Séminaire – Guerre et violence

Cet atelier abordera les rapports entretenus par la noblesse avec la guerre, qu’elle soit définie positivement (croisades par exemple), négativement (violence, rapine) ou simplement constitutive de l’idéal nobiliaire. Les approches pourront être multiples (sources littéraires et narratives, documentaires, iconographiques, archéologiques, etc…).

Genève - Guerre

Programme :

09h00 Introduction

09h10 : Xavier Hélary (Université Jean Moulin Lyon 3), Joinville, la chevalerie et la guerre
10h00 : Nicholas Perkins (St Hugh’s College, Oxford), Chivalry and Violence: Uncomfortable Bedfellows in Medieval English Romance
10h50 Pause café

11h10 : Roberto Biolzi (Unil), Chevaliers ou mercenaires ? La noblesse dans les armées savoyardes à la fin du Moyen Âge
12h00 Repas de midi

13h30 : Florian Chamorel (Unil), Idéal de croisade ou fidélité au prince, la présence de la noblesse durant la croisade d’Amédée VI (1366-1367)
14h20 : Géraldine Toniutti (Unil), Jeux de rôle arthuriens : guerroyer en s’amusant

15h10 Discussion préparée et animée par les étudiants

Informations pratiques :

Vendredi 16 mars 2018
Université de Lausanne
Unithèque, salle 511

Contact : Claire-Marie.Schertz@unil.ch

Source : Université de Lausanne

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Publication – « Mine, métal, monnaie, Melle. Les voies de la quantification de l’histoire monétaire du haut Moyen Age », dir. Marc Bompaire et Guillaume Sarah

La quantification monétaire est une préoccupation majeure des historiens des échanges et des numismates. Pour le haut Moyen Age, le manque de « données chiffrées » a par le passé incité à étudier cette question par des approches extérieures à la monnaie. Des travaux récents semblent toutefois démontrer que l’examen de l’ensemble des données constitue une approche légitime. L’étude de la signature géochimique du métal produit à Melle, dans le cadre du projet ANR FAHMA (Filière de l’argent au haut Moyen Age), a conduit à essayer de mettre en évidence ses liens avec le monnayage émis au nom de cette cité et au-delà. Il y a là des éléments pour suivre la diffusion de ce stock métallique qui nous invitent à réfléchir sur l’importance quantitative de la production minière de Melle et sur sa contribution au stock métallique et monétaire disponible à l’époque. Le cas de Melle nous place dans le monde Franc, mais des éclairages sont apportés sur les monnayages byzantins et arabes, orientaux et occidentaux, pour lesquels ont été mises en œuvre diverses méthodes spécifiques. Des comparaisons avec d’autres sites miniers liés à des productions monétaires sont également proposées : il s’agit de mettre en valeur les procédures de raisonnement et les présupposés fondant les propositions de quantification des productions métalliques ou monétaires, de la masse monétaire en circulation ou de l’intensité de cette circulation.

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Table des matières :

Table des matières

Avant-propos

Introduction – Marc Bompaire

I. Mine, métal, monnaie

Jean-Paul Deroin – La quantification du stock-métal des gisements métalliques : le cas de l’argent
Florian Téreygeol – La quantification de la production argentifère : Melle, un cas d’école ?
Justine Bayley – Lead sources in early medieval Britain
Adrien Arles, Guillaume Sarah et Florian Téreygeol – Plomb d’oeuvre, plomb revivifie ? Question autour d’une fonderie carolingienne de Melle
Bernard Gratuze, Catherine Guerrot, Danièle Foy, Adrien Arles, Florian Téreygeol et Sandrine Baron – Les galets de verre au plomb carolingiens issus des scories de Melle : élaboration et distribution
Giovanna Bianchi et Alessia Rovelli – Production minière et production monétaire en Toscane au Moyen Age (VIIIe-XIIe siècle) : un long chemin
Michael Matzke – Medieval coinages in mining areas in South-western Germany. A research project

II. L’argent des Francs et autres monnayages du haut Moyen Age

François de Callataÿ – La quantification des masses monnayées au haut Moyen Age et à l’époque byzantine mise en perspective du point de vue du monde gréco-romain
Bruno Foucray – Un monnayage d’argent mérovingien attribuable à l’emporium de Quentovic : découvertes récentes et synthèse des connaissances
Philippe Schiesser et Guillaume Sarah – Analyses et typologie des deniers mérovingiens présents dans le trésor de Savonnières (Indre-et-Loire)
Simon Coupland – Les monnaies de Melle sous Louis le Pieux
Guillaume Sarah – De l’usage conjoint des données numismatiques et analytiques pour la compréhension des politiques et circulations monétaires. Les exemples de Louis le Pieux et Charles le Chauve
Aude Castelas – Quelques réflexions quantitatives sur le monnayage du roi Raoul (923-936)
Olivier Bruand – Monnayage et pouvoirs régionaux entre le IXe et le XIe siècle. Réflexions sur le cas de Melle et de quelques ateliers proches
Guy Collin – Un dépôt de monnaies au type mellois du XIe siècle issu des fouilles de l’abbaye Saint-Aubin à Angers (Maine-et-Loire)
Ermanno A. Arslan – La monetazione argentea degli Ostrogoti e dei Longobardi
Cécile Bresc – Production et circulation monétaires dans le Bilād al-Šām abbasside (VIIIe-Xe siècles)
Jens Christian Moesgaard – Chiffrer la production monétaire au haut Moyen Age en Asie centrale et en Europe de l’Ouest. Le potentiel et les limites du témoignage des découvertes de la région baltique

III. Perspectives et conclusions

Cécile Morrisson – Quantifier l’économie et le monnayage byzantins : quelques pistes
Michael McCormick – En fin de compte : micro-archéologie, numismatique quantitative et systèmes d’information géographique (SIG / GIS)

Index des noms de personnes et des noms de lieux
Index des trésors et trouvailles monétaires
Crédits photographiques

Informations pratiques :

Marc Bompaire et Guillaume Sarah (dir.), Mine, métal, monnaie, Melle. Les voies de la quantification de l’histoire monétaire du haut Moyen Age, Genève, Droz, 2017 (Hautes Etudes médiévales et modernes, 111). 462 pages, 202 illustrations, black and white. 152 x 222 cm. ISBN : 978-2-600-15736-0. Prix : 49 euros.

Source : Droz

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Appel à contribution – La commande (XIIIe-XVIIe s.) : acteurs, contrats et productions

Le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de l’université de Tours (UMR 7323) s’associe à l’Unité de recherches Transitions. Moyen Âge et première Modernité de l’université de Liège et au laboratoire Trame (Textes, représentations, archéologie et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance) de l’université de Picardie pour organiser des rencontres doctorales internationales en trois volets.  Les premières rencontres, Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe s.), se tiendront à Liège les 30 et 31 janvier 2018. À Amiens, les 29 et 30 mai, aura lieu le deuxième volet Quel lieu choisir ? Implantation, représentation et mention de l’édifice et de l’objet (XIe-XVIIe s.). Le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance organisera le troisième volet de ces rencontres les 10 et 11 juillet 2018 autour du thème de « La commande (XIIIe-XVIIe s.) : acteurs, contrats et productions ».

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Argumentaire :

Toute production peut être interrogée à l’aune de la commande dont elle a fait l’objet. Les conditions de commande d’œuvres à la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne ont donné lieu à des études relativement nombreuses dans le domaine de l’histoire de l’art. L’approche pluridisciplinaire de nos rencontres doctorales nous invite à élargir ces questionnements en nous penchant sur les différents types de productions artistiques, qu’elles concernent la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, le théâtre, la danse, la littérature ou la philosophie. Les contributions porteront sur tous ces types de productions, matérielles ou immatérielles, pérennes ou éphémères, conservées ou non, et pourront interroger les axes de recherche suivants :

  • Les acteurs : la réflexion peut porter sur le rôle des protagonistes : commanditaires, exécutants et éventuels intermédiaires. Il convient d’interroger le statut du commanditaire : s’agit-t-il d’un individu ou d’une collectivité ? Quelles sont ses connaissances techniques, scientifiques, spécifiques au domaine en question ? La commande prend-elle place dans un cadre civil, religieux ou privé ? Le statut social, la formation ou encore l’éventuelle renommée du ou des exécutant(s) peuvent apporter des éclairages à cet axe de recherche. Enfin, existe-t-il des intermédiaires entre ces protagonistes ? Qui sont-ils et quel est leur rôle ? L’étude des rapports entre les acteurs de la commande et des réseaux ainsi constitués mérite également d’être exploitée.
  • Les contrats : La question des intermédiaires œuvrant entre les protagonistes de la commande est au cœur de cet axe de recherche. Les intervenants sont invités à questionner la nature des sources exploitées (contrats, comptabilités, correspondances, mandements, quittances, etc.). Quelles informations peuvent nous apporter ces documents produits dans le cadre de commandes privées, religieuses ou civiles ? Quelle est la nature des clauses contenues dans un contrat d’ouvrage ? Il convient de s’interroger sur les rapports économiques entretenus par les commanditaires et les exécutants. Outre ces questionnements sur les écrits, une réflexion sur les autres manières de passer commande peut être menée.
  • Les modes de production : Tous les types de production sont concernés. Par conséquent, il faut envisager d’étudier les procédés de création et de mise en œuvre. Une production commandée diffère-t-elle d’une production destinée à être proposée à la vente par d’autres canaux ? Afin d’appréhender les différents modes de production des œuvres, les interventions pourront s’intéresser à un volet plus technique concernant les modes de fabrication. Elles peuvent être présentées sous l’angle de l’histoire économique à travers l’étude des aspects matériels (matériaux, fournisseurs, gestion financière).

Modalités pratiques :

Les interventions, d’une vingtaine de minutes, s’inscriront dans des champs disciplinaires variés : histoire, histoire de l’art, littérature, philosophie, musicologie. Elles porteront prioritairement sur l’Occident de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne. Les communications pourront être données en anglais, français ou italien et feront l’objet d’une publication.

Les propositions de communication, émanant de doctorant·es ou jeunes docteur·es, devront être envoyées au plus tard le 20 février 2018 (lafont_marie@outlook.com ; manon.gac@gmail.com) et contenir un résumé de 200 mots. Dans votre courriel, nous vous remercions de préciser votre parcours en quelques lignes et le sujet de votre thèse.

Le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance vous invitera à déjeuner lors des deux journées de rencontres. Cependant, l’hébergement et le transport resteront à votre charge.

Appel version FR-EN-IT

Source : ApAhAu

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Séminaire – L’économie graphique

La deuxième séance du séminaire permanent sur l’écriture médiévale en dehors du monde manuscrit (SEMPER) se tiendra le vendredi 9 février au CESCM (salle Crozet).

Après une première rencontre portant sur « Déterminisme, évolution, créativité : formes et ductus des lettres dans les inscriptions », cette deuxième séance propose un changement de focale en se consacrant à l’économie graphique entendue comme organisation, relations ou articulations entre les différents éléments de l’écriture. On questionnera ainsi la linéarité et la tabularité, la direction du vecteur de l’écriture et le sens des lettres, les emboîtements, la gestion des signes et de l’espace…

Ce séminaire est ouvert à tous. Il sera également possible de suivre cette journée via Skype ; pour l’accès à cette session et pour tout renseignement, veuillez contacter Vincent Debiais (vincent.debiais@univ-poitiers.fr).

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Programme :

9h30 : accueil

10h-10h20 : Introduction sur l’économie graphique des inscriptions

10h20-12h30 : Présentation de dossiers

Annick Gagné – L’écriture hors du cadre dans les inscriptions de consécration
Marie Fontaine-Gastan – Voir son corpus sous l’angle de l’économie graphique
Arnaud Loaëc – Epigraphie byzantine

Déjeuner

14h-14h45 : Focus sur l’article d’inscription de Françoise Gay, « Il a parlé par les prophètes »

14h45-17h30 : Suite de la présentation des dossiers

Lucie Malbos – Epigraphie runique
Philippe Jacquet – Epigraphie sigillaire
Thierry Grégor, Estelle Ingrand-Varenne – L’obituaire lapidaire de Plaimpied-Givaudins, avec reproduction expérimentale d’une pierre

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à contacter Estelle Ingrand-Varenne (estelle.ingrand.varenne@univ-poitiers.fr) ou Vincent Debiais (vincent.debiais@univ-poitiers.fr).

Source : EPIMED

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Appel à contribution – Objets politiques quotidiens du Moyen Âge à nos jours / Everyday Political Objects from the Middle Ages to the Contemporary World

English version below

Objets politiques quotidiens du Moyen Âge à nos jours

Colloque international
à l’Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHiS)
CNRS / Université de Lille
14-16 novembre 2018

Christopher Fletcher
Gil Bartholeyns, Laurent Brassart, Manuel Charpy, Elodie Lecuppre-Desjardin

Le champ de la culture matérielle en tant qu’objet d’étude à la fois historique et anthropologique est aujourd’hui foisonnant. Dans ce contexte, l’IRHiS organise un colloque international, qui propose d’explorer un sujet relativement négligé : l’étude des objets du quotidien en tant que participants du processus « politique » au sens large. Ce colloque vise à fournir un espace de débat qui dépasse les limites habituelles des périodes et des espaces, en réservant une attention particulière à des groupes et des pratiques qui échappent aux élites.

Depuis une vingtaine d’années déjà le concept de « culture politique » a permis de transformer le champ de l’histoire politique en allant bien au-delà de l’analyse des institutions et des intérêts matériels des individus et des groupes. L’étude des conceptions politiques formalisées ou implicites des acteurs politiques a débouché sur des interprétations sophistiquées de leurs comportements, de leurs succès et de leurs échecs. Toutefois, ce n’est que très récemment que les historiens ont élargi leur champ de recherche pour considérer la culture politique, non seulement du point de vue de ceux qui possèdent le pouvoir, mais encore de ceux qui sont gouvernés. La culture politique « populaire », voire « ordinaire » ou « vernaculaire » attire ainsi l’attention des historiens mais également des politologues cherchant à comprendre des phénomènes d’ordre politique en dehors des institutions politiques formelles. C’est dans ce contexte que l’université de Lille et l’IRHiS financent une série de rencontres visant à explorer de nouvelles approches de la culture politique « quotidienne ». Par « quotidienne », nous envisageons des phénomènes récurrents, familiers, routiniers et qui ne sont pas toujours énoncés explicitement. Y figurent notamment des pratiques qui peuvent ne pas être considérées comme « politiques » par les acteurs, bien qu’elles permettent de contraindre ou de résister, établissant ainsi un lien de pouvoir.

Une journée d’études, Pratiques politiques quotidiens, en septembre 2017, lançait cette série de trois manifestations scientifiques. Dans cette seconde rencontre nous nous pencherons sur les objets quotidiens jouant un rôle politique au sens large. À la suite de l’essor récent de l’histoire de la culture matérielle et des approches anthropologiques telles que la « biographie » d’objet ou la théorie de l’acteur-réseau, nous chercherons à aller au-delà des objets qui servent uniquement à représenter le pouvoir pour considérer :

  • les objets qui résistent, qui permettent de lutter contre le pouvoir
  • les objets qui contraignent, qui obligent à agir contre son gré
  • les utilisations mimétiques, subversives ou non, des objets, par exemple d’objets liés aux groupes dominants
  • le « bricolage », la transformation et le détournement
  • les objets offerts, achetés, volés ou de seconde-main
  • les objets ordinaires qui deviennent des objets de controverse, qui deviennent politiques ou qui au contraire cessent de l’être.

Chaque intervention considérera un objet ou une catégorie d’objets, voire un système d’objets. Dans la limite du possible, elle prendra en compte la « chaîne opératoire » qui y est associée, de la création jusqu’à la destruction. Elle ne se limitera pas à l’aspect symbolique des objets, mais considérera également leurs fonctions et leur puissance d’agir (là où le pouvoir des objets dépassent celui des mots). Elle traitera des objets à taille humaine, manipulables, pouvant être portés par une seule personne. Toutes les périodes historiques sont éligibles. Les interventions seront en langue française ou en langue anglaise.

Les propositions d’interventions, d’une demi page maximum (en français ou en anglais), devront être envoyées avant le 30 mars 2018 à cfletcher.cnrs@gmail.com . Les candidats retenus seront informés avant le 31 mai 2018. Ils présenteront leurs travaux du 14 au 16 novembre 2018 à l’IRHiS, université de Lille.

 

Everyday Political Objects from the Middle Ages to the Contemporary World

An international colloquium
at the Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHiS)
CNRS / University of Lille
14-16 November 2018

Christopher Fletcher
Gil Bartholeyns, Laurent Brassart, Manuel Charpy, Elodie Lecuppre-Desjardin

The study of material culture as an object of historical and anthropological investigation has opened up multiple new research possibilities in recent years. It is in this context that the CNRS / University of Lille research group IRHiS (Institut de Recherches Historiques du Septentrion) is organising an international colloquium to explore one relatively neglected aspect of this field of research: the study of everyday objects as participants in ‘political’ processes in a broad sense. This colloquium aims to provide an area of active debate crossing the conventional divisions between periods and between different regions, with special attention paid to groups beyond the élite.

Over the past twenty years the concept of ‘political culture’ has transformed the field of political history. The study of the implicit and explicit political ideas of political actors has made it possible to offer sophisticated reinterpretations of the structures underlying their actions, and to propose fundamentally new explanations of political success and failure. Relatively recently, historians have enlarged this field of study to consider political culture not only from the point of view of those who held power but also of those they governed. Popular political culture, or what is sometimes referred to as ‘ordinary’, or ‘vernacular’ politics, is currently attracting the attention not only of historians but also of political scientists seeking to understand political phenomena outside formal political institutions. It is in this context that IRHiS and the University of Lille are financing a series of events which explore new approaches to ‘everyday’ political culture. By ‘everyday’, we mean recurrent, familiar phenomena, which are not always explicitly discussed or theorised by contemporaries. This includes practices which are not necessarily considered to be ‘political’ by the actors, even though they make it possible to resist, or to constrain other people, that is to say that they establish power relations.

A one-day conference, Everyday Political Practices, held in September 2017, launched a series of three events. The second is devoted to everyday objects which play a political role in this broad sense. Seeking to learn from recent advances in the history of material culture and in the development of anthropological approaches to the complete ‘biography’ of an object or which apply actor/network theory, we wish to move beyond purely symbolic analyses to consider:

  • objects which make it possible to resist power or authority
  • objects of constraint which force submission or obedience
  • mimetic uses, subversive or otherwise, of objects, for example, related to dominant groups
  • ‘bricolage’, ab-use (transgressive use) or transformation of objects
  • presents, bought objects, stolen objects, second-hand objects
  • ordinary objects which become controversial objects, which become political or which cease to be so

Each paper will consider an object, a category of objects or a system of objects. Ideally, each paper will consider the ‘chaîne operatoire’ – the ‘operational sequence’ or ‘biography’ of an object, from its creation to its final destruction. Accepted papers will not be limited to the symbolic aspect of objects, but will also consider their other functions. They will consider objects which can be manipulated and carried by a single person. All historical periods are eligible. Papers can be presented in English or in French.

Proposals of around half a page should be submitted by 30 March 2018 to cfletcher.cnrs@gmail.com . Successful candidates will be informed before the 31 May 2018. Papers will be presented between the 14 and 16 November at IRHiS, University of Lille.

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Publication – « Aux marges de l’hérésie Inventions, formes et usages polémiques de l’accusation d’hérésie au Moyen Âge », dir. Franck Mercier et Isabelle Rosé

Si l’histoire traditionnelle de l’hérésie au Moyen Âge s’est longtemps confondue avec celle des exclus de la société, l’approche récente se focalise davantage sur les diverses autorités qui, au cœur du pouvoir, élaborèrent la norme religieuse : l’hérésie n’existe que parce que l’orthodoxie en a d’abord décidé. Il reste que, loin de se présenter comme une essence immuable, elle s’impose tout au long du Moyen Âge comme un concept et une qualification d’une très grande plasticité. L’extension progressive du domaine de l’hérésie à de nombreuses formes de dissidence finit par lui assurer le statut d’un crime englobant. Cette enquête collective repose sur la conviction que c’est encore en se situant aux marges de l’hérésie, au contact d’activités répréhensibles voisines, telles que l’usure, la sorcellerie ou encore la rébellion politique, que l’on peut le mieux saisir les principes et les mécanismes de la fabrique de l’hérésie.

Table des matières : ici

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Informations pratiques :

Franck Mercier et Isabelle Rosé (dir.), Aux marges de l’hérésie Inventions, formes et usages polémiques de l’accusation d’hérésie au Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018. 16,5 x 24 cm, 384 p. Illustrations : N & B. ISBN : 978-2-7535-5904-2. Prix : 26,00 €.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Appel à contribution – L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours

La revue en ligne Criminocorpus appelle à contributions pour un dossier intitulé L’enfance au tribunal, de l’Antiquité à nos jours. Il s’agira ici d’observer la réception et le statut de l’enfance au tribunal dès lors que ce dernier délibère sur les implications de la parole, de la culpabilité ou de la victime. Nous écartons donc ici l’étude des logiques éducatives et répressives qui ont fondé le statut spécifique des mineurs dans notre histoire contemporaine, pour mieux étudier sur la longue durée historique le comportement des instances d’enquête et de jugement face aux enfants, pour lesquelles la question de la responsabilité est au centre des débats. L’histoire de l’excuse de minorité et des statuts reconnus à l’âge sont au cœur de la thématique mais sont également attendus tous les travaux visant l’évaluation circonstanciée liée à l’enfance des acteurs. Nous évoquons ici, sans caractère exhaustif :

  • L’excuse de minorité ou d’âge
  • La réception aggravante des offenses faites aux enfants
  • L’évaluation de la culpabilité enfantine
  • Les conflits avec la parentalité justicière
  • Les logiques du pardon et de l’oubli
  • La valeur du témoignage juvénile dans la recherche de la vérité
  • Les actes de procédures adaptés et l’évolution vers une justice spécialisée

Le dossier a pour objectif de former un premier socle – études de cas analysés ou travaux ayant une portée générale – investissant une histoire de la présence des enfants dans les tribunaux en France mais également à l’étranger.

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Coordination

Pierre Prétou et Sophie Victorien

Modalités pratiques d’envoi des propositions

Date limite de soumission des propositions (3000 signes maximum + présentation de l’auteur) : 15 février 2018.

Date limite d’envoi des articles après acceptation de la proposition : 15 juin 2018.

Les travaux remis seront soumis à l’évaluation en double aveugle : https://criminocorpus.revues.org/290

Les conseils aux auteurs sont disponibles en cliquant sur le lien suivant : https://criminocorpus.revues.org/93

Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante : redaction@criminocorpus.org

Source : Calenda

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Journée d’étude – Modern Europe meets Reform

A workshop funded by the Leverhulme Trust
Rethinking Reform 900-1150

Thursday 12 April – Friday 13 April 2018
School of History University of Leeds

Speakers :

Speakers Stefan Bauer, University of York
Joshua Bennett, University of Oxford
Julian Fuehrer, University of Zurich
Gianmarco Giuliani, SNS, Pisa – EPHE, Paris
Daniel-Odon Hurel, CNRS Paris
Stephen Taylor, Durham University
Nicholas Vincent, University of East Anglia

Modern Euroep

Modern Europe meets Reform is a workshop that aims to investigate the development of historical writing about the medieval church across the period from the Reformation to the twentieth century. We hope this will bring together medievalists and modernists and create new areas for debate.

The workshop is part of a larger international project entitled Rethinking Reform 900-1150: Conceptualising Change in Medieval Religious Institutions, funded by the Leverhulme Trust. It brings together scholars from across Europe to focus on how changes in medieval churches were understood and explained in their own day and on how they have been reinterpreted in post-Reformation and especially post-Napoleonic historical writing.

The project is co-ordinated by the University of Leeds (UK), with partners from UEA, Paris VIII, Mainz, KU Leuven, Durham and Ghent. Over the years 2016-19 the project will run four workshops and a final conference to allow discussion of various aspects of the main theme. Workshops in January and September 2017, held respectively at York and KU Leuven, gave groups of scholars the chance to reflect on the choice of vocabulary used to define change between the early middle ages and the twelfth century and also the ways in which medieval institutions and individuals created narratives of change.

The fourth workshop will be held at the University of Mainz in September 2018 and a final conference at Ghent University in April 2019.

The workshop is FREE to attend but places are limited and booking is essential. Refreshments will be served, including lunch on Friday. Book here to reserve your place.

A number of bursaries for research and taught postgraduate students are available to help towards travel and accommodation costs. The deadline for application for these is Monday 12 February 2018. Please contact Dr Ceri Pitches for further details.

For more information about the project contact:
Principal Investigator,
Professor Julia Barrow, University of Leeds: j.s.barrow@leeds.ac.uk
Network Facilitator,
Dr Ceri Pitches, University of Leeds: c.l.pitches@leeds.ac.uk

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Colloque – Vrai, faux, mensonge. Huitièmes journées d’études des Jeunes Chercheurs Médiévistes de l’Université de Genève et de la CUSO

Lundi 5 et mardi 6 mars 2018
UNIGE – Salle Denis de Rougemont (2, rue Jean-Daniel Colladon)

Organisation :
Camille Carnaille (UNIGE)
Prunelle Deleville (UNIGE)
Aude Sartenar (UNIGE)

Vrai faux mensonge

Programme :

Lundi 5 mars

09h30 Accueil des participants

SESSION I : INTRODUCTION

10h00 Présentation des Journées par les organisatrices
10h15 Conférence inaugurale : Prof. Christine Silvi (Université de Paris-Sorbonne) – «Vrai, faux, mensonge au Moyen Âge : formes et enjeux d’une relation paradoxale»
11h30 Pause

SESSION II : AXIOLOGIE DU MENSONGE
Modération par Prunelle Deleville

12h00 Camille Carnaille (Université de Genève) – «Régimes terminologiques et moraux de la fausseté des émotions»
12h40 Isabelle Godeby (Université de Zürich) – «Tu ne diras nul faus tesmoignage, la place accordée au mensonge dans un manuel d’instruction religieuse du XIVe siècle, un amalgame Somme le roi – Miroir du monde»
13h20 Repas de midi

SESSION III : FAUX ET USAGES DE FAUX
Modération par Martine Ostorero

15h00 Benjamin Oury (EHESS Lyon) – «Vrai-faux ou vrai-vrai : pour une authentification définitive des diplômes octroyés en 1155 par Frédéric Barberousse à Guigues d’Albon»
15h40 Leticia Agúndez (Université de Porto) – «Pias fraus dans le Livro Santo du monastère de Santa Cruz de Coimbra (XIIe siècle) : utilité et justi cation des faux diplomatiques dans un cartulaire médiéval»
16h20 Maxime Blachon (Université Jean Moulin-Lyon 3) – «L’usage de faux dans les politiques archiépiscopales sous la Réforme grégorienne. Le cas de Léger de Vienne et de Gui de Bourgogne»

Mardi 6 mars

09h00 Accueil des participants

SESSION IV : MASQUES ET FICTIONS
Modération par Camille Carnaille

09h30 Emanuele Arioli (Université de Paris-Sorbonne/Collège de France) – «Vérités et mensonges de la fiction dans Ségurant ou le Chevalier au Dragon»
10h10 Alexia Guzman (Université de Genève) – «Les couleurs de rhétorique de deux célèbres tricksters médiévaux : masques et mensonges du loup-cervier Dimna et du goupil Renart»
10h50 Marielle Devlaeminck (Université Grenoble-Alpes) – «L’allégorie, le berger et le sot. Montrer et voiler le discours politique sur les scènes francophones (XIVe-XVe siècles)»
11h30 Pause

SESSION V : MODULATIONS DE LA VÉRITÉ
Modération par Thibaut Radomme

12h00 Rudi Beaulant (Université de Bourgogne-Franche-Comté) – «Vrai et faux dans les lettres de rémission des ducs de Bourgogne»
12h40 Alexander Eniline (Université de Genève) – «Verum vel Falsum, Simpliciter vel Secundum quid : enseigner (en philosophie) ce qui est faux (pour la théologie)»
13h20 Repas de midi

SESSION VI : PIEUX MENSONGES ?
Modération par Aude Sartenar

15h00 Ariane Pinche (Université Jean Moulin-Lyon 3) – «Vérité et mensonge dans le recueil hagiographique Li Seint Confessor de Wauchier de Denain»
15h40 Raphaël Guérin (Université Paris-Nanterre) – «Vérité et mensonge dans l’hagiographie apostolique en France : la question de l’«apocryphe» et son usage (VIIIe-XIIe siècle)»
16h20 Conclusion et verrée de clôture

Programme au format PDF : A5-8eJourneeJCM-2018

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Appel à contribution – Rethinking the Medieval Frontier

Call for Papers: Rethinking the Medieval Frontier, University of Leeds, 10 April 2018
Deadline: 1 February 2018

Few topics in medieval studies have as much current relevance and activity as frontiers and borders. Yet approaches to their study in the Middle Ages are often untheorised, and
compare, if at all, only to often outdated studies of the ancient or modern world. Yet
medievalists are well placed, given the richness of their material and the complexity of
medieval politics and society, to challenge such ‘classical’ ideas of The Frontier, whose
weaknesses are now being exposed by current events. A fully comparative approach to the possibilities of what it meant to establish, live in or contest a frontier or border zone shown by the societies of late Antiquity and the Middle Ages can power the development of a new shared understanding of the processes at work where borders are laid down or transgressed.

The project Rethinking the Medieval Frontier has been exploring such ideas since 2015. Its first one-day conference, made possible by a British Academy/Leverhulme Trust Small Research Grant, will take place on 10th April 2018. Scholars at all levels working on frontiers and borders within the period 100-1500 CE, in any geographical area, are invited to offer papers addressing questions such as these:

  • Who defines or defined a frontier, and with what effect?
  • How did the medieval understanding of the world envisage or describe frontiers?
  • How was a frontier physically constituted?
  • Did military frontiers differ from other sorts of border, and if so how?
  • How do archaeologists’ views of medieval frontiers compare to those of historians?
  • What persons or groups crossed medieval borders, and why? Who was prevented from doing so, and how effectively?
  • What persons or groups lived in border zones, for what reasons?
  • How far did frontiers and borders create or inform medieval identities?
  • How do the insights of other disciplines studying frontiers apply to medieval societies, and how do medievalist disciplines differ in their study of frontiers?

Papers should be up to 15 minutes long and may be exploratory or experimental.
Comparison of more than one medieval society is encouraged. Titles and abstracts should be received by 1st February 2018. It may not be possible to accept all submissions. Some travel bursaries are available to allow attendance which might otherwise not be possible, including from outside the UK.

Submissions, as well as any other queries, should be sent to Jonathan Jarrett, School of History, University of Leeds, LS2 9JT, j.jarrett@leeds.ac.uk.

Source : Medieval Art Research

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