Colloque – Couleurs et pigments dans l’art de la Renaissance en Europe

Colloque
Du jeudi 18 au samedi 20 novembre 2021
Grand Salon, Villa Médicis

Entrée libre

Ce colloque vient clore le programme de recherche pluriannuel intitulé Pictor, qui rassemble une équipe de chercheurs français, suisses, italiens, espagnols et belges pour étudier, dans une approche comparatiste, le métier de peintre en Europe au XVIe siècle.

Après plusieurs journées d’études consacrées à la population des peintres, à la réglementation, à la formation, aux savoirs, méthodes et techniques, lors de cette rencontre il sera question des matériaux et des pigments utilisés en peinture, mais aussi dans d’autres arts figurés (tapisseries, vitraux…).

L’étude de la matérialité des œuvres est un domaine en plein essor depuis quelques années, qui ouvre de nouvelles perspectives grâce à la collaboration entre historiens, scientifiques et restaurateurs. Le colloque offrira l’occasion de confronter les données des analyses scientifiques avec celles offertes par l’étude des sources (archives, livres de recettes et traités).

Programme :

Jeudi 18 novembre 2021

9h15 : Accueil
Francesca Alberti
Académie de France à Rome – Villa Médicis
Laura Pettinaroli
École Française de Rome

9h30 : Introduction
Président de séance : Julien Lugand
Université de Perpignan-Via Domitia

9h45 : Philippe Lorentz
Sorbonne-Université, EPHE-PSL
« D’un jaune plus beau et plus semblable à l’or » :
l’orpiment dans le polyptyque d’Issenheim par
Grünewald

10h15 : Michel Menu
ITMO University, Saint-Pétersbourg
Analyser la couleur du Retable d’Issenheim

10h45 : pause

11h45 : Romain Thomas
Université Paris-Nanterre
L’or, un matériau délaissé par les peintres
de la Renaissance ? Premières réflexions sur
le cas de quelques artistes et foyers de création
néerlandais et germaniques

12h15 : discussion

← Visite
Église de la Trinité-des-Monts
(réservée aux intervenants)

Président de séance : Michel Hochmann
École pratique des Hautes Études, PSL

15h30 : Doris Oltrogge
Cologne Institute of Conservation Science
Pigments dans les textes – pigments dans
l’atelier : une histoire complexe

16h00 : Jesús Criado Mainar et Rebeca Carretero Calvo
Universidad de Zaragoza
Colores y pigmentos en la pintura zaragozana
del siglo XVI. Una aproximacion a partir del
estudio de la documentacion contractual.
1500-1620.

16h30 : Concetta Pennuto
Université de Tours
Soigner la syphilis ? Jean Fernel et le peintre qui
peignait avec le cinabre

17h00 : pause

17h15 : Audrey Nassieu Maupas
École pratique des Hautes Études, PSL
Garance, brésil, kermès, cochenille : la question
du rouge dans la teinture textile à Paris au
XVIe siècle

17h45 : Guy-Michel Leproux
École pratique des Hautes Études, PSL
La conception des verres colorés des vitraux
de la Sainte-Chapelle de Vincennes : un travail
de collaboration ?

18h15 : discussion

Vendredi 19 novembre 2021

École française de Rome

Président de séance : Francesca Alberti
Académie de France à Rome – Villa Médicis

9h45 : Anne Servais
Université Paris I, Panthéon Sorbonne
« Un colore bellissimo rosso di verzino »,
les laques de brésil dans la palette des peintres
européens de la Renaissance

10h15 : Mauro Salis
Università di Cagliari
Alcune note su pigmenti e leganti utilizzati nei
polittici di Sardegna nella prima età moderna

10h45 : pause

11h15 : Philippe Walter
Sorbonne Université
Appréhender les pratiques picturales en
combinant imagerie chimique sur œuvre et sur
prélèvement

11h45 : Angela Cerasuolo
Museo e Real Bosco di Capodimonte
«Avvertimenti de’ quali non fa bisogno
ragionare»: pigmenti e mescolanze nelle fonti
letterarie del XVI secolo, tra ricettari e teoria
dell’arte

12h15 : discussion

Président de séance : Diane Bodart
Columbia University

14h30 : Claudio Seccaroni
ENEA, Roma
Tradizione e innovazione sulle tavolozze
cinquecentesche. Alcuni esempi

15h00 : Raffaella Morselli
Università di Teramo
Da Armenini a Garzoni: colori e pigmenti in due
trattati di fine Cinquecento

15h30 : pause

16h00 : Michel Hochmann
École pratique des Hautes Études, PSL
Quelques réflexions sur les pigments
mentionnés dans les documents italiens
au XVIe siècle

16h30 : Stefano Volpin
Gallerie dell’Accademia, Venise
et Giulio Bono, restauratore
Sui dipinti rinascimentali veneziani:
colori, alterazioni e restauri

17h00 : discussion

Samedi 20 novembre 2021

matin
← Visite
Palazzo Ricci Sacchetti
(réservée aux intervenants)

après-midi
← Visite
Chantier de restauration de la Loggia
de Galatée à la Villa Farnesina
accompagnée par
Virginia Lapenta
Villa Farnesina, Accademia Nazionale dei Lincei
(réservée aux intervenants)

Informations pratiques :

Organisateurs : Francesca Alberti, Académie de France à Rome – Villa Médicis ; Michel Hochmann ;
Guy-Michel Leproux ; Audrey Nassieu Maupas, École pratique des Hautes Études, PSL


Informations :

Patrizia Celli – Département d’histoire de l’art
Académie de France à Rome – Villa Médicis
patrizia.celli@villamedici.it

PASS SANITAIRE
Pour accéder à la journée d’étude, conformément aux dispositions du décret du 23 juillet 2021, nous prions les participants de bien vouloir présenter leur pass sanitaire en cours de validité, accompagné d’une pièce d’identité.

Source : Villa Médicis

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Colloque – Shades of Purple. Purple Ornament in Medieval Manuscripts

This two-day workshop, organized by the research group Textures of Sacred Scripture – https://textures-of-scripture.ch at the University of Zurich will explore a range of questions about the materials and semantics of medieval purple manuscripts.

Recent advances in the material analysis of purple colorants have spurred new interest in the aesthetics of purple ornament in medieval manuscripts. This most prestigious embellishment associated with imperial splendor underwent stunning transformations between the 6th and the 12th century. Purple dyes (mostly produced from lichens) were not only used to color the entire parchment surfaces of sacred books, but purple colorants were also used selectively to highlight specific texts, pages and miniatures corresponding to the content, topology, imagery, and script of individual manuscripts. Various techniques and methods were employed to create multi-sensory purple textures, combining shades of purple from red to dark blue and evoking different purple-colored materials such as silks and porphyry.

Programme :

09:00 – 09:30
Introduction
David Ganz (UZH) & Thomas Rainer (UZH)

09:30 – 10:20
Bridging the Gap: The Identification and Technology of Purple Parchment on the Example of the Vienna Genesis (Austrian National Library, Cod.Theol. Gr. 31)
Christa Hofmann (ÖNB) & Maurizio Aceto (Università degli Studi del Piemonte Orientale, Alessandria)

Coffee Break

Day 1 | 25 Nov. 2021 | 09:00-16:50 (CET)

10:50 – 11:40
La pourpre dans les manuscrits d’apparat du haut Moyen Âge : de la caractérisation physico-chimique des matériaux à leur interprétation symbolique et sémantique
Charlotte Denoël (BnF) & Patricia Roger-Puyo (IRAMAT-CEB, Orléans)

11:40 – 12:30
The Brightest Colour of all in Medieval Illuminations
Maria João Melo (NOVA, New University of Lisbon) & Paula Nabais (NOVA, New University of Lisbon)

Lunch Break

14:00 – 14:50
Der Comes Parisinus und der Hof König Pippins von Italien
Fabrizio Crivello (Università degli Studi di Torino)

14:50 – 15:40
Shades of Purple in the Vienna Coronation Gospels and the Dagulf Psalter
Thomas Rainer (UZH)

Coffee Break

16:00 – 16:50
Aurea purpureis pinguntur scedis: The Apocalyptic Significance of the Godescalc-Evangelistary at Saint-Sernin of Toulouse
Catherine Fernandez (Princeton University)

Day 2 | 26 Nov. 2021 | 09:00-12:40 (CET)

09:00 – 09:50
Rhetoric and the Purple Stripe in the Terentius Vaticanus
Beatrice Radden Keefe (UZH)

09:50 – 10:40
The Astor Lectionary (New York Public Library)
Joshua O’Driscoll (The Morgan Library and Museum, New York)

Coffee Break

11:00 – 11:50
Die purpurnen Flüsse – Topologie von Porphyr-Purpur und Purpur-Topoi im Evangeliar Kaiser Heinrichs II. und verwandten Handschriften
Stefan Trinks (Humboldt Universität, Berlin)

11:50 – 12:40
Purple Aesthetics in Middle Byzantine Manuscripts
Joseph Kopta (Temple University, Philadelphia)

Organized by Textures of Sacred Scripture
Funded by the Swiss National Science Foundation
With support of University of Zurich

Informations pratiques :

University of Zurich
25-26 November 2021

Registration is required by 22.11.2021: thomas.rainer@uzh.ch
A COVID-19-certificate is mandatory for participants attending in person.
A Zoom link will be provided for participants unable to attend in person.

Source : Textures of Scripture

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Séminaire – Locus (Paris-1, LAMOP)

Séminaire organisé par Emmanuelle Vagnon, Geneviève Bührer-Thierry, Hélène Noizet et Juliette Dumasy-Rabineau

Séances salle Perroy, le vendredi de 10h à 13h. Sorbonne, entrée 14 rue Cujas, galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 2e étage.

Programme :

26 novembre
Valérie Theis
– ENS-PSL (IHMC)
« La place du lieu dans la géographie administrative de la papauté, XIIe-XIVe s. »

21 janvier
Pierre-Yves Laffont
– Université Rennes 2 – UMR 6566 CReAAH
« L’armorial de Guillaume Revel (XVe s.) et ses possibles apports à une archéologie des formes de l’habitat durant le second Moyen Âge. »

18 mars 
Nicolas Perreaux
– Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP
« Les lieux et le territoire : entités spatiales et mentions toponymiques dans les chartes européennes »

13 mai 
Julie Richard Dalsace
– Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – LaMOP
« « Nam Asia locus est ». Les lieux des mappemondes dans les manuscrits du haut Moyen Âge. »

Lucie Ecorchard – Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – LaMOP
« Les lieux de justice parisiens à la fin du Moyen Âge. Structures, usages et symboliques. »

Source : LAMOP

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Publication – André Vauchez, « Sanctuaires chrétiens d’Occident »

À côté des églises, cadres du culte et de la vie sacramentelle, il existe dans le christianisme des lieux considérés comme sacrés parce qu’ils abritent les reliques d’un saint ou qu’on y garde le souvenir de l’apparition d’un ange ou de la Vierge Marie. Ce livre étudie les étapes de la formation de ces lieux saints et l’évolution de leur popularité au sein de la chrétienté occidentale entre le ive et le xvie siècle. Les plus célèbres furent Jérusalem, Rome, Saint-Martin de Tours, les monts Saint-Michel de Pouille et de Normandie, Rocamadour, Assise et Notre-Dame de Lorette. Avec bien d’autres encore, plus modestes, ces sanctuaires, fréquentés par de nombreux pèlerins en quête de guérison du corps et de l’âme, finirent par constituer un réseau très dense, qui remplit l’espace de nouvelles formes de sacralité. C’est ce processus dont rend compte André Vauchez dans une vaste synthèse, enrichie d’une iconographie abondante et originale.

Un maître ouvrage pour comprendre la mise en place d’un espace chrétien en Europe entre l’Antiquité tardive et les Temps Modernes.

Professeur émérite d’histoire du Moyen Âge, spécialiste d’histoire religieuse, ancien directeur de l’École française de Rome, André Vauchez a codirigé un Inventaire des sanctuaires chrétiens d’Italie. Membre de l’Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres), il a obtenu en 2013 le prix Balzan pour l’ensemble de son œuvre historique.

Informations pratiques :

André Vauchez, Sanctuaires chrétiens d’Occident, Paris, Éditions du Cerf, 2021. 352 p., 15,5 x 24 cm. ISBN : 9782204147095. Prix : 25 euros.

Source : Cerf

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Exposition – The Illuminated Bibliotheca: Production and Circulation of the Bible in Portugal

EXHIBITION – National Library of Portugal – 28 Oct. 2021 to 22 Jan. 2022
Showroom – 3rd floor | Free entrance.

The exhibition focusses on the Romanesque Bible manuscripts that have been preserved in Portuguese collections. During the Middle Ages these venerable books displayed their splendor, and they still do so up to the present day, with some being true artistic treasures celebrating the art of illumination. Besides offering us a privileged view of medieval religious practices, the Romanesque Bibles on show represent an unquestionable cultural and artistic heritage, fully justifying their study over the centuries. Alongside a few other, later exemplars of the Sacred Page, this exhibition seeks to introduce to the public works that, in various ways, continue to fascinate and enrich. The opportunity to inspect the Bibles from close by enables the spectator to reconnect to this patrimony and to reflect upon his or her own culture.

Scientific committee: Maria Adelaide Miranda and Luís Correia de Sousa in collaboration with Xavier van Binnebeke

Source : Medieval Art Research

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Publication – François Suard, « Raconter, célébrer au Moyen Âge. Le lai, la nouvelle, le roman et l’épopée »

Ce recueil est consacré pour l’essentiel à la chanson de geste française, étudiée du point de vue de sa typologie et de son évolution au cours du Moyen Âge, ainsi que de ses rapports avec les épopées africaines d’Afrique de l’Ouest. Plusieurs textes font l’objet d’une étude particulière : Renaut de Montauban, la Chanson de Roland avec ses relectures et les textes apparentés, Huon de Bordeaux, La Chevalerie Ogier, le cycle de Nanteuil, le 2e cycle de la croisade et les proses de la Reine Sebile et des Trois fils de Rois. Outre le domaine épique, quelques articles abordent l’étude des textes narratifs (lai, nouvelle, roman).

François Suard est professeur honoraire de Littérature médiévale. Auteur d’une étude sur le Roman en prose de Guillaume d’Orange (1979), il a édité et traduit la Chanson de Guillaume (1991) et la Chanson d’Aspremont (2008). Il a proposé, avec son Guide de la chanson de geste et de sa postérité littéraire (2011) une synthèse sur la production épique médiévale. Il a consacré un livre à Alexandre (2001) et à la réception du personnage de Roland à travers les âges (2012).

Table des matières : ici

Informations pratiques :

François Suard, Raconter, célébrer au Moyen Âge. Le lai, la nouvelle, le roman et l’épopée, Paris, Honoré Champion, 2021 (Essais sur le Moyen Âge, 77), 402 p., 15 x 23,5 cm. ISBN : 9782745355683. Prix : 65 euros.

Source : Honoré Champion

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Publication – Carlo Taviani,  » Lotte di parte. Rivolte di popolo e conflitti di fazione nelle guerre d’Italia (1494-1531) »

Nonostante i molti studi comparativi sulle guerre d’Italia del primo Cinquecento, un tema è passato di moda senza aver ricevuto la debita attenzione: i conflitti interni alle città e in generale alle comunità, che in molti casi sfociarono in esiti violenti, in rivolte cetuali e in conflitti di faida, coinvolgendo non solo le oligarchie, ma anche soggetti normalmente distanti dalla partecipazione diretta alla vita politica.

Le guerre e la presenza degli eserciti d’oltralpe nella penisola italiana misero in moto e favorirono conflitti interni nella Terraferma veneta, in Lombardia, a Brescia, a Padova, a Cremona, nella Patria del Friuli, a Bologna, a Pisa, a Genova, nell’area di Urbino e a Roma. Il libro si occupa di alcuni di questi conflitti, indagando da un lato la conflittualità cetuale, che si espresse nelle molte “rivolte di popolo”, e dall’altro gli scontri di fazione, che spesso culminarono nel fenomeno degli esili o nelle pratiche di pacificazione.

Carlo Taviani ha insegnato presso l’Università di Teramo, Cape Town e Bologna. Svolge attività di ricerca presso l’Università di Zurigo nell’ambito del progetto “Atlantic Italies” ed è affiliato al Deutsches Historisches Institut di Roma. Per i nostri tipi ha pubblicato Superba discordia (2008) e ha curato, con Matthias Schnettger, Libertà e dominio (2011).

Table des matières :

Introduzione. Un tema passato di moda

1. Le molte guerre interne d’Italia
2. Conflitti di popolo e di fazione a Genova
3. Le reti dell’esilio
4. Guerre e paci. Pratiche di pace intracomunitarie
5. Commercio, finanza e conflittualità politica

Conclusioni
Appendice I. Un documento sull’instabilità politica e l’economia
Appendice II. Urbino 1507: uomini d’arme e di corte
Bibliografia
Indice dei nomi

Informations pratiques :

Carlo Taviani, Lotte di parte. Rivolte di popolo e conflitti di fazione nelle guerre d’Italia (1494-1531), Rome, Viella, 2021 (I libri di Viella, 392). pp. 180, 15×21 cm, bross. ISBN: 9788833138299. Prix : 23 euros.

Source : Viella

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Publication – Frontières spatiales, frontières sociales au Moyen Âge. LIe Congrès de la SHMESP

L’étude des frontières est contemporaine de la naissance de la discipline historique et de l’émergence des États-nations. Bien que la frontière ne soit pas une notion proprement médiévale, elle est cependant un thème classique des études sur le Moyen Âge. À la fois prégnant et souvent insaisissable, cet objet a été envisagé dans une optique comparatiste, en considérant les limites entre pouvoirs ou entre cultures, les divisions administratives, mais aussi les zones frontalières, de l’Angleterre à l’Empire mongol, de la Saxe aux terres valenciennes ou castillanes et à l’Iran. Sans négliger l’étude des espaces qui délimitent des aires d’exercice de pouvoirs et contribuent à la construction des territoires, les auteurs s’attachent à une histoire sociale, à des échelles variables, du quartier urbain à l’empire.

Ce volume présente les résultats des échanges du 51e congrès de la Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public, tenu virtuellement à Perpignan malgré les restrictions d’accès aux archives et aux bibliothèques. Rassemblant les travaux d’historiens confirmés et de chercheurs plus jeunes, il dresse un panorama des frontières spatiales et des frontières sociales des mondes latin, byzantin et musulman. Ces choix permettent de mettre l’accent sur les modes de construction des frontières à travers des prismes variés : les processus, les outils et les lieux qui rendent visible la frontière, les actions qui la définissent et construisent les territoires.

Table des matières :

Avant-propos
Dominique Valérian

Frontières spatiales, frontières sociales au Moyen Âge. Rapport introductif
Stéphane Boissellier et Lucie Malbos

Rendre visible la frontière

Tracer la frontière juridique entre Byzance et l’Islam (Nord du Bilād al-Šām, IIe-Ve siècle h/VIIIe-XIe siècle)
Éva Collet

Ériger les cours d’eau en frontières. abarī (839-923) et les confins iraniens, entre héritages mythiques et écriture de l’histoire impériale islamique
Camille Rhoné-Quer

Définir et rendre visible une frontière fluviale. Le cas de la Meuse moyenne du XIIIe au XVIe siècle
Marc Suttor

Les cartes perdues des frontières de Bourgogne au milieu du XVe siècle
Juliette Dumasy-Rabineau

Frontières spatiales et frontières mentales de la Saxe (IXe-XIe siècle)
Laurence Leleu

(Re)définition des frontières et territorialisation

La construction d’une frontière maritime en Angleterre à la fin du Moyen Âge
Frédérique Laget

Les territoires locaux dans la Pouille méridionale du VIIe au Xe siècle. Un reflet de la frontière de Byzance en Adriatique ?
Giovanni Stranieri

L’empereur au-delà du fleuve. La construction d’un territoire politique dans l’Empire latin de Constantinople (1204-1213)
Simon Hasdenteufel

Mingghan et tammaL’administration nomade des frontières dans l’Empire mongol au XIIIe siècle
Simon Berger

Consolidation ou disparition des frontières ? Les comtés de Roussillon et de Cerdagne après la chute de la couronne de Majorque (seconde moitié du XIVe siècle)
Romain Saguer

Délimiter le territoire. Réflexions le long de la frontière du royaume de Jérusalem (Galilée, XIIe-XIIIe siècle)
Simon Dorso

Sociétés de frontière

L’expérience de la frontière au miroir du Liber de legationibus de Gilles Charlier (1433-1435)
Olivier Marin

Ex paterno genere DaniciL’onomastique d’une société frontalière. L’exemple des Midlands aux Xe-XIe siècles
Arnaud Lestremau

La frontière médiévale comme processus d’appropriation. Quelques considérations concernant le cas ibérique au XIIIe siècle : cuadrilleros, almonedas, suertes
Josep Torró

D’un royaume à l’autre. Frontières mouvantes et sociétés aristocratiques en Lotharingie méridionale (fin IXe-Xe siècle)
Tristan Martine

Pareurs de Perpignan au-delà des limites de la couronne d’Aragon et des frontières sociales
Damien Coulon

La frontière interconfessionnelle, un concept pertinent dans l’espace urbain de la couronne d’Aragon des XIIIe-XVe siècles ?
Ingrid Houssaye Michienzi, Sarah Maugin et Claire Soussen

Conclusions
Philippe Sénac

Résumés

Abstracts

Informations pratiques :

Frontières spatiales, frontières sociales au Moyen Âge. LIe Congrès de la SHMESP, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2021 (Histoire ancienne et médiévale). 376 p., 16 x 24 cm. ISBN : 979-10-351-0656-0. Prix : 30 euros.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Publication – Siegfried Wenzel, « Beyond the ‘Sermo modernus’. Sermon Form in Early Fifteenth-Century England »

In England, as well as on the continent, the early fifteenth century saw a slackening of rigorous academic work in theology and at the same time a stronger interest in biblical and devotional approaches and practices. This book addresses the question of whether, and if so in what way, such a change may also have occurred in preaching by investigating the form in which sermons were constructed, to determine whether a new development or innovation replaced the scholastic sermon, or sermo modernus, in use from the later thirteenth century on. The volume concludes with editions of sermons drawn from major works created in England between the final years of the fourteenth and the middle of the fifteenth century.

This study addresses the question of whether the renewed interest in biblical and devotional approaches that some scholars have found in fifteenth-century theology also affected preaching. In answer it points to significant changes in the structure of sermons, both Latin and English, that have survived from England. In them the form of the sermo modernus or scholastic sermon, in which the entire discourse is based on a short string of words called “thema” – a form that was almost universally employed in the thirteenth and fourteenth centuries – gives way to retelling the entire lection (usually the Gospel) and to pointing out its moral meaning verse by verse in a process called postillation. Moreover, these sermons occasionally raise questions (quaestiones) or problems (dubia) caused by the biblical text and answer them. Major criticism of the sermo modernus as well as suggestions for different approaches to preaching are found in the work of Thomas Gascoigne. Dealing with the entire Gospel in a sermon characterizes three commentaries of the period: Philip Repingdon’s Sermones super evangelia dominicalia written perhaps at the end of the fourteenth century, the mid-fifteenth-century Congesta, and an early fifteenth-century lecture course by an anonymous Franciscan on sermons for the saints and for major feasts. These works have received little or no attention from modern scholars. They are here discussed and illustrated with hitherto unedited excerpts. Preaching the entire Gospel can further be found in sermons by individual preachers who lived near the end of the fourteenth and the early fifteenth centuries: John Felton, Nicholas Philip, John Dygon, Robert Rypon, John Wyclif and his followers, and others. As a result, while not entirely innovative in this respect, these preachers indeed turned away from the structure and devices typical of the traditional sermo modernus and instead dealt with the entire lection they preached on.

Siegfried Wenzel, professor emeritus of English at the University of Pennsylvania, has written widely on medieval preaching and its historical contexts, on the vices and virtues in the middle ages, and on Chaucer, Langland, and Middle English literature.

Informations pratiques :

Siegfried Wenzel, Beyond the ‘Sermo modernus’. Sermon Form in Early Fifteenth-Century England, Toronto, Pontifical Institute of Medieval Studies, 2021 (Studies and Texts, 222). XII–282 pp. ISBN 978-0-88844-222-2 Prix : USD 95.

Source : Pontifical Institute of Medieval Studies

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Appel à contribution – L’art à l’heure archéologique (Histoire de l’Art, 90)

L’approche archéologique inspire aujourd’hui aussi bien les historiens de l’art que les artistes. La patiente reconstitution du passé à laquelle se livrent les archéologues à partir de vestiges fragmentaires dont le contexte est minutieusement analysé ouvre des voies nouvelles à l’ana- lyse des œuvres mais aussi à la création artistique. Au-delà du seul « goût des ruines », ce sont en effet les principes et les méthodes de l’archéologie qui nourrissent la réflexion sur l’art. Ce numéro d’Histoire de l’art propose d’explorer les différents aspects du dialogue entre art et archéologie, dans une perspective résolument large. Il invite également à s’interroger sur les rapports complexes, aussi bien sur le plan académique que scientifique, des deux disci- plines sœurs que sont l’histoire de l’art et l’archéologie. Cet appel à contributions s’adresse ainsi aux jeunes chercheurs en histoire de l’art, en archéologie, en histoire ou encore en an- thropologie intéressés par les pistes de recherche esquissées ci-dessous, quelle que soit leur période de prédilection.

Restitution

En s’intéressant aux vestiges parfois modestes d’un passé plus ou moins lointain, les archéo- logues attirent l’attention sur des objets qu’un œil rapide jugerait désespérés, tant leur dégra- dation les rend énigmatiques. Leur mise en série et les analyses archéométriques permettent de reconstituer des pans entiers du passé et de donner une valeur inattendue à des collections ou des monuments autrefois délaissés. Ce type d’enquête a donné un nouveau souffle à l’his- toire de l’art – on pense aux travaux pionniers de Jean Marcadé – et inspire les artistes jusqu’à aujourd’hui, comme l’ont montré les expositions « The Way of the Shovel » au Museum of Contemporary Art de Chicago en 2013 et « Anarchéologie » au Centre Pompidou de Paris en 2017. La capacité qu’ont les archéologues à restituer un monde disparu est aussi un puissant moteur pour l’imagination et les artistes se sont saisis des outils informatiques de visualisation créés pour l’archéologie.

Contextualisation

L’archéologie est aussi une discipline de terrain, attentive à l’inscription spatiale des vestiges et à leur rapport à l’environnement. La collaboration avec les archéologues pousse les historiens de l’art à sortir des musées et à replacer les œuvres dans leur contexte architectural ou naturel, comme l’a fait par exemple Jane Fejfer pour les portraits romains. Cet intérêt pour le site, son évolution puis sa destruction a suscité également de nombreuses collaborations entre archéologues et artistes, que l’on pense au travail pionnier d’Anne et de Patrick Poirier, au processus collaboratif de « réapparition » du palais Nord-Ouest de Nimrud par Michael Rakowitz, ou encore aux technologies sonores employées par Forensic Architecture ou Umashankar and the Earchaeologists.

Interprétation

Science humaine, l’archéologie est une discipline critique, qui propose une interprétation du passé à partir d’éléments nouveaux, tirés de l’oubli par la fouille. Si cette capacité de l’archéo- logie à écrire l’histoire a parfois été instrumentalisée, elle apporte souvent à l’inverse un dé- menti à des lectures gauchies du passé. Les œuvres d’art, objets archéologiques à part entière, contribuent à ce réexamen et permettent d’affiner nos connaissances historiques, comme en témoignent par exemple les travaux de John Ma sur la statuaire honorifique. Les artistes se sont eux aussi saisis de cette capacité des vestiges à porter un discours analytique nouveau, révélant des enjeux politiques, sociaux, voire environnementaux. Les actions de prélèvement (Yuji Agematsu), d’excavation (Simon Callery), de délocalisation (Danh Vo) et de muséifica- tion (Mark Dion, Ali Cherri, Rayyane Tabet) sont autant de moyens pour les artistes de re- mettre en question des récits et de révéler la polysémie du discours lié à un artefact.

Le numéro sera coordonné par Guillaume Biard (Aix-Marseille Université), Jean-Baptiste

Delorme (Centre national des arts plastiques) et Arianna Esposito (université de Bourgogne). La revue a pour rédactrice en chef Dominique de Font-Réaulx.

Les synopsis, comprenant une présentation du sujet problématisé (1 page), une bibliographie sommaire sur le sujet et une biographie de l’auteur (500 signes), sont à adresser sous forme de fichier PDF unique par courriel à revueredachistoiredelart@gmail.com pour le 15 janvier 2022 au plus tard. Le comité de rédaction étudiera les propositions envoyées. Les projets rete- nus feront l’objet d’articles à remettre pour le 1er mai 2022.

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