Exposition – Luces del norte: manuscritos iluminados de la Biblioteca Nacional de España

Del 30 de abril de 2021 al 5 de septiembre de 2021


La exposición presentará una de las colecciones más desconocidas de la BNE: su rico fondo de manuscritos iluminados franceses y flamencos. El conjunto asciende a unos 156 manuscritos de los que algo más de setenta se mostrarán en la exposición.

Las obras expuestas muestran un doble interés: por un lado, como importantes obras de arte, en las que colaboraron algunos de los más destacados talleres de miniaturistas del momento y por otro lado como insustituibles testimonios para reconstruir la vida cotidiana y las creencias de la sociedad europea desde los tiempos de Carlomagno hasta el reinado de Francisco I. Luces por el oro que brilla al abrirse las páginas de los manuscritos y por la riqueza del pensamiento de la Edad Media.

El discurso de la exposición sigue un recorrido cronológico que permite entender la evolución del arte de la miniatura a través de un largo periodo de setecientos años. Este discurso se enriquece en varias secciones para mostrar los principales temas que aparecen en los manuscritos: derecho, religión, historia, literatura, ciencia… En ellos se puede ver la riqueza del pensamiento, la investigación y el arte de la Edad Media, que no fue una época de tinieblas sino de constante reflexión sobre todos los aspectos del ser humano.

La muestra arranca con un manuscrito excepcional: el llamado Códice de Metz (Mss/3307), encargado posiblemente por el hijo de Carlomagno, el obispo Drogo de Metz (801-855), que constituye uno de los códices carolingios más importantes de tema astrológico que se conserva en el mundo. A continuación un importante conjunto de biblias del siglo XIII permite apreciar la calidad de la miniatura francesa en la época de san Luis. La sección dedicada a libros de horas se propone un acercamiento a los principales aspectos, a veces antitéticos, que hacen de estos libros una ventana privilegiada a la piedad y la mentalidad bajomedievales. Entre ellos se encuentran algunos de los manuscritos iluminados más famosos de la BNE, como las Horas de Carlos VIII, rey de Francia (Vitr/24/1) o las Horas “Voustre Demeure” (Vitr/25/5).

Informations pratiques :

Del 30 de abril de 2021 al 5 de septiembre de 2021

De lunes a sábado de 10 a 20 h.
Domingos y festivos de 10 a 14 h.

Sala Hipóstila

Entrada gratuita y libre hasta completar aforo. Se recomienda inscripción previa.
Aforo limitado: 18 personas.

No se permite la visita de grupos con guía propio. No hay visitas guiadas organizadas por la BNE.
La visita tendrá una duración máxima de una hora. Último pase media hora antes del cierre.

Source : Biblioteca Nacional de Espana


 

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Congrès (en ligne) — Modèles, réseaux et échanges curiaux au Moyen Âge. 52e Congrès de la SHMESP – 43es Rencontres du RMBLF

En raison de la situation sanitaire, le 52e Congrès de la SHMESP – 43es Rencontres du RMBLF se tiendra sous une forme virtuelle, sur la plateforme Zoom. Dans ces circonstances, le programme a été légèrement remanié et la possibilité de s’inscrire a été prolongée. Pour la plupart des communications, les textes seront distribués à l’avance et résumés en ligne en quelques minutes. La rencontre laissera surtout place aux discussions. Pour s’inscrire, il suffit d’en faire la demande à info.rmblf@gmail.com

20-22 mai 2021
En ligne, sur Zoom.

Argumentaire :

La cour a été, de longue date, l’un des terrains d’enquête favoris des écoles historiques ; au milieu du siècle dernier, les travaux fondateurs de Norbert Elias et Ernst Kantorowicz contribuèrent – ils ne furent pas les seuls – à lui donner droit de cité dans la recherche universitaire. Le sujet fait toutefois l’objet d’une attention et de reproblématisations constantes. Quelles que soient les périodes ou les régions envisagées – certes selon des modalités multiples et variées –, les cours constituent un creuset particulièrement propice à l’étude des sociétés médiévales, pour ne rien dire de leurs homologues antiques, modernes, voire contemporaines. Elles sont le lieu où peuvent s’exprimer, se résoudre ou s’exaspérer contestations ou tensions. Enfin, propices aux échanges, elles constituent un espace de distinction, que ce soit par les modes qui y émergent et en rayonnent ou par la perpétuelle mise en scène qu’elles engendrent. Les cours ont donc à être pensées comme des lieux politiques qui attirent, influencent ou interagissent avec la société, au plus près des personnes qui en occupent, considèrent ou sont considérées en occuper le centre.

Dans cette perspective, le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (RMBLF) invite la Société des Historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public (SHMESP) à se pencher avec lui sur ces questions, selon des approches complémentaires et interdisciplinaires qui constituent leur marque de fabrique. On s’intéressera prioritairement aux cours souveraines (pontificales, impériales ou califales, mais aussi princières ou sultaniennes) ; les cours de niveaux inférieurs seront prises en considération dans leur relation (prétentions à la souveraineté, adaptations de modèles, réseaux) avec celles dont elles dépendaient.

La cour sera abordée non seulement comme espace politique et moyen de gouvernement, mais également comme lieu de production et de consommation – matérielle et culturelle –, creuset de réseaux de solidarités et de dépendances, société particulière réglée par des lois et des usages, aussi bien écrits qu’oraux, et enfin espace architectural et physique d’autant plus complexe que les cours se déplacent. Leur itinérance constitue en effet un aspect déterminant de leurs activités et de leur rayonnement. Autant de chantiers à envisager en faisant imploser les limites méthodologiques – notamment en tirant parti des nouvelles approches en matière d’analyse de réseaux – et géographiques – dans une perspective d’histoire globale. Le sujet choisi pour cette rencontre permettra à des chercheurs d’horizons divers de mener une réflexion commune autour de problématiques qui gagneront beaucoup d’une approche comparatiste et de questionnements croisés entre espaces latins, musulmans, byzantins, voire au-delà (Inde, Chine, etc.). L’objectif d’une telle approche est de favoriser l’émergence de modèles explicatifs de la nature et du développement des sociétés curiales médiévales.

Programme :

Jeudi 20 mai 2021

13h00 : Discours d’ouverture

13h30 : Régine Le Jan (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) / Julien Loiseau (Aix-Marseille Université) Rapport introductif
14h15 : Pause

Session 1 : Centre de gouvernement et espace politique

15h00 :

Magali Coumert (Université de Bretagne occidentale) La cour carolingienne et la norme écrite
Emmanuelle Tixier du Mesnil (Université Paris-Nanterre)Splendeurs et misères des cours andalouses du XIe siècle
Christophe Masson (F.R.S.-FNRS/Université de Liège) Les cours cardinalices d’Avignon entre 1378 et 1403. Des alternatives au modèle pontifical ?
Discussions
16h15 : Pause

16h45 :

Solal Abélès, Michel Margue, Timothy Salemme et Éloïse Adde (Université du Luxembourg ; Université Saint-Louis Bruxelles) Les cours dans la « monarchie composite » des Luxembourg 1300-1355 (Henri VII, Jean et Charles IV)

18h : Fin des travaux

Vendredi 21 mai 2021

10h :
Emmanuel Johans (Le Mans Université)–La cour comtale d’Armagnac (1304-1418) : un modèle souple et fonctionnel
Robin Moens (KULeuven) –La cour baronniale : imiter le prince ? L’exemple de l’entourage des seigneurs d’Audenarde (XIIe et XIIIe siècles)
Discussions
10h50 : Pause

Session 2 : Réseaux curiaux

11h20 :
Nicolas Ruffini-Ronzani et Romain Waroquier (Université catholique de Louvain/Université de Namur ; F.R.S.-FNRS/Université de Namur)Analyse de réseau et entourage princier : quelle plus-value ? L’exemple des comtes de Vermandois (1101-1167)
Vincent Puech (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris Saclay) Le réseau de l’impératrice Théodora : une analyse prosopographique de la cour byzantine au VIe siècle
Emmanuelle Santinelli (Université polytechnique des Hauts-de-France) Au cœur des réseaux et échanges curiaux : l’épouse du comte dans la Francie occidentale des Xe-XIIe siècles
Discussions
12h35 : Déjeuner

13h50 :
Jonathan Dumont (Österreichische Akademie der Wissenschaften) Les éminences grises dans les cours tardo-médiévales. Anciens Pays-Bas, Empire, France. Essai d’histoire comparée
Olivier Canteaut (École nationale des Chartes)Des factions à la cour des derniers Capétiens
Discussions
15h00 : Pause

Session 3 : Productions, échanges, consommations

15h40 :
Sabine Berger (Sorbonne Université)Les conseillers du roi de France et la commande artistique : une action polysémique (1270-1328)
Rémy Gareil (Université Lumière Lyon 2) Production savante et représentation du pouvoir : la cour abbasside vue par le libraire bagdadien Ibn al-Nadīm (m. 990)
Marjolaine Lémeillat (Université de Tours) Les gens de savoir de Bretagne au cœur des réseaux et échanges curiaux à la fin du Moyen Âge (fin XIIIe-XVe siècle)
Discussions

17h00 : Fin des travaux

Samedi 22 mai 2021

Session 4 : Une société, des réseaux

10h00 :
Caroline Chevalier-Royet (Université Jean-Moulin Lyon 3)Le pouvoir carolingien en son palais : construction d’un modèle dans le De ordine palatii d’Hincmar de Reims
Boris Bove (Université Paris 8)L’itinérance des rois de France : pour quoi faire ?
Discussions
10h50 : Pause

11h30 :
Audrey Caire (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)L’influence de la cour abbasside sur l’art de vivre et l’éthos des élites islamiques médiévales : le rôle du commensal (nadīm)
Roxane Chilà (Université Bordeaux Montaigne) Un transfert culturel entre cours : la fonction de maître rational, de la Sicile à la couronne d’Aragon et aux états angevins (XIIIe-XVe siècle)
Discussions
12h20 : Déjeuner

14h00 :
Marie-Emmanuelle Torres (Aix-Marseille Université) Un pouvoir sonore ? Entendre et faire entendre l’autorité impériale à Byzance
Hervé Mouillebouche (Université de Bourgogne) De la chambre à la salle : le cortège cérémoniel et son cadre à la cour de Bourgogne
Discussions

14h50 : Pause

16h15 : Éric Bousmar et Annick Peters-Custot (Université Saint-Louis Bruxelles ; Université de Nantes) Conclusions

17h : Fin des travaux

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Colloque – European Visions of the Qur’ān in the Middle Ages (9th-15th centuries)

20-21 May 2021
Nantes, Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin
5 allée Jacques Berque, 44021 Nantes Cedex 1
Simone Veil Amphitheatre

Event online with Zoom – ## REGISTER NOW ONLINE ##

Although the first Latin translation of the Qur’ān dates to 1143, and its first vernacular (Italian) translation to 1547, the sacred book of Islam was known far before in Europe, where it elicited passionate and contrasting reactions, ranging from vehement attacks concerning its content or composition to an acknowledgement of the aesthetics of its stylistic features and the universal human quality of its message.

The aim of this two-day workshop will be to address the different perspectives from which the Qur’an was approached and to identify the various attitudes medieval Latin readers adopted towards it. The focus is therefore on the medieval readers of the Qur’ān that encompasses the wide range of translators, polemicists, and commentators who had access to the Qur’ān or parts of it, through the mechanisms of reading that they elaborated, the ideas and data drawn from these readings, and how these ideas sparked a plurality of responses.

In this perspective, we will question the following lines of research:

  1. How was the Qur’ān named, defined, and represented?
  2. How was the Qur’ān judged and evaluated?
  3. How was the Qur’ān read and understood?
  4. How was the Qur’ān used, transformed, and exploited?

Programme : ici

Inscription : ici

Source : The European Qur’an

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Publication – David H. Price, « In the Beginning Was the Image. Art and the Reformation Bible »

This pioneering study focuses on the decisive contributions of the three leading artists of the Northern Renaissance—Albrecht Dürer, Lucas Cranach the Elder, and Hans Holbein the Younger— to the printed Bible and to the transformation of ecclesiastical art in the Protestant Reformation.

A time of artistic and theological revolution, the Renaissance and Reformation also witnessed a visual reformation of the Bible. In David H. Price’s new interpretation, these artists emerge as major reformers in their own right who created a dynamic and innovative visual culture of biblicism. In the Beginning Was the Image explicitly addresses a key paradox of the Bible’s new cultural status: as divergent Bible editions and translations shattered the unity of Christianity, new artistic approaches arose to accommodate theological and textual diversity. Rulers and theologians produced new Bibles as foundations for transformative socio-political movements, and their success, according to Price’s compelling research, depended on the inventiveness and creativity of these artists.

Written in a style designed to be accessible to a broad range of readers, Price’s richly nuanced study explores the art of Dürer, Cranach, and Holbein and the biblical iconographies they developed to connect the new biblicism to faith and political authority.

David H. Price is Professor of Jewish Studies, Religious Studies, History, and Art History at Vanderbilt University, where he specializes in early modern European history. He has written extensively on a broad range of topics, including Renaissance visual art, early modern literature, the Bible in the Reformation era, Christian-Jewish relations, and the history of books and printing. He is also the author of Johannes Reuchlin and the Campaign to Destroy Jewish Books.

Table des matières :

1. In the Beginning Was the Image: Art and the Renaissance of the Bible
2. The Artist as Biblical Humanist
3. The Artist as Reformer
4. Dürer’s Reformation: Art and Politics of Biblicism
5. Word Made Image: Cranach’s Biblical Iconography
6. Holbein and the Art of the Heterogeneous Bible
7. Epilogue: “For the God-Fearing and the Art-Loving”
Bibliography

Informations pratiques :

David H. Price, In the Beginning Was the Image. Art and the Reformation Bible, Oxford, Oxford University Press, 2021. 440 Pages | 150 Illus. 235x156mm ISBN: 9780190074401. GBP : 64,00.

Source : Oxford University Press

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Publication – Andreas Maximilian Mehdorn, « Prosopographie der Missionare im karolingischen Sachsen (ca. 750–850) »

Nachdem Karl der Große das mittelalterliche Sachsen – in etwa die heutige Region Westfalen, das Bundesland Niedersachsen sowie Teile Sachsen-Anhalts und Schleswig-Holsteins – in einem 33 Jahre andauernden, brutalen Krieg unterworfen hatte, galt es, das eroberte Gebiet in das Frankenreich zu integrieren. Der erste Schritt zur Integration war allerdings anders als bislang in der Forschung angenommen nicht die Errichtung einer vorab geplanten, kirchenrechtlich nahezu idealen und flächendeckenden Bistumsorganisation. Vielmehr waren es christliche Geistliche, die die Religion der siegreichen Franken den unterlegenen Sachsen als Missionare näherbrachten und so den Grundstein für die keineswegs zwangsläufige Entstehung permanenter kirchlicher Strukturen legten.

Andreas Maximilian Mehdorn bietet in einer alphabetisch geordneten Prosopographie erstmals eine detaillierte Zusammenstellung aller im Umfeld der Sachsenkriege und den folgenden Dekaden in Sachsen tätigen Missionare. Die daran anschließende Auswertung der Lebenswege und Tätigkeiten dieser 50 Missionare ermöglicht es, Erkenntnisse zu relevanten Fragen der frühmittelalterlichen Missionsgeschichte, etwa nach Herkunft und Werdegang der Missionare oder der für die Mission angewandten Instrumentarien, zu gewinnen. Darüber hinaus geht die Untersuchung der Frage nach, welchen Anteil Karl der Große und seine Nachfolger Ludwig der Fromme und Ludwig der Deutsche an der Missionierung und Christianisierung Sachsens sowie an der Entstehung permanenter kirchlicher Strukturen und Diözesen im Eroberungsgebiet hatten.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Andreas Maximilian Mehdorn, Prosopographie der Missionare im karolingischen Sachsen (ca. 750–850), Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2021 (Monumenta Germaniae Historica – Hilfsmittel, 32). LXXX, 404 Seiten, 14,00 × 21,00 cm. ISBN : 978-3-447-11583-4. Prix : 80 euros.

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Publication – Jean-Claude Schmitt, « Le cloître des ombres. Suivi de la traduction française du Livre des révélations de Richalm de Schöntal », avec la collaboration de Gisèle Besson

Imaginez qu’une foule d’esprits malins vous cerne. Vous ne les voyez pas, ou à peine, mais vous les entendez débattre entre eux des pièges qu’ils s’apprêtent à vous tendre. Ils s’emparent de votre corps, vous font parler, tousser, grogner, vous gratter malgré vous, déplacent à leur guise votre main ou votre pied et font même se mouvoir les cadavres. Telle fut l’expérience de l’abbé Richalm et d’une poignée de moines cisterciens de Schöntal, en Allemagne du Sud, vers l’an 1200. La récente découverte de leur prodigieux dialogue sur les démons, le Livre des révélations, jette une lumière totalement nouvelle sur les croyances et plus largement sur la culture et la société de l’époque médiévale, tout en nous faisant partager l’angoissant confinement de ces hommes et des démons dans l’espace exigu d’un monastère. Le cloître des ombres rend compte de ce cas stupéfiant, en combinant les approches de la microhistoire et de l’anthropologie sociale et culturelle, et, en offrant pour la première fois, une traduction dans une langue moderne d’un témoignage sans équivalent sur la puissance des démons.

Informations pratiques :

Jean-Claude Schmitt, Le cloître des ombres. Suivi de la traduction française du Livre des révélations de Richalm de Schöntal, avec la collaboration de Gisèle Besson, PAris, Gallimard, 2021 (Bibliothèque des Histoires). 480 pages, 140 x 225 mm. ISBN : 9782072931468. Prix : 29,50 euros.

Source : Gallimard

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Colloque – Stemmata Quid Faciunt ? Noblesse d’âme ou de sang au Moyen Âge

Journée d’étude, CESCM (Poitiers), le vendredi 7 mai 2021

Dir. Martin Aurell et Clément de Vasselot

La journée sera retransmise en distanciel, les personnes intéressées doivent contacter l’adresse suivante : clement.devasselot@univ-angers.fr pour obtenir un accès à la salle virtuelle.

« À quoi bon les arbres généalogiques ? À quoi sert d’être célèbre en raison d’une longue suite d’aïeux ? La seule noblesse est la vertu. » Cité à satiété par les intellectuels du XIIe siècle, le célèbre passage des Satires de Juvénal résume une croyance fort répandue dans leur milieu. Cette idée est-elle spécifique à quelques clercs savants, férus de classiques latins et défenseurs de l’idée paulinienne de l’égalité radicale des baptisés « ne faisant qu’un dans le Christ » (Gal 3, 28) ? À l’encontre de la taxinomie sociale de l’époque, une telle conception ne leur serait-elle pas exclusive ?

N’en déplaise à Juvénal et à ses commentateurs médiévaux, la généalogie compte pour beaucoup dans la conscience que les nobles ont d’eux-mêmes, alors que leurs aïeux héroïques leur semblent bien supérieurs au commun des mortels. Au sein du lignage, la transmission onomastique ou héraldique corrobore une filiation prestigieuse. Il en va encore davantage avec le domaine familial, doté d’un château, symbole de leur seigneurie, et d’une nécropole où reposent les ancêtres. De longue date, les médiévistes suivent ces pistes. La prosopographie les pousse à structurer chaque lignage dans un tableau de filiation, et à retracer les réseaux consolidant sa domination. Ils définissent ainsi la noblesse en fonction de son monopole de la guerre, de son autorité sur les hommes et de sa possession de la terre. Sa capacité à transmettre à sa descendance l’héritage ancestral leur semble capitale.

Au-delà de ses biens matériels, l’aristocratie médiévale perdure à cause d’une large reconnaissance sociale. Elle devient ainsi « noblesse », selon la vieille définition des Étymologies d’Isidore de Séville, qui joue sur notus (participe passé adjectivé de gnosco, « connaître ») et sur ses dérivés notabilis et nobilis pour conclure : « Le noble est celui dont le nom et la famille sont connus. » Cette reconnaissance sociale est la réputation ou fama, le regard qu’autrui porte sur chacun. Elle se mêle inextricablement de l’honneur, mais aussi de la honte (verecundia) qu’entraîne sa perte. C’est pourquoi le comportement individuel rejaillit sur chaque dynastie nobiliaire. « Dans les nobles doit reparaître la grandeur d’âme de leurs ancêtres qui conquirent la noblesse par leurs exploits », affirme Jean de Meung. La prééminence sociale dépend étroitement de la vertu, qu’on conçoit certes comme la qualité découlant des actes bons posés par le libre arbitre individuel, mais aussi comme une virtus ou force charismatique se transmettant de père en fils dans quelques lignées privilégiées.

Programme :

9h-9h30 – Martin AURELL (Univ. Poitiers) et Clément de VASSELOT (Univ. Angers) : Introduction

9h30-10h – Michel FAUQUIER (Institut Albert-le-Grand, Université de Poitiers, Rennes School of Business) : Faut-il être noble pour être saint ? Les faux-semblants de l’hagiocratie à travers l’exemple mérovingien
10h-10h30 : Discussion
10h30-10h45 : Pause

10h45-11h15Guy PERRY (Univ. Oxford) : Advertising virtue and minimizing vice : the case of the house of Brienne, c.950-1356
11h15-11h45 : Discussion.

11h45-12h15 – Gregory LIPPIATT (Univ. Exeter) : Creating Real Crusading Dynasties : The Montforts and the Briennes around the Mediterranean in the Thirteenth Century
12h15-12h30 : Discussion

14h00-14h30Rodolphe BILLAUD (ICES) : Le futur Édouard Ier et les faiblesses du lignage noble en Angleterre au milieu du XIIIe siècle
14h30-15h : Discussion.

15h-15h30 : Charles de MIRAMON (CNRS) et Maaike van der LUGT (Univ. Versailles) : L’angoisse de la descendance. Noblesse, hérédité et eugénisme à la fin du Moyen Âge
15h30-16h : Discussion
16h-16h15 : Pause

16h15-16h45Adriane BOUSSAC (EPHE) : Pour faire cas vilain homme noble perd sa noblesse. Théories et pratiques de la déchéance de la noblesse dans le royaume de France à la fin du Moyen Âge
16h45-17h15 : Discussion.

17h15-17h45  – Thierry DUTOUR (Sorbonne Univ.) : Nous sommes esgaulx à peu près. Les incertitudes de la justification de la supériorité nobiliaire à la fin du Moyen Age en France
17h45-18h : Discussion. Fin du colloque

Source : CESCM

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Colloque – Voyages réels et imaginaires. VIIIe colloque de l’Association internationale des Études sur le Moyen Français

Lafayette College, Easton, Pennsylvanie, Etats-Unis 8-12 juin 2021

Organisation : Olga Duhl

Comité scientifique : Paola Cifarelli, Sarah Delale, Olivier Delsaux, Olga Duhl, Amandine Mussou, Matthieu Marchal, Tania Van Hemelryck

Le colloque aura lieu entièrement en ligne (sur la plateforme Zoom).

 

Programme :

Mardi 8 juin

10h00-10h30 [heure d’Easton] (16h00-16h30 [heure de Paris]) Accueil


10h30-12h00 (16h30-18h00 [heure de Paris]) Écriture et réécritures du récit viatique (I) : enjeux de la mise en prose

Matthieu Marchal, Université de Lille : « Naufrages et captures par des pirates : les tourmenteset fortunes de mer dans la littérature romanesque du XVe siècle »
Caroline Cazanave, Université de Franche-Comté : « Quand le Huon en prose révise l’image du monde et les moyens de le parcourir »
Anna Arató, École normale supérieure de Paris : « Ecriture et réécriture d’un récit viatique : les mises en prose de La Manequine et de La Belle Hélène de Constantinople par Jean Wauquelin »


Conférence plénière

Cynthia J. Brown, University of California, Santa Barbara: « Gender and Travel in Octovien de Saint Gelais’ XXI Epistres d’Ovide »

Mercredi 9 juin

Écriture et réécritures du récit viatique (II) : techniques dramatiques et narratives ; l’apport de l’iconographie

Joana Barreto, Université Lumière Lyon 2 : « Une épopée médiévale : Jehan de Wavrin et le récit ‘vrai’ de la croisade sur le Danube »
Yunhao Na, Université de Pékin : « Représentation du voyage maritime dans le théâtre français à la fin du Moyen Âge »

Perspectives transculturelles

Ellen Delvallée, CNRS/ Université Grenoble Alpes : « Les ‘voyages’ d’André de La Vigne, Jean d’Auton et Jean Marot : un genre entre narratio et laudatio »
Alessandro Vitale-Brovarone, Università di Torino : « Perspectives culturelles et linguistiques dans la Chronique de Gênes d’Alessandro Salvago »
Jonathan Dumont, Österreichische Akademie der Wissenschaften : « Une chronique inédite du premier voyage de Charles Quint en Espagne (1517) »

Identité et représentations du « je » (I)

S. C. Kaplan, Chercheuse indépendante : « Vicarious Pilgrimage in Secular Text : The Guided Mountain Journey in Antoine de la Sale’s Paradis de la reine Sibylle »

Rebecca Legrand, Université de Lille / Université de Toronto : « ‘ Jeo y beu troiz fois […], et unqore me semble qe jeo vaille mieux’ quelques enjeux des notations sensorielles dans le récit de voyage de Jean de Mandeville»
Kevin Brownlee, University of Pennsylvania : « The 1st-Person Voice of the Traveller in Mandeville & Marco Polo »

Jeudi 10 juin

Les témoignages de l’ailleurs

Jean-Marie Fritz, Université de Bourgogne : « Reconnaissance et désenchantement : place et fonction du livre dans les récits de pèlerinage (XIVe– XVe siècles) »
Nissaf Sghaïer, Université Saint-Louis de Bruxelles : « Pèlerinages, ambassades, espionnages politiques. Témoignages et représentations de l’Orient à la Cour des Pays-Bas bourguignons du 15e siècle »
Cem Algul, Sorbonne Université : « Les sources écrites des fictions à sujet turc »



Traductions et adaptation

Elisabetta Barale, Università degli Studi di Torino (StudiUm) : « Récits de voyage dans les Miracles de Notre Dame en prose du XVe siècle »
Kasser-Antton Helou, DYPAC : « Voyage et projet de croisade : l’Advis et advertissement sur la conquête de la Grèce et de la Terre sainte de Bertrandon de la Broquière, ou Jehan Torzelo lu à l’aune du voyage »
Pause


Conférence plénière

François Cornilliat, Rutgers University : « Savoir et ne pas savoir où l’on va : trajets politiques et symboliques autour de 1500 »

Vendredi 11 juin

Identité et représentations du « je » (II)

Sylvie Lefèvre, Université Paris-Sorbonne : « Antoine de la Sale (1386-après 1460) et le voyage : un paradigme pour la fin du Moyen Age ? »
Sandra Otte, Université de Liège : «La langue de l’Autre dans le Voyage d’Outremer de Bertrandon de la Broquière »
Stefania Cerrito, Université des études internationales de Rome : « Héros voyageurs dans les Ovides moralisés en prose des XVe et XVIe siècles »


Assemblée générale de l’AIEMF


Transmission et réception

Elizaveta Lyulekina, Graduate Center, City University of New York : « Le voyage comme source de souffrance: les pèlerinages en Europe et en Asie dans la Deplourable Fin de Flamete de Maurice Scève »
Scott Francis, University of Pennsylvania : « Le pèlerinage chez Marguerite de Navarre: Abus ou voyage spirituel ? »
Priscilla Mourgues, Université Bordeaux Montaigne : « La Fleur des histoires d’Orient illustrée : étude de miniatures dans le manuscrit BnF fr. 2810 »

Samedi 12 juin

Utopie et satire    

Anne Metzger-Rambach, Université de Bordeaux-Montaigne : « La Nef des folz (1497) de Pierre Rivière ou la haine du voyage »
Paola Cifarelli, Università di Torino : « Itinéraires dans la Vie d’Esope : parcours facétieux »
Bernd Renner, City University of New York : « Maint prince dessus la terre erre : la vue française de l’Italie entre polémique, propagande et satire au début de la Renaissance »


Pause

Conférence plénière

Marie-Christine Gomez-Géraud, Université Paris Nanterre : « Aspects linguistiques de la description des realia dans les récits de voyage (entre 1450 et 1550 environ) »

11h30-11h45 (17h30-17h45) Clôture du colloque

Source : AIEMF

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Publication – « Falconry in the Mediterranean Context During the Pre-Modern Era », éd. Charles Burnett et Baudouin Van Den Abeele

La fauconnerie a été une activité de rois, empereurs, émirs, khans, marchands et voyageurs pendant plus de 2000 ans. Elle a fourni des sujets en littérature et en art, et elle a été discutée dans des livres zoologiques, médicaux et juridiques. Les articles de ce volume sont issus d’un colloque tenu à la New York University à Abu Dhabi, et concernent la fauconnerie médiévale dans l’espace méditerranéen. Ceci inclut les traités sur les autours et les faucons, en Espagne, au Levant, à Byzance et dans le Moyen Orient arabe, et une comparaison entre les manuels européens et arabes. On y envisage la chasse au vol dans la poésie arabe, la littérature provençale et italienne, la poésie néo-latine, la peinture. Il y a place pour les prescrits légaux dans la loi juive, et pour les réalités concrètes : la diffusion de la fauconnerie de l’Asie centrale à l’Europe documentée par l’archéologie, la chasse au vol à la cour des Sforza de Milan et le commerce des très précieux gerfauts. Par ces éclairages ponctuels, la Méditerranée se révèle comme un espace perméable à des courants et des influences réciproques.

Table des matières :

Charles Burnett and Baudouin Van den Abeele – Preface
Anna Akasoy – The “Founding Fathers” of Falconry according to Medieval Arabic Literature
Cristina Arrigoni Martelli – Flying High in Lombard Skies: Falconry in Sforza Milan
Daniela Boccassini – Falconry as Cognitive Dynamics: Self-Training, Imagination and the Recovery of the Feminine
Thierry Buquet – The Gyrfalcon in the Middle Ages, an Exotic Bird of Prey (Western Europe and Near East)
Charles Burnett
– Adelard of Bath on Hawking and the English Hawker
Ingrid A.R. De Smet – The Hawk and the Poet: Falconry in Italian Neo-Latin Literature
Paolo De Troia – Ludovico Buglio’s Jincheng yingshuo 進呈鷹說 (Treatise on Hawks)
José Manuel Fradejas Rueda – Spanish Texts on Falconry
Oliver Grimm – Towards an Archaeology of Falconry: Europe and Beyond
Yannis Hadjinicolaou and Herman Roodenburg – Falconry as Image of Power in the Early Modern Low Countries: Towards a Political Iconography
Leor Jacobi – Toxic Talons and Venomous Nails: The Impetus for Falconry and Its Imposition on Ancient Jewish Law
Marcel Kurpershoek – Free and/or Noble? The Hunting Falcon and Class in Arabian Nabaṭi Poetry
Stavros Lazaris – Hunting in Byzantium: A Case Study in Falconry
James E. Montgomery – Some Classical Arabic Hunting Poems: Ibn al-Muʿtazz and the Falcon
An Smets – The Fauconnerie of Aymé Cassian and Its Interaction with Other Falconry Texts between the East and the West
Baudouin Van den Abeele – Medieval Western and Eastern Treatises on Falconry in Comparison
Alessandro Vitale-Brovarone – From Poetry to Arms: Falconry and Lexical Innovation in the Italian Peninsula (Eleventh-Fifteenth Century)

Index of Authors and Works

Index of manuscripts

Informations pratiques :

Falconry in the Mediterranean Context During the Pre-Modern Era, éd. Charles Burnett et Baudouin Van Den Abeele, Genève, Droz, 2021. 368 p., ISBN : 978-2-600-06236-7. Prix : 62 euros.

Source : Droz

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Appel à contribution – Thomas a Kempis, his works and their reception

On 25 July 1471, Thomas a Kempis (b. 1379/80) passed away in the Windesheim convent of Sint-Agnietenberg near Zwolle. In 2021 it is 550 years since his passing.

To commemorate this anniversary, the Titus Brandsma Institute and Radboud University Nijmegen are hosting a two-day international conference on Thomas, his works and their reception on Thursday 19 and Friday 20 August 2021.
> Read more about Thomas a Kempis

The aim of the conference, then, is twofold:

  1. to study Thomas’ life, his works and his context;
  2. to explore the reception and appropriation of his works throughout the centuries.

Keynote Speaker: John Van Engen (University of Notre Dame)

Confirmed Speakers: 

  • Charles Caspers (TBI)
  • Anna Dlabačová (Leiden University)
  • Koen Goudriaan (VU Amsterdam)
  • Carolina Lenarduzzi (Leiden University)
  • Margarita Logutova (National Library of Russia, Saint Petersburg)
  • Peter J.M.A. van Ool (independent scholar)
  • Ad Poirters (TBI)
  • Marc Smeets (RU)
  • Pieter de Villiers (University of the Free State, Bloemfontein)

Date: Thursday 19-Friday 20 August 2021. The conference will begin around 10 on Thursday morning and end at 4 on Friday afternoon.

Venue: Conference Centre Soeterbeeck (Elleboogstraat 2, 5352 LP Deursen-Dennenburg). For directions, see https://www.ru.nl/soeterbeeck/informatie-contact/routebeschrijving/.

Soeterbeeck has taken all necessary measures against the new coronavirus. Because of this, the conference can only be physically attended by 30 people at most, including the speakers. This number may be adjusted as protective measures become either more or less restrictive. If more people wish to attend, the committee will enable them to sit in on the conference digitally.

Organising Committee: Inigo Bocken (TBI), Charles Caspers (TBI), Rijcklof Hofman (TBI), Cécile de Morrée (RU), Daniela Müller (RU), Peter Nissen (RU), Johan Oosterman (RU) and Ad Poirters (TBI)

COVID-19 restrictions
If the virus should make travel and assemblies impossible in August 2021, the committee intends to organize and host the conference digitally, possibly in the form of a smaller expert meeting on Zoom.

Registration:
The registration fee is:

€ 170     accommodation at Soeterbeeck for two nights (18-19 and 19-20 August); breakfast, lunch and coffee/tea breaks on Thursday and Friday; conference dinner on Thursday evening

€ 120     accommodation at Soeterbeeck for one night (19-20 August); breakfast on Friday; lunch and coffee/tea breaks on Thursday and Friday; conference dinner on Thursday evening

€ 70       lunch and coffee/tea breaks on Thursday and Friday; conference dinner on Thursday evening

€ 40       lunch and coffee/tea breaks on Thursday and Friday

This fee and any travel expenses are the responsibility of the speakers and/or their institutions.

Attending: 
If you are interested in attending the conference, please contact Wendy Litjens, wendy.litjens@titusbrandsmainsituut.nl.
Official registration starts soon.

More about Thomas a Kempis

Born in Kempen in present-day Germany, Thomas entered Sint-Agnietenberg in 1399. He served his community for more than seventy years and in many capacities, though primarily as master of nocies and as a gifted scribe, spiritual author and historian. In fact, he is not only the most renowned but also one of the most prolific writers of the Modern Devotion. The care with which he wrote, and the number of his surviving works, make his sources, working method, language and style, thought and spirituality a grateful object of study.

Thomas is best known, of course, for The Imitation of Christ, a work whose authorship was contested for centuries. By now, however, its provenance has been established beyond reasonable doubt. The book is certainly one of the most highly influential and widely published texts of all time. Its reception has been extraordinarily wide. This is true not only in terms of the number of editions that have appeared and languages in which it has been translated.

The Imitation has been embraced by people with all sorts of backgrounds and from all walks of life, from Ignatius of Loyola to Vincent van Gogh. This raises questions about, for instance, the nature and extent of its influence, the mechanics of appropriation in its translations, or the ways in which it has been and continues to be made topical. Simultaneously, the Imitation’s exalted position also means that relatively little attention has hitherto been devoted to similar issues concerning the afterlife of Thomas’s other works.

Source : Titus Brandsma Instituut

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