Séminaire – Histoire de Paris au Moyen Âge 2018-2019: « La Cour, la Ville, les nobles »

La noblesse étant principalement curiale à Paris après le XIIIe siècle, la question des rapports entre les nobles et la ville rejoint celle de la cour et de la ville. Un topos veut que Paris soit une ville de cour : c’est certainement vrai, mais cela ne signifie pas que la cour écrase la ville, ni sur le plan juridique-politique, ni sur le plan économique. De même l’historiographie a tendance à envisager leurs rapports culturels sous l’angle d’une domination unilatérale de l’une sur l’autre, mais est-ce si sûr ? Le séminaire pourrait être l’occasion de s’interroger sur les rapports complexes qu’entretiennent Paris et la cour, ou d’autres villes et leur cour, pour replacer cette dernière à sa juste place dans l’histoire de la capitale.

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Programme :

Vendredi 9 novembre 2018. La cour, moteur de l’économie parisienne ?
Boris Bove, « Etat de l’art sur l’historiographie de la cour à Paris. »
Cécile Troadec, « Rome, ville de cour. »
Boris Bove, « Les effets macro-économique de la cour sur l’économie parisienne. »

Vendredi 7 décembre 2018. Les métiers et la cour
Caroline Bourlet, « Mesurer l’impact de la clientèle curiale sur le monde des métiers parisiens à la fin du Moyen Âge. Parcours historiographique et pistes de recherche. »
Marion Bernard, « les armuriers parisiens et les grands : un rapport de clientèle réciproque. »

Vendredi 11 janvier 2019. Les Italiens à Paris et à Londres
Boris Bove et Caroline Bourlet, « Les Italiens à Paris. Etat des lieux. »
Mathieu Scherman, « Les Italiens, la cour et Londres. »

Vendredi 15 février 2019. Les hôtels aristocratiques
Boris Bove, « Les hôtels aristocratiques, des monuments parisiens ? »
Bénédicte Perfumo, « Approche archéologique des hôtels parisiens vus par leurs caves. »

Vendredi 22 mars 2019. La cour et la ville au miroir des testaments
Xavier Hélary, « Testaments princiers et Paris. »
Boris Bove et Caroline Bourlet, « La religion civique à travers les testaments des bourgeois parisiens (XIIIe-XVe siècle). »

Vendredi 12 avril 2019. L’insertion urbaine de la société de cour
Christelle Balouzat-Loubet, « Paris, capitale des comtes d’Artois (XIIIe-XIVe siècles). »
Roxane Chila, « Naples et l’aristocratie du Regno. Recherches sur l’insertion urbaine des groupes nobiliaires. »

Vendredi 17 mai 2019. Culture de cour, culture urbaine : d’où vient la civilisation des mœurs ?
Marie De Rasse, « Le vêtement parisien : influences de la cour ? »
Vanina Kopp, « Les ordres littéraires entre sociabilité aristocratique et confréries urbaines, Paris XIIIe-XVe siècle »
Julie Claustre, « Les aristocrates dans la clientèle de Colin de Lormoye : une clientèle curiale ? »

Source : IRHT

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Publication – « Fortification et artillerie en Europe autour de 1500 : le temps des ruptures. Actes du colloque international organisé les 11 et 12 décembre 2015 à Epinal et à Châtel-sur-Moselle », éd. René Elter et Nicolas Faucherre

Entre équilibre et rupture, les années 1500 sont marquées par les « grandes découvertes », mais surtout par une effervescence artistique, intellectuelle et technologique qui va faire basculer l’Europe dans la modernité. Dans ce cadre, la brutale capacité du boulet métallique à faire brèche dans le mur va faire exploser, puis s’unifier, les réponses architecturales de la défense. Ces réponses souvent désuètes, parfois efficaces aux progrès de l’artillerie à poudre — maillons d’une inéluctable évolution corollaire aux ruptures administratives, financières, stratégiques et tactiques inhérentes — font montre d’un grand équilibre dans les formes d’architecture bellique produites.

Le champ d’investigation de ce colloque porte précisément sur les expérimentations menées autour de 1500 en réponse à cette modernité de l’attaque. Les différentes communications présentées dans ce volume démontrent que ce mouvement de modernisation est général à l’ensemble des principautés et états européens, voire dans le monde ottoman, et qu’avant même la mise en place du système bastionné autour de 1530 qui va en réduire les coûts, la fortification avait standardisé ses pratiques pour intégrer le canon.

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Table des matières :

Remerciements

Philippe Bragard et Nicolas Faucherre – Introduction : les années 1500, temps d’équilibres ou temps de ruptures ?/Introduction (English): The 1500s, balancing times or rupture times?
Francis Pierre – La poudre noire : la lente et difficile maîtrise d’un mélange explosif
Emmanuel de Crouy-Chanel – Nouvelle artillerie, mutation de la guerre de siège et défis pour la fortification (1475-1500)
Michael Depreter – L’artillerie castrale et la naissance de l’arsenal dans les Pays-Bas bourguignons : la fin du château médiéval ?
Vianney Muller – L’adaptation à l’artillerie au sein du patrimoine castral des Neufchâtel-Bourgogne
René Elter – La forteresse de Châtel-sur-Moselle : un programme bourguignon d’avant-garde en terre lorraine
Mylène Didiot – L’adaptation de l’enceinte urbaine de Metz face à l’artillerie : l’étude des comptes des Gouverneurs des Murs (1463-1542)
Julien Trapp – Défendre Metz aux alentours de 1500 à travers les inventaires de l’artillerie
René Elter – Fortification et artillerie à Nancy entre la fin du XVe s. et le milieu du XVIe s. : vers une capitale européenne
David Covelli – La modernisation d’une place forte royale au tournant du XVIe s. : l’exemple de Langres (1470-1540)
Richard Mahée, Jacky Provence, Reza Dehghan Kamaragi – La tour du Boulevard à Mussy-sur-Seine (fin XVe-début XVIe siècle)
Brice Collet – Les enceintes urbaines champenoises face à l’artillerie : l’exemple de Troyes, Châlons-en-Champagne et Reims (fin XIVe-début XVIe s.)
Laurent Vissière – La modernisation d’une enceinte : Dijon au début du XVIe s.
Adrien Vuillemin – Première approche des moyens mis en œuvre pour adapter aux armes à feu les enceintes des petites et moyennes villes d’Alsace (XVe-XVIe s.)
Andreas Kupka – Bolwerck, pastey et bastion : l’évolution de l’architecture militaire en Allemagne du XVe au XVIe s.
Jean-Jacques Schwien, Maxime Messner – Châteaux et armes à feu en Franche-Comté. Des transformations en trompe l’œil ?
Geoffrey Rousset – Fortifications médiévales et armes à feu : adaptation à moindre coût ou construction de tours à canon ou boulevard comme à Présilly ?
Alain Salamagne – Arras 1500 : la fortification d’une ville à l’aube des temps modernes
Jean-Bernard de Vaivre – L’artillerie à poudre des hospitaliers à Rhodes et dans le Dodécanèse : l’adaptation des fortifications de quelques-unes de leurs places
Anastasia Koumoussi, Vincent Ory – Le fort de Rhio (Grèce), un fort à la mer ottoman des années 1500
Joana Barreto – L’artillerie napolitaine à la veille des Guerres d’Italie : un inventaire méconnu de la deuxième moitié du XVe s.
Fernando Cobos – Les fortifications et l’artillerie espagnoles entre 1495 et 1503 : la lutte pour la suprématie technologique dans les Guerres d’Italie
Christian Normand, Louis de Buffières, Benoît Duvivier, Peio Joseba Monteano Sorbet, Gilles Parent, Aitor Pescador Medrano – Château Pignon : une forteresse espagnole en Navarre (1513-1527)
Christian Corvisier – Rodemack : une forteresse privée reconstruite après 1492 pour les Margraves de Bade, au duché de Luxembourg
Philippe Bragard – La principauté de Sedan sous Robert de La Marck
Philippe Bragard – Les formules de fortification pour armes à feu dans les anciens Pays-Bas, 1480-1530
Nicolas Faucherre, Michel Coste † – Interpréter le château de Bonaguil
Michel Colardelle – Conclusion/Conclusion (English)

Informations pratiques :

René Elter et Nicolas Faucherre (éd.), Fortification et artillerie en Europe autour de 1500 : le temps des ruptures. Actes du colloque international organisé les 11 et 12 décembre 2015 à Epinal et à Châtel-sur-Moselle, Nancy, Presses universitaires de Nancy – Editions Universitaires de Lorraine, 2018. 518 pages, 21 x 29,7 x 2,7 cm. ISBN : 9782814305144. Prix : 35 euros.

Source : Le comptoir des presses d’universités

 

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Journée d’étude – Regards croisés autour de l’objet médiéval : Les coffres médiévaux

La journée d’études sur les coffres médiévaux s’inscrit dans le cadre du programme que l’Institut national de l’histoire de l’art porte depuis deux ans avec le Musée de Cluny, « Regards croisés autour de l’objet médiéval ». Polyvalents, de contenance parfois considérable, mobiles et indispensables, les coffres sont des meubles majeurs. De bois, de métal et de cuir, sculptés, peints, ils font appel à maints savoir-faire techniques et enjeux pragmatiques comme esthétiques, que la journée d’études étudiera, de même qu’elle questionnera le rapport entre les contenants et les contenus. La facture diversifiée des coffres répondant à des usages spécifiques – domestiques, somptuaires, économiques –, seront convoquées les sources de la pratique comme les sources littéraires et iconographiques.

En partenariat avec le musée de Cluny – musée national du Moyen Âge

Cette journée d’études est rattachée au programme de recherche « Regards croisés autour de l’objet médiéval », sous la direction d’Isabelle Marchesin (domaine Histoire de l’art du IVe au XVe siècle).

Comité scientifique

Sébastien Biay (INHA)
Luc Bourgeois (université de Caen)
Véronique Dominguez (université d’Amiens)
Isabelle Marchesin (INHA)
Elisabeth Taburet-Delahaye (musée de Cluny)

Intervenants

Estelle Doudet (université de Grenoble)
Michel Huynh (musée de Cluny)
Christiane Klapisch-Zuber (EHESS)
Cécile Lagane (Centre Michel de Boüard – CRAHAM)
Mathieu Linlaud (université de Nanterre)
Pierre-François Mille (INRAP Rhône Alpes Auvergne)
Maud Perez-Simon (université Sorbonne-Nouvelle)

Informations pratiques

26 octobre 2018 – 9H30-17H30

Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
6, rue des Petits-Champs ou 2, rue Vivienne
75002 Paris

Entrée libre

Source : INHA

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Appel à contribution – Researching and curating medieval cartularies

Postgraduate training workshop

Date: Tuesday 29 January 2019
Time: 10am – 4pm

Venue: National Library of Scotland, George IV Bridge, Edinburgh
Organiser: Dr Joanna Tucker (University of Glasgow)

This one-day workshop will introduce postgraduates to medieval manuscripts known as cartularies. As well as presenting the latest research on cartularies, the workshop will give students hands-on experience of using them in research. It will also highlight key issues for curating manuscripts like cartularies for researchers and the public. In particular, we will discuss how the physicality of these manuscripts (their binding, structure, and scribes) is as important as their contents for understanding their function. Some cartularies from the National Library of Scotland will be used as live examples. The workshop will be led by Dr Joanna Tucker and Prof. Dauvit Broun from the University of Glasgow, along with manuscript curators from the National Library of Scotland. The workshop is funded by the Royal Society of Edinburgh. There are nine places available. Each student will receive a bursary to cover costs.

The workshop will cover the following:
• What are cartularies?
• How to analyse a cartulary manuscript (including the binding, physical structure, texts, scribes, and dating the manuscript).
• Hands-on exercise analysing a cartulary from NLS.
• Key questions for curating cartularies (particularly digitising and cataloguing cartularies).

The workshop is open to any postgraduates who use (or hope to use) cartularies or other similar kinds of complex manuscripts in their research, or any students of curation and archive studies. We welcome students from across Scotland, the UK and Europe. No prior knowledge of/experience with cartularies is required!

Bursaries

Bursaries are available for all nine students to cover travel, accommodation and subsistence.

How to apply

To apply for a place at the workshop, please send the following details to Joanna:
• Name
• Where you are studying
• What you are studying
• How cartularies relate to your research or archival interests

Send to: Joanna.Tucker@glasgow.ac.uk Application deadline: 31 October 2018

Source : De Rebus Diplomaticis

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Publication – Frédéric Nef, « La connaissance mystique »

Et si la mystique, souvent considérée comme une expérience de l’inconnaissable, obéissait, au contraire, aux normes communes de toute expérience ?

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C’est la thèse que développe Frédéric Nef : appliquer à la mystique les normes de la connaissance en ce qui concerne d’abord la justification des croyances et le rôle premier de la perception pour affirmer l’existence d’une « connaissance mystique » et cerner son objet, l’essence ou la bienveillance de Dieu. Cette lecture va donc à contre-courant de la manière actuelle de concevoir la mystique – un territoire ineffable pour les enfants perdus –, en rapatriant la connaissance mystique sous l’autorité rectrice d’une épistémologie générale, et en favorisant des comparaisons fructueuses avec la physique et la métaphysique. Dans son argumentation exigeante l’auteur prend en compte tant les mouvements de la théologie mystique que des phénomènes mystiques (les stigmates, les sens spirituels), et des techniques spirituelles (l’aspiration ou la suspension). En ce sens ce livre est également la cartographie de tout un monde dont il cerne l’émergence splendide, puis le tragique retrait. Un maître-ouvrage, l’œuvre d’une vie.

Frédéric Nef est directeur d’études à l’EHESS. Auteur de nombreux articles et livres en sémantique, histoire de la philosophie, théologie philosophique, il a contribué à faire connaître la métaphysique à un large public, notamment grâce à son livre Qu’est-ce que la métaphysique ? (Gallimard, 2004). Il est l’auteur d’une trilogie fameuse : L’objet quelconque, Les propriétés des choses, L’anti-Hume (Vrin, 1999, 2006, 2017).

Informations pratiques :

Frédéric Nef, La connaissance mystique, Paris, Cerf, 2018 (Idées). 432 pages. 155×240 cm. ISBN : 9782204113816. Prix : 29,00€.

Source : Cerf

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Séminaire – Pratiques sociales de l’écrit. Atelier jeunes chercheur.e.s

L’atelier jeunes chercheur.e.s – « Pratiques sociales de l’écrit » se tiendra à l’EHESS, le jeudi 25 octobre 2018 le jeudi 22 novembre 2018 et les 24 janvier, 21 février, 28 mars et 22 mai 2019.

Organisation :
Serena Galasso (EHESS – CRH/EFR)
Louis Genton (UVSQ – DYPAC/FSP)

AAPESL

Programme :

25 octobre 2018
Écriture en collaboration, collaborer par l’écrit : livre en collection, catalogue-exposition, partition.
Lou Forster, EHESS, INHA
Sara Martinetti, EHESS, INHA
Rafael Souza Barbosa, EHESS, CRH (GRIHL)

22 novembre 2018
Rationalisation par l’écrit et construction d’identités judiciaires
Romain Benoit, Universite de Rennes 2,
Tempera Aurore Denmat-Leon, Sorbonne Universite, CRM
Florian Reverchon, Universite de Lyon, CLHDPP

24 janvier 2019
Écritures et temps sociaux: autour de quelques cas de construction et de transmission memorielles dans les sociétés humaines
Yann Cerf, EHESS, LAS
Lionel Germain, Universite Paris-Saclay, DYPAC
Olivia Ramble, EPHE, Mandes iraniens et indiens

21 fevrier 2019
Acteurs, institutions et écriture (XVllème -XIXème siecle)
Juliette Deloye, Universite Paul Valery – Montpellier 3, CRISES
Gautier Garnier, Universites Paris 1 et Nanterre, Mandes americains
Maxime Martignon, Universite Paris Nanterre, CHISCO
Camille Pollet, Universite de Nantes. CRHIA

28 mars 2019
Écritures, entre textes sacres et pratiques rituelles
Marie-Noelle Diverchy, Universite de Lorraine, HISCANT-MA
Berenice Gaillemin, lnstitut d’Etudes Avancees de Nantes
Cecile Guillaume-Pey, CNRS, CEIAS

29 mai 2019
Pouvoir écrit, pouvoir efficace? L’écrit administratif de l’Antiquite au XXème siecle
Marie Aberdam, Universite Paris 1, CHAC SIRICE
Morwenna Coquelin, EHESS, CRH (AhloMA)
Michael Girardin, Universite de Lorraine, CRULH
Gautier Mingous, Universite Lumiere Lyon 2, LARHRA

Source : DYPAC – UVSQ

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Publication – Laura Slater, « Art and Political Thought in Medieval England, c.1150-1350 »

Images and imagery played a major role in medieval political thought and culture, but their influence has rarely been explored. This book provides a full assessment of the subject. Starting with an examination of the writings of late twelfth-century courtier-clerics, and their new vision of English political life as a heightened religious drama, it argues that visual images were key to the development and expression of medieval English political ideas and arguments. It discusses the vivid pictorial metaphors used in contemporary political treatises, and highlights their interaction with public decorative schemas in English great churches, private devotional imagery, seal iconography, illustrations of English history and a range of other visual sources. Meanwhile, through an exploration of events such as the Thomas Becket conflict, the making of Magna Carta, the Barons’ War and the deposition of Edward II, it provides new perspectives on the political role of art, especially in reshaping basic assumptions and expectations about government and political society in medieval England.

Laura Slater is a Fulford Junior Research Fellow at Somerville College, University of Oxford.

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Table des matières :

Introduction
Imagining Power in Angevin England
From the Clerics to the Court, c.1200-1250
The Barons’ War and the Dreams of Reformers
Visions of Government During the Three Edwards
Conclusion
Bibliography

Informations pratiques :

Laura Slater, Art and Political Thought in Medieval England, c.1150-1350, Boydell & Brewer, 2018 (Boydell Studies in Medieval Art and Architecture). 10 colour, 39 black and white illustrations, 343 pages, 24×17 cm. ISBN: 9781783273331. Prix : 60 £.

Source : Boydell & Brewer

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Conférence – Agnès Graceffa, « Médiévistique et amitié au XXe siècle: le réseau international de Ferdinand Lot (1866–1952) »

Le 12 décembre 2018, Agnès Graceffa (Université libre de Bruxelles) présentera une communication intitulée Médiévistique et amitié au XXe siècle: le réseau international de Ferdinand Lot (1866–1952) dans le cadre du Séminaire de recherche organisé par l’IHA (R. Große) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle)

Présidence: Olivier Guyotjeannin (École nationale des chartes)

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Informations pratiques :

Paris
Institut historique allemand
10h00 (12.12.) – 12h00 (12.12.)

Source : Institut historique allemand

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Colloque – Ovide dans la Romania médiévale

Les œuvres d’Ovide sont traduites en langue vernaculaire à partir du XIIe et du XIIIe siècles. En parallèle, ses textes sont abondamment commentés en latin, afin d’en tirer un enseignement moral et de comprendre les nuances de sa langue, les contenus mythographiques et historiographiques qu’ils contiennent. Traducteurs et commentateurs, textes latins et vernaculaires se partagent ainsi la scène dans la réception médiévale d’Ovide, surtout parce que les traductions incorporent dès le début l’exégèse latine. La journée d’étude Ovide dans la Romania médiévale réunit des chercheurs qui travaillent tant sur les commentaires latins d’Ovide que sur les traductions vernaculaires. Dans cette première rencontre, le thème sera centré sur les commentaires latins et les traductions en langues romanes (langue d’oïl, castillan, italien, catalan) datées du XIIIe au XVe siècle et produites dans ce qu’il est convenu d’appeler la Romania. L’objectif est de réfléchir ensemble sur les liens qui existent entre ces textes, que ce soit du point de vue des sources latines et romanes médiévales communes ou de celui des modes de traduction et d’interprétation de l’original ovidien.

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Programme :

9h30 – 10h : Accueil

10h–11h30
Première table
Du commentaire latin aux premières traductions romanes

Lisa Ciccone, Universität Zürich : Le mythe, la poésie et l’histoire dans le commentaire du ms. Vat. lat. 1479 (Metamorphoseon Libri XV)
Irene Salvo García, Syddansk Universitet / CIHAM : Ovide en Castille au XIIIe siècle : histoire, poésie et science dans un contexte européen
Débat (puis pause de 10 min)

11h30 – 13h
Deuxième table
Les Métamorphoses en France : l’Ovide moralisé et l’Ovidius Moralizatus

Laura Endress, Universität Zürich : Du paratexte à l’interpolation : quelques ajouts dans l’Ovide Moralisé à la lumière des commentaires latins
Marek Thue Kretschmer, Norges teknisk-naturvitenskapelige universitet : Les ajouts de la version parisienne de l’Ovidius moralizatus de Pierre Bersuire
Débat
Pause déjeuner

14h –16h
Troisième table
Volgarizzamenti, traducciones et traduccions : Ovide en italien, castillan et catalan

Federico Rossi, Scuola Normale Superiore di Pisa : Ovide chez Dante : mémoire et réécriture du mythe
Amalia Desbrest, ENS de Lyon : La première traduction castillane des Héroïdes d’Ovide (Séville, Bibl. Colombina, ms. 5-5-16). Présentation
Gemma Pellissa, Universitat de Barcelona : Francesc Alegre : traduction, commentaire et sources dans les Transformacions
Débat (puis pause de 10 min)
16h –16h45

Table ronde, avec la participation de Véronique Rouchon, Marianne Besseyre, Magali Romaggi et Prunelle Deleville (CIHAM / Université Lumière-Lyon 2)

Informations pratiques :

18 octobre 2018
ENS de Lyon, site Buisson, salle 003
9h30 – 17h

Journée d’étude « Ovide dans la Romania médiévale », organisée par Irene Salvo-Garcia et Marylène Possamai-Pérez

Source : CIHAM

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Appel à contribution – Le Temps / Time. Symposium of the International Medieval Society

English version below

Symposium of the International Medieval Society, Paris
Paris, 8–10 July /juillet 2019

« Qu’est-ce donc que le temps » demandait saint Augustin. « Qui pourra, pour en parler convenablement, le saisir même par la pensée ? Cependant quel sujet plus connu, plus familier de nos conversations que le temps ? »

De l’estimation des dates historiques au calcul de la date de Pâques et à l’élaboration du calendrier liturgique, les savants du Moyen Âge ont compté le temps. Le mouvement des corps dans le ciel nocturne permettait aux observateurs de calculer l’heure, de même que les instruments tels que le cadran solaire, l’horloge à eau, la bougie et éventuellement l’horloge mécanique. Architectes, sculpteurs, enlumineurs et artisans ont tous aspiré à représenter visuellement le temps à travers différents media, et des programmes iconographiques complexes ont employé les relations allégoriques ou anagogiques afin d’entrecroiser les histoires. Les romanciers ont expérimenté différentes manières de représenter le passage du temps et d’organiser l’action narrative, tandis que les poètes lyriques ont employé la répétition de motifs pour retourner le temps sur lui-même. Dans le domaine de la notation musicale, les théoriciens du Bas Moyen Âge ont développé différents procédés pour indiquer le rythme, phénomène dont l’absence dans la notation des siècles précédents, comme dans le chant monophonique en langue vernaculaire, a donné lieu à des débats parmi les érudits modernes.

Pour le monachisme médiéval, le temps consistait en l’emboîtement de cycles qui déterminaient la pratique quotidienne, mensuelle et annuelle en établissant des associations concrètes entre temps et types de travail, lecture, et repas. En cela, le temps ne correspondait pas seulement à – mais était le moyen d’ – un monde matériel qui pouvait être transcendé par la contemplation. Les réflexions des philosophes et théologiens, de leur côté, portaient sur les points d’articulation entre les différentes temporalités : le temps linéaire et fini de la vie humaine, le temps cyclique de la liturgie et le temps eschatologique du Salut.

Aujourd’hui, les historiens se demandent, avec Jacques Le Goff : « Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ? », et interrogent tant les marqueurs traditionnels des périodes historiques qui séparent l’Antiquité du Moyen Âge et le Moyen Âge de la Renaissance, que les effets de cette périodisation sur la manière de penser l’objet historique.

Dès lors, comment faire avancer la réflexion sur la durée, l’événement, le moment ? Comment réfléchir à l’expérience de la dilatation du temps ou de sa profondeur ?

Pour la 16e édition de son colloque annuel, l’International Medieval Society Paris lance un appel à contribution sur tous les aspects du temps au Moyen Âge. Les propositions pourront traiter de l’expérience ou de l’exploitation du temps, de son calcul et de sa mesure, de son inscription, sa théorisation, ou de la question de savoir comment, pourquoi ou s’il faut délimiter le « Moyen Âge ». Les communications portant sur un matériel historique ou culturel de la France médiévale ou de la Gaule dans l’Antiquité tardive, ou sur des textes en Français ou en Occitan médiéval, sont particulièrement encouragés, mais les propositions convaincantes portant sur d’autres matières seront bien sûr aussi prises en compte.

Le colloque annuel de l’International Medieval Society Paris est une rencontre internationale et bilingue, rassemblant professeurs, chercheurs et doctorants. Les propositions pourront être en français ou en anglais, et toucher des domaines d’expertises aussi divers que l’histoire de l’art, la musicologie, l’étude des rituels et de la liturgie, l’histoire de la danse, la littérature, la philosophie, l’anthropologie, l’histoire, l’histoire des sciences et techniques, ou encore l’archéologie.

Un résumé de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes, accompagné d’un CV, pourra être envoyé à communications.ims.paris@gmail.com avant le 30 novembre 2018. Les résumés seront d’abord expertisés de manière anonyme avant la sélection finale ; ils devront donner une idée claire du sujet abordé et de l’argumentation développée pour la communication. La sélection des papiers sera connue par retour de mail dans le courant du mois de janvier 2019.

IMS-Paris Prix pour doctorants

La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e). Le dossier de candidature qui sera envoyé à communication.ims.paris@gmail.com avant le 30 novembre 2018 comprendra :

1) la proposition de communication,
2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),
3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 € pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 € depuis l’étranger) lui sera versée lors du Congrès.

Time/ Le temps
Symposium of the International Medieval Society, Paris
Paris, 8–10 July /juillet 2019

“What is time?” asked St. Augustine. “Who can comprehend this even in thought so as to articulate the answer in words? Yet what do we speak of, in our familiar everyday conversation, more than of time?”

From the diverse reckoning of historical dates to the calculation of the date of Easter and the elaboration of the liturgical calendar, medieval scholars counted time. The movement of the bodies in the night sky allowed medieval viewers to calculate the hour, and so did such instruments as the sundial, the water clock, the candle clock, and eventually the mechanical clock. Architects, sculptors, illuminators, and artisans strove to represent time iconographically in different media, and complex programs of images employed allegorical or anagogical relations in order to interweave narratives. Narrative writers experimented with ways to represent the passage of time and organize narrative action, while lyric poets used patterned repetition to turn time back on itself. In the domain of musical notation, late medieval theorists developed different ways of indicating rhythm, a phenomenon whose absence from earlier notation, such as that of vernacular monophony, has inspired debates among modern scholars.

In the medieval monastic context, time consisted of nested cycles that determined daily, monthly, and annual practice by building concrete associations between time and types of labor, reading, and eating. In this, time not only corresponded to, but was a feature of, a material world that could be transcended through contemplation. For their part, philosophers and theologians reflected on the points of articulation between different temporalities: the linear and finite time of human life, the cyclical time of the liturgy, the eschatological time of Salvation.

Today, historians ask with Jacques Le Goff, “Must we chop up history into slices?,” and some question the traditional period markers that separate Antiquity from the Middle Ages and the Middle Ages from the Renaissance, as well as the effects of that periodization for conceptualizing the historical object.

How, therefore, can we best reflect on duration, on the event, on the moment? How can we reflect on the experience of time’s dilation, or of its depth?

For its 16th annual symposium, the International Medieval Society Paris invites scholarly papers on any aspect of time in the Middle Ages. Papers may deal with the experience or exploitation of time, its reckoning or measuring, its inscription, its theorization, or the question of how or why or whether we should demarcate the “Middle Ages.” Papers focusing on historical or cultural material from medieval France or post-Roman Gaul, or on texts written in medieval French or Occitan, are particularly encouraged, but compelling papers on other material will also be considered.

The annual symposium of the International Medieval Society Paris is an interdisciplinary, international, bilingual meeting of faculty, researchers, and advanced graduate students. We welcome submissions in French or English from art history, musicology, studies of ritual or liturgy, history of dance, literature, linguistics, philosophy, theology, anthropology, history, history of science and technology, or archaeology.

An abstract of no more than 300 words (in French or English) for a paper of 20 minutes should be sent, along with a CV, to communications.ims.paris@gmail.com by 30 November 2018. Abstracts will receive a preliminary blind review before the final selection and should give a clear idea of the topic and anticipated argument of the paper. Presenters will be notified of their selection in January 2019.

IMS-Paris Graduate Student Prize:

The IMS-Paris is pleased to offer one prize for the best paper proposal by a graduate student. Applications should consist of:

1) a symposium paper abstract
2) an outline of a current research project (PhD dissertation research)
3) the names and contact information of two academic referees

The prize-winner will be selected by the board and a committee of honorary members, and will be notified upon acceptance to the Symposium. An award of 350€ to support international travel/accommodation (within France, 150€) will be paid at the symposium.

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