Publication en ligne – « Continuous Page: Scrolls and Scrolling from Papyrus to Hypertext », éd. Jack Hartnell

Continuous Page: Scrolls and Scrolling from Papyrus to Hypertext, éd. Jack Hartnell, The Courtauld, 2020. DOI: 10.33999/2019.15

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This open-access book of 12 essays, accompanied by a series of fully digitised scroll objects, constitutes the a systematic attempt to approach the subject of the scroll from an interdisciplinary standpoint, incorporating contributions from an internationally renowned group of scholars who address material from the ancient world to the twenty-first century, ranging across objects from Asia, Africa, the Middle East, Europe, and the Americas.

Table des matières :

0. The Continuous Page | Jack Hartnell
1. ‘This Fragile Thing – With Bite’: Nancy Spero’s Feminist Scrolls | Rachel Warriner
2. Reading in the Provinces: A Midrash on Rotulus from Damira, Its Materiality, Scribe, and Date | Judith Olszowy-Schlanger
3. Hieronymus Cock’s Baths of Emperor Diocletian (1558) and the Diascopic Architectural Print | Michael J. Waters
4. Krishna’s Life-Story in Bengali Scrolls: Exploring The Invitation to Unroll | Pika Ghosh
5. Scrolling the Emperor’s Life and Triumph | Eva Michel
6. Speculations on the Visibility and Display of a Mortuary Roll | Stacy Boldrick
7. The Mediation of Death and the Temporality of the Scroll (Japan, c.1200) | Kristopher W. Kersey
8. Narrating Charity at the Ospedale del Ceppo | Rachel E. Boyd
9. ‘Yf A Woman Travell Wyth Chylde Gyrdes Thys Mesure Abowte Hyr Wombe’: Reconsidering the English Birth Girdle Tradition | Katherine Storm Hindley
10. Making the Impossible, Possible: Ivor Beddoes and Superman’s Flying Ballet | Claire Smith
11. Manzoni’s Line: From the Roll to the Infinite Painting | Luca Bochicchio
12. ‘Literally One Damned Thing After Another With No Salvation Or Cease’: Jack Kerouac’s On the Road Manuscript as Performance Teleology | Michael Hrebeniak

Source : The Courtauld

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Publication – François Hartog, « Chronos. L’Occident aux prises avec le Temps »

«Omniprésent et inéluctable, tel est Chronos. Mais il est d’abord celui qu’on ne peut saisir. L’Insaisissable, mais, tout autant et du même coup, celui que les humains n’ont jamais renoncé à maîtriser. Innombrables ont été les stratégies déployées pour y parvenir, ou le croire, qu’on aille de l’Antiquité à nos jours, en passant par le fameux paradoxe d’Augustin : aussi longtemps que personne ne lui demande ce qu’est le temps, il le sait ; sitôt qu’on lui pose la question, il ne sait plus.


Ce livre est un essai sur l’ordre des temps et les époques du temps. À l’instar de Buffon reconnaissant les «Époques» de la Nature, on peut distinguer des époques du temps. Ainsi va-t-on des manières grecques d’appréhender Chronos jusqu’aux graves incertitudes contemporaines, avec un long arrêt sur le temps des chrétiens, conçu et mis en place par l’Église naissante : un présent pris entre l’Incarnation et le Jugement dernier. Ainsi s’engage la marche du temps occidental.

On suit comment l’emprise du temps chrétien s’est diffusée et imposée, avant qu’elle ne reflue de la montée en puissance du temps moderne, porté par le progrès et en marche rapide vers le futur.
Aujourd’hui, l’avenir s’est obscurci et un temps inédit a surgi, vite désigné comme l’Anthropocène, soit le nom d’une nouvelle ère géologique où c’est l’espèce humaine qui est devenue la force principale : une force géologique. Que deviennent alors les anciennes façons de saisir Chronos, quelles nouvelles stratégies faudrait-il formuler pour faire face à ce futur incommensurable et menaçant, alors même que nous nous trouvons encore plus ou moins enserrés dans le temps évanescent et contraignant de ce que j’ai appelé le présentisme?»

Informations pratiques :

François Hartog, Chronos. L’Occident aux prises avec le Temps, Paris, Gallimard. 352 pages, 140 x 225 mm. ISBN : 9782072893070. Prix : 24,50 euros.

Source : Gallimard

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Appel à contribution – Marquer son église : les princes en leurs collégiales (IXe-XVe siècle, Occident chrétien)

3-4 juin 2021, Paris

Depuis une trentaine d’années, les études sur le monde canonial ont analysé les liens qui pouvaient exister entre les collégiales séculières et les pouvoirs princiers, à la fois institutionnellement (jus patronatus, collation des prébendes, etc.) et politiquement (liens entre chapitres séculiers et chancelleries, etc.), cette dernière dimension mobilisant souvent une approche prosopographique (collégiales séculières comme viviers d’agents des politiques princières, carrières politiques des chanoines, recrutement de ces derniers dans certains lignages pour conforter des fidélités, etc.). Les monographies et les synthèses régionales ont souligné la pluralité des rôles dévolus à une collégiale séculière, tout en insistant sur les motivations politiques et la logique de distinction sociale qui ont favorisé l’essor de ce type de fondations religieuses.

Les liens plus personnels, matériels ou spirituels, entre les établissements canoniaux et leurs fondateurs, ou les héritiers et successeurs de ceux-ci, ont, en comparaison, été moins abordés. Comment et pourquoi un prince investissait-il sa collégiale ? Y a-t-il une différence, pour un grand, entre les collégiales qu’il a fondées, celles dont il hérite et celles qu’il a captées ? Une collégiale sise in castro ou in palatio est-elle, par exemple, plus intensément occupée par un prince qu’une fondation hors les murs ? À l’intérieur de l’église, y a-t-il un lieu privilégié de l’appropriation princière (chapelle, nef, chœur, etc.) ? Quelles traces y a-t-il laissées, qui montrent sa présence effective ou son appropriation symbolique des lieux ? Voilà plusieurs des enjeux de la présente journée d’étude.

Marquer son église : le titre emprunte celui de l’ouvrage collectif Marquer la ville[1]. Il s’agit ici de s’intéresser aux membres, masculins ou féminins, de la haute aristocratie (princes et princesses laïcs, grands ecclésiastiques ; leurs entourages) et des grandes familles féodales, pour cerner la manière dont ils s’impliquent dans les collégiales qu’ils fondent ou dont ils héritent. Les fondations seigneuriales peuvent être prises en compte, à titre de comparaison.

De la fondation de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle au début du ixe siècle, à l’inhumation de Louis XI à Notre-Dame de Cléry-Saint-André (1483), les collégiales séculières ont été de véritables écrins permettant d’inscrire le pouvoir des princes dans la durée. La réforme grégorienne puis le renouvellement du pouvoir princier à la fin du Moyen Âge ont eu un rôle dans l’évolution des fondations de collégiales par les grands, dans le royaume de France comme ailleurs en Europe.

Plusieurs axes d’études sont proposés :

Axe n° 1. La présence du prince en sa collégiale : corps et âme

La présence des princes, de leur vivant ou après leur mort, se lit matériellement dans les collégiales qu’ils ont fondées ou dont ils héritent. Il conviendra de s’interroger sur les espaces et objets qui signalent cette présence : garde par les chanoines ou dépôt dans la collégiale du trésor ou de la bibliothèque du prince ; tribune, galerie ou place réservée dans la nef ou au chœur ; itinéraires exclusifs ou circulations organisées pour le prince jusqu’à sa collégiale ou à l’intérieur de celle-ci ; présence du tombeau du fondateur (nécropoles dynastiques ou choix individuels), le prince associant ainsi sa memoria à celle de la communauté canoniale. Cette présence du fondateur en sa collégiale se lit aussi sur le plan spirituel, en particulier dans le fonctionnement liturgique : de son vivant, il a pu fonder des messes, des chapellenies ou faire des donations pieuses ; pour assurer son salut et celui de ses successeurs, il a pu fonder son anniversaire ou inscrire la communauté canoniale dans son testament. Une comparaison de ces manifestations avec les pratiques des princes dans d’autres types d’établissements religieux est envisageable, pour mesurer s’il y a ou non une particularité des collégiales séculières dans l’accueil de la dévotion des princes et l’évolution chronologique de celle-là.

Axe n° 2. Les traces matérielles d’une fonction administrative

Les liens entre chapitres séculiers et chancelleries, la manière dont les premiers ont servi de viviers d’agents des politiques princières, les carrières politiques des chanoines, le recrutement de ces derniers dans certains lignages pour conforter des fidélités, les formes actives de participation des chanoines à des tâches profanes, sont des thèmes qui ont été déjà bien étudiés. Au-delà du bâtiment ecclésial, nous nous intéresserons ici exclusivement aux traces matérielles des fonctions administratives assignées par les princes à certaines collégiales séculières (dépôt d’archives, scriptorium ou bureau d’écriture, etc.).

Axe n° 3. Réappropriation ou captation d’une collégiale : enjeux politiques et dimension symbolique

Parmi les traces matérielles, certaines affectent une dimension plus particulièrement emblématique. Les princes ont en effet parfois marqué de leur empreinte leurs collégiales, qu’ils pouvaient considérer comme leur propriété, à travers un programme emblématique (présence de leurs armoiries, commande de stalles ou d’aumusses à leur effigie, choix du mobilier liturgique, etc.). L’enjeu était peut-être plus important encore lorsque ces collégiales étaient inscrites en zones de confins ou dans un contexte de conflits. Comment ont agi les princes avec des collégiales ainsi marquées, situées dans des territoires qu’ils venaient de récupérer, par le jeu des successions, des transferts de dynastie ou des entreprises militaires ? Dans une logique de compétition, ont-ils effacé la présence symbolique de leurs devanciers ou rivaux dans les collégiales que ces derniers avaient fondées ? Il s’agit aussi de cerner la manière dont les princes associent leur renommée à celle d’un édifice prestigieux par son ancienneté et par la popularité du saint auquel il est lié, voire de questionner leur rôle dans l’identité même d’une collégiale, dans le cas du changement de dédicace.

Axe n° 4. « Acter » l’appartenance : indices diplomatiques

Les différents axes sont nourris par les sources diplomatiques, qui méritent d’être étudiées en elles-mêmes et dans le contexte qui leur a donné naissance (on peut songer ici au rôle du claustrum comme lieu d’écriture des actes). D’abord, l’analyse des actes de fondation permet de mieux cerner la manière dont les princes ont parfois pu revendiquer la paternité ou au moins le patronage de leur collégiale : choix du préambule et dimension politique, religieuse ou symbolique de celui-ci ; mise en scène de la fondation ou discours à son propos dans l’exposé ; plus généralement, tous les éléments qui insistent sur l’implication du prince. Ensuite, nous pouvons étudier la manière dont le prince parle de ses collégiales dans les actes dont il est l’auteur. Enfin, les chartes, notamment celles qui émanent des chancelleries princières, et en particulier leurs dates de lieu, peuvent permettre de documenter la présence réelle des princes dans leurs collégiales : les collégiales séculières ont pu être le cadre de certaines actions juridiques, alors même que leurs membres n’en n’étaient pas toujours partie prenante.

Modalités de soumission

L’appel s’adresse en priorité aux historien(ne)s, historien(ne)s de l’art, archéologues. Les communications, d’une durée maximale de vingt-cinq minutes, seront suivies d’un temps de discussion. Les propositions de communication, comportant entre 3 000 et 4 000 caractères (espaces compris), accompagnées d’une courte biographie précisant affiliations et dernières publications, seront à envoyer avant le 30 novembre 2020 aux organisateurs : Thomas Lacomme (EPHE/SAPRAT, thomas.lacomme@parisnanterre.fr) et Ewen Thual (U. Limoges/CRIHAM, ewen.thual@etu.unilim.fr).

Comité scientifique

Brigitte Boissavit-Camus (U. Nanterre/ARSCAN) – Murielle Gaude-Ferragu (U. Sorbonne Paris Nord/Pléiade) – Laurent Hablot (EPHE/SAPRAT) – Anne Massoni (U. Limoges/CRIHAM), Brigitte Meijns (KU Leuven) – Laurent Morelle (EPHE/SAPRAT) – Éric Sparhubert (U. Limoges/CRIHAM).

[1] P. Boucheron, J.-Ph. Genet (dir.), Marquer la ville : signes, traces, empreintes du pouvoir, xiiie-xvie siècle : actes de la conférence organisée à Rome en 2009 par le LAMOP en collaboration avec l’École française de Rome, Paris-Rome, Publications de la Sorbonne-École française de Rome, 2013.

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Séminaire – Technique et science du Moyen Âge à la Renaissance : matériaux, pratiques et savoirs. 2020-2021

Catherine Verna
Professeur d’Histoire du Moyen Âge
Université Paris 8 / ArScAn UMR 7041

Philippe Dillmann
Directeur de recherche
IRAMAT UMR 5060 et NIMBE UMR 3685

Nicolas Weill-Parot (Directeur d’études, EPHE) discutant

L’Histoire des techniques du Moyen Âge à la Renaissance est née et s’est considérablement enrichie au cours du XXe siècle. Une de ses originalités réside dans la diversité des sources et le rassemblement des disciplines à partir desquelles elle s’est construite (histoire, archéologie, anthropologie, ethnologie), auxquels il convient d’ajouter les échanges privilégiés qu’elle a entretenus avec certains champs historiques (en particulier avec l’histoire des sciences et l’histoire économique). Partant de ce constat, le séminaire a pour objectif de faire converger, à partir de l’exposé d’une historiographie complexe, les démarches scientifiques qui concourent aujourd’hui à une réflexion en histoire des techniques, en accordant une place privilégiée à l’histoire des sciences et à l’archéologie, autour d’objets de recherches en commun. La question des savoirs, savoirs codifiés et savoirs tacites et, plus précisément, l’articulation entre scientia et ars, constituera la ligne directrice du séminaire.

Ce séminaire est ouvert à tous, étudiants, enseignants et chercheurs.

Cette année le séminaire se déroulera dans différentes salles de l’ENS (rue d’Ulm, voir programme) et il vous sera demandé de renseigner un questionnaire pour chaque séance de séminaire suivie à l’adresse infra. 

http://enquete.ens.fr/index.php/212445?lang=fr

Nous vous remercions d’appliquer cette procédure.

Vous pouvez prendre contact avec Catherine Verna pour toutes informations complémentaires : catherine.verna@rmblfwanadoo.fr.

Planning des séances prévues à ce jour de 17h à 19h :

2 novembre 2020
Emilie Bérard (Fondation des sciences du Patrimoine – NIMBE)
La fabrication des armures en Europe à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne (XIVe-XVIIe siècles) : production, nature et circulation du métal. Salle Camille Marbo, U 205, bâtiment Jaurès, 29 rue d’Ulm

23 novembre 2020
Philippe Bernardi (CNRS – Lamop)
Recyclage, récupération et réemploi dans la construction médiévale. Salle Camille Marbo, U 205, bâtiment Jaurès, 29 rue d’Ulm

14 décembre 2020
Mathieu Harsch (The Italian Academy for Advanced Studies in America – Columbia University, New York)
Techniques et colorants de la teinture médiévale, Italie, XIVe-XVe siècles. Salle Camille Marbo, U 205, bâtiment Jaurès, 29 rue d’Ulm

18 janvier 2021
Alexandre Disser (CNRS – Iramat)
Le chantier de construction du beffroi municipal de Metz (1478-1483) : un instantané des techniques métallurgiques et des réseaux d’échange en Lorraine. Salle Ferdinand Berthier, U 207, bâtiment Jaurès, 29 rue d’Ulm

8 février 2021
Florian Tereygeol (CNRS – Iramat et Nimbe)
Sources et usages de l’énergie pour la production des métaux à Castel-Minier (Ariège, XIVe-XVIe siècle). Salle Lettre 1, espace Recherche et Lettres, 29 rue d’Ulm

29 mars 2021
Stephan Albrecht (Université de Bamberg)
Quelles sont les possibilités offertes par la technologie laser 3D pour la recherche en matière de construction médiévale ? Les exemples des cathédrales de Vienne et de Paris (XIIIe et XIVe siècles). Salle U 209, bâtiment Jaurès, 29 rue d’Ulm

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Appel à contribution – Akustische Dimensionen des Mittelalters. Methoden, Begriffe, Perspektiven

Veranstalter Herausgeber: Prof. Dr. Martin Clauss, Geschichte des Mittelalters und der Frühen Neuzeit, Technische Universität Chemnitz; PD Dr. Gesine Mierke, Literatur- und Sprachgeschichte des Mittelalters und der Frühen Neuzeit, Technische Universität Chemnitz (DFG-Netzwerk „Lautsphären des Mittelalters“)
Ausrichter DFG-Netzwerk „Lautsphären des Mittelalters“ Gefördert durch Mediävistenverband e.V.
PLZ 09107
Ort Chemnitz
Vom – Bis 23.09.2020
Deadline 01.11.2020
Kontakt : gesine.mierke@phil.tu-chemnitz.de

Zeitschrift des Mediävistenverbandes – Themenheft „Das Mittelalter“,

Herausgeber: Prof. Dr. Martin Clauss (Geschichte des Mittelalters und der Frühen Neuzeit, Technische Universität Chemnitz) und PD Dr. Gesine Mierke (Deutsche Literatur- und Sprachgeschichte des Mittelalters und der Frühen Neuzeit, Technische Universität Chemnitz) (DFG-Netzwerk „Lautsphären des Mittelalters“)

Akustische Dimensionen des Mittelalters. Methoden, Begriffe, Perspektiven – Themenheft der Zeitschrift « Das Mittelalter »

Wie jede andere Epoche, so war auch das Mittelalter keineswegs stumm, sondern von zahlreichen akustischen Phänomenen geprägt; diese reichten von den Klängen der Musik zu den Geräuschen des Handwerkes, vom Lärm des Krieges zur Stille der Klöster. Die akustischen Dimensionen des Mittelalters finden denn auch vermehrt Aufmerksamkeit in der mediävistischen Forschung, die dabei Anregungen aus Nachbardisziplinen – insbesondere der Musikwissenschaften und der sound studies – aufgreift und vertieft.

Ausgangspunkt dieser Überlegungen ist die Beobachtung, dass die Einbeziehung akustischer Phänomene entscheidende Impulse für ein detaillierteres und angemesseneres Verständnis der Epoche (Wahrnehmung, Raumkonstruktionen, Intermedialität, Medialität etc.) liefern kann. So rekurrieren etwa soziale Interaktionen auf akustische Signale, narrative Ausgestaltungen beziehen sich auf und sind in sich lautliche Ausformungen. Akustik strukturierte mittelalterliche Alltage und prägte Präsentationsformen gleichermaßen.

Die mediävistische Lautforschung steht dabei vor der grundlegenden methodischen Herausforderung, dass die zu untersuchenden Laute verklungen und nur noch als Ergebnis medialer Transformationen zugänglich sind. Diese fanden ihren Niederschlag in verschiedenen Quellengattungen (Geschichtswissenschaft), in unterschiedlichen literarischen Gattungen (Literaturwissenschaft), in Kunstwerken (Kunstgeschichte) sowie Notationen (Musikwissenschaften). Sie sind überdies in diverse soziale, performative und narrative Kontexte eingebunden, die alle Bereiche der mittelalterlichen Gesellschaft (Religion, Recht, Krieg, Kunst etc.) erfassen. Das Forschungsthema ist damit in seinem Wesenskern interdisziplinär angelegt und auf die Vielfalt methodischer Zugriffe angewiesen.

Dem soll die Konzeption des Themenheftes ‚Akustische Dimensionen des Mittelalters. Methoden, Begriffe, Perspektiven.‘ Rechnung tragen. Mit dem bewusst offenen und wertneutralen Begriff ‚akustische Dimension‘ sind alle lautlichen Phänomene (von Musik bis Stille) und die Vielzahl von möglichen zeitgenössischen und modernen Deutungsansätzen erfasst. Damit steht nicht ein als unveränderlich gedachtes Klang-Ereignis im Zentrum der Analyse, sondern multimediale Konstruktionen von Lautsphären.

Mögliche Untersuchungsfelder sind:
– Symbolik, Semantik, Ausdeutung von Lauten
– mediale Vermittlung des Akustischen; Wahrnehmung und Inszenierung von Klängen in Texten und Bildern
– Konstruktionen akustischer Raume (z.B. Siedlungsformen als Lauträume, Kirchen als Klangräume etc.)
– Akustik und Performanz; Klangfiguren und Lautmetaphern
– soziale Distinktion durch Akustik
– akustische Dimensionen des Fiktiven
– Akustik im Religiösen

Im Zusammenspiel verschiedener akustischer Dimensionen soll das vorgeschlagene Themenheft eine Annäherung an ein aktuelles Forschungsgebiet schaffen und Anknüpfungspunkte für weiterführende interdisziplinäre Diskussionen eröffnen. Beiträge zu beispielbezogenen Einzelstudien sind ebenso willkommen wie übergreifende methodisch-theoretische Beiträge.

Bitte schicken Sie Ihre Vorschläge (max. 3.000 Zeichen) bis zum 1. November 2020 an die Herausgeber (martin.clauss@phil.tu-chemnitz.de; gesine.mierke@phil.tu-chemnitz.de). Die Autor/innenkonferenz zum Heft wird im Oktober 2021 an der Humboldt-Universität zu Berlin stattfinden.

Source : H-Soz-Kult

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Journée d’étude – Les technologies du numérique et la recherche archéologique : retour des expérimentations dans les Hauts-de-France.

Le colloque archéologique qui s’est tenu à Gosnay en décembre 2017 a permis de mettre en lumière le dynamisme de la recherche archéologique régionale et l’importance grandissante des technologies du numérique dans l’enregistrement, l’analyse et la valorisation des données. La journée d’études envisagée sera l’occasion de présenter les dernières recherches concernant ces thématiques.

Qu’elles soient utilisées pour relever l’emprise entière d’un site, une coupe stratigraphique, la façade d’un bâtiment, une sépulture ou un artefact, à des fins de réflexion scientifique et/ou de valorisation du patrimoine, le Lidar, le scanner 3D, la photogrammétrie, la lasergrammétrie ou encore la modélisation, ces techniques sont de plus en plus présentes chez les archéologues des Hauts-de-France.

Cette rencontre a pour but de partager et de confronter les résultats de diverses recherches et réflexions engagées sur un site archéologique des Hauts-de-France, toutes périodes chronologiques confondues.
Ce rendez-vous rassemblera des opérateurs en archéologie, des agents des Monuments Historiques et des universitaires qui proposeront une communication portant sur un retour d’expérience. 

Programme :

9h30 : accueil.
10h : mot d’ouverture.
10h15 : introduction.

10h30 : Nicolas Asseray (Université de Lille) et Pauline Augé (Université de Picardie Jules Verne) – « La cathédrale d’Amiens à l’épreuve de la photogrammétrie : apports et limites de la méthode appliquée à un monument hors norme ».
11h : Maël Pacaud (Service Archéologie préventive Amiens Métropole) et Maxence Toubin (Université de Picardie Jules Verne), « Un suivi archéologique à l’abbaye de Corbie. La photogrammétrie, réponse technique à un cadre d’intervention restreint ».
11h30 : Sandrine Conan (docteur en histoire de l’art, IRHiS – UMR 8529), « La restitution numérique, outil scientifique et de médiation. Exemple de l’abbaye cistercienne de Vaucelles (Nord de la France) ».
12h15 : déjeuner.

14h : Laurent Wilket (Direction de l’Archéologie du Pas-de-Calais), Emmanuelle Leroy-Langelin (Direction de l’Archéologie du Pas- de-Calais) et Yann Lorin (Inrap), « La restitution 3D au service de la Protohistoire en Hauts-de-France ».
14h30 : Matthieu Deltombe (Service archéologique municipal de Valenciennes) et Laëtitia Deudon (Université polytechnique Hauts- de-France), « Analyser le patrimoine bâti grâce aux outils de modélisation : retour d’expériences en Hainaut-Cambrésis (Cambrai, Condé-sur-l’Escaut) ».
15h00 : Nicolas Mélard (Musée du Louvre), « Recherches et valorisation des gravures et gra ti du château de Selles à Cambrai ».

15h30 : table-ronde.
16h30 : fin de la journée.

Informations pratiques :

8 octobre 2020
Médiathèque de l’Abbaye Saint-Vaast
9h30-16h30 Arras – 20 Rue Paul Doum

Comité d’organisation –
• Adrien Bayard, maître de conférences en archéologie et histoire médiévale (CREHS, Université d’Artois) ; adrien.bayard@univ-artois.fr
• Mathieu Béghin, responsable adjoint du Service Archéologique Municipal d’Arras, docteur en histoire médiévale (IRHiS, université de Lille) ;
m-beghin@ville-arras.fr
• Christopher Manceau, directeur de la Direction de l’Archéologie de l’Agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys-romane ; christopher.manceau@bethunebruay.fr

Renseignements – Mathieu Béghin, Service Archéologique Municipal d’Arras Tél. 06 74 44 69 78 – m-beghin@ville-arras.fr

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Publication – « Medieval Documents as Artefacts. Interdisciplinary perspectives on codicology, palaeography and diplomatics », ed. E.C. Dijkhof , i.s.m. A. Berteloot , J.A.A.M. Biemans en J.W.J. Burgers e.a.

This richly illustrated volume focuses on the external form and production of codices, charters, registers, account books, and other types of manuscripts. It does not limit itself to the traditional historical auxiliary sciences of codicology, palaeography and diplomatics, but also pays special attention to the points of view of art historians, librarians, and archivists.

Table des matières :

Contents: Preface  
Introduction  

Keynotes:

J.P. GUMBERT, Codicology between office and library  
B.-M. TOCK, The making of a charter   Writing support:J.W.J. BURGERS, Ruling the registers: a codicological aspect of the registers of the counts of Holland 1299-1345   
A. STUCKENS, When pen was put to paper: New thoughts about the early use of paper in the government of the county of Flanders (late thirteenth to early fourteenth century)

Scribal practices:

J.A.A.M. BIEMANS, Monastic scriptorium or municipal workshop?  
A.-M. VAN EGMOND, ‘So meyster Jacob die scrijffeijn tot Leyden dese rekeninge verlicht heeft’. Using and producing the decorated Hague account books  
B. VAN HOFSTRAETEN, The advent, use and nature of the humanistic cursive in documentary sources in the early modern Low Countries  
M.J. OLIVEIRA E SILVA, Traces of (mis)use: the practice of writing in medieval Portuguese documents  

Material aspects of production, purpose and transmission of documents and manuscripts

J. KEßLER, Tracing the Xanten chapter’s reading culture – an example: Friedrich Jacob Pels 
J. LOVE, The Arnamagnæan diploma collection  
E. RAMOS RUBERT, Some remarks about non-original materials in the illuminated manuscripts  
M.K. WILLIAMS, Ad Regem: diplomatic documents as artefacts of early modern foreign policymaking  

Computer-aided methodological approaches:

C. CIUCU/Ph. BOBICHON, A new methodology for the description of manuscripts (material and textual aspects) applied to Hebrew manuscripts  
T. LANSING, Quantitative codicology and the Icelandic sagas    
P. SAMARA, The development of late medieval documentary script: a quantitative analysis (1300-1550)  

Archival practices: shaping ecclesiastical and monastic identities:

D. BELMONTE FERNÀNDEZ, Material strategies for the chaplaincy endowments management in the Cathedral of Seville (fifteenth  century)  
C. REY, Jean de Cirey, abbot of Cîteaux, and the reorganization of archives and manuscripts: archival filing, cataloguing, binding and printing (1476-1501)  
A.T. SMITH, Rethinking medieval cartulary production through an exploration of forgery in the Kelso Abbey charter collection   Archival practices: shaping urban identities:
V. VAN CAMP, From rotulus to codex. The layout of the accounts of the massard of Mons, 1308-1490  
T. VAN GASSEN, City cartularies in late medieval Ghent: a sign of urban identity?  
F. ROLDÃO, Methodological approaches on the production, use and preservation of documents in a medieval city (Évora, 1415-1536)

About the authors

Informations pratiques :

Medieval Documents as Artefacts. Interdisciplinary perspectives on codicology, palaeography and diplomatics, ed. E.C. Dijkhof , i.s.m. A. Berteloot , J.A.A.M. Biemans en J.W.J. Burgers e.a., Verloren, 2020 (Schrift en schriftdragers in de Nederlanden, 6). 431 p. ISBN : 9789087045685. Prix : 49 euros.

Source : Verloren

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Publication – Giulia Zornetta,  » Italia meridionale longobarda. Competizione, conflitto e potere politico a Benevento (secoli VIII-IX) »

Dopo la caduta del regno longobardo, nel 774, Arechi fondò il principato di Benevento accelerando il processo di costruzione dell’autorità pubblica nel Mezzogiorno longobardo. Ciò permise lo sviluppo di una identità politica e sociale assolutamente peculiare nel panorama dell’epoca, ma aprì anche la strada a una serie di conflitti e a un’accesa competizione politica, che si manifestarono lungo tutto il secolo IX.

Grazie ad alcune nuove e fondamentali edizioni di fonti, questo libro si inserisce nel filone della storia delle élites altomedievali concentrandosi sulle vicende dell’Italia meridionale longobarda, una periferia e un’area di frontiera importantissima per la sua posizione al centro del Mediterraneo, che attirò l’interesse delle maggiori potenze del periodo.

Prendendo in considerazione sia la competizione con il mondo carolingio sia la dimensione del conflitto interno all’arena politica beneventana, che per i secoli VIII e IX vede il protagonismo indiscusso dell’aristocrazia locale, questa ricerca riconsidera l’esperienza dei Longobardi meridionali in un periodo di grande dinamismo e sperimentazione politica.

Giulia Zornetta ha conseguito un dottorato in cotutela presso il consorzio delle Università di Venezia, Padova e Verona e St. Andrews. È attualmente assegnista di ricerca all’Università degli studi di Padova.

Informations pratiques :

Giulia Zornetta, Italia meridionale longobarda. Competizione, conflitto e potere politico a Benevento (secoli VIII-IX), I Libri di Viella, 2020. pp. 340, 15×21 cm, bross. ISBN: 9788833132938. Prix : 33 euros.

Source : Viella

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Colloque – Les médiévistes face à la documentation des érudits modernes : méthodes et enjeux

Les spécialistes qui travaillent sur les mondes anciens et médiévaux, qu’ils soient historiens, philologues, historiens de l’art, archéologues ou épigraphistes, sont souvent amenés à utiliser des sources de l’époque moderne. En effet, les érudits des XVIIe-XVIIIe siècles ont été un maillon fondamental dans la transmission de connaissances sur les textes et les monuments. Ces sources doivent cependant être utilisées de manière critique, en pénétrant en profondeur les enjeux et les méthodes de leurs auteurs. Si l’histoire se constitue en véritable science au XVIIe siècle, affranchie de la répétition des auctoritates et appuyée sur un certain nombre de sciences auxiliaires (diplomatique, paléographie, codicologie, héraldique, épigraphie, numismatique), elle n’en reste pas moins liée à un contexte religieux, politique, culturel et intellectuel qu’il convient de connaître de manière plus fine.

Ces journées d’études interdisciplinaires, qui constituent le second volet d’une première rencontre organisée en 2019 à l’IRHT, visent à interroger l’apport des sources modernes, manuscrites et imprimées, pour la recherche, la collecte, l’analyse et l’édition de témoignages scripturaires et matériels de la culture médiévale, témoignages dont les originaux peuvent avoir depuis disparu ou avoir été mutilés. Cette rencontre est l’occasion de questionner les différentes méthodes qu’il convient d’adopter dans l’utilisation de cette documentation.

Programme : ici

Informations pratiques :

Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine
Salle Jean Borde
Université Bordeaux Montaigne
10 Espl. des Antilles, 33607 Pessac

Source : IRHT

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Séminaire – KBR-ULB-UGent Digital Heritage Seminars

he KBR-ULB-UGent Digital Heritage Seminar: Digital Humanities Research 2020-2021, Part I. International Scholars is a new scholarly series on digital cultural heritage. This series is co-organized by KBR’s two labs: Camille (Center for Archives on the Media and Information) and the Digital Research Lab, in cooperation with Université libre de Bruxelles and Ghent University. In the first part of this series from October to December we will virtually host three international academic scholars in presenting their work on cultural heritage materials, digital methods and digital humanities. Dealing with a variety of topics, periods and methods, these talks will be held on ZOOM in English, with questions in French, Dutch or English. The target audience is scholars, but the general public is warmly welcome. 

  • 12 October  at 15-16.30h, « Historical semantics and digital methods. The case of medieval fatherhood », Nicolas Perreaux, LaMOP – Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • 10 November at 15-16.30h, “Remediating the Intelligence Triangle”, Juliette De Maeyer, Université de Montréal, and Dominique Trudel, Audencia Business School
  • 8 December at 15-16.30h, “Making more of volumes. Dissecting and searching norms in Books of Ordinances (1500-1850s)”, Annemieke Romein, KNAW Huygens ING, Amsterdam, The Netherlands 
     

Registration can be completed via: https://forms.gle/9Y7ShTTn7LMhXKja6, and is mandatory, the morning of the event you will be sent the link to the virtual series and the etiquette to follow. Should have any further questions please email julie.birkholz@kbr.be or antoine.jacquet@kbr.be.

Pleinlaan 2 1050 Brussel
+32 2 629 25 71
wouter.ryckbosch@vub.ac.be

Source : Brussels Platform for Digital Humanities

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