Publication – « Les modèles dans l’art du Moyen Âge (XIIe-XVe siècles) », dir. Laurence Terrier Aliferis et Denise Borlée

Ce volume réunit, pour la première fois sur le sujet, un ensemble de contributions qui abordent les diverses problématiques liées à l’usage des modèles dans la création artistique à l’époque gothique. Les modalités de la circulation des hommes et des œuvres en Occident entre le XIIe et le XVe siècle sont examinées à travers cinq axes : les carnets de modèles, la nature des modèles servant à la transmission (dessins, moulages ou gravures) , la notion d’auctoritas, la sélection des modèles et les interactions entre les différentes techniques (orfèvrerie, sculpture et peinture). Les auteurs se fondent, dans des études de cas très concrètes, sur des exemples précis et variés touchant à différents domaines artistiques et, de la sorte, permettent au lecteur d’appréhender au plus près une telle pratique, souvent pressentie, mais qu’il reste malgré tout assez difficile de saisir au sein de la production artistique médiévale.

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Table des matières :

Fabienne Joubert – Préface
Denise Borlée et Laurence Terrier Aliferis – Des modèles artistiques et de leurs usages à la fin du Moyen Âge
Laurence Terrier Aliferis – Les modèles gothiques : un état des questions

Partie I – L’œuvre modèle

Alain Salamagne – « Pour adviser et mémorisier en eulx et par escript » : les modèles dans l’architecture de la fin du Moyen Âge
Anna Kónya – From Copying to Adaptation. The Uses of Prints in Transylvanian Wall Paintings – from the Late Gothic Period (c. 1450-1520)
Thomas Bohl – Giovanni di Paolo : sources, usages et significations d’un répertoire de modèles singulier
Alessandra Costa – De l’usage du modèle autour de 1400 : le cas de Giacomo Jaquerio
Nicolas Bock – Des dalles et des modèles. Les origines françaises de la sculpture funéraire napolitaine

Partie II
Les carnets de modèles

Anna Pozhidaeva – À propos de la variété des sources iconographiques des Jours de la Création au XIIe siècle en Europe occidentale : tentative de reconstitution d’un modèle perdu
Anne Ritz-Guilbert – Les modèles du Bréviaire de Marie de Savoie par le Maître des Vitae Imperatorum
Joris C. Heyder – Intermediate Remains. What Unfinished Miniatures Tell us about the Use of Pattern Sheets in Late Medieval Manuscript Illumination
Dominic E. Delarue – The ‘Mental Models’ of the Montbastons. An Essay on the Illustrated Legendary Paris, BnF, ms. fr. 185 and the Problem of Model Use in Early Commercial Book Production

Partie III
Modèles et polyvalences artistiques

Denise Borlée – Du dessin à la ronde-bosse : la tête de saint Pierre de Villard de Honnecourt en 3D
Pascale Charron – La question de la circulation des modèles de Jean Fouquet dans la sculpture tourangelle de la fin du Moyen Âge
Marc Gil – Sources et circulation des modèles dans les arts figurés champenois, vers 1160-1180 : le cas de Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-en-Champagne
Michele Tomasi – Commanditaires et artistes, pratiques d’atelier et création : les modèles dans l’orfèvrerie française du XVe siècle d’après les documents

Partie IV
Transferts de modèles et procédés techniques

Daniel Parello – Transformation, Recombining, Updating: Creative Processing from Pictorial Models in Stained Glass
Sofia Gans – Wood and Wax, Models and Molds: The Vischer Workshop of Nuremberg
and Late Medieval German Casting Models
Joanna Olchawa – Multiple Bronze Objects and the Use of Moulds in Hildesheim (c. 1220-1250)

Xavier Barral i Altet – Conclusions

Table ronde, Université de Genève, samedi 6 novembre 2016

Présentation des auteurs
Illustrations en couleurs

Informations pratiques :

Laurence Terrier Aliferis et Denise Borlée (dir.), Les modèles dans l’art du Moyen Âge (XIIe-XVe siècles), Turnhout, Brepols, 2018 (Les Études du RILMA, 10). 284 p., 150 b/w ill. + 54 colour ill., 210 x 297 mm. ISBN: 978-2-503-57802-6. Prix : 90 euros.

Source : Brepols

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Podcast – « Au Moyen Âge, rumeurs et fausses nouvelles », avec Claude Gauvard

Les deux mots sont tout nouveaux pour nous : fake news. Mais la chose certainement pas. Il suffit presque pour s’en persuader de les transposer en français : fausses nouvelles. Je dis « presque » parce que la traduction n’est pas tout à fait fidèle et qu’il ne s’agit pas exactement de la même chose. La notion de fake news, importée des États-Unis d’Amérique, implique l’idée d’une manipulation déterminée de l’opinion au service de fins plus ou moins honorables – plutôt moins que plus d’ailleurs en général. La commission de terminologie du Quai d’Orsay a proposé la formule : « infox ». Il n’est pas sûr que cette suggestion prospère. Mais l’essentiel est ailleurs, au regard de l’Histoire : l’évidence que, là comme si souvent, on tend à exagérer l’inédit. Pour le démontrer, j’ai choisi de braquer l’attention sur le Moyen Age. Il paraît bien lointain, ce temps-là, à cet égard, à distance abyssale de nos nouvelles technologies, et même avant l’invention de l’imprimerie. Et pourtant ! Vous allez voir que, parmi bien des différences, évidemment nombreuses, émergent des points communs, du côté des rumeurs, qu’elles soient spontanées ou, bien souvent, organisées par des gens du côté des puissants, qui peuvent trouver intérêt à les contrôler ou à les provoquer. Claude Gauvard, que j’ai le bonheur d’avoir devant moi ce matin, devant vous, professeur émérite d’histoire du Moyen Age à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a beaucoup réfléchi à cette question – entre bien d’autres auxquelles sa compétence s’est attachée. Je ne prends pas un grand risque en vous annonçant qu’elle va éclairer notre compréhension de ce phénomène qui est de grande portée civique dans la longue durée.

Jean-Noël Jeanneney

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Écouter : https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=873f5b9a-214d-4e43-a576-86c909ad7b5a

Source : France Culture

 

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Podcast – Jacques Le Goff, historien

Portrait de Jacques Le Goff, historien spécialiste du Moyen Âge, qui témoigne du poids du passé dans la connaissance de notre identité culturelle. Il expose ses différents sujets de recherche et décrit ses nombreuses activités en tant que chercheur, conseiller historique et enseignant. En étudiant des faits récents comme la guerre du Golfe, Jacques Le Goff met en évidence l’importance du passé sur l’époque actuelle, par exemple le problème ancien et récurrent de la guerre juste. Il analyse les rapports ville et société et leur évolution dans le temps, les similitudes de l’imaginaire collectif et des croyances d’hier et d’aujourd’hui. Il consacre une part importante de son temps à la vulgarisation du savoir en histoire, en travaillant en tant que conseiller historique sur des films (le Nom de la rose…) et en livrant ses connaissances lors de séminaires.

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Offre d’emploi – Akademische Mitarbeit, Architekturgeschichte, Universität Stuttgart

Application deadline: Jul 12, 2018

Am Institut für Architekturgeschichte der Universität Stuttgart ist vorbehaltlich der Zuweisung zum nächstmöglichen Zeitpunkt die Stelle einer/eines akademischen Mitarbeiterin/akademischen Mitarbeiters zu besetzen.

Die Beschäftigung ist auf drei Jahre befristet. Es besteht die Möglichkeit einer Verlängerung. Die Vergütung erfolgt nach Entgeltgruppe 13 TVL (50%).

universitaet-stuttgart

Zu den Aufgaben gehören die Mitarbeit in der Lehre, die Durchführung eigener Lehrveranstaltungen und die Mitwirkung bei den Aufgaben des Instituts. Es handelt sich um eine Qualifikationsstelle, erwartet wird die Anfertigung einer Dissertation.

Voraussetzung ist ein überdurchschnittlich abgeschlossenes Hochschulstudium mit architekturgeschichtlichem Schwerpunkt (M.A., MSc oder äquivalent).

Bewerbungen mit den üblichen Unterlagen (CV, Abschlusszeugnisse, ggf. Verzeichnis von Publikationen, Lehrveranstaltungen und Vorträgen), einem Abstract der Abschlussarbeit und einem Exposé zur geplanten Dissertation (max. 2 Seiten) richten Sie bitte schriftlich und in Papierform bis zum 12.07.2018 an

Prof. Dr. Klaus Jan Philipp
Institut für Architekturgeschichte
Universität Stuttgart
Keplerstr.11
70174 Stuttgart

Bitte senden Sie alle Unterlagen zusätzlich in einer PDF-Datei an Frau Pauline Desjardins: sekretariat@ifag.uni-stuttgart.de.

Weitere Informationen zum Institut unter www.ifag.uni-stuttgart.de

Wir bitten um Verständnis, dass eingesandte Bewerbungsunterlagen nicht zurückgesandt werden können.

Die Universität Stuttgart strebt eine Erhöhung des Frauenanteils an und fordert deshalb besonders Frauen auf, sich zu bewerben. Schwerbehinderte werden bei gleicher Eignung bevorzugt.

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Animals: Theory, Practice, Representation

Leiden, Netherlands, April 4 – 05, 2019
Deadline: Oct 1, 2018

The field of human-animal studies has become a lively domain where diverse disciplines examine the divergences and convergences between humans and animals, their evolutions, demarcations, and entanglements. Not only do we conceptualize, historicize, and embody animals in our lives, but also produce, preserve, and consume them, pushing some to the verge of extinction and creating others through genetic modification. The fact that animals play a significant part in most aspects of our lives, thus invites us to reflect on our relationships with them. On April 4th and 5th, 2019, Leiden University Centre for Arts in Society (LUCAS) will be hosting a conference called, Animals: Theory, Practice, and Representation. This graduate conference is an international and interdisciplinary platform where PhD and master students can present, exchange, and discuss research results and innovative theoretical insights with participants from diverse backgrounds.

This conference aims to rethink the relationships between humans and animals, in order to examine the ways in which these relationships are defined. By drawing attention to such concerns, we would like to invite participants from a wide spectrum of disciplines to contribute to this intriguing field of inquiry. We invite participants whose field of study or research include, but are not limited to, any of the subthemes below:

Animals/Humans – the Humanities
– Literature
– Art history
– Popular culture
– Visual culture
– Media studies
– Folklore
– Race theory
– Critical theory
– Philosophy
– Anthropomorphism
– Zoomorphism
– Agency discourse
– Post-humanist discourse

Animals/Humans – Sciences
– Biology
– Zoology
– Ethology
– Medicine
– Bionic
– Natural history
– Ecology
– Rights and liberation,
– etc.

Animals/Humans – Daily Life
– Consumption
– Domestication
– Deification
– Fetishism
– Cohabitation
– Regulation
– Representation
– Ethics,
– etc.

Keynote speakers:
Dr. Tobias Linné
Prof. Dr. Robert Felfe

Proposals:

We welcome 2 kinds of paper from all disciplines:

1. Proposals for a 15-20 min talk (max. 250 words)
2. Proposals for a lightning talk 5 min (max. 150 words)

In your proposal, please include a short biography as well. (max. 200 words)

Please send your proposal and biography to the conference’s Email address no later than October 1st 2018. Our Email address: lucasconference@hum.leidenuniv.nl

A selection of papers will be published as conference proceedings in the Journal of the LUCAS Graduate Conference: http://www.hum.leiden.ed/lucas/jlgc/.

Should you have any question regarding the conference and/or proposal, please do not hesitate to contact us through the conference’s email address given above.

The organizing committee:
Zexu Guan, Sophia Hendrikx, Ali Shobeiri, Lisanne Wepler, Céline Zaepffel, Jiyu Zhang

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Visages de femmes dans la littérature bourguignonne (XIVe-XVIe siècles)

Dunkerque – Lille, 17-18 octobre 2019
Université du Littoral – Côte d’Opale, UR H.L.L.I., EA 4030 Université de Lille, UR ALITHILA, EA 1061

Organisateurs : Jean DEVAUX, Matthieu MARCHAL, Alexandra VELISSARIOU

Située dans le prolongement du colloque « Les miroirs des dames au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance », qui se tiendra les 13 et 14 décembre 2018 à l’Université du Littoral – Côte d’Opale (Boulogne-sur-Mer), cette manifestation scientifique proposera une réflexion sur l’image de la femme médiévale dans la production littéraire bourguignonne de la fin du Moyen Âge et de la première Renaissance. À l’instar des diverses rencontres internationales organisées à Dunkerque depuis 2005, elle visera de la sorte à éclairer sous un jour nouveau la vaste production littéraire élaborée sous l’impulsion des Grands Ducs de Bourgogne.

Argumentaire

Les recherches menées ces dernières années sur la représentation de la femme durant cette période ont permis, déjà, d’apprécier toute la richesse d’une telle thématique. Parallèlement aux études générales consacrées aux princesses et aux dames de cour (Autour de Marguerite d’Écosse. Reines, princesses et dames du XVe siècle ; Das Frauenzimmer. Die Frau bei Hofe in Spätmittelalter und Früher Neuzeit), nombre de travaux sont venus mettre en lumière plusieurs aspects spécifiques de la présence féminine relevant de l’histoire culturelle ou politique, tels le lectorat et le mécénat féminins (Livres et lectures de femmes en Europe entre Moyen Âge et Renaissance ; Les femmes, la culture et les arts en Europe entre Moyen Âge et Renaissance) ou le rôle joué par les femmes de pouvoir (Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance). La société savante SIEFAR, Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime, s’applique plus largement, depuis l’an 2000, à fédérer l’ensemble des initiatives destinées à mettre en lumière la présence des femmes dans la vie sociale, économique, politique, intellectuelle, scientifique et artistique des périodes précédant la Révolution française.

L’image de la femme a pareillement fait l’objet d’importants travaux dans le domaine précis des études bourguignonnes (Women at the Burgundian Court. Presence and influence, Le mécénat féminin en France et en Bourgogne, XVe-XVIe siècles. Nouvelles perspectives). Force est toutefois de constater qu’aucun ouvrage de synthèse n’a porté jusqu’à ce jour sur la question spécifique de la place consacrée à la femme au sein même des textes littéraires bourguignons, qu’ils soient narratifs, didactiques, poétiques, dramatiques ou historiographiques. Tel sera le sujet du présent colloque, qui, conçu dans une perspective interdisciplinaire, aura pour ambition de croiser plusieurs types d’approches, littéraire, linguistique, historique, sociologique et artistique. Ainsi visera-t-on notamment, sur base de ce corpus, à situer la présence du féminin dans le cadre de la réflexion portant, plus généralement, sur les cultures de l’Autre. Comme l’ont démontré plusieurs travaux récents, consacrés, par exemple, au roman français du Moyen Âge tardif (R. Brown-Grant, French Romance of the Later Middle Ages. Gender, Morality, and Desire), l’étude des relations entre hommes et femmes, menée dans la perspective des « gender studies », trouve dans cette période de l’histoire littéraire un vaste champ d’investigation.

Axes de recherche

1. Portraits de femmes à la cour de Bourgogne

L’on s’intéressera tout d’abord au regard porté par les écrivains du temps sur les figures féminines les plus marquantes de l’espace bourguignon, que l’on songe au rôle qu’elles purent jouer dans l’exercice du pouvoir ou à leur implication dans la vie religieuse et culturelle. Il conviendra par ailleurs d’envisager plus largement la place occupée par les femmes à la cour de Bourgogne. « La noblesse est-elle une affaire d’homme ?1 ». La question posée par Éric Bousmar peut à coup sûr être éclairée par l’analyse approfondie de la littérature de cour, qu’il s’agisse des chroniques des fastes bourguignons, de la poésie ou des fictions romanesques. La présence féminine dans les récits de fêtes et de cérémonies curiales s’avère, par exemple, des plus révélatrices de la mentalité des contemporains. Dans les nombreux récits d’armes et d’amours bourguignons comme Ponthus et Sidoine ou Ciperis de Vignevaux, on pourra dégager le lien entre l’amour pré-marital et les prouesses chevaleresques et envisager ainsi le rôle des jeunes femmes dans les joutes, tournois et pas d’armes qui constituent des épisodes privilégiés. Il s’agira ainsi de dégager les réseaux symbolique, associatif ou emblématique mis en place par les romanciers et par les chroniqueurs pour décrire le corps ou les vêtements féminins, réseaux qui relèvent à la fois d’un idéal esthétique et d’un modèle social : il existe dans ces textes un certain nombre de clichés descriptifs dans l’art du portrait, au premier rang desquels on compte l’analogie avec les figures exemplaires du passé (comme Didon, la reine de Carthage, ou Hélène de Troie).

Les romans bourguignons relaient par ailleurs dans l’univers légendaire la fonction sociale de la femme dans la génération et la perpétuation de la lignée, préoccupation dont on peut saisir l’importance à travers la figuration récurrente de personnages dans l’incapacité de procréer. L’exemple le plus célèbre est sans doute représenté par Le Roman de Gillion de Trazegnies qui s’ouvre sur un vibrant éloge de l’amour maternel prononcé par dame Marie, émue aux larmes devant le spectacle donné dans un bassin par une maman carpe et ses petits carpeaux. Sur ce modèle, nombre de récits fictionnels bourguignons mettent en exergue la menace inquiétante de la stérilité dans le couple, motif dont il conviendra de préciser la portée. Ces analyses pourront également être complétées par des études portant plus particulièrement sur l’affection des mères et leur rôle dans l’éducation des jeunes enfants.

L’anthologie publiée en 2006 sous la direction de Danielle Régnier-Bohler (Voix de femmes au Moyen Âge. Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie. XIIe-XVe siècle) illustre à merveille les divers modes d’expression de la voix féminine, problématique qui sera bien sûr au cœur de ces rencontres. L’on songe par exemple à la figure essentielle de Marguerite d’Autriche, qu’elle s’exprime par le truchement de son poète attitré (Jean Lemaire de Belges, Les Regretz de la Dame infortunée) ou fasse entendre sa voix propre dans telle ou telle composition : outre les poèmes insérés dans son Livre de chœur, la Complainte de Marguerite d’Autriche tend vers un « affranchissement de la voix féminine2 » où la mélancolie solitaire de la dame l’emporte sur les plaisirs du jeu courtois.

Il conviendra de s’interroger, dans cette perspective, sur la place occupée par la tradition courtoise dans la culture des élites bourguignonnes. L’on sait le rôle moteur des ducs Valois dans la constitution et le développement de la cour amoureuse dite de Charles VI. Plusieurs des auteurs phares de la cour de Bourgogne s’inscrivent dans le droit fil de cette veine poétique (Michault Taillevent, Le congé d’amour, La bien allee, L’édifice de l’hôtel douloureux d’amour ; Olivier de la Marche, Nouvelles Prophéties). Imprimé à Bruges par Colard Mansion, le recueil anonyme des Adevineaux amoureux (1479-1482) fait se succéder, sur un ton humoristique, les demandes et venditions en amour, transactions amoureuses où la courtoisie confine à la plus franche grivoiserie.

2. Vertus et idéal féminin

L’un des principaux axes de recherches de nos rencontres portera sur l’idéal de vertu féminine émanant du creuset littéraire bourguignon. La poésie de circonstance du siècle de Bourgogne est vouée, pour une part, au panégyrique des princesses de la dynastie austro-bourguignonne, les vertus canoniques dont elles sont parées (Jean Molinet, Le Chappellet des dames ; Jean Lemaire de Belges, La Couronne margaritique) allant de pair avec leur action en faveur du bien de paix (Jean Lemaire de Belges, La Concorde du genre humain). Les célébrations de naissances princières (Jean Molinet, La Nativité Madame Lienor) et, davantage encore, le genre de la plainte funèbre (Michault Taillevent, Lai sur la mort de Catherine de France ; Pierre Michault, Complainte sur la mort d’Ysabeau de Bourbon) témoignent de la place déterminante du modèle féminin dans la littérature de cour.

De même, le genre didactique des « miroirs des dames » est largement représenté en milieu bourguignon (Martin le Franc, Le Champion des Dames ; Pierre Michault, Le proces d’honneur feminin ; Philippe Bouton, Le Miroir des Dames). Les remontrances adressées aux femmes et à leurs conjoints (Le Droit Actour des Dames ; Olivier de la Marche, Le Parement et triumphe des dames ; Le Purgatoire des mauvais maris) comme l’évocation des caprices de Fortune (George Chastelain, Le Temple de Bocace ; Michele Riccio, Changement de fortune en toute prosperité) offrent un tableau contrasté, qui gagnerait à être confronté au témoignage des chroniques contemporaines.

La sainteté féminine occupe pareillement une place déterminante dans l’hagiographie bourguignonne : la Vie de sainte Katherine de Jean Miélot, désormais accessible dans l’édition critique de Maria Colombo, est commanditée par Philippe le Bon tandis que David Aubert réalise pour Marguerite d’York une copie du même texte. La protection octroyée à sainte Colette et à ses couvents par la duchesse Isabelle de Portugal va de pair avec la rédaction par Pierre de Vaux de la Vie de sainte Colette de Corbie, dont Marguerite d’York offre un exemplaire aux clarisses de Gand. L’adaptation par Jean Miélot des Miracles de Notre Dame témoigne de l’importance du culte marial, favorisée par l’intense activité des puys du Nord de la France et attestée, de même, en milieu curial (George Chastelain, Louenge à la tresglorieuse Vierge ; Lay de Nostre Dame de Boulogne).

3. Facétie, grivoiserie et imaginaire romanesque

Il conviendra, par ailleurs, de mieux appréhender l’image de la femme dans la littérature facétieuse et grivoise, qu’il s’agisse d’œuvres narratives, poétiques ou dramatiques. Commanditées par Philippe le Bon en personne, les Cent Nouvelles nouvelles, premier recueil original de récits brefs en prose et en langue française, renferment de nombreuses scènes comiques et gauloises où la ruse féminine constitue un leitmotiv. Nombreuses sont pareillement les allusions grivoises dans le recueil des Evangiles des Quenouilles, où un clerc vieillissant réunit, malgré lui, les propos des fileuses bourguignonnes dans le cadre de veillées hivernales, propos qui portent sur tous les aspects de la vie féminine et maritale, tout en rendant compte d’une sagesse populaire (cf. M. Jeay, Savoir faire. Une analyse des croyances des Evangiles des Quenouilles).
Dans le roman de Jehan de Saintré, la Dame des Belles Cousines constitue un exemple parfait de ruse et de duplicité féminine alors qu’elle s’applique à éduquer, à la fois d’un point de vue social et amoureux, le héros éponyme. Le théâtre profane constitue lui aussi un terrain de choix pour les études sur les femmes. Dans les sermons joyeux et les pronostications joyeuses, la femme est associée, une fois de plus, à la ruse et à la grivoiserie, surtout lorsque ces pièces sont destinées aux fêtes de mariages. Il sera opportun de se demander dans quelle mesure ces textes livrent une image, parfois exacerbée, de la femme et de ses artifices, et quelle part de misogynie s’y révèle. Composées par des hommes, ces œuvres constituent-elles une critique ou une apologie plaisante des femmes ?

On réfléchira en outre au devenir dans ces textes de types féminins comme la vieille sorcière (l’on songe ici à la perfide Gondrée de l’Histoire de Gérard de Nevers), la femme fée (que l’on retrouve en particulier dans Perceforest), ou encore la princesse orientale (représentée par Clarmondine, la bien-aimée du héros éponyme dans le Cléomadès en prose). Dans cette perspective, il sera éclairant de mener des études sur tout ou partie du corpus des « mises en prose » en plein essor dans le milieu bourguignon : on recherchera ainsi les points de comparaison ou de divergence entre les textes sources et les remaniements en prose dans la figuration des modèles féminins.

La critique littéraire a bien mis en évidence les relations de pouvoir déséquilibrées entre hommes et femmes dans le corpus fictionnel bourguignon. Elle s’est attachée plus spécifiquement à souligner les violences perpétrées à l’encontre de plusieurs héroïnes persécutées comme la belle Euryant de l’Histoire de Gérard de Nevers, l’Orgueilleuse d’Amours de la prose de Blancandin, ou Joie, l’héroïne à la main coupée de la Manequine de Jean Wauquelin. Le présent colloque sera l’occasion d’examiner à nouveau frais plusieurs motifs éculés qui fleurissent dans le roman bourguignon – comme le mariage forcé (qui menace la chaste Florence, l’impératrice de Rome de la prose d’Othovyen), le viol (illustré par La Fille du Comte de Pontieu), ou l’inceste (qui sert de moteur au récit de La Belle Hélène de Constantinople en prose de Wauquelin) – et qui permettent une idéalisation de la femme à travers des figures de saintes dans le siècle.

Une autre piste de réflexion conduira à envisager la spécificité des sentiments et des émotions des héroïnes de roman et l’on s’interrogera sur les métamorphoses des personnages féminins au cours de leur vie de papier. Le corpus romanesque bourguignon met en scène des figures d’épouses très contrastées : à la femme adultère s’oppose la compagne fidèle, telle la comtesse d’Artois qui, dans le Roman du Comte d’Artois, parvient grâce à la ruse et au travestissement à retrouver grâce aux yeux de son mari. Le rôle de la femme dans les relations conjugales pourra ainsi faire l’objet de travaux plus ponctuels.

Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer aux organisateurs
avant le 20 juillet 2018.

Jean DEVAUX, Professeur de langue et de littérature françaises (jean.devaux@univ-littoral.fr)
Matthieu MARCHAL, MCF en langue et littérature françaises (matthieu.marchal@univ-lille3.fr)
Alexandra VELISSARIOU, MCF en langue et littérature françaises (alexandra.velissariou@univ-littoral.fr)

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Publication – Sharaf al-Dīn al-Ṭūsī, « Œuvres mathématiques. Algèbre et Géométrie au XIIe siècle », éd. et trad. Roshdi Rashed

Consacré à un moment décisif de l’histoire de l’algèbre, le présent ouvrage contient l’édition critique, la traduction française et le commentaire d’un sommet des mathématiques arabes : l’œuvre algébrique de Sharaf al-Dīn al-Ṭūsī (actif autour de 1170).

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En se fondant sur l’établissement rigoureux de toutes les sources disponibles et en replaçant cette œuvre dans son contexte historique et mathématique, Roshdi Rashed révèle comment son auteur tisse de nouveaux rapports entre algèbre et géométrie et porte la théorie des équations algébriques à un niveau qui ne sera dépassé que cinq siècles plus tard, avec Descartes et Fermat. À ce titre, ce livre est un ouvrage indispensable pour tous les historiens des mathématiques arabes – des mathématiques tout court. Initialement paru en 1986 et depuis trop longtemps indisponible, il a fait l’objet d’une relecture attentive à l’occasion de sa seconde édition.

Roshdi Rashed, historien et philosophe des mathématiques, est Directeur de recherche émérite au CNRS et Professeur honoraire à l’Université de Tokyo.

Informations pratiques :

Sharaf al-Dīn al-Ṭūsī, Œuvres mathématiques. Algèbre et Géométrie au XIIe siècle, éd. et trad. Roshdi Rashed, Paris, Les Belles Lettres, 2018 (Anagôgé, 10). CCCLXVIII + 554 pages, 16 x 24 cm. ISBN : 9782251448619. Prix : 98 euros.

Source : Les Belles Lettres

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Appel à contribution – Clerics in Church and society up to AD 700

Varsovie, 26-27 avril 2019
Appel à contributions
Date limite : 30 septembre 2018

The Presbyters in the Late Antique West is a 5-years project, run at the University of Warsaw and investigating the role of the middle clergy in the Church and society. Our team has been collecting the evidence concerning clerics within a searchable database, still under construction, but accessible on-line: http://presbytersproject.ihuw.pl/ (username: editor, password: editor123!). The project is slowly coming to its end, and we are organising the closing conference “Clerics in Church and society up to AD 700”. The conference will take place in Warsaw, on 26-27 April 2019. The word ‘clerics’ include bishops, but our main interest lies in the presbyters, deacons, and subdeacons etc. We are aiming to achieve a broad picture of their ecclesiastical, economic, and social activity. Among confirmed speakers are: Geoffrey Dunn, Uta Heil, David Hunter, Dominic Moreau, David Natal and Eric Rebillard.

Those interested in presenting papers are requested to send a title and short abstract (c. 100 words) to Stanisław Adamiak (s.adamiak2[at]uw.edu.pl) by 30 September 2018.

There is no registration fee, but please, note we won’t be able to cover travel and accommodation expenses.

Robert Wiśniewski and Stanisław Adamiak

Source : Compitum

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Publication – « Les cisterciens et la transmission des textes (XIIe-XVIIIe siècles) », dir. Thomas Falmagne, Dominique Stutzmann, Anne-Marie Turcan-Verkerk et Pierre Gandil

Les cisterciens sont moins connus pour avoir recherché et retravaillé les textes que pour leurs efforts de centralisation et d’unification dans l’architecture et les arts, la liturgie et la vie quotidienne, et pour leur utilisation active de l’écrit pragmatique – pour ne citer que ces quelques domaines. Et pourtant, leurs bibliothèques, parfois immenses, font mentir par leur richesse et les textes rarissimes ou inattendus qu’elles nous ont conservés l’idée d’un ordre peu consacré aux études. Où les cisterciens ont-ils trouvé ces textes ? Quels étaient leurs réseaux ? Avaient-ils des critères pour choisir les textes à copier et les modèles ? La recherche des textes était-elle dans ces abbayes réfléchie, concertée ? En somme, les cisterciens ont-ils été des transmetteurs par hasard, ou parce que leur intérêt pour les textes allait bien au-delà de ce que nous croyons habituellement ? Ce livre montre que la seconde réponse est certainement la plus juste.

Anne-Marie Turcan-Verkerk est titulaire de la chaire de Langue et littérature latines du Moyen Âge à l’École pratique des hautes études, et chercheur associé à l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS), où elle dirige l’équipe de Codicologie, histoire des bibliothèques et héraldique. Elle est responsable de Biblissima, Observatoire du patrimoine écrit du Moyen Âge et de la Renaissance.

Dominique Stutzmann est chargé de recherche à l’Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS), où il est responsable de l’équipe de Paléographie latine. Il dirige le projet ANR Oriflamms (Ontology Research, Image Feature, Letterform Analysis on Multilingual Medieval Scripts).

Thomas Falmagne est responsable du catalogue des manuscrits médiévaux conservés au Grand-Duché de Luxembourg, rédigé au Handschriftenzentrum de Francfort-sur-le Main. Il est membre du comité international de paléographie latine.

Pierre Gandil est directeur par intérim de la Médiathèque du Grand Troyes.

dIS-9782503553054-1

Tables de matières :

Avant-propos, Anne-Marie TURCAN-VERKERK

De l’atelier de production aux collections de livres

Benoît-Michel TOCK, Le scriptorium et la bibliothèque de l’abbaye de Vaucelles au XIIe siècle Un nouveau regard sur le scriptorium de Vaucelles
Stefano MULA, Le Chronicon Clarevallense, la littérature exemplaire et l’ancienne bibliothèque de Clairvaux au XIIIe siècle
Katharina KASKA, How to know where to look:  Usage and interpretation of late medieval book lists in Heiligenkreuz
Xavier HERMAND, Scriptoria et bibliothèques dans les monastères cisterciens réformés des Pays-Bas méridionaux au XVe siècle
Jan ZDICHYNEC, Les bibliothèques de moniales cisterciennes de Haute-Lusace (Saxe) à l’époque moderne
Pierre GANDIL, Le catalogue de 1795 des imprimés de la bibliothèque de Clairvaux

La bibliothèque cistercienne au carrefour des cultures

Franz DOLVECK, La diffusion cistercienne du Mariale attribuable à Bernard de Morlas Appropriation ou emprunt ?
Pierre-Jean RIAMOND, Compositio et traditio : Écrire et transmettre en milieu cistercien dans la seconde moitié du XIIe siècle L’exemple du Tractatus de spirituali aedificio, traité anonyme des années 1150-1170
Dominique STUTZMANN, La collection ambrosienne du manuscrit Paris BnF lat. 1913 : destins cisterciens
Marie Anne POLO DE BEAULIEU, L’exemplarité cistercienne
Emmanuelle KUHRY, Dictionnaires, distinctions, recueils de propriétés en milieu cistercien : outils pour la prédication, sources pour l’étude de la nature
Timothy SALEMME, La Réception des actes pontificaux dans le réseau monastique cistercien Remarques sur la diffusion d’un Liber privilegiorum du début du XIVe siècle
Natalia I. PETROVSKAIA, Les Cisterciens transmetteurs de littérature vernaculaire Le cas gallois

Pratiques de lecture

Claire MAITRE, Les lectures de l’office nocturne à l’abbaye de Clairvaux au XIIIe siècle
François DOLBEAU, À propos des lectures de table Présentation de trois calendriers cisterciens renvoyant à des légendiers
Christoph EGGER, Reading, thinking and writing in Heiligenkreuz Manuscript traces of an early fourteenth-century monastic intellectual
Monica BRINZEI et Christopher D. SCHABEL, Les Cisterciens et l’Université Le cas du commentaire des Sentences de Conrad d’Ebrach († 1399)
Gilbert FOURNIER, « À portée de la main » La réception au long cours de la censure doctrinale dans l’ordre de Cîteaux

Informations pratiques :

Thomas Falmagne, Dominique Stutzmann, Anne-Marie Turcan-Verkerk et Pierre Gandil (dir.), Les cisterciens et la transmission des textes (XIIe-XVIIIe siècles), Turnhout, Brepols, 2018 (Bibliothèque d’histoire culturelle du Moyen Âge, 18). 556 p., 11 colour ill., 15 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-55305-4. Prix : 95 euros.

Source : Brepols

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Publication – Rolf Grosse et Michel Sot (dir.), « Charlemagne : les temps, les espaces, les hommes. Construction et déconstruction d’un règne »

Ce volume comprend les actes du colloque qui a eu lieu en 2014 à Paris à l’occasion du 1200e anniversaire de la mort de Charlemagne. Les articles ne commémorent pas en Charlemagne le père de l’Europe ni le fondateur d’empire, mais ils situent le demi-siècle de son gouvernement dans un jeu d’échelle spatial et temporel qui fait la part des traditions et des innovations et qui donne une meilleure place aux périphéries et aux laboratoires qu’elles ont pu constituer. Il s’agit de se départir autant que possible du travers historiographique qui consiste, en privilégiant toujours les mêmes sources, à attribuer à l’homme et au règne des initiatives et des réalisations qui participent de temporalités et d’expériences diverses et qui ne naissent pas toutes entre Loire et Rhin. Par une relecture et une déconstruction des sources les plus variées, le règne, la période et les acteurs sont reconsidérés dans toute leur complexité chronologique et spatiale.

Rolf Große, directeur des études médiévales à l’Institut historique allemand (Paris) et professeur d’histoire médiévale à l’université de Heidelberg. Intérêts : histoire politique et ecclésiastique de l’Empire et du royaume de France au Moyen Âge.

Michel Sot, professeur émérite d’histoire du haut Moyen Age à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV). Intérêts : historiographie, christianisme et culture savante.

dIS-9782503577975-1

Table des matières :

Rolf Grosse, Michel Sot, Avant-Propos
Rolf Grosse, Les cendres de Charlemagne

Première partie

Philippe Depreux, Charlemagne et les capitulaires: formation et réception d’un corpus normatif
Carine Van Rhijn, Charlemagne’s correctio: a Local Perspective
Karl Ubl, Die Recapitulatio solidorum aus der Zeit Karls des Grossen. Studie und Edition
Maximilian Diesenberger, Karl der Grosse und die Predigt
Sumi Shimahara, Charlemagne, premier souverain chrétien commanditaire d’exégèse biblique?

Deuxième partie

Sylvie Balcon-Berry, Les personnalités religieuses proches de Charlemagne à l’origine de la réalisation de complexes monumentaux: les exemples d’Autun et Reims
Sveva Gai, La construction des palais royaux à l’époque de Charlemagne: introduction de modèles de l’antiquité dans une architecture d’origine germanique
Rosamond McKitterick, Charlemagne, Rome, and the Management of Sacred Space
Matthias Becher, Omnes iurent! Karl der Grosse und der allgemeine Treueid
Warren Pezé, Un faussaire à la cour: Hérésie et falsification pendant la controverse adoptianiste
Charles West, Carolingian kingship and the peasants of Le Mans: the Capitulum in cenomannico pago datum
François Bougard, Le peseur du monde: l’orbicule de la royauté, de Charlemagne à Saint Louis
Sebastian Scholz, Normierung durch Konzile. Die Reformsynoden von 813 und das Problem der Überschneidung von geistlicher und weltlicher Sphäre

Quatrième partie

Rudolf Schieffer, Karl der Grosse und das Kaiserreich der Griechen
Gian Petro Brogiolo, L’architecture en Italie du Nord entre Lombards et Carolingiens
Marco Stoffella, In a Periphery of the Empire: Tuscany between the Lombards and Carolingians
Geneviève Bührer-Thierry, À l’Est du Rhin: construction et gestion des espaces périphériques

Cinquième partie

Jean-Pierre Devroey, Nicolas Schroeder, Mettre l’Empire en réseau: Approvisionner et manger à la table de Charlemagne
Florian Hartmann,« A Textual Community »? Zur Lukrezrezeption karolingischer Gelehrter
Lawrence Nees, Networks or Schools? Production of illuminated manuscripts and ivories during the reign of Charlemagne
Courtney M. Booker, By Any Other Name? Charlemagne, Nomenclature, and Performativity
Simon Coupland, Charlemagne and his Coinage

Sixième partie

Jean-Pierre Caillet, Aux origines de l’architecture monastique du règne de Charlemagne: les éventuels antécédents du cloître à galeries
Charlotte Denoël, La Parole révélée: essai sur la symbolique visuelle du livre dans les livres d’Évangiles de l’époque de Charlemagne
Anne-Orange Poilpré, Représenter la vie du Christ sous le règne de Charlemagne
Richard Matthew Pollard, Charlemagne’s Posthumous Reputation and the Visio Wettini, 825-1851
Mayke de Jong, Einhard, the astronomer, and Charlemagne’s Daughters
Michel Sot, Conclusions: Charlemagne: les temps, les espaces et les hommes. Construction et déconstruction d’un régne

Index des noms de personnes et de lieux

Informations pratiques :

Rolf Grosse et Michel Sot (dir.), Charlemagne : les temps, les espaces, les hommes. Construction et déconstruction d’un règne, Turnhout, Brepols, 2018 (Haut Moyen Âge, 34). 605 p., 145 b/w ill. + 7 colour ill., 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-57797-5. Prix : 95 euros.

Source : Brepols

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