptionnel et représentent un atout indéniable, mais les défis pour l’avenir sont grands. La gestion des trésors implique de nombreux partenaires, et un certain nombre de bénévoles. Agissant dans l’ombre au service d’un patrimoine commun, ceux-ci sont rarement mis à l’honneur. Et à l’heure où il est souvent difficile d’assurer la relève, où les repères traditionnels de la culture chrétienne se perdent, comment aborder l’avenir ? Que représente un trésor d’église aujourd’hui ? Quel est son sens et son rôle ?
La préservation d’objets éminemment précieux requiert des conditions de conservation et de sécurité rigoureuses. Comment dès lors maintenir un équilibre avec le contexte d’usage qui donne sens à de nombreux objets liés au culte et à la dévotion, lesquels s’ancrent dans une réalité toujours bien vivante ?
Un nouveau décret
Cette journée de rencontre sur les trésors d’église est organisée à l’occasion d’un nouveau décret adopté par la Fédération Wallonie-Bruxelles, décret visant à mieux protéger le patrimoine culturel mobilier. Ce décret est important pour les églises, car le patrimoine religieux y est reconnu dans sa spécificité. C’est avec la présentation de ce nouveau décret que commencera la journée.
La journée d’étude s’inscrit dans le cadre des actions du réseau « églises à Trésor(s) », réseau initié par le CIPAR.
Journée d’étude Trésors d’église de Wallonie : réflexions et perspectives
Quand ? 18 novembre 2022, accueil à partir de 9h.
Où ? Arsenal de Namur, rue Bruno, 11 – 5000 Namur
Inscription avant le 1er novembre :info@cipar.be ou +32 (0) 498 35 18 16
Participation aux frais :
40 € (étudiants : 25 €) à verser sur le compte BE60 5230 8094 6070 du CIPAR.
Ce prix inclut la participation aux exposés, pauses, lunch. Le paiement valide l’inscription. Pour les fabriciens, le montant peut être inscrit dans les dépenses de la fabrique d’église. Une attestation sera délivrée.
Colloque organisé par Éric Bousmar et Camille Rutsaert, en collaboration avec le CRHiDI, le FNRS, le Centre européen d’Études Bourguignonnes et le groupe de contact FNRS « Bourgogne et anciens Pays-Bas du moyen âge à nos jours ».
Programme :
09h45 : Accueil des participants (café, thé)
10h15 : Introduction
10h25 : Jean-Baptiste Santamaria (MCF HDR, Univ. Lille), Les déboires conjugaux de Marguerite de France et son époux Louis de Nevers
11h05 : Discussion
11h25 : Pause (café, thé)
11h40 : Margreet Brandsma (docteure Univ. Leyde),Succession, rebellion and diplomacy. Marguerite de Bourgogne’s interactions with the Duchy of Brabant (1384‑1441)
12h20 : Discussion
12h40 : Buffet
13h45 : Camille Paccou (Univ. Lille), Margaret of Hainaut or the hard succession of William II of Hainaut (1346)
14h00 : Réaction des orateurs du matin (2×5 min.), discussion générale
14h20 : Pause
14h25 : Camille Rutsaert (USL-B / UCLouvain), Between sources and historiography, how to follow the first without being influenced by the second one when there isn’t enough documents to go on? Johanna of Brabant in medieval sources against historian criticisms.
14h40 : Réaction des orateurs du matin (2×5 min.), discussion générale
15h00 : Pause
15h05 : Jules Dejonckheere (UCLouvain), Leading war as a queen-regent. Ongoing reflections on Mary of Hungary during the Italian wars.
15h20 : Réaction des orateurs du matin (2×5 min.), discussion générale
15h40 : Pause
15h45 : Discussion d’ensemble et conclusions
16h15 : Fin des discussions et de la journée
Informations pratiques :
Université Saint-Louis — Bruxelles OM21 (Salle des examens de l’Ommegang) (Rue de l’Ommegang 8, 1er étage) jeudi 17 novembre 2022
(org. par Eric Bousmar et Camille Rutsaert)
(En collaboration avec le CRHiDI, le groupe de contact FNRS Bourgogne et anciens Pays-Bas du moyen âge à nos jours)
Inscription souhaitée avant le 7 novembre 2022 via ce formulaire. Pauses-café et lunch offerts aux personnes inscrites.
CONTRAT POST-DOCTORAL PROJET RESCAPÉ : L’APPROCHE NUMERIQUE FACE AU DEFI DU TEMPS – UN GRAND RECUEIL DU XIVE SIECLE ENDOMMAGE PAR LE FEU : LE MS. BNU L.II.14 DE TURIN (F/H)
L’École nationale des chartes est un grand établissement d’enseignement et de recherche en sciences historiques, philologiques et sociales. Elle recrute et forme des chercheurs expérimentés, ainsi que des futurs conservateurs du patrimoine et des bibliothèques.
Notre établissement fait partie de l’Université PSL. Située au cœur de Paris, celle-ci fait dialoguer tous les domaines du savoir, de l’innovation et de la création. Classée parmi les 50 premières universités mondiales, elle forme au plus près de la recherche des chercheurs, artistes, ingénieurs, entrepreneurs ou dirigeants conscients de leur responsabilité sociale, individuelle et collective.
Structure d’accueil
L’environnement de travail sera partagé entre le Centre Jean-Mabillon (École nationale des chartes) et l’Equipex Biblissima+ (Campus Condorcet, Aubervilliers).
Le centre Jean-Mabillon (Équipe d’Accueil n° 3624) incarne la dimension collective, interdisciplinaire et internationale des activités de recherche dans le domaine des sciences historiques telles qu’elles sont enseignées à l’École nationale des chartes, établissement de rattachement du centre.
L’École nationale des chartes est un grand établissement d’enseignement et de recherche en sciences historiques, philologiques et sociales. Elle est membre de l’université PSL et du Campus Condorcet. Elle entretient des relations privilégiées avec la Bibliothèque nationale de France et l’Institut National d’Histoire de l’Art dans le cadre de l’espace Richelieu – bibliothèques, musée, galeries.
Mission de recherche
L’environnement de travail sera partagé entre le Centre Jean-Mabillon (École nationale des chartes) et l’Equipex Biblissima+ (Campus Condorcet, Aubervilliers).
Soutenu par Biblissima+, le projet RESCAPE vise à se pencher sur les manuscrits de la Bibliothèque de Turin, endommagés et en partie détruits par l’incendie de 1904. En particulier, il se concentrera sur le manuscrit BNU L.II.14, dans le but de restituer d’un côté son unité physique originelle, affaiblie par suite de l’incendie et d’une subdivision précédente en quatre volumes et, de l’autre, son canon composé de textes sacrés « sanctifiant » des cycles épiques. Ce défi, rendu particulièrement ardu en raison des conditions matérielles de certaines parties du codex et de sa taille de 586 feuillets, sera relevé par le biais du traitement automatique
Le travail du post-doc sur ce projet mêlera notamment reconnaissance automatique des écritures « classique » (quoique compliquées par l’état de conservation de la source) et de possibles extensions vers l’utilisation plus avancée de la vision par ordinateur pour la restauration artificielle des documents et le traitement automatique de la langue ainsi que des analyses computationnelles des textes. L’un des buts essentiels du travail sera la transcription automatique d’une partie ou de l’ensemble du ms., avec l’intégration des parties lacunaires avec le recours à d’autres sources (éditions antécédentes l’incendie de 1904, archive Stengel etc.). Jean-Baptiste Camps jean-baptiste.Camps@chartes.psl.eu
Compétences attendues
Compétences requises :
Expérience en édition des textes médiévaux ;
Expérience en XML-TEI
Plus en particulier, la personne engagée devra être à même de manipuler, voire d’enrichir des jeux de données à partir de corpus sélectionné pour améliorer des modèles de segmentation et de reconnaissance automatique d’écriture manuscrite pour l’ancien français.
La personne recrutée devra également être capable :
• d’entraîner un modèle Kraken directement en ligne de commande ;
• d’alimenter un dépôt gitHub avec des données d’entraînement ;
• de faire de l’intégration continue pour vérifier la qualité des données et le respect du vocabulaire contrôlé SegmOnto ;
• de lire et transcrire en ancien français, en utilisant notamment l’interface e-Scriptorium ;
• d’annoter et éventuellement de lemmatiser le corpus en utilisant les outils de traitement automatique des langues fournis par l’École des chartes (Deucalion, Pyrrha) ;
• de collaborer avec des spécialistes d’intelligence artificielle et de traitement d’image pour la ‘restauration artificielle’ du manuscrit.
Le cas échéant, la personne recrutée sera tenue à se former à l’utilisation de Git, à la transcription automatique et à l’utilisation de Escriptorium. La formation aura lieu au sein du master Humanités numériques de Paris Sciences & Lettres.
La disponibilité à participer à des congrès et séminaires dans le but de divulguer les résultats acquis sera également requise.
Profil Recherché
Au choix,
doctorat en études médiévales avec spécialisation de préférence en linguistique, philologie romane, humanités numériques, ou paléographie computationnelle ;
doctorat en vision par ordinateur et intelligence artificielle, avec une appétence pour le travail interdisciplinaire et les périodes anciennes.
Une double compétence en philologie et en humanités numériques est souhaitée.
L’ensemble du projet sera mené à l’aide de eScriptorium et Kraken pour l’HTR. L’ensemble des données devra respecter les normes de transcription définies à l’École des chartes lors du séminaire « Création de modèle(s) HTR pour les documents médiévaux en ancien français et moyen français entre le Xe et le XIVe siècle » qui s’est tenu en 2021-2022, (https://cremmalab.hypotheses.org/seminaire-creation-de-modeles-htr).
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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