Publication – Cristina Dagalita, « Un dénuement fastueux. Les œuvres d’art dans les chartreuses médiévales »

En 1385, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi fonde la chartreuse de Champmol, près de Dijon. Les œuvres somptueuses réalisées pour ce monastère reflètent-elles la spiritualité des chartreux ? Cet ouvrage propose un regard transversal sur l’art produit pour les moines chartreux au cours du Moyen Âge. Il analyse la manière dont ceux-ci envisageaient la création artistique, d’après le témoignage de leurs textes normatifs ou mystiques. Peut-on dire qu’il y a eu un « art chartreux» ? La présent livre explore les mécanismes de la commande artistique en se plaçant du point de vue d’un ordre placé sous le sceau de l’austérité, mais destinataire de nombreuses œuvres d’art.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

Cristina Dagalita, Un dénuement fastueux. Les œuvres d’art dans les chartreuses médiévales, Bruxelles, Bern, Berlin, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2019. 394 p., 46 ill. coul. ISBN : 978-2-8076-1148-1. Prix : 60 euros.

Source : Peter Lang

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Appel à contribution – The Boundaries of Monastic Institutions

Session organisers: Simone Wagner (Universität Erfurt), Johannes Waldschütz (Independent Scholar, City Museum Stockach) Sponsor: Universität Erfurt, Max-Weber-Kolleg, Humanities Centre for Advanced Studies, Religion and Urbanity: Reciprocal Formations

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Monasteries usually secluded themselves from the world by building walls around their institutions. These walls did not only have a religious meaning but also a legal and administrative one. The physical aspect was tied to imagined boundaries being created between the religious and the secular. Imagined and physical boundaries interacted.

Nevertheless, it varied how much religious communities sought to isolate themselves. The relationship between the religious and the secular sphere was highly contested throughout the middle ages. Especially in the case of less regulated communities, the boundaries were permeable and space was used both by religious as well as secular actors. Since enclosure was seen as especially important for female monasteries, monastic boundaries and their permeability seem to have been gendered.

However, apart from spiritual matters monasteries were also concerned about the boundaries of their possessions. Charters and cartularies include detailed descriptions of the boundaries of specific possessions. Chronicles and vitae show how nuns and monks hoped to protect their possessions through performative acts such as processions with relics.

We are organising a range of sessions connected to all aspects of monastic boundaries. Papers may include but are not limited to the following points

  • The physical remains of monastic boundaries such as walls, boundary stones or gates
  • The way in which boundaries are depicted in literary, legal and visual sources
  • How monastic boundaries were constructed conceptually as well as performatively
  • The challenges and conflicts arising from boundaries of religious institutions e.g.
    securing monastic possessions and their boundaries
  • The permeability of boundaries between the religious and the secular sphere and
    shared space (co-spatiality)
  • The gendered dimensions of monastic boundaries

We are inviting students and scholars at any point in their career and from all fields, including history, archeology, religion, art history, literature and codicology to submit paper proposals of no more than 250 words on any medieval period, monastic order and geographical region.

Please submit the proposals and your contact information to Simone Wagner (simone.wagner@uni-erfurt.de) and Johannes Waldschuetz (johannes.waldschuetz@gmail.com) by September 25th 2019.

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Exposition – La collection Alana. Chefs-d’oeuvre de la peinture italienne

Du 13 septembre 2019 au 20 janvier 2020
Paris, Musée Jacquemart André

À la rentrée 2019, le Musée Jacquemart-André met à l’honneur la Collection Alana, l’une des plus précieuses et secrètes collections privées d’art de la Renaissance italienne au monde, actuellement conservée aux Etats-Unis. En écho à son exceptionnelle collection d’art italien, le Musée Jacquemart André présente plus de 75 chefs-d’œuvre des plus grands maitres italiens comme Lorenzo Monaco, Fra Angelico, Uccello, Lippi, Bellini, Carpaccio, Le Tintoret, Véronèse, Bronzino ou Gentileschi. Cette exposition offre l’occasion unique d’admirer pour la première fois des tableaux, sculptures et objets d’art qui n’avaient jusque-là jamais été présentés au public.

Screenshot_2019-09-06 La collection Alana

Dans la lignée des plus grandes collections américaines, la Collection Alana est le fruit d’un intense travail de sélection et d’amour de l’art opéré depuis plusieurs décennies par Alvaro Saieh et Ana Guzmán, un couple dont la réunion des prénoms forme celui de la Collection Alana. Au fil des ans, leur passion s’est muée en une véritable fascination pour l’art gothique et la Renaissance italienne et les a progressivement conduits à s’intéresser aussi à la peinture des XVIe et XVIIe siècles.

Le prêt de ces chefs-d’œuvre a été accordé à titre exceptionnel au Musée Jacquemart-André en raison de l’affection que les deux collectionneurs lui ont toujours portée. Les œuvres présentées démontrent la vitalité du goût pour la Renaissance italienne, considérée comme moment fondateur de la civilisation occidentale. Elles offrent un aperçu exhaustif de l’une des plus grandes collections privées d’art ancien, de la peinture du XIIIe siècle aux œuvres caravagesques.

Commissariat
> Carlo Falciani, historien de l’art, commissaire d’expositions et professeur d’Histoire de l’Art Moderne à l’Académie des Beaux-Arts de Florence.
> Pierre Curie, conservateur du musée Jacquemart-André, spécialiste de peinture italienne et espagnole du XVIIe siècle.

Visuel : Lorenzo Monaco, L’Annonciation (détail), vers 1420-1424, tempera et or sur panneau, 169,6 x 120,7 cm, Collection Alana, Newark, DE, États-Unis, Photo : © Allison Chipak

Source : Musée Jacquemart André

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Appel à contribution – Anabases. L’Antiquité après l’Antiquité : un héritage en partage

7-9 octobre 2020
Université Toulouse Jean Jaurès

L’Antiquité, classique ou non, ne disparaît pas avec ce que l’on a coutume d’appeler « la fin du monde antique ». La Grèce et Rome, mais aussi, désormais, en raison de nombreux progrès dans la connaissance historique, la Mésopotamie, l’Égypte, l’Étrurie… constituent pour longtemps encore un legs culturel, politique et esthétique identifiable, fécond. En effet, nous Modernes continuons de le « recevoir », de le mettre en débat, de le repenser ou reformuler sur nos places publiques ou nos écrans, dans nos livres ou notre langue. Nous questionnons et nous représentons ce passé, dans un va-et-vient entre mise à distance et appropriation, et nous analysons ces mémoires diverses à partir d’une question simple qui est au cœur du présent colloque : qu’advient-il de l’Antiquité après l’Antiquité ?

Si les « études de réception » relatives à l’Antiquité sont bien implantées dans le monde universitaire anglophone, l’équipe PLH-ERASME et la revue Anabases. Traditions et réceptions de l’Antiquité sont les seules en France à les avoir mises au cœur de leurs travaux. Pour célébrer les quinze ans de la revue, nous voulons impulser une réflexion collective de fond sur la notion de « réception » qui nous réunit et qui fait encore défaut. Un regard rétrospectif sur les quinze années d’Anabases permet de voir la diversité des époques qui ont pu être abordées, des aires géographiques, des disciplines (histoire, histoire de l’art, archéologie, anthropologie, littératures, droit, musicologie…), des approches et des traditions universitaires nationales ou locales. En effet, l’étude de « l’Antiquité après l’Antiquité » ne peut qu’être interdisciplinaire, transversale, plurielle.

Le terme de « réception », par différence avec celui de « présence » ou d’« influence », désigne un opérateur historique, par lequel on s’efforce de ressaisir les modalités d’appropriation d’une culture – ici l’Antiquité – dans ses prolongements et ses résonances, en fonction des contextes qui l’accueillent et la transmettent. La littérature, la philosophie, l’art sous toutes ses formes, la culture populaire ont affaire avec la capacité de transformation, d’adaptation, de résilience dont l’Antiquité est capable. L’Antiquité est un savoir à géométrie variable, modulable, un savoir qui a lui-même sa propre histoire, ses propres traditions qui varient, par exemple, entre les mondes anglophone, germanique ou latin. Or cette « fabrique de l’Antiquité » est indispensable pour l’étude de son devenir.

Le colloque invitera donc les intervenants à proposer des contributions mettant au cœur de leur propos l’aspect réflexif sur les méthodes, les concepts, les objets en jeu dans les études réceptionnistes. Les communications pourront partir d’exemples et de dossiers particuliers, en servant de tremplin à une réflexion méthodologique plus large. Nous souhaiterions enfin dialoguer avec les chercheurs qui mobilisent ce concept pour l’étude d’autres époques et d’autres disciplines.

Le colloque se déroulera sur cinq demi-journées, les quatre premières reprenant d’abord les trois grandes rubriques de la revue Anabases :

  • Historiographie et construction des identités culturelles (sur les discours et récits et les questions de légitimation, d’appropriation, de nationalisme ou d’héroïsation) ;
  • Traditions et (ré)inventions du patrimoine antique (par l’étude des textes, des images, des circuits et des passeurs)
  • Archéologie des savoirs et réseaux savants (analyse des archives et des correspondances, des institutions, des réseaux ou des courants et écoles).

L’après-midi du deuxième jour sera réservé aux posters de doctorants. Enfin la conclusion prendra la forme d’une table ronde sur « les mots de la réception » (anachronisme, appropriations, imagination, réflexivité, invention, présentisme…).

Le colloque aura lieu pour les 7-9 octobre 2020 et sa publication est prévue dans un numéro spécial d’Anabases dans l’année qui suit.

Les propositions de communication ou de poster devront comporter un court CV, un titre, et un résumé (1 500 et 2 500 signes). Ces documents pourront être rédigés dans les langues d’Anabases (français, italien, espagnol, anglais et allemand) et sont à envoyer avant le 31 décembre 2019 aux organisateurs :

Corinne Bonnet (corinne.bonnet@univ-tlse2.fr)
Clément Bur (clement.bur@univ-jfc.fr)
Anne-Hélène Klinger-Dollé (anne-helene.klinger-dolle@univ-tlse2.fr)
Thibaud Lanfranchi (thibaud.lanfranchi@univ-tlse2.fr)
Pascal Payen (payen@univ-tlse2.fr)

Source : Fabula

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Publication – « Speculum Futurorum temporum. Ildgarda di Bingen tra agiografia e memoria », dir. Sofia Boesch Gajano et Alessandra Bartolomei

Profetessa, teologa, scienziata, musicista, poetessa, la figura complessa e multiforme di Ildegarda, è stata al centro negli ultimi decenni di una riscoperta storiografica favorita anche dal lavoro di edizione critica delle sue opere. Gli studi hanno riconosciuto in Ildegarda uno dei grandi protagonisti del risveglio intellettuale europeo del XII secolo. La sua testimonianza viene ormai valutata come una delle più alte espressioni storiche dell’autocoscienza femminile.

Il convegno, di cui si pubblicano ora gli atti, propone un osservatorio inedito per questa grande figura: quello storico-agiografico e memoriale. Si valorizzano le biografie dei santi Disibodo e Ruperto, si ricostruiscono gli autori e gli ambienti di elaborazione delle vite e i loro rapporti genealogici. Viene delineata la ricezione della sua memoria dal Medioevo all’Età moderna.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

« Speculum Futurorum temporum ». Ildgarda di Bingen tra agiografia e memoria, dir. Sofia Boesch Gajano et Alessandra Bartolomei, Rome, Istituto Storico Italiano per il Medio Evo, 2019. IBAN: IT 91N 02008 05022 000400361279

PREZZO DEDICATO AI SOTTOSCRITTORI DELLA PRESENTE SCHEDA DI ADESIONE: € 14,00 (ANZICHÉ € 20,00)

La presente condizione agevolata è valida inviando una mail, una volta eseguito il pagamento (più spese di spedizione), entro il 30 settembre 2019, a ufficiovendite@isime.it

Il pagamento dovrà essere effettuato tramite bonifico bancario sul conto corrente intestato all’Istituto Storico Italiano per il Medio Evo:

IBAN: IT 91N 02008 05022 000400361279
Causale del bonifico: Ildegarda
UNICREDIT SPA – AG. N.36011
ROMA, San Pantaleo

Source : Istituto Storico Italiano per il Medio Evo

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Colloque – Pierre et dynamiques urbaines

Ce colloque sanctionne le travail mené depuis 2015 par une équipe transnationale, regroupant l’Université Libre de Bruxelles, le Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (UMR 8589), l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, l’Université do Minho de Braga, et l’Université d’Albi- Framespa (UMR 5136), via un programme Pessoa.

Pour poursuivre et clôturer ce projet, et pour formaliser les conclusions auxquelles les équipes ont abouti, le format colloque semble adapté. Il permettra aux participants de communiquer leurs conclusions en fonction des problématiques ciblées, tout en stimulant la discussion avec des communicants hors projet, invités pour contraster, compléter, critiquer ou enrichir les approches envisagées.

Ainsi, des scientifiques européens ont été invités à communiquer à partir de l’argumentaire suivant :

Sur le temps long, la pétrification de la ville, la dominante des matériaux durs au premier rang desquels se trouve la pierre, apparaît dans l’historiographie traditionnelle comme le résultat, la conséquence voire la représentation ultime du fait urbain dans ses paramètres politiques, sociaux, économiques ou culturels. Ce colloque propose de revenir sur ce postulat en reconsidérant les rapports et les dynamiques existants entre l’évolution de la ville et l’usage de la pierre, pour les édifices à la fois privés et publics.

La dynamique évolutive de la ville induit- elle le passage aux matériaux durs ? Par corollaire, la modification dans l’emploi et dans l’usage de la pierre est-elle conséquence de changements constructifs, techniques ou esthétiques, ou inversement ? Ainsi, peut-on mettre en interaction matériaux, techniques et dynamiques urbaines ? Ce rapport fonction- usage – matériau peut-il être conditionné par des paramètres pragmatiques issus d’un contexte politique, économique, démographique, esthétique ou symbolique?

De plus, le colloque questionne les rapports entre la pierre et les autres matériaux. Ces derniers sont-ils forcément envisagés comme substitutifs, compléments ou choix par défaut dans une tradition d’utilisation de la pierre, vue comme le matériau noble et pérenne par excellence ? Ces problématiques amènent à considérer le rôle des acteurs (pouvoirs publics, gens de Métier, entrepreneurs…) dans l’adoption de la pierre pour les projets urbains.

In fine, la pierre est-elle forcément le marqueur d’une évolution, d’une dynamique à l’échelle de la ville ?
Pour envisager ce sujet, les communicants pourront utiliser de multiples sources (textuelles, archéologiques, iconographiques, architecturales, etc.) à puiser dans les différents domaines de la recherche.

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Programme :

Lundi 14 octobre

14h – 14h15

Accueil et présentation – Brigitte Pradin, directrice de l’INU Champollion

14h15 – 14h45 : Introduction par Sandrine Victor (Institut National Universitaire Champollion, Framespa) et Cécile Sabathier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LaMOP)

Session 1. Représentations.
Présidence de séance : Philippe Sosnowska

14h45 – 15h30 : Raphaële Skupien – Université de Picardie Jules Vernes, TRAME – Usages et représentations de la pierre à bâtir dans le paysage parisien, du XIVe au XVIe siècle.
15h30 – 16h15 : Marie-Christine Laleman – Les maisons médiévales en pierre à Gand (Belgique) : « guide » d’une organisation urbaine aux XIIe et XIIIe siècles.

Mardi 15 octobre

Session 2. Contextes.
Présidence de séance : Paulo Charruadas

8h30 – 9h15 : Vincent Debonne – Institut Flamand du Patrimoine, Katholieke Universiteit Leuven – Between quarry, clay pit and forest. Materials of the building trade in medieval and early modern Oudenaarde (Belgium).
9h15 – 10h : Clément Alix – Université de Tours, CESR et Daniel Morleghem- UMR 7324 Citeres-LAT – Usages de la pierre à bâtir dans les constructions d’Orléans aux XIIIe – XVIe siècles.
10h15 – 11h : Caroline de Barrau – Université de Perpignan – De terre, de galet et de pierre : la construction à Perpignan (XIe-XVe siècle).
11h – 11h45 : Marie Lafont (Université de Tours, CESR) et Lucie Gaugain (Université de Tours, CERS) – Tours, chantiers d’une ville royale à la fin du Moyen Âge.
11h45 – 12h30 : Léa Hermenault – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ArScAn – « Paver de carreaux bons, loyaux et marchans. » Le pavage des rues de Paris à partir du XIIIe siècle, une certaine idée de la ville et de la représentation du pouvoir.

Session 3. Coexistence.
Présidence de séance : Hélène Noizet

14h – 14h45 : Arnaldo Melo et Maria do Carmo Ribeiro – Universidade do Minho, Lab2pt – Les rapports entre la pierre et les autres matériaux de construction dans les villes portugaises au Moyen Âge.
14h45 – 15h30 : Enrico Lusso – Legno e paglia, pietra e mattone. Tecniche edilizie e decoro urbano negli insediamenti del Piemonte bassomedievale
15h30 – 16h15 : Quitterie Cazes – Université Toulouse II Jean-Jaurès, Framespa – La pierre dans la construction toulousaine.

Mercredi 16 octobre

Session 4. Pétrification.
Présidence de séance : Arnaldo Melo

8h30 – 9h15 : Paulo Charruadas et Philippe Sosnowska – Université libre de Bruxelles – La « pétrification » du bâti urbain en Brabant méridional à la fin du Moyen Âge. État de la question, problématiques et perspectives.
9h15 – 10h : Anna Boato – Dipartimento Architettura e Design, Università degli Studi di Genova – Dal legno alla pietra. Genova : tempi e modalità di una trasformazione.
10h15 – 11h : Hélène Noizet – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LaMOP – La pétrification du tissu urbain, un effet du choix des matériaux ?
11h – 11h45 : Luísa Trindade – Universidade de Coimbra – « Que se erga parede direita de pedra e cal « . Construir casa na cidade medieval portuguesa.
11h45 – 12h30 : Bastien Lefebvre – Université Toulouse II Jean-Jaurès, TRACES – Les matériaux de la maison urbaine au Moyen Âge, le point du vue de l’archéologie.

12h30– 13h : Conclusions par Philippe Bernardi – LaMOP, CNRS – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Informations pratiques :

4-16 octobre 2019
Albi

Comité d’organisation :
Philippe BERNARDI – Paris-1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP
Paulo CHARRUADAS – Université Libre de Bruxelles
Maria DO CARMO FRANCO RIBEIRO – Université de Braga
Hélène NOIZET – Paris-1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP
Cécile SABATHIER– Paris-1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP
Philippe SOSNOWSKA – Université Libre de Bruxelles
Arnaldo SOUSA MELO – Université de Braga
Sandrine VICTOR – Institut National Universitaire Champollion, Albi

Source : Université d’Albi

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Publication – Edward Roberts, « Flodoard of Rheims and the Writing of History in the Tenth Century »

Flodoard of Rheims (893/4–966) is one of the tenth century’s most intriguing but neglected historians. His works are essential sources for the emergence of the West Frankish and Ottonian kingdoms in the tumultuous decades following the collapse of the Carolingian empire in 888. Yet although Flodoard is a crucial narrative voice from this period, his works have seldom been considered in the context of the evolving circumstances of his turbulent career or his literary aims. This important new study is the first to analyse and synthesise Flodoard’s entire output, suggesting that his writings about Rheims, contemporary politics and the Christian past have until now been taken at face value without regard for his own intentions or priorities, and therefore have been misunderstood. Edward Roberts’ re-evaluation of the relationship between political participation, historical understanding and authorial individuality casts important new light on the political and cultural history of tenth-century Europe.

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Table des matières :

Introduction: Flodoard of Rheims and his world
1. Flodoard, his archbishops and the struggle for Rheims
2. Narrative and history in the Annals
3. Institutional history and ecclesiastical property
4. History, poetry and intellectual life
5. Flodoard’s age of miracles
Conclusion: history and historiography in the tenth century.

Informations pratiques :

Edward Roberts, Flodoard of Rheims and the Writing of History in the Tenth Century, Cambridge, Cambridge University Press, 2019 (Cambridge Studies in Medieval Life and Thought: Fourth Series). 235 x 160 x 20 mm, 280 p. ISBN : 9781316510391. Prix : 75 £.

Source : Cambridge University Press

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Séminaire – Afficher le droit au Moyen Âge. Les chartes lapidaires en discussion

Premier séminaire – 19 septembre 2019
Un Moyen Âge en rupture ? L’affichage du droit entre Antiquité tardive et époque moderne

Dans le cadre des actions de SCRIPTA PSL “Histoire et pratiques de l’écrit”, le programme Afficher le droit au Moyen Âge. Regards croisés sur les chartes lapidaires entend poser les bases d’une réflexion sur les liens entre les pratiques d’écriture exposée et l’exercice du droit dans la culture écrite du Moyen Âge occidental. Il est conçu comme un cycle de séminaires débouchant sur la publication d’une synthèse bibliographique et thématique, et sur la mise à disposition du corpus rassemblé au cours de la recherche.

Le premier séminaire se tiendra le 19 septembre 2019 et sera consacré à la question des continuités et des ruptures dans l’affichage épigraphique du droit entre Antiquité, Antiquité tardive, Moyen Âge et Époque moderne. À partir d’exposés sur chacune de ces périodes, et au-delà de l’aspect artificiel du découpage, il s’agira de savoir si les pratiques médiévales sont spécifiques ou originales, comment elles peuvent être comprises dans une longue histoire des pratiques écrites du droit, quels sont les principes structurels en jeu dans la publication monumentale des décisions et des normes, etc.

Programme :

Frédéric F. Martin (Université de Nantes) – Formes et pratiques d’affichage du droit : la juridicité médiévale à l’épreuve
Morgane Uberti (Casa de Velázquez, Madrid) – Inscrire le droit après Rome. Questions diverses à partir des écritures juridiques (Occident tarde-antique)
Arnaud Loaec (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Poitiers) – Afficher l’édit conciliaire de 1166 : résurgence ou habitude à Byzance ?
Anne Béroujon (Université Grenoble Alpes) – Les inscriptions et le droit à l’époque moderne
Isabelle Bretthauer (Archives nationales) – Les ardoises comme support d’écriture, le cas des écrits juridiques exposés (XIVe-XVIe siècle)

Informations pratiques :

École des hautes études en sciences sociales 54, boulevard Raspail
salle A4-47
19 septembre 2019 – 14h-18h
renseignements : vincent.debiais@ehess.fr

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Publication – Jean-Marie Guillouët, « Flamboyant Architecture and Medieval Technicality. The Rise of Artistic Consciousness at the End of Middle Ages (c. 1400 – c. 1530) »

This book seeks to further our understanding of the socio-genesis of artistic modernity by turning to microhistory. It explores a late-medieval decorative procedure that emerged and spread in northern and central France from the early fifteenth century to the start of the following century. Using the well-known miniature, the Building of Solomon’s Temple in Jerusalem from the fifteenth-century codex of Les Antiquités judaïques as a starting point, this study deals with architecture and technical knowledge of builders. This investigation unpacks and reveals many aspects of the technical and visual culture of late medieval craftsmen and artists. The virtuosic skills these artisans displayed are worthy of inclusion in the development of technical practices of Flamboyant Gothic architecture. They also reflect broader cultural and social configurations, which go far beyond the history of building. This micro-historical perspective on what can be called “hyper-technical” Gothic contributes to our appreciation of the role of technical mastery in establishing social hierarchies and artistic individuation processes during the Late Middle Ages and Early Modern period.

Jean-Marie Guillouët was trained at the Sorbonne (Paris-IV) where he began his teaching career. Since 2002, he is a professor at the University of Nantes and was also in charge of the Medieval Studies section of the Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), between 2008 and 2012. His principal field is fourteenth- and fifteenth-century sculpture and architecture in France and Portugal, but he also works on artistic and cultural interchanges in Gothic Europe. He has recently published several studies relating to microarchitecture in flamboyant Gothic and late medieval construction techniques as well as several books and papers on artistic production of the Late Middle Ages with a particular focus on sculpture and architecture. He is currently working on the social and cultural history of the technical gesture in late medieval craftsmanship. Since 2016, he is the scientific secretary of the Comité International d’Histoire de l’Art (CIHA).

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Table des matières :

Introduction

1. Technical Savoir-Faire as Historical Topic
Observations on a well-known Illumination
Nantes, Tours and the Master of the Munich Boccaccio
Representation of a technical Gesture and Jean Fouquet’s Heritage
A French 15th-Century sculptural savoir-faire
Late Medieval Gothic Building Sites and Technical Innovations
First Conclusions

2. Slate Inlay: A Technical History
Functional Constraints
Hollowed out blocks for Inlay
The Practice of Preparatory Tracing
Installation in the Archivolts
An Operational Change at the Beginning of the 15th Century
An Interruption in the History of Technique: Auxerre
The Consequences of a new stereotomic System
Choices of Stone Types
Conclusions on Implementation

3. Social History of a Skill
Traces and Remains of a Valued Procedure
The Practical Geometry of a Building Site at the End of the Middle Ages and its Tools
The Tools and their Uses
The Prevalence of the Square
The insignological Uses of the Compass
The Incisions at Tours and Rouen as Illustrations of Construction Practices
Workers with Stone: social History of a Technique
Masons and Sculptors
Stone-cutters and Carvers of Images
The Socio-Professional Distinction of the Creators of the Canopies – the Case of Bourges
Technical One-upmanship and Informal Hierarchies at a Building Site

4. Microarchitecture and Represented Space
Architecture and Represented Space
Towards 1400 in Central/Middle France: a Rupture
Microarchitecture as a Locus
Slate Inlay and the Depth of Fictive Space
Baldachins, Canopies and Late-Medieval Sacral Regimes
Monumental Syntax toward “Architectural Wit”

5. Virtuosity, Varietas and Captatio benevolentiae
Slate or Glass Insertion, Admiratio and Varietas
Material and Colour Contrasts during the Late Middle Ages
An Incunabula of c. 1400
Slate Inlay as a “Technology of Enchantment”
Late Gothic Art: A Hyper-Technical Cultural Regime

6. Conclusion

Bibliography

Colour Plates

Informations pratiques :

Jean-Marie Guillouët, Flamboyant Architecture and Medieval Technicality. The Rise of Artistic Consciousness at the End of Middle Ages (c. 1400 – c. 1530), Turnhout, Brepols, 2019 (Architectura Medii Aevi, 12). XVIII+200 p., 70 b/w ill. + 43 colour ill., 216 x 280 mm. ISBN: 978-2-503-57729-6. Prix : 89 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – La fabrique du clerc. Formation, vocation, profession dans les christianismes circa 1300 – circa 1800

Organisateurs : Marion Deschamp, Julien Léonard, Stefano Simiz (CRULH – Université de Lorraine)

Avant même les enjeux soulevés par la crise des vocations au sein des clergés chrétiens (et en particulier catholique), la multiplication des « entrepreneurs » ou « virtuoses » religieux de mouvance pentecôtiste échappant bien souvent à toute règlementation professionnelle, ou la question de l’institutionnalisation de l’islam de France ; avant, surtout, que ne se fasse sentir le long, sinueux (et parfois réversible) processus de sécularisation, les institutions ecclésiales et communautés religieuses n’ont eu de cesse de réfléchir à la question de la formation de leurs clercs, sous ses deux principales formes, l’initiale et la continue.

Ce colloque, organisé au sein de l’axe de recherche « Faits religieux » du CRULH (programme de recherche sur les « carrières ecclésiastiques »), entend ainsi interroger à nouveaux frais les enjeux liés à la fabrique du clerc et à sa formation, dans laquelle se joue et rejoue l’articulation entre vocation pastorale et profession cléricale. Il se propose de les envisager sur une période intentionnellement longue, courant de la fin de la période médiévale au début du XIXe siècle, et au sein des différentes religions chrétiennes, sans s’interdire a priori des incursions ou comparaisons avec les autres religions du Livre. Cette chronologie large et ces limites confessionnelles lâches permettront de confronter et comparer les diverses manières dont fut envisagé le chantier de la formation des futurs clercs, en examinant les orientations prises, les moyens investis et les dispositifs choisis pour soutenir leur vocation et accompagner l’évolution de leurs carrières. Tous les temps de la formation (initiale et continue) seront envisagés, du côté des formateurs comme du côté des postulants, et un accent particulier sera mis sur l’émergence d’une identité de corps (corporate identity) à même de refléter autant que motiver la conscience collective d’appartenir à un même corps clérical, transcendant les corps individuels le composant.

L’enjeu de ce colloque sera aussi de couvrir un champ de recherche qui comporte aujourd’hui encore de nombreux angles morts, à l’exemple du chantier de l’histoire des séminaires catholiques. En effet, malgré certaines études approfondies portant sur les clergés réguliers, et des éclairages circonstanciés et éclatés (sur telle institution, tel studium ou programme de formation, tel formateur ou pédagogue original, etc.), il n’existe encore, à notre connaissance, aucune vue d’ensemble permettant d’embrasser les enjeux de la formation des clercs à une échelle globale. Le colloque entend ainsi être une contribution et un encouragement à un champ historiographique qui connaît un véritable renouveau, notamment dans le cadre d’une histoire comparée des christianismes européens.

À cette aune, plusieurs pistes pourront être envisagées, à titre indicatif :

– Lieux, échanges et mobilités. Quelle cartographie se dessine à travers l’étude des lieux de savoir, des circulations intellectuelles, des échanges interreligieux et des mobilités spatiales présidant à la fabrique du clerc ? Outre l’étude des établissements créés à cette fin ou la recherche par les postulants à la cléricature de maîtres réputés et d’institutions reconnues, il serait utile de prendre en compte tous les territoires missionnaires avec leurs multiples spécificités. Les échanges entre États en construction et Églises instituées amènent à réfléchir à une réévaluation de leurs rôles respectifs, à s’interroger sur la validité d’une ligne de partage du contrôle des hommes et des contenus.

– Formateurs, acteurs et programmes de la formation. Au-delà des approches biographiques et monographiques, la relation (parfois idéalisée) « entre maître et disciple », mais aussi la formation des formateurs sont deux champs d’investigation à privilégier. Au terme des cursus de formation naissent également plusieurs demandes : les modalités de validation finale, l’évaluation de l’outil afin de l’améliorer, l’idée d’une formation permanente susceptible de garantir une efficience professionnelle dans la durée. L’exercice de la prédication, par exemple, implique ces différentes dimensions. Enfin, on pourra se pencher certaines formations spécifiques, comme celle des convertis désireux de devenir clercs au sein de leur nouvelle confession.

– Savoir-faire, pratiques, normes. Au-delà des processus de transmission et validation des contenus doctrinaux, ce sont une foule de gestes, de savoir-faire pratiques ou d’exercices spécifiques à la formation d’un certain ethos clérical, participant à la diffusion d’une orthopraxie collective de la profession, que l’on pourra envisager ici. La transformation du laïc en clerc (avec des limites variables et discutables selon les confessions), la mise en conformité de sa conduite à son nouveau statut et les mécanismes de contrôle des normes pourront faire l’objet d’une attention particulière.

– L’économie de la formation. On pourrait ici s’arrêter sur les coûts et les investissements engagés, aussi bien que les gains intérêts espérés de la formation des clercs, qu’ils soient matériels, financiers ou encore symboliques.

Résumé

Ce colloque entend interroger à nouveaux frais les enjeux liés à la fabrique du clerc et à sa formation, dans laquelle se joue et rejoue l’articulation entre vocation pastorale et profession cléricale. Il se propose de les envisager sur une période longue (fin du Moyen Âge – début du XIXe siècle) et au sein des différentes religions chrétiennes, dans une perspective comparatiste. Tous les temps de la formation (initiale et continue) seront envisagés, du côté des formateurs comme du côté des postulants, et un accent particulier sera mis sur l’émergence par la formation d’une identité de corps (corporate identity) à même de refléter autant que motiver la conscience collective d’appartenir à un même corps clérical, transcendant les corps individuels le composant et capable d’agir solidairement. L’enjeu de ce colloque sera d’apporter une contribution et un encouragement à un champ historiographique qui connaît un véritable renouveau, notamment dans le cadre d’une histoire comparée des christianismes européens et de leurs clergés.

Organisation et soumission des propositions

Le colloque aura lieu à Nancy les 11 et 12 juin 2020. Il sera organisé par le CRULH, en collaboration avec les laboratoires TEMOS (Angers, Le Mans), LARHRA (Lyon), CRES (Arras) et MéMo (Universités Paris-Nanterre et Paris 8).

Les propositions (de 3 000 signes au plus) sont à envoyer, accompagnées d’un bref CV académique, avant le 31 octobre 2019 à l’un des trois organisateurs : Marion Deschamp (marion.deschamp@univ-lorraine.fr) Julien Léonard (julien.leonard@univ-lorraine.fr) Stefano Simiz (stephano.simiz@univ-lorraine.fr)

Les propositions seront ensuite expertisées par le comité scientifique du colloque qui compte, outre les organisateurs : Christine Barralis (Université de Lorraine), Didier Boisson (Université d’Angers), Anne Bonzon (Université Paris 8), Céline Borello (Université du Maine), Willem Frijhoff (Erasmus Universiteit Rotterdam), Caroline Galland (Université Paris-Nanterre), Yves Krumenacker (Université Jean Moulin – Lyon 3), Christophe Leduc (Université d’Arras), Simona Negruzzo (Università di Bologna), Boris Noguès (ENS Lyon).

Source : CRULH

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