Web – Brepols Webinars : planning

We are pleased to inform you that several webinars about BREPOLiS databases will be organized in the coming weeks. Each webinar will last about 15 min. and will be followed by a session of Q/A.

You’ll find below the planned webinars :

To participate to one or several of these webinars, please send us an email with the title of the webinar that is of interest to you. Please note that this list will be updated regularly!

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Version française :

Nous avons le plaisir de vous informer que plusieurs webinaires sur les bases de données BREPOLiS seront organisés dans les semaines à venir. Chaque présentation durera environ 15 min. et sera suivie d’une session de questions/réponses.

Ci-dessous, vous trouverez le planning des webinaires:

Afin de participer à l’un ou plusieurs de ces webinaires, veuillez nous envoyer un email en indiquant le titre de la (des) présentation(s) que vous souhaitez suivre. Veuillez noter que cette liste sera mise à jour régulièrement.

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Conférence en ligne – Didier Panfili, »Cachez ces (400) chirographes que je ne saurais voir. La pratique chirographaire et ses usages en Bas-Languedoc (1060-1220) »

Le jeudi 23 avril 2020 à 14h00, Didier Panfili (LaMOP – Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne) présentera une communication intitulée Cachez ces (400) chirographes que je ne saurais voir. La pratique chirographaire et ses usages en Bas-Languedoc (1060-1220) dans le cadre du webinaire organisé par le groupe de recherche « H 37 – Histoire et cultures graphiques » (dir. Paul Bertrand, UClouvain).

Accès libre via Zoom : https://zoom.us/j/5994239729

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Source : ReScript

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Publication – Christoph Haack, « Die Krieger der Karolinger. Kriegsdienste als Prozesse gemeinschaftlicher Organisation um 800 »

The deconstruction of the feudal system includes basic elements of the early medieval social order. This volume proposes a new theory for understanding one of the most critical elements of social order and interaction in the Carolingian dynasty during the decades around 800: military organization. The new theory links collective and personal structures in order to furnish a unique model of social order.

Christoph Haack, University of Tübingen, Germany.

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Table des matières :

Inhaltsverzeichnis
1. Einleitung
2. Modelle
3. Dekonstruktion
4. Konstruktion
5. Thesen

Informations pratiques :

Christoph Haack, Die Krieger der Karolinger. Kriegsdienste als Prozesse gemeinschaftlicher Organisation um 800, De Gruyter, 2020 (Ergänzungsbände zum Reallexikon der Germanischen Altertumskunde, 115). 24.0 x 17.0 cm, 273 pages. 978-3-11-062614-8. Prix :109,95 euros.

Source : De Gruyter

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Publication – « Animali figurati. Teoria e rappresentazione del mondo animale dal Medioevo all’Età moderna », dir. Stefano Riccioni e Luigi Perissinotto

Il mondo animale, reale e fantastico, ricopre da sempre un ruolo fondamentale nel percorso di (auto)conoscenza e (auto)rappresentazione dell’uomo.

Il Medioevo e la prima Età moderna costituiscono un crocevia per l’interpretazione allegorica degli animali, per la loro osservazione scientifica e per le modalità di rappresentazione in arte.

Trattando di scimmie, sirene, grifoni, leoni, grilli, falchi, vermi e fenici, il volume affronta con un approccio critico multidisciplinare il complesso linguaggio metaforico offerto dalla varietà dei modi nei quali gli animali erano teorizzati, visti, immaginati, raccontati e, soprattutto, raffigurati nella società e nella storia tra Medioevo e Rinascimento, con un particolare riguardo alle opere presenti nella città di Venezia.

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Table des matières :

Stefano Riccioni, Introduzione. Raffigurare gli animali
Francesca Cecchetto, «Simia quam similis turpissima bestia nobis!»
Craig Martin, Theories of Animals as Weather Signs in Renaissance Italy
Agostino Paravicini Bagliani, Dal papa-pavone al Papstesel. Figure di papi-animali nel Bestiario del papa
Francesco Zambon, Il verme e la fenice: gli animali come «simboli dissomiglianti» in Giovanni Scoto Eriugena
Arturo Carlo Quintavalle, Bestiario: parole e figure tra “Riforma Gregoriana” ed eresie
Silvia De Luca, Sul “Bestiario” di San Rufino ad Assisi. Storia e iconografia
Simona Moretti, La sirena nell’arte medievale: pulcherrima virgo?
Francesca Saccardo, Marmi scolpiti medievali con raffigurazione di animali dalla collezione Franchetti e dai depositi della Ca’ d’Oro
Xavier Barral i Altet, Le lion protecteur de l’entrée et vecteur d’identité: à propos des lions remployés dans l’entrée gothique de la Corte Pisani à Venise
Giordana Trovabene, I grilli tra filosofia e tradizione: un inserto musivo nel pavimento medievale della chiesa dei Santi Maria e Donato a Murano
Stefano Riccioni, Percorrendo il Bestiario. La rappresentazione del mondo animale nei pavimenti musivi del Medioevo veneziano
Carlo Tosco, Animali, automi e bizzarrie nei giardini medievali
Fulvio Cervini, Belve di ferro. Un percorso nell’arte dell’armatura alla fine del Medioevo
Augusto Gentili, Dall’albo di figurine all’illusione del dizionario: istruzioni per l’uso
Francesco Trentini, Etologia e metafora del mondo nella sala a fogliami di Palazzo Grimani
Daniela Ferrara, Oltre il Leone. Animali simbolici per reggistendardi di Alessandro Leopardi in Piazza San Marco a Venezia

Informations pratiques :

Animali figurati. Teoria e rappresentazione del mondo animale dal Medioevo all’Età moderna, dir. Stefano Riccioni e Luigi Perissinotto, Viella, 2020 (I libri di Viella. Arte). 336 p. ISBN : 9788833132310. Prix : 44 euros.

Source : I libri di Viella

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Web – Plusieurs publications des collections de l’École française de Rome accessibles et téléchargeables

Accès : ici

L’École française de Rome publie les travaux de ses membres et le résultat des ses activités scientifiques en histoire, archéologie et dans les sciences sociales. Les ouvrages sont principalement publiés au sein des séries traditionnelles : la Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome (BEFAR) créée en 1876, et la Collection de l’École française de Rome (CEF) créée en 1964.

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Publications relatives au Moyen Âge :

Olivier Delouis, Maria Mossakovska-Gaubert et Annick Peters-Custot (dir.), Les mobilités monastiques en Orient et en Occident de l’Antiquité tardive au Moyen Âge (IVe-XVe siècle)

Isabelle Mathieu et Jean-Michel Matz (dir.), Formations et cultures des officiers et de l’entourage des princes dans les territoires angevins (milieu XIIIe-fin XVe siècle)

Serena Morelli (dir.), Périphéries financières angevines. Institutions et pratiques de l’administration de territoires composites (XIIIe-XVe siècle)

Thomas Lienhard et Isabelle Poutrin (dir.), Pouvoir politique et conversion religieuse. 1. Normes et mots

Pierre Chambert-Protat, Franz Dolveck et Camille Gerzaguet (dir.), Les Douze compilations pauliniennes de Florus de Lyon : un carrefour des traditions patristiques au IXe siècle

Riccardo Rao (dir.), Les grands officiers dans les territoires angevins – I grandi ufficiali nei territori angioini

Armand Jamme et Olivier Poncet, Offices, écrits et papauté (XIIIe-XVIIe siècles)

Jacques Chiffoleau, Claude Gauvard et Andrea Zorzi (dir.), Pratiques sociales et politiques judiciaires dans les villes de l’Occident à la fin du Moyen Âge

Simone Piazza, Pittura rupestre medievale. Lazio e campania settentrionale (secoli VI-XIII)

François Bougard, Cristina La Rocca et Régine Le Jan (dir.), Sauver son âme et se perpétuer. Transmission du patrimoine et mémoire au haut Moyen-Âge

Armand Jamme et Olivier Poncet (dir.), Offices et papauté (XIVe-XVIIe siècle). Charges, hommes, destins

Didier Boisseuil, Le Thermalisme en Toscane à la fin du Moyen Âge. Les bains siennois de la fin du XIIIe siècle au début du XVIe siècle

Victor Saxer, Sainte-Marie-Majeure. Une basilique de Rome dans l’histoire de la ville et de son église (Ve-XIIIe siècle)

Annliese Nef, Conquérir et gouverner la Sicile islamique aux XIe et XIIe siècles

Benoît Grévin, Rhétorique du pouvoir médiéval. Les Lettres de Pierre de la Vigne et la formation du langage politique européen (XIIIe-XVe siècles)

Marilyn Nicoud, Les régimes de santé au Moyen Âge. Naissance et diffusion d’une écriture médicale en Italie et en France (XIIIe- XVe siècle)

Dominique Valérian, Bougie, port maghrébin, 1067-1510

Pierre-Yves Le Pogam, De la « Cité de Dieu » au « Palais du Pape ». Les résidences pontificales dans la seconde moitié du XIIIe siècle (1254-1304)

Gérard Rippe, Padoue et son contado (Xe-XIIIe siècle)

Étienne Hubert, L’« Incastellamento » en Italie centrale. Pouvoirs, territoire et peuplement dans la vallée du Turano au Moyen Âge

Source : Open Éditions

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Webinaire – Fragments and Fragmentology in the Twenty-First Century: A Webinar with Lisa Fagin Davis

Thursday, April 23, 2020
10:00 am – 11:00 am (19h00-20h00, heure de Bruxelles).
Sponsored by Stanford Text Technologies, Stanford University Libraries

Inscription : ici

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Today, more than 30,000 fragments of medieval manuscripts can be found in hundreds of North American collections, and yet such fragments are often dismissed by scholars as unworthy of study and by librarians as too difficult to catalogue. On the contrary. Fragments represent a largely-untapped source of research topics and teaching opportunities, but they must be found, imaged, and catalogued before they can be used for investigation and pedagogy. Fragments that are imaged and catalogued in open-access applications that enable discoverablity and facilitate interoperability have enormous potential for research and discovery. This webinar will review the 500-year history of fragmentation, discuss strategies for fragment research and description, and introduce the methods and methodologies of digital fragmentology.

Lisa Fagin Davis is the Executive Director of the Medieval Academy of America. More about her at https://manuscriptroadtrip.wordpress.com/about/

Source : Stanford University

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Web – 213 manuscrits des ducs de Bourgogne en ligne (Bibliothèque royale de Belgique)

Accès : ici

Le 18 septembre prochain, KBR ouvrira son tout nouveau musée, un peu plus tard que prévu. Vous y découvrirez une collection de manuscrits datant du XVe siècle, à ce point unique qu’elle a son propre nom : la Librairie des ducs de Bourgogne. Nombre des chefs d’œuvre de cette Librairie, rescapés des outrages du temps et de l’Histoire, sont conservés par KBR.

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Manuscrits numérisés

En attendant l’ouverture du musée, vous pouvez feuilleter en ligne pas moins de 213 manuscrits de la Librairie des ducs de Bourgogne. Gratuitement, sans restrictions. Zoomez sur les plus belles miniatures, jusque dans les plus petits détails.

De l’avis unanime des chercheurs, des manuscrits comme les Chroniques de Hainaut, le Psautier de Peterborough ou le Roman de Girart de Nevers comptent parmi les 50 plus prestigieux au monde.

Ils sont tous consultables sur https://belgica.kbr.be, en même temps que des milliers d’autres documents numérisés des collections de KBR.

Source : Bibliothèque royale de Belgique

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Appel à contribution (prolongation) – Modèles, réseaux et échanges curiaux au Moyen Âge. 52e congrès de la SHMESP – 44e rencontres du RMBLF

En raison des circonstances exceptionnelles du moment, la SHMESP et le RMBLF ont décidé de prolonger l’appel à contribution jusqu’au 1er mai 2020.

Le 52e Congrès de la Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public (SHMESP) sera organisé en collaboration avec le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (RMBLF). Il se tiendra à Bruxelles du 20 au 23 mai 2021, sur le thème « Modèles, réseaux et échanges curiaux au Moyen Âge ». Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous l’argumentaire scientifique.

Argumentaire :

La cour a été, de longue date, l’un des terrains d’enquête favoris des écoles historiques ; au milieu du siècle dernier, les travaux fondateurs de Norbert Elias et Ernst Kantorowicz contribuèrent – ils ne furent pas les seuls – à lui donner droit de cité dans la recherche universitaire. Le sujet fait toutefois l’objet d’une attention et de reproblématisations constantes. Quelles que soient les périodes ou les régions envisagées – certes selon des modalités multiples et variées –, les cours constituent un creuset particulièrement propice à l’étude des sociétés médiévales, pour ne rien dire de leurs homologues antiques, modernes, voire contemporaines. Elles sont le lieu où peuvent s’exprimer, se résoudre ou s’exaspérer contestations ou tensions. Enfin, propices aux échanges, elles constituent un espace de distinction, que ce soit par les modes qui y émergent et en rayonnent ou par la perpétuelle mise en scène qu’elles engendrent. Les cours ont donc à être pensées comme des lieux politiques qui attirent, influencent ou interagissent avec la société, au plus près des personnes qui en occupent, considèrent ou sont considérées en occuper le centre.

Dans cette perspective, le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (RMBLF) invite la Société des Historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public (SHMESP) à se pencher avec lui sur ces questions, selon des approches complémentaires et interdisciplinaires qui constituent leur marque de fabrique. On s’intéressera prioritairement aux cours souveraines (pontificales, impériales ou califales, mais aussi princières ou sultaniennes) ; les cours de niveaux inférieurs seront prises en considération dans leur relation (prétentions à la souveraineté, adaptations de modèles, réseaux) avec celles dont elles dépendaient.

La cour sera abordée non seulement comme espace politique et moyen de gouvernement, mais également comme lieu de production et de consommation – matérielle et culturelle –, creuset de réseaux de solidarités et de dépendances, société particulière réglée par des lois et des usages, aussi bien écrits qu’oraux, et enfin espace architectural et physique d’autant plus complexe que les cours se déplacent. Leur itinérance constitue en effet un aspect déterminant de leurs activités et de leur rayonnement. Autant de chantiers à envisager en faisant imploser les limites méthodologiques – notamment en tirant parti des nouvelles approches en matière d’analyse de réseaux – et géographiques – dans une perspective d’histoire globale. Le sujet choisi pour cette rencontre permettra à des chercheurs d’horizons divers de mener une réflexion commune autour de problématiques qui gagneront beaucoup d’une approche comparatiste et de questionnements croisés entre espaces latins, musulmans, byzantins, voire au-delà (Inde, Chine, etc.). L’objectif d’une telle approche est de favoriser l’émergence de modèles explicatifs de la nature et du développement des sociétés curiales médiévales.

Les interventions porteront prioritairement sur trois thématiques complémentaires :

A) Centre de gouvernement et espace politique

La cour est, en premier lieu, un espace politique et un lieu de gouvernement où les rapports personnels, parfois difficilement saisissables, jouent un rôle essentiel. Si l’outillage institutionnel actionné pour gouverner ne se situe pas exclusivement dans l’espace curial à proprement parler, il n’y trouve pas moins sa source et, surtout, les personnes qui le valorisent et le manipulent. En outre, les dispositifs curiaux permettent au prince d’exercer son pouvoir directement sur ceux qui y résident, ponctuellement ou de façon permanente. En se mettant au service du prince, cet entourage exprime et conforte l’autorité de celui-ci. Il peut aussi, à l’inverse, la saper. Si l’histoire politique a déjà considérablement défriché ce terrain, ce congrès fera le point sur les apports de la recherche récente et de nouvelles approches et méthodes qui, notamment par le biais de bases de données servant d’appui à des analyses prosopographiques ou à des analyses de réseaux, permettent d’aborder d’anciennes problématiques sous un angle nouveau.

B) Productions, échanges, consommations

À l’échelle régionale, les cours ont toujours joué un rôle économique de premier plan. Leurs expressions byzantines, islamiques ou latines, à l’instar des palais bourguignons des XIVe et XVe siècles, en sont des exemples bien connus qui peuvent être comparés à d’autres cas d’espèce. Toutes sont à la fois des lieux de production et de consommation : de produits de luxe et de prestige, de sciences et de savoirs, de modèles artistiques, littéraires et administratifs. Il conviendra d’examiner les implications culturelles de la consommation de luxe et d’art, dans toutes ses formes, propres à cette société de la distinction qu’est la cour. Point focal pour les artistes qui s’efforcent d’y paraître ou de s’y établir en vue du nombre de potentiels clients et patrons qu’elle abrite, elle engendre en effet des goûts esthétiques particuliers dont il importera de mettre en lumière les ressorts comme l’éventuelle diffusion dans d’autres milieux curiaux ou au-delà de ceux-ci. Dès lors, les produits qui y étaient consommés de même que les systèmes de ravitaillement, les artisans, corporations et autres organisations commerciales qui en tiraient tout ou partie de leurs revenus et permettaient aux sociétés curiales de maintenir un style de vie distinctif, doivent être examinés. Ceci amènera aussi à s’interroger sur le caractère déterminant des cours, souvent itinérantes, sur le prestige, la santé, voire l’élan, économique de villes ou de régions entières, et vice-versa. Enfin, les châteaux, résidences ou dépendances entraînent souvent de grands investissements et méritent d’être étudiés, tant dans leurs dimensions matérielles que symboliques.

C) Une société, des réseaux

Contribuant à façonner les interactions personnelles et les rapports de pouvoir, l’architecture reflète une organisation curiale qui ne s’y limite pas. Cette dernière, par son poids social, donne aux cours leur aspect particulier et structure leur existence autant qu’elle l’assure, et mérite d’être étudiée sous plusieurs angles. D’une part, des cadres formels seront étudiés, se dévoilant par le biais de l’architecture donc, mais aussi des lois et usages, transcrits dans les ordonnances ou dans d’autres textes politiques ou littéraires, ou diffusés par voie orale et partant observables de façon moins directe, et des pratiques de religiosité. Celle-ci, en effet, jouant un rôle essentiel dans la construction des pouvoirs, s’est toujours trouvée insérée dans le milieu curial pourtant également associé au développement du vice sous toutes ses formes et condamné à ce titre. D’autre part, il s’agira d’identifier les structures informelles des cours médiévales. Au-delà de l’étude des individualités peuplant l’espace curial, ces analyses permettront en effet de mieux situer hommes et femmes au sein d’un vaste appareil, pratique et symbolique, et contribueront à révéler combien des parcours personnels reflètent des mécanismes sous-jacents.

Co-organisé par le Réseau des Médiévistes belges de Langue française et la Société des Historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur public, le colloque se tiendra du 20 au 23 mai 2021 à l’Académie royale de Belgique à Bruxelles. Les propositions de communication en français, accompagnées d’un résumé d’une page, sont attendues pour le 15 avril 2020 et seront envoyées par courriel aux adresses suivantes : secretariat@shmesp.fr et info.rmblf@gmail.com. Le comité scientifique du congrès fera connaître d’ici début juin les contributions retenues. Les collègues qui proposent une communication s’engagent moralement à rendre leur texte dans les délais imposés par le calendrier de publication des actes des Congrès de la SHMESP, soit pour le 1er octobre 2021, en vue d’une parution de l’ouvrage à l’automne 2022.

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Publication – Eliza Zingesser, « Stolen Song. How the Troubadours Became French »

Stolen Song documents the act of cultural appropriation that created a founding moment for French literary history: the rescripting and domestication of troubadour song, a prestige corpus in the European sphere, as French. This book also documents the simultaneous creation of an alternative point of origin for French literary history—a body of faux-archaic Occitanizing songs.

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Most scholars would find the claim that troubadour poetry is the origin of French literature uncomplicated and uncontroversial. However, Stolen Song shows that the « Frenchness » of this tradition was invented, constructed, and confected by francophone medieval poets and compilers keen to devise their own literary history.

Stolen Song makes a major contribution to medieval studies both by exposing this act of cultural appropriation as the origin of the French canon and by elaborating a new approach to questions of political and cultural identity. Eliza Zingesser shows that these questions, usually addressed on the level of narrative and theme, can also be fruitfully approached through formal, linguistic, and manuscript-oriented tools.

Eliza Zingesser is Assistant Professor in the Department of French and Romance Philology at Columbia University.

Table des matières :

Introduction
1. Of Birds and Madmen: Occitan Songs in French Songbooks
2. Keeping Up with the French: Jean Renart’s Francophile Empire in the Roman de la rose
3. Birdsong and the Edges of the Empire: Gerbert de Montreuil’s Roman de la violette
4. From Beak to Quill: Troubadour Lyric in Richard de Fournival’s Bestiaire d’amour
5. The Rustic Troubadours: Occitanizing Lyrics in France
Epilogue

Informations pratiques :

Eliza Zingesser, Stolen Song. How the Troubadours Became French, Cornell University Press, 2020. 258 p., 34 ill. ISBN13: 9781501747571. Prix : 35,95 $.

Source : Cornell University Press

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Publication – « Correspondances urbaines. Les corps de ville et la circulation de l’information. XVe-XVIIe siècles », dir. Florence Alazard

Ce livre collectif s’intéresse à la correspondance que les corps de ville, créés en France à la fin du Moyen Âge, entretenaient avec les grands personnages du royaume, c’est-à-dire le roi, bien sûr, mais aussi ses conseillers, et une partie de la noblesse de cour, voire d’autres intermédiaires auprès des cours souveraines. Dans d’autres régions de l’Europe (espace germanique, Angleterre, péninsules ibérique et italienne), si les communautés urbaines se sont développées dans des contextes différents, elles ont manifesté le même intérêt pour un outil qui leur permettait aussi bien de s’organiser que de revendiquer des droits. Les relations épistolaires de la ville avec ses administrés ou avec d’autres communautés témoignent aussi des usages ordinaires et quotidiens (et pas moins politiques) de la lettre. Une telle approche permet de mieux saisir la façon dont les pouvoirs centraux et municipaux ont collaboré, ont été mobilisés et / ou sont entrés en conflit, au moment où se construisait ce qu’on a ensuite appelé « l’État moderne » et au moment où les villes affirmaient leurs pouvoirs.

Analysant les réseaux de correspondance des villes par l’inventaire de celles et ceux qui s’adressent à elles, cette étude explore aussi les pratiques d’écriture urbaines, y compris dans leur dimension matérielle, par exemple grâce à l’étude des traces laissées par les lettres dans les délibérations, voire dans les comptes des villes. La lettre adressée aux villes, ou par elles envoyée, a-t-elle participé à la fabrique de communautés de correspondants unis par le seul échange épistolaire ?

Florence Alazard est maîtresse de conference à l’université de Tours et au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance. Ses travaux portent sur l’histoire politique et culturelle de l’Italie et de la France aux XVe et XVIe siècles.

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Table des matières :

Florence Alazard (Université de Tours), L’archive, la lettre, la ville
Pierre Chastang (Université de Versailles-St-Quentin-en-Yvelines), Correspondances, réseaux documentaires et archives : communication et communalisation du pouvoir dans les villes du Midi (XIIIe-XIVe siècles)

I. La lettre, outil du gouvernement urbain

Gautier Mingous (Université de Lyon), Servir la ville par la lettre. L’activité épistolaire de Pierre Paulmier, agent lyonnais à la cour, dans les années 1570
Laurence Buchhlozer (Université de Strasbourg), La correspondance active de Nuremberg au XVe siècle
Jérémie Ferrer-Bartomeu (Université de Neufchâtel), Une culture politique du quotidien. La correspondance d’Henri, duc d’Anjou, lieutenant-général de Charles IX en direction des villes du royaume de France
Olivier Richard (Université de Strasbourg), Maîtriser la correspondance : les livres de missives dans les villes du sud-ouest de l’Empire au XVe siècle
David Rivaud – Jérôme Salmon (Université de Tours), Correspondances municipales des villes de Touraine : état des fonds et perspectives de recherches

II. Circulations, informations et communication épistolaires

Olivier Spina (Université Lyon 2), La correspondance civique des Remembrancia londoniennes : mémoire morte d’une communication politique ou instrument de gouvernement urbain ?
Julien Briand (Université de Strasbourg), La fabrication de l’information épistolaire. Les copies de lettres dans les registres rémois du XVe siècle
Guillaume Gaudin (Université Toulouse-Jean Jaurès), La communication politique dans l’empire espagnol. Correspondance et actions des villes à la cour de Madrid, le cas philippin
Matthieu Gellard (ESPE de Paris), « À Messieurs le Prévôt des Marchands et Échevins de la ville de Paris ». La correspondance de Catherine de Médicis avec la capitale
François Otchakovski-Laurens (Université Paris-Diderot), Circulation épistolaire, crise politique et recompositions documentaires (Provence-Italie, période du Grand Schisme, fin du XIVe siècle)
Laurent Vissière (Sorbonne-Université), Communication et communion politique en Normandie d’après les missives royales de Charles VIII et Louis XII

III. Les communautés épistolaires urbaines, des espaces de dialogue

Olivia Carpi (Université d’Amiens), Un discours d’autorité ? Les lettres reçues par l’échevinage d’Amiens dans le premier tiers du XVIIe siècle
Aubrée David-Chapy (Sorbonne-Université), Correspondance des villes avec le roi et les princes : les ressorts d’une coopération politique au temps de Charles VIII et d’Anne de France (1483-1490)
Xavier Nadrigny (Lycée Henri IV), Écrire au pouvoir (Toulouse, v. 1330-v. 1445)
Luciano Piffanelli (Université de Tours), Carissimo benefactore nostro. Quelques observations sur les correspondances des comunità soggette avec les Médicis. Des communautés épistolaires entre territorialité et scripturalité
Antoine Rivault (Université du Havre), Gouverner aux villes. Dialogue et intercession à travers la correspondance du duc d’Étampes, gouverneur de Bretagne (1543-1565)

Informations pratiques :

Correspondances urbaines. Les corps de ville et la circulation de l’information. XVe-XVIIe siècles, dir. Florence Alazard, Turnhout, Brepols, 2020 (Études Renaissantes, 29). 406 p., 4 b/w ill. + 6 colour ill., 17 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58812-4. Prix : 60 euros.

Source : Brepols

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