Publication – Heinrich der Glîchezâre, « Reinhart Fuchs », trad. Danielle Buschinger, Jean-Marc Pastré

Œuvre allemande de la fin du XIIe siècle, le Reinhart Fuchs de Heinrich der Glîchezâre est un récit animalier singulier à plus d’un titre. Rédigée dans un style sobre proche de celui de la fable, l’œuvre est la première à faire des épisodes du Roman de Renart français un ensemble cohérent et très structuré, notamment pourvu d’un dénouement aux allures d’apocalypse, l’assassinat du lion par le renard. La critique a progressivement mis en lumière les allusions nombreuses faites par l’auteur aux personnages et événements marquants de l’empire germanique d’alors. La fable animalière devient ainsi, au sens propre du terme, un véritable petit roman, celui du renard Reinhart, que l’arrière-plan historique place au tout premier rang parmi les œuvres européennes dédiées aux aventures du renard. La traduction de ce texte majeur permettra à un large public d’accéder à la connaissance de cette œuvre originale et d’en percevoir toute l’importance littéraire.

Spécialiste de langue et littérature allemandes du Moyen Âge, Danielle Buschinger est professeur émérite à l’Université de Picardie-Jules Verne (Amiens). Elle étudie dans une perspective comparatiste les textes médiévaux allemands et français. Elle est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages critiques et de traductions françaises d’œuvres médiévales allemandes.

Professeur à l’université de Rouen, Jean-Marc Pastré a enseigné la langue et la littérature allemandes du Moyen Âge. Ses recherches et publications ont concerné les grands textes de cette littérature et le comparatisme médiéval, notamment avec le Tristan de Gottfried de Strasbourg, le Parzival de Wolfram d’Eschenbach, la Chanson des Nibelungen, le Reinhart Fuchs, les fabliaux et les Jeux de Carnaval.

Informations pratiques :

Heinrich der Glîchezâre, Reinhart Fuchs, trad. Danielle Buschinger, Jean-Marc Pastré, Paris, Honoré Champion, 2022 ; 1 vol., 156 p. (Classiques français du Moyen Âge. Traductions, 107). ISBN : 978-2-74535-646-8. Prix : € 35,00.

Source : Honoré Champion

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Appel à contribution – Medievalism in Russian and Ukrainian Political Discourses

Medievalism in Russian and Ukrainian Political Discourses

(A Virtual Roundtable) at the 58th International Congress on Medieval Studies (May 11–13, 2023).

Medievalism has been a common, and hardly innocent p ractice, in both Russian and Ukrainian p olitical discourse ever since the dissolution of the USSR in the 1990s. Both Russia and Ukraine have laid claims to the p rominent historical figures of the Kievan/Kyivan Rus’, and the recent military conflict has led to renewed interest in the history of medieval Rus’. Our aim is to establish fruitful and resp ectful critical dialogue of this sensitive issue among scholars coming from various cultural backgrounds with an interest in Slavic studies, medievalism and the use of medieval history in p ublic discourse, working in all relevant discip lines.

All proposalsshould be submitted via Confex proposalportal(icms.confex.com/icms/2023/cfp.cgi).

The deadline for submission is Thursday, Sept. 15, 2022.

In the meantime, please feel free to get in touch with the session organizer Dr Anastasija Ropa (Anastasija.ropa@lspa.lv) if you would like to propose a paper or moderate the round table.

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Publication – « La littérature médiévale entre mythes et sacré », dir. Hélène Averseng et Élisabeth Pinto-Mathieu

Outre une introduction et une conclusion qui situent clairement les enjeux de la problématique et ses aboutissements, La Littérature médiévale, entre mythes et sacré regroupe douze articles de chercheurs français et internationaux spécialistes de la question, réunis lors du colloque 2019 de la SLLMOO organisé à l’université d’Angers par Elisabeth Pinto-Mathieu et Hélène Averseng. Le volume interroge la complexe réception de la mythologie gréco-latine dans un contexte d’hégémonie du sacré chrétien au Moyen Âge, qui pourtant en assure la postérité. Il analyse en détail les aspects mythiques de ce même sacré, en particulier dans ses motifs bibliques, hagiographiques, mais aussi politiques. Le théâtre médiéval est enfin convoqué en tant que témoin scénique de cette tension et lieu de sa possible actualisation. La littérature du Moyen Âge, sous ses multiples formes, apparaît ainsi comme l’espace le plus propice au déploiement de la fonction médiatrice du sacré, par le mythe et le symbole.

Table des matières :

Introduction

par Élisabeth Pinto-Mathieu

I

RÉCEPTIONS DE LA MYTHOLOGIE PAÏENNE

Un transfert culturel problématique : Hercule-Alcide entre rémanence et absence

par Claudio Galderisi

Gauvain entre le soleil et la croix dans L’Âtre Périlleux

par Damien de Carné

« A Mahom se comande, qui le porc esclaucha », ou : la théologie païenne est-elle une « contre-mythologie » ? Enquête dans les textes littéraires du xiie au xve siècles

par Pierre Levron

« Mais il parla par metaphore ». Mythe troyen et sacré dans l’Ovide moralisé

par Sandrine Legrand

II

LE SACRÉ CHRÉTIEN À LA FRONTIÈRE DU MYTHE : RÉSONANCES BIBLIQUES ET HAGIOGRAPHIQUES

Motifs mythiques et sacrés dans La vie de sainte Marguerite

par Michela Spacagno

Aux frontières du sacré : la réécriture des évangiles apocryphes et scripturaires dans la Maríu saga (fin xiiie-début xive, Islande)

par Christelle Fairise

Réminiscences mythiques et résonances hagiographiques dans la Chanson d’Yde et Olive

par Elena Podetti

« Moult merveilleuse et perillieuse taille ». Le mythe et le sacré… de l’impôt, dans l’oeuvre politique de Jean Juvénal des Ursins

par Sébastien Cazalas

Le sang (du Christ) comme encre : la lecture affective et profane dans la France médiévale tardive

par Anneliese Renck

III

RENCONTRES DU MYTHE ET DU SACRÉ AU THÉÂTRE

Réécriture du mythe et actualisation du sacré : la légende médiévale de Judas, du récit au théâtre

par Hélène Averseng

Arthur sur la scène des Miracles de Nostre Dame : références et interférences mythologiques dans le théâtre religieux médiéval

par Gabrielle Grandcamp

Du mythe du mendiant sauvé par sa patience à la discussion de la parole sacrée ? Effets de la mise en drame de la parabole du Mauvais riche (xve-xvie s.)

par Stéphanie Le Briz-Orgeur

Conclusions

par Jean-René Valette

Présentation des auteurs

Informations pratiques :

La littérature médiévale entre mythes et sacré, éd. Hélène Averseng, Élisabeth Pinto-Mathieu, Genève, Droz, 2022 ; 1 vol., 302 p. (Les Colloques de la SLLMOO, 24). ISBN : 978-2-600-16371-2. Prix : € 32,00.

Source : Droz

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Publication – Lynn F. Jacobs, « The Painted Triptychs of Fifteenth-Century Germany. Case Studies of Blurred Boundaries »

This book presents four case studies that interrogate how German fifteenth-century painted triptychs engage with, and ultimately blur various boundaries. Some of the boundaries are internal to the triptych format, for example, transgressed frames between narratives scenes on triptychs’ interiors, or interconnections between imagery on triptychs’ interiors and exteriors. Other blurred boundaries are regional ones between the Netherlands and Cologne; metaphysical ones between heaven and earth; and artistic distinctions between the media of painting and sculpture. The book’s case studies, which shed new light on Conrad von Soest, Stefan Lochner, and the Master of the St. Bartholomew Altarpiece, illuminate the importance of German fifteenth-century painting, while providing a fresh assessment of relations between German triptychs and their more famous Netherlandish counterparts—and demonstrating the value of probing Medialität, the implications of format and medium for generating meaning. The book’s coda assesses the triptych in the age of Dürer.

Lynn F. Jacobs is Distinguished Professor at the University of Arkansas. She has published numerous articles as well as three books: Early Netherlandish Carved Altarpieces, Opening Doors: The Early Netherlandish Triptych Reinterpreted, and Thresholds and Boundaries: Liminality in Netherlandish Art

Informations pratiques :

Lynn F. Jacobs, The Painted Triptychs of Fifteenth-Century Germany. Case Studies of Blurred Boundaries, Amsterdam, Amsterdam University Press, 2022 ; 1 vol., 308 p. (Visual and Material Culture, 1300-1700). ISBN : 978-9-46372-540-8. Prix : € 136,00.

Source : Amsterdam University Press

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Publication – « Réécritures et adaptations de l’Ovide moralisé (XIVe-XVIIe siècle) », dir. Catherine Gaullier-Bougassas, Marylène Possamai-Pérez

L’Ovide moralisé a joué un rôle significatif pour la connaissance des mythes antiques et la création de nouvelles œuvres littéraires qui se les approprient au moins jusque dans la première moitié du XVIe siècle, avant qu’il ne soit moqué et condamné. Dès son écriture au XIVe siècle, cette traduction en langue française des Métamorphoses d’Ovide accompagnée d’interprétations chrétiennes a rapidement connu le succès et une diffusion large auprès de publics divers qui la lisaient souvent, elle et ses gloses, plutôt que l’œuvre latine d’Ovide. De nombreux auteurs en français, en latin ou en anglais se sont inspirés de son texte pour créer leurs propres représentations littéraires de héros et héroïnes antiques, dans des œuvres poétiques, didactiques et historiographiques, ou pour élaborer leurs écritures de la moralisation. Les deux mises en prose de l’Ovide moralisé à la cour d’Anjou et à la cour de Bourgogne, les réécritures et remaniements qui sont ensuite imprimés, la traduction anglaise imprimée par William Caxton ont aussi contribué à prolonger l’influence qu’il a exercée. Cette dernière se lit aussi sans nul doute dans certaines des nouvelles traductions des Métamorphoses qui sont composées au XVIe siècle. Si cette influence a souvent été notée, si des emprunts de poètes du XIVe et du XVe siècles – Guillaume de Machaut, Jean Froissart, Eustache Deschamps, Christine de Pizan, Chaucer, Gower – ont été étudiés, la postérité de l’Ovide moralisé reste encore pour une large part à explorer. C’est l’objet de ce volume collectif, le premier qui soit consacré à la réception du texte du XIVe au XVIIe siècle.

Table des matières :

Catherine Gaullier-Bougassas, Postérités de l’Ovide moralisé

I. Emprunts ponctuels et plurilinguisme

Marek Thue kretschmer, L’Ovide moralisé et la version parisienne de l’Ovidius moralizatus de Pierre Bersuire

Marylène Possamai-Pérez, Froissart et la mythologie dans le Joli Buisson de Jonece : l’Ovide moralisé comme traduction des Métamorphoses

Robert F. Yeager, John Gower’s use of the Ovide moralisé : A reconsideration,

Clotilde Dauphant, L’Ovide moralisé dans la poésie morale et amoureuse d’Eustache Deschamps

Ludmila Evdokimona, Le Dictier poëtical : ses sources, son sens et la signification de ses allégories

II. Réécritures plus étendues et réinterprétations

Prunelle Deleville, Christine de Pizan, lectrice de l’Ovide moralisé, mais lequel ?

Magali Romaggi, Métamorphose de la fole amour dans l’Epistre Othea de Christine de Pizan

Ana Pairet, Rutgers, ‘Moult te delittes ou savoir Yo’ : fable et glose dans le parcours mythographique de Christine de Pizan

Elena Koroleva, Le mythe d’Ariane de l’Ovide moralisé à la Bouquechardière : femme abandonnée, femme heureuse ?

Catherine Gaullier-Bougassas, Adapter l’Ovide moralisé et l’histoire de Philomène : mise à distance de la « culture du viol » et dénonciation de l’inceste dans la Bouquechardière de Jean de Courcy

Adeline Desbois-Lentile, Échos renaissants de l’Ovide moralisé dans les Illustrations de Lemaire de Belges : les noces de Thétis et Pélée et le jugement de Pâris

III. Mises en prose de l’Ovide moralisé et nouvelles traductions des Métamorphoses

Stefania Cerrito, La nymphe Aréthuse dans la Bible des poëtesd’Antoine Vérard (Paris, 1493)

Céline bohnert, La figure d’Adonis dans l’Ovide moralisé (xive siècle), la Methamorphose (1484) et le Grand Olympe des histoires poétiques (1532)

Inès Hansen, Les Trois premiers livres de la Metamorphose d’Ovide : une traduction moderne sous l’influence de l’Ovide moralisé

Ugo Pais, La « triste broderie » de Philomèle : réécriture, adaptation, interprétation d’un mythe ovidien dans Les Amours de Christofle de Beaujeu (1589)

Maurizio Busca, ‘La noix à casser’ : la place de l’allégorie dans les préfaces des traductions des Métamorphoses (1484-1697)

Index

Informations pratiques :

Réécritures et adaptations de l’Ovide moralisé (XIVe-XVIIe siècle), dir. Catherine Gaullier-Bougassas, Marylène Possamai-Pérez, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., 306 p. (Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité, 3). ISBN : 978-2-503-59024-0. Prix : € 95,00.

Source : Brepols

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Publication – Claudia Wittig, « Learning to be Noble in the Middle Ages. Moral Education in North-Western Europe »

This book explores for the first time the moral education of the Western European nobility in the high Middle Ages. The medieval nobility created and utilized values and ideals such as chivalry and courtliness to legitimize their exalted position in society, and these values were largely the same across Europe. Noble codes of conduct communicated these ideals in everyday interactions and symbolic acts at court that formed the basis of European courtly society. This book asks how noble men and women were taught about morality and good conduct and how the values of their society were disseminated. While a major part of moral education took place in person, this period also produced a growing corpus of writing on the subject, in both Latin and the vernacular languages, addressing audiences that encompassed the lay elites from kings to the knightly class, men as well as women. Participation in this teaching became a distinguishing feature of the nobility, who actively promoted their moral superiority through their self-fashioning as they evolved into a social class. This book brings together analyses of several major European didactic texts and miscellanies, examining the way nobles learned about norms and values. Investigating the didactic writings of the Middle Ages helps us to better understand the role of moral education in the formation of class, gender, and social identities, and its long-term contribution to a shared European aristocratic culture.

Table des matières :

Introduction

  • Nobility and Morality in the High Middle Ages
  • Socio-Cultural Shifts in the High Middle Ages
  • Learned Discourses of Virtues and Values in the West
  • Moral Discourse in the Vernacular Languages
  • Research into Medieval Aristocratic Ethics
  • The Contribution of this Book

Chapter 1. Teaching Morality

  • Teaching the Noble Child
  • Lifelong Learning
  • Didactic Communities
  • Conclusion

Chapter 2. Models of Authority

  • Teaching and Authority
  • Letters – Letter Books – Treatises
  • Dialogues and Monologues
  • Conclusion

Chapter 3. The Courtly Cosmos

  • The Court Criticized – The Court Idealized?
  • The Court as a Formative Environment
  • The Court as a Communicative System
  • Conclusion

Chapter 4. Communities of Values

  • Aims of Instruction
  • Ideals of Medieval Aristocrats
  • Nobility in the Order of the World
  • Conclusion

Chapter 5. Organizing Knowledge

  • The Primacy of Poetry and the Truth of Prose
  • Structuring Knowledge: From Florilegium to Encyclopaedia
  • The Codex Speaks
  • Conclusion

Conclusion

Bibliography

Index

Informations pratiques :

Claudia Wittig, Learning to be Noble in the Middle Ages. Moral Education in North-Western Europe, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., 295 p. (Disputatio, 33). ISBN : 978-2-503-59500-9. Prix : € 85,00.

Source : Brepols

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Colloque – Les paysans de montagne aux époques médiévale et moderne. 43es Journées internationales d’histoire de Flaran

Dans le cadre de la 43ème édition des Journées internationales d’histoire de Flaran, ce colloque s’intéresse aux paysans et aux rapports qu’ils entretiennent avec l’environnement montagnard dans l’Europe médiévale et moderne. Rapports aux marchés, liens de solidarités, vie matérielle ou organisation domestique seront notamment abordés par des historiens et des archéologues au cours des journées qui auront lieu au Musée national et domaine du château de Pau.

Programme :

Jeudi 13 octobre

9h30-10h10 : rapport introductif

Vie matérielle, organisation domestique et habitats

  • 10h10-10h50 (R) Christine Rendu et Sylvain Burri (Université de Toulouse – Jean Jaurès), Habiter les versants de montagne au Moyen Âge et à l’époque moderne (matérialité, temporalité, mode de vie)

10h50-11h10 : discussion

11h10-11h25 : pause

  • 11h25-11h50 : (C) Valentin Chevassu (Université de Franche-Comté), Paysans et moyennes montagnes. Données archéologiques, textuelles et paléoenvironnementales sur le Jura et le Morvan médiéval et moderne
  • 11h50-12h15 : (C) Joséphine Moulier (Université de Clermont-Auvergne), Être paysan et habiter la montagne : appropriation et préservation des biens communs dans la moyenne montagne cantalienne (XIIIe-début XVIe siècle)

12h15-12h35 : discussion

  • 14h30-14h55 : (C) Riccardo Rao (Université de Bergame), La maison sur le pré : habitat, prés et biens communaux dans la montagne lombarde du moyen âge tardif
  • 14h55-15h20 : (C) Anna Maria Stagno (Université de Gênes), Mountain landscape and settlements between seasonality and local practices: an archaeological perspective to the social occupation of the space. Case studies from Southern Europe

15h20-15h40 : discussion

15h40-15h55 : pause

Paysans de montagne, économie et rapports au marché

  • 15h55-16h20 : (C) Aleksander Panjek (Université de Primoska, SL), Historiographical concepts on peasant economy and the role of the mountains
  • 16h20-16h45 : (C) Roberto Leggero (Università della Svizzera italiana), Tra alpeggi e mercato. Economia delle comunità della Val Vigezzo tra esigenze locali e mercati sovralocali (secoli XII-XIV)
  • 16h45-17h10 : (C) Marc Conesa (Université de Montpellier 3), D’une montagne à tout prix au « grand marché » : La Solana d’Andorre et l’économie-monde paysanne (XVIIe-XIXe siècles)

17h10-17h30 : discussion

Vendredi 14 octobre

  • 9h-9h40 : (R) Verna Catherine (Université de Paris 8), Variations autour de la pluriactivité. Le paysan, les Pyrénées et l’économie globale (XIVe-XVIe siècles)
  • 9h40-10h05 : (C) Claudio Lorenzini (Université de Udine) et Matteo di Tullio (Université de Pavie), Contadine, artigiani, commercianti. Il lavoro agricolo delle donne in Friuli in età moderna

10h05-10h25 : discussion

10h25-10h40 : pause

Solidarités, dépendances, réseaux et structures politiques

  • 10h40-11h20 : (R) Sandro Guzzi-Heeb (Université de Lausanne), Confréries catholiques, discipline politique et sexuelle dans des communautés paysannes alpines
  • 11h20-11h45 : (C) Nicolas Carrier (Université de Lyon III), La dépendance paysanne dans les Alpes, de la seigneurie à l’Etat (XIe-XVe siècles)

11h45-12h05 : discussion

  • 14h-14h25 : (C) Mira Montanari (Università di Milano), L’Universitas della Valsesia. Una istituzione politico-amministrativa tra dipendenze sovralocali e solidarietà interna (XII-XIV sec.)
  • 14h25-14h50 : (C) Marco Cassioli (Université Aix-Marseille), Communautés rurales et pouvoirs centraux face aux conflits. La vallée de la Nervia dans le premier âge moderne

14h50-15h10 : discussion

15h10-15h30 : conclusions du colloque

Informations pratiques :

13-14 octobre 2022

Musée national et domaine du château de Pau
Pau, France (64)

Événement hybride : sur site et en ligne

Source : Calenda

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Appel à contribution – Networks of Women and Objects in the Early Middle Ages

Organizers: Justine Audebrand and Julie Renou

Sponsors: LaMOP, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / LEME, Universidade de São Paulo

This session proposes to explore how women constructed complex political networks through objects during the Early Middle Ages, between the 5th and the 11th century. Those entanglements between women, artefacts and the social environment constitute a new way to conceptualize the gendered construction of identity. Through objects made, commissioned or donated, women shaped their identity in relationship with men (craftsmen or beneficiaries of donations) and women. Our session proposes to use the tools of history and archaeology to understand those gendered networks and the connection between women and artefacts. In this context, it can therefore include jewelry, textiles, manuscripts, seals, or even objects in a fragmentary state such as certain relics. This deliberately broad definition makes it possible to include any form of material expression, at the various stages of production and life of the artifact. We invite the participants to present reflections on the users’ manipulations which generated and/or reinforced networks, from production to use, repair, recycling, and disposal. This approach can be particularly fruitful for the Middle Ages. In a context where the majority of authors are men, objects constitute a privileged means of expression for women, sometimes as a complement to male texts. Therefore, this session aims to offer new ways to understand gender by focusing on materiality and exchanges.  

Please submit your paper abstract (250/300 words) to Justine Audebrand (justine.audebrand@univ-paris1.fr) and Julie Renou (julie.renou@outlook.com) by September 16th

Source : FOFMA

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Appel à contribution – Pouvoir et santé

Colloque international : « Pouvoir et santé » (4-6 mai 2023)

Les réflexions initiées par Ernst Kantorowicz sur la double corporalité du dirigeant, à la fois réalité biologique et construction anthropologique, ont fait du corps royal/princier un objet d’étude fructueux. Les efforts d’historiens à l’instar d’Agostino Paravicini Bagliani nous ont révélé à quel point l’enveloppe charnelle est le lieu d’une matérialisation des pratiques et discours du pouvoir entre Moyen Âge et Renaissance. Le XIIIe siècle donne lieu à l’émergence d’une « civilisation de l’anatomie » plaçant le corps au centre d’un « faisceau de significations riches et complexes », comme unité de mesure de l’ordre social en vigueur. La chair du dirigeant devient par métaphore le reflet de la viabilité de l’État : la santé du prince, tête et double du royaume, garantit en effet la stabilité de la communauté politique. Si le corps symbolique demeure intouchable et immortel par nature, son double biologique est quant à lui soumis à l’épreuve constante de la caducité. Les mutations du pouvoir royal au XIVe siècle font de la gouvernance étatique une tâche éreintante (car plus exigeante et cruciale) ayant l’effet d’exposer le souverain à de plus nombreux risques. Les usures découlant du pouvoir concernent de nombreux dirigeants (notamment dans les anciens Pays-Bas où Charles Quint et Marie de Hongrie abdiquent tous deux du pouvoir pour raisons de santé le 25 octobre 1555). Pourtant, d’origine naturelle ou accidentelle, la maladie n’augure pas forcément la déconvenue politique : l’histoire médiévale et moderne produit son lot de souverains diminués ayant défié les prescriptions philosophiques et morales traditionnelles (Jean de Bohême, Edouard III, Charles VI, Marie de Castille, Louis XI, Henri VIII, Marie Tudor, Catherine de Médicis, Louis XIV, etc.) Éprouvée ou instrumentalisée, l’indisposition amène en réalité de nombreuses possibilités pour celui qui gouverne. Quoique défectueux, le corps naturel reste avant tout la source du charisme et de l’ancrage affectif des Grands. Sa commémoration et sa préservation sont les vocations essentielles de la cour et de l’hôtel qui le soutiennent dans ses fonctions quotidiennes.

Depuis le XIIIe siècle, une véritable médecine curiale s’institutionnalise en Occident et occasionne l’apparition d’un nouvel acteur emblématique du paysage politique : le médecin de cour. Bien plus qu’un simple praticien, cet érudit, dans sa proximité unique avec le souverain, se voit confier une pluralité de missions (conseiller, espion, ambassadeur, organisateur de la vie culturelle). Plus rarement, le chirurgien s’affirme également dans cet environnement curial (Henri de Mondeville, Lanfranc de Milan, Guy de Chauliac, André Vésale, Ambroise Paré, etc.). Les duos complices de dirigeants et médecins célèbres sont communs (Michel de Nostredame et Catherine de Médicis, Abel Brunier et Gaston d’Orléans, Antoine Vallot et Louis XIV, etc.). La cour s’affirme en haut lieu de la production et de la diffusion des savoirs médicaux soutenus par un patronage éclairé (c’est le cas pour Frédéric II, Catherine Sforza, Philippe II d’Espagne ou encore Rodolphe II de Habsbourg). Elle devient un organe de régulation de la pratique médicale et de gestion de la santé publique (à cet égard, la cour des papes produit des modèles et références uniques). Loin d’être insignifiante, la santé du dirigeant apparaît pour l’historien comme un marqueur des mutations du pouvoir et de l’évolution des sociétés.

Ainsi, les relations entre pouvoir et santé sont d’ordres multiples et méritent d’être considérées sous le regard croisé de plusieurs champs disciplinaires. Cette rencontre propose d’étudier ces rapports complexes à partir d’un riche panel de sources (documents d’archives ou éditions) : administration (correspondance) ; norme (ordonnances, missives, lettres patentes, testaments, etc.) ; comptabilité (comptes d’hôtel, états journaliers, inventaires de biens, etc.) ; littérature (romans de chevalerie, épopées, poèmes lyriques, biographies, sermons funèbres, éloges, etc.) ; pratique (traités médicaux, consilia, observationes, etc.), parmi tant d’autres. Les travaux couvriront une temporalité large allant du début du XIIIe siècle jusqu’au XVIIe siècle, en privilégiant les espaces nord-ouest européen et méditerranéen (toute suggestion est néanmoins la bienvenue).

Plus spécifiquement, les propositions de communication pourront s’inscrire dans un ou plusieurs de ces axes thématiques :

❖ Statut(s) et évolution(s) de la figure du médecin

Cet axe entend considérer les diverses facettes que peut recouvrir la fonction médicale à partir de la fin du Moyen Âge en milieu curial. Grâce à son éducation et son érudition, le médecin semble en effet pressenti pour exercer des missions variées distinctes de son rôle d’artisan de la santé (à caractère officiel ou officieux lorsque la situation le requiert) en tant que diplomate, conseiller, espion, négociant, précepteur ou encore astrologue lorsqu’il s’agit de déterminer le profil médical- astrologique du souverain. En outre, il s’agit aussi de considérer la législation relative à l’établissement du statut de médecin dans ses différents titres et responsabilités à la cour (médecin de cour), en ville (médecin municipal), auprès des armées lors des expéditions ou encore lors de campagnes militaires (médecin militaire). De cette façon, les modes de recrutement (profils et parcours des praticiens, transferts entre cours et milieux), les processus de rétribution ou encore les dynamiques de nominations/récompenses/congédiement pourront être envisagés, en somme tout ce qui concerne l’institutionnalisation de la médecine.

❖ Discours et gouvernement :

La santé est une affaire de discours intrinsèquement lié(s) à la direction étatique. Cet axe envisage d’une part, le recours du dirigeant aux arguments de santé dans une visée de légitimation ou de soutien à une pratique de gouvernement (ex : instrumentalisation de la maladie). En ce sens, il sera également question d’envisager le(s) profil(s) du dirigeant malade et les rapports ou tensions entre pouvoir et souffrance. Aussi, l’intégration de la maladie dans le récit selon des perspectives moralisantes, édifiantes ou encore symboliques destinées à définir et représenter l’attitude et/ou l’état du bon/mauvais souverain pourra être étudiée. La perte de santé et les soins nécessaires à apporter au corps pour la recouvrer peuvent également constituer des thèmes métaphoriques repris pour illustrer et expliquer la décadence ou le succès d’un système de gouvernance.

D’autre part, selon une autre visée, il s’agira d’examiner les politiques mise(s) en place par l’autorité souveraine à l’égard des questions de santé pour :

– Soutenir la professionnalisation de la médecine en répondant aux enjeux administratifs et légaux qui l’accompagnent (ex : création d’organes de régulation et de valorisation de la

profession, réactions étatiques face aux pratiques curatives moins traditionnelles relevant

de la magie des sciences occultes, etc.) ;

  • –  Gérer les crises et situations d’urgences telles que les épidémies, communes au Moyen Âge et aux Temps modernes ;
  • –  Etc. ❖ Culture, patronage médical et circulation des savoirs : Ce dernier axe pose la question de l’intérêt de la cour pour les matières médicales : la médecine fait-elle l’objet de préoccupations majeures chez les dirigeants médiévaux et modernes ? Un éclairage pourrait être trouvé dans le choix des livres qui composent les bibliothèques royales, princières et nobiliaires illustrant ainsi peut-être l’intérêt du souverain pour l’un ou l’autre sujet médical. A cet égard, les mécanismes d’acquisition et de gestion des collections livresques pourront aussi enrichir notre compréhension de la culture de cour (dons, achats du souverain, échanges entre cour, etc.) Dans la même perspective, est-il possible de discerner les témoignages d’activités tournées vers la médecine ou les loisirs médicaux à la cour ? (matérialité des soins, d’expériences scientifiques telles que la distillation, etc.) Existe-t-il des soins spécifiques au milieu curial qui auraient suscité davantage de commentaires ? Songeons notamment aux craintes d’empoisonnement ou aux préoccupations liées à la fertilité du dirigeant nécessitant un appui médical. Le souverain encourage-t-il le développement et l’épanouissement de la médecine en général ? (financement d’œuvres scientifiques, soutien à la mobilité étudiante, etc.) Toutes ces questions pourront être étudiées tant dans leur dimension historique que sous l’angle des représentations littéraires qui y sont associées.

    Les propositions de communication, accompagnées d’un résumé d’une vingtaine de lignes, sont à envoyer pour le 30 septembre au plus tard aux adresses suivantes: timothee.sebert@uclouvain.be et lison.vercammen@uni.lu

    Organisateurs : Gilles Lecuppre (Professeur, Université catholique de Louvain), Grégory Clesse (Chargé de recherche FNRS, Université catholique de Louvain), Florence Ninitte (Chercheuse postdoctorale, Université de Nantes), Timothée Sébert (Assistant, Université catholique de Louvain) et Lison Vercammen (Doctorante, Université catholique de Louvain / Université du Luxembourg)
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Colloque – The Role of the Senses in Medieval Liturgies and Rituals

Programme : ici

By the Late Middle Ages, the liturgy has become the most important and elaborate ceremonial of Christianity in an already highly ritualised society. Indeed, rituals dominated the everyday life of the faithful, from the Divine Office and the Mass to the individual reading of the Hours; and they accompanied the life of people from their birth to their last breath. Besides, liturgy called for collective involvement and aimed at engaging the faithful by stimulating their senses, in order to trigger emotional and spiritual responses.

Over the past century, much has been said about the liturgy in the Middle Ages. Starting from the historical contribution of Mario Righetti (1946), in the last decades scholars have explored fresh research paths, incorporating notions and tools established by diverse disciplines. Philippe Buc (1997) and Eric Palazzo (2000) have opened up new research opportunities by assimilating sociological concepts, exploring the role of rituals as agents in shaping society and fostering social cohesion. More recently, this field has been fuelled with contributions from numerous disciplines that have started to engage in the study of the past, including neurosciences, performance studies, anthropology (Bull & Mitchell, 2016) and sensory studies (Palazzo, 2014; Neri & Caseau, 2021).

The scientific relevance of these contributions in generating adventurous approaches and opening up new panoramas is unquestionable. Following these fresh pathways, the first conference of the series “Experiencing the Sacred”, established by the SenSArt ERC project, aims to develop the topic further by triangulating the liturgy (broadly intended), the experience of the faithful (understood both as an individual and as social groups) and the sensoria (i.e. the diverse sensory systems that existed in the Middle Ages). In so doing, it aims at showing that the experience of the sacred was not homogeneus and static. On the contrary, it was a multimodal and multisensorial activity, one that bore complex and overlapping layers of meaning, and which was perceived in different ways by the diverse groups and individuals involved.

In order to reach this objective, the conference will consider both the material and the immaterial aspects of the liturgy, and will emphasise the wide range of its sensorial appeal. Images, objects, odours, words, flavours, movement, and sounds all formed part of the liturgical performance that permeated the life of medieval people. And yet, they were exploited and perceived in different terms by the diverse groups involved, such as the religious and lay community, men and women, members of the aristocracy and of the lower social groups.

The meeting will bring together a multi- and interdisciplinary community of scholars with a broad interest in the religious rituals of the late Middle Ages (ca. 1200 to ca. 1500), with particular respect to Art History, History, Musicology and Liturgy, in order to cross-fertilise these perspectives.

Informations pratiques :

PADUA
21-23 September 2022
PALAZZO BO – AULA NIEVO

Sponsored by the ERC StG Project “The Sensuous Appeal of the Holy. Sensory Agency of Sacred Art and Somatised Spiritual Experiences in Medieval Europe (12th-15th century) – SenSArt”. This project has received funding from the European Research Council (ERC) under the European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme (grant agreement No 950248)

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