Colloque – Quel avenir pour les Cercles et Sociétés d’Histoire et d’Archéologie ? Colloque du 175e anniversaire de la Société Archéologique de Namur

Le monde culturel et patrimonial est en pleine mutation.Ces transformations profondes quant à notre vision du monde touchent aussi les sociétés savantes. Héritières de la recherche académique classique du 19e siècle, elles demeurent toutefois des acteurs importants dans le monde de la recherche. Pourtant, le statut et la reconnaissance des cercles et sociétés archéologiques sont de plus en plus précaires. L’objectif de ce colloque est de discuter de l’avenir de ces institutions, pour la plupart séculaires, en tenant compte de la situation actuelle, et d’ouvrir de nouvelles pistes d’actions et de développement.

Programme :

  • 9:00 Accueil
  • 9:15 Mot de bienvenue et rappel des enjeux du colloque, par Cédric VISART DE BOCARMÉ, Président de la Société archéologique de Namur

1ÈRE PARTIE : ÉVOLUTION DU CADRE INSTITUTIONNEL ET LÉGISLATIF

Au cours de ces dernières années, la législation et l’organisation des autorités publiques ont considérablement évolué en matière de patrimoine. Nouvelle législation, nouveaux décrets, nouvelle organisation des administrations, … ont modifié, complété et complexifié le cadre régissant le fonctionnement des sociétés savantes. Des réorganisations internes, souvent importantes, ont été nécessaires pour intégrer ces bouleversements. Il convient de tenir compte de l’impact réel de ces changements pour envisager les perspectives d’avenir et mieux comprendre les attentes des institutions publiques.

  • 9:30 Les mutations constitutionnelles en Belgique. Prospective de l’évolution de la structure publique,par Christian BEHRENDT, professeur à l’ULg et à la KULeuven
  • 9:50 La réforme du « Code des sociétés » pour une bonne gouvernance. Quels impacts et quelles obligations pour le secteur ?,par Paul-Alain FORIERS, avocat à la Cour de cassation et professeur de droit des sociétés à l’ULB
  • 10:10 La politique culturelle en Wallonie : économie, politique et administration. Quelle place pour les Cercles et sociétés archéologiques entre Communauté française et Région Wallonne ?,par Nathalie NYST, professeur à l’ULB et Nathalie DEMARET, attachée à la Direction du patrimoine culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles
  • 10:30 Pause café

2e PARTIE : LES CERCLES ET SOCIÉTÉS ARCHÉOLOGIQUES FACE AUX NOUVEAUX DÉFIS

Ayant identifié le nouveau cadre de travail au sein duquel les sociétés savantes sont amenées à évoluer au 21e siècle, il convient de cibler les défis qu’elles vont devoir relever. Afin de se (re-)positionner, il convient de se remettre en question et d’identifier ses forces et ses faiblesses. Face à cette évolution du cadre, les cercles et sociétés sont-ils en mesure de répondre aux nouvelles attentes des pouvoirs publics ?

  • 11:00 Le statut du secteur associatif et des initiatives d¹intérêt culturel de droit privé dans les politiques publiques de la culture, par Roland DE BODT, Directeur de recherches de l’OPC
  • 11:20 Vers une professionnalisation du secteur : gestion, stratégie et management des entreprises culturelles,par Alain DECROP, professeur à l’UNamur
  • 11:40 Table ronde et débat autour des deux premières parties du colloque.Réactions du secteur face à l’évolution du cadre.
  • 12:30 Pause repas

3ÈME PARTIE : DES CERCLES ET SOCIÉTÉS À LA HAUTEUR DES NOUVEAUX DÉFIS

Le nouveau cadre de travail est désormais connu, les attentes et les besoins des associations et des pouvoirs publics sont établis. Les sociétés savantes doivent avoir la possibilité de se projeter dans l’avenir. Comment faire face et s’adapter ? Il est temps pour le monde des Sociétés archéologiques de se trouver une nouvelle vision stratégique cohérente pour l’ensemble des acteurs de terrain et pour les bailleurs de fonds privés et publics. Cette prise de conscience doit entraîner une remise en question fondamentale de leur utilité, de leur orientation vers le passé ou vers le futur et de leur efficience.

  • 14:00 Une image mentale de la société savante,par Bruno COPPENS, humoriste belge
  • 14:10 Les sociétés savantes dans l’univers des musées, bibliothèques, centres de recherche, organes de médiation,… Entre concurrence et partenariat. Quel avenir ?,par François MAIRESSE, professeur à l’Université de Paris 3 – Sorbonne nouvelle
  • 14:30 Un projet sur le rôle et les activités des sociétés savantes dans le cadre du réseau européen ENRESSH (European Network for Research Evaluation in the Social Sciences and the Humanities),par Raf GUNS, Professeur à l’Université d’Anvers
  • 14:50 L’exemple de l’Association des archéologues portugais. Une success story ?,par Luis RAPOSO, Président de l’ICOM Europe
  • 15:10 Table ronde et débats : quelles solutions stratégiques, quelles pistes de redéfinition/réorientation ? Réactions du secteur.
  • 15:50 Credo des cercles et sociétés archéologiques,par Dominique ALLARD, Directeur à la Fondation Roi Baudouin
  • 16.00 CONCLUSIONS

Informations pratiques :

11.02.2021
Société archéologique de Namur

Prix : 10€ – gratuit pour les étudiants
En ligne : en remplissant ce formulaire
En contactant la SAN :  081/840.200 ou melanie.bertrand@lasan.be

Source : Société Archéologique de Namur

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Appel à contribution – Fortification et pouvoirs souverains (1180-1340). Architecture fortifiée et contrôle des territoires au XIIIe siècle

Placé sous la direction scientifique de Jean Mesqui et Denis Hayot, l’événement est co-organisé par l’Association Mission Patrimoine Mondial, le Département de l’Aude et le comité scientifique de la candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO de « La Cité de Carcassonne et ses châteaux sentinelles de montagne », dossier inscrit sur la liste indicative depuis 2017.

Les appels à communications sont à envoyer avant le 31 janvier 2021 à : anais.monrozier@aude.fr

Thème du colloque et appel à communication

Le XIIIe siècle a constitué une période privilégiée en matière d’expansion territoriale des grandes principautés en Europe et dans une partie du monde méditerranéen. Pour ces pouvoirs souverains, le contrôle des territoires par des maillages de forteresses répondait à une véritable nécessité, face à des populations peu acquises aux élites dominantes, ou aux prétentions d’autres puissances souveraines. Remplaçant les lieux de l’ancien pouvoir, ces ensembles fortifiés devaient assumer un rôle militaire, administratif, juridique, mais aussi symbolique pour incarner les nouveaux maîtres du territoire.

Pour ces pouvoirs souverains en pleine expansion, et parfois en confrontation entre eux, la gestion cohérente – et souvent centralisée – des territoires nécessitait une rationalisation des processus, d’où la création et le développement d’outils administratifs de plus en plus efficaces, tant au niveau central que régional. Conséquence ou accompagnement du phénomène, on constate le développement d’un nouveau type d’architecture fortifiée, reflet exact de cette nouvelle organisation du pouvoir et des préoccupations de leurs commanditaires. Ainsi virent le jour de grands ensembles fortifiés tels que les châteaux et les villes de Philippe Auguste dans la moitié nord de la France ; les forteresses d’Édouard Ier d’Angleterre au Pays de Galles ; les superbes châteaux-palais de Frédéric II en Italie et en Sicile ; les fortifications royales de Carcassonne et des Corbières ; et bien d’autres encore, en Aragon, en Flandre, en Castille, en Bohème, et jusque dans les Etats latins d’Orient.

Ce colloque international vise à confronter les recherches les plus récentes en la matière, de façon à appréhender les similitudes de ces politiques administratives et architecturales souveraines à travers l’Europe, leurs interactions dans un contexte de confrontation, mais aussi leurs singularités et leurs différences, en fonction des contextes politiques, géographiques et artistiques propres à chacune, tout en examinant les questions de circulation des modèles et des concepts. Pour atteindre ces objectifs, la rencontre devra privilégier une vision pragmatique et concrète, basée sur l’histoire des sources comme sur l’analyse de l’architecture, mais aussi sur la compréhension des géographies des terroirs et du fait urbain. Pour mieux embrasser les phénomènes à l’œuvre, on délaissera le champ purement monographique pour privilégier les communications de synthèse et d’analyse transversale. Ce sera donc l’occasion de confronter les visions d’historiens, de géographes, d’architectes et d’archéologues.

Projets de sessions

  • 1. De la confrontation à la conquête : stratégies de maîtrise du territoire et de ses confins
  • 2. Pouvoirs souverains et gestion administrative des territoires
  • 3. La construction : économie du chantier et hommes de l’art
  • 4. Architectures du pouvoir : standardisation, adaptation et symboles
  • 5. Châteaux, villes et bourgs : le contrôle des populations
  • 6. Les forteresses en temps de paix armée et de guerre

Durée : 2 jours ½ de communications, encadrés par des visites de terrain, du jeudi 18 novembre après-midi au samedi 20 novembre, avec visites optionnelles le dimanche 21 novembre.

Lieux : Cité de Carcassonne et châteaux sentinelles associés de l’Aude et de l’Ariège (Lastours, Peyrepertuse, Quéribus, Termes, Aguilar, Puilaurens, Montségur)

Direction scientifique : Jean Mesqui (Docteur ès Lettres) et Denis Hayot (Docteur en Histoire de l’Art et archéologie)

Proposition de communication : titre et résumé (300 mots maximum), à remettre avant le 31 janvier 2021. Les propositions feront l’objet d’une sélection par le comité scientifique du colloque. Celui-ci se réserve la possibilité de proposer aux candidats une communication par le biais d’un poster dans la salle de congrès.

Source : Société française d’histoire urbaine

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Publication – Éric Rebillard, « The Early Martyr Narratives Neither Authentic Accounts nor Forgeries »

From Eusebius of Caesarea, who first compiled a collection of martyr narratives around 300, to Thierry Ruinart, whose Acta primorum martyrum sincera et selecta was published in 1689, the selection and study of early hagiographic narratives has been founded on an assumption that there existed documents written at the time of martyrdom, or very close to it. As a result, a search for authenticity has been and continues to be central, even in the context of today’s secular scholarship. But, as Éric Rebillard contends, the alternative approach, to set aside entirely the question of the historical reliability of martyr narratives, is not satisfactory either. Instead, he argues that martyr narratives should be consider as fluid « living texts, » written anonymously and received by audiences not as precise historical reports but as versions of the story. In other words, the form these texts took, between fact and fiction, made it possible for audiences to readily accept the historicity of the martyr while at the same time not expect to hear or read a truthful account.

In The Early Martyr Narratives, Rebillard considers only accounts of Christian martyrs supposed to have been executed before 260, and only those whose existence is attested in sources that can be dated to before 300. The resulting small corpus contains no texts in the form of legal protocols, traditionally viewed as the earliest, most official and authentic records, nor does it include any that can be dated to a period during which persecution of Christians is known to have taken place. Rather than deduce from this that they are forgeries written for the sake of polemic or apologetic, Rebillard demonstrates how the literariness of the narratives creates a fictional complicity that challenges and complicates any claims of these narratives to be truthful.

Éric Rebillard is the Avalon Foundation Professor of the Humanities and Professor of Classics and History at Cornell University. He is editor of Greek and Latin Narratives About the Ancient Martyrs, and author of Christians and Their Many Identities in Late Antiquity and The Care of the Dead in Late Antiquity.

Informations pratiques :

Éric Rebillard, The Early Martyr Narratives Neither Authentic Accounts nor Forgeries, UPenn Press, 2020. 192 p. ISBN : 9780812252606. Prix : 50 £.

Source : UPenn Press

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Séminaire – Les Ymagiers (IRHT, École du Louvre, 2020-2021)

Fondé en 1972 à l’initiative du Père dominicain Philippe-Martin Hubert (1908-1976), le groupe des « Ymagiers » se proposait à l’origine de réunir « de temps à autre » les quelques chercheurs qui, au CNRS, à l’Université et dans les métiers de la conservation, s’intéressaient à « l’étude des documents non écrits ».

D’abord « amicales et informelles », ces réunions prirent un tour plus institutionnel à partir de 1976, lorsqu’elles bénéficièrent de l’hospitalité de l’IRHT. Sous l’impulsion de Gaston Duchet-Suchaux puis de Michel Pastoureau, elles se spécialisèrent dans les questions d’iconographie médiévale et contribuèrent à mieux faire connaître cette discipline. À partir de 1999, une nouvelle équipe, animée par Claudia Rabel et Patricia Stirnemann, ouvrit plus largement les séances, notamment vers le public étudiant, et leur donna une assise et une périodicité plus stables. Désormais les « Ymagiers » se réunissent cinq fois par an, d’octobre à juin, à l’École du Louvre, amphithéâtre Dürer (Palais du Louvre, place du Carroussel, porte Jaujard, 75001 Paris), pour entendre un orateur parler de ses recherches récentes ou en cours. L’exposé est suivi d’une discussion générale.

Les séances ont lieu le lundi à 17h30 à l’École du Louvre – Amphithéâtre Dürer et durent environ deux heures ; elles réunissent de trente à cinquante personnes.

Programme :

12 octobre 2020
Nicole Bériou, « Le bienheureux Réginald d’Orléans, compagnon de saint Dominique »

7 décembre 2020
Elliot Adam, « Le ‘livre blanc’ à la cour de Charles VII : genèse, pratique et diffusion d’une grisaille incarnée »

22 février 2021
Michel Pastoureau, « Du père au mari et retour : les armoiries des femmes au Moyen Âge »

12 avril 2021
François Jacquesson, « La pancarte en haut de la croix »

7 juin 2021
Dominique Poulain, « Un haut lie de la sainteté dans le diocèse d’Amiens : le monument sculpté dédié à la mémoire des saints martyrs Fuscien, Victoric et Gentien »

Source : IRHT

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Publication – Caroline Laske, « Law, Language and Change. A Diachronic Semantic Analysis of Consideration in the Common Law »

In this monograph, Caroline Laske traces the advent of consideration in English contract law, by analysing the doctrinal development, in parallel with the corresponding terminological evolution and semantic shifts between the fourteenth and nineteenth centuries. It is an innovative, interdisciplinary study, showcasing the value of taking a diachronic corpus linguistics-based approach to the study of legal change and legal development, and the semantic shifts in the corresponding terminology. The seminal application in the legal field of these analytical methodologies borrowed from pragmatic linguistics goes beyond the content approach that legal research usually practices and it has allowed for claims of semantic change to be objectified. This ground-breaking work is pitched at scholars of legal history, law & language, and linguistics; and is of importance to scholars of private law working on promises and contract.

Caroline Laske is a research fellow at the Ghent Legal History Institute and holds a Heinz Heinen fellowship at the Bonn Centre for Dependency and Slavery Studies. She is also a guest lecturer at the UCLouvain. Her interdisciplinary research lies at the intersection of law, history and language, applying linguistic analysis to study legal history & concepts, comparative law and translation.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Caroline Laske (2020) Law, Language and Change. A Diachronic Semantic Analysis of Consideration in the Common Law, Meiden: Brill (Legal History Library, Volume 42). ISBN 978-90-04-42848-5. Prix : 116 euros.

Source : Brill

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Appel à contribution – Virtual/Material: Color/Pigment

Penn State University (9–13 August 2021)
Deadline : 14 December 2020

The Department of Art History at Penn State University is seeking applications from doctoral students in art history and related disciplines for the week-long workshop, Virtual/Material: Color/Pigment.

Funded by the Samuel H. Kress Foundation, this workshop will offer an integrated curriculum of Technical and Digital Art History via the special case history of color. Through a combination of seminars, demonstrations, and hands-on labs led by a distinguished faculty of scientists and historians, participants can expect to leave the workshop better equipped to understand historical colorants and their production as well as the ways in which digital cultures can distort or ameliorate historians’ approach to such colorants.

The current requirement that art historians rely more or less exclusively on virtual platforms and digital resources for their research and teaching during the COVID-19 pandemic has made plainer the need for scholars to understand the relationship between works of art as material objects and as data. The evidentiary status of digital representations of works of art is a question that has become as pressing for students and scholars of art history as it has long been for conservators and conservation scientists, imaging professionals, data scientists, and information specialists. Processes of translation from the material into data and vice-versa are poorly understood by most art historians, potentially jeopardizing the validity of research questions and findings. This predicament is especially conspicuous in the realm of color —a property of artworks that is often misunderstood or marginalized.

Led by Sarah K. Rich, the workshop’s distinguished faculty includes Susan Farnand (Rochester Institute of Technology), Carolyn L. Kane (Ryerson University), Hannelore Roemich (Institute of Fine Arts), Michael Hickner (Penn State), John Russell (Penn State), Pamela H. Smith (Columbia University), and Tracy Stuber (Getty Research Institute).

The workshop will take place August 9 – 13, 2021.

Plans are to conduct the workshop in person; however, should conditions related to the COVID-19 pandemic necessitate the shift to a virtual format, all sessions will be live-streamed and necessary instructional materials will be shipped in advance to participants. The decision about whether the workshop will be held in-person at Penn State or conducted virtually via Zoom or another digital platform will be made at the time applicants are notified of admission.

DEADLINE and SUBMISSION
Applications for Virtual/Material : Color/Pigment are due via email to color@psu.edu by 11:59
pm EST on Monday, December 14, 2020. Award notifications will be sent in late February.

ELIGIBILITY
• Applicants should be PhD students in art history or a related discipline (e.g. archaeology,
architectural history, visual studies).
• International students and students pursuing their PhD at institutions outside the U.S.
are eligible and encouraged to apply.

Interested students who do not anticipate being able to travel to Penn State to
participate are encouraged to apply given the possibility that the workshop will be
conducted virtually.

EXPENSES INCLUDED
Roundtrip travel, shared lodging, shared meals, books, and all lab materials.

APPLICATION MATERIALS

– Letter of Interest (2-3 pages), which should include an explanation of the value of this
workshop for your current research
– Dissertation prospectus or other relevant writing sample (20 pages maximum)
– CV
– One recommendation letter

Source : Medieval Art Research

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Publication – Pierre Monnet, « Charles IV. Un empereur en Europe »

Charles IV (1316-1378) fut le roi et l’empereur d’une chrétienté en crise au XIVe siècle, déchirée par la peste, la guerre de Cent Ans et les débuts du schisme pontifical. Issu de la dynastie des Luxembourg, il est né à Prague, a été élevé à Paris, fit ses premières armes en Italie, devint roi des Romains, roi de Bohême, roi des Lombards, roi d’Arles et ceignit enfin la couronne impériale à Rome. Il parlait, lisait, écrivait le tchèque, le français, l’allemand, le latin, l’italien. Collectionneur passionné de reliques et d’œuvres d’art, notamment de ses propres portraits, il est l’auteur, fait rarissime, d’une autobiographie qui raconte son enfance, ses rêves, ses doutes à la première personne. Il est aussi le père de la Bulle d’Or de 1356, une Constitution qui ordonne l’élection et les institutions du Saint Empire jusqu’en 1806, établit un équilibre fédéral et territorial à l’allemande, d’une certaine manière toujours actuel.
Constructeur de châteaux, marié quatre fois, grand lettré, inlassable voyageur, Charles  IV fut un roi et empereur à la fois médiéval et moderne, au carrefour des langues et des cultures européennes.


 

Directeur d’étude à l’EHESS, Adjunct Professor de l’université Goethe de Francfort/Main, Pierre Monnet dirige l’Institut franco-allemand de sciences historiques et sociales de Francfort/Main. Spécialiste de l’histoire politique et sociale de la fin du Moyen Âge, il est l’auteur de nombreux ouvrages et a notamment édité avec Jean-Claude Schmitt la Vita de Charles IV (Belles Lettres, 2010).

Informations pratiques :

Pierre Monnet, Charles IV. Un empereur en Europe, Paris, Fayard, 2020 (Histoire). 404 p., 155 x 235 mm. ISBN : 9782213699233. Prix : 24 euros.

Source : Fayard

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Publication – « The Languages of Early Medieval Charters. Latin, Germanic Vernaculars, and the Written Word », dir. Robert Gallagher, Edward Roberts, and Francesca Tinti

This is the first major study of the interplay between Latin and Germanic vernaculars in early medieval records. Building on previous work on the uses of the written word in the early Middle Ages, which has dispelled the myth that this was an age of ‘orality’, the contributions in this volume bring to the fore the crucial question of language choice in the documentary cultures of early medieval societies. Specifically, they examine the interactions between Latin and Germanic vernaculars in the Anglo-Saxon and eastern Frankish worlds and in neighbouring areas. The chapters are underpinned by an important comparative dimension on account of the two regions’ shared linguistic heritage and numerous cross-Channel links.

Table des matières :

Chapter 1 : Latin and Germanic Vernaculars in Early Medieval Documentary Cultures: Towards a Multidisciplinary Comparative Approach – Francesca Tinti
Chapter 2 : Charters, Languages, and Communication: Recent Work on Early Medieval Literacy – Rosamond McKitterick
Chapter 3 : The Multilingualism of the Early Middle Ages: Evidence from Peripheral Regions of the Regnum orientalium Francorum – Wolfgang Haubrichs
Chapter 4 : Germanic Names, Vernacular Sounds, and Latin Spellings in Early Anglo-Saxon and Alemannic Charters – Annina Seiler
Chapter 5 : Language, Formulae, and Carolingian Reforms: The Case of the Alemannic Charters from St Gall – Bernhard Zeller
Chapter 6 : Signalling Language Choice in Anglo-Saxon and Frankish Charters, c.700–c.900 – Edward Roberts and Francesca Tinti
Chapter 7 : The Endorsement Practices of Early Medieval England – Robert Gallagher and Kate Wiles
Chapter 8 : Traces of Bilingualism in Early Medieval Northern Italy: The Evidence from Eighth- and Ninth-Century Private Charters – Marco Stoffella
Chapter 9 : Languages of Boundaries and Boundaries of Language in Cornish Charters – Charles Insley
Chapter 10 : Vernacular Writing in Early Medieval Manorial Administration: Two Tenth-Century Documents from Werden and Essen – Stefan Esders
Chapter 11 : Royal Authority, Regional Integrity: The Function and Use of Anglo-Saxon Writ Formulae – Albert Fenton
Chapter 12 : From Memorandum to Written Record: Function and Formality in Old English Non-Literary Texts – Kathryn A. Lowe
Chapter 13 : Writing, Communication, and Currency: Dialogues between Coinage and Charters in Anglo-Saxon England – Rory Naismith
Chapter 14 : Epilogue – Janet L. Nelson

Informations pratiques :

The Languages of Early Medieval Charters. Latin, Germanic Vernaculars, and the Written Word, dir. Robert Gallagher, Edward Roberts, and Francesca Tinti, Leyde – Boston, 2020 (Brill’s Series on the Early Middle Ages, Volume: 27). xvi, 548 pp. ISBN : 978-90-04-43233-8. Prix : 134 euros.

Source : Brill

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Publication – Nadia Mariana Consiglieri, « El dragón de lo imaginado a lo real. Su simbolismo y operatividad visual en la miniatura cristiana de la Plena Edad Media hispánica »

Fauces arrojando fuego, escamas ásperas, ojos, crestas y colas amenazantes… Esa es la imagen que viene a nuestra mente cuando pensamos en el dragón. Este animal imaginario, resultado de un enorme cúmulo de fuentes escritas e iconográficas gestadas a través del tiempo, revistió un constante interés en la Edad Media. Su cultura letrada revisitó su figura con gran asiduidad a través de sus facetas alegóricas, simbólicas, pedagógicas y persuasivas en la lectio y la liturgia. 

Este libro propone indagar las diversas funciones simbólicas y prácticas del dragón al interior de códices iluminados producidos en monasterios hispanocristianos entre el siglo XII e inicios del XIII. La imagen dragontina románica logró consolidarse con firmeza como prototipo animalístico demoníaco en la cultura visual medieval de esa época. Asimismo, su difusión en la Península Ibérica fue acompañada por el impacto del Estilo 1200, por la circulación de bestiarios foráneos y por una visión más empírica sobre la naturaleza. Los diseños de dragones comenzaron a tener una mayor efectividad e impacto pictórico y demarcaron una considerable impronta en territorio hispánico.  

Tanto en miniaturas centrales como en letras capitales y en marginalia, la imagen del dragón comenzó a multiplicarse en los manuscritos hispánicos de esos siglos y operó bajo diferentes estrategias plásticas para su lectura. Sus cuerpos estilizados y dúctiles lograron adaptarse a los diferentes formatos gráficos de los folios, mientras que sus semblantes monstruosos forjaron una importante cuota de atractivo visual. Así, los miniaturistas frecuentaron cada vez más polivalentes repertorios gráficos de dragones en relación directa con los diferentes usos y funciones que éstos podían despertar a los ojos de los intrépidos monjes que leían diariamente estos manuscritos.

Nadia Mariana Consiglieri Historiadora del arte medieval argentina. Doctora en Historia y Teoría de las Artes (UBA) y Docteure de l’Université de Recherche Paris Sciences et Lettres- PSL Research University, (EPHE). Magister en Métodos y Técnicas de la Investigación Histórica, Artística y Geográfica (UNED); Licenciada en Artes (UBA); Profesora y Licenciada en Artes Visuales (UNA ex- IUNA).

Informations pratiques :

Nadia Mariana Consiglieri, El dragón de lo imaginado a lo real. Su simbolismo y operatividad visual en la miniatura cristiana de la Plena Edad Media hispánica, Buenos Aires, Mino y Davila, 2020 (Ideas en debate. Serie Histora antigua~moderna). 262 páginas, cuatro láminas a color, 1ª edición octubre 2020. ISBN 978-84-18095-52-8. Formato 145 x 225 mm.

Source : Mino y Davila

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Publication – « France et Angleterre : manuscrits médiévaux entre 700 et 1200 », dir. Charlotte Denoël et Francesco Siri

Grâce à un mécénat exceptionnel de la Fondation Polonsky, fondation dont l’objectif est de favoriser l’accès au patrimoine culturel du plus grand nombre, la BnF et la British Library ont noué un partenariat inédit dans le domaine des manuscrits médiévaux autour d’un programme intitulé «France-Angleterre 700-1200: manuscrits médiévaux de la BnF et de la British Library». Il inclut 800 manuscrits, conservés pour moitié à la BnF pour moitié à la British Library, qui ont été sélectionnés en fonction de leur importance pour l’histoire des relations franco-anglaises au Moyen Âge, ainsi que pour leur intérêt artistique, historique ou littéraire. Produits entre le VIIIe et la fin du XIIe siècle, ces manuscrits couvrent des domaines très variés représentatifs de la production intellectuelle du haut Moyen Âge et de l’époque romane.

À l’occasion du lancement officiel des deux sites web réalisés dans le cadre du programme, la bibliothèque numérique «Gallica marque blanche» qui réunit tous les manuscrits du corpus et permet leur comparaison (BnF) et un site web à visée pédagogique proposant d’explorer une sélection de manuscrits (BL), un colloque international organisé par la BnF s’est tenu les 21-23 novembre 2018. Rassemblant différentes contributions consacrées aux manuscrits du corpus Polonsky et réparties en trois thématiques – histoire de l’art, acteurs et histoire des textes –, ces actes jettent un regard renouvelé sur les échanges culturels entre France et Angleterre au Moyen Âge, abordés dans une perspective interdisciplinaire.

Table des matières :

Laurence Engel et Roly Keating – Préface
Charlotte Denoël et Francesco Siri – Introduction

HISTOIRE DE L’ART

Anne-Orange Poilpré – L’iconographie des Évangiles de saint Augustin et leur postérité?
Fabrizio Crivello – Prolégomènes à l’étude de l’enluminure carolingienne de Sens. À propos de la décoration du Sacramentaire Harley MS 2291-2292 de la British Library
Elizabeth Morrison – Founding a Visual Tradition for the Bestiary: London, British Library, Add MS 11283
Hanna Vorholt – The Ruled Line and the Drawn Line in Medieval Maps

ACTEURS

Stéphane Lecouteux – Les moines et leurs livres au Moyen Âge. Échanges spirituels, intellectuels, culturels et artistiques dans l’espace anglo-normand (Xe-XIIe siècle)
Benjamin Pohl – Who wrote Paris, BnF, latin 2342? The identity of the Anonymus Beccensis revisited
Richard Gameson – The Apostle of the English in a Manuscript from Flanders and English and Flemish Benedictine Libraries in the Twelfth Century
Laura Cleaver – Ralph of Diceto’s Opuscula and the Making of History at the End of the Twelfth Century
Emily A. Winkler – William of Newburgh, Henry II, and the Kings of France

HISTOIRE DES TEXTES

Laura Light – Genealogies, Chronicles, and the Interpretation of Hebrew Names: The Foigny Bible in Context
Laura Albiero – Interférences liturgiques entre la France et l’Angleterre
Lucile Trân-Duc – Échanges cultuels entre France et Angleterre (XIe-XIIe siècles): le manuscrit Paris, BnF, latin 5362
Frédéric Duplessis – La diffusion des scholies auxerroises sur Juvénal en Angleterre avant la conquête normande (IXe-XIe siècles)
Franck Cinato – La diffusion des signes de construction syntaxique entre la France et l’Angleterre
Monica H. Green – Medicine in France and England in the Long Twelfth Century: Inheritors and Creators of European Medicine
Laure Miolo – La Scientia stellarum entre la France et l’Angleterre

Informations pratiques :

France et Angleterre : manuscrits médiévaux entre 700 et 1200, dir. Charlotte Denoël et Francesco Siri, Turnhout, Brepols, 2020 (Bibliologia, 57). 448 p., 10 b/w ill. + 101 colour ill., 22 b/w tables, 216 x 280 mm. ISBN: 978-2-503-58772-1. Prix 90 euros.

Source : Brepols

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