Séminaire – Paris au Moyen Âge

Ce séminaire, organisé conjointement par l’IRHT et le LAMOP (Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris – UMR 8589), a été créé en octobre 1998 par un comité de pilotage composé de représentants de plusieurs universités parisiennes et laboratoires du CNRS.

L’objectif était de créer un lieu de réflexion et de discussion ouvert à tous les chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants qui travaillent sur Paris et de donner ainsi une visibilité aux recherches dispersées sur Paris au Moyen Âge, de permettre une coordination de ces recherches, de faire circuler l’information.

  • Les séances auront lieu en visioconférence (14h30-17h30) en cas de confinement.
  • Une liste de diffusion est disponible afin de recevoir les informations concernant le séminaire :https://groupes.renater.fr/sympa/info/paris_au_moyen-age
  • Contact : paris_au_moyen-age@groupes.renater.fr

Des comptes rendus, rédigés par Marlène Hélias-Baron, corrigés par Nathalie Picque et revus par les auteurs, seront mis en ligne après chaque séance sur le Carnet de recherche IRHT. Cliquez sur la date pour visualiser le compte rendu.

Programme

La liste comme intelligence de la ville (II)

19 novembre 2021 : Les listes dans les inventaires après décès

  • Kouky Fianu : Les inventaires après décès des chanoines parisiens au XVe s.
  • Boris Bove : L’inventaire du chanoine Jean de Montdidier

10 décembre : Listes de gens de métier et listes de censitaires à Paris et en Île-de-France

  • Caroline Bourlet : Les listes de gens de métier dans les réglementations de métier parisiennes
  • Marlène Helias-Baron : Censiers, listes de cens et/ou listes de censitaires des moniales de Saint-Antoine-des-Champs à Noisy-le-Sec (XIVe-XVIIe siècle)

7 janvier : Délibérations capitulaires et communales à Paris et dans le Rouergue

  • Anne Massoni : Les listes de chanoines dans les registres capitulaires de Notre-Dame de Paris, XIVe-XVe siècles
  • Lionel Germain, Délibérations et listes de délibérants dans les villes du Rouergue (XIIIe-milieu du XIVe siècle)

18 mars : Paris et les listes dans l’œuvre de François Villon

  • Mathias Sieffert-Mitrani : Villon aux Innocents
  • Agathe Sultan : Dites-moi où. Géocritique villonienne

20 mai : Mettre la Seine en liste

  • Pierre-Henri Guittonneau : Des listes au fil de l’eau : les droits de navigation dans les villes de la Seine et de ses affluents à la fin du Moyen Âge
  • Pierre Marchandin : La Seine dans les censiers de Saint-Magloire

17 juin : La liste comme outil dans les archives

  • Isabelle Bretthauer : Les registres de justice du bailliage de Blois (XIVe-XVe siècles), entre liste et texte
  • Sébastien Nadiras : Autour des inventaires anciens (XIVe-XVIIIe s.) des archives des églises parisiennes

Source : IRHT

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Offre d’emploi – Assistant Professor in Medieval European History, Union College

Deadline : 15 November 2021

The History Department at Union College invites applications for a tenure-track appointment at the rank of Assistant Professor in Medieval European History, c. 500-1400, (including Medieval Mediterranean History and/or Islamic World). The applicant should be conversant in the methods of digital history. A demonstrated potential for successful research and publication is highly desirable. This position will begin in Fall 2022, conditional upon budgetary capacity.

The successful applicant will be expected to develop coursework a) in European history from c. 500 to 1400, including the Renaissance; b) focused on transcultural commercial, religious, and intellectual contacts/exchanges, primarily in the fields stated above, with courses in the Islamic World being particularly desirable; and c) in digital history. Other curricular responsibilities will include offering a junior seminar for majors; supervision of the two-term senior project; and participation in the college’s general education curriculum. Involvement in the Religious Studies Program and/or interdisciplinary programs is anticipated. The normal teaching load at Union College is six courses over three trimesters.

Source : Medieval Art Research

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Exposition – Grandeur et déchéance. L’héritage patrimonial de l’abbaye de Floreffe

Namur
23 octobre-29 janvier

Commissariat | Fiona Lebecque

Dans le cadre du 900e anniversaire de la fondation de l’abbaye de Floreffe par saint Norbert, l’exposition « Grandeur et déchéance, l’héritage patrimonial de l’abbaye de Floreffe » rassemble jusqu’au 23 janvier 2022 au TreM.a – Musée des Arts anciens du Namurois à Namur des œuvres exceptionnelles : orfèvreries, peintures, sculptures, manuscrits, textiles ou encore archives.

Cette exposition réalisée en partenariat entre la Société archéologique de Namur et le TreM.a – Musée des Arts anciens du Namurois, s’inscrit dans un vaste programme de commémoration du 900e anniversaire de l’abbaye de Floreffe

De la Charte de fondation (1121) reproduite dans le cartulaire de Floreffe à la chape brodée d’or et d’argent acquise dans les derniers temps de l’abbaye, en passant par la célèbre Bible de Floreffe, l’imposant Chandelier pascal de Postel ou encore le remarquable Polyptyque-reliquaire, l’exposition construit son discours autour de pièces majeures soutenues par d’autres œuvres et documents tout aussi intéressants. Certains de ces trésors, conservés au Louvre ou à la British Library n’ont plus été exposés en Belgique depuis 50 ans !

Elle invite le visiteur à découvrir, selon un parcours chronologique courant du 12e au 18e siècle, les divers éléments qui ont joué en faveur de l’abbaye, de sa richesse, de son rayonnement et de sa capacité à produire et réunir un important patrimoine mobilier.

Dans le cadre de cet événement, le service de médiation de la Société archéologique propose en partenariat avec le TreM.a – Musée des Arts anciens du Namurois des activités à destination du public scolaire (primaire et secondaire) au sein de l’exposition mais aussi des découvertes ludiques pour les familles sur le site-même de l’abbaye, à Floreffe.

Pour compléter la visite de l’exposition

Sous la direction de Fiona Lebecque, commissaire de l’exposition, le catalogue Grandeur et déchéance. L’héritage patrimonial de l’abbaye de Floreffe, rassemble des textes d’E. Bodart, Fr. Chantinne, A. Dierkens, J. Dury, A. Gillard, A. Macarenko, Ch. Melebeck et M.Ronvaux. Il est le 21e ouvrage de la collection Guide du visiteur du TreM.a. En vente au prix de 10€ à l’accueil du musée.

La cathédrale de Namur (Place Saint-Aubain, 5000 Namur) présente également quelques œuvres en provenance de l’abbaye de Floreffe. Elles y sont visibles du mardi au samedi de 8h à 17h et le dimanche de 9h30 à 19h30.

Le site de l’abbaye de Floreffe, préservé en son état du 18e siècle, mérite également le détour. Pour une visite guidée, s’adresser au Moulin-Brasserie, Rue du Séminaire, 7 à 5150 Floreffe – www.abbaye-de-floreffe.be – 081/ 44 53 03.

Enfin, dans l’ouvrage de près de 400 pages richement illustrées Floreffe. Neuf siècles d’histoire, Jean-François PACCO et une vingtaine d’auteurs nous content de manière passionnante la longue histoire de l’abbaye puis du séminaire et de leurs habitants. Editions namuroises. 35€. À Floreffe et dans les bonnes librairies.

Source : Musée des Arts Anciens – Namur

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Publication – Ann Marie Rasmussen, « Medieval Badges. Their Wearers and Their Worlds »

Mass-produced of tin-lead alloys and cheap to make and purchase, medieval badges were brooch-like objects displaying familiar images. Circulating widely throughout Europe in the High and late Middle Ages, badges were usually small, around four-by-four centimeters, though examples as tiny as two centimeters and a few as large as ten centimeters have been found. About 75 percent of surviving badges are closely associated with specific charismatic or holy sites, and when sewn or pinned onto clothing or a hat, they would have marked their wearers as having successfully completed a pilgrimage. Many others, however, were artifacts of secular life; some were political devices—a swan, a stag, a rose—that would have denoted membership in a civic organization or an elite family, and others—a garland, a pair of clasped hands, a crowned heart—that would have been tokens of love or friendship. A good number are enigmatic and even obscene. The popularity of badges seems to have grown steadily from the last decades of the twelfth century before waning at the very end of the fifteenth century. Some 20,000 badges survive today, though historians estimate that as many as two million were produced in the fourteenth and fifteenth centuries alone. Archaeologists and hobbyists alike continue to make new finds, often along muddy riverbanks in northern Europe.

Interdisciplinary in approach, and sumptuously illustrated with more than 115 color and black-and-white images, Medieval Badges introduces badges in all their variety and uses. Ann Marie Rasmussen considers all medieval badges, whether they originated in religious or secular contexts, and highlights the different ways badges could confer meaning and identity on their wearers. Drawing on evidence from England, France, the Low Countries, Germany, and Scandinavia, this book provides information about the manufacture, preservation, and scholarly study of these artifacts. From chapters exploring badges and pilgrimage, to the complexities of the political use of badges, to the ways the visual meaning-making strategies of badges were especially well-suited to the unique features of medieval cities, this book offers an expansive introduction of these medieval objects for a wide readership.

Ann Marie Rasmussen is the Right Honourable John G. Diefenbaker Professor of German Literary Studies at the University of Waterloo, Canada.

Table des matières :

Acknowledgments
Chapter 1. What Are Medieval Badges?
Chapter 2. How Do We Know About Medieval Badges?
Chapter 3. How Were Badges Made, Designed, and Used?
Chapter 4. What Did Badges Do?
Chapter 5. Badges and Pilgrimage
Chapter 6. Badges and Chivalry
Chapter 7. Badges in the Medieval City
Chapter 8. Badges and Carnival
Concluding Remarks
Notes
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Ann Marie Rasmussen, Medieval Badges. Their Wearers and Their Worlds, UPenn PRess, 2021. 312 pages | 7 x 10 | 110 halftones, 3 maps, 16-page 4-color insert Cloth ISBN 9780812253207 | $65.00s | Outside the Americas £52.00.

Source : UPenn Press

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Appel à contribution – Obscurités / Darkness

Perspective : Obscurités, n° 2023 – 1
Propositions à envoyer avant le 13 décembre 2021

Discipline fondée sur l’étude du visible, l’histoire de l’art s’intéresse nécessairement à ce qui est mis en lumière et peut être vu. Cependant, l’opposition entre la lumière et l’ombre, dans son évidence physique comme dans sa portée symbolique, structure très largement la pensée humaine. Nombre de mythes primordiaux associent l’apparition de la lumière et le bannissement des ténèbres à l’évolution de la vie et des sociétés. De même, les développements ultérieurs de la philosophie et des sciences humaines – on pense notamment au siècle des Lumières – ont fait de la partition entre le clair et l’obscur un cadre de pensée d’une importance majeure. Ainsi, en conscience ou malgré nous, sommes-nous les héritiers de cette division qui, des mythes originels aux positivismes contemporains, des récits bibliques à la constitution des sciences humaines en disciplines universitaires, polarise notre rapport au monde et à son étude. La luminosité finit par devenir une vertu : la clarté, la lucidité, l’éclat, portent une charge positive tandis que leurs contraires sont associés aux qualités négatives de l’obscurité, voire du mal.

Pour son numéro 2023 – 1, coordonné avec l’historienne de l’art indienne Kavita Singh, la revue Perspective souhaite interroger les développements de l’histoire de l’art à l’aune de l’association classique et largement impensée entre, d’une part, savoir, positivité, clarté, et, d’autre part, non-savoir, négativité, obscurité, tant cette association détermine encore l’ensemble de nos structures mentales, de nos imaginaires et de nos paradigmes scientifiques.

Cette réflexion sur l’histoire de l’art au prisme de l’obscurité peut être structurée autour des trois axes ici rassemblés.

1. On peut, tout d’abord, considérer l’obscurité dans le champ visuel – espaces sombres vus sous une lumière vacillante, grottes ou sanctuaires, où quelque chose est caché. Il est des recoins où la lumière ne pénètre pas et où se révèlent des terreurs invisibles. Il est des présences devant lesquelles les yeux doivent rester hermétiquement fermés. Peut-on écrire une histoire de l’obscurité dans l’art, une approche de ce qui ne peut être montré ? Existe-t-il une histoire et une esthétique du non-voir, et du non-vu en tant qu’expérience heuristique, qui resterait à explorer ? Cette question s’impose, tant la perception ne peut être réduite à la visualité, malgré le rôle exorbitant – forcément réducteur – qui lui a été accordé. Dans quelle mesure avons-nous été, et sommes-nous encore, aveuglés par la lumière ? En effet, s’attachant particulièrement – par habitude sans doute plus que par nécessité – à la vie des formes, soit à ce que les arts visuels portent à la vue des sociétés dont ils procèdent, la discipline a peut-être perdu de vue, précisément, ces zones d’ombre et cet invisible qu’ont souvent cherché à saisir les artistes.

2. La notion d’obscurité peut, par ailleurs, nous permettre de réfléchir aux points aveugles et sombres de l’histoire de l’art. Qu’est-ce que la discipline ne veut pas ou ne peut pas voir, tant d’un point de vue plastique que méthodologique ? Que laisse-t-elle dans l’ombre, qui lui aurait été si invisible que même un âge des ténèbres n’a pas été inventé pour le contenir, le laissant entièrement plongé dans l’obscurité ? Ces questions, invitant à se pencher sur L’Inconscient académique de l’histoire de l’art (F. Clément, M. Roca I Escoda, Fr. Schultheis, M. Berclaz [dir.], 2006), encouragent à sonder et à déceler les angles morts qu’elle crée là où elle ne peut, ou ne veut, pas regarder.

3. Enfin, le thème de l’obscurité invite à se confronter à la question de la couleur de la peau – peaux sombres, peaux noires. Au cours des derniers mois de la pandémie, en Inde, l’oxymètre est devenu un instrument vital, nécessaire dans chaque foyer. On s’est pourtant vite rendu compte que ces appareils, qui mesurent le taux d’oxygène dans le sang en envoyant des impulsions lumineuses et en mesurant la quantité absorbée et la quantité renvoyée, ne pouvaient faire de relevés précis sur les peaux sombres. À une époque antérieure, les émulsions cinématographiques se sont également montrées incapables d’enregistrer le contraste sur la peau noire. Ces technologies de la « vision » sont calibrées sur une « norme » qui est le blanc. Qu’en est-il des lectures de l’oxymètre de l’histoire de l’art ? Comment cette dernière a-t-elle vu, enregistré ou laissé dans l’ombre la présence et la noirceur (darkness) des êtres ? Dans How to See a Work of Art in Total Darkness (The MIT Press, 2007), Darby English s’interroge sur la façon dont l’« art noir » est entièrement constitué par sa « différence » : la « noirceur » (blackness) serait-elle ainsi condamnée à ne se représenter qu’elle-même ? Quels cadres d’interprétation utilisons-nous pour lire les problématiques raciales dans les arts du présent et du passé ? Comment appréhender cette question des dialectiques obscures et des glissements sémantiques entre couleurs, tonalités, et prédicats moraux ?

Invitant à des explorations à partir de ces axes, ce numéro de Perspective souhaite se demander ce que cela implique que de chercher à voir l’obscurité dans l’histoire de l’art, mais aussi les obscurités de l’histoire de l’art elle-même. Ces trois axes pourront être abordés sous différents angles, pourvu que la réflexion soit toujours ancrée dans une perspective historiographique, et s’intéresse à la création et la réception en art, des origines à nos jours. En ce sens, les études de cas ciblées portant sur des analyses iconographiques ne seront pas acceptées si elles ne sont l’occasion d’aborder des questions critiques de portée plus générale.

Perspective : actualité en histoire de l’art

Publiée par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) depuis 2006, Perspective est une revue semestrielle dont l’ambition est d’exposer l’actualité plurielle d’une recherche en histoire de l’art qui soit toujours située et dynamique, explicitement consciente de son historicité et de ses articulations. Elle témoigne des débats historiographiques de la discipline sans cesser de se confronter aux œuvres et aux images, d’en renouveler la lecture, et de nourrir ainsi une réflexion globale, intra- et interdisciplinaire. La revue publie des textes scientifiques offrant une perspective inédite autour d’un thème donné. Ceux-ci situent leur propos dans un champ large, sans perdre de vue l’objet qu’ils se donnent : ils se projettent au-delà de l’étude de cas précise, et interrogent la discipline, ses moyens, son histoire et ses limites, en inscrivant leurs interrogations dans l’actualité – celle de la recherche en histoire de l’art, celle des disciplines voisines, celle enfin qui nous interpelle toutes et tous en tant que citoyens.

Perspective invite ses contributeurs à actualiser le matériel historiographique et le questionnement théorique à partir duquel ils élaborent leurs travaux, c’est-à-dire à penser, à partir et autour d’une question précise, un bilan qui sera envisagé comme un outil épistémologique. Ainsi, chaque article veillera à actualiser sa réflexion en tissant autant que possible des liens avec les grands débats sociétaux et intellectuels de notre temps.

La revue Perspective est pensée comme un carrefour disciplinaire ayant vocation à favoriser les dialogues entre l’histoire de l’art et d’autres domaines de recherche, des sciences humaines notamment, en mettant en acte le concept du « bon voisinage » développé par Aby Warburg.

Toutes les aires géographiques, toutes les périodes et tous les médiums sont susceptibles d’y figurer.

Obscurités, no 2023 – 1
Rédaction en chef : Marine Kisiel (INHA) et Matthieu Léglise (INHA)
Numéro coordonné avec Kavita Singh (Jawaharlal Nehru University, School of Arts & Aesthetics)
Voir la composition du comité de rédaction.

Contribuer

Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes, un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet, et une biographie de quelques lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) avant le 13 décembre 2021.

Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction quelle que soit la langue. Les auteurs des propositions retenues seront informés de la décision du comité de rédaction à la fin du mois de février 2022, tandis que les articles seront à remettre pour le 1er juin 2022.

Les articles soumis, d’une longueur finale de 25 000 ou 45 000 signes selon le projet envisagé, seront définitivement acceptés à l’issue d’un processus anonyme d’évaluation par les pairs.

Source : Perspectives – INHA

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Séminaire – Matérialité (DYPAC, Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines)

Deuxième séance du séminaire du laboratoire DYPAC  » Matérialité », le jeudi 25 novembre de 13h30 à 18h à l’Auditorium BU St-Quentin-en-Yvelines 45 Bd Vauban, 78280 Guyancourt . La séance sera dédiée aux  » trésors monétaires ».

La séance sera en format hybride, transmise sur zoom et sur la chaîne youtube du laboratoire DYPAC https://www.youtube.com/channel/UCLHVUB9GNcXK3gKIj9X8g6g

Programme :

Valentina Mussa, docteur en Histoire, Sorbonne Université : « Troncs à offrandes et micro-économie des sanctuaires grecs : autour de quelques exemples de thesauroi attiques »

Thibault Cardon, Chargé de recherche CNRS, Craham Centre Michel de Boüard (UMR 6273) et Vincent Geneviève, Inrap, chargé de recherche, chercheur rattaché à l’IRAMAT-CEB, UMR 5060, CNRS/Univ. Orléans: « Trésors ou dépôts monétaires ? Enjeux d’une approche scientifique »

Jérôme Jambu, MCF en Histoire moderne, Université de Lille, IRHiS – UMR CNRS 8529, expert en mobilier archéologique numismatique près le ministère de la Culture: « Ce que les trésors monétaires des époques moderne et contemporaine révèlent… et ne disent pas ».
 
Arnaud Clairand, chercheur associé au CESCM (Poitiers) et numismate professionnel (CGB): « La législation française en matière de déclaration de dépôts monétaires : évolution, étude d’impact… »

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Appel à contribution – Neglected Voices in Premodern Sciences, from Persia to Iceland

Most of the studies about Pre-modern European sciences have been dedicated to the role played by a relatively small number of primary characters (Avicenna, Albert the Great, Roger Bacon, Nicole Oresme, Nicholas of Cusa, to name but a few) who had a significant impact on knowledge, culture and modi pensandi of the Latin West throughout and beyond the Middle Ages. However, this presentation has led to two closely related consequences. The first consequence is that while the works of the “main” authors tend to be thoroughly studied and thus their ideas continuously observed and reinforced, those of other, less known characters, have received little, if any, attention, or have simply been forgotten, primarily when they evolved on the fringe of the mainstream. The second consequence is that Pre-modern and Medieval science is often perceived as a monolith, one composed, and shaped, only by a few inspired authors.

In response to this observation, this book aims to shed light on these neglected voices in Pre-modern sciences and to give a voice even to those ‘underrated’ actors (authors, scribes, compilers, copyists, readers, users…) who nevertheless have somehow contributed to the formation of Medieval science. Within this perspective, the volume addresses these issues from the point of view of both ideas and practices, which are particularly delicate to interrogate when dealing mainly with textual material. For this purpose, several axes (not exhaustive) have been defined:

1) Authors against the tide: This section is particularly interested in authors who, in various ways, went against the major scientific tendencies of their time and developed their science as “free electrons” by contrast to their contemporaries. Several cases are to be considered: (1) authors whose scientific involvement goes against the traditional ways of thinking by exploring original and even daring theories and practices in opposition to what was in vogue at their time; (2) authors who evolved outside the main intellectual centers and networks of the time. This can be due either to their geographical situation on the periphery of the traditional radiating places in the development of sciences or because they did not belong to any organization, institutional group or religious order promoting the diffusion and assimilation of knowledge.

2) Actors in the “physical” margins: This point focuses on those who added scientific contents into the “broader margins” of a Late Medieval work, i.e. in the actual margins, at the beginning or end of a manuscript or of a codicological unit. The contributions can analyze the authors’ identities, if they can be reconstructed, as well as the new contents which were added (ideas, sources, relationships with the main texts, reasons for which they were inserted, circulation…). Moreover, the texts considered can be both paratextual additions (comments, glosses, scholia…) or actual “guest texts”.

3) Unknown actors: This point questions the role of discrete authors, almost invisible and unknown, in the development and diffusion of Medieval knowledge. It aims to bring to light unpreserved authors who are known only through other posterior works. Within this perspective, one could consider both characters who left no written traces and authors whose works have been lost and are only known by later quotes. Papers focusing on figures evolving in an “oral culture” (for instance in the pre-Islamic context), who provided a basis for further scientific developments, will be particularly welcome. Similarly, the scientific contribution of teachers, whose ideas and practices were kept through the writings of their students, deserves to be taken into account. Finally, papers highlighting the role of oral witnesses, practitioners and merchants, who might contribute to the transmission of knowledge by bringing empirical data taken from their daily practice, will be highly appreciated.

4) Authors between traditions: Another line of research will be dedicated to the study of the dissemination and use of scientific knowledge in areas outside the scientific field (art, literature…). In the first case, this volume is interested as much in the depictions of the figure of the experimenter or the scholar as in the artistic exploitation of the scientific disciplines. In the second case, a particular attention will also be paid to the integration of scientific knowledge into the literary domain. The sciences, as well as some scientific figures, become motifs and themes with specific narrative functions. Conversely, one might also consider the way in which scientific discourse is fed and expressed through a literary medium.

5) Authors on the fringes of historiography: Finally, this book also wants to give a voice to authors who received less attention despite their actual importance and significant contribution to premodern sciences. In particular, the historiographical readings and the appreciation of an author’s significance have been oriented, among other criteria, by their impact on European thought. Nevertheless, this attitude tends to exclude certain important characters from our usual research horizons. This is notably the case of authors who were not translated into Latin during the Middle Ages and who hardly reached European Latin scholars at that time. From this point of view, this book gives the opportunity to reassess the original contribution of such authorities and even to reevaluate their possible influence on later works in more indirect ways, outside the scope of the translations.

Abstracts (250/300 words) should be sent to:
Meyssa Ben Saad (mbs.bsaad@gmail.com), Mattia Cipriani (mattia.cipriani80@gmail.com), Grégory Clesse (gregory.clesse@uclouvain.be), or Florence Ninitte (Florence.Ninitte@univ-nantes.fr).

Contributions can be in English (US), Italian and French. Abstracts submission deadline: on the 30th of November 2021.

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Publication – Florian Mazel et Hélène Noizet, « L’inventaire de la chrétienté. La fabrique épiscopale du territoire au Moyen Âge »

Du XIIe au XIIIe siècle, advint en Europe un processus de séparation des principes spirituel et temporel qui s’érigèrent progressivement en deux systèmes de pouvoir distincts : l’Église et l’État. Or dans cette séparation des registres, l’Église fit, avant l’État, le choix de l’ancrage territorial. Durant ce temps des cathédrales, un double « maillage » se mit ainsi en place. D’un côté, les évêques firent reconnaître leur autorité sur un diocèse conçu comme une circonscription spatiale dotée de pratiques administratives, fiscales et pastorales unifiées ; de l’autre, la réforme du pape Grégoire VII (1073-1085) institutionnalisa l’Église d’Occident en un ensemble territorial global, catholique et romain dominé par l’autorité pontificale.

Florian Mazel (Rennes-2) a publié L’évêque et le territoire. L’invention médiévale de l’espace (2016), et Hélène Noizet (Paris-1) La ville au Moyen Âge et à l’époque moderne : du lieu réticulaire au lieu territorial (2014).

Informations pratiques :

Florian Mazel et Hélène Noizet, L’inventaire de la chrétienté. La fabrique épiscopale du territoire au Moyen Âge, Éditions B2, 2021. 112 pages – 10×15 cm – ISBN 978-2-36509-109-1. Prix : 12 euros.

Source : Éditions B2

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Conférence – « Les chuchotements de l’image. Spéculations sur le Portement de Croix de Pieter Bruegel », par Reindert Falkenburg et Michel Weemans

Par Reindert Falkenburg (professeur d’histoire de l’art à New York University Abu Dhabi) et Michel Weemans (professeur d’histoire de l’art à l’Ecole nationale supérieure des arts à Bourges)

Les paysages de Bruegel entraînent le spectateur dans une quête visuelle et mentale du monde visible qui conduit vers le domaine de l’invisible. À partir du Portement de croix (1564), Reindert Falkenburg et Michel Weemans mettent en lumière cette caractéristique fondamentale des œuvres de Bruegel et analysent les procédés visuels élaborés par le peintre pour intriguer notre regard. Profusion et enchevêtrement des figures, réduction et marginalisation des personnages sacrés, détails cachés et ambigus, art de la suggestion et de l’indéterminé – chuchotement pictural pourrait-on dire – sont au cœur de ce langage pictural. Les œuvres de Bruegel, nous suggèrent les deux auteurs, sont conçues comme des exercices de discernement : matière à spéculations et pièges à voir.

Informations pratiques :

10 novembre 2021

Musée L – Louvain-la-Neuve

A 17h30
Lieu Auditorium du Monceau Prix Gratuit

Une organisation de l’Institut des Civilisations, Arts et Lettres de (INCAL) et du Centre d’Analyse Culturelle de la Première Modernité (GEMCA) de l’UCLouvain, en partenariat avec le Musée L.

Réservations par mail à l’adresse publics@musee.be ou par téléphone au 010 47 48 41.

Source : Musée L

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Publication – Jeffrey Hamburger, « The Birth of the Author: Pictorial Prefaces in Glossed Books of the Twelfth Century »

The images devised to accompany medieval commentaries, whether on the Bible or on classical texts, made claims to authority, even inspiration, that at times were even more forceful than those made by the texts themselves. Pictorial prefaces of the twelfth century represent commentaries of their own; they articulate and elaborate complex arguments regarding critical matters of faith. This study examines pictorial programmes in copies of Horace’s poetic works, the Glossa ordinaria, anti-heretical polemics, and Rupert of Deutz’s commentary on the Song of Songs to demonstrate the ways in which they helped to shape understandings of authorship at a critical historical moment.

Informations pratiques :

Jeffrey Hamburger, The Birth of the Author: Pictorial Prefaces in Glossed Books of the Twelfth Century, Turnhout, Brepols, 2021 (Studies and Texts, 225). XXV+301 p., 150 colour ill., 205 x 255 mm. ISBN: 978-0-88844-225-3. Prix : 95 euros.

Source : Brepols

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