Appel à contribution – Synesthésie des espaces sacrés ? Cultures gothiques de l’ornement et leurs réceptions au XIXe siècle

« Synesthésie des espaces sacrés ? Cultures gothiques de l’ornement et leurs réceptions au XIXe siècle » (Centre allemand d’histoire de l’art (DFK Paris)/Université Rennes 2/ Freie Universität Berlin), Paris, 24-28 juin 2019

Date limite de dépôt des candidatures : 28 février 2019

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Les villes du Moyen Âge étaient fortement marquées à l’époque gothique dans leur caractère par l’architecture spectaculaire des églises, qui constituaient un élément central de l’identité urbaine. Au-delà de leur effet extérieur, les édifices sacrés gothiques doivent s’envisager comme des microcosmes aux dynamiques complexes, où la liturgie, l’architecture, les objets et les images entraient en relation de façon multiple et variée. Dans ce contexte, l’ornement n’est pas simplement accessoire, mais doit bien être considéré comme un élément central, au sens médiéval d’ « ornamentum » recouvrant l’espace sacré dans sa globalité, du calice à la cloche en passant par le vitrail.

Les cultures de l’ornement propres à l’espace sacré médiéval connurent de multiples transformations lorsque culmina la réception de l’art gothique au XIXe siècle. Le roman Notre-Dame de Paris (1831) de Victor Hugo est paradigmatique à ce titre, puisqu’il ne se limite pas à une description de la cathédrale en tant qu’édifice dont seuls les murs assumeraient la transmission de la tradition, mais lui confère une qualité sensible et synesthésique qui s’exprime notamment dans le son des orgues et des cloches. Ce topos de la conjonction de multiples perceptions sensorielles trouva un écho dans la discipline de l’histoire de l’art encore toute jeune au XIXe siècle. La description fondatrice de la cathédrale comme encyclopédie complète par Emile Mâle en 1898, par exemple, est ainsi concomitante de l’enthousiasme de la fin du XIXe siècle pour le phénomène de la synesthésie. Le mouvement des arts décoratifs ne fut pas en reste, puisqu’il s’inspira clairement d’artefacts médiévaux, développant notamment des microarchitectures variées.

L’atelier de recherche international de cinq jours entend se saisir du champ de recherches complexe que forment, dans l’histoire de l’art et l’histoire culturelle françaises, l’espace sacré du Moyen Âge central, les cultures de l’ornement à l’époque gothique et leurs différentes réceptions et transformations au cours du long XIXe siècle. Outre l’analyse d’architectures, d’images et d’objets, l’atelier se propose également d’aborder les apports de la littérature et plus généralement des sciences humaines à ce champ.

Quinze jeunes chercheurs, doctorants et étudiants avancés en master venus de France, d’Allemagne et d’horizons internationaux auront l’opportunité de se pencher sur les divers aspects des cultures de l’ornement à l’époque gothique et dans la réception française du Moyen Âge au XIXe siècle, dans le cadre de workshops, de visites ainsi que de conférences publiques. Des objets d’étude choisis allant de l’architecture à la sculpture, en passant par les objets mobiles et les autres types d’ornements, seront observés et contextualisés dans un échange étroit avec les chercheurs du DFK Paris et des experts invités (dont des conservateurs, des historiens et des historiens de l’art). Le programme prévoit entre autres des visites dans les collections du Musée du Louvre et du Musée des Arts Décoratifs, à Notre-Dame de Paris, au Cimetière du Père-Lachaise et à la Gare Saint-Lazare.

Les participants auront une bonne connaissance de l’Allemand et du Français (le recours à l’Anglais peut être envisagé ponctuellement) et prépareront un exposé de 15 minutes, suivi d’une discussion, dont le thème sera attribué par les organisateurs ; les propositions sont également bienvenues.

Les étudiants et les doctorants n’ayant pas de bourse d’étude à Paris et ne percevant pas de revenus salariés supérieurs à 50% d’un temps plein peuvent faire une demande de subvention pour les frais de déplacement à hauteur de 100€, et pour les frais d’hébergement à hauteur de 300€, grâce au généreux soutien de l’Université franco-allemande (UFA). La demande doit être jointe au dossier de candidature.

Les dossiers de candidature complets (lettre de motivation de deux pages maximum, lettre de recommandation d’un enseignant, CV et diplômes) devront parvenir d’ici le 28 février 2019 au plus tard à l’adresse ateliersderecherche@dfk-paris.org, avec la mention « Internationaler Studienkurs 2019/Atelier de recherche international 2019 » dans le sujet de l’e-mail.

Participation sous réserve d’acceptation de la candidature.

Marthje Sagewitz (msagewitz@dfk-paris.org) se tient à disposition pour tout renseignement complémentaire.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Journée d’étude – Dictionnaires de l’hébreu biblique au Moyen Âge et à la Renaissance

Au XVIe siècle, la place de l’hébreu et l’interprétation de la Bible furent au coeur d’intenses débats religieux. Parmi les manuels utilisés par les hébraïsants chrétiens qui souhaitaient apprendre la langue hébraïque, le Sefer ha-Shorashim ou Livre des racines (Narbonne, 1210) de David Qimḥi occupa une place de choix. L’objectif de son auteur était de permettre à un large public, et non aux seuls érudits, d’accéder à l’étude de la langue hébraïque et de surmonter les difficultés liées à la compréhension du texte biblique. De fait, ce dictionnaire devint un outil essentiel pour les savants humanistes et les kabbalistes chrétiens, et ce jusqu’au XIXe siècle.

Cette journée d’étude du mardi 26 février sera d’abord consacrée à la place du Sefer ha-Shorashim dans la tradition lexicographique de l’hébreu. Cette dernière a connu, au Moyen Âge, un développement important, non seulement parce qu’elle contribuait à la préservation de la langue de la Bible, mais aussi parce que de nombreuses autres disciplines en dépendaient. Bien que revêtant des formes assez comparables, les dictionnaires reflètent souvent une approche personnelle de la langue. Ibn Kaspi reprochait à David Qimḥi d’ignorer la dimension philosophique que reflètent les racines hébraïques et les schèmes dérivationnels. Gilles de Viterbe, quant à lui, recherchait, au-delà des mots et du texte biblique, des significations cachées et des interprétations kabbalistiques. Une seconde session sera dédiée aux manuscrits du Sefer ha-Shorashim, à ses traductions et à ses adaptations latines. L’étude des premiers dictionnaires hébreu-latin à la Renaissance permettra de montrer le conservatisme des lexiques et de s’interroger sur les sources de ces ouvrages. L’analyse et la comparaison des deux manuscrits de Gilles de Viterbe qui nous sont parvenus semblent attester l’existence d’au moins une copie antérieure. Enfin, seront évoqués les premiers résultats du relevé des variantes dans le texte hébreu, avant la présentation de l’environnement XMLMindXML Editor, adapté au projet Racines.

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Programme :

9h – Accueil François Bougard (IRHT-CNRS)
9h15 – Présentation du projet RACINES, Judith Kogel (IRHT-CNRS )

Traditions lexicographiques de l’hébreu, aspects généraux

9h30 – The Hebrew and Judeo-Arabic Lexicographical tradition in al-Andalus (10th-12th centuries), José Martínez Delgado (Campus Universitario de Cartuja, Grenade)
10h – David Qimḥi as perceived by Joseph Ibn Kaspi and Efodi, Cyril Aslanov (AMU/CNRS /IUF, The Academy of the Hebrew Language)
10h30 – À la recherche de la langue parfaite : Gilles de Viterbe, traducteur et lexicographe, Emma Abate (IRHT-CNRS , Paris)

Pause

Transmissions des savoirs lexicographiques, au Moyen Âge et à la Renaissance

11h30 – The Beginning of Hebrew Latin Lexicography in the Renaissance : towards a collective lexicon of the Hebrew language in Latin, Saverio Campanini (Université de Bologne)
12h – Quelques remarques sur les traductions de Gilles de Viterbe, Giacomo Corazzol (IRHT , Projet Racines)
12h30 – Reading, Detecting, and Encoding Manuscript Variants. Sefer ha-Shorashim and Its Challenges, Martina Mampieri (Harvard, Rothschild Foundation Europe, Projet Racines)

Pause déjeuner

Aspects pratiques du projet

14h – Présentation de l’édition électronique, Emmanuelle Khury (IRHT-CNRS , Orléans)
14h30 – Le carnet hypothèses : Liber radicum, Sefer ha-shorashim, Karima Pedemas (IRHT-CNRS , Orléans)
15h – Table ronde / objectifs du projet / calendrier / blog

Informations pratiques :

Institut de recherche et d’histoire des textes
Site Iéna, Salle Jeanne-Vielliard
40 avenue d’Iéna, 75116 Paris

L’accès est libre dans la limite des places disponibles. Merci de signaler votre présence à Judith Kogel : judith.kogel@irht.cnrs.fr

Source : IRHT

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Publication – « Le Sacré et la parole. Le serment au Moyen Âge « , éd. Jaume Aurell, Martin Aurell et Montserrat Herrero

Au Moyen Âge, le serment renforce le lien social. Ses manifestations éthiques et esthétiques sont alors nombreuses : sacre royal, vœu de croisade, traité de paix, foi féodale, adoubement chevaleresque, gage amoureux, mais aussi conjuration, parjure ou juron. Par contraste, la modernité efface le pacte juré.

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Table des matières : ici

Informations pratiques :

Le Sacré et la parole. Le serment au Moyen Âge, éd. Jaume Aurell, Martin Aurell et Montserrat Herrero, Paris, Classiques Garnier, 2018 (Civilisation médiévale, n° 34). 327 pages. ISBN : 978-2-406-08034-3. Prix : 32 euros.

Source : Classiques Garnier

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Web – Quatre cartulaires de la ville de Chièvres consultables en ligne

Quatre cartulaires de la ville de Chièvres viennent d’être numérisés et sont désormais consultables en ligne ainsi que dans toutes les salles de lecture numériques des Archives de l’État. Il s’agit de registres fiscaux, ancêtres de notre cadastre, qui datent de 1424, 1540, 1574 et 1600 !

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Chaque cartulaire est organisé par lieux (rues, faubourgs, ruelles, hameaux). Chaque taille est explicitée en mentionnant le propriétaire, la propriété, sa localisation, les propriétaires antérieurs, le destinataire de la rente et la somme à régler.

Conservés aux Archives de l’État à Mons au sein des 58,8 mètres linéaires d’archives de la ville de Chièvres, les 4 cartulaires de la taille d’héritage datent respectivement de 1424, 1540, 1574, 1600. Ce sont donc près de 1.500 images qui ont été numérisées.

Cette opération a été menée dans le cadre du projet Archéologie qui réunit les Archives de l’État et l’AWaP (ancienne Direction de l’Archéologie du SPW).

Pour consulter librement les archives en ligne, il est nécessaire de s’inscrire au préalable via internet. Découvrez comment s’inscrire !

Consulter les cartulaires de la ville de Chièvres (n°366 à 369).
Consulter l’inventaire des archives de la ville de Chièvres, 1404-1918

Source : Archives de l’État

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Séminaire – Monachismes orientaux du Nil à la Méditerranée. Organiser la vie monastique en Afrique orientale de l’Antiquité tardive au Moyen Âge (Égypte, Nubie, Éthiopie, IVe- XVIe s.)

Le séminaire est mensuel. Il a lieu de 17h à 19h dans la salle de séminaire de l’École française de Rome (Piazza Navona, 62) ou au Pontificio Istituto Orientale (Piazza Santa Maria Maggiore, 7).

Ce séminaire organisé par l’École française de Rome (EFR) et le Pontificio Istituto Orientale (PIO) depuis 2018 est dédié à l’étude du monachisme en Afrique orientale de l’Antiquité tardive à la fin du Moyen Âge. L’objectif est double : étudier les spécificités du monachisme en Égypte, Nubie et Éthiopie, en soulignant l’intérêt et les dynamiques de ses expressions, et décloisonner les études de ces sociétés en adoptant une approche comparatiste qui mette en évidence les interactions avec d’autres traditions monastiques.

Le séminaire constitue un lieu d’échanges autour de la documentation monastique sous toutes ses formes et permet ainsi de croiser les questionnements et les méthodes issus de différentes disciplines (histoire, anthropologie, philologie, histoire de l’art, sciences religieuses) pour mieux saisir le phénomène monastique en Afrique orientale dans sa complexité.

Organiser la vie monastique en Afrique orientale (Égypte, Nubie, Éthiopie, IVe- XVIe s.)

Cette deuxième session est consacrée à la question de l’organisation de la vie monastique en Égypte, Nubie et Éthiopie et privilégie les études de cas. Les rencontres mensuelles entendent mieux identifier et saisir les normes et les modalités pratiques qui régissent l’administration, la gestion, le contrôle et l’aménagement des institutions monastiques. Une attention particulière sera accordée à la vie quotidienne des moines et des moniales en Afrique orientale dont certains aspects demeurent largement méconnus.

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Programme :

Mercredi 26 février 2019 (EFR, Piazza Navona, 62) 17h-19h
Artur Obłuski (Polish Centre of Mediterranean Archaeology/ The American University in Cairo)
« Organizing the monastic space in Medieval Nubia »

Mardi 19 mars 2019 (EFR, Piazza Navona, 62) 17h-19h
Vincent Laisney (Pontificium Institutum Biblicum)
« L’organisation des monastères en Nubie au Moyen Âge »

Mardi 9 avril 2019 (PIO, Piazza Santa Maria Maggiore, 7) 17h-19h
Maria Mossakowska-Gaubert (Marie Skłodowska-Curie Research Fellow/ Saxo Institute – Centre for Textile Research)
« La production textile dans le milieu monastique égyptien (IVe – VIIIe siècle) »

Mardi 21 mai 2019 (PIO, Piazza Santa Maria Maggiore, 7) 17h-19h
Tedros Abraha (Pontificio Istituto Orientale)
« Una riflessione sul romitorio del Wāldebbā (Etiopia) nel Medio Evo »

Mardi 4 juin 2019 (PIO, Piazza Santa Maria Maggiore, 7) 17h-19h
Alberto Camplani (Sapienza Università di Roma)
« Abraham de Farshut et d’autres moines anti-chalcédoniens : l’impact des controverses christologiques sur les traditions monastiques »

Mardi 2 juillet 2019 (EFR, Piazza Navona, 62) 17h-19h
Olivia Adankpo-Labadie (EFR), Philippe Luisier (PIO)
Table ronde conclusive

Pot de clôture du séminaire

Source : MoNiMed

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Publication – « Le cardinal Franz Ehrle (1845-1934). Jésuite, historien et préfet de la Bibliothèque Vaticane / Franz Kardinal Ehrle (1845-1934). Jesuit, historiker und präfekt der vatikanischen Bibliothek », dir. Andreas Sohn et Jacques Verger

Le cardinal Franz Ehrle (1845-1934), jésuite originaire de Souabe en Allemagne, est une figure majeure de l’histoire religieuse et intellectuelle de son temps. Il fut préfet de la Bibliothèque vaticane de 1895 à 1914 et devint, en 1922, cardinal puis bibliothécaire et archiviste de l’Église romaine en 1929. Savant de réputation internationale, il s’est intéressé aussi bien à l’histoire de l’Église médiévale qu’à celle de la scolastique, des ordres religieux et de la bibliothèque des papes. La Bibliothèque vaticane lui doit sa physionomie moderne. Proche des papes, de Léon XIII à Pie XI, il fut aussi un homme attentif aux problèmes de son temps. Son nom est resté familier aux historiens mais les divers aspects de sa vie et de son œuvre demeurent en fait inégalement et insuffisamment connus. En rassemblant quatorze contributions consacrées aux multiples facettes du savant, du préfet de la Bibliothèque vaticane et du cardinal, révélatrices de sa personnalité, de sa production historique et de ses orientations théologiques, ecclésiologiques et spirituelles, le présent volume s’efforce de saisir, à la fois dans sa complexité et sa modernité, cette grande figure peut-être méconnue, témoin des défis intellectuels et religieux que l’Église eut à affronter au tournant des XIXe et XXe siècles.

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Andreas Sohn est professeur d’histoire médiévale à l’université de Paris XIII – Sorbonne Paris Cité.

Jacques Verger est professeur émérite d’histoire médiévale à l’université de Paris-Sorbonne et membre de l’Institut.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Le cardinal Franz Ehrle (1845-1934). Jésuite, historien et préfet de la Bibliothèque Vaticane / Franz Kardinal Ehrle (1845-1934). Jesuit, historiker und präfekt der vatikanischen Bibliothek, dir. Andreas Sohn et Jacques Verger, Rome, École Française de Rome, 2018 (Collection de l’École française de Rome, 551).354 p., ill. n/b. ISBN: 978-2-7283-1328-0. Prix : 27 euros.

Source : École française de Rome

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Colloque – Écritures en contact. Pratiques et interférences / Scripts in contact. Practices and Interferences

Dans le cadre du programme «Scripta-PSL. Histoire et pratiques de l’écrit», un colloque international est organisé du 28 février au 2 mars à l’Institut d’études avancées et à l’EPHE autour du thème des Écritures en contact. Pratiques et interférences.

Autant que les langues, les écritures sont naturellement en contact les unes avec les autres. Au sein d’une même communauté d’usagers comme sur un même document ou inscription, plusieurs écritures ou styles graphiques d’une même écriture sont souvent mobilisées, conformément à des registres d’expression partagés, culturellement codifiés, ou selon les exigences ponctuelles des scripteurs. Dans l’un et l’autre cas, les paramètres en jeu sont divers : hiérarchisation fonctionnelle de l’information, expression de hiérarchies culturelles ou d’autorité, dimensions esthétiques ou ludiques. Comme les langues, les écritures et styles graphiques sont susceptibles d’interférer les unes avec les autres. Du point de vue formel, les scripteurs éduqués dans une écriture peuvent, par mémoire du geste, présenter un « accent graphique » lorsqu’ils en pratiquent d’autres.

Le colloque vise à porter un accent sur les pratiques et les phénomènes de coprésence et d’interférence entre écritures ou styles graphiques divers, dans une perspective qui en soulignera les dimensions sociologiques, contextuelles, fonctionnelles et cognitives en jeu. Afin de mieux rendre compte de la grande diversité des phénomènes en jeu, les contributions représenteront un horizon culturel et historique délibérément large, de l’Extrême-Orient aux mondes méditerranéens, des premières cultures de l’écrit aux temps récents.

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Programme :

Jeudi 28 février, Institut d’études avancées, Hôtel de Lauzun (17 quai d’Anjou, 75004 Paris)

9:00 Accueil
9:15 Introduction

Aspects sociolinguistiques du contact entre écritures / Sociolinguistics of script contact

9:30 – 10:00 Biscriptality as a facet of literacies in contact, Daniel Bunčić (University of Cologne)
10:00 – 10:30 Polyglossie, individu, polygraphie et attentes sociales. Habitus et inventions graphiques de Flavius Mithridate, maître de langues sémitiques dans l’Italie du Quattrocento, Benoît Grevin (CNRS)
10:30 – 11:00 Arabic and Hebrew scripts and Jewish Egyptian identity, Esther-Miriam Wagner (Woolf Institute & University of Cambridge)
Pause café

11:30 – 12:00 Writing Egyptian or writing Greek? Script choice in Graeco-Roman Egypt, Sandra Lippert (CNRS)
12:00 – 12:30 Mettre l’oral par écrit ou pas ? Tentation du vernaculaire et résistance du chinois dans le Vietnam classique, Philippe Papin (EPHE)

Fonctions d’autorité / Authority

14:00 – 14:30 “Our antiquity” – Authentication in Early Modern Europe and New Spain (nowadays Mexico), Margrit Kern (CSMC, Hamburg)
14:30 – 15:00 Brāhmī and Kharoṣṭhī: the interaction between two writing systems in North-West and Western India, Ingo Strauch (Université de Lausanne)
15:00 – 15:30 Les marchands qui écrivent. Contact et coprésence graphiques dans l’Italie des XIVe et XVe siècles, Irene Ceccherini (Oxford)
Pause café

Manuscrit et imprimé / Print and handwritten

16:00 – 16:30 Écritures gothiques et italiennes dans le livre français au début du XVIe siècle, Remi Jimenes (Université de Tours)
16:30 – 17:00 The Printed Book as Script Contact Zone: Japanese Glossed Xylographic Editions of Chinese Texts, David Lurie (Columbia University)

Vendredi 1er mars, Institut d’études avancées, Hôtel de Lauzun

Création et biographies d’écritures en contact / Creation and life-histories of scripts in contact

9:30 – 10:00 The Vaṭṭeḻuttu script of the Tamil country: biography of a specific ancient Indian regional script, Valérie Gillet (EFEO)
10:00 – 10:30 Le système graphique Ba-Shu et l’écriture chinoise, Olivier Venture (EPHE)
10:30 – 11:00 The creation of the Old Persian cuneiform script in the light of a re-examination of the key passages in the Elamite and Old Persian versions of DB, Philip Huyse (EPHE)
Pause café

11:30 – 12:00 Les écritures khitan : à la croisée du chinois, du turc runique et du coréen, Pierre Marsone (EPHE)
12:00 – 12:30 Writing the vernacular in a strict classicist context : creation and standardization of Amharic graphemes (Ethiopia, 16th-19th centuries), Anaïs Wion (CNRS)

Cosmopoleis graphiques / Graphic cosmopoleis

14:00 – 14:30 Varieties of the Brāhmī script in Central Asia, Georges-Jean Pinault (EPHE)
14:30 – 15:00 Écritures syriaques à Rome : syriaque, arabe, garshouni et latin dans la cosmopolis graphique de la Renaissance, Margherita Farina (CNRS)
15:00 – 15:30 Le système de communication graphique aztèque : un exemple mésoaméricain d’écriture en contact, Loïc Vauzelle (EPHE, INALCO)
Pause café

16:00 – 16:30 Writing Systems, Writing Styles and Palaeography in Early Southeast Asia, Arlo Griffiths (EFEO)
16:30 – 17:00 Marc Smith, TBA

Samedi 2 mars, Salle Gaston Paris, EPHE, Escalier E, Sorbonne (17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris)

Accents graphiques / Graphic accents

9:00 – 9:30 Interférences graphiques dans la production écrite des biographes français/arabe : une approche neurocognitive, Jean-Luc Velay (Université Aix en Provence/CNRS)
9:30 – 10:00 Analysing Scribal ‘Accents’ in Late Anglo-Saxon Script, Peter Stokes (EPHE)
10:00 – 10:30 Sous le calame d’un scribe digraphe en Égypte byzantine : un dossier épistolaire grec et copte dans les archives de Dioscore d’Aphrodité, Yasmine Amory (Université de Gand)
Pause café

11:00 – 11:30 La lettre cachée. Turquie (années 1930-années 1950), Emmanuel Szurek (EHESS)
11:30 – 12:00 Handwriting in contact: Some considerations on the Cyrillic-Latin graphetic accent, Anna-Maria Meyer (University of Cologne)
12:30 – 13:00 Scribes grecs et scribes latins dans la bibliothèque de la Villa des Papyrus à Herculanum, Gianluca Del Mastro (Université de Naples)

Informations pratiques :

28.2.2019 et 1.3.2019 : Institut d’études avancées, Hôtel de Lauzun (17 quai d’Anjou, 75004 Paris)

2.3.2019 : Salle Gaston Paris, EPHE, Escalier E, Sorbonne (17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris)

Colloque sur inscription obligatoire.

Source : IRHT

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Appel à contribution – Activité historienne et appartenance urbaine en Europe et dans les mondes islamiques, du XIIIe au XVIIIe siècle

Ce colloque vise à appréhender toute la gamme des socialisations possibles de l’activité d’écrire sur le passé dans les villes des sociétés médiévales et modernes, tant en Europe que dans les mondes islamiques. On entend ici, en effet, l’activité historienne au sens large : chroniques, histoires de villes, de sanctuaires, de monuments, notations dans des registres de villes ou de communautés, livres de famille italiens ou allemands, journaux individuels, généalogies, mémoires, inscriptions sur des monuments pérennes ou éphémères, en somme tout écrit fixant un récit du passé, à partir du moment où s’y trouve engagé un rapport à la ville. Il faut y inclure aussi les pratiques d’archivage et les pratiques de collection qui peuvent accompagner la réalisation d’écrits sur le passé.

Lors du colloque, on voudrait conjoindre dans l’analyse les histoires patentées et bien d’autres écrits dans lesquels on trouve des récits historiques – mais qui ne se présentent pas obligatoirement comme tels. On s’intéressera du reste tout particulièrement, dans ces écrits, aux modalités de définitions de l’activité historienne, à ses procédures de légitimation, ainsi qu’à la mobilisation éventuelle, qu’elle soit implicite ou explicite, d’autres travaux historiques. L’élargissement du spectre des écrits pris en compte rend possible l’observation de la circulation des textes, des références, des modèles au sein même de l’espace urbain, sans présupposer que cette circulation se ramène à la diffusion de pratiques savantes à d’autres éléments du corps social.

Depuis une quarantaine d’années et les propositions fondatrices de Roger Chartier et Armando Petrucci, les historiens ne cessent de mettre en lumière combien les sociétés urbaines à partir du Moyen-Âge ont été modelées par une culture écrite qui imprime sa marque aussi bien sur l’organisation politique que sur la vie économique, sociale et culturelle citadine. Cette culture écrite, liée aux échanges commerciaux, aux développements d’appareils de pouvoirs qui sécrètent des administrations, et à un fort encadrement ecclésiastique, qui implique entre autres le développement de l’offre éducative, a permis à des fractions substantielles quoique minoritaires de la population urbaine – notables puis couches supérieures de l’artisanat par la suite – l’accès à l’alphabétisation et à la maîtrise des codes qui permettent d’envisager la production de récits sur le passé. Cette culture écrite ne saurait être réduite à ce que les historiens ont pris l’habitude d’appeler les « écritures pragmatiques » – écrits de gestion, actes notariés – par différenciation d’avec la culture savante. Bien que les villes n’y soient pas dotées d’institutions propres et que l’alphabétisation y soit moins développée qu’en Europe, le monde musulman des époques médiévale et moderne connaît des processus sans doute comparables.

Aussi s’agit-il avec ce colloque de considérer l’activité historienne comme une ressource mobilisée par des individus, des communautés, et des institutions, dans le cours de la vie sociale des cités. On cherchera, au travers des communications, à rassembler le plus de connaissances possibles sur la sociologie des scripteurs, les enjeux qui président à leurs écrits, les lieux – sociaux, ou scripturaires – dans lesquelles des histoires sont inscrites de manière privilégiée – jusque, parfois, dans les registres des notaires, certains tenant chronique à même les répertoires de leurs actes. On vise par là à comprendre les modalités réciproques de fabrication des identités urbaines et des identités sociales de ces scripteurs, et à mesurer la place que tient cette activité historienne dans les dynamiques urbaines. On s’intéressera aussi aux liens entre l’histoire telle qu’elle s’écrit en ville et d’autres foyers – monastiques, aristocratiques, curiaux – d’historiographie.

Ce colloque est organisé par le CHISCO de Nanterre et l’équipe Pouvoirs, savoirs et société de l’université Paris 8, dans le cadre d’un appel à projets du labex Les Passés dans le présent.

Comité d’organisation :
Anne Bonzon, Boris Bove, Franck Collard, Emmanuelle Tixier du Mesnil, Caroline Galland, Benjamin Lellouch, Nicolas Schapira

Les propositions de communication seront envoyées en fichier joint à l’adresse suivante : nschapira@parisnanterre.fr avant le 15 février 2019.

Source : Labex – Les Passés dans le Présent

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Publication – Roberto Ridolfi, « Vie de Machiavel », trad. Paul Larivaille

« Nicolas, nous vivons à une époque où, si jamais l’on fut sage, il faut maintenant l’être. Je ne crois pas que votre philosophie puisse être jamais accessible aux fous, et les sages ne sont pas suffisamment nombreux : vous comprenez ce que je veux dire, même si je ne présente pas les choses aussi joliment que vous… »

Lettre de Filippo Casavecchia, commissaire de la République florentine à Barga, 17 juin 1509.

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Machiavel est une énigme. Ce nom a traversé l’Histoire avec autant de fascination méfiante que de haine admirative. Né en 1469 à Florence où il meurt en 1527, Nicolas Machiavel sera tour à tour secrétaire de la république, diplomate, déchu par les Médicis, mis à l’écart de la vie publique, exilé, banni, loué, haï. Sa vie est un roman, son action politique méconnue, son œuvre érigée comme l’un des plus importants chapitres de la philosophie politique, et sa postérité aussi sulfureuse qu’hétéroclite. En moins de quinze années, fort de son expérience, il rédigera parmi les plus influents livres d’histoire politique jamais écrits : Discours sur la première décade de Tite-Live (1513-1519), Histoires florentines, ce qu’il nommait des « balivernes » : la Mandragore… son œuvre la plus célèbre ne fut pas publiée de son vivant : Le Prince (1532). Tous, de Frédéric le Grand à de Gaulle, en passant par Napoléon, l’ont lu. Ces deux derniers s’en sont d’ailleurs défendus.

De lui, on a tout dit et l’on a peu conclu. Peut-être parce qu’il pose la question : que faire de la distance entre l’espoir et le réel ?

Avec un remarquable talent de conteur et défaisant les stéréotypes, Roberto Ridolfi fait revivre Nicolas Machiavel. Sans jamais séparer la pensée de la vie, il dévoile l’humanité d’un homme en partie consumée par le travail du temps.

Si l’empathie irrigue l’érudition, Ridolfi se montre implacablement attentif au mot juste – dans son entourage historique, littéraire et psychologique. Et c’est certainement du fait de cette double exigence que beaucoup considèrent cette biographie comme la meilleure jamais dédiée au grand Florentin.

Roberto Ridolfi (1899-1991) est un historien italien. Sa biographie de Machiavel a été publiée pour la première fois au printemps de 1954 et ensuite périodiquement revue, peaufinée, mise à jour et augmentée jusqu’à la septième et dernière édition, parue en octobre 1978, et dont Paul Larivaille donne ici la traduction et l’annotation revue.

Informations pratiques :

Roberto Ridolfi, Vie de Machiavel, trad. Paul Larivaille, Paris, les Belles Lettres, 2019. 432 pages, 16 x 24 cm. ISBN : 9782251448985. Prix : 29,90 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Offre d’emploi – Doctoral Fellowship in Byzantine Literature

The Institute for Early Christian and Byzantine Studies of the Greek department at KU Leuven is seeking to employ one well-qualified research fellow for two years, at the level of PhD student. The successful candidate will work on a project on the political application of biblical exegesis at the Byzantine court of the ninth to eleventh centuries. The project is funded by the research council of KU Leuven, and the fellowship involves collaboration with the Universität zu Köln.

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Project

The project aims to document, interpret and explain the role of biblical exegesis in the justification of anti-Jewish measures taken by emperors of the Macedonian dynasty. Those measures were inspired mainly by political and ideological instead of religious reasons (and were as a rule not approved by the church). In a process of justifying them from a theological perspective, literature was written that quotes passages from the Bible and explains them in an appropriate fashion, finding biblical approval for the imperial anti-Jewish policy. This can be observed in a varied corpus of essentially non-exegetical texts linked to the court of the Macedonian emperors: letters, question-and-answer literature, anacreontic poetry, adversus Iudaeos literature, legal texts etc. It is the aim of the project to chart this literary corpus and to investigate the way it deals with biblical exegesis. This involves the identification of biblical passages that tend to be selected and the analysis of interpretative approaches as well as comparison with contemporary exegesis issued by the Church and an interpretation of these data in relation to Byzantine history.

The successful candidate will be expected to complete a doctoral dissertation in the framework of this project. The precise topic of the dissertation will tie in with the candidate’s interests and will be determined in dialogue with the supervisors, professors Reinhart Ceulemans (Leuven) and Claudia Sode (Köln). The thesis will be written in English or German.

The dissertation will be a joint degree, from KU Leuven (main institution) and the Universität zu Köln. The first two years are fully funded by KU Leuven, and the successful candidate will be expected to work in Leuven. In the course of that period, funding bodies in Belgium, Germany and elsewhere will be solicited, both by the supervisor and by the candidate, to fund the remaining time needed to complete the dissertation. In this regard, the candidate will be expected to work in Köln for a minimum of six months.

The candidate will pursue her/his own PhD research but is expected to actively contribute to the scholarly activities of the research group (such as participation in joint publications and the organization of conferences) and to devote a maximum of 20% of her/his time to service to the department and faculty and limited teaching assistance.
Profiel

The successful candidate will have:

  • an MA degree in Classics or Byzantine studies
  • a strong command of classical Greek, and at least good notions of medieval Greekcompetence in Byzantine literature and history and a demonstrable interest in research on those fields
  • experience and an interest in biblical studies
  • very good knowledge of English or German and at least good reading skills of several other languages relevant to the field (such as French, Italian, Modern Greek);
  • the attitude to contribute to a research team and to be open to international collaboration and mobility; the willingness to participate in the search for further project funding

Aanbod

  • a full-time, two-year fellowship at KU Leuven, with an affiliation with the Abteilung Byzantinistik und Neugriechische Philologie of the Universität zu Köln
  • a competitive salary as established by the Flemish government (ca 2,000€ net / month: further details from https://www.kuleuven.be/personeel/jobsite/en/phd); atravel allowance for research purposes will be available
  • office space at KU Leuven, membership of the Greek department and the Literary Studies research unit and a stimulating and lively academic working environment with a strong international profile;
  • the prospect of a joint PhD degree from two European universities with a tradition of excellence in the field;
  • the possibility to work in an international team and gain international experience.

Interesse?

To apply, complete the online application tool below (deadline: 10 March 2019). Make sure to include as attachments: a cover letter outlining your background and motivation, and a detailed CV (including accurate information on grades and study results).

One recommendation letter should be sent to reinhart.ceulemans@kuleuven.be by 10 March 2019 (to be sent directly by the referee, not through the candidate).

Upon selection, a number of candidates will be asked to produce a writing sample. Shortlisted candidates will be invited for an interview, which will take place in the first weeks of June, either in Leuven or through video conference. Travel and accommodation costs forthe interview will not be covered.

For more information please contact Prof. Reinhart Ceulemans (reinhart.ceulemans@kuleuven.be) or Prof. Claudia (claudia.sode@uni-koeln.de).
Solliciteren voor deze vacature kan tot en met 10/03/2019 via onze online sollicitatietoepassing
KU Leuven wil een omgeving creëren waarin alle talenten maximaal tot ontplooiing kunnen komen, ongeacht gender, leeftijd, culturele herkomst, nationaliteit of functiebeperking. Hebt u vragen in verband met toegankelijkheid of ondersteuningsmogelijkheden, dan kan u ons contacteren via diversiteit.HR@kuleuven.be.

Source : KULeuven

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