Publication – Isidore de Séville, « Étymologies. Livre I : La Grammaire », éd. et trad. Olga Spevak

La grande encyclopédie d’Isidore de Séville intitulée les Étymologies s’ouvre sur le premier des sept arts libéraux : la grammaire. Après un bref exposé sur la discipline et les arts libéraux, l’auteur traite des lettres, pour passer à la grammaire et à ses parties constitutives, en suivant l’enseignement de l’Ars Maior de Donat. Il étudie ensuite les classes des mots pour enchaîner avec la matière concernant la prosodie : syllabe, pieds métriques, accents et signes de ponctuation. Puis il aborde des sujets qui ne font pas partie de la grammaire de Donat : signes critiques (avec des chapitres sur les systèmes d’abréviation, notamment dans les domaines juridique et militaire, mais aussi les notes tironiennes, l’écriture cryptée ou la communication à l’aide des doigts), orthographe et méthodes d’analyse (analogie, étymologie, différence et glose). Après quoi il revient à la tradition de l’enseignement grammatical pour étudier les barbarismes, les solécismes, les défauts, les métaplasmes, les figures et les tropes. Les derniers chapitres sont consacrés aux genres littéraires : prose, mètres et genres poétiques, fable et histoire.

Héritière de la grammaire antique, puisant dans des sources variées et comportant de nombreuses citations d’auteurs anciens, la somme grammaticale d’Isidore a exercé une immense influence au Moyen Âge.

Ce volume de la collection ALMA propose, soigneusement établi d’après la tradition manuscrite, le texte latin de cette « grammaire » d’Isidore, et, pour la première fois, sa traduction en français, avec une copieuse introduction et d’abondantes notes destinées à faciliter la lecture et l’interprétation d’un enseignement concis, technique et fondamental.

158895.1579834810

Olga Spevak est maître de conférences à l’université de Toulouse 2, où elle enseigne la philologie latine et grecque.

Informations pratiques :

Isidore de Séville, Étymologies. Livre I : La Grammaire, éd. et trad. Olga Spevak, Paris, Les Belles Lettres, 2020 (Auteurs latins du Moyen Âge, 31). CLVIII + 474 pages. ISBN : 9782251450537. Prix : 65 euros.

Source : Les Belles Lettres

 

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Séminaire – Cultures et sociétés du Moyen Âge occidental (Université Libre de Bruxelles, 2020)

14-16h, ULB, Campus du Solbosch – NB7ART
* 18h-20h, IHEB, Institut de Sociologie, Salle Baugniet

Responsables : Nicolas Schroeder et Alexis Wilkin

Annotation 2020-02-10 145729

Programme :

3 février
Claire Billen (ULB)
Légiférer pour une grande ville. Qui, sur quoi, comment ? (Tournai, fin XIIIe-milieu du XIVe siècle)

10 février
Lorenzo Tabarrini (Oxford/ULB)
Les transformations des rapports entre propriétaires terriens et tenanciers pendant le Moyen Âge central (c. 1000-1250) en Toscane : une comparaison entre les campagnes de Florence et Lucques

17 février
Pablo Gonzalez Martin (Oxford/ULB)
Gouverner la Ville : cultures de participation politique aux villes du bas Moyen Âge

24 février
Davide Cristoferi (UGent)
Le prix de la transition : transformations agraires et inégalités socio-économiques en Toscane au Moyen Âge tardif (XIVe-XVe siècles)

2 mars* (IHEB)
Thomas Coomans de Brachène (KULeuven)
Églises gothiques en terre de Chine : universalisme ou clash culturel ?

9 mars
Marie Tielemans (ULB)
Derrière l’enceinte : organisation paroissiale des territoires périurbains à Bruxelles (XIIe-XVe siècle)

16 mars* (IHEB)
Jan Dumolyn (UGent)
Les artisans et l’écriture en Flandre médiévale

30 mars
Adélaïde Lambert (ULiège)
L’œuvre à la croisées de réseaux intertextuels et d’espaces de sociabilité littéraire : le cas du manuscrit Gérard du Frattre de Jacques Le Gros (Paris, c. 1525)

20 avril
Michael Depreter (University of Oxford)
Politiques dynastiques, intérêts marchands et agents nobiliaires : construction étatique et action diplomatique dans les Pays-Bas au XVe siècle

27 avril
Maxime Gelly-Perbellini (EHESS, Paris)
Sorcière : une icône criminelle ?

4 mai* (IHEB)
Edith Peytremann (INRAP)
Que nous disent les habitats ruraux sur la société du Xe siècle ? Réflexions archéologiques à partir d’exemples de la moitié septentrionale de la Gaule

Publié dans Séminaire | Laisser un commentaire

Journée d’étude – Les cryptes romanes et leur décor peint

05 mars 2020 – 9h/17h30

CESCM (Salle CROZET)
24 rue de la Chaîne
POITIERS

Journée d’études organisée par le CESCM, sous la coordination de Marcello Angheben et Claire Boisseau.

Crypte

Programme :

9h – Accueil et présentation de la journée

9h30 – Christian Sapin (Directeur de recherche émérite CNRS, UMR Artehis, Auxerre-Dijon) : Architecture, fonctions et circulations
10h10 – Marcello Angheben (Maître de conférence en histoire de l’art, Université de Poitiers / CESCM) : Présentation des problématiques : les exemples italiens
10h50 – Pause

11h10 – Carolina Sarrade (Archéographe, ingénieure d’études, Université de Poitiers / CESCM) : La crypte de Saint-Savin : approche technique
11h50 – Claire Boisseau (Doctorante, Université de Poitiers / CESCM) : Comprendre les peintures de la crypte de Saint-Savin à la lumière du culte des saints

14h – Amaëlle Marzais (Doctorante contractuelle, Université de Tours / CESR, en codirection avec le CESCM) : La crypte de Tavant : architecture et décor peint
14h40 – Géraldine Fray (Conservatrice-restauratrice de peinture murale, EURL FRAY) : Bilan sanitaire de la crypte de Notre-Dame-la-Grande : une stabilité précaire
15h20 – Pause

15h40 – Claudine Landry (Docteure en histoire de l’art) : Le décor de la crypte de l’église Notre-Dame de Montmorillon
16h20 – Cécile Voyer (Professeure d’histoire de l’art, Université de Poitiers, CESCM) : Le décor peint de la crypte de la collégiale de Saint-Aignan-sur-Cher, une image de la confession
17h – Conclusions

Source : CESCM

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Colloque – Putting Pressure on Rulers: Critical Reception of the Norms of Governance and their Application in XIII-XVI Centuries

The aim of the conference is to examine the political subject in the context of state building in the later Middle Ages. The political reconfiguration made it necessary for the authorities to enlarge the basis of support giving new opportunities for recognition.

Within the activities related to the research project Beyond the Exercise of a Public Office: Political Recognition According to Disciplined Dissent in Later Medieval Europe; the conference will look at the plurality of factors and individuals/groups involved in the quest for widening participation in politics and at the means by which marginalization might have been overcome.

20200224_Image_Putting_Pressure-2

It will look at how rulers were influenced and subjected to pressures, primarily in non-violent ways. The participants will consider: the expression of uncodified practices and rights which gave the ruled a voice; the role of individuals and groups who influenced the government’s activities despite not holding public office or holding marginal and temporary positions; the forms of critical reception of the prevailing rules; the connection between public and private spheres.

Programme : ici

Informations pratiques :

École française de Rome, piazza Navona 62
Le 24/02/2020 de 09 h 00 à 16 h 00

Source : École française de Rome

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Colloque – XII Convegno dell’Associazione Germanofona degli Italianisti / XII. Deutscher Italianistentag

Du 5 mars 2020 au 8 mars 2020
Ludwig-Maximilians-Universität München

Programme :

Letteratura : Italianistentag Muenchen-Literaturwissenschaft
Didattica dell’insegnamento : Italianistentag Muenchen-Fachdidaktik
Linguistica : Italianistentag Muenchen-Sprachwissenschaft

Capture d’écran 2020-02-07 à 15.55.03

Al rifiuto del concetto di ‘movimento’ operato da Parmenide e Zenone, Eraclito opponeva la sua tesi del πάντα ῥεῖ; più tardi, Platone, nelle Νóμοι, elabora una classificazione nella quale compaiono otto tipi di movimento, mentre Aristotele ne distinguerà tre: i movimenti quantitativo, qualitativo e spaziale. Molti secoli dopo, Galileo rivolge il suo interesse alla relazione tra tempo e traiettoria di un corpo in movimento e alle regolarità connessevi, mentre Descartes, nelle Regulae ad directionem ingenii, parlerà di « continu[us] qu[i]dam imaginationis motus », « nullibi interruptu[s] », i singoli aspetti del quale devono essere concepiti sotto forma di una « diligens et accurata perquisitio ».

Nel Deutsches Wörterbuch dei fratelli Grimm, la prima occorrenza dell’espressione öffentliche Bewegung ‘movimento pubblico’ (nel senso di ‘tumulto’, ‘rivolta’) è attestata per la fine del XVII secolo (nell’opera di Johann Balthasar Schupp: « zur aufruhr und bürgerlichen bewegungen getrieben » ‘spinto alla rivolta e a movimenti borghesi’; arbeiterbewegung ‘movimento dei lavoratori’: « aufruhr der arbeiter » ‘rivolta dei lavoratori’; ‘scalpore’/’scandalo’ in Gottlieb Wilhelm Rabener) e anche il Vocabolario degli Accademici della Crusca, nella terza edizione del 1691, registra l’accezione di « novità, commozione », anche se con una attestazione molto più antica, tratta dal volgarizzamento di Agnolo Firenzuola dell’Asino d’oro.

In età moderna, il ‘movimento’ è divenuto un concetto fondamentale, si è trasformato nella « metafora centrale » di questa epoca, in una « categoria performativa » (Gabriele Klein). A venire in primo piano, è stata la (necessità della) plasmabilità del movimento la quale ha fatto sorgere concezioni e prospettive del/sul movimento che sono assai diverse tra loro e che si manifestano in ogni ambito della vita – a partire dalla società, passando per i media, fino all’ambito scientifico. Nel contesto storico postmoderno, il carattere centrale di questa metafora è stato progressivamente messo in discussione, in particolare nell’ambito delle scienze sociali e culturali, nelle quali da alcuni anni si viene attribuendo un ruolo chiave a concetti quali ‘circolazione’ e ‘interazione’, ma anche ‘mobilità’ e ‘transfer’ – con riferimento sia agli oggetti stessi della ricerca, sia al sapere che si genera intorno ad essi, alle strutturazioni di questo sapere e/o alla (de)stabilizzazione di queste ultime. Il movimento inteso come ‘mobilità’, per esempio, costituisce l’oggetto della ricerca sulla migrazione, la quale era partita inizialmente da una concezione per così dire statica del suo oggetto, focalizzandosi sullo spostamento duraturo del centro della vita. Ricerche più recenti mettono in primo piano, invece, la molteplicità e la varietà delle possibili costellazioni degli spostamenti e le loro diverse ripercussioni sulla vita reale.

Nel frattempo, anche gli ordini di conoscenza a lungo ritenuti stabili sono divenuti soggetti a una progressiva dinamizzazione, per esempio a causa di modificazioni nel campo dei media che custodiscono e trasmettono il sapere esistente. D’altro canto, un nuovo sguardo sull’insieme delle precedenti modalità di produzione, conservazione e trasmissione del sapere ha fatto sì che anche la questione delle dinamiche ivi operanti venga posta in maniera più insistente.

Recentemente, attraverso espressioni come ‘letteratura in movimento’ (O. Ette), ‘letteratura senza fissa dimora’ (W. Asholt et al.), ma anche ‘letteratura de-centrata’ (S. A. Sanna), è stata sollevata la questione dei luoghi e/o degli spazi nei quali si muovono i testi letterari, sia rispetto alle relazioni che intrattengono con altri testi, sia a quelle che li collegano ai luoghi, ai tempi e alle circostanze della loro produzione ovvero ricezione. Analogamente in ambito linguistico, in aggiunta ma anche in opposizione all’uso metaforico del concetto di ‘spazio’ (per esempio, lo « spazio variazionale »), si viene enfatizzando da qualche tempo il carattere fondamentale della spazialità – da intendere nel senso letterale del termine – per la comunicazione (Th. Krefeld), caratteristica che concerne sia il linguaggio e le lingue, sia i parlanti, sia lo stesso atto locutorio. Inoltre, movimento e mobilità trovano il loro posto anche nell’ambito scolastico e didattico, a partire dalle concrete costellazioni plurietniche delle classi e dalla diversità dell’orizzonte culturale-linguistico a esse connessa, fino ai processi di insegnamento, ristrutturazione e integrazione dei rispettivi contenuti nei campi della lingua, della letteratura e della cultura che da tali costellazioni vengono influenzati in modo specifico. Ovviamente, ciò comporta anche l’urgenza di affrontare la questione dei procedimenti adeguati sul piano metodologico.

Il nodo centrale del convegno è perciò costituito dall’analisi attenta e dettagliata delle dinamiche che, da un lato, portano al movimento e che, dall’altro, ne vengono suscitate – dinamiche da esaminare e discutere nelle rispettive sezioni riguardo alle loro specifiche caratteristiche.

Source :  XII Convegno dell’Associazione Germanofona degli Italianisti

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Publication – « Écrits spirituels du Moyen Âge », éd. et trad. du latin par Cédric Giraud

Anselme de Cantorbéry : «Je tendais vers Dieu et je suis tombé sur moi-même!» En propageant par l’écrit différents exercices – lecture, méditation, prière, contemplation –, des clercs ont inventé la spiritualité comme un art de l’intériorité, une manière de reconnaître la présence d’une transcendance dans l’intimité humaine. À la fin du XIe siècle, la spiritualité est à l’origine d’un genre littéraire, la «méditation». Au XIIe, siècle de l’éveil de la conscience et de l’intériorisation, elle devient une technique spirituelle. Du XIIIe au XVe, c’est une tradition proposée au plus grand nombre ; les textes spirituels atteignent des laïcs, hommes et femmes.

Etui OK_ECRITS SPIR.indd

Inséparable de l’essor d’une civilisation du livre, le développement de la spiritualité fait du texte le moyen privilégié pour comprendre le monde extérieur et se déchiffrer soi-même. Depuis les méditations fondatrices d’Anselme (XIe s.) jusqu’à la simplicité de l’Imitation du Christ (XVe s.) en passant par l’incendie d’amour de Bonaventure (XIIIe s.), sont ici réunis les écrits les plus diffusés au Moyen Âge. Même s’ils ne relèvent pas de la mystique entendue comme une science de l’âme constituée en discours autonome (qui sera la mystique de l’âge moderne), ils peuvent être à bon droit qualifiés de mystiques.

Quant à leurs auteurs, ils ont en partage la prose d’art latine et une sensibilité littéraire. Pour eux, écrire est en soi un exercice spirituel. Aussi leur prose se lit-elle souvent comme de la poésie. Qu’en faire aujourd’hui? Entre une lecture dans la foi et celle du «développement personnel» (qui est une spiritualité sans Dieu), libre à chacun de mesurer la distance qui nous sépare de ces œuvres, de reconnaître la proximité qu’elles entretiennent avec notre culture, et de se poser les questions qu’elles soulèvent et qui sont toujours les nôtres.

Feuilleter le livre : ici

Informations pratiques :

Écrits spirituels du Moyen Âge, éd. et trad. du latin par Cédric Giraud, Paris, Gallimard, 2019 (Bibliothèque de la Pléiade, 643). 1264 pages, 105 x 170 mm, relié peau. ISBN : 9782070114429. Prix : 58 euros.

Source : Gallimard

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « The States of the Manors of Westminster Abbey c.1300 to 1422 » (vol. I et II), éd. Barbara Harvey et Christopher Woolgar

Westminster Abbey was one of the wealthiest and most influential monastic houses in medieval England: c.1300 it held some 38,000 acres, largely in the Home Counties and West Midlands, and its revenues at the Dissolution exceeded £2,800 p.a. These assets supported a complement of 50 to 60 monks in the fourteenth century. This volume publishes 75 documents providing overviews (‘states’) of the Westminster estate and its revenues, as administered by the abbot and convent separately between c.1300 and 1422. The states provided crucial information at a period of great social and economic change either side of the Black Death, assisting in decisions about farming estates directly or leasing them – and to historians today they provide rich evidence of the agricultural economy of medieval England, the systems of provisioning monasteries, and the men who shaped them. The states are of two types. The first gives estimates of corn, stock and cash on the manors, made partway through the financial year – this is unusual information to survive across substantial parts of an estate. The second group has little parallel: summarising the manorial accounts across either the abbot’s or the convent’s portion of the lands, the states add information about the management of the estate, its value, arrears and so on. In this edition, the Latin text is given of the accounts up to 1375, after which the material is presented in calendared form. The texts are supplemented by a word list and glossary, and an appendix on the abbot’s estate officials.

Part 1 of this two-part volume contains the Introduction, the Word List and Glossary, the memoranda and states for the abbot’s estates from 1348 to c.1422, along with an appendix on the abbot’s estate officials. It also includes the texts of the views and states of the convent’s estates from c.1300 up to 1334, all the material of this nature that survives from before the Black Death.

Part 2 completes the publication of the documentation for the convent’s estates, with the states and dockets from 1352 to 1415. It includes the Bibliography and the Index to both volumes.

9780197266625

Barbara Harvey is an Emeritus Fellow of Somerville College, Oxford, and a Fellow of the British Academy. Her publications have focused on late medieval social, economic and ecclesiastical history and especially on Westminster Abbey and its estates. They include Documents llustrating the Rule of Watler de Wenlok, Abbot of Westminster, 1283-1307; Westminster Abbey and its Estates in the Middle Ages; and Living and Dying in England 1100-1540: The Monastic Experience, which centres on the lives of monks of Westminster Abbey, and which was joint winner of the Wolfson History Prize in 1993.

Chris Woolgar is Professor of History and Archival Studies at the University of Southampton. He has a long-standing interest in the history of the everyday, especially in late medieval England, in patterns of documentation and in editorial work. His publications include Household Accounts from Medieval England, The Great Household in Late Medieval England, The Senses in Late Medieval England, Testamentary Records of the English and Welsh Episcopate 1200-1413 and The Culture of Food in England, 1200-1500. He has been the editor of the Journal of Medieval History since 2009.

Informations pratiques :

The States of the Manors of Westminster Abbey c.1300 to 1422 (vol. I et II), éd. Barbara Harvey et Christopher Woolgar, Oxford, Oxford University Press – British Academy, 2020 (Records of Social and Economic History). 336 et 424 pages, 234 × 156mm. Prix : 75 £ et 90 £.

Source : Oxford University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Jean-Marie Nicolle, « Le laboratoire mathématique de Nicolas de Cues »

Nicolas de Cues fait partie de ces philosophes qui n’hésitent pas à confronter leurs thèses aux données de la science. Cherchant à démontrer la puissance de son principe appelé « la coïncidence des opposés », il s’est lancé dans une recherche mathématique pour résoudre le problème de la quadrature du cercle, rédigeant en quatorze ans une douzaine de traités sur la question.

Cependant, à la lecture de son œuvre, de nombreuses questions se posent : Quelle est la nature des objets mathématiques ? Sont-ils des essences indépendantes ou des productions de la pensée humaine ? Quelle est la fonction des objets mathématiques dans la pensée du Cusain ? Sont-ils des illustrations, des analogies, des symboles, des paradigmes ? Comment les mathématiques pourraient-elles préparer à la théologie ? Si une « théologie mathématique » peut faire avancer la théologie, notamment pour penser la Trinité et la Création, des « mathématiques théologiques » sont une catastrophe pour le progrès de la science.

Nous nous proposons ici de découvrir les obstacles épistémologiques dans les écrits mathématiques de Nicolas de Cues de façon à montrer comment les définitions théologiques qu’il a données aux notions mathématiques ont pu l’empêcher, malgré lui, de progresser vers la vérité.

Jean-Marie Nicolle est agrégé et docteur en philosophie. Il est spécialiste de Nicolas de Cues, membre fondateur de la Société Française Cusanus, membre de l’American Cusanus Society, membre du comité scientifique de la Cusanus Gesellschaft de Trêves. Sa thèse soutenue en 1998 à l’Université Paris X – Nanterre s’intitule : Mathématiques et métaphysique dans l’œuvre de Nicolas de Cues. Il est l’auteur de deux ouvrages et de nombreux articles sur l’œuvre cusaine.

199005-1CV-JM-Nicolle

Table des matières :

Chapitre 1. Les premières œuvres (1432-1441)
1. la vérité dans les écrits ecclésiologiques
2. la réforme du calendrier
3. la docte ignorance
4. la coïncidence des opposés
5. le statut des mathématiques
6. les premiers exemples mathématiques
7. l’infini
8. le cercle

Chapitre 2. L’approfondissement de la docte ignorance (1442-1449)
1. la notion de conjecture
2. la Conjecture sur les derniers jours
3. la quadrature du cercle
4. les Transmutations géométriques
5. la méthode des isopérimètres
6. les opuscules

Chapitre 3. L’épistémologie du De mente (1450-1452)
1. l’assimilation
2. la mesure
3. La métaphore du miroir
4. l’influence de Proclus
5. l’engendrement des objets mathématiques
6. les Compléments arithmétiques
7. l’erreur mathématique du Cusain
8. la Quadrature du cercle du 12 Juillet 1450
9. la Quadrature du cercle

Chapitre 4. La découverte d’Archimède (1453-1454)
1. le raisonnement
2. la rhétorique
3. les figures géométriques
4. les proportions
5. les Compléments mathématiques
6. la lettre de Toscanelli
7. le Complément théologique
8. la seconde partie des Compléments mathématiques
9. la Démonstration de la rectification des courbes
10. le D’une mesure du droit et du courbe
11. le point

Chapitre 5. La recherche de la vision intellectuelle (1455-1459)
1. la visio intellectualis
2. le Des sinus et des cordes
3. la Quadrature du cercle césaréenne
4. la Perfection mathématique
5. la nature de l’angle et le Traité du béryl
6. la définition de l’égalité
7. la Proposition d’or dans les mathématiques

Chapitre 6. Les dernières œuvres (1460-1464)
1. le De possest
2. la logique du Cusain
3. la triangularité et la Chasse de la sagesse
4. Nicolas de Cues et les mathématiciens professionnels

Conclusion : Nicolas de Cues et la pensée moderne
Bibliographie

Informations pratiques :

Jean-Marie Nicolle, Le laboratoire mathématique de Nicolas de Cues, Paris, Beauchesne, 2020. 226 pages. ISBN : 9782701022741. Prix : 19.00 €.

Source : Beauchesne

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Journée d’étude – Un trésor mis en lumière Le fonds ancien de la Bibliothèque des Bollandistes

Journée d’études internationale
Louvain-la-Neuve, 14 février 2020, 14h (Auditoire Doyen 22 – Place des Doyens, 1)

Contact : info@bollandistes.be

Au cours des quelque 143 ans de leur activité à Anvers, de 1630 à 1773, les Bollandistes constituèrent une des plus remarquables bibliothèques érudites d’Europe. Ce Museum Bollandianum, dont le contenu nous est connu par un catalogue établi au milieu du XVIIIe siècle, fut dispersé en plusieurs étapes, entre 1773 et 1827. Lorsqu’un nouveau groupe d’hagiographes fut formé dix ans plus tard à Bruxelles, il fallut reconstituer une bibliothèque. Une politique intelligente d’acquisitions et d’échanges, à laquelle s’ajoutèrent plusieurs dons et legs importants, permit rapidement d’établir un fonds significatif. 183 ans plus tard, la « nouvelle » bibliothèque des Bollandistes est sans conteste le meilleur lieu au monde pour qui mène des recherches en hagiographie.

De 2017 à 2019, un généreux subside du Fonds Baillet Latour, ainsi que le support technique du Service des Bibliothèques de l’UCLouvain, ont permis d’entreprendre le catalogage informatisé du fonds des imprimés anciens, c’est-à-dire antérieurs à 1800, dont le nombre est estimé à environ 22 550 (ce chiffre n’inclut pas l’important fonds des ouvrages liturgiques, déjà partiellement connu par des répertoires imprimés). Faire connaître ce fonds, esquisser l’histoire de sa constitution et mettre en lumière quelques-uns de ses trésors, tel est l’objet de ce colloque.

Annotation 2020-02-10 110333

Programme :

Présidence de S. E. Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège, professeur émérite à l’UCLouvain

14 h 00 Charles-Henri NYNS (UCLouvain. Service des Bibliothèques): Le catalogue des Bollandistes à l’UCLouvain
14 h 15 Robert GODDING (Société des Bollandistes): Le fonds ancien de la Bibliothèque des Bollandistes. Présentation générale
14 h 30 Pierre DELSAERDT (Universiteit Antwerpen – KULeuven) : Les tribulations de la Bibliothèque des Bollandistes à la fin de l’Ancien régime, plus précisément pendant les régimes français et hollandais
15 h 00 Bernard JOASSART (Société des Bollandistes): La lente reconstitution de la Bibliothèque des Bollandistes au XIXe siècle
15 h 30 Edoardo BARBIERI (Università Cattolica del S. Cuore, Milano): Les éditions italiennes, en particulier celles du XVIe siècle, à la Bibliothèque des Bollandistes
Pause
16 h 30 Giuseppe GUAZZELLI (Palermo): I primi martirologi a stampa nella Biblioteca dei Bollandisti
17 h 00 Robert GODDING (Société des Bollandistes): Le fonds hagiographique ancien de la Bibliothèque des Bollandistes
17 h 30 Conclusion
Réception

Source : Société des Bollandistes

Publié dans Colloque, Le réseau | Laisser un commentaire

Web – Sources Chrétiennes Online

Des éditions critiques de textes des quatorze premiers siècles de l’Église, accompagnées d’une traduction française dorénavant disponibles en ligne.

Depuis sa création en 1942, la collection « Sources Chrétiennes », située à Lyon et publiée à Paris par les Éditions du Cerf, fournit des éditions critiques de textes des quatorze premiers siècles de l’Église, accompagnées d’une traduction française que complètent une introduction et des notes. Des textes chrétiens en grec et en latin, mais aussi en langues orientales, comme le syriaque, l’araméen et le géorgien, sont donnés avec en regard leur traduction française. Depuis toujours, l’ambition de la collection a été de rendre facilement consultables les textes dans un format maniable, tout en facilitant leur étude (linguistique, historique, philosophique et théologique). Les Sources Chrétiennes en ligne s’inscrivent dans la continuité de cette ambition. Si l’introduction, les apparats et les notes ne sont présents que dans la collection imprimée, il est possible, grâce à la base de données en ligne, de sélectionner des passages par le biais de divers filtres et de réaliser des recherches ciblées, aussi bien sur les textes sources que sur les traductions qui ont été publiées au fil des ans dans la collection.

Capture d’écran 2020-01-23 à 17.46.34

Principales caractéristiques :

  • Version en ligne de la collection Sources Chrétiennes
  • Textes en grec, latin, syriaque, araméen et géorgien
  • Traductions en français
  • 200 textes disponibles dès le lancementPrincipales caractéristiques
  • Mises à jour annuelles de 100 textes
  • Textes en langues anciennes et traductions interrogeables
  • Plusieurs filtres permettent de cibler les recherches

Besoin de plus d’informations?
Des dépliants, des tutoriels et des présentations sur chaque base de données sont disponibles sur brepolis.net

Veuillez contacter Brepols Publishers pour:

  • Une période d’essai de 30 jours (uniquement pour les institutions)
  • Une offre de prix
  • Des détails sur le contrat de licence

Source : Brepols

Publié dans Web | Laisser un commentaire