Publication – Bruno Dumézil, « Le Baptême de Clovis. 24 décembre 505 ? »

L’épisode inaugural de l’histoire de France est aussi le plus évanescent : du baptême de Clovis on ne connaît à la vérité ni le lieu, ni la date, ni les circonstances précises, ni même la portée immédiate. C’est l’écriture de l’histoire qui devait, au fil des siècles, en faire la scène originelle de notre légendaire national. Cette cérémonie bien réelle reste encore aujourd’hui recouverte d’épaisses couches de mythes et de fables.

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Peut-on retrouver la véritable figure de ce «roi très glorieux» qui, au crépuscule de l’Empire romain, a épousé la foi catholique, bientôt suivi d’une partie de son peuple? Tel est l’objet de ce livre : il explore les traces fugaces d’une Gaule en mutation entre le passé romain et la civilisation médiévale ; il convoque les ressources de l’archéologie pour approcher les hommes et les paysages que Clovis allait unifier ; il s’efforce de composer l’histoire de ce peuple franc appelé à fonder une nation chrétienne. C’est cette reconstitution qui confère à la journée lointaine où «naît la France» sa véritable dimension politique et mémorielle.

Plusieurs récits sont possibles, que cet ouvrage revisite. Autour de Clovis, mémoire et histoire souvent s’entremêlent au service de partis et de passions que chaque époque fait naître. L’irréductible part de mystère de ce baptême des origines aura ainsi contribué à son extraordinaire postérité.

Informations pratiques :

Bruno Dumézil, Le Baptême de Clovis. 24 décembre 505 ?, Paris, Gallimard, 2019 (Les journées qui ont fait la France). 320 pages, sous couverture illustrée, 150 x 220 mm. ISBN : 9782072690679. Prix : 22 euros.

Source : Gallimard

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Appel à contribution – Le corps féminin : actualité de la recherche

Séminaire de Questes
13 décembre, 17 janvier, 28 février

« Ces gentes espaulles menues,
Ces braz longs et ces mains traictises,
Petiztetins, hanches charnues,
Eslevees, propres et faictises
A tenir amoureuses lices,
Ces larges reins, ce sadinet
Assis sur grosses fermes cuisses
Dedens son petit jardinet. »
« Les Regrets de la belle Heaulmiere »
François Villon.

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La vie de la femme médiévale, peu importe son origine sociale et géographique, est rythmée par son corps. Dévouée à la vie maritale et maternelle, la femme constitue une promesse de paix et d’alliance entre deux familles, et son corps procréateur matérialise la lignée. Par conséquent, une surveillance extrême s’exerce sur sa virginité, son comportement, sa fertilité, et le principe de chasteté prévaut, quel que soit son âge. Si le corps féminin doit être maîtrisé, il est aussi largement fantasmé. Une longue chevelure très blonde, des yeux et des sourcils à l’écart régulier, une peau blanche et transparente rehaussée de lèvres et de pommettes rouges, un front haut, un bassin large et une poitrine menue : telle est la description du beau corps médiéval. Parmi les femmes qui y répondent, la Vierge célèbre par sa beauté la spiritualité et la virginité. Son modèle inaccessible est contrebalancé par les corps fautifs et repentants d’Ève et de Marie-Madeleine, qui rappellent soit la nature charnelle et pécheresse du corps féminin, soit la soumission de la femme à l’homme.

Ce modèle traditionnel insistant sur l’oppression du corps féminin a été largement enrichi par les recherches récentes. Des cas d’étude ont en effet montré que le corps de la femme médiévale se pense désormais de manière plurielle. Des criminelles aux saintes, la rupture avec la cellule familiale catalyse bien souvent une vie singulière, et le lien que la femme entretient avec son propre corps en est modifié. Ainsi, les recherches actuelles sur la criminalisation ont mis en évidence un corps féminin à la fois protégé, surveillé, mais aussi dénoncé. Certains crimes apparaissent comme typiquement féminins (injures, infanticides), et les supplices infligés au corps criminel sont sexués. Alors que les hommes peuvent être pendus, les femmes, par pudeur, sont brûlées ou enterrées vivantes. Selon Didier Lett, le rapport de genre peut apparaître modifié lorsqu’il est question de sainteté : certains saints seraient féminisés, alors que les saintes gagneraient en masculinité. C’est ainsi que certaines femmes se déguisent en moines pour se retirer au désert (Vie des Pères du désert), tandis que la femme travestie dans la littérature pose la question du désir homosexuel (Roman de Silence).

Si, dans le domaine de la littérature courtoise, la mention du corps féminin peut se faire signe de reconnaissance pour sauver l’honneur masculin (Roman de Guillaume de Dole), un courant érotique s’intéresse, dès le XIIIe siècle, aux mots que les femmes posent sur leur propre corps. Ainsi, les femmes sont-elles capables de décrire leurs propres organes génitaux (le Jugement des Cons), et une origine féminine est proposée pour la première mention française du terme « clitoris », qui se dit landie (Roman de Renart). À l’opposé de la littérature, le sexe féminin interroge aussi le débat médico-théologique dès lors qu’il s’agit de démontrer, à travers l’accouchement marial, la nature humaine du Dieu incarné : bien que pensé comme indolore, cet événement n’en est pas moins naturel et décrit comme tel par la théologie (Tertullien, Thomas d’Aquin, Grégoire le Grand), la littérature mystique (Brigitte de Suède) et la peinture (Niccolò di Tommaso, Giorgio di Martini, Filippo Lippi).

Travailler sur le corps féminin engage ainsi à remettre en question l’image d’un Moyen Âge binaire et manichéen, et à interroger les catégories « homme » vs « femme », « masculinité » vs « féminité ». La recherche récente a montré à quel point ces classifications étaient en réalité moins strictes et exclusives qu’on ne le pense. Surtout, le séminaire entend présenter un corps féminin pluriel et varié. Profitant de la pluridisciplinarité de l’association, ces séances chercheront entre autres à savoir s’il existe un écart concernant le traitement du corps féminin selon les disciplines (archéologie, droit, histoire, littérature, histoire de l’art, philosophie, etc.). Si nous bornons ce séminaire à la période médiévale, les interventions qui ne se restreignent pas à l’espace géographique et culturel occidental sont les bienvenues.

Quelques axes d’études :

* Quel rapport la femme médiévale a-t-elle à son propre corps ? Quelles sources
interroger ? Correspondances, commandes artistiques, traités médicaux…
* Y a-t-il une sexualité spécifiquement féminine ? Quel contrôle la femme peut-elle exercer sur son propre corps (avortement, prostitution, violences physiques,
contraception, grossesse et parturition) ?
* Le corps paré : quel est le discours moral véhiculé sur l’apparence féminine ? En
corollaire, que dit la laideur d’un corps de femme ?
* Peut-on parler de langage corporel féminin (émotions, gestes, comportements) ?
* De quelle manière le corps féminin est-il traité par la médecine ? L’anatomie féminine
est-elle respectée dans les traités médicaux, les manuscrits, la peinture ou la
sculpture ? Comment le corps était-il étudié ?
* Quelles porosités existent entre le corps féminin et le corps masculin (androgynie,
travestissement, rapports du corps et de l’identité) ?
* Du corps idéalisé au corps dénigré : quel est l’impact du discours misogyne ?

Conditions de soumission :

Cet appel à communication s’adresse aux étudiants de master, de doctorat et aux jeunes chercheurs en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, limitées à 300 mots et à une courte bibliographie, seront accompagnées d’une mention du sujet de mémoire et/ou de thèse du candidat. Elles devront être envoyées à l’adresse suivante : seminaire.lecorpsfeminin@gmail.com pour le 8 novembre, en vue d’une présentation de vingt minutes durant l’une des trois séances du séminaire, qui se tiendront les 13 décembre 2019, 17 janvier et 28 février 2020, et d’une publication dans la revue de l’association (questes.revues.org).

Source : Questes

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Publication – « Le scribe d’archives dans l’Occident médiéval. Formations, carrières, réseaux », dir. Xavier Hermand, Jean-François Nieus, Étienne Renard

Contrairement aux scribes « de bibliothèque », les scribes « d’archives » – l’étiquette désigne ici de façon ouverte tous les acteurs de la pratique scripturaire dans le champ foisonnant des sources documentaires – sont très souvent les auteurs intellectuels des textes qu’ils tracent sur le parchemin ou le papier. Pour beaucoup d’entre eux, l’acte quotidien d’écrire n’est donc pas une fin en soi, ni même forcément un aspect prédominant du labeur ; ils exercent une ou plusieurs fonction(s) qui dépasse(nt) parfois très largement le cadre de cette activité technique. La palette de leurs profils socioprofessionnels présente une infinie variété, marquée par d’énormes écarts de statut et de prestige que le seul maniement commun de l’écriture ne saurait gommer. Qui étaient-ils vraiment ? Même si les médiévistes à l’œuvre dans les archives les côtoient intimement à travers leurs productions écrites, bien peu de recherches leur ont été dédiées : l’historiographie se contente trop souvent d’images d’Épinal qui masquent la complexité et la diversité des situations de terrain. Certes, la plupart des scribes se dérobent à l’historien, frappés d’anonymat. D’autres, cependant, se laissent saisir à la faveur d’une carrière saillante ou d’un dossier loquace : en reconstituant leurs parcours, ce volume collectif vise à jeter les fondements d’une histoire sociale des « scribes d’archives » dans l’Occident latin du second Moyen Âge.

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Table des matières :

Avant-propos — XAVIER HERMAND, JEAN-FRANCOIS NIEUS, ÉTIENNE RENARD

Solutions ecclésiastiques / Ecclesiastical Solutions

Formazione e attività degli scriptores della Chiesa nella Toscana occidentale tra i secoli X e XII (prima metà) — ANDREA PUGLIA
Les scribes au travail à Saint-Aubin d’Angers (France de l’Ouest, XIe-XIIe siècles) — CHANTAL SENSÉBY
Écrire pour Aulps. Pratiques diplomatiques et scribes des archives d’un monastère cistercien au diocèse de Genève du XIIe au XIVe siècle — ARNAUD DELERCE
Scripteurs et production documentaire dans le Chablais médiéval : le Minutarium Maius de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (Suisse) (fin XIIIe-début XIVe siècle) — BERNARD ANDENMATTEN et NADIA TOGNI

Administrations princières / Princely Administrations

Pedro Kendúlfiz († 1051), Notary of the Royal Chancery of León: Training, Career, and Relationships — AINOA CASTRO CORREA
Scribes in the Chancery of Henry II, King of England, 1154-1189 — NICHOLAS VINCENT
Les breviatores, scribes de documents comptables des comtes de Flandre au XIIe siècle — THÉRÈSE DE HEMPTINNE
Les scribes comtaux au service de Jeanne de Constantinople, comtesse de Flandre et de Hainaut (1212-1244). Une approche pluridisciplinaire : diplomatique, paléographie et prosopographie — ELS DE PAERMENTIER
Allinus of Haarlem (fl. 1174-1222) : Monk, Clerk, Historiographer. The Reconstruction of a many-sided Career — JAN W.J. BURGERS
Clercs, notaires, professionnels. Le personnel de la chancellerie des comtes de Hainaut sous les Avesnes (1280-1345) — VALERIA VAN CAMP
Au coeur de l’Archivium regium : scribes d’archives en Provence angevine, milieu du XIIIe-fin du XIVe siècle — THIERRY PÉCOUT
Les secrétaires du duc de Bar Robert Ier : l’exemple de Clarin de Crépey (fin XIVe-début XVe siècle) — MATHIAS BOUYER
The Notaries of the Count of Luna at the End of the Middle Ages — FRANCISCO JAVIER ÁLVAREZ CARBAJAL

Notaires / Notaries

« Publico notario, notario meo »: Careers and Connections of Portuguese Scribes in the Middle Ages — MARIA CRISTINA CUNHA et MARIA JOÃO SILVA
Le notariat dans les campagnes de Florence : Chianti et Val d’Arno supérieur et Val di Pesa aux XIIe et XIIIe siècles — PHILIPPE LEFEUVRE
« Ego Anselmus Boccardus notarius sacri palatii tradidi et scripsi ». Le parcours professionnel et social d’un notaire milanais (seconde moitié du XIIIe siècle-début du XIVe siècle) — TIMOTHY SALEMME
Figures de notaires bas-normands : profils sociaux et choix de carrière (1280-1520) — ISABELLE BRETTHAUER
Les scribes d’archives et de Cort Major dans la principauté de Béarn à la fin du Moyen Âge — DOMINIQUE BIDOT-GERMA

Contextes urbains / Urban Contexts

Un notaire pour un notable : Guilhem del Bosc et le cartulaire de Pons de Capdenier (Toulouse, 1225-1228) — GABRIEL POISSON
Chirographes et compétences linguistiques des clercs des villes francophones du Nord — SÉBASTIEN HAMEL et SERGE LUSIGNAN
Le scribe à Laon et à Soissons : au service de l’Église, du roi et de la ville. Esquisses de carrières (XIIIe-XVe siècles) — CAROLINE SIMONET

Écritures comptables / Accounting Records

Poinsot Guichart demeurant à Montréal (vers 1341-vers 1428). Réussir par l’écrit dans un bourg ducal de Bourgogne au tournant des XIVe et XVe siècles — MATTHIEU LEGUIL
Du « scribe » au « comptable ». Profil en évolution ou émergence d’un nouvel acteur des écritures ? — JEAN-MARIE YANTE
Le « comptable » et son registre en Normandie orientale à la fin du Moyen Âge — ISABELLE THEILLER

Conclusions — PAUL BERTRAND

Informations pratiques :

Le scribe d’archives dans l’Occident médiéval formations, carrières, réseaux, dir. Xavier Hermand, Jean-François Nieus, Étienne Renard, Turnhout, Brepols, 2019 (Utrecht Studies in Medieval Literacy, 43). XV+530 p., 77 b/w ill., 13 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58433-1. Prix : 125 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – La collégiale de Mantes-la-Jolie et Notre-Dame de Paris : la première architecture gothique en Île-de-France.

Jeudi 11 juin 2020
Pavillon Duhamel (Mantes-la-Jolie)

La collégiale de Mantes-la-Jolie et Notre-Dame de Paris : la première architecture gothique en Île-de-France.

Le renouvellement des regards portés sur l’architecture du XIIe siècle à la suite des travaux novateurs de Jacques Henriet dans les années 1980 a favorisé la multiplication des études sur des monuments majeurs de l’architecture gothique à ces débuts. De nouvelles monographies ont été offertes par la suite sur des monuments tels que Champeaux (collégiale), Étampes (collégiale), Langres (cathédrale), Provins (collégiale), Saint-Leu- d’Esserent (prieurale), Saint-Germain-des-Prés (abbatiale), Soissons (cathédrale), Vézelay (abbatiale), etc. favorisant l’élaboration progressive d’une nouvelle histoire de l’architecture gothique. Dans ce contexte, l’engouement pour la collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie n’a cessé de croître.

Cet édifice majeur de la production architecturale du XIIe siècle, souvent comparé à la cathédrale Notre-Dame de Paris, tient une place sans cesse réévaluée et qui mérite encore d’être précisée. Toutefois l’étude des matériaux et des techniques de mise en œuvre demeurent lacunaires dans les deux monuments. Devant l’ampleur des dégâts engendrés par l’incendie de la charpente de la cathédrale parisienne le 15 avril 2019, plusieurs chercheurs se sont rassemblés (Association des scientifiques au service de la restauration de Notre-Dame de Paris) sous la coordination du CNRS afin de mettre en place des groupes de recherches destinés à une investigation inédite de la cathédrale où seront notamment étudiés le bois, le métal et la pierre. Dans ce contexte, la création d’une journée d’étude sur la collégiale de Mantes et la cathédrale parisienne peut alimenter les débats. Elle permettra de redéfinir la place des deux édifices dans le paysage architectural du XIIe siècle par comparaison de leur technique de mise en œuvre, de leurs matériaux (pierre, fer et plomb), de leur structure (maçonnerie) et de leur équilibre (voûtes, arcs-boutants) mais aussi de leurs formes (écriture architecturale et décor sculpté) autant que de leurs ambiances (revêtements). Cette rencontre sera également l’occasion d’aborder d’autres édifices érigés en Île-de-France à la même période et susceptible de mise en miroir, tantôt avec la collégiale de Mantes, tantôt avec la cathédrale Notre-Dame. Il conviendra ainsi de s’interroger sur les églises inscrites dans la lignée stylistique de Notre-Dame en élargissant les regards aux questions techniques. Les monuments identifiés par Jean Bony, Dieter Kimpel et Robert Suckale dans les années 1980 comme « inspirés » de Notre-Dame, tels que les collégiales de Moret-sur-Loing et de Champeaux, celles d’Étampes ou de Gonesse – parmi d’autres – peuvent-elles se prévaloir des mêmes matériaux, des mêmes techniques de façonnage et de mise en œuvre ? Pouvons- nous mettre en lumière les traces particulières à des groupes d’artisans identiques ? Serait-il possible de redéfinir et d’affiner certaines datations formelles par ce biais ? Dans tous les cas, une telle approche permettra à la fois de mieux comprendre les liens entre l’architecture du premier gothique en général, entre la collégiale mantaise et Notre-Dame de Paris en particulier, tout en participant à une meilleure compréhension matérielle de cette dernière à un moment crucial de son histoire contemporaine.

Mantes - ND Paris

Comité scientifique
Pascal Montaubin, maître de conférences en histoire médiévale, université d’Amiens
Delphine Hanquiez, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, université d’Artois
Elise Baillieul, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, université de Lille
Sabine Berger, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Sorbonne-Université
Arnaud Ybert, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, université de Quimper
Maxime L’Héritier, maître de conférences en histoire médiévale, université Paris 8.

Modalités de proposition

Les interventions s’inscriront au sein de travaux scientifiques en histoire, archéologie du bâti et histoires des arts dans les bornes chronologiques restreintes des XIIe et premier quart du XIIIe siècles. Les communications seront axées, dans la mesure du possible, autour de questions et de thématiques qui n’ont pas encore été – ou très peu – abordées.

Cette journée est l’occasion de partager les réflexions méthodologiques, les problématiques et les résultats de recherches en histoire de l’architecture, en archéologie du bâti et en histoire de l’art des chercheurs et des doctorants issus de formations diverses.

Les propositions de communication sont attendues pour le 21 février 2020 au plus tard, sous forme d’un résumé d’environ 1500 signes (espaces compris) à adresser par mail aux organisateurs (voir ci-après). Ces propositions devront être accompagnées d’un court curriculum vitae d’une page. Une réponse sera adressée aux participants au plus tard le 20 mars 2020.

Le transport et le logement des participants pourront être pris en charge. Nous serons en mesure de fournir des attestations de participation. Les frais de repas sont à la charge des participants.

Contact : warie.aline@gmail.com

Comité d’organisation :
Aline Warie, doctorante en histoire de l’art médiéval (Trame – UPJV).
Habiba Dovas, chargée du patrimoine pour la ville de Mantes.

Institutions organisatrices :
Laboratoire TrAme EA 4284 (Université de Picardie Jules Verne). – Ville de Mantes-la-Jolie.

Lieu : Pavillon Duhamel (Mantes-la-Jolie)

Calendrier :
Lancement de l’appel à communication : octobre 2019. Réception des réponses : jusqu’au 21 février 2020. Réponses aux chercheur.e.s : le 20 mars 2020 au plus tard

Journée d’étude : 11 juin 2020.

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Colloque – Mystique, langage, image. Montrer l’invisible / Mystik, Sprache, Bild. Die Visualisierung des Unsichtbaren

Comment représenter l’invisible ? Parmi ceux qui ont, à travers les âges, répondu à cette question, le mystique a quelque chose de particulier à dire. Celui qui a une connaissance expérimentale et affective de la divinité, cherche des langages pour dire ce qu’il a vu, éprouvé, écouté durant l’expérience hors-norme qui le transforme corps et âme.

Dieu parle au-delà des Écritures et du livre de la nature. Il parle en mots sans syllabe ni voyelle et en mots qui se voient, dira Grégoire le Grand. Il parle en signes et en visions. Ce qu’il montre et fait entendre durant la vision mystique doit ensuite être traduit. Pour ne pas se perdre dans l’imprécision des images intérieures qui, comme les rêves, permettent l’accès à un ailleurs du rationnel pourvu qu’il soit fixé par l’écrit. L’être parle donc de sa rencontre avec Dieu – ses dires, ses anges, ses visions. Il cherche à raconter, à travers le récit de son expérience, ce qui fut, ce qu’il vit. Le récit visionnaire pose la question de la possibilité et des limites de la traduction des images intérieures en mots, des sensations psychiques et physiques de l’être durant l’expérience, de toute objectivation langagière de la subjectivité du sujet. Ce n’est pas par hasard qu’on trouve nombre d’images verbales dans ces récits ou que ceux-ci deviennent poèmes, canciones, lieux d’imagination de langues qui s’échappent des significations communes, voire de mots capables de contenir l’intelligence mystique pourvu qu’ils soient figures et non raisonnements, comme dira Jean de la Croix. L’être se raconte et raconte. Et ce qu’il raconte sera parfois traduit dans un autre langage encore qui est cette fois pictural – figures, dessins, tableaux, fresques représentent alors l’expérience mystique.

Les journées de ce colloque se proposent de considérer cette gamme d’aspects des relations entre expérience mystique, langage et image afin de décoder, par des exemples concrets du Moyen âge au XVIIème siècle, comment les auteurs et artistes ont tenté de montrer l’invisible à travers l’image verbale du récit, l’image poétique de la lyrique, l’image matérielle du dessin, de la peinture, de la sculpture.

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Programme :

Jeudi, 17 octobre

09h00 Accueil / café
09h30 Ouverture : René Wetzel (UNIGE)
Introduction : Laurence Wuidar (Studio Filosofico Domenicano, Bologna/UNIGE)

10h30 Jean-Claude Schmitt (EHESS, Paris) – Voir et entendre parler les esprits (les bons et surtout les mauvais)
11h30 Pause

11h45 Barbara Fleith (UNIGE) – Christi „saiten spil“. Zu einem Bildmotiv im mystischen Minnedialog
12h30 Pause midi

14h30 Nicolas Bock (UNIL) – Mystische Malerei? Franziskanische Frömmigkeit und die Kunst Neapels im 14. Jahrhundert
15h15 Delphine Rabier (Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance et Université de Tours) – Rendre visible l’invisible : mystique flamande et peinture dans les anciens Pays-Bas au XVe siècle
16h00 Pause-café

16h30 Wolfgang Christian Schneider (Universität Hildesheim) – Die Visualisierung des Unsichtbar-Göttlichen im Genter Altar Jan van Eycks
17h15 Alessandro Vetuli (Université de Rome LUMSA/ Institut Catholique de Paris) – Les couleurs de l’invisible. Mystique de la beauté et langage visuel chez Giovanna Maria della Croce
18h00 Fin première journée

Vendredi, 18 octobre

09h30 Brenno Boccadoro (UNIGE) – L’image musicale.Incarner le sens du texte dans un trope sonore dans la polyphonie de la Renaissance
10h15 Pause-café

10h45 Agnès Guiderdoni et Ingrid Falque (UCLouvain-FNRS) – Figurata locutio et expérience mystique. La postérité de la pensée figurée d’Henri Suso au XVIe siècle
12h00 René Wetzel (UNIGE) – Spiegel und Licht, Erkenntnis und Erleuchtung. Die Bedeutung der Bilder im mystischen Kontext bei David von Augsburg und seinem Umkreis
12h45 Pause midi

14h00 Robert Gisselbaek (UNIGE, FNS) – Metaphern des Lichts – Analogien des Nichts? Die epistemologischen Grundlagen des Leuchtens in « Gottes Zukunft » Heinrichs von Neustadt
14h45 Andreas Keller (Akademie der Wissenschaften, Göttingen) – Stich und Schrack: Kategorien der Plötzlichkeit im mystischen Versprachlichungsprozeß
15h30 Yves Hersant (EHESS, Paris) – Thérèse d’Avila, Jean de la Croix et Bill Viola: trois approches de l’invisible
16h15 Fin du colloque

Informations pratiques :

Genève
Bâtiment « Colladon », Rue Jean-Daniel-Colladon 2, 1204 Genève
17.10.2019 – 18.10.2019

Contact : René Wetzel
Boulevard des Philosophes 12
1205 Genève
rene.wetzel@unige.ch

Source : Université de Genève

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Publication – « Lyon dans l’Europe carolingienne Autour d’Agobard (816-840) », dir. Marie-Céline Isaïa, François Bougard et Alexis Charansonnet

Sous Charlemagne, Lyon était l’un des grands foyers intellectuels du monde carolingien. Son école épiscopale formait les clercs qui allaient prendre part aux débats les plus vifs de l’époque : les biens de l’Église sont-ils biens publics ? L’universalisme chrétien implique-t-il l’uniformisation des lois ? Un culte avec images est-il idolâtre ? Célébrant le douzième centenaire de l’élection d’Agobard comme évêque de Lyon (816-840), un colloque international analyse l’effervescence culturelle et intellectuelle de la première Renaissance carolingienne.

François Bougard, ancien directeur des études médiévales à l’École française de Rome, professeur d’histoire du Moyen Âge à l’Université Paris-Nanterre, est détaché au CNRS depuis 2014 comme directeur de l’Institut de recherche et d’histoire des textes.

Alexis Charansonnet est maître de conférences de l’Université Lumière – Lyon 2, chercheur du CIHAM UMR 5648.

Marie-Celine Isaïa est maître de conférences HDR de l’Université de Lyon, chercheur du CIHAM UMR 5648.

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Table des matières :

Michel Rubellin, Introduction

Jean-François Reynaud, Lyon à l’époque d’agobard (816-840)
David Ganz, Les plus anciens manuscrits de Lyon et leurs annotations, témoins des activités culturelles
Claire Tignolet, Les Hispani À Lyon au temps d’Agobard
Cullen J. Chandler, Agobard and Adoptionism
Fernard Peloux, Lyon au temps d’Agobard, réceptacle hispanique et laboratoire hagiographique
Pierre Chambert-Protat, Des computistes au travail sous Agobard
Louis Holtz, La fidélité de Florus envers Agobard
Caroline Chevalier-Royet, La Bible d’Agobard
Claire Dantin, Le manuscrit de Fourvière
Paul Mattei, Les citations de quelques auteurs grecs dans l’Aduersus dogma Felicis d’Agobard de Lyon
Warren Pezé, Florus, Agobard et le concile de quierzy de 838
Kristina Mitalaité, Agobard et la question des images à l’époque de louis le Pieux
Michel Jean-Louis Perrin, Agobard et Raban dans la crise des années 830
Philippe Depreux, À l’envers du modèle consensuel
Charlotte Gaillard, Topographie monastique et réforme durant le haut Moyen Âge
Olivia Puel, Architecture et topographie monastique à Saint-Martin de Savigny du IXe au Xe siècle
Susan Rankin, Agobard’s corrections to the Antiphoner
Jean-Paul Bouhot, Agobard et Amolon
Marie-Céline Isaïa, Agobard, et après ?
Jean-Benoît Krumenacker, Pierre Rostaing et la bibliothèque carolingienne de Saint-Jean ou la Renaissance ratée d’Agobard
Jean-Louis Quantin, Protestants et parlementaires
François Bougard, Agobard et son milieu

Index

Informations pratiques :

Lyon dans l’Europe carolingienne Autour d’Agobard (816-840), dir. Marie-Céline Isaïa, François Bougard et Alexis Charansonnet, Turnhout, Brepols, 2019 (Haut Moyen Âge, 36). 382 p., 21 b/w ill. + 28 colour ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58235-1. Prix : 80 euros.

Source : Brepols

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Publication – François Foronda, « Les retours »

« Je suis convaincu que les lecteurs de cette ego-histoire attendent de ma part le récit d’un retour au pays, la rassurante trajectoire d’un fils d’immigrés espagnols devenu un médiéviste français de l’Espagne. Pourquoi pas. Mais les chemins du retour ne sont pas toujours les plus droits, et ramènent-ils toujours au point de départ attendu ? » Loin de proposer l’histoire linéaire de sa trajectoire, François Foronda la soumet ici à un exercice d’auto-analyse, en historien, sur la base de ses archives personnelles. Davantage que des retours, cet exercice le conduit à réaliser un voyage fait d’un constant va-et-vient entre quatre lieux de mémoire, deux pays, le passé et le présent, la vie académique et la vie personnelle, que l’auteur tient également pour une vie majuscule. Et une forme de réconciliation libératrice se fait jour au bout de ce voyage, pratiquement circulaire, dans l’arrière-pays retrouvé de la vocation historienne de l’auteur.

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Informations pratiques :

François Foronda, Les retours, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019 (Itinéraires). 128 p., 12,5 x 21,5 cm. ISBN : 979-10-351-0329-3. Prix : 18 euros.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Exposition – L’art médiéval est-il contemporain? Acte IV

Lieu : Médiathèque François-Mitterrand (Poitiers)
Date : 12 octobre 2019 au 19 janvier 2020

Traversée à travers le temps, la manifestation “L’art médiéval est-il contemporain? acte IV” se propose d’établir un dialogue entre l’art médiéval et l’art contemporain. Évitant un médiévalisme de citation, elle montre, à partir de lectures croisées de l’art du Moyen Âge et de l’art contemporain, les points de convergence qui unissent des œuvres souvent séparées de plus de 1000 ans. Cette manifestation s’articule en deux volets.

Une exposition à la Médiathèque François-Mitterrand présente une sélection de manuscrits médiévaux enluminés, qui comptent parmi les trésors inestimables de la Médiathèque. Les manuscrits présentés sont accompagnés d’une réflexion autour de l’image médiévale, de ses qualités formelles, esthétiques et conceptuelles grâce à des exemples choisis. Les thématiques déclinées – la puissance du signe, la rhétorique de la couleur, la matérialité, la performance – visent à mettre en lumière la pensée conceptuelle à l’œuvre au cours du premier Moyen Âge.

Ce discours est également ancré dans une mise en regard d’œuvres médiévales et d’œuvres contemporaines proposées par Traversées. Il s’agit de montrer comment l’art médiéval a pu le cas échéant nourrir l’art contemporain, comment ses qualités peuvent être réactualisées aujourd’hui, et comment il est possible de penser les deux champs artistiques en en croisant les problématiques et les principes.

Outre l’exposition à la Médiathèque, sera organisée, pendant toute la durée de Traversées/Kimsooja, une série de rencontres « Dialogues » qui questionneront la manière dont les artistes contemporains perçoivent l’art du Moyen Âge et, inversement, la façon dont les historiens de l’art médiévistes comprennent les échos de la création et de l’esthétique du Moyen Âge dans l’art contemporain.

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Programme des rencontres :

16 octobre à 18h
René-François MARTIN (Professeur d’histoire de l’art, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris)
Kimsooja – À confirmer

14 novembre à 18h30
Thomas GOLSENNE (Maître de conférences en histoire de l’art et culture visuelle, Université de Lille) et Chloé MAILLET (Artiste-performeuse et professeure d’histoire et théorie des arts, École Supérieure d’Art et Design, Angers)
L’art médiéval est-il émancipateur ? Penser le travail artistique de William Morris à Silvia Federici

21 novembre à 18h30
Vincent DEBIAIS (Chargé de recherche, CNRS-EHESS, Paris)
Couleurs et lumières : la figuration du silence dans l’image

28 novembre à 18h30
Xavier BARRAL i ALTET (Universités de Rennes et de Venise Ca’Foscari, Bibliothèque Hertziana, Rome)
Un regard sélectif sur l’art roman au XXe siècle: de Joan Miró à Pierre Soulages et Jean-Jacques Lebel

5 décembre à 18h30
Christian HECK (Professeur émérite d’histoire de l’art, Université de Lille, Ancien Membre senior de l’Institut Universitaire de France)
Soulages à Conques. Présence de la lumière inaccessible

12 décembre à 18h30
Éric PALAZZO (Professeur d’histoire de l’art, Université de Poitiers, CESCM, Ancien membre sénior de l’Institut Universitaire de France)
L’énergie : un concept pour comprendre l’art

Source : Carnets du CESCM

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Publication – « Saint Georges et le dragon. Genèse et génération de récits », éd. Michèle Ballez, Jean-Luc Depotte et Benoit Kanabus

On l’a vu peint ou sculpté dans les galeries du monde entier, dans cet hôtel de ville de province ou dans cette chapelle le long de la route. On a moins souvent lu sa légende et les récits littéraires qu’elle a générés. Archétype du héros sauroctone, littéralement « tueur de lézards », son image parcourt les productions narratives les plus contemporaines. Allégorie du combat apocalyptique du Bien contre le Mal, mais plus proche de nous car souffrant et combattant avec un cœur d’homme, saint Georges devient un héros de propagande et une image inépuisable dès qu’il s’agit de dire les luttes, de l’époque des Croisades jusqu’aux derniers conflits mondiaux. Cet ouvrage collectif propose un panorama de la genèse et de la génération de récits du combat de saint Georges contre le dragon, là où un culte vivace fut rendu au saint chevalier, du Caucase à l’Europe occidentale, en passant par la Grèce et la Russie. Il est illustré par une riche iconographie.

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Table des matières :

Préface
Introduction

Saint Georges vainqueur du dragon : culte, images et récits en Géorgie aux VIe-XIe siècles – Nina Iamanidzé
Saint-Georges des Manganes et la figure du Tropaiophore au XIe siècle byzantin – Jean Lempire
Les interventions miraculeuses de saint Georges dans les batailles au Moyen Âge – François De Vriendt
L’image du combat de saint Georges contre le dragon dans l’ouest du royaume de France au XIIe siècle – Joséphine Barthelet
Du dragon au Léviathan : Voragine (1261), relu à partir de Bodin (1576) et de Hobbes (1651) – Benoît Kanabus
Saint Georges et les héros sauroctones des contes traditionnels – Michèle Ballez
Héros par l’attitude, saint par le regard – Saint Georges au pays des soviets – St George and the Dragon or the Self and the Other – Michael Singleton
Notices biographiques des auteurs

Informations pratiques :

Saint Georges et le dragon. Genèse et génération de récits, éd. Michèle Ballez, Jean-Luc Depotte et Benoit Kanabus, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2019. 124, 17 x 24 cm. ISBN : 978-2-87558-759-6. Prix : 19 euros.

Source : Presses universitaires de Louvain

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Conférence – Maria Kammerlander, « L’imaginaire universitaire. Nouvelles perspectives sur la genèse de l’université de Paris (XIe‒XIIIe s.) »

Paris, Institut historique allemand
10h00 (16.10.) – 12h00 (16.10.) IHA

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Séminaire de recherche organisé par l’IHA (R. Große) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle)

Maria Kammerlander (université de Fribourg/Br.), L’imaginaire universitaire. Nouvelles perspectives sur la genèse de l’université de Paris (XIe‒XIIIe s.)

Présidence: Thierry Kouamé (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Source : Institut Historique Allemand

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