Publication – « Artú, Lancillotto e il Graal. Volume I: La storia del Santo Graal. La storia di Merlino. Il seguito della storia di Merlino », traduzione, introduzioni e commento a cura di Carlo Beretta, Fabrizio Cigni, Marco Infurna, Claudio Lagomarsini, Gioia Paradisi

Il ciclo di romanzi in antico francese che gli specialisti conoscono con il titolo Lancelot-Graal, o ciclo della Vulgata, non è mai stato tradotto integralmente in italiano in epoca moderna, nonostante sia una delle opere piú grandiose del Medioevo europeo, e abbia esercitato uno straordinario influsso sull’immaginario narrativo della cultura occidentale. Di autore ignoto, forse piú autori al lavoro insieme, composta nei primi decenni del XIII secolo in una località imprecisata della Francia del Nord, non incardinata né sui miti del mondo greco-romano né sul confronto tra il mondo cristiano e il mondo islamico, la Vulgata non sembra possedere i connotati che definiscono un classico secondo i parametri correnti, e di fatto non è stata ancora pienamente riconosciuta come tale. Non è tra le opere entrate nei canoni della modernità letteraria, non è tradotta in molte lingue, anche in Francia è entrata nella collana della Pléiade solo pochi anni fa. Eppure è in questa successione di romanzi che per la prima volta trova una struttura compiuta, e riesce quindi a porsi come nuova fonte mitologica, un mondo narrativo la cui potenza è rimasta memorabile fino a oggi. Non solo il bacio dell’amore tra Lancillotto e Ginevra, o il regno di Artú e le magie di Merlino, ma il potere di Escalibur, la spada nella roccia, l’equilibrio utopico della Tavola Rotonda, l’idea dell’avventura come condizione del cavaliere errante, le foreste e i draghi, le damigelle e i giganti, la gratuità e la follia dell’amore e dell’amicizia, e infine l’intreccio di questo mondo con le tragedie della guerra e soprattutto con il mito del Graal, che a partire dal nostro ciclo diventa il riferimento originario – in quanto strumento eucaristico dell’Ultima Cena – della storia cristiana, e insieme il segno escatologico del suo compimento. L’efficacia di questo nuovo sistema articolato di racconti fantastici si è manifestata, oltre che nel successo del ciclo in quanto tale, anche e anzi soprattutto nella fortuna di alcune sue componenti e nella capacità di offrire materia inesauribile alla letteratura per i secoli a venire. A partire dall’invenzione del Lancelot-Graal vedono la luce gli altri grandi cicli di poco successivi, il Tristan en prose e il Guiron le Courtois, e da questo bacino tra la fine del Quattrocento e l’inizio del Cinquecento Boiardo e l’Ariosto reinventeranno il poema cavalleresco, incrociandolo con la materia epica nel nome di Orlando. (…) Questa incredibile fecondità tematica del mondo arturiano cosí come fu per la prima volta organizzato nel Lancelot-Graal si deve anche a un fattore del suo successo che è sicuramente meno noto, ma che ha svolto un ruolo non secondario nello sviluppo della narrativa europea moderna. È infatti nei romanzi del nostro ciclo che si sperimentano per la prima volta, con un’estensione fino ad allora impensabile, i meccanismi narrativi della prosa di finzione in una lingua volgare. La gestione dei personaggi e dei loro rapporti, le sfumature dei dialoghi e dei monologhi interiori, l’intreccio di piú piani concomitanti dell’azione, l’organizzazione del tempo narrato e delle sue diverse velocità, l’interazione fra il romanzo-biografia e il romanzo-mondo, sono elementi costitutivi della narrazione moderna che nel ciclo arturiano trovano il loro già organico fondamento. Nel dibattito sulle origini del romanzo, il genere per eccellenza con cui il sistema culturale occidentale ha tentato di interpretare letterariamente la realtà dell’uomo e della storia, la Vulgata occupa un posto di tutto rilievo.

dall’Introduzione di Lino Leonardi

Table des matières :

I.
La storia del Santo Graal
La storia di Merlino
Il seguito della storia di Merlino
II.
Lancillotto del Lago (La Marca di Gallia – Galehaut)
III.
Lancillotto del Lago (La carretta – Agravain)
IV.
La ricerca del Santo Graal
La morte di re Artú

Informations pratiques :

Artú, Lancillotto e il Graal. Volume I: La storia del Santo Graal. La storia di Merlino. Il seguito della storia di Merlino, traduzione, introduzioni e commento a cura di Carlo Beretta, Fabrizio Cigni, Marco Infurna, Claudio Lagomarsini, Gioia Paradisi, Turin, Einaudi, 2021 (I millenni). pp. XXXVI – 1116. ISBN 9788806239749. Prix : 90 euros.

Source : Einaudi

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Séminaire – Séminaire Terrae-Atelier Operandi

Programme 2021-2022

Atelier Operandi | Seminaire d’histoire et d’archéologie de la construction et du bâti. UMR 5136 Framespa, Toulouse

Thème 1 : Réemployer

10 Décembre : Charles Davoine. « Que personne ne prive les cités de leurs ornements propres » (CTh 15.1.1) : les interdictions du remploi dans l’Antiquité tardive.

Salle GH 107

L’Antiquité tardive est souvent considérée comme la période par excellence des spolia, ces éléments de décor ancien démontés et réutilisés dans des constructions nouvelles. Pourtant, aux IVe et Ve siècles après J.-C., les empereurs romains prennent de nombreuses mesures pour interdire le prélèvement des ornements et des matériaux sur les édifices publics. Nous verrons ce que ces dispositions révèlent de la pratique du remploi et de la conception du décor urbain à cette période.

Présentiel : 28 janvier : Jacques Dubois : « 25 ans après, 1997-2022 : la question du remploi à Alençon à la fin du Moyen Age et première moitié du XVIe siècle (des archives personnelles en remploi) ».

La fin des années 1990 et le début de la décennie suivante constitue un moment historiographie important marquant le développement des recherches consacrées à l’histoire de la construction via l’étude des chantiers. A l’époque, l’approche principale consistait en un approfondissement des connaissances liées à la maîtrise d’ouvrage (fonctionnement des fabriques, tenue des comptabilités, nature des recettes et des dépenses…) et à la maîtrise d’oeuvre (personnels actifs sur les chantiers, effectifs et évolution, salaires, entre autres points). Il y a 25 ans, le remploi pouvait être évoqué dans quelques thèses – dont la mienne soutenue en 1997 -, mais sans être abordé comme il l’est aujourd’hui. A la suite de la séance que l’atelier Operandi a consacré à cette thématique l’an dernier, une relecture rapide des nombreux documents relatifs à la construction à Alençon et sa région permet, grâce à une réinterprétation des textes et de certains termes, de compléter les connaissances de l’économie de la construction à alençonnaise, de déterminer l’existence ou non de pratiques particulières entre monde urbain et monde rural.

Thème 2 : Gérer

Présentiel : 18 février : Marco Conti : « Comptabilité urbaine et chantiers publics à Bologne de la fin du XIIIe siècle au début du XIVe siècle »

En ligne avec une historiographie récente qui met en évidence la relation entre la comptabilité des chantiers et l’administration, nous voulons montrer, dans le cadre du présent séminaire, la gestion administrative des chantiers publics dans la commune de Bologne entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle. En outre, nous allons faire une présentation préliminaire des sources disponibles à cette étude et des types d’informations qu’elles pourront nous dévoiler sur l’administration publique des chantiers.

Présentiel : 18 mars : Camille Larraz : « Un peintre maître-d’œuvre : Simon de Châlons et les chantiers avignonnais du XVIe siècle »

L’abondance archivistique de la Provence du XVIe siècle en fait un terrain d’investigation propice à l’étude des peintres et des aspects techniques de leurs créations artistiques. Le cas avignonnais est tout à fait exemplaire à cet égard par l’absence de corporation ou de guilde de Saint-Luc régissant l’exercice du métier de peintre. De ce milieu artisan délié des strictes réglementations juridiques de production émerge la figure du peintre Simon de Châlons, lequel domine le marché des commandes entre 1532 et 1561. Plusieurs contrats notariés et documents comptables brossent le portrait d’un peintre assumant, à la demande du commanditaire, la responsabilité de chantiers d’envergure. Le peintre assume une charge similaire à celle d’un maître-d ‘œuvre, sous-traitant avec différents corps de métier, tels que des maçons, des menuisiers, des brodeurs ou encore d’autres peintres. A travers trois exemples de chantiers – deux pour des retables destinés à des chapelles qui doivent également être réfectionnées et un pour la Somptueuse Entrée du cardinal légat Alexandre Farnèse – cette communication vise à mettre en évidence les stratégies économiques et sociales mises en place par Simon de Châlons pour gérer ses intérêts personnels et financiers, l’organisation matérielle, technique et humaine des chantiers à sa charge, ainsi que les processus de commande. L’un des retables, toujours conservé, offre en outre l’opportunité d’aborder la question du statut du peintre, naviguant sans cesse entre la figure d’artiste et d’artisan.

Thème 3 : Restaurer

15 avril : Laura Foulquier : « Entre réalités, fantasmes et restitutions. Comment étudier le bâti d’un monument disparu : l’ancienne abbaye Saint-Alyre de Clermont-Ferrand. » 

« C’est en France, au XIXe siècle, que l’on voit des actes de vandalisme semblable, et l’on signale un progrès dans l’instruction du peuple ! ». « Près de la Tiretaine, on voit l’abbaye de Saint-Alyre, hors de la ville. Son architecture est superbe ; elle est flanquée de tours comme une ville forte ; elle est riche en colonnes, en sarcophages, en autels de marbres et de jaspes », écrit Abraham Golnitz lors de son étape, à Clermont alors qu’il parcourt le Forez et le Lyonnais dans le premier tiers du XVIIe siècle. Las, il ne reste plus grand chose de cette abbaye démantibulée durant la période révolutionnaire. Comment étudier un bâti qui n’existe plus ? Comment « imaginer » un monument qui de tous temps suscita admiration et hyperboles et qui devient, avec la période révolutionnaire, une ossature en déshérence dont il faut se défaire à tout prix ?

13 mai : Andreas Hartmann et  Yves Gallet : « Les recherches du Groupe de travail « Pierre » au sein du Chantier CNRS Notre-Dame. Thèmes, problématiques et enjeux de recherche »

Source : Terrae

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Publication – « Manuscripts in the Anglo-Saxon Kingdoms. Cultures and connections », éd. Claire Breay et Joanna Story

Manuscripts that were made and used in the Anglo-Saxon kingdoms before the Norman conquest of England are treasure troves of art and text. Many of these books and documents were brought together in the British Library exhibition, ‘Anglo-Saxon kingdoms: art, word, war’. Together, these manuscripts illuminate extensive intellectual connections as well as widespread scribal and artistic networks that developed within the islands of Britain and Ireland, and further afield across much of early medieval Europe. Using new scientific methods, as well as textual criticism, art historical analysis and historical research, the essays in this richly illustrated volume, written by leading scholars, present innovative research that focuses on manuscripts that were copied, decorated or used in the early English kingdoms and their neighbours, across a 500-year period from the advent of Christianity among the English, c.600, to the age of conquest in the eleventh century.

Claire Breay is head of Ancient, Medieval and Early Modern Manuscripts at the British Library and curated the Library’s recent ‘Anglo-Saxon kingdoms’ exhibition. Joanna Story is professor of early medieval history, U Leicester.

Table des matières :

Preface
Claire Breay and Joanna Story

The original Lindisfarne gospels?
Dáibhì Ó Cróinìn

The Royal-Otho-Corpus / Cambridge-London /Parker-Cotton-Wolsey Gospels
Bernard Meehan

Writing at Wearmouth-Jarrow
Richard Gameson

The European context of manuscript illumination in the Anglo-Saxon kingdoms, 600-900
Lawrence Nees

Insular manuscripts in Carolingian Francia
Joanna Story

Anglo-Saxon links with Rome and the Franks in the light of the Würzburg book-list
Rosamond McKitterick

The transmission and reception of Alfredian ‘Apocrypha’
David F. Johnson

The lector and lectio in Anglo-Saxon England
Teresa Webber

The ‘Canterbury letter-book’: Alcuin and after
Simon Keynes

The Wolf at work: uncovering Wulfstan’s compositional method
Jonathan Wilcox


On the Italian provenance of the Vercelli Book
Winfried Rudolf


Anglo-Saxon travellers and their books
Francesca Tinti


A Fleury model for singing at Winchester
Susan Rankin


Fragments of some Anglo-Saxon service books in Norway and Sweden
Michael Gullick

Informations pratiques :

Manuscripts in the Anglo-Saxon Kingdoms. Cultures and connections, éd. Claire Breay et Joanna Story, Four Court Press, 2021. ISBN: 978-1-84682-866-9. May 2021. 256pp. Colour Ills. Large Format. Prix : 65 euros.

Source : Four Court Press

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Colloque – Afterlives: Dante in Dialogue with East Asian Buddhism

Friday & Saturday, November 12 & 13, 2021
9 AM – 12 PM



Register for the conference on Zoom

In The Metaphysics of Dante’s Comedy, one of the most significant contributions on Dante’s thought in modern scholarship, Christian Moevs presents an interpretation of the Florentine poet’s worldview that is consistent with Eastern spirituality. Moevs’s allusions to non-dualistic principles of Indian and Asian religion and thought in the context of an in-depth examination of Dante’s metaphysics offer the opportunity to advance a productive inquiry that may bridge conventional divides between medieval literature in Europe and cultural productions in medieval East Asia, especially on questions of eschatology and justice. The convergence between these two distant traditions is prompting us – in coincidence with the seventh centennial of Dante’s death in 2021 – to organize a conference that seeks to explore differences and similarities between these visions of the afterlife, while avoiding the traps of facile parallels.
PANEL 1

Vittorio Montemaggi (King’s College London)
“The Metaphysics of Dante’s Comedy and the Challenges of Non-Duality”

Lucia Dolce (SOAS University of London)
“Hells, Prophets and the End of Time: Eschatological Concerns in Medieval Japanese Buddhism”

Andrew Hui (Yale University-NUS College)
“Dante’s Vegetables: The Philosophy of Plant-Life in the Divine Comedy« 

Remarks by Diego Loukota (UCLA ALC), followed by discussion
PANEL 2

Paola Nasti (Northwestern University)
“The Tongue of Love: Dante and His Biblical Charisma”

Fabio Rambelli (UC Santa Barbara)
“Hell and Damnation in Japanese Buddhism”

William Franke (Vanderbilt University)
“Dante and East Asian Buddhism: The Apophatic Connection”

Remarks by Brenda Schildgen (UC Davis), followed by discussion

Organized by Torquil Duthie (UCLA) and Andrea Moudarres (UCLA).
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Publication – Annamaria Ducci, « Henri Focillon en son temps. La liberté des formes »

Henri Focillon (1881-1943) est l’un des plus grands historiens de l’art français. Bien que son œuvre et son engagement politique aient marqué l’histoire culturelle du XXe siècle, aucune monographie ne lui avait jusqu’ici été consacrée. En replaçant sa vie et son œuvre dans le contexte intellectuel de l’entre-deux-guerres, le présent ouvrage vient combler une lacune importante de l’historiographie française.

S’appuyant sur de nouvelles sources documentaires, largement méconnues et pour partie inédites, Annamaria Ducci propose une relecture critique de l’ensemble des écrits de Focillon. Son ouvrage le plus célèbre, Vie des formes (1934), tout comme ses travaux sur l’art du Moyen Âge occidental, sur la gravure et la peinture moderne, ou encore sur le bouddhisme et l’art japonais, permettent de mesurer l’étendue des renvois culturels impliquant aussi bien le formalisme viennois, la science de l’art allemande, ou encore la critique d’art parisienne « fin de siècle », pour finalement aboutir à cette « phénoménologie de l’art » qui caractérise en propre la démarche d’Henri Focillon.

Table des matières :

Avant-propos

Abréviations

Introduction

I. Premières esquisses
Le murmure de Paris
Piranèse premier maitre

II. Le Moyen Âge : principes fondamentaux de la pensée focillonienne
« Le vrai Moyen Âge »
Succéder à Émile Mâle, fonder une nouvelle méthode
L’essai révolutionnaire de 1929
L’art des sculpteurs romans : lois géométriques et valeurs tonales
Le mythe de Dédale
Focillon et les études médiévales en France : convergences et divergences
Focillon et Wilhelm Vöge : styles, main et monumentalité
Un gothique infini

III. La liberté des formes
La Vie des formes, dans les plis d’un livre
Confrontations sur la méthode
Le grand courant du formalisme
Formes françaises

IV. Les formes de l’historien de l’art
« Funeste rage d’écrire ! »
La main parlante de l’historien de l’art : Focillon dessinateur

Conclusion
Index
Crédits

Informations pratiques :

Annamaria Ducci, Henri Focillon en son temps. La liberté des formes, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2021 (Historiographie de l’art). 16 x 24 cm / 396 pages 26 €. ISBN : 979-10-344-0079-9.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Publication – « La Paix des Dames. 1529 », dir. Jonathan Dumont, Laure Fagnart, Nicolas Le Roux, Pierre-Gilles Girault

Parmi toutes les femmes qui ont exercé une fonction de pouvoir dans l’Europe de la Renaissance, Louise de Savoie, mère de François Ier, et Marguerite d’Autriche, tante de Charles Quint, sont parmi les plus célèbres. Le traité de paix qu’elles négocièrent ensemble à Cambrai en 1529, au nom de leurs fils et neveu, ne l’est pas moins.

Demeuré dans les mémoires comme la « paix des Dames », cet accord mit fin à la deuxième guerre que se livraient le roi de France et l’empereur. La rencontre – dominée par des figures féminines de premier plan – fut le théâtre d’intenses tractations entre la France d’une part, l’Empire, les Anciens Pays-Bas et les Espagnes de l’autre.

Ce livre étudie la négociation de paix en elle-même, le cérémonial qui l’a entourée et la façon dont l’accord a été rendu public et célébré. Au-delà, on comprend le rôle que les femmes jouent dans les processus de pacification. On entend, aussi, contribuer à l’histoire de la construction, de la représentation et de la mise en scène des pouvoirs, spécialement en ce qui concerne le pouvoir féminin.

Avec les contributions de : Thalia Brero, Susan Broomhall, Juan M. Carretero, Jean-Marie Cauchies, Catherine Chédeau (†), Aubrée David-Chapy, Jonathan Dumont, Laure Fagnart, Pierre-Gilles Girault, Jean-Paul Hoyois, Nana Kaku, Nicolas Le Roux, Virginie Leroux, Eva Pibiri, David Potter, Thierry Rentet, Antoine Rivault, Alain Servantie, Kathleen Wilson-Chevalier, Mary Beth Winn & Alexandra Zvereva,

Table des matières : ici

Informations pratiques :

La Paix des Dames. 1529, dir. Jonathan Dumont, Laure Fagnart, Nicolas Le Roux, Pierre-Gilles Girault, Tours, Presses universitaires François Rabelais, 2021. 464 p., ISBN : 978-2-86906-778-3. Prix : 49 euros.

Source : Presses universitaires François Rabelais

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Appel à contribution – L’objectivité en sciences humaines, un idéal régulateur ?

Portés par des juristes et des historiens de l’Université Saint-Louis – Bruxelles, les C@hiers du CRHiDI. Histoire, droit, institutions, société sont une revue scientifique peer-reviewed publiée en open access. Elle a vocation à s’inscrire dans une perspective transpériode et à explorer les interactions interdisciplinaires entre le droit, les institutions et la société. Elle est aussi ouverte à l’histoire des sociétés et à l’étude des enjeux théoriques, méthodologiques et historiographiques posés par l’histoire et par l’histoire du droit.

Argumentaire

Aujourd’hui, l’exigence d’objectivité s’est imposée comme idéal régulateur de la pratique scientifique dans les sciences historiques et sociales. L’objectivité en histoire nous demande impartialité et distanciation pour éviter toute dérive ou instrumentalisation du récit historique. Le contexte, les préférences et caractéristiques de l’historien sont censés disparaître devant un établissement de faits conformes à la réalité. Aussi, dans une perspective ontologique, l’objectivité désigne l’indépendance d’un objet par rapport aux structures de représentation du sujet qui le pense. Sous un angle épistémique, l’objectivité vise la validité d’une connaissance en tant qu’elle s’appuie sur des faits ou observations avérés. Enfin, d’un point de vue éthique, l’objectivité traduit la capacité de neutralité du sujet par rapport à l’objet qu’il pense. Ce dernier type d’objectivité « requiert du sujet, au moment de poser une action, d’abandonner ses intérêts, préférences, croyances pour s’élever à une espèce d’universalité de perspective (…) » (Ouattara, 2017).

Or, la notion d’objectivité scientifique n’a pas toujours existé, ni eu la même signification (Bredekamp, Dünkel et Schneider, 2008 ; Cohen, 2011 ; Latour, 2012 ; Daston et Galison, 2012 ; Ouattara, 2017). Il apparait ainsi indispensable d’interroger régulièrement un concept utilisé pour légitimer nos savoirs. La question se pose avec insistance en ce qui concerne les sciences humaines et sociales. Comment étudier aujourd’hui les sociétés anciennes et plus récentes, ainsi que leurs normes en se gardant d’y calquer nos grilles de lecture contemporaines ? Est-il possible de se détacher de toute perspective personnelle, attache culturelle ou préjugés ? En d’autres termes, sommes-nous capables d’adopter un point de vue externe par rapport à nos sujets d’étude et cette attitude est-elle réellement la condition de validité des recherches que mènent les chercheurs ?

Ces dernières années ont été marquées par le développement de la théorie de la connaissance située, ou « standpoint theory » (Haraway, 1984 ; Hartsock, 1997 ; Harding, 2004 ; Hill Collins, 2009), qui remet en cause la notion d’objectivité en proposant de considérer le point de vue des minorités comme un biais de connaissance pertinent pour la critique d’un système donné. Cette théorie intègre ainsi l’expérience individuelle dans la constitution des savoirs et offre de nouvelles perspectives épistémologiques en s’émancipant de l’alternative traditionnelle, entre universalisme (le sujet s’abstrait de son point de vue particulier pour développer une connaissance objective) et relativisme (tous les savoirs se valent) – avec la possibilité de construire les savoirs depuis une perspective partielle.

L’objectif de ce numéro des C@hiers du CRHiDI est d’inviter les jeunes chercheurs à interroger la notion d’objectivité au regard de leurs recherches personnelles et domaines d’études et de contribuer ainsi à fournir, via des cas d’application pratiques, un panorama des différentes approches mises en œuvre face à l’objectivité dans les sciences humaines et sociales.

Suggestions

  • –  Lien entre pratique historienne et militante/croyante
  • –  Lecture renouvelée d’un corpus de source déjà mobilisé
  • –  Relecture historiographique
  • –  Mise en œuvre d’une nouvelle approche heuristique et/ou épistémologique
  • –  Édition de source commentée
  • –  Choix posés dans la recherche comme réduction ou ouverture d’une démarche
  • –  Recherche de neutralité et/ou facteurs de subjectivité dans la transmission
  • –  Etc.

Modalités pratiques Les propositions de contributions (environ 500 mots) sont à envoyer par mail à l’adresse crhidi@usaintlouis.be pour le 30 novembre 2021 au plus tard. Les propositions retenues seront communiquées à leurs auteurs au plus tard le 15 décembre 2021.

La publication est prévue pour l’hiver 2022.

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Publication (open access) – « Europe Reaches the Baltic: Poland and Pomerania in the Shaping of European Civilization (10th–12th Centuries) », ed. Stanisław Rosik

Europe Reaches the Baltic: Poland and Pomerania in the Shaping of European Civilization (10th–12th Centuries), ed. Stanisław Rosik, Wrocław, University of Wrocław, 2021 (Scripta historica Europaea, 6). 248 p. ISBN : 9788395597152. Open access.

Accès : ici

Source : Europa Centralis

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Appel à contribution – Vous avez dit « authentiques » ? 6es Journées doctorales internationales de Transitions

English version below

6es Journées doctorales internationales de Transitions
(Université de Liège, Belgique)

Les 5 et 6 mai 2022, se tiendra, à l’Université de Liège, la sixième édition des journées doctorales internationales de l’Unité de Recherches Transitions. Moyen Âge et première modernité de l’ULiège. Organisées en partenariat avec le CESCM (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale) de l’Université de Poitiers, ces journées seront articulées autour du thème de l’authenticité. Les bornes chronologiques du présent appel sont celles explorées par Transitions (Moyen Âge et première modernité).

L’actualité récente, marquée par de nombreux débats sur la question des fake news et par l’annonce dans certains médias de l’entrée de nos sociétés dans l’ère de la post-vérité, a replacé la question de l’authenticité d’un discours au centre des débats. Ce phénomène ne laisse pas indifférents les chercheurs de nos disciplines, en quête depuis longtemps de méthodes critiques et de « stratégies d’authentification » pour décrypter le sens et les valeurs des traces du passé.

Polysémique par essence, la notion d’authenticité est complexe à définir. L’authenticité d’un objet, d’un texte, d’une œuvre d’art, d’une pensée, voire même d’un acte, sera analysée différemment selon qu’on l’envisage à travers un prisme archéologique, historique, littéraire, artistique ou philosophique. Dans son orbite gravitent en outre une série de notions satellites qui lui sont parfois liées étymologiquement (autorité, auteur, « autorialité », authentification, etc.) ou par proximité sémantique (originalité, légitimité, crédibilité, sincérité, vérité, etc.).

Ces journées doctorales se donnent ainsi pour objectif d’interroger l’authenticité dans ses acceptions et ses approches méthodologiques plurielles, propres à différents domaines de recherche. Les présentations seront orientées selon deux axes distincts, mais complémentaires.

●   Premier axe : L’objet à l’épreuve du temps

Toute source, qu’elle soit textuelle, iconographique, musicale, ou autre, est conservée sur un support physique, irrémédiablement soumis aux aléas du temps. Au fil de sa transmission, cette source a pu subir des altérations, qu’elles soient volontaires (restaurations, émendations textuelles, palimpsestes, contrefaçons, etc.) ou non (patine, erreurs de copiste, accidents, etc.). En résulte la nécessité pour le chercheur de recourir à une critique d’authenticité pour tenter d’approcher, souvent par la reconstruction, parfois par la déconstruction, l’œuvre originelle. Quoiqu’indispensable à la (re)connaissance d’une œuvre, ce travail herméneutique imprime toujours à cette dernière l’intervention du spécialiste. Où tracer la frontière entre authenticité et inauthenticité ? De quelles méthodes disposent le philologue, l’historien de l’art ou le musicologue pour recomposer ce qui n’est plus ? Dans une copie, quelle est la part d’originel ? Une intervention non autographe, que l’on pourrait qualifier d’inauthentique, n’est-elle pas aussi la trace authentique du contexte de transmission de l’œuvre, dont il s’agit de comprendre les enjeux ? À quel degré d’authenticité peut prétendre une édition ou une restauration moderne ? La question des faux, des attributions à un auteur ou encore, toute réflexion liée, de près ou de loin, à la problématique de la traçabilité d’une œuvre seront autant d’autres pistes qui pourront être envisagées dans ce premier axe.

●       Second axe : L’authenticité, gage de vérité ?

L’authenticité ne relève pas seulement de la réalité matérielle d’une trace et de sa restitution. Elle intervient également lorsqu’il s’agit d’analyser les discours dont sont porteuses les productions du passé. Pour définir le concept d’authenticité, plusieurs dictionnaires mobilisent la notion de « vérité ». Or, l’interconnexion, le recouvrement partiel, voire l’interchangeabilité des notions d’authenticité et de vérité méritent d’être interrogés. Une œuvre jugée authentique est-elle forcément vraie ? A contrario, une œuvre vraie est-elle toujours authentique ? La compréhension d’un discours ancien ne peut jamais s’opérer autrement qu’à l’aune de la triple historicité qui le rattache au contexte de production qui l’a vu naître, à celui de sa réception, et à celui de son examen par le spécialiste moderne. Dans quelle mesure l’interprétation contemporaine d’une œuvre du passé peut-elle prétendre révéler l’authentique démarche créative de son concepteur ? Quelle valeur d’authenticité attribuer aux discours anciens que nous étudions : un écrit historiographique est-il plus authentique ou plus vrai qu’un récit littéraire inspiré d’une réalité historique ? Quelle considération donner à une traduction, à une parodie ou à une imitation ? Qu’en est-il des faux-semblants ou des discours visant à délégitimer la parole d’autrui en la qualifiant de fausse ou d’inauthentique ? De la vérité au mensonge, de l’orthodoxie à l’hérésie, où placer le curseur ?

Modalités pratiques

Les communications sont acceptées en français ou en anglais. Elles peuvent être individuelles (20 minutes, suivies d’échanges avec le public à l’issue de la session) ou s’inscrire au sein d’ateliers spécifiques de type « table ronde » autour d’une thématique, d’un axe ou d’une problématique déterminés (2 ou 3 communications de 15 minutes, suivies d’échanges avec le public).

Les propositions sont attendues pour le 20 janvier 2022 au plus tard, sous forme d’un dossier pdf, adressé par courriel à l’UR Transitions (transitions.jd2022@gmail.com). Ce dossier comprendra les coordonnées (nom, prénom, université) du doctorant et de son directeur de thèse, son CV, le titre de sa thèse, son année d’inscription au doctorat, l’intitulé de la communication, et un résumé d’une quinzaine de lignes (max 300 mots) en français ou en anglais. Les candidats seront informés des résultats de la sélection le 10 février 2022.

À l’issue des deux journées, une attestation de participation sera délivrée sur demande.

Les déjeuners et les pauses café des deux journées seront offerts. Les frais relatifs au transport et au logement seront en revanche à charge des participants.

Au plaisir de vous rencontrer,

Le comité organisateur

Comité organisateur : Francesca CRESCI ; Mathilde KAISIN ; Sandra OTTE

Avec la collaboration de : Aurélien BOURGAUX ; Julien RÉGIBEAU ; Charlotte TASSIN ; Aleuna MACARENKO ; Émilie MARGAIX ; Romane MASSART ; Stefania TULLIO CATALDO ; Gaylen VANKAN

Comité scientifique : Émilie CORSWAREM ; Francesca CRESCI ; Ingrid FALQUE ; Mathilde KAISIN ; Émilie MARGAIX ; Christophe MASSON ; Francesco MONTORSI ; Sandra OTTE ; Gianluca VALENTI

Did you say “authentic”?

6th International Doctoral Days of Transitions
(University of Liège, Belgium)

On the 5th and 6th of May, 2022, the sixth edition of the Research Unit Transitions (Research Department on the Middle Ages and the Early Modern Period)’s international Doctoral Days will be held at the University of Liège. Organised in partnership with the CESCM (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale) of the University of Poitiers, these days will be structured around the theme of authenticity. The chronological limits of this call are those explored by Transitions (Middle Ages and Early Modern Period).

Recent events, marked by numerous debates on the issue of fake news and by the announcement in certain media of the entrance of our societies into the era of post-truth, have put the question of the authenticity of a discourse back to the center of the debates. This phenomenon has not left the scholars of our disciplines indifferent, as they have long been looking for critical methods and « authentication strategies » to decipher the meaning and values of the traces of the past.

The notion of authenticity is by its very nature polysemous and complex to define. The authenticity of an object, a text, a work of art, a thought, or even an act, will be analysed differently depending on whether it is considered through an archaeological, historical, literary, artistic, or philosophical lens. A series of satellite notions gravitate in its orbit, notions that are sometimes linked to it etymologically (authority, author, authorship, authentication, etc.) or by semantic proximity (originality, legitimacy, credibility, sincerity, truth, etc.).

The aim of these Doctoral Days is to examine authenticity in its various meanings and according to the various methodological approaches pertaining to different fields of research. The presentations will be oriented according to two distinct, but complementary axes.

  • First axis: The object to the test of time

All sources, whether textual, iconographic, musical, or other, are preserved on a physical support, which is irremediably subject to the vagaries of time. Throughout its transmission, this source has undergone alterations, whether voluntary (restorations, textual emendations, palimpsests, forgeries, etc.) or not (patina, copyist’s errors, accidents, etc.). This makes it necessary for the researcher to resort to a critique of authenticity. The scholar facing these problems will often have to reconstruct, and sometimes deconstruct, in order to try to approach the original work. Although essential to the knowledge and recognition of a work, this hermeneutic work always imprints on it the intervention of the specialist. Where do we draw the line between authenticity and inauthenticity? What methods do the philologist, the art historian or the musicologist have at their disposal to reconstruct what is no longer there? How much of a copy is original? Is a non-autograph intervention, which could be described as inauthentic, not the real trace of the context of transmission of that work, the issues of which should be understood? What degree of authenticity can a modern edition or restoration claim? The question of forgeries, attributions, or any other reflections closely or remotely linked to the problem of the traceability of a work will also be considered in this first axis.

  • Second axis: Authenticity, a guarantee of truth?

Authenticity does not only concern the material reality of a trace and its restitution. It also comes into play when it comes to analysing the discourses borne by the productions of the past. To define the concept of authenticity, several dictionaries use the notion of « truth ». However, the interconnection, the partial overlap, and even the interchangeability of the notions of authenticity and truth deserve to be questioned. Is a work which is deemed authentic necessarily true? On the contrary, is a true work always authentic? The understanding of an ancient discourse can only be approached in the light of the triple historicity that links it to the context of production that saw its birth, to that of its reception, and to that of its examination by the modern specialist. To what extent can the contemporary interpretation of a work of the past claim to reveal the authentic creative approach of its creator? What value of authenticity should be attributed to the ancient discourses we are studying: is a historiographic writing more authentic or true than a literary account inspired by historical reality? What consideration should be given to a translation, a parody, or an imitation? What about pretense or discourse aimed at delegitimising the word of others by calling it false or inauthentic? From truth to lies, from orthodoxy to heresy, where do we draw the line?

Practical Information

Applications must be submitted in either French or English. They can be proposals of individual presentations (20 minutes, followed by an exchange with the public at the end of the session) or proposals of communications to be included within specific round table workshops around a given theme, axis or problem (2 or 3 presentations of 15 minutes, followed by an exchange with the public).

Proposals are expected by the 20th of January 2022 at the latest, in the form of a pdf file, sent by email to the RU Transitions (transitions.jd2022@gmail.com). This file must include the personal details (last name, first name, university) of both the PhD candidate and their advisor, the PhD candidate’s CV, the title of their thesis, the starting year of their PhD, the title of the proposed communication, and an abstract of about 15 lines (max 300 words) in French or in English. Applicants will be informed of the results of the selection on the 10th of February 2022.

After the symposium, a certificate of participation will be issued on request.

Lunches and coffee breaks on both days will be offered. Travel and accommodation costs will be at the expense of the participants.

We look forward to meeting you,

The Organising Committee

Organising Committee: Francesca CRESCI; Mathilde KAISIN; Sandra OTTE

With the collaboration of: Aurélien BOURGAUX; Julien RÉGIBEAU; Charlotte TASSIN; Aleuna MACARENKO; Émilie MARGAIX; Romane MASSART; Stefania TULLIO CATALDO; Gaylen VANKAN

Scientific Committee:  Émilie CORSWAREM; Francesca CRESCI; Ingrid FALQUE ; Mathilde KAISIN; Christophe MASSON; Francesco MONTORSI; Sandra OTTE; Gianluca VALENTI

Source : Transitions – ULiège

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Séminaire – Séminaire franco-allemand d’histoire médiévale (en ville)

Le séminaire 2021-22 est en ligne avec les programmes du CAPES et de l’agrégation, “Villes et construction étatique en Europe du Nord-Ouest du XIIIe au XVe siècles (Empire, Anciens Pays-Bas, France, Angleterre)” et “La construction de l’État monarchique en France de 1380 à 1715”.
Horaire : les lundis, 18h-20h. Vidéoconférence via Zoom. Lien zoom à demander à nils.bock@uni-muenster.de

15 novembre 2021
Louis Genton, The book of justice of the abbey of Saint-Germain-des-Prés. An example of the redefinition of monastic judicial power in medieval Paris (circa 1270-1280)

Julia Bruch, Writing practices among urban craftsmen. Methodological considerations for the analysis of pre-modern chronicle manuscripts

13 décembre 2021
Elisabeth Schmit, The king of justice and his cities : about the division of the Parlement of Paris in the 15th century

Willem Fiene, Putting the King’s justice to good use : the Parlement of Paris and local conflicts in Languedoc (1360-1420)

17 janvier 2022
Jean-Dominique Delle Lucche, Shooting contests and urban hierarchy in the Holy Roman Empire

Christa Birkel, Closed Houses? Medieval Hospital Networks between Caritas, Economy and Politics

Source : Séminaire franco-allemand d’histoire médiévale

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