Appel à contribution – Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique

Lyon
15 et 16 juin 2020

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Introduction

L’association lyonnaise Diachronies contemporaines, vouée à la promotion de l’activité scientifique des jeunes chercheurs en linguistique historique, organise les Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique. Après une première édition dédiée spécifiquement aux langues gallo-romanes, cette seconde édition entend s’ouvrir également à l’étude des langues anciennes indo-européennes. L’objectif de l’événement est de permettre aux jeunes chercheur·ses travaillant sur l’histoire des langues anciennes et gallo-romanes de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet. La forme de ces rencontres est celle d’un colloque traditionnel à la suite duquel des actes seront édités.

Thèmes, objets et perspectives

Sans exclusive théorique, les Rencontres lyonnaises acceptent des présentations mettant en pratique toutes les approches de la linguistique: syntaxe, morphologie, phonologie, phonétique, sémantique, lexicologie, pragmatique, sociolinguistique, dialectologie, etc. Les communications devront traiter soit de l’évolution de la langue en diachronie, soit d’un état synchronique révolu.

Nous encourageons fortement les travaux appliquant et/ou permettant des analyses computationnelles telles que la linguistique de corpus, la philologie numérique, la textométrie ou tout autre approche d’humanités numériques dont le résultat peut intéresser la communauté linguistique. À ce titre, les études qui s’intéressent à la conception et/ou à la diffusion de corpus adaptés à l’analyse linguistique et/ou philologique sont les bienvenues.

Les présentations devront s’inscrire dans l’un des axes suivants.

Axe A : langues anciennes

Par l’appellation « langues anciennes », nous entendons le latin (du latin archaïque jusqu’au néo-latin), le grec (du grec archaïque jusqu’au grec byzantin) et les autres langues anciennes relevant traditionnellement des études indo-européennes (sanskrit, hittite, tokharien, vieux perse, etc.).

Axe B : langues gallo-romanes

Par l’appellation « langues gallo-romanes », nous entendons les langues issues du latin et présentes historiquement sur le territoire gallo-roman, pris dans son extension maximale : occitan, oïl et francoprovençal, mais aussi catalan et langues rhéto-romanes. Sont également acceptées les présentations traitant de langues non-romanes historiquement présentes sur le territoire de la Gallo-Romania, particulièrement si l’étude aborde des phénomènes de contact avec les langues gallo-romanes.

Format

Les présentations seront d’une durée de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion. Les langues de communication seront le français et l’anglais.

Conditions

Ces rencontres se tiendront à Lyon, les 15 et 16 juin 2020.

Elles sont en priorité destinées aux jeunes chercheur·ses, c’est-à-dire aux doctorant·es, ATER, post-doc et docteur·es jusqu’à la première année de CDI (maître de conférence ou équivalent). Les étudiant·es en fin de master recherche peuvent également proposer une communication.

Des frais d’inscription de 25,00€ seront demandés. Des exonérations pour les jeunes chercheur·ses non financé·es sont prévues.

Soumission

Des résumés d’une page maximum, à l’exclusion d’éventuelles figures ou tables et d’une bibliographie, devront être envoyés en deux versions, l’une anonyme et l’autre non, à l’adresse diachro2020@gmail.com avant le 15/02/2020. Les documents devront être en format Word (.doc, .docx) ou PDF. Dans la version non-anonyme, merci de préciser votre statut et votre affiliation. Une réponse sera communiquée avant le 29/02/2020. Les deux versions devront indiquer clairement, en en-tête, dans quel axe (A ou B) s’inscrit la communication proposée.

Une fois votre communication sélectionnée, si vous souhaitez publier un article dans les actes des rencontres, vous devrez envoyer une première version de votre article avant les rencontres. Vous disposerez ensuite d’un mois pour apporter des modifications à cette version avant publication.

Les articles devront faire entre 8 et 10 pages, bibliographie, notes, tables et figures incluses. Un modèle de document Word et OpenOffice vous sera envoyé pour réaliser votre mise en page.

Toutes les questions doivent être adressées directement à l’adresse de l’événement: diachro2020@gmail.com. Toutes les informations sont à retrouver sur notre carnet Hypothèses : https://diachro.hypotheses.org/1401.

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Colloque – L’intégration des marchés alimentaires dans l’Europe médiévale (XIe-XVe siècle). Bilan historiographique, enjeux et nouvelles perspectives

Bruxelles, 21-22 novembre
Université Libre de Bruxelles
Campus du Solbosch, Bâtiment NA, Local 4.302 (Étage 4)

Programme : ULB_Intégration marchés

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Direction scientifique :
Pere Benito (Universitat de Lleida)
Alexis Wilkin (Université Libre de Bruxelles)

Contact : sociamm@ulb.be

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Séminaire – Histoire et anthropologie de la famille et de la parente. II : Mondes médiévaux et modernes

Organisé par Laurent Barry (EHESS, LAS), Claire Chatelain (CNRS, CRM), Isabelle Daillant (CNRS, EREA-LESC) et Michaël Gasperoni (CNRS, CRM)

1er et 3e jeudis du mois de 13 h à 15 h (salle 6, 105 bd Raspail, Paris), du 7 novembre 2019 au 4 juin 2020

Programme du 1er semestre 2019-2020 :

7 nov. 2019 Laurent Barry, Claire Chatelain, Isabelle Daillant et Michaël Gasperoni Introduction – Concepts et catégories de la parenté en histoire et en anthropologie

21 nov. 2019 Christiane Klapisch-Zuber (EHESS)
Nomination et changements d’« identité » des artistes italiens de la fin du Moyen Âge

Les Vies des artistes célèbres composées par G. Vasari au milieu du XVIe siècle permettent de repérer comment l’identité anthroponymique, dont les composantes sont encore peu fixées à la fin du Moyen Âge, peut accueillir des références à la biographie et aux origines sociales du porteur d’un nom, à son œuvre, aux traditions esthétiques qu’il prolonge. Elle relate de la sorte les modifications du statut de l’artiste à l’aube de la période moderne.

5 déc. 2019 Didier Lett (Université Paris-Diderot)
Parenté et solidarités familiales dans les Marches (Italie) dans la première moitié du XIVe siècle

Il s’agira de montrer, à travers la documentation marchésane (essentiellement le procès de canonisation de Nicolas de Tolentino de 1325) qu’au sein de la parenté et en dehors d’elle, les solidarités familiales découlent de et s’actualisent par la proximité géographique (importance de la résidence), les intérêts (économiques) communs, les échanges matériels, affectifs, symboliques, l’entraide et le vécu en commun d’un trauma (accident, maladie, miracle).

19 déc. 2019 Jon Mathieu (Université de Lucerne, Suisse)
La famille dans les théories de l’État de l’Europe moderne

Le sociologue américain Andrew Abbott invitait récemment à évaluer l’impact que les théories de l’État, conçues en Europe à l’époque moderne, ont pu avoir sur les sciences sociales contemporaines. Il liait ce questionnement à l’idée que ces théories, fondées sur la notion de contrat social, ne faisaient aucune place à des institutions intermédiaires entre l’individu et la société. De telles institutions – au premier rang desquelles, la famille – y auraient en effet été reléguées au domaine privé, dans un cadre où aurait prévalu une coupure nette entre sphères publique et privée. Malgré leurs visées universalistes, ces théoriciens du contrat évoluaient cependant dans un contexte situé qui leur aurait imprimé à tous – et aux chercheurs en sciences sociales après eux – une vision eurocentrée, obstacle aujourd’hui à une théorisation véritablement globale des phénomènes sociaux. Le propos sera ici de revenir aux sources ayant fondé cette interprétation d’Abbott en examinant de près l’attitude de ces auteurs vis-à-vis de la famille. Quels aspects en relevaient-ils, et comment les traitaient-ils ? Peut-on vraiment leur prêter une position uniforme à son égard ? Afin d’éviter une focalisation anachronique sur quelques auteurs restés célèbres aujourd’hui, l’étude part d’une liste (établie en 1816) de tous les écrits ayant traité du contrat social aux XVIIe et XVIIIe siècles, et a procédé à un relevé de ce qui avait trait à la famille à l’échelle de ce corpus.

L’exposé sera en anglais, avec discussion en français.

16 jan. 2020 Élie Haddad (CNRS, CRH)
L’alliance dans la noblesse française d’Ancien Régime : approche historique d’un phénomène anthropologique

L’endogamie était affirmée comme un bien et une nécessité par nombre de nobles sous l’Ancien Régime. Même si, en pratique, les conflits étaient nombreux pour déterminer ce que devait être cette endogamie et la délimitation de la noblesse qui devait en résulter, l’alliance était le pôle qui permettait à la parenté de fonctionner comme reconnaissance d’appartenance au second ordre, et ce, bien que l’on comptât en degrés et non en quartiers comme dans le Saint Empire romain germanique, c’est-à-dire que seule la filiation en ligne paternelle était prise en compte dans la détermination de la noblesse. C’est que la filiation suppose l’alliance : tant d’un point de vue structural que d’un point de vue empirique, il n’est pas possible de séparer les deux. Les mécanismes de l’alliance participaient donc pleinement de ce qu’était la noblesse, d’autant plus que les enjeux matériels des mariages étaient considérables : il faut les corréler à l’analyse des choix des conjoints au fil des générations pour comprendre la manière dont les nobles utilisaient l’alliance, dont celle-ci participait à la structuration d’un groupe et à son évolution.

6 fév. 2020 Régine Maritz (FNRS/Centre Roland Mousnier)
Père et mère d’un territoire : la genréisation de la pratique du pouvoir à la cour princière de Wurtemberg (1582-1614)

Cette contribution porte sur la cour princière de Wurtemberg dans le Saint Empire germanique sur une période d’environ trente ans à compter de 1580. Les rôles de parenté genrés du duc et de la duchesse, qui ont facilité la pratique du pouvoir de multiples façons, seront au cœur de l’exposé. La place de la duchesse dans le couple et dans la famille ducale était enracinée dans une pratique éducative plus large qui visait à enseigner aux femmes de la haute aristocratie à s’adapter au caractère de leur mari afin de stabiliser les mariages dynastiques en privilégiant le travail émotionnel féminin. Nous verrons combien l’ensemble de la structure administrative de la cour princière a été conçue pour se conformer à une sorte de macro- foyer domestique dominé par le duc et la duchesse. Les hommes et les femmes de la cour se sont vu attribuer des rôles spécifiques dans leur entourage, ancrant de fait chaque individu dans un système genré de parenté virtuelle avec la dynastie au pouvoir. Les groupes homosociaux de la cour ont ainsi favorisé un sentiment d’appartenance spécifique chez de nombreux courtisans. De manière plus générale, nous verrons que la réélaboration permanente de la catégorie du genre et de son contenu était en soi une pratique importante du pouvoir, qui a contribué à créer une cohésion entre les différents groupes de la société de cour et qui a préservé des zones de flexibilité au sein du système dynastique.

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Colloque – La béance du néant

Colloque international : « La béance du néant », CHU Clocheville
Amphithéâtre George Sand, CESR, Tours, 20-22 novembre 2019

Programme : ici

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Le colloque rassemblera des chercheurs internationaux et actifs dans des domaines très divers (histoire de l’art, philosophie, mathématiques, physique, neurosciences, linguistique, sciences de la religion, études littéraires, musicologie et sciences du spectacle) autour d’une réflexion sur les conceptions et les expressions du Néant. La discussion s’appuiera sur des observations préliminaires concernant l’emploi de mots appartenant au champ sémantique lié à la notion de Néant : rien, vide, absence, disparition, évanescence…

On tentera d’expliciter la difficulté de conceptualiser le Néant. Comment penser le Rien (étymologiquement rem, donc “chose”) sans penser à quelque chose ? La notion du Néant sera ainsi décrite comme Grenzbegriff, ou concept limite.

Parallèlement à la question de la possibilité de conceptualiser le Néant se posera celle de la possibilité d’un état d’éveil dépourvu de toute sensation. Dans le domaine de la physique le concept du vide fait débat depuis l’Antiquité. Les grandes lignes de cette problématique seront retracées et la nécessité de penser l’absence concomitante de l’espace, du temps et d’énergie en physique moderne fera également l’objet d’une présentation.

Si dans la spiritualité chrétienne le vide que le dévot est sensé faire en lui-même est typiquement le lieu de la rencontre, en philosophie aussi, notamment chez Heidegger le Néant est un Néant à remplir. De telles considérations mènent naturellement à l’idée de la création à partir du néant, dont les sources en métaphysique et en théologie seront mises en évidence. Enfin les manifestations du vide dans les arts – la désimagination dans la peinture, les attentes frustrées évitées ou au contraire, exploitées en musique, les blancs qui font respirer les textes littéraires, les silences fonctionnels du théâtre et l’évocation de la disparition au cinéma et dans la bande dessinée – viendront nourrir le débat.

Le thème du Néant permettra d’attirer l’attention sur une grande figure locale, Frédégise de Tours, auteur de l’Epitre sur le Néant et les Ténèbres, qui fera l’objet d’une communication.

Colloque organisé par Luc Bergmans et Delphine Rabier.

Source : CESR

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Publication – Alain Guerreau, « Saint-Philibert de Tournus. La société – Les moines – L’abbatiale »

Vous voulez acquérir le livre étonnant sur l’abbaye de Tournus, écrit par l’historien Alain Guerreau, qui jette une nouvelle lumière sur les origines de cette superbe, impressionnante et peut-être même la plus importante bâtisse (pré)romane de France? C’est possible.

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Téléchargez le bon de commande, remplissez-le et envoyez le avec votre cheque à l’adresse indiquée. Un livre coûte €30,- et les frais d’envoi sont de €10,- par exemplaire. Vous l’aurez alors pour seulement €40,- ce qui n’est vraiment pas cher pour cette œuvre impressionnante. Par sa taille (pas moins de 215 pages dont la moitié avec photos par l’écrivain), son poids de 1,2 kilo et surtout son contenu, pour lequel Alain Guerreau a revisité toutes les sources écrites et passé des journées dans, dessous et autour de l’abbaye.

source : Abbaye Saint-Philibert de Tournus

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Publication – Peter Coss, « The Aristocracy in England and Tuscany, 1000 – 1250 »

This volume examines the aristocracy in Tuscany and in England across a period of two and a half centuries (1000-1250). It deals first with Tuscany, tracing the history of the aristocracy and illustrating its nature and evolution, and observing aristocratic behaviour and attitudes, and how aristocrats related to other members of society. Peter Coss then examines the history of England in the same periods. It is not, however, a comparative history, but employs Italian insights to look at the aristocracy in England and to move away from the traditional interpretation which revolves around Magna Carta and the idea of English exceptionalism. By offering a study of the aristocracy across a wide time-frame and with themes drawn from Italian historiography, Coss offers a new approach to studying aristocracy within its own contexts.

Peter Coss studied for his doctorate at the University of Birmingham under the guidance of Rodney Hilton. His major posts were at the University of Northumbria, where he gained a personal chair, and at Cardiff where he held the established chair of medieval history from 1995 to 2013. He was head of the school of history, archaeology, and religion there from 2006 to 2011. From 1984 to 2017 he was a member of the editorial board of Past and Present. Among his areas of expertise is the English gentry on which he has written five monographs. He is also the editor of three volumes of medieval documents and of ten books of essays.

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Table des matières :

1: Introduction

Part One: The Tuscan Aristocracy
2: The Contextual Framework
3: The Aristocracy in City and Contado: Florence and the Fiorentino
4: The Aristocrazia Consolare: Pisa in the Eleventh and Twelfth Centuries (c. 1000 – c. 1150)
5: Beyond the City: The Counts Guidi and their World
6: The Aristocracy of Southern Tuscany
7: Conflict and Stability within the Tuscan Aristocracy
8: From Knighthood to Nobility

Part Two: The Aristocracy in England
9: The Aristocracy in ‘Carolingian’ England
10: The Structure and Articulation of Aristocratic Society in Anglo-Norman England
11: At the Apex of the Aristocracy: The Earls of Chester as Case Study
12: The Nobility and the State in Angevin and Post-Angevin England
13: Reflections

Bibliography

Informations pratiques :

Peter Coss, The Aristocracy in England and Tuscany, 1000 – 1250, Oxford, Oxford University Press, 2019. 528 Pages | several black and white maps and figures. 234x156mm. ISBN: 9780198846963. Prix : 80 £.

Source : Oxford University Press

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Appel à contribution – Latin et grec au Moyen Âge et à la Renaissance. VIe congrès de la SEMEN-L (Société d’Études Médio- et Néo-Latines)

Dijon, 10-13 juin 2020
Date limite : 15.01.2020

Le congrès portera d’abord sur la situation spécifique du grec au Moyen Age et à la Renaissance et sur ce que Jacqueline Cerquiglini-Toulet appelle « l’imaginaire » de cette langue : quelle force symbolique véhiculent l’apprentissage et la connaissance du grec et de son alphabet étrange ? Qu’en est-il de cette langue par rapport aux deux autres « langues sacrées » définies par Isidore de Séville dans ses Etymologies, IX (le latin et l’hébreu) ? Quelles sont ses qualités propres et pourquoi l’étudie-t-on ? Comment les études grecques se sont-elles constituées ? Quelles résistances ont-elles rencontrées ? Dans La Bataille du grec à la Renaissance, Jean-Christophe Saladin a évoqué « la violence des résistances » que lui opposèrent les scholastiques et a montré comment le statut de la langue grecque a été lié à celui de l’hébreu, avant que les textes grecs ne soient clairement mis à l’index, mais bien des choses et des hommes restent à évoquer sur le sujet. On se demandera aussi comment la langue grecque participe spécifiquement de la translatio studii et imperii. On pourra par exemple, comme l’a fait le regretté Philip Ford pour Homère (De Troie à Ithaque), étudier la diffusion de telle ou telle œuvre grecque à l’échelle européenne, en identifiant et analysant, entre le Moyen Age et la Renaissance, les différentes éditions, les commentaires, les traductions vernaculaires, ou encore latines.

Car ce congrès souhaite aussi, et surtout, analyser les rapports que la langue latine et la langue grecque entretiennent entre elles. Comment se situent-elles l’une par rapport à l’autre ? Quelles sont la valeur et les qualités respectives de l’une et de l’autre ? Si l’idéal de l’homo trilinguis (latin-grec-hébreu) reste bien souvent un rêve, un humaniste digne de ce nom peut-il connaître le latin sans connaître le grec ? Quelle langue est plus réputée attirer les mécènes ? Quelle image l’helléniste notoire offre-t-il de lui-même ? Comment s’effectue l’enseignement de l’une et l’autre langue ? Existe-t-il un enseignement conjoint ?

Une attention toute particulière sera donc apportée aux œuvres qui sont au croisement des deux langues : il peut s’agir d’œuvres en poésie ou en prose qui mêlent en leur sein latin et grec (c’est souvent le cas des recueils épigrammatiques, par exemple), mais aussi de la traduction latine des œuvres grecques (par exemple les traductions d’Euripide par Érasme), des œuvres qui recensent les « trésors » de la langue et de la littérature grecque (tels les Adages d’Érasme) ou encore des commentaires latins d’œuvres grecques. Cette liste, bien sûr, n’est pas exhaustive.

Lieu de la manifestation : Université de Bourgogne
Organisation : Sylvie Laigneau-Fontaine et Estelle Oudot
Contact : sylvie.laigneau-fontaine[at]sfr.fr et oudot.estelle[at]orange.fr

Source : Compitum

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Publication – « Medieval Bosnia and South-East European Relations. Political, Religious, and Cultural Life at the Adriatic Crossroads », Denan Dautovic, Emir Filipovic et Neven Isailovic

The Dalmatian coast of the Adriatic and its vast Balkan hinterland were an integral part of medieval Europe, both in a geographical and historical sense. However, due to issues of language and a scarcity of sources, the whole region has largely remained bout of sight and overlooked by western historiography. This volume features contributions from an exciting new generation of medievalists, who are working to rectify this gap in the narrative. As a small, landlocked country, medieval Bosnia managed to preserve its individuality, characterized by religious plurality and by the persistence of its own ancient customs. But its central position in the region, situated between east and west, and where boundaries between Catholic and Orthodox Christianity were demarcated deep into the Middle Ages, meant it was heavily influenced by both sides of this civilizational divide and politically and culturally shaped by the Venetian Republic, the Hungarian Kingdom, and the Byzantine Empire.

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Informations pratiques :

Medieval Bosnia and South-East European Relations. Political, Religious, and Cultural Life at the Adriatic Crossroads, Denan Dautovic, Emir Filipovic et Neven Isailovic, Leeds, ARC Humanities Press, 2019 (ARC – Beyond Medieval Europe). 168 p. 23.4 x 15.6 cm. ISBN : 9781641890229. Prix : 99 euros.

Source : Amsterdam University Press

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Publication – Giuliano Milani, « L’homme à la bourse au cou. Généalogies et usage d’une image médiévale »

Tout au long du Moyen Âge, les sculpteurs, les peintres et les poètes ont utilisé l’image d’un homme puni en enfer avec une bourse autour du cou pour dépeindre les avares, les usuriers, les pécheurs. Le livre suit les traces de cette représentation infamante, de la Byzance du IXe siècle à l’Auvergne du XIe, du Dijon du milieu du XIIIe siècle aux communes italiennes de l’époque de Dante et Giotto. Il dresse l’histoire unique d’une figuration qui, tout en restant fidèle à sa fonction, a connu une évolution graduelle et constante.

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Table des matières :

La généalogie ecclésiastique

L’usurier saisi et écrasé : Guiard de Laon et Étienne de Bourbon à Dijon en 1240
L’homme à la bourse au cou (Auvergne et Pyrénées, 1060-1080)
Le pécheur puni (Europe occidentale, 1040-1240 environ)
L’hérétique piétiné (Byzance, IXe siècle)
L’absent maudit (Europe, IXe-XIIIe siècle)

L’usage communal

L’homme tête en bas (Italie communale, 1243-1324)
Le banni peint (Mantoue, 1251-1259)
Le faussaire mis en liste (Padoue-Bologne-Florence, vers 1261-1290)
L’ennemi enchaîné (Brescia, 1279-1298)
L’usurier caché et révélé (Giotto et Dante à Padoue en 1304)

Informations pratiques :

Giuliano Milani, L’homme à la bourse au cou. Généalogies et usage d’une image médiévale, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019. Format : 15,5 x 24 cm. Nombre de pages : 278 p. Illustrations : Couleurs et N & B. ISBN : 978-2-7535-7796-1. Prix : 25,00 €.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Colloque – Rogier van der Weyden and the Mauritshuis Lamentation

Volgend op de afronding van de restauratie van De bewening van Christus, dat momenteel wordt beschouwd als een werk van Rogier van der Weyden en zijn atelier, organiseren het Mauritshuis en het RKD een tweedaags wetenschappelijk symposium om de resultaten van het technisch onderzoek én andere aspecten van dit intrigerende schilderij te presenteren en daarover te discussiëren. Tickets zijn nu verkrijgbaar in onze webshop.

Programme : ici

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Informations pratiques :

Datum: 21 en 22 november
Locatie: Den Haag, Mauritshuis (dag 1) en het RKD (dag 2), Den Haag
Voertaal: Engels
Tickets kosten € 20 en zijn verkrijgbaar in onze webshop

Source : Nederlands Instituut voor Kunstgeschiedenis

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