Publication – Nicolas Weill-Parot, « Le Vol dans les airs au Moyen Âge. Essai historique sur une utopie scientifique »

Dans les sources médiévales, le vol humain est rarement abordé de front : la tentative catastrophique du moine anglais Eilmer de Malmesbury, la machine à voler rêvée par Roger Bacon ou la nef flottant au-dessus de l’air imaginée par Albert de Saxe et Nicole Oresme font figure d’exceptions célèbres.
Pourtant, cette question des vols fut un véritable défi intellectuel pour la pensée médiévale. Qu’ils soient portés par la force naturelle des oiseaux, par les esprits (âmes, anges ou démons) ou encore par l’ingéniosité humaine, les vols mettent en jeu de riches spéculations explicites ou indirectes. Et ce fut une gageure pour la science scolastique de penser le possible maintien d’un corps lourd dans l’air par projection, grâce au feu ou à l’air chaud, grâce au magnétisme ou par l’effet de l’horreur du vide.
Dans cet essai historique original, Nicolas Weill-Parot enquête sur la confrontation de la science avec la magie, la technique ou la théologie. Travaillant au plus près de nombreuses sources, il trace une nouvelle histoire de la pensée du vol dans les airs : celle de la conceptualisation scientifique d’une réalité inaccessible.

Nicolas Weill-Parot est professeur à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE, PSL), à la Section des sciences historiques et philologiques, et est titulaire de la chaire « Histoire des sciences dans l’Occident médiéval ». Ses recherches portent sur la rationalité scientifique médiévale et ses confins. Il a notamment publié Les « Images astrologiques » au Moyen Âge et à la Renaissance. Spéculations intellectuelles et pratiques magiques (XIIe-XVe siècle), Paris, 2002, Points aveugles de la nature : la rationalité scientifique médiévale face à l’occulte, l’attraction magnétique et l’horreur du vide (XIIIe-milieu du XVe siècle), Paris, Les Belles Lettres, 2013 et Le Vol dans les airs au Moyen-Âge. Essai historique sur une utopie scientifique, Paris, Les Belles Lettres, 2020.

Table des matières :

Introduction – Le vol humain, une utopie scientifique
Le vol médiéval, un objet légitime pour l’historien ?
Pour une histoire conceptuelle du vol médiéval
Le vol comme utopie scientifique
Tenants et aboutissants d’une utopie

Chapitre 1 – Par la nature : le vol animal et son usage
Le vol humain est-il possible ?
Aristote et le vol des oiseaux
Le vol des oiseaux vu par la zoologie médiévale
Vol et natation
Le vol d’Alexandre

Chapitre 2 – Par l’esprit : âme, anges et démons
Le vol porté par les démons
Le vol porté par l’âme ou par les anges
Thomas d’Aquin et le transport par les substances spirituelles
L’esprit vole-t‑il ? Âme, anges et démons

Chapitre 3 – Par l’art : utopies techniques et scientifiques du vol humain
Eilmer de Malmesbury, nouvel Icare
Roger Bacon et l’utopie scientifique
La machine volante de Bacon

Chapitre 4 – Une intuition des aérostats ? La légèreté au service du vol dans son cadre conceptuel
Les nefs aériennes d’Albert de Saxe et de Nicole Oresme
Navigation aquatique et vol : la place de la poussée d’Archimède
La légèreté dominante et ses effets possibles
L’outre gonflée d’air chaud d’Albert le Grand
Rendre un corps pesant léger à l’aide d’un corps léger

Chapitre 5 – Entre nature et contre-nature : le projectile et le fer aimanté suspendu
Le projectile, un objet volant ?
La vertu magnétique, une force pour voler ?

Chapitre 6 – Entre nature et contre-nature : les corps dans l’air et l’« horreur du vide »
L’horreur du vide et la suspension de l’eau
Walter Burley et la lévitation universelle

Conclusion – Le vol médiéval : statut, fonction, signification
Le vol dans l’ordre de la nature et de l’esprit
Vol interdit ? Vol impossible ?
Le vol humain, un problème technique posé à la science ?
Le vol humain : utopie scientifique contre magie
L’imagination hypothétique du vol, une utopie ?
Le vol et l’explication utopique

Notes
Sources
Bibliographie
Index des noms

Informations pratiques :

Nicolas Weill-Parot, Le Vol dans les airs au Moyen Âge. Essai historique sur une utopie scientifique, Paris, Les Belles Lettres, 2020 (Histoire). 240 pages, Bibliographie, Index, 18 Illustration(s) N&B Livre broché. ISBN : 9782251451039. Prix : 24,50 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Publication – Sylvain Piron, « L’Occupation du monde », t. 2 : « Généalogie de la morale économique »

Dans le prolongement de l’Occupation du monde paru en 2018, Généalogie de la morale économique expose quelques-unes des voies par lesquelles s’est constitué l’imaginaire économique qui gouverne les sociétés occidentales et entrave l’appréciation de la catastrophe environnementale produite par l’expansion du capitalisme industriel et financier. Cet imaginaire forme une idéologie d’autant plus oppressante qu’elle se présente comme pure expression d’une nature humaine. Sous couvert de neutralité, elle constitue une morale inflexible qui enjoint à chacun de prendre une part active dans le cycle des opérations économiques. La démarche généalogique permet de restituer les dynamiques culturelles et sociales à travers lesquelles s’est formée, dans la longue durée, cette figure très particulière de l’humanité qui en vient à détruire méthodiquement les conditions de possibilité de sa survie.

Il y a plus de 130 ans, Friedrich Nietzsche vitupérait la morale bourgeoise et ses hypocrisies, issues d’un christianisme déclaré « ennemi de la vie ». À l’âge de l’opulence, il n’y a plus guère de motif de faire porter la critique sur les conséquences délétères des « idéaux ascétiques ». La question qui se pose est plutôt de comprendre ce que signifient les idéaux économiques et le cheminement souterrain qui a fait procéder les seconds des premiers. Nous avons à déchiffrer, pour parler comme Walter Benjamin, l’affinité qui a permis au capitalisme de proliférer comme un parasite sur le christianisme

Le livre se compose d’une douzaine d’études, distribuées en deux parties. Dans un premier temps, il sera surtout question d’explorer les mythologies chrétiennes liées au travail, en premier lieu celle qui sont issues du livre de la Genèse. En observant l’apparition d’une iconographie médiévale d’Ève filant la laine après l’expulsion, ou l’interprétation du verset (Gn 2,15) qui indique qu’Adam a été placé au jardin d’Éden « pour le cultiver et le garder », on verra comment s’est formée l’idée que l’être humain, homme ou femme, est naturellement destiné à accomplir un travail productif, histoire dans laquelle saint Augustin et Luther marquent des inflexions notables, mais qui débute avec la rédaction de la Genèse au VIIe siècle avant notre ère. L’obsession d’un usage efficace du temps, qui est au cœur de « l’esprit du capitalisme » décrit par Max Weber, dérive d’une très ancienne structuration monastique de la temporalité, occupée à la prière et au travail manuel, qui a été puissamment relayée à l’échelle de la société entière par la pastorale du Moyen Âge central. Le bon usage de ce temps, par la vertu de l’« industrie », fait apparaître l’histoire plus complexe d’une dimension qualitative du travail qui s’appauvrit brusquement au XVIIIe siècle, quand l’industrie s’applique, non plus à l’invention et l’habilité humaine, mais à l’action des machines.

Le second volet du livre est consacré à l’examen d’une série de notions et d’institutions fondamentales pour les pratiques et l’analyse économique contemporaines, dont l’histoire remonte souvent au Moyen Âge central. La mise en évidence de leur profondeur historique permet de mieux faire sentir les sous-entendus qu’elles véhiculent. On s’intéressera en particulier à l’histoire du concept de valeur, néologisme du XIe siècle, thématisé pour la première fois par Albert le Grand. L’ensemble du réseau notionnel qui lui est lié dans l’analyse scolastique du juste prix (utilité, rareté, besoin) permet de rectifier le préjugé habituel d’une émergence de la pensée économique à l’époque des Lumières. À titre de confirmation, on verra que l’imaginaire du « choix rationnel » est une reformulation de la théologie chrétienne du libre-arbitre. Les notions de « capital » et de « risque » qui émergent dans le commerce méditerranéen du XIIe siècle, sous la plume de notaires pisans, sont également liées à une notion de responsabilité individuelle. L’histoire de l’institution monétaire conduit elle aussi à identifier une origine médiévale, associée à l’émergence d’une conception de la souveraineté territoriale au XIVe siècle. Une relecture des débats sur l’usure permettra de comprendre que, loin de représenter un archaïsme dépassé, l’interdit permet d’exprimer l’existence d’une sphère de moralité supérieure, faite de rapports fondés sur la bienveillance et la gratitude, sans laquelle la sphère inférieure de l’échange utile et intéressé serait tout simplement invivable.  

Sur la base d’une critique historique de la conceptualité et de l’imaginaire économique, il sera possible formuler, en conclusion, quelques propositions en faveur d’une morale écologique, qui subordonne la recherche de l’efficacité économique à la préservation des milieux de vie et de la justice sociale. Ce travail d’histoire intellectuelle de longue durée, englobant l’ensemble du second millénaire chrétien (avec une excursion ponctuelle dans l’histoire biblique et patristique), mené selon les canons de la recherche érudite, assume une orientation explicite vers la formulation d’une philosophie politique écologique adaptée aux conditions de la crise actuelle.

Sylvain Piron est médiéviste à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il est notamment l’auteur de Dialectique du monstre (Zones sensibles, 2015), Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois.

Table des matières :

1. Exorcisme du capital
2. Mythologies du travail
3. Ève au fuseau
4. Adam jardinier
5. L’expulsion de la déesse
6. L’occupation du temps
7. L’industrie humaine
8. Généalogie de la valeur
9. Risque et capital
10. Monnaie et souveraineté
11. Le devoir de gratitude
12. Puissance de la poésie
Index

Informations pratiques :

Sylvain Piron, L’Occupation du monde, t. 2 : Généalogie de la morale économique, Bruxelles, Zones Sensibles, 2020. 448 p. ISBN 978-2-930601-44-1. 23 €.

Source : Zones Sensibles

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Publication – Michel Pastoureau, « Le Taureau. Une histoire culturelle »

Domestiqué sept ou huit millénaires avant notre ère, le taureau est resté le plus sauvage des animaux domestiques. Il se dégage de lui une impression de puissance, de vitalité et de fécondité, qui en a fait un dieu pour de nombreux peuples de l’Antiquité. Le christianisme à ses débuts est parti en guerre contre les cultes qui lui étaient rendus et lui a substitué le bœuf, animal pacifique, paisible et travailleur. D’où une certaine éclipse du taureau dans la culture européenne pendant plusieurs siècles : il se limite alors à la vie des campagnes et à la fécondation des vaches. Toutefois, à partir du XVIe siècle, puis surtout du XIXe, la réapparition des jeux et spectacles tauromachiques le remettent sur le devant de la scène et suscitent des polémiques qui se sont accentuées au cours des dernières décennies.

Informations pratiques :

Michel Pastoureau, Le Taureau. Une histoire culturelle, Paris, Seuil, 2020. 19.90 € TTC
160 pages. EAN 9782021449228.

Source : Seuil

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Colloque – Donne e povertà nell’Europa mediterranea medievale

9-10 novembre 2020
En ligne – Sur Zoom
Per ottenere i link delle singole sessioni scrivere a maddalena.moglia@unimi.it


Programme :

Lunedi 9 novembre, 9.30-13.00

Saluti e introduzione ai lavori

1. Donne fra povertà e riscatto sociale
Presiede Ana Marìa RODRÌGUEZ LÒPEZ


Giuliana ALBINI
(Università degli Studi di Milano) – Ospedali e confraternite per l’aiuto alle donne povere nell’Italia centro settentrionale fra Due e Trecento
Cristina ARCARI (Università di Padova) – Reagire alla vulnerabilità: risposte femminili a solitudine e povertà nelle corti di giustizia della Bologna pepolesca (1337-1350)
Discussione

Lidia ZANETTI DOMINGUES (Institute of Historical Research, University of London) – Rappresentazione e autorappresentazione della povertà femminile nelle suppliche giudiziarie a Siena a inizio Trecento
Beatrice DEL BO (Università degli Studi di Milano) – Donne schiave fra Tre e Quattrocento: tra miseria e riscatto
Discussione

14.30-18.30

2. Donne povere, famiglia e società
Presiede Sandro CAROCCI

Cristina LA ROCCA (Università di Padova) – Muliercula/e, paupercula/e. Gruppi di donne in azione e donne sole miti e obbedienti (secoli VII-IX)
Isabelle CHABOT (Università di Padova) – Povere proprietarie, o delle difficoltà di possedere una dote (secc. XIII-XV)
Denise BEZZINA (CNRS – Centre Roland Mousnier – Sorbonne Université) – Povertà femminile e famiglia a Genova tra Due e Trecento
Discussione

Didier LETT (Université de Paris 7 – Diderot), Anne-Pauline JARRY (École des Chartes, Paris) – Quand la pauvreté vient troubler les rapports de genre. Des hommes impuissants et des femmes seules dans les Marches au XVe siècle
Mireia COMAS VIA – (Universidad de Barcelona) Viudedad y pobreza en Cataluña a finales de la Edad Media
Discussione

MARTEDÌ 10 NOVEMBRE ORE 9.30-13.00

3. Lavoro e povertà femminile
Presiede Paolo GRILLO

Laurent FELLER
(Université de Paris 1 Pantheon-Sorbonne) – Il lavoro femminile nelle campagne (secoli IX-XIV)
Mathieu SCHERMAN (Université de Paris Est Marne-la-Vallée) – Il lavoro femminile in città

Jesus GARCIA DIAZ (Universidad de Sevilla) – Mujeres que trabajan, mujeres pobres. Precariedad laboral y pobreza femenina en el mundo rural sevillano a finales de la Edad Media

Discussione

Tavola rotonda finale

Presiede: Didier LETT
Partecipano: Paolo GRILLO, Alberto LUONGO, Alma POLONI

Source : École française de Rome


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Séminaire – Les vikings et la Normandie, archéologie et histoire

Séminaire Histoire, archéologie et civilisations des mondes antiques et médiévaux

Vincent Carpentier (Inrap, Craham), Les fouilles du fort d’Alizay-Igoville (Eure). De la mise en défense de la Seine contre les vikings au IXe siècle

Pierre Bauduin (Unicaen, Craham), Un traité méconnu : la « paix » entre Richard II et Sven à la Barbe fourchue (début XIe siècle)

Coordination : Pierre Bauduin (Unicaen, Craham)

Informations pratiques :

13 novembre 2020, 14h00-17h00
Université de Caen
Campus 1, amphithéâtre Rouelle,
bât. N, SA 111

Source : CRAHAM

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Prix – The Marjorie Chibnall Essay Prize

Submissions are now being sought for the 2021 Marjorie Chibnall Essay Prize, offered in memory of the former director of the Battle Conference on Anglo-Norman Studies and co-founder of the Allen Brown Memorial Trust. It is awarded for an unpublished scholarly paper based upon original research and relating to the study of the Anglo-Norman world, broadly defined, between c. 850 and c. 1250.

Candidates for the Prize are normally expected to be doctoral students in a recognised institution of Higher Learning, or within two years of having completed a doctorate (from the date the degree was awarded).

The winning paper will be awarded a place at the 2021 Battle Conference on Anglo-Norman Studies, whether this is held in-person or on-line. It is a condition of the Prize that the paper should be delivered at the conference following its award, and be submitted for exclusive publication in Anglo-Norman Studies.

The paper should be written in English, between 7,000 and 8,000 words in length (including footnotes), and be prepared to a consistent form of citation.

Candidates should send a covering letter, an abstract (between 200 and 250 words) of their paper, and their entry itself, to The Hon. Secretary of the Allen Brown Memorial Trust, Ms Caroline Palmer, via an email attachment to Cpalmer@boydell.co.uk with the three documents combined into one file. The letter should make a statement as to the originality of the work; an indication of how the candidate qualifies for entry to the competition; agreement to the terms of the Prize competition; and name, postal address, email address, and institutional details.

Entries must be submitted by 15 February 2021. Previously unsuccessful candidates may reapply, but must address a new topic.

The winner will be announced in early March, the work having been judged by a selection committee made up of representatives of the Trust; their decision will be final and no correspondence will be entered into. The Trustees reserve the right not to make an award should no essay of sufficient quality be entered.

Poster Session

In addition, the 2021 conference will include a poster session for postgraduates to present their research. Students wishing to present a poster should contact Dr Leonie Hicks (leonie.hicks@canterbury.ac.uk) by 1 June 2021.

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Appel à contribution – Rencontres internationales d’épigraphie médiévale

Les rencontres internationales d’épigraphie médiévale organisées du 15 au 19 septembre 2021 à Roda de Isábena (Aragon, Espagne) lancent un appel à contribution destiné aux jeunes chercheurs travaillant sur les inscriptions du Moyen Âge. Les candidats retenus sont invités à présenter leur sujet de recherche dans le cadre d’un séminaire international de trois jours destiné à favoriser le dialogue et l’échange des idées dans le domaine de l’épigraphie médiévale.

Malgré le dynamisme des entreprises éditoriales en Europe et l’intérêt sans cesse renouvelé des recherches sur la culture écrite au Moyen Âge, les travaux sur l’épigraphie médiévale bénéficient aujourd’hui encore trop souvent d’une faible diffusion dans le panorama de la médiévistique. Les rencontres internationales sur le sujet sont très rares et n’accordent qu’une faible place à la présentation des travaux en cours consacrés aux inscriptions du Moyen Âge, notamment de la part des doctorants et des jeunes chercheurs.

Avec l’organisation de cette première édition des Rencontres internationales d’épigraphie médiévale en 2021, il s’agit de remédier à cette situation et de créer l’occasion pour les jeunes chercheurs de présenter leurs travaux, et d’échanger autour de leur problématique et des questions méthodologiques liées à l’analyse des sources épigraphiques. Pour garantir cet espace de discussion, le format retenu pour ces rencontres s’éloigne de celui du colloque, peu propice aux échanges et aux débats constructifs. Les Rencontres réuniront donc une communauté de douze jeunes chercheurs, accompagnés de quatre experts internationaux de la culture écrite médiévale, pour un séminaire de trois jours, selon un format étendu (une heure de présentation suivie d’une heure d’échange). Seul le résumé des travaux est publié en ligne pour assurer la diffusion des recherches. L’attention des participants et des organisateurs pourra ainsi se concentrer sur le débat intellectuel, la confrontation des expériences, le partage des méthodes et l’approfondissement des questions historiques nées de l’analyse des inscriptions.

Cet appel à propositions s’adresse à tous les jeunes chercheurs (masters, doctorants, post-doctorants, ECR ayant soutenu leur thèse après 2014) engagés dans une recherche sur les inscriptions médiévales quelle que soit la thématique ou l’approche (paléographie, technique, linguistique, analyse des textes, prosopographie, iconographie, liturgie, littérature, archéologie, etc.). Pour produire les conditions du débat et pour contribuer à une meilleure connaissance de la culture écrite du Moyen Âge, on s’attachera aux questions méthodologiques et à la dimension anthropologique des recherches en épigraphie médiévale.

Les rencontres internationales d’épigraphie médiévale se dérouleront à Roda de Isábena, petit village médiéval des montagnes aragonaise qui abrite la plus grande collection d’inscriptions médiévales conservée en Europe (avec 231 textes funéraires). C’est au cœur du village que les participants vivront une expérience collective de partage intellectuel ponctuée de visites et de manifestations scientifiques, à Roda et dans les villages alentours.

Pour participer aux Rencontres internationales d’épigraphie médiévale, les candidats doivent soumettre (en anglais, en français ou en espagnol) avant le 15 janvier 2021 à l’adresse électronique indiquée dans le PDF au bas de ce billet : une lettre de motivation décrivant brièvement leurs recherches en cours, un curriculum vitae (une page maximum), un projet de présentation pour le séminaire (500 mots maximum). Les dossiers seront examinés par le Comité scientifique des Rencontres internationales d’épigraphie médiévale et les candidats seront informés des résultats avant le 1er février 2021.

L’organisation des Rencontres internationales d’épigraphie médiévale prend en charge les frais de déplacements des candidats (à hauteur de 250 euros), l’hébergement sur place, les repas et les trajets entre les sites. Les candidats retenus s’engagent à participer activement aux débats et aux échanges sur place, et à fournir en amont de la rencontre un résumé étendu de leur intervention. Le séminaire fera l’objet d’un enregistrement vidéo. Les séances se tiendront en anglais.

Cette manifestation est organisée dans le cadre du projet SCRIPTA-PSL « Programmes épigraphiques et réseaux d’inscriptions » porté par l’École des hautes études en sciences sociales (CRH-AHLoMA, Paris), avec la participation et le soutien de la Direction générale du patrimoine en Aragon, de la Délégation provinciale de Huesca, de l’arrondissement de Ribagorza, de la commune de Roda de Isábena, de l’Évêché de Barbastro-Monzón, de la Real Academia de Nobles y Bellas Artes de San Luis, du groupe de recherche TEMPLA, et de l’association culturelle « Amigos de la catedral de Roda ».

Source : EPIMED

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Conférence en ligne – Milan Pajic, « The Boundaries of Loyalty and Belonging: Foreign Artisans in the English Army during the Campaigns Between 1356 and 1406 »

When : 06-11-2020 from 16:00 to 17:30
Where : Digital: MS Teams group
Language : English
Organizer : Stefan Meysman – Stefan.Meysman@UGent.be



Ninth session of ‘Somewhere beyond the Sea’, the Belgo-British Research Network for Medieval Urban History

For the ninth session of ‘Somewhere beyond the sea’, the Belgo-British Digital Research Network for Medieval Urban History, we have the pleasure of hosting Dr. Milan Pajic (Queen’s University Belfast) who will speak on ‘The Boundaries of Loyalty and Belonging: Foreign Artisans in English Army during the Campaigns Between 1356 and 1406‘.

Dr. Pajic is a former PhD student of the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University. He promoted, under supervision of Prof. Marc Boone and Prof. Jan Dumolyn with a thesis on Flemish textile workers in England in the 14th century. His research focuses on the economic and social history of the later Middle Ages, particularly on the study of migration flows and occupational structure between the fourteenth and sixteenth centuries. More precisely, he is a specialist of the movement of artisans between England, France and the Low Countries and their economic impact on urban economies.The digital sessions are free and open to all. Get in touch with the coordinator if you want to join: Stefan.Meysman@UGent.be.

Somewhere beyond the sea is an initiative of the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University and the School of History at Queen Mary University London (Prof. Miri Rubin).

Source : Henri Pirenne Institute – UGent

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Appel à contribution – Le vêtement, un signe complexe dans la littérature, la culture et la société de l’Angleterre médiévale

English version below

La revue Études Médiévales Anglaises (ÉMA) vous invite à soumettre une proposition de contribution sur la problématique suivante :

Le vêtement, un signe complexe dans la littérature, la culture et la société de l’Angleterre médiévale

Axes de réflexion suggérés:

Le vêtement est un objet à la charge symbolique particulièrement forte dans le monde occidental du Moyen-Âge. Son apparition est liée à une émotion (la pudeur) et à un événement fondateur de civilisation, mais avec des aspects particulièrement négatifs. Il n’est d’ailleurs pas anodin que dans la fameuse question de John Ball : « When Adam delved and Eve span, Who was then the gentleman? », Eve soit celle à qui revienne la tâche de fabriquer le textile destiné à couvrir le couple originel, le tissage étant devenu à l’époque médiévale un symbole d’humilité et de chasteté (Baert, Rudy, 2007), qualités ayant manqué à la mère de l’humanité dans le jardin d’Eden si l’on se fonde sur la Genèse. Toutefois, le vêtement des origines de l’humanité, qui n’est pas encore fait de tissu mais de peau animale ou de végétal, ne fait pas que couvrir la honte originelle : il émane directement de la compassion divine, ainsi que nous le rappelle la religieuse dominicaine Anne Lécu (2016) : les tuniques dont Dieu recouvre les corps d’Adam et Eve (Genèse, 3,21) constituent donc d’emblée des signes contradictoires.

Le vêtement n’est donc jamais purement utilitaire, et l’on a pu parler de véritable « théologie du vêtement » ; une « théologie » qui a son pendant dans le monde séculier, où le statut social plutôt que la vertu devient le déterminant principal d’un individu. Il est le signe visible de valeurs invisibles, définies tant par le choix des couleurs, matières, motifs et formes, que par la manière dont il couvre le corps ou au contraire le révèle. Il se fait médiateur entre le physique et le surnaturel et, pour certains théologiens, il ne fait plus qu’un avec le chrétien qui le porte sur lui comme il porte le Christ en lui (Cras, 2011). Son opulence peut aussi signaler le péché mortel d’orgueil auquel a succombé celui qui le porte, et condamne ainsi les pieux prélats soucieux de promouvoir la grandeur de l’Église, mais  aussi de sauver leur âme  d’infortunés cas de conscience. Si l’habit sacerdotal est symbole de pouvoir, de hiérarchie et d’ordre, celui qui le revêt se place dans une posture contradictoire opposant l’humilité prêchée par le Christ et la nécessité d’affirmer la puissance ecclésiastique. La primauté de l’enjeu de puissance sur le commandement d’humilité est bien représentée dans les textes consacrés aux anachorètes ou aux fous-en-Dieu. Les élites spirituelles semblent ainsi aussi soumises que leurs équivalents laïques à cette mise en scène de soi au travers du vêtement, et cette contradiction les rend également vulnérables aux assauts satiriques des écrivains et poètes médiévaux.

Ainsi, il est rarement aisé de déterminer si le vêtement est pur ornement, s’il sert à couvrir la nudité ou à magnifier le corps, s’il est simplement pratique ou symbolique (Koldeweij, 2006 ; Wirth, 2007), particulièrement dans la littérature médiévale. Dans les œuvres chevaleresques et courtoises, le vêtement est le plus souvent mis au service d’une doctrine, et même d’une propagande (Dimitrova, Goehring, 2015 ; Mérindol, 1989) qui tente d’associer beauté et vertu pour asseoir la suprématie des élites sur le bas peuple, forcément grossièrement habillé, voire quasi nu. Dans cette optique, un vêtement somptueux mettra l’accent sur la noblesse cachée d’un personnage (particulièrement quand son identité est inconnue) et non sur sa vanité. La nudité pourra tout autant signifier le dénuement, la folie ou la grossièreté, que l’érotisme, et parfois tout à la fois, comme dans la figure de l’homme sauvage. Les lois somptuaires, qui tentent de réagir à l’apparition d’une classe bourgeoise prompte à imiter les codes vestimentaires de l’aristocratie, sont un autre exemple de la volonté des élites de barrer l’accès au paraître.

Le vêtement remplace donc le texte, le détourne, voire le contredit ; il témoigne d’allégeances cachées, de relations illicites, de comportements ostentatoires. Dans ces conditions, l’absence (relative ou totale) de toute description vestimentaire est, elle aussi, un choix qui n’est pas seulement esthétique, mais politique (voir le Prologue Général des Contes de Canterbury, les Contes où les vêtements ne sont pas forcément décrits, Hodges, 2014). Chaucer y construit toute une « rhétorique du costume » (Hodges, 2014) qui, à la manière de l’héraldique, contribue à définir les personnages. Un usage particulier du costume se retrouve bien évidemment dans les fêtes de Carnaval, où chaque élément (couleurs, motifs, mais aussi grelots et autres ornements) est porteur de sens (Tissier, 1988 ; Ueltschi, 2019), comme pour le costume du fou de cour (Ménard, 1989).

Il conviendra donc de s’interroger sur le vêtement comme signe contradictoire : révélateur –   mais aussi créateur – de tensions soulignant le contraste entre sa vocation utilitaire et les enjeux de mise en scène de soi et de puissance. Le vêtement voile autant qu’il dévoile. Il traduit le décalage entre le costume d’un personnage et ce qui est dit de lui ou d’elle, entre la réalité historique et sa représentation ou re-création littéraire (Burns, 2004). Il subvertit les attentes à travers le travestissement par exemple, ou simplement par l’intermédiaire de choix vestimentaires osés, comme ce fut le cas pour toutes ces femmes qui adoptèrent le hennin en dépit d’une forte opposition des autorités morales de leur temps (Durantou, 2019).

Tout article abordant les sujets brièvement évoqués plus haut (ou d’autres en relation avec ceux-ci) est le bienvenu, mais les propositions pourront également concerner la résurgence du Moyen Âge à des époques ultérieures. On pourra questionner la vogue du médiévalisme au 19e siècle. Ce mouvement s’inscrit dans un courant tout autant esthétique qu’éthique et politique ; il vise à dénoncer la Révolution Industrielle tout en profitant de ses avancées techniques (voir William Morris, poète, artiste mais aussi industriel). Peut-on voir aussi dans le médiévalisme les prémices de la mode vestimentaire comme rébellion, alors qu’elle avait plutôt servi, au Moyen Âge et à la Renaissance encore (par exemple dans l’usage fait par le jeune Henri VIII de costumes et rituels d’origine médiévale), à conforter l’ordre établi ?

Les propositions sont à envoyer à Tatjana Silec (tatjana.silec@sorbonne-universite.fr) et Martine Yvernault (martine.yvernault@unilim.fr) avant le 15 décembre 2020, et les articles (après acceptation des propositions) avant le 15 février 2021.

Clothing as a Complex Sign in the Literature, Culture and Society of Medieval England

In medieval culture, clothes could be construed as particularly complex symbols; symbols that often contradicted each other, depending on which interpreting method one favoured.

In the Christian world, clothes were from the start connected to one emotion in particular – modesty –; they were also the consequence of a desire for knowledge presented as sinful, one which led to the gradual appearance of all the technical skills required for the production of items of clothing that were either woven or made from animal skin or plants. It should then come to no surprise that, when John Ball asked his famous (rhetorical) question: “When Adam delved and Eve span, Who was then the gentleman?”, he should have given the task of spinning wool to Eve. In the Middle Ages the skills involved in the production of fabric had become symbols of chastity and humility (Baert, Rudy, 2007). But the first clothes worn by Adam and Eve were not woven; they were made of animal skin, and given to them by God (Genesis 3,21), thus allowing for a completely different interpretation of clothing in the Bible as the manifestation of divine pity (Anne Lécu, 2016).Thus, the leather tunics God clothes the erring couple with in the Garden of Eden constitute a contradictory symbol from the start: they signal the original sin and the shame that overcame Adam and Eve, after they had eaten the forbidden fruit, as well as God’s compassion.

Clothing, whether medieval or modern, is therefore never purely utilitarian, so much so that a veritable “theology of clothing” is at work in the Bible, one that finds an equivalent in the secular, heavily hierarchised world of the Middle Ages, in which one’s standing, rather than one’s virtue, determines one’s fate. Any item of clothing is a visible marker of invisible values, defined by the choice in colours, fabrics, patterns and shapes, but also by the way it may cover a person’s body, or on the contrary reveal what is underneath. It can mediate between the physical and the spiritual planes, and, according to some theologians, even become one with the Christian man or woman, its fabric espousing the form of the faithful on the outside, just like the image of Christ informs them on the inside. (Cras, 2011). However, when opulent, it often serves to reveal the pride (as well as other mortal sins) of the person who is wearing it, thus confronting the prelates of the Catholic Church to a conundrum, as they have to choose between promoting the glory of the Church by every means, including clothing, and saving their souls. Religious garments are symbols of power, hierarchy and order, but as such they contradict the ideal of humility preached by Christ. That the former usually trumped the latter can be seen in the derogatory comments found in most of the religious texts written about hermits and other “fools-for-God”. The spiritual elites of the Middle Ages seem to have been as likely as their secular equivalents to make a show of themselves through their sartorial choices – and as vulnerable as them, if not more so, to satire!

While it is often difficult to assess where any medieval item of clothing that may have come down to us was situated on a spectrum going from the purely practical to the purely ornamental and/or symbolical, and whether it was used to cover someone’s nudity or reveal one’s body ((Koldeweij, 2006 ; Wirth, 2007), the task becomes even more complex when clothes are mentioned or play a decisive role in literature. In medieval romances, either chivalric or courtly, clothes are elements of choice in the deployment of a doxa, or even propaganda (Dimitrova, Goehring, 2015 ; Mérindol, 1989) which equates beauty with virtue in order to legitimate the supremacy of the ruling classes over the ill-dressed, ill-mannered plebs. In such a perspective, richly adorned clothes will reveal a person’s nobility (especially when his or her status is unknown) rather than his or her vanity. Conversely, nudity will not always be erotic; rather it will often be used as a signifier of folly, madness, wretchedness or coarseness, sometimes all at once as is the case with the character of the wild man. Sumptuary laws, which try to limit the access of a rising bourgeoisie to a higher status by preventing its members from imitating the sartorial codes of the aristocracy, are part of the same propaganda.

In literary works, clothes thus convey information that is coded and may at times distract the reader from the explicit message of a particular passage, or distort it, and even contradict it. It may signal hidden allegiances, illicit relationships, ostentatious behaviours. Conversely, the absence or paucity of any sartorial description is usually an ethical as well as an aesthetic choice, as is the case in the General Prologue to the Canterbury Tales (Hodges, 2014). In it, Chaucer creates what amounts to a costume rhetoric which, in a manner akin to heraldry, contributes to defining his characters. One may also mention here the particular use made of clothing during Carnival (or other carnivalesque celebrations); the court fool and his peculiar costume (which varies depending on his precise nature of his “folly”) may also come to mind (Tissier, 1988 ; Ueltschi, 2019, Ménard, 1989).

The complexity of the various functions played by clothing means that it should always be examined as the site of contradictions, some of which are particularly revealing of the tensions between its practical use and the way it may become part of the elaborate staging of one’s importance (real or imagined) (Crane 2002). Clothes may be revealing, in more ways than one. They may translate the discrepancy between a person’s sense of dress and what it really says; or between historically accurate clothing and its literary recreation (Burns, 2004). They may subvert expectations or prove controversial, as was the case with the adoption by many medieval women of the headdress called “hennin”, despite vocal opposition by moral authorities (Durantou 2019). They may even challenge order, as transvestites did.

Proposals in the various areas of study briefly delineated above (as well as others that might have been overlooked for brevity’s sake) will be welcome. We will also accept proposals in the field of medievalism, as one might examine the craze for all things medieval at the end of the 19th century as part of the Arts and Crafts movement that was ethical and political as well as esthetical, and aimed at denouncing some aspects of the Industrial Revolution while enjoying the technical advances it offered. Does the resurgence of medieval clothing in the 19th century express rebellion against conservatism (and capitalism) as opposed to previous times, during which clothes (and customs, for instance chivalric ones) evoking a long gone era were generally used to uphold order rather than subvert it ?

Proposals should be sent to Tatjana Silec (tatjana.silec@sorbonne-universite.fr) and Martine Yvernault (martine.yvernault@unilim.fr) before 15 December 2020. The accepted contributions should be sent before 15 February 2021.

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Publication – « Renart le Contrefait, d’après le manuscrit BNF fr. 1630 », éd. C. Pierreville, en collaboration avec R. Bellon, M. Bonansea, C. Lachet, M. Le Person, L. Louison et M. Possamaï

Roman encyclopédique rassemblant les savoirs d’un érudit du XIVe siècle, oeuvre reliquaire destinée à l’édification, Renart le contrefait est l’ultime épigone que le Moyen Âge ait donné au Roman de Renart. Son auteur, un clerc anonyme chassé des ordres pour bigamie, réécrit diverses aventures du goupil afin d’enseigner à ses lecteurs la voie étroite permettant d’utiliser l’art de Renart sans pour autant perdre son âme. Comme dans d’autres récits tardifs, le goupil incarne le mal qui ronge ce siècle, le modèle de ce qu’un preudhomme doit éviter, félonie, orgueil, luxure et gloutonnerie. Mais de manière plus inédite, il lui arrive de brider ses instincts animaux et d’obéir à la Raison. Il devient alors un exemple de la prudence et de la persévérance à suivre si l’on veut déjouer les coups du sort et les assauts de la Fortune, un miroir auquel s’identifier, une figure de l’auteur et du romancier. Le manuscrit BnF français 1630, qui conserve la première version de l’oeuvre, composée entre 1320 et 1327, n’avait encore jamais été édité en intégralité et n’était connu que par des extraits. La présente édition cherche à rendre justice au talent et aux mérites de ce clerc champenois injustement méconnu, tout en s’efforçant d’identifier les multiples textes dont s’est nourrie sa création.

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Informations pratiques :

Renart le Contrefait, d’après le manuscrit BNF fr. 1630, éd. C. Pierreville, en collaboration avec R. Bellon, M. Bonansea, C. Lachet, M. Le Person, L. Louison et M. Possamaï, Paris, Honoré Champion, 2020 (Classiques français du Moyen Âge, 192). 2 vol., 1380 p. ISBN : 9782745353900. Prix : 98 euros.

Source : Honoré Champion

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