Publication – « Writing, Kingship and Power in Anglo-Saxon England », éd. Rory Naismith et David A. Woodman

The workings of royal and ecclesiastical authority in Anglo-Saxon England can only be understood on the basis of direct engagement with original texts and material artefacts. This book, written by leading experts, brings together new research that represents the best of the current scholarship on the nexus between authority and written sources from Anglo-Saxon England. Ranging from the seventh to the eleventh century, the chapters in this volume offer fresh approaches to a wide range of linguistic, historical, legal, diplomatic and palaeographical evidence. Central themes include the formation of power in early Anglo-Saxon kingdoms during the age of Bede (d. 735) and Offa of Mercia (757–96), authority and its articulation in the century from Edgar (959–75) to 1066, and the significance of books and texts in expressing power across the period. Writing, Kingship and Power in Anglo-Saxon England represents a critical resource for students and scholars alike with an interest in early medieval history from political, institutional and cultural perspectives.

9781107160972

Table des matières :

1. Introduction Rory Naismith and David A. Woodman
2. Simon Keynes: the man and the scholar Oliver Padel
Part I. The Formation of Power: The Early Anglo-Saxon Kingdom:
3. Bede’s Kings Sarah Foot
4. Hagiography and charters in early Northumbria David A. Woodman
5. Origins of the kingdom of the English David N. Dumville
6. Losing the plot? ‘Filthy assertions’ and ‘unheard-of deceit’ in Codex Carolinus 92 Jinty Nelson
Part II. Authority and its Articulation in Late Anglo-Saxon England:
7. Fathers and daughters: the case of Æthelred II Pauline Stafford
8. The historian and Anglo-Saxon coinage: the case of late Anglo-Saxon England Rory Naismith
9. Charters and exemption from geld in Anglo-Saxon England David Pratt
10. On living in the time of tribulation: Archbishop Wulfstan’s Sermo Lupi ad Anglos and its eschatological context Catherine Cubitt
11. A tale of two charters: diploma production and political performance in Æthelredian England Levi Roach
Part III. Books, Texts and Power:
12. Making manifest God’s judgement: interpreting ordeals in late Anglo-Saxon England Helen Foxhall Forbes
13. An eleventh-century prayerbook for women? The origins and history of the Galba Prayerbook Julia Crick
14. Writing Latin and Old English in tenth-century England: patterns, formula and language choice in the leases of Oswald of Worcester Francesca Tinti.

Informations pratiques :

Rory Naismith et David A. Woodman (éd.), Writing, Kingship and Power in Anglo-Saxon England, Cambridge, Cambridge University Press 2017. 364 p., 235 x 160 x 21 mm. ISBN : 9781107160972. Prix : 90 £.

Source : Cambridge University Press

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Le RMBLF vous souhaite une belle et heureuse année 2018 !

Tout l’équipe du RMBLF vous souhaite une excellente année 2018 !

Comme de coutume, nous avons une nouvelle fois battu des records de consultation en 2017 !

Comme chaque année, plus de 700 annonces ont été publiées, pour un total de près de 145 000 consultations (c’est 25 000 de plus que l’année dernière !). Merci beaucoup pour votre fidélité, qui contribue au succès de ce blog, financé grâce au soutien du FNRS et de la Fondation Wernaers pour la recherche et la diffusion des connaissances. N’oubliez pas que nous pouvons relayer vos annonces à caractère scientifique. Pour cela, il suffit de nous contacter à l’adresse suivante : info.rmblf@gmail.com . Votre annonce sera rapidement mise en ligne.

Vous pouvez retrouver les annonces les plus consultées de 2017 dans le post suivant.

Stats 2017

L’organigramme du RMBLF a connu quelques modifications ces derniers, puisque Hélène Haug a souhaité le comité directeur du Réseau pour se concentrer sur ses nouvelles activités à la Maison d’Érasme (Anderlecht). Du côté du blog, Adélaïde Lambert (ULiège) est venue épauler Nicolas Ruffini-Ronzani (UVSQ – UNamur/FNRS) dans la gestion des comptes Facebook et Twitter.

Le programme du RMBLF en 2018 s’annonce chargé ! Notez d’ores et déjà les dates des 7 et 8 mai 2018. Notre prochaine rencontre intitulée Humanités numériques : de nouveaux outils pour le médiéviste se tiendra ces deux jours-là, à l’Université de Namur et à l’Université catholique de Louvain(-la-Neuve). Un autre évènement un peu particulier sera organisé à l’automne pour fêter les vingt ans du RMBLF (probablement à Bruxelles). Nous espérons vous y voir nombreux !

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Les cinq annonces (toujours d’actualité !) les plus consultées en 2017

Parmi les annonces toujours d’actualité, voici celles que vous avez préférées en 2017 :

  • Podcasts – Un an d’histoire médiévale à « La Fabrique de l’Histoire » : ici
  • Podcast – « Le temps des cathédrales » de Georges Duby en intégralité : ici
  • Pétition – Les études médiévales en danger en Argentine ! : ici
  • Web – Mise en ligne de la base Scripta : ici
  • Offre d’emploi – Freelance cataloguer medieval manuscripts : Les Enluminures : ici

Sans oublier notre Calendrier des activités en études médiévales (mis à jour hier).

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Nativity, ‘Trivulzio Book of Hours’, Flanders ca. 1470 (Den Haag, Koninklijke Bibliotheek, SMC 1, fol. 67v)
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Podcast – Élisabeth Lusset, « Travailler au monastère au Moyen Âge »

Corvées domestiques, travaux agricoles, copie de manuscrits ou soin des malades, le travail manuel est une composante essentielle de la vie des moines. Destiné à répondre aux besoins de la communauté, il constitue également un remède contre l’oisiveté et un exercice d’ascèse, d’humilité et d’obéissance.

Mais, entre didactique et place effective dans la vie quotidienne, quel est vraiment le rôle du travail dans les monastères ?

Par Élisabeth Lusset, chargée de recherche au CNRS / LaMOP, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Source : Musée de Cluny

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Podcast – Hildegarde de Bingen, l’invention de la « création au féminin »

Religieuse, compositrice, savante, femme de lettres, Hildegarde de Bingen a été l’une des premières femmes à s’imposer dans un monde de l’esprit dominé par les hommes. Dans un contexte historique où la notion de « nouveauté » n’était pas favorisée, elle a imposé une œuvre novatrice, au féminin !

La figure d’Hildegarde de Bingen permet de s’interroger sur la possibilité d’une « création au féminin » au XIIe siècle, dans le domaine de la musique et de la médecine en particulier. On lui reconnaissait le « don d’intellection », autrement dit l’inspiration divine. Bénéficiant de la protection du pape et du concile, elle a bénéficié d’une audience internationale, qu’elle continue à avoir aujourd’hui. Même si son œuvre s’est faite sous la forme d’une « révélation », elle a écrit en pleine conscience et non dans l’ « extase ». Hildegarde de Bingen incarne un XIIe siècle libre, bouillonnant et créatif…

Une conférence enregistrée en 2015 :

Laurence Moulinier-Brogi, professeur à l’université Lumière Lyon 2, sa thèse a porté sur l’œuvre scientifique de Hildegarde de Bingen, dont elle a traduit les poésies.

Source : France Culture

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Podcast – Kouky Fianu, « Le notaire médiéval à l’ère numérique »

Les outils numériques, de plus en plus présents dans le monde académique, s’avèrent de précieux auxiliaires de recherche. Ils autorisent un regard neuf sur des documents bien connus, largement exploités depuis des décennies : c’est le cas, présenté ici, des notes enregistrées en 1437 par Pierre Christofle, notaire royal d’Orléans. L’édition de ces notes en continu et leur traitement à l’aide de base de données et de concordance lexicale donnent de la fonction notariale une image complémentaire à celle, essentiellement juridique, que l’on se fait généralement de cette institution. La conférence s’attachera à présenter les résultats de l’étude renouvelée d’un matériau ancien, le registre notarié, examiné à l’aide d’outils numériques. Le notaire médiéval y apparait comme le garant d’un ordre social fondé sur l’écrit au service des élites urbaines.

Professeur à l’Université d’Ottawa, Kouky Fianu s’intéresse en particulier aux usages sociaux de l’écrit, à sa production et à sa conservation au Moyen Âge tardif. Après avoir étudié les métiers du livre à Paris (1291-1520), elle s’est penchée sur les faussaires de documents dans le royaume de France aux XIVe et XVe siècles, puis sur les notaires d’Orléans (1300-1450), pour en exposer la place et le sens social. Ses recherches s’orientent maintenant sur les archives de l’Hôtel-Dieu d’Orléans, entre le XIIe et le XVIe siècle. Elle collabore avec l’École nationale des chartes depuis plusieurs années, en témoigne l’édition d’un registre notarié d’Orléans parue à la fois en version papier en 2016 (collection « Mémoires et documents de l’École des chartes », 103) et, avec la collaboration de Florence Clavaud, en version électronique en 2015 (Élec, n° 27).

Source : École des chartes

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Podcast – Michel Zink, « Penser l’humiliation »

L’humiliation nous révulse parce que nous la redoutons mais aussi parce que nous nous identifions à l’humilié. Signe d’exclusion, marque d’infamie, elle éveille en nous une douloureuse empathie.

Accès :

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=db103a20-f1dd-47e2-b699-acad1cc23074

Cette ambivalence, le Moyen Âge nous l’a léguée. Dans la société féodale et chevaleresque comme dans celle de l’Antiquité et dans bien d’autres, chacun doit tenir son rang et rien n’est pire que de perdre l’honneur. Mais le monde médiéval adhère profondément à une religion de l’humilité fondée sur une scène d’humiliation, la passion du Christ. Il est ainsi partagé entre deux idéaux contradictoires.

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Comment parvient-il à concilier cette contradiction ? Comment considère-t-il Lancelot montant dans sa charrette ? Comment le poète lépreux, que sa maladie, souvent vue comme une punition divine, condamne à l’exclusion et à la honte, se voit-il lui-même ?

À travers récits et poèmes du Moyen Âge, Michel Zink déchiffre des attitudes qui éclairent les nôtres et nous renvoient à nos propres contradictions.

Source : France Culture

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Publication – « Actuel Moyen Âge », par Florian Besson, Pauline Guéna, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin

Quel est le rapport entre les Templiers et l’écologie, Robert le Bougre et le terrorisme, l’évêque de Worms et les sextoys ou encore Philippe le Bon et les drones ? À des siècles d’écart, les préoccupations des rois, de leurs chroniqueurs ou des grands savants s’avèrent étonnamment proches des nôtres.

 

Violences religieuses, guerres, vagues migratoires, épidémies, place des femmes dans la société, écologie, famille, sexualité ou nouvelles technologies : ces sujets que l’on croit brûlants ne datent pas d’hier.

Ce livre revisite le Moyen Âge pour en faire entendre la résonance résolument actuelle et mettre en perspective les débats qui agitent nos sociétés.

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Florian Besson, Pauline Guéna, Catherine Kikuchi et Annabelle Marin sont quatre chercheurs en histoire médiévale. De leurs pérégrinations dans les archives du monde est née l’idée d’Actuel Moyen Âge, qui vise à partager une histoire ouverte, diverse et libre.

Précommander sur Amazon, Fnac ou Réserver cet ouvrage chez votre libraire

Un exemple d’article issu du site Actuel Moyen Âge :

Aujourd’hui, Actuel Moyen Âge a l’honneur de publier un article de Véronique Beaulande, maître de conférence HDR à l’université de Reims, spécialiste de l’histoire de la justice de l’Église au Moyen Âge. Le livre tiré de sa thèse de doctorat, Le malheur d’être exclu ? Excommunication, réconciliation et société à la fin du Moyen Âge (2006) a fait date dans l’étude de cette procédure d’exclusion de la communauté chrétienne. Dans l’article d’aujourd’hui, Véronique Beaulande aborde la question de l’avortement et du regard des théologiens sur cette pratique condamnée par l’Église… mais avec plus de subtilités qu’on ne le croit souvent.

La question de l’avortement agite régulièrement les sociétés occidentales contemporaines, y compris celles où il est dépénalisé / légalisé depuis un temps certain. On voit régulièrement des manifestations anti-IVG, les réseaux sociaux bruissent de ce qui se dit « pour » et « contre », les sites d’un « camp » ou de l’autre se répondent. L’argument principal anti-IVG reste la suppression d’une vie, d’un être humain « en devenir ». L’avortement relève, pour celles et ceux qui entendent qu’il reste ou redevienne un crime (au sens pénal du terme), de l’homicide. Les partisans de la légalisation de l’avortement traitent régulièrement de « moyenâgeux » cet argument, considérant comme une évidence que l’avortement est un crime au Moyen Âge, formellement interdit et passible des peines les plus terribles que le Moyen Âge a pu inventer – ce qui contribuerait par ailleurs à l’aliénation de la femme médiévale, sujet bien plus vaste que ce modeste texte.
Il y a avortement et avortement…

Les médiévaux n’ont cependant pas une position si tranchée qu’on la leur prête. Si l’avortement est bel et bien interdit, les positions juridiques à son endroit, notamment canoniques, sont assez variées. L’avortement relève de l’homicide : il est traité comme une catégorie spécifique de celui-ci dans des manuels de confesseurs comme le Confessionale d’Antonin de Florence, dominicain, archevêque de Florence, qui signale dans ce texte rédigé au milieu du XVe siècle que les positions ne sont pas unanimes sur le traitement pénitentiel de l’avortement. Il est entendu qu’il est un péché et un crime – le premier relevant du « for de la confession » et de l’échange entre le fidèle et Dieu par l’intermédiaire du prêtre, le second du « for judiciaire » qui suppose procès et éventuellement condamnation.

On peut considérer trois degrés de gravité d’un péché : le péché « ordinaire », le moins grave, est absous en confession auprès d’un prêtre ; le péché plus grave ne peut être absous en confession que par l’évêque (ou son représentant) ; le péché le plus grave, enfin, bascule dans l’espace du crime et provoque l’excommunication de son auteur. Que nous dit Antonin en ce qui concerne l’avortement (provoqué « par des médecines ou des manœuvres ou d’une autre manière ») ? Il distingue d’abord en fonction du résultat de la tentative d’avortement. Si elle n’a pas été suivie d’effet mortel, le péché – indéniable – n’est pas un « cas épiscopal ». Il relève du régime ordinaire de la confession. En revanche, si la manœuvre abortive a réussi et que l’enfant était « formé » dans l’uterus, il y a bien homicide et c’est alors cas épiscopal.

Antonin ajoute que certaines constitutions synodales – des décrets prévoyant l’application locale, à l’échelon diocésain, du droit canonique – considèrent que l’avortement est toujours cas épiscopal et que certaines prévoient même l’excommunication. Ce n’est manifestement pas sa position, même si en cas de « négligence volontaire » entraînant la mort du foetus (cas distingué donc de l’avortement « par des médecines ou des manœuvres»), Antonin considère toujours qu’il s’agitd’un péché mortel. Il est difficile d’être certain.e qu’en ce cas s’applique également l’éventuelle réserve épiscopale, tout comme pour la dernière modalité évoquée, en l’occurrence lorsqu’un homme frappe une femme à fin d’avortement. Le court paragraphe d’Antonin donne à lui seul un éventail assez large des méthodes abortives, notons-le).

La première distinction posée par l’archevêque dominicain est à retenir : moralement et juridiquement, la question se pose différemment selon que le fœtus est « formé » ou non. L’avortement n’est donc pas systématiquement assimilé à l’infanticide – qui lui relève catégoriquement de la réserve épiscopale. Chez Antonin comme chez d’autres, la distinction doit se lire entre les lignes. Quoiqu’il en soit, il y a bien l’idée de deux temps du développement intra-utérin, que l’on peut rapprocher de la distinction actuelle entre embryon et fœtus – distinction qui a été un des éléments des débats sur l’allongement du délai légal de l’IVG en France en 2001 (voir ici les débats au Sénat sur le projet de loi. L’intervention du professeur Israël Nisand notamment aborde cette distinction).
L’âme en débat

Ce n’est pas une nouveauté au moment où Antonin l’écrit ; la question généralement soulevée est plutôt celle de « l’animation » du fœtus, qui ne relève pas de sa mise en mouvement – même si certains auteurs associent les deux – mais du moment où il « reçoit » son âme. L’idée que l’animation est effective dès la conception est globalement rejetée. La théorie la plus unanimement admise, selon l’historienne Maaike Van Der Lugt, est celle de la concomitance entre l’achèvement de la « formation » et l’animation : l’âme a besoin d’un corps formé pour y être associée. Cet achèvement de la forme est daté selon les auteurs entre 40 et 90 jours de grossesse. Bède le Vénérable (VIIe siècle) ne conseillait qu’un an de pénitence à la femme ayant avorté avant 40 jours de grossesse, contre 3 ans après, ce qui établit clairement une hiérarchie du péché. Il faut évidemment noter que la connaissance de la grossesse dans ce court délai est nécessairement problématique, mais le principe même mérite d’être souligné. Thomas d’Aquin distingue l’animation d’un fœtus masculin, au bout de 40 jours, de celle d’un fœtus féminin, au bout de 80 jours de grossesse (c’était 90 chez Aristote).

Ces éléments se retrouvent dans la législation laïque et dans les jugements, comme l’a montré Jacques Rossiaud citant une enquête sur une prostituée de Dijon ayant connu une fausse-couche possiblement volontaire : l’accusation de meurtre est écartée au titre que la femme n’était enceinte que de 8 à 10 semaines – ce qui nous amène à des délais assez proches de ceux des législations contemporaines. Si l’acte reste un péché, cela ne ressort alors pas des compétences de la justice publique.

Au-delà des réflexions théoriques et théologiques, les législateurs, civils comme ecclésiastiques, prennent en compte le contexte de l’avortement : on ne traite pas de la même manière l’avortement commis par nécessité, sous la pression d’une extrême pauvreté, et celui commis pour cacher un autre crime, l’adultère notamment. Par ailleurs, et de façon sans doute plus surprenante pour nous, a contraception paraît dans une certaine mesure plus grave que l’avortement, car elle relève selon certains auteurs (Bernardin de Sienne notamment, au XVe siècle) du « crime contre-nature », au même titre que la sodomie..

Finalement, on est frappé de la pérennité des questionnements, autour de la distinction entre ce qui relève de la conscience de chacun.e (de l’ordre du péché) et ce qui relève de la puissance publique (de l’ordre du crime) comme autour du statut de l’embryon / du fœtus (et au-delà de l’enfant une fois né, mais c’est un autre sujet).

Véronique Beaulande

Pour aller plus loin :

Quelques mots sur l’évolution intra-utérine et les droits du fœtus dans ce dossier de la BnF sur l’enfance au Moyen Âge : http://classes.bnf.fr/ema/ages/index3.htm

Les ouvrages dont sont tirés les exemples cités ici en dehors d’Antonin de Florence :

Didier Lett, Famille et parenté dans l’Occident médiéval, Ve-XVe siècle, Paris, Hachette, 2000, notamment p. 184-186.
Jacques Rossiaud, Amours vénales. La prostitution en Occident, XIIe-XVIe siècles, Paris, Aubier, 2010, p. 194-196.
Surtout : Maaike Van Der Lugt, « L’animation de l’embryon humain et le statut de l’enfant à naître dans la pensée médiévale », dans Luc Brisson, Marie-Hélène Congourdeau, Jean-Luc Solère (dir.), L’embryon, formation et animation, antiquité grecque et latine, tradition hébraïque, chrétienne et islamique, Paris, Vrin, 2008, p. 234-254.

Source : Actuel Moyen Âge

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Podcasts – Passion Médiévistes

Passion Médiévistes, un podcast créé et animé tous les mois par Fanny Cohen Moreau, journaliste web et radio. En partenariat avec Binge Audio.

Épisodes :

Episode 1 – Justine et la reine Gerberge

Episode 2 – Ombeline et les dragons

Épisode 3 – Paul et le Roman de Renart

Episode 4 – Lucie et les sceaux de princesses

Épisode 5 – Vincent et les messagers de guerre

Épisode 6 – Noémie et Abraham

Épisode 7 – Guillaume et les tournois de chevalerie

Épisode 8 – Elsa et les peintres dans la couronne d’Aragon

Épisode 9 – Thomas et les luttes de pouvoir

Épisode 10 – Gabrielle et le concept de mode

Source : Passion Médiévistes

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Podcast – Voyage au cœur des textes : l’érudition aujourd’hui

Un film, constitué d’entretien de membres des laboratoires participants au GIS Sourcem, a été réalisé en janvier 2013 et diffusé lors du Salon Innovatives SHS, organisé à l’Espace Charenton les 16 et 17 mai 2013 autour de la thématique : «Voyage au cœur des textes : l’érudition aujourd’hui».

1. Qu’est-ce que le GIS Sourcem ? Anne-Marie Eddé : 00:23
2. Qu’entendez-vous par érudition ? Olivier Boulnois : 05:06
3. Comment le savoir s’est-il transmis à travers les siècles dans le monde ? Benoît Grévin : 11:33
4. Qu’est-ce qu’une source ? Jean-Baptiste Lebigue : 17:53
5. À quoi sert la paléographie ? Marc Smith : 21:20
6. Quels rapports lient les images aux textes ? Pierre Olivier Dittmar : 27:20
7. Les nouvelles technologies sont-elles utiles à l’histoire des textes ? Marjorie Burghart : 32:30
8. La multiplicité des langues est-elle un obstacle dans la transmission du savoir ? Guillaume Bady : 38:05
9. Qu’est-ce que l’épigraphie ? Cécile Treffort : 45:33
10. Qu’est-ce que la diplomatique ? Timothy Salemme : 52:38
11. Qu’est-ce que l’ecdotique ? Christian Boudignon : 58:57
12. Comment travaille-t-on en équipe en histoire de la philosophie ? Roger Pol Droit : 1:02:42
13. Quels liens existent-ils entre l’archéologie et les sources écrites ? Brigitte Pitarakis : 1:07:23
14. Qu’est-ce qu’un incunable ? Christine Bénévent : 1.15.00
15. La valorisation scientifique dans les sciences de l’érudition est-elle possible ? Isabelle le Masne Chermont : 1:19:36

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