Séminaire – La prosopographie : objets et méthodes (2020-2021)

Séminaire de recherche pluridisciplinaire

Le séminaire a lieu le vendredi de 14 h à 17 h à la Sorbonne (1, rue Victor Cousin – 75005 Paris – galerie J.-B. Dumas, esc. R, salle Perroy).

Organisé par le LAMOP, l’UMR Triangle et les Archives nationales, avec le soutien du LabEx HaStec, d’ANHIMA et de l’IHMC

Responsables : Thierry Kouamé, Catherine Mérot et Emmanuelle Picard,  avec la collaboration de Cécile Fabris, Édith Pirio et Geneviève Profit.

Alors que se multiplient les travaux revendiquant une approche prosopographique, ce séminaire de recherche propose d’interroger la méthode elle-même en analysant les travaux réalisés ou en cours, sous un angle scientifique (construction de l’enquête) et méthodologique (du choix des sources à la restitution des résultats). Ces questionnements favorisent la confrontation des différentes sciences sociales qui recourent à la prosopographie, ainsi que les réflexions utiles aux recherches futures. Ce lieu de rencontre permet aussi d’approfondir le dialogue entre chercheurs et archivistes, ainsi qu’entre historiens des quatre périodes, en mettant en évidence des gisements de sources mal connus ou inédits et en revenant sur les modalités d’usage les plus fécondes. Visant un public large, le séminaire se déroule à la Sorbonne, tout en s’adossant à un carnet de recherche Hypothèses. Chacune des séances est organisée de manière thématique et réunit deux à trois interventions.

NEUVIÈME ANNÉE (2020-2021) : QUESTIONS DE RECHERCHE

La neuvième année du séminaire consacrera ses travaux à poursuivre et approfondir la réflexion engagée sur les questions de recherche auxquelles la prosopographie peut aider à répondre. Tous les objets ou toutes les hypothèses ne peuvent en effet tirer profit d’une telle approche, que ce soit par défaut de sources ou par la nature même des interrogations envisagées. Dans d’autres cas au contraire, la prosopographie non prévue initialement semble finalement s’imposer comme la seule méthode propre à résoudre certaines questions. Enfin, une prosopographie planifiée pour répondre à certains types de questionnement peut finalement produire des données qui iront bien au-delà des résultats attendus et ouvriront de nouvelles pistes. C’est donc autour des questions de recherche qui fondent ou qui résultent du recours à la prosopographie que le séminaire se propose de construire son travail annuel.

Programme :

13 NOVEMBRE 2020 : LES NOTABLES

Émilie Martinet (Univ. Montpellier 3 / ASM), De la prosopographie à l’étude des réseaux : analyser les structures administratives provinciales et la hiérarchisation des élites locales sous l’Ancien Empire égyptien (vers 2700-2160 avant notre ère)
Michaël George (Bibl. de Verdun – Univ. de Lorraine / HISCANT-MA), Les chanoines de la cathédrale de Verdun de la fin XIIe au début du XVIe siècle

– Laurent Coste (Univ. Bordeaux Montaigne / CEMMC), Les jurats de Bordeaux à l’époque moderne

11 DÉCEMBRE 2020 : LES FEMMES ARTISTES

Anne Debrosse (Univ. de Poitiers / FoReLLIS), Les poétesses grecques de l’Antiquité ou comment un groupe est constitué par la réception
Suzanne Rochefort (EHESS / CRH), La professionnalisation des comédiennes à Paris dans le second XVIIIe siècle : une approche prosopographique
Emmanuelle Delattre-Destemberg (UPHF / CRISS), Quand la prosopographie permet de lire les corps : le cas du rat d’Opéra au XIXe siècle

29 JANVIER 2021 : LES SERVITEURS DE L’ÉTAT

Yves Coativy (Univ. de Brest / CRBC), Étudier les officiers du duc de Bretagne aux XIIIe et XIVe siècles ou comment faire de la prosopographie dans des fonds d’archives sinistrés
Benoît Carré (Univ. de Lille / IRHiS), Les pensionnaires de la monarchie française au XVIIIe siècle : retour sur une démarche prosopographique fragmentaire
Marc Olivier Baruch (EHESS / CRH), Éléments pour une prosopographie des préfets de l’État français (1940-1944)

5 MARS 2021 : LA PROSOPOGRAPHIE DU CRIME

Claude Gauvard (Univ. Paris 1 / LAMOP), Les condamnés à mort en France à la fin du Moyen Âge
Marine Coquet (EHESS / CESDIP), Gilles Poizat (Arch. nat. d’Outre-Mer), Les bagnards de Guyane aux XIXe et XXe siècles

2 AVRIL 2021 : LES RÉSEAUX SAVANTS

Thierry Kouamé, Stéphane Lamassé (Univ. Paris 1 / LAMOP), La prosopographie au service de l’identification d’un groupe de savants : les mathématiciens à l’université de Paris au Moyen Âge
Philippe Nabonnand, Laurent Rollet (Univ. de Lorraine / Archives Henri-Poincaré), Projet ProsopoMaths : la prosopographie des mathématiciens aux XIXe et XXe siècles

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Publication – « Anglo-Norman Chiromancies », dir. Tony Hunt et Stefano Rapisarda

Au milieu du XIIe siècle, de nouvelles techniques de divination apparaissent en Occident, dont l’une connaîtra un succès éclatant : c’est la chiromancie. Comme pour d’autres pratiques divinatoires utilisées au Moyen Age, c’est la cour anglo-normande qui était un des principaux carrefours de sa diffusion.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Anglo-Norman Chiromancies, dir. Tony Hunt et Stefano Rapisarda, Paris, Classiques Garnier, 2020 (Textes littéraires du Moyen Âge, n° 57 / Divinatoria, n° 7). 103 p. ISBN : 978-2-406-09614-6. Prix : 22 euros.

Source : Classiques Garnier

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Publication – « Les Lettres médiévales à l’aube de l’ère typographique », dir. Renaud Adam, Jean Devaux, Nadine Henrard, Matthieu Marchal et Alexandra Velissariou

Cet ouvrage vise à éclairer les mécanismes qui permirent aux lettres françaises de vivre la transition du Moyen Âge à la première Modernité. Il envisage tour à tour les conditions du glissement de ces textes vers l’imprimé et l’apport des imprimés anciens quant à l’élaboration des éditions modernes.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Les Lettres médiévales à l’aube de l’ère typographique, sous la direction de Renaud Adam, Jean Devaux, Nadine Henrard, Matthieu Marchal et Alexandra Velissariou, Paris, Classiques Garnier (Rencontres, 451), 2020. 349 p. ISBN : 978-2-406-09873-7. Prix : 36 euros.

Source : Classiques Garnier

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Bourse – Subvention du Fonds René Draguet

Destiné à encourager les recherches portant prioritairement sur le développement du christianisme en Orient jusqu’au VIIIe siècle de l’ère chrétienne ou portant éventuellement sur les phénomènes religieux, philosophiques ou sociaux qui, à l’époque hellénistique ou sous l’Empire, ont pu influencer en Orient le développement des mouvements religieux.

Des recherches visant à mettre au point des manuscrits admis à la publication par la Classe des Lettres pourront être subsidiées, de même que des recherches de valeur conduisant à la publication de leurs résultats en langue française.

Période : du 01/01/2019 au 31/12/2020
Date limite d’inscription : 15/12/2020

Toute candidature est soumise aux conditions générales.

Pour toute information complémentaire, nous vous prions de contacter Serge Alexandre.

Source : Académie Royale de Belgique

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Appel à contribution – Ventes, échanges, mutations… De la reconfiguration des maisons entre juifs et chrétiens (XIIe-XVIIe siècles)

Hochschule für Jüdische Studien Heidelberg (Nouvelle Gallia-Germania Judaica) /Universität Perpignan/Deutsches Historisches Institut Paris
Financé par la fondation Klaus Tschira PLZ 66100
Perpignan
20.01.2021 – 21.01.2021
Deadline : 30.11.2020

Le 20 et le 21 janvier 2021, l’équipe de la Nouvelle Gallia-Germania Judaica et l’université de Perpignan en coopération avec l’Institut historique allemand de Paris organiseront un atelier de jeunes chercheurs internationaux. La rencontre de 2021 se consacrera au sujet de Ventes, échanges, mutations… De la reconfiguration des maisons entre juifs et chrétiens (XIIe-XVIIe siècles)

Organisation
Claude Denjean (Université de Perpignan)
Johannes Heil/Imen Ben Temelliste (Hochschule für Jüdische Studien Heidelberg/Nouvelle Gallia-Germania Judaica, Heidelberg)
Amélie Sagasser (Institut historique allemand Paris)
Lluís To Figueras (Université de Gérone)

Enseignants chercheurs participants
Claude Denjean (Université de Perpignan), spécialiste de l’histoire de l’économie et de l’histoire des juifs médiévaux
Johannes Heil (Hochschule für Jüdische Studien Heidelberg), spécialiste d‘histoire médiévale juive
Amélie Sagasser (Institut historique allemand Paris), spécialiste de l’histoire médiévale juive
Lluís To Figueras (Université de Gérone)
Père Verdés ( CSIC Barcelone)

Argumentaire
Le 20 et le 21 janvier 2021, l’équipe de la Nouvelle Gallia-Germania Judaica et l’université de Perpignan en coopération avec l’Institut historique allemand de Paris organiseront un atelier de jeunes chercheurs internationaux. La rencontre de 2021 se consacrera au sujet de Ventes, échanges, mutations… De la reconfiguration des maisons entre juifs et chrétiens (XIIe-XVIIe siècles)
Les historiens des relations entre juifs et chrétiens débattent depuis des années pour rendre compte avec justesse et précision de la topographie des quartiers médiévaux. Nombreux sont ceux qui contestent et nuancent la notion de ségrégation. Après avoir envisagé des différences entre normes et pratiques, il s’avère que, au-delà même de l’attention nécessaire à la chronologie de la distinction, de la séparation, des expulsions, les frontières entre communautés étaient bien plus poreuses, les rapports bien plus complexes que le laisserait penser une stricte application des statuts et des normes lus au sens littéral, parfois sans contextualisation convenable.

La définition de ghetto dans l’Italie moderne se révèle fort éloignée de la vision simplifiée qui mettrait en avant l’enfermement des juifs. Les travaux récents des historiens de l’Italie (XVIe-XIXe siècles) confortent les interrogations des médiévistes qui s’attachent à une histoire sociale, sans pour cela nier le poids de la religion. Ils les interrogent également en présentant des mécanismes et des lois dont l’origine est médiévale voire antique mais dont l’exercice diffère de la réalité antérieure au XVe siècle. L’un des points nodaux place en regard la constitution puis la vie des quartiers et le statut juridique des minorités. Les actes nommant les juifs servi, serfs du roi, paraissent concorder avec une interdiction de posséder des biens fonciers ou immeubles supposées être la loi médiévale. Cependant, une relecture des privilèges accordés aux juifs et une synthèse des nombreuses monographies et études de cas, en particulier de la Provence aux terres catalanes, majorquines, valenciennes et aragonaises, comparée aux résultats au royaume de Germanie et même en Angleterre, montrent que des généralisations et des simplifications sans précautions conduisent peut-être à des faux sens.

Pour s’approcher au plus près des réalités complexes qui conditionnaient l’existence des juifs médiévaux : leurs capacités d’habiter et leurs droits légaux, nous souhaitons procéder prudemment en analysant collectivement des dossiers de documents d’archives et en les proposant à l’interprétation de chercheurs spécialistes d’autres aires géographiques, d’autres communautés religieuses, d’autres thématiques, pour un travail interdisciplinaire attentif stimulant chaque discipline.

Le thème choisi pour cette rencontre fait suite à celui de la première rencontre de Perpignan en 2020. Il s’intègre dans une démarche plus vaste puisque notre équipe participe au colloque Quartiers et frontières (Visa pour l’image, Université de Perpignan, septembre 2020).

Nous envisagerons l’histoire des maisons proches des murailles, des maisons mitoyennes, des galeries autour d’une cour intérieure ou via privata, sans doute le vico italien, les maisons donnant sur des rues « hors le » quartier juif. Ces lieux à la fois sensibles, stratégiques, symboliques nous sont accessibles à travers des actes de mutations, de ventes, de legs… des cadastres, des documents fiscaux, des chartes de privilèges, parfois des descriptions lors de procès. La situation juridique, légale et sociale des acteurs sera examinée en lien avec la situation topographique de leurs biens ou de leur habitat. Les points de vue de l’historien et du juriste seront croisés. Il conviendra d’examiner les dossiers de sources latins, vernaculaires et hébreux.

L’atelier a pour objectif de rassembler des jeunes chercheurs internationaux travaillant sur l’histoire juive médiévale et de leur permettre de présenter leurs travaux en cours à ces sujets. La présentation de ces jeunes chercheurs de dossiers et de sources croisant des documents de nature variée, souvent dispersés, permettra d’envisager une histoire comparée des implantations juives. L’approche économique et sociale de la topographie ouvre à une approche renouvelée du peuplement : urbain versus rural, accès aux marchés et impératifs de la cacherout, tsedaka, études et institutions des universitates, quartiers et prestige social.

Les interventions en anglais et en français seront encadrées par des enseignants chercheurs internationaux spécialistes de ces aires géographiques.

Informations pratiques

Si la situation sanitaire le permet, l’atelier se fera en hybride. Les frais de voyage (train 2de classe et une nuit) des intervenants n`habitant pas à Perpignan mais qui veulent venir à Perpignan seront pris en charge.

Un résumé de 300 mots maximum pour une communication de 20 minutes en francais ou en anglais, accompagné d’un court CV, pourra être envoyé à Claude Denjean (claude.denjean@univ-perp.fr) et à Imen Ben Temelliste(imen.bentemelliste@hfjs.eu) avant le 30 novembre 2020.

Source : H-Soz-Kult

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Publication – Sofia Boesch Gajano, « Un’agiografia per la storia »

In questo volume sono raccolti i saggi più rappresentativi del lungo itinerario di Sofia Boesch Gajano nella storia della santità e del culto dei santi. Il titolo intende sottolineare come l’agiografia – nella varietà delle fonti e nella lunga tradizione metodologica e storiografica – rappresenti un osservatorio, indispensabile per l’alto medioevo e rilevante in ogni epoca, per ricostruire la storia delle società, delle istituzioni, delle culture. La memoria delle esperienze religiose, dei luoghi in cui si sono realizzate, dei miracoli compiuti in vita e in morte dai martiri e dai santi, del potere attribuito alle loro reliquie, offre un ricchissimo materiale per una storia capace di recuperare ogni aspetto della realtà, facendo emergere la varietà sociale, culturale, di genere dei protagonisti e di coloro che beneficiano del potere taumaturgico.

Il volume è dedicato a Jacques Le Goff, a testimonianza di quanto i suoi scritti e ancora più la sua amicizia siano stati importanti nel percorso storiografico dell’autrice.

Sofia Boesch Gajano ha insegnato Storia medievale nelle Università di Siena, L’Aquila e Roma Tre. Ha fondato e presieduto per molti anni l’Associazione italiana per lo studio della santità, dei culti e dell’agiografia (Aissca). Tra le sue numerose pubblicazioni: La santità (Laterza, 1999), Gregorio Magno. Alle origini del medioevo (Viella, 2004), Chelidonia. Storia di un’eremita medievale (Viella, 2010).

Table des matières :

Un lungo percorso tra fonti e storiografia
1. Il santo nella visione storiografica di Gregorio di Tours
2. Il culto dei santi: filologia, antropologia e storia
3. Dislivelli culturali e mediazioni ecclesiastiche: i Dialogi di Gregorio Magno
4. Uso e abuso del miracolo nella cultura altomedioevale
5. Miracoli: dalla storiografia alla storia
6. La certificazione del miracolo nel medioevo: fonti e problemi
7. Lo spazio mediterraneo e la storia della santità
8. Gli spazi della santità
9. L’agiografia
10. Dai leggendari medievali agli Acta Sanctorum: forme di trasmissione e nuove funzioni dell’agiografia
11. Esemplarità e santità
Indice dei nomi

Informations pratiques :

Sofia Boesch Gajano, Un’agiografia per la storia, I Libri di Viella, 2020 (Sacro/santo, 28). pp. 324, 15×21 cm, bross. ISBN: 9788833134635. Prix : 28 euros.

Source : I Libri di Viella

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Podcast – Marc Smith, « Les modèles d’écriture entre manuscrit et imprimé : France, Angleterre et Europe, v. 1400-1800 « 

Accès : Lyell Lectures

De la fin du Moyen Âge au début du XIXe siècle, l’écriture occidentale a été soumise à une diversité sans précédent de types et de styles d’écriture, propres à des nations, à des langues, à des institutions, à des usages fonctionnels et au statut professionnel ou social des hommes et des femmes.

Les modèles calligraphiques pour l’enseignement de ces écritures ont été développés par des scribes professionnels : copistes, clercs de chancellerie, secrétaires et maîtres écrivains. Une minorité d’entre eux ont fait graver et imprimer leurs exemples manuscrits pour une large diffusion, contribuant ainsi à un marché européen de la lettre, sans cesse remodelé par l’équilibre changeant des pouvoirs et des goûts.

Après la prédominance des modèles italiens à la Renaissance, les livres d’écriture français furent une composante essentielle de ce marché. Enfin l’écriture anglaise du XVIIIe siècle s’imposa à son tour, au tournant du siècle, dans les écritures d’affaires du continent.

À la croisée de la bibliographie et de la paléographie, les conférences abordent les questions techniques, commerciales et culturelles soulevées par le catalogage et l’examen matériel des livres d’écriture français, jusqu’ici le territoire le moins cartographié de la calligraphie moderne.

Marc Smith, né en 1963, major de la promotion 1988 de l’École nationale des chartes, a été d’abord conservateur aux Archives nationales (1988-1990 et 1993-1995). Membre de l’École française de Rome de 1990 à 1993, il y a préparé un doctorat de l’École pratique des hautes études sur Les Italiens à la découverte de la France au XVIe siècle : géographie, voyages et représentations de l’espace.

À l’École nationale des chartes, il a été d’abord maître de conférences et secrétaire général (1995-1998). Il a également enseigné à l’université Paris-Sorbonne et dans plusieurs institutions internationales.

Ses recherches en paléographie portent généralement sur l’évolution de l’alphabet latin dans ses conditions culturelles, techniques et cognitives de longue durée, et actuellement sur les recueils gravés des maîtres écrivains à l’époque moderne

Conférences :

Writing Models and the Formation of National Scripts

Bibliography and the Life Cycles of Writing Books

Renaissance Calligraphy from Pen to Press and Back

The Golden Age of French Writing Masters?

Source : École nationale des Chartes

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Publication – Jean Mesqui et Hervé Mouillebouche, « Le château et l’église de Châteauneuf (Côte d’Or) au Moyen Âge »

Au cœur de l’Auxois, Châteauneuf est l’un des plus beaux villages de France, et son château est une image emblématique de la Bourgogne médiévale. Curieusement, cette magnifique carte postale n’avait jamais fait l’objet d’une étude approfondie. Il suffisait pourtant de regarder les murs pour comprendre les raisons de l’installation de la tour maîtresse au XIIIe siècle, et pour décrypter les fonctions des espaces des deux logis que le grand Sénéchal de Bourgogne Philippe Pot a fait construite à la fin du XVe siècle.

Informations pratiques :

Jean Mesqui et Hervé Mouillebouche, Le château et l’église de Châteauneuf (Côte d’Or) au Moyen Âge, Centre de Castlellologie de Bourgogne, 2020. Prix : 25 euros.

Source : Centre de Castlellologie de Bourgogne

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Publication – « Succès des textes latins dans l’Occident médiéval. Approche méthodologique autour du projet FAMA », dir. Pascale Bourgain et Francesco Siri

La base de données FAMA (Fama Auctorum Medii Aevi), élaborée et pilotée conjointement par l’École nationale des chartes et par l’Institut de recherche et d’histoire des textes, propose d’aborder la production littéraire médiévale à travers le prisme des goûts et des besoins des lecteurs médiévaux, traduits en nombre de manuscrits subsistants. Ce nouvel angle d’étude suscite bien des étonnements, les auteurs influents – en tout cas ceux que nous considérons comme tels – n’étant pas toujours les plus représentés sur les rayons des bibliothèques actuelles. Ces distorsions entre le génie littéraire et le succès ainsi mesuré apportent des éclaircissements sur le contexte intellectuel et culturel d’une époque et sur ses évolutions au fil du temps. C’est ce qu’ont cherché à montrer les auteurs ici rassemblés, chacun s’appuyant sur son domaine d’expertise : quelles sont les fonctionnalités offertes par FAMA ? Comment les améliorer ? Comment faire progresser à travers cet outil notre connaissance de la circulation des textes, des besoins culturels et des goûts intellectuels des lecteurs médiévaux ? Ce retour d’expérience constitue également un appel à la collaboration internationale afin de rendre cet outil plus performant à travers la publication des recherches en cours et de leurs résultats.

Table des matières :

Dominique Stutzmann : « Auteurs, genres, date de rédaction : comment étudier les facteurs de succès pour les œuvres recensées dans la base FAMA »
Carmen Cardelle de Hartmann : « Succès et insuccès des textes : remarques préliminaires »
Cédric Giraud : « Qu’est-ce qu’un texte spirituel à succès ? Étudier un genre littéraire, entre sources médiévales et ressources contemporaines »
Dominique Poirel : « Les œuvres théologiques »
Nicole Bériou : « Sermons et prédication dans la base de données FAMA »
Baudouin Van den Abeele : « Fortunes contrastées des encyclopédies latines du Moyen Âge »
Anne Grondeux : « Grammaires et lexiques “à succès” dans le Moyen Âge occidental »
François Bougard : « Histoires latines à succès : le genre historiographique dans FAMA »
Pascale Bourgain : « De la difficulté de définir, classer et comparer les textes poétiques et littéraires »

Informations pratiques :

Succès des textes latins dans l’Occident médiéval. Approche méthodologique autour du projet FAMA, dir. Pascale Bourgain et Francesco Siri, Paris, École nationale des Chartes, 2020. 206 p. ISBN : 978-2-35723-155-9. Prix : 21 euros.

Source : École nationale des Chartes

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Conférence – Sandy Heslop, « Wording the Crucifixion: art, inscriptions and polemics of two Romanesque ivory crosses »

16 November 2020, 6-7pm
Online

Carved crucifixes with long inscriptions are a rarity – usually the image of Christ on the Cross, whether shown triumphant or suffering, is deemed sufficient content. Two important exceptions, both made of walrus ivory, were created in the twelfth century. The earlier was commissioned c. 1110 by Gunhild, the daughter of King Sweyn Magnus of Denmark (he died 1075). Its imagery and biblical citations promote charity, especially of the wealthy to the poor. The more famous ‘Cloisters Cross’ of c. 1175 (now in New York) is more complex, emphasising the extent to which the Crucifixion was the fulfilment of prophecy. Unfortunately its place of origin is not known, but its links with Gunhild’s Cross have been acknowledged though not explored in any detail. Professor Heslop will explore how closely related both crucifixes may be.

Sandy Heslop is Professor of Visual Arts at the University of East Anglia. He has published widely on the art and architecture of medieval Europe, in various media. Current projects include a book on the Parish Churches of Medieval Norwich and another on St Anselm’s Canterbury.

Source : Medieval Art Research

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