Publication – Ann Marie Rasmussen, « Medieval Badges. Their Wearers and Their Worlds »

Mass-produced of tin-lead alloys and cheap to make and purchase, medieval badges were brooch-like objects displaying familiar images. Circulating widely throughout Europe in the High and late Middle Ages, badges were usually small, around four-by-four centimeters, though examples as tiny as two centimeters and a few as large as ten centimeters have been found. About 75 percent of surviving badges are closely associated with specific charismatic or holy sites, and when sewn or pinned onto clothing or a hat, they would have marked their wearers as having successfully completed a pilgrimage. Many others, however, were artifacts of secular life; some were political devices—a swan, a stag, a rose—that would have denoted membership in a civic organization or an elite family, and others—a garland, a pair of clasped hands, a crowned heart—that would have been tokens of love or friendship. A good number are enigmatic and even obscene. The popularity of badges seems to have grown steadily from the last decades of the twelfth century before waning at the very end of the fifteenth century. Some 20,000 badges survive today, though historians estimate that as many as two million were produced in the fourteenth and fifteenth centuries alone. Archaeologists and hobbyists alike continue to make new finds, often along muddy riverbanks in northern Europe.

Interdisciplinary in approach, and sumptuously illustrated with more than 115 color and black-and-white images, Medieval Badges introduces badges in all their variety and uses. Ann Marie Rasmussen considers all medieval badges, whether they originated in religious or secular contexts, and highlights the different ways badges could confer meaning and identity on their wearers. Drawing on evidence from England, France, the Low Countries, Germany, and Scandinavia, this book provides information about the manufacture, preservation, and scholarly study of these artifacts. From chapters exploring badges and pilgrimage, to the complexities of the political use of badges, to the ways the visual meaning-making strategies of badges were especially well-suited to the unique features of medieval cities, this book offers an expansive introduction of these medieval objects for a wide readership.

Ann Marie Rasmussen is the Right Honourable John G. Diefenbaker Professor of German Literary Studies at the University of Waterloo, Canada.

Table des matières :

Acknowledgments
Chapter 1. What Are Medieval Badges?
Chapter 2. How Do We Know About Medieval Badges?
Chapter 3. How Were Badges Made, Designed, and Used?
Chapter 4. What Did Badges Do?
Chapter 5. Badges and Pilgrimage
Chapter 6. Badges and Chivalry
Chapter 7. Badges in the Medieval City
Chapter 8. Badges and Carnival
Concluding Remarks
Notes
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Ann Marie Rasmussen, Medieval Badges. Their Wearers and Their Worlds, UPenn PRess, 2021. 312 pages | 7 x 10 | 110 halftones, 3 maps, 16-page 4-color insert Cloth ISBN 9780812253207 | $65.00s | Outside the Americas £52.00.

Source : UPenn Press

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Appel à contribution – Obscurités / Darkness

Perspective : Obscurités, n° 2023 – 1
Propositions à envoyer avant le 13 décembre 2021

Discipline fondée sur l’étude du visible, l’histoire de l’art s’intéresse nécessairement à ce qui est mis en lumière et peut être vu. Cependant, l’opposition entre la lumière et l’ombre, dans son évidence physique comme dans sa portée symbolique, structure très largement la pensée humaine. Nombre de mythes primordiaux associent l’apparition de la lumière et le bannissement des ténèbres à l’évolution de la vie et des sociétés. De même, les développements ultérieurs de la philosophie et des sciences humaines – on pense notamment au siècle des Lumières – ont fait de la partition entre le clair et l’obscur un cadre de pensée d’une importance majeure. Ainsi, en conscience ou malgré nous, sommes-nous les héritiers de cette division qui, des mythes originels aux positivismes contemporains, des récits bibliques à la constitution des sciences humaines en disciplines universitaires, polarise notre rapport au monde et à son étude. La luminosité finit par devenir une vertu : la clarté, la lucidité, l’éclat, portent une charge positive tandis que leurs contraires sont associés aux qualités négatives de l’obscurité, voire du mal.

Pour son numéro 2023 – 1, coordonné avec l’historienne de l’art indienne Kavita Singh, la revue Perspective souhaite interroger les développements de l’histoire de l’art à l’aune de l’association classique et largement impensée entre, d’une part, savoir, positivité, clarté, et, d’autre part, non-savoir, négativité, obscurité, tant cette association détermine encore l’ensemble de nos structures mentales, de nos imaginaires et de nos paradigmes scientifiques.

Cette réflexion sur l’histoire de l’art au prisme de l’obscurité peut être structurée autour des trois axes ici rassemblés.

1. On peut, tout d’abord, considérer l’obscurité dans le champ visuel – espaces sombres vus sous une lumière vacillante, grottes ou sanctuaires, où quelque chose est caché. Il est des recoins où la lumière ne pénètre pas et où se révèlent des terreurs invisibles. Il est des présences devant lesquelles les yeux doivent rester hermétiquement fermés. Peut-on écrire une histoire de l’obscurité dans l’art, une approche de ce qui ne peut être montré ? Existe-t-il une histoire et une esthétique du non-voir, et du non-vu en tant qu’expérience heuristique, qui resterait à explorer ? Cette question s’impose, tant la perception ne peut être réduite à la visualité, malgré le rôle exorbitant – forcément réducteur – qui lui a été accordé. Dans quelle mesure avons-nous été, et sommes-nous encore, aveuglés par la lumière ? En effet, s’attachant particulièrement – par habitude sans doute plus que par nécessité – à la vie des formes, soit à ce que les arts visuels portent à la vue des sociétés dont ils procèdent, la discipline a peut-être perdu de vue, précisément, ces zones d’ombre et cet invisible qu’ont souvent cherché à saisir les artistes.

2. La notion d’obscurité peut, par ailleurs, nous permettre de réfléchir aux points aveugles et sombres de l’histoire de l’art. Qu’est-ce que la discipline ne veut pas ou ne peut pas voir, tant d’un point de vue plastique que méthodologique ? Que laisse-t-elle dans l’ombre, qui lui aurait été si invisible que même un âge des ténèbres n’a pas été inventé pour le contenir, le laissant entièrement plongé dans l’obscurité ? Ces questions, invitant à se pencher sur L’Inconscient académique de l’histoire de l’art (F. Clément, M. Roca I Escoda, Fr. Schultheis, M. Berclaz [dir.], 2006), encouragent à sonder et à déceler les angles morts qu’elle crée là où elle ne peut, ou ne veut, pas regarder.

3. Enfin, le thème de l’obscurité invite à se confronter à la question de la couleur de la peau – peaux sombres, peaux noires. Au cours des derniers mois de la pandémie, en Inde, l’oxymètre est devenu un instrument vital, nécessaire dans chaque foyer. On s’est pourtant vite rendu compte que ces appareils, qui mesurent le taux d’oxygène dans le sang en envoyant des impulsions lumineuses et en mesurant la quantité absorbée et la quantité renvoyée, ne pouvaient faire de relevés précis sur les peaux sombres. À une époque antérieure, les émulsions cinématographiques se sont également montrées incapables d’enregistrer le contraste sur la peau noire. Ces technologies de la « vision » sont calibrées sur une « norme » qui est le blanc. Qu’en est-il des lectures de l’oxymètre de l’histoire de l’art ? Comment cette dernière a-t-elle vu, enregistré ou laissé dans l’ombre la présence et la noirceur (darkness) des êtres ? Dans How to See a Work of Art in Total Darkness (The MIT Press, 2007), Darby English s’interroge sur la façon dont l’« art noir » est entièrement constitué par sa « différence » : la « noirceur » (blackness) serait-elle ainsi condamnée à ne se représenter qu’elle-même ? Quels cadres d’interprétation utilisons-nous pour lire les problématiques raciales dans les arts du présent et du passé ? Comment appréhender cette question des dialectiques obscures et des glissements sémantiques entre couleurs, tonalités, et prédicats moraux ?

Invitant à des explorations à partir de ces axes, ce numéro de Perspective souhaite se demander ce que cela implique que de chercher à voir l’obscurité dans l’histoire de l’art, mais aussi les obscurités de l’histoire de l’art elle-même. Ces trois axes pourront être abordés sous différents angles, pourvu que la réflexion soit toujours ancrée dans une perspective historiographique, et s’intéresse à la création et la réception en art, des origines à nos jours. En ce sens, les études de cas ciblées portant sur des analyses iconographiques ne seront pas acceptées si elles ne sont l’occasion d’aborder des questions critiques de portée plus générale.

Perspective : actualité en histoire de l’art

Publiée par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) depuis 2006, Perspective est une revue semestrielle dont l’ambition est d’exposer l’actualité plurielle d’une recherche en histoire de l’art qui soit toujours située et dynamique, explicitement consciente de son historicité et de ses articulations. Elle témoigne des débats historiographiques de la discipline sans cesser de se confronter aux œuvres et aux images, d’en renouveler la lecture, et de nourrir ainsi une réflexion globale, intra- et interdisciplinaire. La revue publie des textes scientifiques offrant une perspective inédite autour d’un thème donné. Ceux-ci situent leur propos dans un champ large, sans perdre de vue l’objet qu’ils se donnent : ils se projettent au-delà de l’étude de cas précise, et interrogent la discipline, ses moyens, son histoire et ses limites, en inscrivant leurs interrogations dans l’actualité – celle de la recherche en histoire de l’art, celle des disciplines voisines, celle enfin qui nous interpelle toutes et tous en tant que citoyens.

Perspective invite ses contributeurs à actualiser le matériel historiographique et le questionnement théorique à partir duquel ils élaborent leurs travaux, c’est-à-dire à penser, à partir et autour d’une question précise, un bilan qui sera envisagé comme un outil épistémologique. Ainsi, chaque article veillera à actualiser sa réflexion en tissant autant que possible des liens avec les grands débats sociétaux et intellectuels de notre temps.

La revue Perspective est pensée comme un carrefour disciplinaire ayant vocation à favoriser les dialogues entre l’histoire de l’art et d’autres domaines de recherche, des sciences humaines notamment, en mettant en acte le concept du « bon voisinage » développé par Aby Warburg.

Toutes les aires géographiques, toutes les périodes et tous les médiums sont susceptibles d’y figurer.

Obscurités, no 2023 – 1
Rédaction en chef : Marine Kisiel (INHA) et Matthieu Léglise (INHA)
Numéro coordonné avec Kavita Singh (Jawaharlal Nehru University, School of Arts & Aesthetics)
Voir la composition du comité de rédaction.

Contribuer

Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes, un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet, et une biographie de quelques lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) avant le 13 décembre 2021.

Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction quelle que soit la langue. Les auteurs des propositions retenues seront informés de la décision du comité de rédaction à la fin du mois de février 2022, tandis que les articles seront à remettre pour le 1er juin 2022.

Les articles soumis, d’une longueur finale de 25 000 ou 45 000 signes selon le projet envisagé, seront définitivement acceptés à l’issue d’un processus anonyme d’évaluation par les pairs.

Source : Perspectives – INHA

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Séminaire – Matérialité (DYPAC, Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines)

Deuxième séance du séminaire du laboratoire DYPAC  » Matérialité », le jeudi 25 novembre de 13h30 à 18h à l’Auditorium BU St-Quentin-en-Yvelines 45 Bd Vauban, 78280 Guyancourt . La séance sera dédiée aux  » trésors monétaires ».

La séance sera en format hybride, transmise sur zoom et sur la chaîne youtube du laboratoire DYPAC https://www.youtube.com/channel/UCLHVUB9GNcXK3gKIj9X8g6g

Programme :

Valentina Mussa, docteur en Histoire, Sorbonne Université : « Troncs à offrandes et micro-économie des sanctuaires grecs : autour de quelques exemples de thesauroi attiques »

Thibault Cardon, Chargé de recherche CNRS, Craham Centre Michel de Boüard (UMR 6273) et Vincent Geneviève, Inrap, chargé de recherche, chercheur rattaché à l’IRAMAT-CEB, UMR 5060, CNRS/Univ. Orléans: « Trésors ou dépôts monétaires ? Enjeux d’une approche scientifique »

Jérôme Jambu, MCF en Histoire moderne, Université de Lille, IRHiS – UMR CNRS 8529, expert en mobilier archéologique numismatique près le ministère de la Culture: « Ce que les trésors monétaires des époques moderne et contemporaine révèlent… et ne disent pas ».
 
Arnaud Clairand, chercheur associé au CESCM (Poitiers) et numismate professionnel (CGB): « La législation française en matière de déclaration de dépôts monétaires : évolution, étude d’impact… »

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Appel à contribution – Neglected Voices in Premodern Sciences, from Persia to Iceland

Most of the studies about Pre-modern European sciences have been dedicated to the role played by a relatively small number of primary characters (Avicenna, Albert the Great, Roger Bacon, Nicole Oresme, Nicholas of Cusa, to name but a few) who had a significant impact on knowledge, culture and modi pensandi of the Latin West throughout and beyond the Middle Ages. However, this presentation has led to two closely related consequences. The first consequence is that while the works of the “main” authors tend to be thoroughly studied and thus their ideas continuously observed and reinforced, those of other, less known characters, have received little, if any, attention, or have simply been forgotten, primarily when they evolved on the fringe of the mainstream. The second consequence is that Pre-modern and Medieval science is often perceived as a monolith, one composed, and shaped, only by a few inspired authors.

In response to this observation, this book aims to shed light on these neglected voices in Pre-modern sciences and to give a voice even to those ‘underrated’ actors (authors, scribes, compilers, copyists, readers, users…) who nevertheless have somehow contributed to the formation of Medieval science. Within this perspective, the volume addresses these issues from the point of view of both ideas and practices, which are particularly delicate to interrogate when dealing mainly with textual material. For this purpose, several axes (not exhaustive) have been defined:

1) Authors against the tide: This section is particularly interested in authors who, in various ways, went against the major scientific tendencies of their time and developed their science as “free electrons” by contrast to their contemporaries. Several cases are to be considered: (1) authors whose scientific involvement goes against the traditional ways of thinking by exploring original and even daring theories and practices in opposition to what was in vogue at their time; (2) authors who evolved outside the main intellectual centers and networks of the time. This can be due either to their geographical situation on the periphery of the traditional radiating places in the development of sciences or because they did not belong to any organization, institutional group or religious order promoting the diffusion and assimilation of knowledge.

2) Actors in the “physical” margins: This point focuses on those who added scientific contents into the “broader margins” of a Late Medieval work, i.e. in the actual margins, at the beginning or end of a manuscript or of a codicological unit. The contributions can analyze the authors’ identities, if they can be reconstructed, as well as the new contents which were added (ideas, sources, relationships with the main texts, reasons for which they were inserted, circulation…). Moreover, the texts considered can be both paratextual additions (comments, glosses, scholia…) or actual “guest texts”.

3) Unknown actors: This point questions the role of discrete authors, almost invisible and unknown, in the development and diffusion of Medieval knowledge. It aims to bring to light unpreserved authors who are known only through other posterior works. Within this perspective, one could consider both characters who left no written traces and authors whose works have been lost and are only known by later quotes. Papers focusing on figures evolving in an “oral culture” (for instance in the pre-Islamic context), who provided a basis for further scientific developments, will be particularly welcome. Similarly, the scientific contribution of teachers, whose ideas and practices were kept through the writings of their students, deserves to be taken into account. Finally, papers highlighting the role of oral witnesses, practitioners and merchants, who might contribute to the transmission of knowledge by bringing empirical data taken from their daily practice, will be highly appreciated.

4) Authors between traditions: Another line of research will be dedicated to the study of the dissemination and use of scientific knowledge in areas outside the scientific field (art, literature…). In the first case, this volume is interested as much in the depictions of the figure of the experimenter or the scholar as in the artistic exploitation of the scientific disciplines. In the second case, a particular attention will also be paid to the integration of scientific knowledge into the literary domain. The sciences, as well as some scientific figures, become motifs and themes with specific narrative functions. Conversely, one might also consider the way in which scientific discourse is fed and expressed through a literary medium.

5) Authors on the fringes of historiography: Finally, this book also wants to give a voice to authors who received less attention despite their actual importance and significant contribution to premodern sciences. In particular, the historiographical readings and the appreciation of an author’s significance have been oriented, among other criteria, by their impact on European thought. Nevertheless, this attitude tends to exclude certain important characters from our usual research horizons. This is notably the case of authors who were not translated into Latin during the Middle Ages and who hardly reached European Latin scholars at that time. From this point of view, this book gives the opportunity to reassess the original contribution of such authorities and even to reevaluate their possible influence on later works in more indirect ways, outside the scope of the translations.

Abstracts (250/300 words) should be sent to:
Meyssa Ben Saad (mbs.bsaad@gmail.com), Mattia Cipriani (mattia.cipriani80@gmail.com), Grégory Clesse (gregory.clesse@uclouvain.be), or Florence Ninitte (Florence.Ninitte@univ-nantes.fr).

Contributions can be in English (US), Italian and French. Abstracts submission deadline: on the 30th of November 2021.

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Publication – Florian Mazel et Hélène Noizet, « L’inventaire de la chrétienté. La fabrique épiscopale du territoire au Moyen Âge »

Du XIIe au XIIIe siècle, advint en Europe un processus de séparation des principes spirituel et temporel qui s’érigèrent progressivement en deux systèmes de pouvoir distincts : l’Église et l’État. Or dans cette séparation des registres, l’Église fit, avant l’État, le choix de l’ancrage territorial. Durant ce temps des cathédrales, un double « maillage » se mit ainsi en place. D’un côté, les évêques firent reconnaître leur autorité sur un diocèse conçu comme une circonscription spatiale dotée de pratiques administratives, fiscales et pastorales unifiées ; de l’autre, la réforme du pape Grégoire VII (1073-1085) institutionnalisa l’Église d’Occident en un ensemble territorial global, catholique et romain dominé par l’autorité pontificale.

Florian Mazel (Rennes-2) a publié L’évêque et le territoire. L’invention médiévale de l’espace (2016), et Hélène Noizet (Paris-1) La ville au Moyen Âge et à l’époque moderne : du lieu réticulaire au lieu territorial (2014).

Informations pratiques :

Florian Mazel et Hélène Noizet, L’inventaire de la chrétienté. La fabrique épiscopale du territoire au Moyen Âge, Éditions B2, 2021. 112 pages – 10×15 cm – ISBN 978-2-36509-109-1. Prix : 12 euros.

Source : Éditions B2

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Conférence – « Les chuchotements de l’image. Spéculations sur le Portement de Croix de Pieter Bruegel », par Reindert Falkenburg et Michel Weemans

Par Reindert Falkenburg (professeur d’histoire de l’art à New York University Abu Dhabi) et Michel Weemans (professeur d’histoire de l’art à l’Ecole nationale supérieure des arts à Bourges)

Les paysages de Bruegel entraînent le spectateur dans une quête visuelle et mentale du monde visible qui conduit vers le domaine de l’invisible. À partir du Portement de croix (1564), Reindert Falkenburg et Michel Weemans mettent en lumière cette caractéristique fondamentale des œuvres de Bruegel et analysent les procédés visuels élaborés par le peintre pour intriguer notre regard. Profusion et enchevêtrement des figures, réduction et marginalisation des personnages sacrés, détails cachés et ambigus, art de la suggestion et de l’indéterminé – chuchotement pictural pourrait-on dire – sont au cœur de ce langage pictural. Les œuvres de Bruegel, nous suggèrent les deux auteurs, sont conçues comme des exercices de discernement : matière à spéculations et pièges à voir.

Informations pratiques :

10 novembre 2021

Musée L – Louvain-la-Neuve

A 17h30
Lieu Auditorium du Monceau Prix Gratuit

Une organisation de l’Institut des Civilisations, Arts et Lettres de (INCAL) et du Centre d’Analyse Culturelle de la Première Modernité (GEMCA) de l’UCLouvain, en partenariat avec le Musée L.

Réservations par mail à l’adresse publics@musee.be ou par téléphone au 010 47 48 41.

Source : Musée L

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Publication – Jeffrey Hamburger, « The Birth of the Author: Pictorial Prefaces in Glossed Books of the Twelfth Century »

The images devised to accompany medieval commentaries, whether on the Bible or on classical texts, made claims to authority, even inspiration, that at times were even more forceful than those made by the texts themselves. Pictorial prefaces of the twelfth century represent commentaries of their own; they articulate and elaborate complex arguments regarding critical matters of faith. This study examines pictorial programmes in copies of Horace’s poetic works, the Glossa ordinaria, anti-heretical polemics, and Rupert of Deutz’s commentary on the Song of Songs to demonstrate the ways in which they helped to shape understandings of authorship at a critical historical moment.

Informations pratiques :

Jeffrey Hamburger, The Birth of the Author: Pictorial Prefaces in Glossed Books of the Twelfth Century, Turnhout, Brepols, 2021 (Studies and Texts, 225). XXV+301 p., 150 colour ill., 205 x 255 mm. ISBN: 978-0-88844-225-3. Prix : 95 euros.

Source : Brepols

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Publication – « Artú, Lancillotto e il Graal. Volume I: La storia del Santo Graal. La storia di Merlino. Il seguito della storia di Merlino », traduzione, introduzioni e commento a cura di Carlo Beretta, Fabrizio Cigni, Marco Infurna, Claudio Lagomarsini, Gioia Paradisi

Il ciclo di romanzi in antico francese che gli specialisti conoscono con il titolo Lancelot-Graal, o ciclo della Vulgata, non è mai stato tradotto integralmente in italiano in epoca moderna, nonostante sia una delle opere piú grandiose del Medioevo europeo, e abbia esercitato uno straordinario influsso sull’immaginario narrativo della cultura occidentale. Di autore ignoto, forse piú autori al lavoro insieme, composta nei primi decenni del XIII secolo in una località imprecisata della Francia del Nord, non incardinata né sui miti del mondo greco-romano né sul confronto tra il mondo cristiano e il mondo islamico, la Vulgata non sembra possedere i connotati che definiscono un classico secondo i parametri correnti, e di fatto non è stata ancora pienamente riconosciuta come tale. Non è tra le opere entrate nei canoni della modernità letteraria, non è tradotta in molte lingue, anche in Francia è entrata nella collana della Pléiade solo pochi anni fa. Eppure è in questa successione di romanzi che per la prima volta trova una struttura compiuta, e riesce quindi a porsi come nuova fonte mitologica, un mondo narrativo la cui potenza è rimasta memorabile fino a oggi. Non solo il bacio dell’amore tra Lancillotto e Ginevra, o il regno di Artú e le magie di Merlino, ma il potere di Escalibur, la spada nella roccia, l’equilibrio utopico della Tavola Rotonda, l’idea dell’avventura come condizione del cavaliere errante, le foreste e i draghi, le damigelle e i giganti, la gratuità e la follia dell’amore e dell’amicizia, e infine l’intreccio di questo mondo con le tragedie della guerra e soprattutto con il mito del Graal, che a partire dal nostro ciclo diventa il riferimento originario – in quanto strumento eucaristico dell’Ultima Cena – della storia cristiana, e insieme il segno escatologico del suo compimento. L’efficacia di questo nuovo sistema articolato di racconti fantastici si è manifestata, oltre che nel successo del ciclo in quanto tale, anche e anzi soprattutto nella fortuna di alcune sue componenti e nella capacità di offrire materia inesauribile alla letteratura per i secoli a venire. A partire dall’invenzione del Lancelot-Graal vedono la luce gli altri grandi cicli di poco successivi, il Tristan en prose e il Guiron le Courtois, e da questo bacino tra la fine del Quattrocento e l’inizio del Cinquecento Boiardo e l’Ariosto reinventeranno il poema cavalleresco, incrociandolo con la materia epica nel nome di Orlando. (…) Questa incredibile fecondità tematica del mondo arturiano cosí come fu per la prima volta organizzato nel Lancelot-Graal si deve anche a un fattore del suo successo che è sicuramente meno noto, ma che ha svolto un ruolo non secondario nello sviluppo della narrativa europea moderna. È infatti nei romanzi del nostro ciclo che si sperimentano per la prima volta, con un’estensione fino ad allora impensabile, i meccanismi narrativi della prosa di finzione in una lingua volgare. La gestione dei personaggi e dei loro rapporti, le sfumature dei dialoghi e dei monologhi interiori, l’intreccio di piú piani concomitanti dell’azione, l’organizzazione del tempo narrato e delle sue diverse velocità, l’interazione fra il romanzo-biografia e il romanzo-mondo, sono elementi costitutivi della narrazione moderna che nel ciclo arturiano trovano il loro già organico fondamento. Nel dibattito sulle origini del romanzo, il genere per eccellenza con cui il sistema culturale occidentale ha tentato di interpretare letterariamente la realtà dell’uomo e della storia, la Vulgata occupa un posto di tutto rilievo.

dall’Introduzione di Lino Leonardi

Table des matières :

I.
La storia del Santo Graal
La storia di Merlino
Il seguito della storia di Merlino
II.
Lancillotto del Lago (La Marca di Gallia – Galehaut)
III.
Lancillotto del Lago (La carretta – Agravain)
IV.
La ricerca del Santo Graal
La morte di re Artú

Informations pratiques :

Artú, Lancillotto e il Graal. Volume I: La storia del Santo Graal. La storia di Merlino. Il seguito della storia di Merlino, traduzione, introduzioni e commento a cura di Carlo Beretta, Fabrizio Cigni, Marco Infurna, Claudio Lagomarsini, Gioia Paradisi, Turin, Einaudi, 2021 (I millenni). pp. XXXVI – 1116. ISBN 9788806239749. Prix : 90 euros.

Source : Einaudi

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Séminaire – Séminaire Terrae-Atelier Operandi

Programme 2021-2022

Atelier Operandi | Seminaire d’histoire et d’archéologie de la construction et du bâti. UMR 5136 Framespa, Toulouse

Thème 1 : Réemployer

10 Décembre : Charles Davoine. « Que personne ne prive les cités de leurs ornements propres » (CTh 15.1.1) : les interdictions du remploi dans l’Antiquité tardive.

Salle GH 107

L’Antiquité tardive est souvent considérée comme la période par excellence des spolia, ces éléments de décor ancien démontés et réutilisés dans des constructions nouvelles. Pourtant, aux IVe et Ve siècles après J.-C., les empereurs romains prennent de nombreuses mesures pour interdire le prélèvement des ornements et des matériaux sur les édifices publics. Nous verrons ce que ces dispositions révèlent de la pratique du remploi et de la conception du décor urbain à cette période.

Présentiel : 28 janvier : Jacques Dubois : « 25 ans après, 1997-2022 : la question du remploi à Alençon à la fin du Moyen Age et première moitié du XVIe siècle (des archives personnelles en remploi) ».

La fin des années 1990 et le début de la décennie suivante constitue un moment historiographie important marquant le développement des recherches consacrées à l’histoire de la construction via l’étude des chantiers. A l’époque, l’approche principale consistait en un approfondissement des connaissances liées à la maîtrise d’ouvrage (fonctionnement des fabriques, tenue des comptabilités, nature des recettes et des dépenses…) et à la maîtrise d’oeuvre (personnels actifs sur les chantiers, effectifs et évolution, salaires, entre autres points). Il y a 25 ans, le remploi pouvait être évoqué dans quelques thèses – dont la mienne soutenue en 1997 -, mais sans être abordé comme il l’est aujourd’hui. A la suite de la séance que l’atelier Operandi a consacré à cette thématique l’an dernier, une relecture rapide des nombreux documents relatifs à la construction à Alençon et sa région permet, grâce à une réinterprétation des textes et de certains termes, de compléter les connaissances de l’économie de la construction à alençonnaise, de déterminer l’existence ou non de pratiques particulières entre monde urbain et monde rural.

Thème 2 : Gérer

Présentiel : 18 février : Marco Conti : « Comptabilité urbaine et chantiers publics à Bologne de la fin du XIIIe siècle au début du XIVe siècle »

En ligne avec une historiographie récente qui met en évidence la relation entre la comptabilité des chantiers et l’administration, nous voulons montrer, dans le cadre du présent séminaire, la gestion administrative des chantiers publics dans la commune de Bologne entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle. En outre, nous allons faire une présentation préliminaire des sources disponibles à cette étude et des types d’informations qu’elles pourront nous dévoiler sur l’administration publique des chantiers.

Présentiel : 18 mars : Camille Larraz : « Un peintre maître-d’œuvre : Simon de Châlons et les chantiers avignonnais du XVIe siècle »

L’abondance archivistique de la Provence du XVIe siècle en fait un terrain d’investigation propice à l’étude des peintres et des aspects techniques de leurs créations artistiques. Le cas avignonnais est tout à fait exemplaire à cet égard par l’absence de corporation ou de guilde de Saint-Luc régissant l’exercice du métier de peintre. De ce milieu artisan délié des strictes réglementations juridiques de production émerge la figure du peintre Simon de Châlons, lequel domine le marché des commandes entre 1532 et 1561. Plusieurs contrats notariés et documents comptables brossent le portrait d’un peintre assumant, à la demande du commanditaire, la responsabilité de chantiers d’envergure. Le peintre assume une charge similaire à celle d’un maître-d ‘œuvre, sous-traitant avec différents corps de métier, tels que des maçons, des menuisiers, des brodeurs ou encore d’autres peintres. A travers trois exemples de chantiers – deux pour des retables destinés à des chapelles qui doivent également être réfectionnées et un pour la Somptueuse Entrée du cardinal légat Alexandre Farnèse – cette communication vise à mettre en évidence les stratégies économiques et sociales mises en place par Simon de Châlons pour gérer ses intérêts personnels et financiers, l’organisation matérielle, technique et humaine des chantiers à sa charge, ainsi que les processus de commande. L’un des retables, toujours conservé, offre en outre l’opportunité d’aborder la question du statut du peintre, naviguant sans cesse entre la figure d’artiste et d’artisan.

Thème 3 : Restaurer

15 avril : Laura Foulquier : « Entre réalités, fantasmes et restitutions. Comment étudier le bâti d’un monument disparu : l’ancienne abbaye Saint-Alyre de Clermont-Ferrand. » 

« C’est en France, au XIXe siècle, que l’on voit des actes de vandalisme semblable, et l’on signale un progrès dans l’instruction du peuple ! ». « Près de la Tiretaine, on voit l’abbaye de Saint-Alyre, hors de la ville. Son architecture est superbe ; elle est flanquée de tours comme une ville forte ; elle est riche en colonnes, en sarcophages, en autels de marbres et de jaspes », écrit Abraham Golnitz lors de son étape, à Clermont alors qu’il parcourt le Forez et le Lyonnais dans le premier tiers du XVIIe siècle. Las, il ne reste plus grand chose de cette abbaye démantibulée durant la période révolutionnaire. Comment étudier un bâti qui n’existe plus ? Comment « imaginer » un monument qui de tous temps suscita admiration et hyperboles et qui devient, avec la période révolutionnaire, une ossature en déshérence dont il faut se défaire à tout prix ?

13 mai : Andreas Hartmann et  Yves Gallet : « Les recherches du Groupe de travail « Pierre » au sein du Chantier CNRS Notre-Dame. Thèmes, problématiques et enjeux de recherche »

Source : Terrae

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Publication – « Manuscripts in the Anglo-Saxon Kingdoms. Cultures and connections », éd. Claire Breay et Joanna Story

Manuscripts that were made and used in the Anglo-Saxon kingdoms before the Norman conquest of England are treasure troves of art and text. Many of these books and documents were brought together in the British Library exhibition, ‘Anglo-Saxon kingdoms: art, word, war’. Together, these manuscripts illuminate extensive intellectual connections as well as widespread scribal and artistic networks that developed within the islands of Britain and Ireland, and further afield across much of early medieval Europe. Using new scientific methods, as well as textual criticism, art historical analysis and historical research, the essays in this richly illustrated volume, written by leading scholars, present innovative research that focuses on manuscripts that were copied, decorated or used in the early English kingdoms and their neighbours, across a 500-year period from the advent of Christianity among the English, c.600, to the age of conquest in the eleventh century.

Claire Breay is head of Ancient, Medieval and Early Modern Manuscripts at the British Library and curated the Library’s recent ‘Anglo-Saxon kingdoms’ exhibition. Joanna Story is professor of early medieval history, U Leicester.

Table des matières :

Preface
Claire Breay and Joanna Story

The original Lindisfarne gospels?
Dáibhì Ó Cróinìn

The Royal-Otho-Corpus / Cambridge-London /Parker-Cotton-Wolsey Gospels
Bernard Meehan

Writing at Wearmouth-Jarrow
Richard Gameson

The European context of manuscript illumination in the Anglo-Saxon kingdoms, 600-900
Lawrence Nees

Insular manuscripts in Carolingian Francia
Joanna Story

Anglo-Saxon links with Rome and the Franks in the light of the Würzburg book-list
Rosamond McKitterick

The transmission and reception of Alfredian ‘Apocrypha’
David F. Johnson

The lector and lectio in Anglo-Saxon England
Teresa Webber

The ‘Canterbury letter-book’: Alcuin and after
Simon Keynes

The Wolf at work: uncovering Wulfstan’s compositional method
Jonathan Wilcox


On the Italian provenance of the Vercelli Book
Winfried Rudolf


Anglo-Saxon travellers and their books
Francesca Tinti


A Fleury model for singing at Winchester
Susan Rankin


Fragments of some Anglo-Saxon service books in Norway and Sweden
Michael Gullick

Informations pratiques :

Manuscripts in the Anglo-Saxon Kingdoms. Cultures and connections, éd. Claire Breay et Joanna Story, Four Court Press, 2021. ISBN: 978-1-84682-866-9. May 2021. 256pp. Colour Ills. Large Format. Prix : 65 euros.

Source : Four Court Press

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