Publication – « Authors as Readers in the Mamlūk Period and Beyond », dir. Élise Franssen

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Authors read and they use their readings within their writing process. Scrutinizing authors’ readings provides information on their tastes, working subjects at a given period, methodology, and scholarly milieu. It also brings a lot to intellectual history, highlighting the texts and manuscripts circulating in a certain context. Eight contributions investigating the readings of as many authors, from different points of view, are gathered here. The studied authors are mainly from pre-modern Islam – al-Qādī al-Fāḍil, Ibn Taymiyya, al-Ṣafadī, al-Subkī, al-Maqrīzī – with three exceptions: an incursion into the Ottoman 19th century – Esʿad Efendi –, a detour by the French court of Charles V – Evrart de Conty –, and a preface about Greek Antiquity – Philodème de Gadara.

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Informations pratiques :

Authors as Readers in the Mamlūk Period and Beyond, dir. Élise Franssen, Venise, Edizioni Ca’ Foscari, 2022. 326 p., 16 x 23 cm. ISBN : 978-88-6969-561-2. Prix : 34 euros (gratuit en version PDF).

Source : Edizioni Ca’ Foscari

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Appel à contribution – L’invention d’origines grecques dans les cultures textuelles et visuelles de l’Europe pré-moderne (1100-1600)

En 1176, Chrétien de Troyes exprime l’idée d’un héritage dont le berceau serait la Grèce, origine de la « chevalerie » et de la « clergie », dans le célèbre prologue du Cligès : « Ce nos ont nostre livre apris / qu’an Grece ot de chevalerie / le premier los et de clergie » (v. 28-30). Le but d’un tel discours est de s’appuyer sur des origines pour créer une continuité à travers le recours à la translatio imperii et studii, et ainsi légitimer et célébrer le pouvoir et le savoir contemporain à la lumière d’un passé grec. Mais Chrétien de Troyes ne donne pas de contenu précis à ces origines grecques. De nombreux auteurs de l’Europe pré-moderne s’attellent ensuite à leur représentation : ils s’approprient et/ou inventent des origines grecques, puisque ces dernières peuvent renvoyer à des données héritées et souvent réinterprétées, ou bien être fantasmées.

En effet, entre 1100 et 1600, dans les lettres et les arts, le passé grec a permis de créer différents types d’origines. Un exemple est celui de la figure d’Hercule exploitée à travers une grande partie de l’Europe occidentale, dans les images comme dans les textes, pour diverses visées politiques, nationales et dynastiques, sociales et culturelles. Comme l’a souligné Claude-Gilbert Dubois dans l’introduction de son ouvrage, Récits et mythes de fondation dans l’imaginaire culturel occidental (Bordeaux, 2009), se tisse un réseau référentiel autour du triangle formé par le territoire, le personnage et la communauté qui recourent à une origine grecque. Des études sur les origines gentium dans le Haut Moyen Âge, notamment celles de Alheydis Plassman, Origo gentis. Identitäts- und Legitimitätsstiftung in früh- und hochmittelalterlichen Herkunftserzählungen (Berlin, 2006) et de Magali Coumert, Origines des peuples. Les récits du Haut Moyen Âge occidental (550-850) (Paris, 2007), ont porté sur les liens entre écriture de récits d’origines et création de sentiments d’appartenance à une communauté.

Si les origines grecques contribuent souvent à une justification politique, elles peuvent aussi poursuivre d’autres desseins, particulièrement dans les récits et les images d’invention ou d’instauration d’une donnée culturelle, artistique, scientifique ou sociale, d’une institution politique, juridique ou intellectuelle. Pour donner quelques exemples, pensons à l’origine des arts libéraux, de la peinture, de la fable, des universités, des académies… Des liens étroits existent ainsi entre origine(s) et héritage, et invitent à interroger la notion d’origine / d’origines en la distinguant de celle, plus générale, d’héritage, et en étudiant les sens qu’elle recouvre pour les auteurs et les artistes de l’Europe pré-moderne.

Ces journées d’études envisagent ainsi d’explorer les emplois, les fonctions et les finalités des discours sur les origines grecques et la polysémie de ce concept entre 1100 à 1600, dans les cultures textuelles, visuelles et matérielles européennes, autour des questions suivantes : comment la notion d’origine /d’origines est-elle alors pensée par les auteurs et les artistes ? Qu’est-ce qui à la fois l’unit et la distingue de l’héritage ? Pourquoi les Grecs ? Quelle(s) Grèce(s) sont pensées comme des origines ?  De qui et de quoi sont ces origines ? Quelles modalités de représentation et quels processus d’appropriation apparaissent ? Dans quels buts et pour quels publics ?

Afin de cerner ces enjeux, les propositions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants, qui n’épuisent pas le champ des possibles :

– Formations identitaires et légitimation de formes de gouvernement et d’institution : mythes d’origines de peuples, de villes, de communautés, de dynasties, d’organismes politiques, judiciaires, intellectuels, professionnels,

 – Les origines grecques dans les inventions artistiques, scientifiques et techniques, les origines des langues et étymologies grecques, les origines grecques de formes et de genres littéraires,

– La translatio imperii et la translatio studii, leur mise en scène et leurs interactions,

– Les représentations visuelles des origines, leurs commanditaires et leurs destinataires : peintures, sculptures, tapisseries, arts décoratifs, illustrations des manuscrits et imprimés, arts éphémères (tournois, fêtes, théâtre, processions, entrées royales et impériales…), héraldique,

– Les relations et les oppositions entre processus de création ou récréation et actes archéologiques, à partir de témoignages matériels, traces écrites, inventions, imitations, « faux ».

Les propositions sont à adresser (titre et dix lignes de présentation accompagnés d’un rapide CV) avant le 1er juin 2022 à Catherine Gaullier-Bougassas à l’adresse suivante :

catherine.bougassas@univ-lille.fr

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon les modalités de l’Université de Lille.

Les articles issus des contributions seront publiés chez Brepols dans la collection « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité » : http://www.brepols.net/Pages/BrowseBySeries.aspx?TreeSeries=RRA. Les articles seront à rendre pour le 30 septembre 2023.

Informations pratiques :

The Reception of Ancient Greece in pre-modern French Literature and Illustrations of Manuscripts and Printed Books (1320-1550) : How invented memories shaped the identity of European communities

Direction : Catherine Gaullier-Bougassas

The AGRELITA project ERC n° 101018777 was launched on October 1st 2021. It is a 5-year project (2021-2026) financed on an ERC Advanced Grant 2020 through the European Union’s Research and Innovation Programme Horizon 2020.

L’invention d’origines grecques dans les cultures textuelles et visuelles de l’Europe pré-moderne (1100-1600)

Jeudi 15 juin et vendredi 16 juin 2023

Espace Baïetto, MESHS, Lille

Source : Agrelita

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Appel à contribution – La diplomatie des villes au Moyen Âge et durant la première modernité

Appel à communications pour le colloque « La diplomatie des villes au Moyen Âge et durant la première modernité » à Rome du 23 au 25 juin 2022
École française de Rome

Date limite d’envoi des propositions : 30 avril 2022

La session romaine du programme quinquennal sur la diplomatie urbaine au Moyen Âge et durant la première modernité (XIIe-XVIIe siècle) vient conclure un cycle de rencontres thématiques qui ont permis de dégager des éléments caractéristiques de cette diplomatie des villes, longtemps restée un angle mort ou peu saillant de la recherche historique.


C’est ainsi qu’ont été successivement examinés les normes et les statuts de cette diplomatie particulière (Montpellier, 2017), les logistiques et desseins mis en oeuvre par les cités dans l’exercice diplomatique (Avignon, 2018), les temps et coûts de ces échanges toujours lourds pour les budgets des villes et qui appellent à des arbitrages souvent sources de tensions chez les citoyens (Trieste, 2019), enfin, les réseaux diplomatiques qui s’articulaient aux politiques urbaines (Lyon, 2021). D’ores et déjà, les actes des deux premières rencontres sont en cours de publication ; ceux des autres rencontres sont en préparation.

Le colloque conclusif de Rome envisage d’examiner à la fois les principaux apports de ce programme et de compléter le tableau. Est ainsi envisagée la question singulière des ligues urbaines qui n’a pas fait l’objet de synthèses comparatives régionales. Si l’on excepte quelques cas bien documentés, notamment en Italie, en Empire ou en Flandres, le sujet a peu retenu l’attention des chercheurs, alors même qu’il porte à l’extrême les enjeux de la diplomatie des villes par l’intensification des réseaux que ces alliances induisent ou par la nature même des enjeux parfois vitaux pour les cités qui en sont à l’origine. La première et la seconde ligues lombardes en sont un bel exemple, mais nullement le seul. Les échelles d’intervention, d’objectifs et de méthodes de ces ligues tout le long de la période considérée restent des questions ouvertes.

La rencontre sera l’occasion de compléter par des études de cas la constitution, les écueils et les limites de cette dynamique inter-urbaine qui posait les organismes urbains en acteurs majeurs de leur histoire, parfois en opposition même aux souverains (comme ce fut le cas lors des Comunidades dans l’Espagne de Charles Quint, en 1520-22).

Le programme s’intéressera aux modalités de création de ces alliances, à leur fonctionnement quotidien (gouvernance, budget, programme) autant qu’à leurs résultats directs ou indirects (hiérarchisation entre les cités, renégociation des rapports avec les souverains, etc.).


Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 30 avril 2022 aux organisateurs :

Paolo Cammarosano paolo.cammarosano43(at)gmail.com

Patrick Gilli patrick.gilli(at)univ-montp3.fr

Armand Jamme armand.jamme(at)univ-lyon2.fr

Source : École française de Rome

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Appel à contribution – Configuring Monastic Architectural Settings: Early Medieval Experiments

Fenestella is a scholarly, multilingual, and peer-reviewed open access journal. Fenestella publishes scholarly papers on medieval art and architecture, between Late Antiquity and c. 1400, covering the Latin West, the Byzantine East and medieval Islam.

We are now accepting proposals for the 2022 Thematic Issue: CONFIGURING MONASTIC ARCHITECTURAL SETTINGS: EARLY MEDIEVAL EXPERIMENTS

The planimetric and functional standardisation of monastic architectural settings is an achievement of the Romanesque period, and of Cistercian complexes in particular. During the early Middle Ages, monastic settlements were shaped in a pragmatic manner through the progressive aggregation of spaces; pre-existencing structures and different levels of resources or skills often affected constructions. This approach led to a diversity of forms, sizes, site plans, and functions, though the latter also reflected differing liturgical customs.

The third issue of Fenestella will explore this architectural experimention, seeking to identify, and to contextualize, similarities, differences, and trends. We welcome submissions that address specific case studies as well as broader territorial frameworks.

Proposals should be uploaded to the Fenestella website. The deadline for submissions is 30 June 2022.

Submissions on different topics to be published in the section Varia will also be considered.

For more information contact redazione.fenestella@unimi.it.

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Jeudis de l’art : « Enseveli ! »

Pour la douzième année consécutive, les Jeudis de l’art, cycle de conférences en histoire de l’art gratuit et ouvert à tous, se dérouleront à l’Institut Catholique de Paris. Ils s’étendront sur les deux semestres de l’année universitaire 2022-2023 (entre octobre et avril). Dans le cadre des cursus de licence et de master de la Faculté des Lettres, ces rencontres régulières veulent apporter un complément aux enseignements généraux en abordant des sujets plus spécifiques, et créer un lieu d’échanges interdisciplinaires entre étudiants, enseignants et public extérieur.

Avec l’intitulé « Enseveli ! », nous voulons engager une réflexion sur l’archéologie au sens large. Notre intérêt se porte sur tous les objets qui ont disparus, avec le temps ou pour d’autres raisons, sous la terre et sous les eaux, et que l’on retrouve des années, des siècles, des millénaires plus tard. Les progrès de la science ont ainsi favorisé de nouvelles découvertes avec, par exemple, l’utilisation de la technique du radar infrarouge LiDAR (Light Detection and Ranging) permettant de repérer et d’étudier des vestiges enfouis grâce à la cartographie 3D d’un site et de son environnement. De même, l’évolution des techniques de l’archéologie sous-marine via de nouveaux outils et appareils de précision permet aujourd’hui de dégager des fonds marins des artefacts d’une grande fragilité.

La redécouverte des objets et des œuvres enfouies assure de plus une meilleure compréhension des périodes anciennes autant que des périodes plus modernes. Les fouilles du Grand Louvre entreprises (1983-86) ont non seulement permis de dégager les restes du Louvre médiéval, mais ont aussi mis au jour tout un ensemble de vestiges enrichissant notre connaissance de l’histoire du bâtiment (redécouverte des fondations des Tuileries, de l’atelier de Bernard Palissy, du chapel doré de Charles VI, etc.). L’ensevelissement n’est d’ailleurs pas que physique : c’est un processus qui passe par la disparition, la perte ou l’oubli puis par la redécouverte, la compréhension et l’interprétation des objets et des monuments de toutes périodes. L’archéologie du bâti recherche par exemple les traces de l’histoire d’un monument, afin de mieux en comprendre l’évolution, depuis son édification jusqu’à son aspect actuel. La restauration et l’imagerie scientifique dévoilent certains secrets insoupçonnés laissant apparaître une œuvre sous une autre, comme la radiographie des Menines de Velázquez en 1995.

Enfin, au-delà d’une réflexion sur l’archéologie dite « classique », ses découvertes et ses avancées techniques, nous souhaitons également aborder la question de l’appropriation de ces résultats, de ces formes et de leurs symboliques dans l’art à toute époque, mais surtout à l’époque contemporaine. Avec L’Enterrement du dernier tableau piège (1983), Daniel Spoerri a enseveli les restes d’un « déjeuner sous l’herbe » d’une centaine de personne en prévision d’une fouille future qui a déjà partiellement eu lieu en 2010, sous l’égide de l’Inrap. Daniel Arsham propose une archéologie fictionnelle et revisite notamment les grands antiques en créant et cristallisant des œuvres qu’il définit comme les « reliques futures de notre présent ».  

Autour de ces grandes lignes, nous souhaitons ouvrir notre propos à toutes études sur l’archéologie, autant que sur les nombreuses formes d’expressions artistiques qu’elle a pu générer dans le temps. Les communications attendues pourront porter, de façon non exhaustive, sur l’archéologie (toute période confondue), les techniques de conservations et de restaurations, l’architecture, la création artistique, qu’elle soit contemporaine ou non, l’histoire, la philosophie, etc.

Organisation du cycle

Quatre séances sont prévues, de 18h30 à 20h, (à savoir les jeudis 13 octobre et 24 novembre 2022, 9 février et 23 mars 2023) en hybride (ou en distanciel pur, si les conditions sanitaires l’exigent). Elles permettront à deux ou trois intervenants de se retrouver autour d’une thématique commune que nous déterminerons en fonction des propositions reçues. Le but est de créer une discussion entre les différents participants, mais aussi avec le public. D’ailleurs, pour permettre à ce dernier de prendre part au débat plus aisément, nous mettons à sa disposition sur notre page dédiée sur le site internet de l’Institut catholique de Paris (www.icp.fr) des éléments d’informations qui lui donneront certaines clés de compréhension, et par la suite d’approfondissement, pour aborder de tels sujets.

A la suite des conférences, avec l’accord des intervenants, un enregistrement vidéo de la séance sera temporairement mis en ligne sur la chaîne YouTube de l’ICP pour le public n’ayant pu se libérer le jour-même. Les intervenants pourront également demander à récupérer, pour archive personnelle, l’enregistrement vidéo de leur communication.

Enfin, les intervenants le désirant seront invités à présenter le texte de leur communication pour publication électronique sur le carnet Hypothèses des Jeudis de l’art (en cours de création). Cette publication sera soumise à l’accord d’un comité scientifique et d’une double relecture à l’aveugle. Les règles générales seront spécifiées au moment de la confirmation des participations et de la validation du programme du cycle.

Conditions de soumission

Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants, sont bienvenues. Étant donné le sujet abordé, historiens de l’art, archéologues, conservateurs, restaurateurs, architectes, plasticiens, mais aussi historiens, philosophes, et autres, sont les bienvenus dans la mesure où les présentations sont issues de leurs spécialités de recherche et/ou de pratique. N’hésitez pas par ailleurs à nous proposer la communication d’un collègue ou d’une connaissance qui puisse mettre en relief les problématiques que vous aborderez.

Chaque intervention devra durer 20 minutes environ. En fin de séance, une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la séance permettra d’approfondir les thématiques abordées. Les intervenants devront tenir compte du public, mêlant auditeurs libres et étudiants de licence et de master, et adapter leur discours en conséquence.

Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (CV réduit/courte biographie + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : jeudisdelart@icp.fr, avant le lundi 23 mai 2022. Merci également d’indiquer les possibles dates auxquelles vous ne pourriez pas être présent et de prévoir une image libre de droit qui pourrait illustrer l’affiche de votre séance.

Pour toute question supplémentaire, nous sommes à votre disposition.

Comité scientifique

Les propositions de conférences seront examinées par les organisateurs du cycle de conférences :

Pierre-Emmanuel PERRIER de La BÂTHIE (chargé d’enseignement en histoire de l’art du XIXe au XXIe siècle, ICP).

Élisabeth RUCHAUD (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP, École du Louvre).

Valérie RUF-FRAISSINET (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP, École du Louvre).

Outre la qualité scientifique des propositions et des intervenants, nous nous attacherons également à sélectionner des interventions complémentaires au sein de chacune des quatre séances prévues, afin de créer une dynamique favorable aux échanges.

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Colloque – God is in the Details: The Art of Detail in the Middle Ages

27th Annual Medieval Postgraduate Colloquium
The Courtauld Institute of Art
29th April 2022

The Courtauld’s 27th Annual Medieval Postgraduate Colloquium considers the significance of details. For Aby Warburg, God was in the details, while for others they could conceal the devil. From manuscript miniatures to carved altarpieces or richly decorated muqarnas, detail was highly valued in the Middle Ages. The deployment of detail displays, disguises and depends upon the materiality of objects, and our programme reflects the material diversity of detail, from architectural sculpture to multi-media textiles, from manuscript paintings to stained glass. The production of detail was also demanding, often requiring fine materials, masterful skill, hours of time and technical innovation. The intensive requirements of detail enabled them to speak of power and dignity, yet they could also half-conceal subversive subtexts and present subtle suggestions, which only the most perceptive viewers would appreciate.  

Close observation of apparently insignificant details lay at the heart of the connoisseurial, attribution-focused art history of the nineteenth century. More recently scholars have examined the cultural significance of detail, from Necipoğlu’s explication of the ‘scrutinizing gaze’ in Islamic art to Geertz’s notion of ‘cognitive stickiness’. Others have closely engaged with detail in relation to craft, such as Margaret Graves’ theory of the ‘intellect of the hand’ and Paul Binski’s explorations of the ‘human “poetics” of materials’. Our varied programme will challenge the marginality of detail, proposing art historical approaches to material which seems fragmentary, incidental, or merely ornamental. As such, this colloquium foregrounds potential meanings which arise from the deployment of details, whether as devices of persuasion, indicators of temporality or pointers to religious dimensions beyond the everyday. Do join us in person, or via Livestream, for this opportunity to delve into detail, in all its complex material, cultural and academic dimensions. 

Programme :

10:00 – Registration – Front Hall

10:30 – Welcome – Rachel Alban and Jamie Haskell (The Courtauld)

10:40 – SESSION 1: Marginal, Fragmentary, Isolated: Giving Minutiae Centre Stage

Aidan Valente (University of Cambridge) – Marginalia in Stone: The Evolution of Allegory and Classicism on the Fonte Gaia

Lydia Fisher (University of Exeter) – A Window into Faith: The Value of Studying Stained Glass Fragments

Jessica Gasson (The Courtauld Institute of Art) – Woven Complexities: Untangling the Uses of Silk, Gold and Wool in the V&A Passion Tapestry

Questions and Discussion

12:00 – Comfort Break

12:20 – SESSION 2: Miniscule Details: Motives and Meanings

Danielle Omesi Moisa (Tel Aviv University) – Romanesque Horror Vacui: Ornamental Density in Architectural Sculpture as an Expression of Fear of the Absence of Creation and Creator

Jordan Booker (University of York) – It’s All in the Details: Tracing Temporality in Early Netherlandish Painted Settings

Rachel Alban (The Courtauld) – Framing in Detail: Small-scale Illumination Design as Cognitive Framing in late Timurid and early Safavid Literary Manuscripts

Questions and Discussion

13:40 – Lunch Break (Lunch provided for speakers only)

13.50 – Handling Session (TBC)

14:30 – SESSION 3: Rhetorical Flourishes: The Persuasive Power of Details

Sommer Halquist (University of Cambridge) – Authority is in the Details: Illuminating Apocrypha in the Late Middle Ages

Chloe Kellow (The Courtauld) – From Contemplation to Self-Aggrandisement: Detail as Narrative Device in Plaques from the Lives of Christ and Saint James, The Altar of Saint James in Pistoia (1316-1371)

Michela Young (University of Cambridge) – Saint John Gualbert and the Cross: details of a conversion story in creating the cult of a saint

Questions and Discussion

15:50 – Afternoon break Tea and Coffee Break

16:30 – SESSION 4: Transcendental/ Transformational Power of Detail

Dagmar Thielen (Catholic University of Leuven) – Multum in Parvo: The Intermedial Gothic Detail within the Symbolic Networks of the Ghent Altarpiece (1432)

Adela Foo (Yale University) – Reflections of an Intermediary World: Considering the Mirror as a Threshold into Another World

Juliette Brack (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – God is in Textile Patterns: Meditation on the Virgin’s Cloth of Honour in Italian Devotional Panels

Questions and Discussion

17:50 – Closing Remarks – Tom Nickson (The Courtauld)

18:00 – Reception

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Publication – Kathrin Utz Tremp, « Warum Maria blutige Tränen weinte. Der Jetzerhandel und die Jetzerprozesse in Bern (1507–1509) »

Dem Schneidergesellen Johann Jetzer, Konverse im Dominikanerkonvent in Bern, erschienen 1507 der Geist eines ehemaligen Priors, die hl. Barbara, die Jungfrau Maria und weitere Heilige. Eine Erscheinung der Jungfrau verlieh Jetzer die Stigmata, in einer anderen wurde in ihrer Hand eine Hostie blutig. Danach begann die Pietà in der Berner Dominikanerkirche blutige Tränen zu weinen und sich bei ihrem Sohn zu beklagen, dass man die unbefleckte Empfängnis immer mehr auch ihr zuschreibe. Im Lauf von drei Inquisitionsprozessen stellte sich heraus, dass die Erscheinungen von den Berner Dominikanern inszeniert waren, um ihrer Lehre von der befleckten Empfängnis Marias zum Durchbruch zu verhelfen. 1509 wurden der Prior, der Lesemeister, der Subprior und der Schaffner des Konvents zum Tod auf dem Scheiter-haufen verurteilt. Ende des 19. Jh. wurde jedoch die Behauptung aufgestellt, dass diese Verurteilung ein Justizmord gewesen sei. Obwohl die Akten der Jetzerprozesse bereits seit 1904 gedruckt vorliegen, gelingt vorliegender Studie nun erstmals der Nachweis, dass die Erscheinungen von Anfang an von den Dominikanern geplant waren, diese aber nicht wegen der Wunder-Inszenierung hingerichtet wurden, sondern wegen Hostien-frevel und Ausübung von schwarzer Magie. Der Jetzerskandal warf hohe Wellen weit über Bern hinaus und wurde, etwa in den „Dunkelmännerbriefen“, zu einem gewichtigen reformatorischen Argument gegen ein verderbtes Mönchstum.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Kathrin Utz Tremp, Warum Maria blutige Tränen weinte. Der Jetzerhandel und die Jetzerprozesse in Bern (1507–1509), Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2022 (Schriften 78). Frontispiz, XXXVI, VIII und 1057 S. mit 16 s/w Abb. und 5 farb. Taf. in zwei Teilen. 8°. ISBN 978-3-447-11647-3 Ln. EUR 165, —

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Publication – « Atlas des mondes médiévaux musulmans », dir. Sylvie Denoix et Hélène Renel

Offrir un large panorama de l’histoire, politique et militaire, économique et sociale, religieuse et culturelle, des mondes musulmans médiévaux, de l’Antiquité tardive aux débuts de l’époque moderne, telle est l’ambition du présent Atlas, qui s’appuie sur près de deux cents cartes originales, à toutes les échelles, accompagnées de textes, d’extraits de sources et d’illustrations.
Les conquêtes islamiques ont contribué à la formation d’un vaste ensemble de territoires où les musulmans ont détenu le pouvoir politique, dominant des peuples aux coutumes, langues et religions différentes. Il s’étendait sur trois continents – d’al-Andalus à l’ouest à l’Inde islamisée à l’est – et s’ouvrait sur deux espaces maritimes majeurs, la Méditerranée et l’océan Indien. Cet atlas explore les routes parcourues par les marchands, les pèlerins, les voyageurs, les étudiants et les savants ; il atteste de l’ampleur du phénomène urbain comme de la richesse des échanges dans l’ensemble de cette aire et rend compte de son insertion dans une économie-monde en formation.
Les communautés musulmanes se sont séparées en différentes branches : les sunnites et les chiites, mais aussi en une myriade d’autres courants minoritaires qui marquent, jusqu’à nos jours, la topographie religieuse. Si les luttes fratricides furent importantes, les relations conflictuelles avec différents ennemis du dehors – conquêtes et jihad, croisades et invasions – ont remanié les équilibres internes comme les frontières extérieures. L’activité diplomatique qui se déploya, à travers toute l’Eurasie et de l’Atlantique au Pacifique, la circulation des idées et des modèles littéraires ou architecturaux, témoignent, au-delà des échanges commerciaux, de l’étendue des réseaux développés au cours des siècles.

Les chercheurs qui ont réalisé cet ouvrage collectif, lancé au sein de l’équipe « Islam médiéval » du laboratoire Orient & Méditerranée (CNRS), sont spécialistes de différents champs de l’histoire médiévale des mondes musulmans. Ils et elles donnent à voir et à comprendre, dans une historiographie renouvelée, une histoire globale et connectée des mondes musulmans médiévaux.

Informations pratiques :

Atlas des mondes médiévaux musulmans, dir. Sylvie Denoix et Hélène Renel, Paris, CNRS Éditions, 2022. 28 x 34 cm, 384 p. ISBN : 9782271139498. Prix : 45 euros.

Source : CNRS Éditions

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Publication – Robert F. Berkhofer III, « Forgeries and Historical Writing in England, France, and Flanders, 900-1200 »

A close analysis of forgeries and historical writings at Saint Peter’s, Ghent; Saint-Denis near Paris; and Christ Church, Canterbury, offering valuable access to why medieval people often rewrote their pasts.

What modern scholars call « forgeries » (be they texts, seals, coins, or relics) flourished in the central Middle Ages. Although lying was considered wrong throughout the period, such condemnation apparently did not extend to forgeries. Rewriting documents was especially common among monks, who exploited their mastery of writing to reshape their records.

Monastic scribes frequently rewrote their archives, using charters, letters, and narratives, to create new usable pasts for claiming lands and privileges in their present or future. Such imagined histories could also be deployed to « reform » their community or reshape its relationship with lay and ecclesiastical authorities. Although these creative rewritings were forgeries, they still can be valuable evidence of medieval mentalities. While forgeries cannot easily be used to reconstruct what did happen, forgeries embedded in historical narratives show what their composers believed should have happened and thus they offer valuable access to why medieval people rewrote their pasts.

This book offers close analysis of three monastic archives over the long eleventh century: Saint Peter’s, Ghent; Saint-Denis near Paris; and Christ Church, Canterbury. These foci provide the basis for contextualizing key shifts in documentary culture in the twelfth century across Europe. Overall, the book argues that connections between monastic forgeries and historical writing in the tenth through twelfth centuries reveal attempts to reshape reality. Both sought to rewrite the past and thereby promote monks’ interests in their present or future.

Robert F. Berkhofer III is associate professor of medieval history at Western Michigan University in Kalamazoo, Michigan.

Informations pratiques :

Robert F. Berkhofer III, Forgeries and Historical Writing in England, France, and Flanders, 900-1200, Woodbridge, Boydell & Brewer, 2022 (Medieval Documentary Cultures). 348 Pages 23.4 x 15.6 cm 1 b/w, 3 line illus. ISBN : 9781783276912. Prix : GBP 75.

Source : Boydell & Brewer

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Publication – Tzafrir Barzilay, « Poisoned Wells. Accusations, Persecution, and Minorities in Medieval Europe, 1321-1422 »

Between 1348 and 1350, Jews throughout Europe were accused of having caused the spread of the Black Death by poisoning the wells from which the entire population drank. Hundreds if not thousands were executed from Aragon and southern France into the eastern regions of the German-speaking lands. But if the well-poisoning accusations against the Jews during these plague years are the most frequently cited of such cases, they were not unique. The first major wave of accusations came in France and Aragon in 1321, and it was lepers, not Jews, who were the initial targets. Local authorities, and especially municipal councils, promoted these charges so as to be able to seize the property of the leprosaria, Tzafrir Barzilay contends. The allegations eventually expanded to describe an international conspiracy organized by Muslims, and only then, after months of persecution of the lepers, did some nobles of central France implicate the Jews, convincing the king to expel them from the realm.

In Poisoned Wells Barzilay explores the origins of these charges of well poisoning, asks how the fear took root and moved across Europe, which groups it targeted, why it held in certain areas and not others, and why it waned in the fifteenth century. He argues that many of the social, political, and environmental factors that fed the rise of the mass poisoning accusations had already appeared during the thirteenth century, a period of increased urbanization, of criminal poisoning charges, and of the proliferation of medical texts on toxins. In studying the narratives that were presented to convince officials that certain groups committed well poisoning and the legal and bureaucratic mechanisms that moved rumors into officially accepted and prosecutable crimes, Barzilay has written a crucial chapter in the long history of the persecution of European minorities.

Tzafrir Barzilay has taught at the Hebrew University, Bar Ilan University, and Ben Gurion University of the Negev, where he has been a Fellow in the Kreitman School of Advanced Studies.

Informations pratiques :

Tzafrir Barzilay, Poisoned Wells. Accusations, Persecution, and Minorities in Medieval Europe, 1321-1422i, Philadelphie, UPenn Press, 2022 (Middle Ages Series). 336 p., ISBN 9780812253610. Prix : USD 69,95.

Source : UPenn Press

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