Publication – Martin Aurell, « Aliénor d’Aquitaine »

Convoitée pour son vaste héritage, qui s’étend de la Loire aux Pyrénées et de l’Atlantique à l’Auvergne, Aliénor d’Aquitaine a marqué le XIIe siècle de son empreinte. Deux fois reine, mère de onze enfants, infatigable voyageuse qui parcourt l’Occident et le Proche-Orient jusqu’en Terre sainte, active politicienne qui fomente une révolte contre son second époux, Henri II d’Angleterre, captive pendant quinze ans, son destin est en tous points hors norme. Devenue veuve, elle s’attache à défendre le pouvoir de ses fils, le célèbre Richard Cœur de Lion, puis Jean sans Terre. Si la disparition d’Aliénor d’Aquitaine signe la fin de l’empire Plantagenêt, son personnage de femme puissante et insoumise à l’exceptionnelle longévité, entouré d’une persistante légende noire, n’a jamais cessé de fasciner.

Martin Aurell est spécialiste de l’aristocratie, la parenté, les pouvoirs et la culture en Occident aux Xe-XIIIe siècles. Il est professeur d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers, où il dirige le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (UMR 7302). Il est l’auteur d’une dizaine de livres, dont L’Empire des Plantagenêt (1154-1224) (Perrin, 2003), souvent réédité et traduit. Il a dirigé de nombreux ouvrages collectifs, notamment sur Aliénor d’Aquitaine et les Plantagenêt.

Informations pratiques :

Martin Aurell, Aliénor d’Aquitaine, Paris, PUF, 2020 (Biographies). 160 p. ISBN : 978-2-13-081808-3. Prix : 14 euros.

Source : PUF

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Publication – Steffen Patzold, « Presbyter. Moral, Mobilität und die Kirchenorganisation im Karolingerreich »

Wie lebte und arbeitete der Priester an einer kleinen, gewöhnlichen Kirche auf dem Land in der Karolingerzeit? Wie wurden überhaupt die einfachen Gemeinden in Lateineuropa jenseits der prestigeträchtigen Bischofssitze kirchlich organisiert und betreut? Und welche Faktoren haben diese kirchliche Strukturierung des Landes vorangetrieben?

Die Geschichtswissenschaft hat diese Prozesse seit dem späten 19. Jahrhundert mit dem Modell der sogenannten »Eigenkirchen« erklärt: Demnach errichteten grundbesitzende Laien solche Eigenkirchen gleichsam als Kapitalanlage, um mit ihnen regelmäßige Einkünfte zu erzielen – vor allem in Form von Zehnten und Oblationen der Gläubigen. Erst in der Gregorianischen Reform des 11. Jahrhunderts seien Eigenkirchen als Institution verurteilt und der Zugriff von Laien auf Kirchen durch das Patronat neu geregelt worden. Das Buch zeigt, wie sehr dieses Modell Vorannahmen des 19. Jahrhunderts verhaftet ist, und es schlägt ein anderes Erklärungsmodell vor: Dieses Modell nimmt Priester und ihre Gemeinden als Akteure mit eigenen Handlungsspielräumen ernst und sieht im Streben nach moralischer Besserung und nach Kontrolle von Mobilität wesentliche Faktoren der kirchlichen Strukturierung.

Steffen Patzold (Jg. 1972) ist Professor für Mittelalterliche Geschichte und Historische Hilfswissenschaften an der Universität Tübingen.

Informations pratiques :

Steffen Patzold, Presbyter. Moral, Mobilität und die Kirchenorganisation im Karolingerreich, Stuttgart, Hiersemann (Monographien zur Geschichte des Mittelalters, 68). 599 pages. 245×165 mm. ISBN : 978-3-7772-2023-9. Prix : 196 euros.

Source : Hiersemann

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Publication – Nicolas Meylan, « Religion, mythe et politique en Islande médiévale »

La religion des Vikings fascine depuis longtemps. Toutefois, si l’on connaît les aventures de Thor ou d’Odin, les conditions dans lesquelles leurs mythes furent transmis n’ont pas fait l’objet d’un même type d’attention. Or, un constat s’impose : dans leur très grande majorité, les sources qui nous renseignent sur cette religion sont le fait d’auteurs chrétiens, qui les mirent par écrit des siècles après la conversion dans des contextes sociopolitiques précis. C’est dire que ces textes — mythes, sagas, poèmes, lois — posent problème pour la reconstruction de l’histoire de la religion de la Scandinavie préchrétienne. Adoptant un point de vue critique, ce volume problématise l’ancrage chrétien, et donc tardif, des sources et propose une analyse articulant les représentations religieuses « païennes » d’avant la conversion au contexte de leur production. Il s’agit ainsi de se demander comment et pourquoi des Islandais médiévaux mobilisèrent les esprits de la terre, le sacrifice humain, la magie, le destin, ainsi que Thor ou sa mère la Terre.

Fondé sur une étude détaillée de sources provenant de l’Islande des XIIe et XIIIe siècles, attentive aux désaccords entre celles-ci, ce volume propose également une réflexion sur les méthodes, les objets et les visées d’une histoire des religions critique. Prenant le contrepied de travaux synthétiques sur la religion préchrétienne, il accorde une place centrale aux conflits qui traversent les sociétés scandinaves et montre comment les discours religieux, « païens » aussi bien que chrétiens, sont instrumentalisés pour maintenir ou, au contraire, bouleverser les configurations sociopolitiques, à une époque où la royauté norvégienne opère violemment sa centralisation et manifeste ses visées impérialistes sur une Islande secouée elle aussi par les ambitions de ses chefs.

Nicolas Meylan est Maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne et chargé de cours à l’Université de Genève. Ses travaux portent sur la Scandinavie médiévale et sur l’historiographie de l’histoire des religions. Il est notamment l’auteur de Magic and Kingship in Medieval Iceland et de Mana: A History of a Western Category.

Informations pratiques :

Nicolas Meylan, Religion, mythe et politique en Islande médiévale, Liège, Presses universitaires de Liège, 2020. 138 p. ISBN : 978-2-87562-235-8. Prix : 16 euros.

Source : Presses universitaires de Liège

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Publication – Francesco Saverio Annunziata, « Federico II e i trovatori »

Dalla lotta per la conquista dell’impero alla crociata in Terrasanta, dai conflitti con i comuni lombardi al ruolo giocato nel Sud della Francia, le poesie dei trovatori consentono di ricostruire la ricezione dei principali avvenimenti di cui Federico II di Svevia fu protagonista. Il presente volume costituisce la prima analisi sistematica delle liriche trobadoriche relative all’imperatore.

Questa “storia poetica” consente non solo di gettare nuova luce sui rapporti di Federico II con i poeti provenzali ma anche di esaminare alcuni aspetti della poesia occitanica nel corso del XIII secolo, quali la diaspora italiana dei trovatori e il loro rapporto con il potere, la progressiva politicizzazione del trobar e il ruolo di modello che esso ha svolto per le tradizioni poetiche successive, in primis per la Scuola siciliana.

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Table des matières :

Premessa di Paolo Di Luca

Introduzione

I. Elogi e critiche cortesi
II. La poesia politica dei trovatori

Appendice
BibliografiaIndice dei nomi di persona e di luogo

Informations pratiques :

Francesco Saverio Annunziata, Federico II e i trovatori, Viella, 2020 (I libri di Viella, 349). pp. 356, 15×21 cm, bross. ISBN: 9788833132907 € 29,00.

Source : Viella





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Appel à contribution – La déterritorialisation : résistance ou résilience ? (Antiquité – Moyen Âge)

17 novembre 2020
Boulogne-sur-Mer


Confrontées à l’affirmation d’une autorité jugée hostile sur leurs territoires, les populations disposent d’un répertoire d’actions de résistance relativement vaste. La manifestation, la désobéissance civile ou la lutte active, par la plume ou par les armes, sont les recours les plus répandus mais ne sont pas les seules options. Quand les populations ont le sentiment que le départ est nécessaire, la déterritorialisation peut être également, selon certaines modalités, une oeuvre de résistance ou une forme de résilience. Que l’on pense à l’anachorèse des paysans égyptiens écrasés d’impôts, à la fuite au désert des pseudo-messies juifs du Ier siècle, à l’abandon parfois de territoires entiers pour se resserrer à l’échelle de villes ou de quartiers, la déterritorialisation a pu s’expliquer par des logiques pragmatiques et bassement matérielles, mais elle a pu se nourrir aussi de motivations, voire de justifications ou de critiques plus ou moins élaborées (éventuellement a posteriori), mettant en évidence, prétextant ou instrumentalisant un refus de l’obéissance ou du mélange social, politique ou culturel. Comprise ainsi, la déterritorialisation peut n’être pas qu’une simple fuite, mais la sublimation d’une perte. Elle a pu être pensée, appliquée et vécue comme un mode de résistance, voire de survie collective, physique ou identitaire. Elle a pu être volontaire tout autant que contrainte ou incitée, attendue par l’autre parti ou le prendre au dépourvu, permettre d’échapper au pire ou entraîner de lourdes difficultés en exil.

Le propos de la présente journée d’études serait d’explorer ce mode d’action sociale et politique, ainsi que ses justifications dans les sources parvenues jusqu’à nous. Il se structurerait autour de trois axes principaux, au sein desquels l’échec ou le succès devra être questionné :

  • L’abandon territorial, qui est souvent (quoique pas seulement) une forme de résistance aux structures de contrôle et d’exploitation du territoire. On entend par là toute décision de faire obstacle au bon gouvernement et à la bonne gestion du territoire par une entité politique (au sens large) dominante. La grève agricole ou le simple usage de la menace de grève, attestée en Égypte hellénistique, la contrebande ou encore l’évasion fiscale quand elles mettent en avant un motif d’opposition politique, constituent parmi tant d’autres des modalités d’action qui méritent d’être analysées. Sans oublier que l’abandon territorial pour raisons politiques peut être l’une des causes de la naissance de groupes diasporiques et de recompositions identitaires à l’étranger.
  • La déterritorialisation sublimée, qui peut répondre à l’appropriation territoriale. La résistance peut parfois passer par des logiques de déterritorialisation symbolique, à l’époque où le pays est réapproprié, éventuellement de manière culturelle, religieuse ou intellectuelle, par une autre entité. Le choix des Juifs de l’époque talmudique de construire la mémoire d’un temple de Jérusalem couvrant de son ombre toute la terre de Judée pourrait être ainsi une réponse à l’accaparement par les chrétiens des terres, des villes et de l’histoire juives. Devant ce qui apparaît comme une menace pour l’identité collective, les Sages auraient symboliquement renoncé à leur territoire afin de permettre la survie du judaïsme.
  • Le réinvestissement symbolique de nouveaux territoires réels ou imaginaires. Celui-ci peut survenir après la perte de territoires d’importance quasi-identitaire. On pense ici aux projets des croisades tardives formulés après la perte des derniers États Latins d’Orient en 1291. On pense également à l’invention de nouvelles capitales politiques par des pouvoirs défaits, telle Bourges pour le Dauphin Charles auquel la Couronne de France est contestée. On pense également pour les juifs médiévaux au phénomène de regroupement dans des quartiers confessionnels ou de promotion de nouvelles terres promises pour recréer (ou non) la Sion perdue.

Afin d’explorer ce mode d’action individuelle et/ou collective, toutes les propositions de communication explorant les temps antiques et médiévaux sont les bienvenues, qu’il s’agisse d’études de détail ou de synthèses de plus petite échelle. Une approche interdisciplinaire ouvrant la perspective dans le champ de la littérature et des sciences sociales serait appréciée.

Calendrier

L’appel à propositions est ouvert jusqu’au vendredi 3 juillet.

La réponse sera donnée dans les quinze jours. La journée d’études aura lieu à Boulogne-sur-Mer, au site universitaire du Musée (Université du Littoral – Côte d’Opale) le mardi 17 novembre 2020. Les travaux sont susceptibles de donner lieu à publication sous la forme d’un dossier thématique dans une revue spécialisée.

Les organisateurs

  • Claire SOUSSEN, Professeure en histoire médiévale, ULCO, UR 4030 H.L.L.I.
  • Michaël GIRARDIN, Maître de Conférences en histoire ancienne, ULCO, UR 4030 H.L.L.I.

Source: Calenda

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Publication – Jessica Barker, « Stone Fidelity Marriage and Emotion in Medieval Tomb Sculpture »

Medieval tombs often depict husband and wife lying side-by-side, and hand in hand, immortalised in elegantly carved stone: what Phiilip Larkin’s poem An Arundel Tomb later described as their « stone fidelity ».

This first full account of the « double tomb » places its rich tradition into dialogue with powerful discourses of gender, marriage, politics and emotion during the Middle Ages. As well as offering new interpretations of some of the most famous medieval tombs, such as those found in Westminster Abbey and Canterbury Cathedral, it draws attention to a host of lesser-known memorials from throughout Europe, providing an innovative vantage point from which to reconsider the material culture of medieval marriage. Setting these twin effigies alongside wedding rings and dresses as the agents of matrimonial ritual and embodied symbolism, the author presents the « double tomb » as far more than mere romantic sentiment. Rather, it reveals the careful artifice beneath their seductive emotional surfaces: the artistic, religious, political and legal agendas underlying the medieval rhetoric of married love.

Dr JESSICA BARKER is a Lecturer in Medieval Art at the Courtauld Institute of Art, London.

Published with the generous financial assistance of the Henry Moore Foundation.

Table des matières :

Introduction
The Double Tomb: Marriage, Symbol and Society
Love’s Rhetorical Power: The Royal Tomb
Gender, Agency and the Much-Married Woman
Holding Hands: Gesture, Sign, Sacrament
Epilogue
Gazetteer of Hand-Joining Monuments
Bibliography

Informations pratiques :

Jessica Barker, Stone Fidelity Marriage and Emotion in Medieval Tomb Sculpture, Boydell & Brewer, 2020 (Boydell Studies in Medieval Art and Architecture). 33 colour, 63 black and white, 2 line illustrations, 354 pages. 24×17 cm. ISBN : 9781783272716. Prix : 50,00£.

Source : Boydell & Brewer

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Publication – Ad Van Els, « A Man and His Manuscripts The Notebooks of Ademar of Chabannes (989–1034) »

This book is devoted to the life, autograph notebooks and manuscripts of Ademar of Chabannes (989-1034), a monk of Saint-Cybard in Angoulême and Saint-Martial in Limoges. Together Ademar’s writings bear witness to his enormous productivity and to his many talents as a historian, preacher, musical composer, liturgist, teacher and artist. His notebooks in particular, assembled in manuscript VLO 15 at the University Library of Leiden, shed a unique – and neglected – light on Ademar’s capacities as a teacher. An analysis of the texts in VLO 15 shows that Ademar was interested in an extended curriculum (including medicine and Arabic astrology) and that he used a variety of techniques and methods to instruct his pupils.

In this study extensive attention is paid to a critical, palaeographical and codicological investigation of the extant manuscript evidence, including some newly discovered material. Ademar’s versatile writing habits, his way of preparing his parchment and the flexible way in which he constructed and used his quires are discussed, with detailed descriptions of palaeographical samples and numerous colour plates. These will enable the reader to follow the investigations into past ascriptions of manuscripts to Ademar.

The evidence here presented offers a more positive and nuanced view of Ademar, who in recent years has been portrayed as a solitary forger leading a marginal life at Saint-Cybard, his place of exile, on account of his attempts to promote his patron saint St Martial to a position as one of Christ’s disciples. Allegedly, the ensuing conflict led to his decision to depart for the Holy Land, never to return. However, the evidence of the manuscripts makes this unlikely and proves that Ademar had every intention of returning to his beloved monastery to continue his work there.

Ad van Els studied economic history in Leiden, philosophy in Nijmegen and medieval studies in Utrecht (PhD). He specialized in the manuscripts of Ademar of Chabannes since 2004.

Table des matières :

Chapter I. Ademar of Chabannes: Enigma or Open Book?
Chapter II. The Corpus of Ademar’s Manuscripts
Chapter III. Unity in Diversity: the Manuscript Vossianus Latinus Octavo 15
Chapter IV. Recognizing Ademar’s Hand
Chapter V. Ademar as a Teacher: Collecting, Storing and Transmitting Knowledge
Chapter VI. Epilogue

Appendix 1. List of Ademar’s Autographs (Texts and Drawings)
Appendix 2. Summary Table of Scribal Features
Appendix 3. The Stratigraphy of VLO 15: Quire and Text Diagram
Appendix 4. Contents of VLO 15
Appendix 5. Tironian Notes in VLO 15

Bibliography
Index of Manuscripts
General Index

Informations pratiques :

Ad Van Els, A Man and His Manuscripts The Notebooks of Ademar of Chabannes (989–1034), Turnhout, Brepols, 2020 (Bibliologia, 56). 338 p., 154 colour ill., 216 x 280 mm. ISBN: 978-2-503-58779-0. Prix : 90 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Perceval. La figure de Perceval en ses productions, thèmes et variations

Depuis sa fondation en 1973, le « Cercle d’études nouvelles d’anthropologie, les amis arthuriens de René Bansard[1] (CENA) », s’attache à mettre en valeur les mythes contes et récits légendaires liés aux romans de la Table Ronde et ce singulièrement dans les terroirs de l’espace Narmandie-Maine, aux marches de la Petite Bretagne.

Chaque année, se succèdent journées d’études, colloques scientifiques, voyages d’études, travaux de ses membres et d’universitaires invités, concrétisés par la production d’ouvrages édités aux éditions du Cosmogone, dans la collection « Graal et chevalerie ».

La figure de Perceval ayant été abordée, voici 17 ans, dans une journée d’études du CENA[2], il a semblé aux membres de l’association qu’un nouveau travail plus complet s’imposait pour approfondir les pistes déjà entrevues et ouvrir ce travail à de nouvelles interrogations, à d’autres points de vue.

Le volume ainsi constitué fera l’objet d’une publication. A sa réalisation, il constituera un apport supplémentaire à l’oeuvre entreprise par l’association CENA depuis presque un demi-siècle.

Argumentaire :

Perceval : perce val, Percheval, perche en val, Perlesvaus, par les vaux, les interprétations du nom ne manquent pas et ce d’autant plus que le personnage apparaît dans une trentaine de romans médiévaux entre le 12ème et le 15ème siècle.

Le plus célèbre est sans contredit le roman de Chrétien de Troyes écrit vers 1185 : Perceval ou le Conte du Graal. Inachevé, il a donné lieu à plusieurs continuations et romans en prose où se perpétuent ses aventures, tel le célèbre Lancelot Graal (vers 1225), en lequel l’antiquaire Guillaume Assolant voyait le père de tous nos romans, d’autres tels : l’Estoire dou Graal ou Joseph d’Arimathie de Robert de Boron, (v 1190), et aussi le Parzival de Wolfram von Eschenbach (vers 1203) dont Wagner fera un opéra, Perlesvaus, le Haut Livre du Graal (1230-1240) etc.

Les érudits s’interrogent également sur la place que tient dans ce panorama le Peredur roman gallois du 12ème siècle.

La littérature, le théâtre, l’opéra, le cinéma, les séries télévisées, même les jeux-vidéos, n’ont cessé, depuis, d’en magnifier la figure.

Notre propos, pour cet ouvrage, ne consistera pas à refaire ce que nombre de savants historiographes et spécialistes de littérature médiévale ont déjà si bien fait notamment dans le cadre de la Société arthurienne internationale, mais plutôt d’interroger le sens de cette figure, telle que le Moyen-âge nous l’a léguée et telle qu’elle trouve écho en nos esprits, en quoi elle nous provoque.

En effet, comme l’a écrit Umberto Eco[3], « la culture médiévale possède un sens de l’innovation ; mais voilà, elle s’évertue à le dissimuler sous les oripeaux de la redite (à la différence de la culture moderne qui fait mine de renouveler alors qu’elle ne fait que répéter) ».

La figure de Perceval, le « nice » chevalier, s’impose en effet certes sur le plan d’une esthétique qui lui est propre et dépasse peut-être les intentions de ses auteurs, mais elle peut être interrogée comme porteuse d’une mythologie inhérente en ses sources et aussi, en tant que telle, comme production littéraire voire philosophique, ou encore l’utilisent replacée dans les contextes culturels de ses productions.

Elle doit encore être examinée telle qu’elle a été reçue et telle que nous la recevons car elle a affaire à l’humain en chacun de nous et à notre humanité, car elle sollicite nos affects, nos représentations, nos imaginaires ?

D’un autre point de vue, en quoi le Perceval que nous connaissons a-t-il à voir avec les mythologies indo-européennes auxquelles certains ont pu le rattacher, aux thèmes de la Vengeance, à quel Appel à l’Autre Monde répond le fils de la Veuve Dame quand le monde qu’il découvre est frappé de stérilité et de mort ?

Les contributions sollicitées, on le voit, peuvent être celles de la littérature, de l’anthropologie culturelle, de l’histoire, de la mythologie et du folklore mais aussi de la psychologie, de la psychanalyse, et encore de l’iconographie et de l’héraldique.

René Bansard lui, autre piste possible, s’interrogeait sur les relations qu’il percevait entre le personnage de Perceval et la toponymie du Perche, le blason de l’abbaye de Perseigne, les œuvres de certains de ses abbés. Et ce grand érudit qu’est Gilles Susong n’hésitait pas à mettre en relation l’Estoire del Saint Graal avec divers toponymes normands, des épisodes historiques médiévaux de la province et certains modèles hagiographiques[4]. Chantier qui a encore été celui de CENA depuis tant d’années.

 Notre projet est bien, pour cet ouvrage, de mettre en lumière, autant que faire se peut, une figure restée largement énigmatique et mystérieuse en ses productions, thèmes et variations.

Notes :

[1] Siège social Mairie de Lassay les Châteaux (53)
[2] Tristan et Perceval, Herméneutiques sociales, édition CENA, 2003.
[3] Ecrits sur la pensée au Moyen-âge, Grasset, 2016.
[4] Personnages et paysages normands dans les derniers romans de Chrétien de Troyes, in Les romans de la Table Ronde, la Normandie et au-delà, éditions Corlet, 1987, p.51 à 72.

Conditions de soumission

Les articles seront à adresser, pour soumission au comité scientifique, à Georges Bertin, georges.bertin49(at)gmail.com

avant le 1er septembre 2020

Format : résumé, mots clefs, 30000 signes maximum.

Responsable scientifique : Georges Bertin

Source : Calenda

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Publication – « L’objet au Moyen Âge et à l’époque moderne. Fabriquer, échanger, consommer et recycler », dir. Yves Henigfeld, Philippe Husi et Fabienne Ravoire

Trente ans après le premier congrès de la Société d’archéologie médiévale (SAM) sur la céramique du Ve au XIXe siècle, le XIe congrès international de la Société d’archéologie médiévale, moderne et contemporaine (SAMMC), qui s’est déroulé à Bayeux en mai 2015, avait pour ambition de remettre l’objet au cœur du débat historique. Les actes de ce colloque réunissent une trentaine de contributions que l’on doit à une soixantaine de spécialistes, permettant de dresser un état de la recherche n’excluant aucune catégorie de mobilier (céramique, métal, matériaux organiques, verre). Cette approche de l’une des principales composantes de la culture matérielle est envisagée selon quatre angles thématiques (la fabrication, les échanges, la consommation et le recyclage) qui font chacun l’objet d’une section alimentée par des présentations de synthèse ou des études de cas.

Table des matières :

Les auteurs  
Yves Henigfeld, Philippe Husi et Fabienne Ravoire : Avant-propos                                     
Frans Verhaeghe : Objets, mobiliers, artefacts, matériel, portables et culture matérielle : quelques réflexions en guise d’introduction

Fabriquer : les lieux, les hommes et les techniques
Synthèses (communications)

Jean-François Goret : L’artisanat médiéval des matières dures animales avant le XIIIe siècle en France : quelques réflexions sur une activité méconnue
Olivier Thuaudet : La fabrication des accessoires en alliage cuivreux de la ceinture des XIIIe- XIVe siècles : le témoignage du mobilier provençal       
Mathieu Linlaud : L’évolution des mécanismes de serrure aux XIVe et XVe siècles : vers une serrurerie moderne   
Inès Pactat, Bernard Gratuze et Volker Hilberg : La fabrication des verres à décor rapporté à l’époque carolingienne : matières premières et colorants, une histoire commune ?  
Isabelle Commandré : L’artisanat verrier en Languedoc méditerranéen à l’époque moderne (XVIe-fin XVIIIe siècle)

Études de cas (posters)

Koen De Groote, Jan Moens, Brigitte Cooremans, Koen Deforce, Anton Ervynck et An Lentacker : L’atelier d’un artisan arbalétrier entre 1489 et 1498 à Alost (Belgique) 
Corinne Goy : Florilège des faïences de la manufacture de Clerval (Doubs), début du XVIIe siècle
Cécile Lagane : Relecture archéologique et technique d’un meuble médiéval : l’armoire de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux
Françoise Labaune-Jean : De terre, de métal ou de verre, des cornes pour les pèlerins du Mont- Saint-Michel (Manche) (XIVe-XVIe siècles)
Delphine Henri : Textiles tourangeaux du XVe-XVIe siècle (Indre-et-Loire, France) : production, utilisation, remploi

Échanger : les circuits de distribution et d’approvisionnement
Synthèses (communications)

Catherine Richarté-Manfredi, Jean Catalo et Alban Horry : Les céramiques peintes vertes et brunes du Midi de la France entre importations et productions locales du Xe au XVIIIe siècle 
Stéphanie Dervin et Anne Bocquet-Liénard : Les aires d’approvisionnement en céramique en Basse-Normandie de la fin du XIIe siècle à la fin du Moyen Âge
Sarah Grenouilleau-Abuoudeh, Aurore Noël, Yves Henigfeld et Philippe Husi : Nouvelles données sur l’approvisionnement de la céramique dans la basse et moyenne vallée de la Loire du XIIIe au début du XVIIe siècle 
John Allan : The Importation of French Ceramics to South-West England, c  AD 900-1600 
Philippe Dillmann, Maxime L’Héritier, Alexandre Disser, Stéphanie Leroy et Enrique Vega : Produire, échanger, utiliser les métaux ferreux au Moyen Âge : nouveaux éclairages interdisciplinaires 
Stéphane Palaude : Questions autour de la distribution des produits verriers industriels du milieu du XVIIIe au XIXe siècle

Études de cas (posters)

Jean Soulat : Fabrication et diffusion des manches de couteau à décor foliacé : témoin de la culture matérielle française de la fin du XVe à la première moitié du XVIe siècle
Pierre Mille : De Collioure à Besançon, pérégrination d’un baril de salaisons à la fin du XVIIIe siècle Noémie Tomadini, Emmanuel Barthélémy-Moizan, Sandrine Grouard et Christine Lefèvre : Le mobilier archéologique en os de Martinique aux périodes historiques (1645-1902) : entre importations et production locale

Consommer : quels objets pour quel(s) usage(s) et pour quelle(s) population(s) ?
Synthèses (communications)

Adeline Guillemot, Vincent Legros et Aurélie Raffin : Le mobilier métallique en contexte rural du VIIIe au XIIe siècle dans le nord-ouest de la France 
Isabelle Rodet-Belarbi et Carole Cheval : Têtes humérales et fémorales de bœuf retaillées : essai de synthèse sur des objets singuliers (VIe-XIIIe siècles)      
Viviane Aubourg et Didier Josset : Apports socio-fonctionnels de l’étude des objets et des déchets artisanaux pour la connaissance des sites de Blois et de leurs occupants du VIIIe au XIe siècle       Marie-Christine Bailly-Maître : Vie quotidienne et niveau de vie des hommes du métal aux XIe-XIVe siècles
Duncan H  Brown : The Acquisition and Use of Pottery ; a Case Study from 13th-Century England

Études de cas (posters)

Amélie Berthon et Fabien Loubignac : Étude du petit mobilier et interprétations : le cas du village carolingien des « Chesnats », La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret)        
Frédéric Lemaire : Les pipes des soldats de Napoléon : données archéologiques et historiques sur la consommation de tabac dans la Grande Armée

Recycler : l’objet réparé ou la seconde vie des objets
Synthèses (communications)

Fabrice Henrion, Ariane Pinto et Constantin Pion : Recycler pour l’éternité : détournements, remplois et réutilisation dans la tombe au haut Moyen Âge
Nicolas Thomas et Lise Saussus : Cycle de l’objet, recyclage de la matière : réparer, détourner, fondre et refondre le cuivre et ses alliages (Ve-XVIIIe siècle) 
Maxime L’Héritier, Alexandre Disser, Stéphanie Leroy et Philippe Dillmann : Récupérer et recycler les matériaux ferreux au Moyen Âge et au début de la période moderne : des textes à lamatière            
Véronique Montembault : Pourquoi jeter et non pas recycler ses chaussures au Moyen Âge ?
Daniel Lord Smail, Gabriel H  Pizzorno et Nathaniel Hay : Recyclage et ontologie de l’objet dans les textes du bas Moyen Âge : l’exemple de Marseille 

Études de cas (posters)

Caroline Claude et Annie Lefèvre : Le recyclage des poteries en Île-de-France et dans le département de l’Oise à l’époque médiévale (VIe-XVe siècles)       
François Blary et Sébastien Ziegler : Objet d’art et durée de vie longue observés en contexte archéologique : réflexion à partir de deux objets exceptionnels découverts à ChâteauThierry   

Luc Bourgeois : En guise de conclusion. Catalogues de mobilier et approche matérielle des cultures médiévales et modernes : quelques éléments pour un débat   
Résumés

Informations pratiques :

L’objet au Moyen Âge et à l’époque moderne Fabriquer, échanger, consommer et recycler, dir. Yves Henigfeld, Philippe Husi et Fabienne Ravoire, Turnhout, Brepols, 2020 (Publications du Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales). 456 p., 220 x 280 mm. ISBN: 978-2-84133-972-3. Prix : 47,17 euros.

Source : Brepols

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Publication – Rosalind Brown-Grant, « Visualizing Justice in Burgundian Prose Romance. Text and Image in Manuscripts of the Wavrin Master (1450s-1460s) »

This is the first monograph devoted to manuscripts illuminated by the mid-fifteenth-century artist known as the Wavrin Master, so-called after his chief patron, Jean de Wavrin, chronicler and councillor at the court of Philip the Good of Burgundy. Specializing in the production of pseudo-historical prose romances featuring the putative ancestors of actual Burgundian families, the artist was an attentive interpreter of these texts which were designed to commemorate the chivalric feats of past heroes and to foster their emulation by noble readers of the day. Integral to these heroes’ deeds is the notion of justice, their worth being measured by their ability to remedy criminal acts such as adultery, murder, rape, and usurpation. In a corpus of 10 paper manuscripts containing the texts of 15 romances and over 650 watercolour miniatures, the stylized, expressive images of the Wavrin Master bring out with particular clarity the lessons in justice which these works offered their contemporary audience, many of whom, from the Burgundian dukes downwards, would have been responsible for upholding the law in their territories. Chapters are devoted to issues such as the nature of just war and how it is linked to good rulership; what forms of legal redress the heroines of these tales are able to obtain with or without the help of a male champion; and what responses are available in law to a spouse betrayed by an adulterous partner. The book will be of interest to scholars of medieval art, literature, legal and cultural history, and gender studies.

Rosalind Brown-Grant is Professor of Late Medieval French Literature at the University of Leeds. She has published on Christine de Pizan, French prose romance, Burgundian historiographical writing, and text/image relations. Her work has been funded by the Arts and Humanities Research Council, British Academy, and Leverhulme Trust; she has also held Research Fellowships at Le Studium, Institute for Advanced Studies, Orléans, and the Netherlands Institute for Advanced Study in the Humanities and Social Sciences, Amsterdam.

Table des matières :

List of figures
Foreword and acknowledgements

Introduction
This chapter sets out the rationale for the monograph. First, it situates its approach to study of the works of the Wavrin Master in relation to past and current scholarship in the field of Burgundian manuscript illlumination. Second, it explains and briefly illustrates the methodology it adopts, this being the analysis of the interplay between text and image in manuscripts of these prose romances, from the particular perspective of how this interplay inflects the issues of justice that are raised in the narrative. Third, it outlines in detail the precise research questions that will be addressed in the monograph and explicates the order of the chapters, justifying which texts have been selected from the corpus for detailed treatment.  

Chapter 1: Artist, Corpus, Patrons, Court 
This chapter provides a detailed context for analysis of the manuscripts in the Wavrin Master corpus by outlining who the artist was, what his body of work consisted of, who his chief patrons were, what books they held in their libraries, and how these texts contributed to the wider ideological project of legitimising the Burgundian polity as a personal union between the lord and his subjects, particularly during the reigns of the third and fourth dukes, Philip the Good and Charles the Bold. It thus sees these romances as forming part of a “literature of statecraft” teaching princely virtues, especially on matters of justice, alongside moralising works such as mirrors for princes, military treatises, and the many different types of historiographical texts that found favour at the Burgundian court.

Chapter 2: Justice, Warfare, and Rulership in Florimont, the Seigneurs de Gavre and Saladin 
This chapter focuses on three texts whose presentation of the hero’s military exploits can be read as a demonstration of medieval just war theory in action and of the link between just war and just rulership. It argues that the first two tales, Florimont and the Seigneurs de Gavre, can be seen as paradigmatic of the Wavrin Master’s corpus in depicting an unequivocally exemplary hero as a just warrior and later ruler pitted against a series of antagonists whose illegitimate wars destroy their credibility as governors of their lands. By contrast, the third text, Saladin, is much more ambivalent in its portrayal of a hero whose undoubted status as a model of just conduct in war is fatally undermined by his reasons for going to war in the first place, being chiefly motivated by an insatiable desire for conquest, a lesson which may well have had a particular pertinence for Charles the Bold whose territorial ambitions far outstripped those of all three of his ducal predecessors. Translating these texts’ often abstract ideas about just war and just rulership into the realm of the visual, the Wavrin Master plays with the extent to which the hero as a chivalric leader can be contrasted with his opponents in terms of both his appearance and his physical domination of space as a way of underlining the rightfulness or wrongfulness of the military causes he espouses.  

Chapter 3: Poor Judgements: Righting Wrongs against Women in Gérard de Nevers, the Fille du comte de Pontieu, and Florence de Rome
This chapter examines three romances that deal with the righting of wrongs perpetrated by men against women and the ways in which these female victims of injustice find legal redress. In the first of these texts, Gérard de Nevers, justice for the wronged heroine is obtained by the male figure who had endangered her in the first place, as he fights a series of judicial duels to clear her name. Nevertheless, the heroine herself is not simply a passive receiver of this justice but herself has to use the workings of the law in order to regain her rightful place in society, in particular through her eloquence in pleading in court. The doubly wronged heroine of the second text, the Fille du comte de Pontieu, victim of a gang-rape and of her own father’s punishment of her for having supposedly dishonoured her family, gains legal redress through her own efforts, pardoning the father who had wronged her but also making him swear a solemn oath never to reproach her again for her misfortune. Finally, in Florence de Rome, the heroine is abducted by her brother-in-law and subjected to multiple attempts at rape but eventually attains justice through herself exercising  judgement over her transgressors. In his treatment of these women in relation to justice, the Wavrin Master places particular emphasis on representing scenes of crimes so as to establish the heroine’s innocence and the different forms of judicial process by which she regains her honour and status. Valorising women in relation to justice through their demonstration of eloquence as well as through their capacity to make just judgements, these romances play their part in legitimising the role that high-status women such as the duchesses in particular were playing de facto in the good governance of the Burgundian polity.    

Chapter 4: Domestic Betrayals: Adultery and the Problem of Lawful Response in the Chastellain de Coucy and the Comte d’Artois
This chapter, which deals with two romances that focus on the question of adultery, seeks to correct a scholarly misconception about the prevalence of extramarital relationships in Burgundian chivalric literature being a reflection of the licence that members of the male elite, particularly Philip the Good himself, allowed themselves in their own adulterous relations. It argues that, in fact, rather than celebrating extramarital love, the Chastellain de Coucy and the Comte d’Artois are concerned to teach their noble readers, both male and female, about the dangers of adultery. In particular, the way in which the domestic betrayals within these romances are treated textually and visually rejects the idea of adultery as an ennobling passion (as found in the Tristan legend, for example) and instead examines the lawful or unlawful response on the part of the betrayed spouse to the fact of their betrayal, thus addressing the wider social and legal repercussions of such extramarital passions. In his treatment of these two texts, the Wavrin Master draws on multiple pictorial traditions and runs a gamut of emotions from the courtly to the bathetic and from the erotic to the tragic in order to show that adultery, as an act of private domestic betrayal, can only lead to further forms of injustice.

Conclusion: Text, Image, Ideology, Justice
This chapter summarises the case made for seeing the Wavrin Master as a highly original interpreter of an unusually homogeneous body of works, ones in which the interplay of text and image is integral to the way that its lessons in statecraft, particularly on the issue of justice, would have been received at the court of Burgundy by both a male and a female audience.

Appendix 1: Corpus of manuscripts
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Rosalind Brown-Grant, Visualizing Justice in Burgundian Prose Romance. Text and Image in Manuscripts of the Wavrin Master (1450s-1460s), Turnhout, Brepols, 2020 (Burgundica, 29). 389 p., 140 colour ill., 178 x 254 mm. ISBN: 978-2-503-58633-5. Prix : 99 euros.

Source : Brepols

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